25 janvier 2012

Evangile du jour

mercredi 25 janvier 2012
Fête de la conversion de St Paul, Apôtre

Clôture de la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens - 18-25 janvier
Conversion de Saint Paul - Fête



Commentaire du jour
Saint Fulgence de Ruspe : « Paul était en route et approchait de Damas ; une lumière venant de ciel l'enveloppa soudain de sa clarté » (Ac 9,3)

Les lectures du jour

Mc 16,15-18.


Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création.
Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné.
Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils chasseront les esprits mauvais ; ils parleront un langage nouveau ;
ils prendront des serpents dans leurs mains, et, s'ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s'en trouveront bien. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Fulgence de Ruspe (467-532), évêque en Afrique du Nord
Un sermon attribué, n° 59 Appendice ; PL 65, 929 (trad. En Calcat)

« Paul était en route et approchait de Damas ; une lumière venant de ciel l'enveloppa soudain de sa clarté » (Ac 9,3)

      Saul est envoyé sur le chemin de Damas pour devenir aveugle, car s'il
est aveuglé, c'est pour voir le vrai Chemin (Jn 14,6)... Il perd la vue
corporelle, mais son cœur est illuminé pour que la vraie lumière brille à
la fois aux yeux de son cœur et à ceux de son corps... Il est envoyé
au-dedans de lui-même, pour se chercher lui-même. Il errait en sa propre
compagnie, voyageur inconscient, et il ne se trouvait pas car
intérieurement il avait perdu le chemin.

      C'est pourquoi il a entendu une voix qui lui disait... : « Détourne
tes pas du chemin de Saul, pour trouver la foi de Paul. Enlève la tunique
de ton aveuglement et revêts-toi du Sauveur (Ga 3,27)... J'ai voulu
manifester dans ta chair l'aveuglement de ton cœur, afin que tu puisses
voir ce que tu ne voyais pas, et que tu ne sois pas semblable à ' ceux qui
ont des yeux et ne voient pas, des oreilles et n'entendent pas ' (Ps
113,5-6). Que Saul s'en retourne avec ses lettres inutiles (Ac 22,5), pour
que Paul écrive ses épîtres si nécessaires. Que Saul l'aveugle
disparaisse...pour que Paul devienne la lumière des croyants »...

      Paul, qui t'a transformé ainsi ? « Vous voulez savoir qui a fait cela
? Cet homme qu'on appelle le Christ... Il a oint mes yeux et il m'a dit : '
Va à la piscine de Siloé, lave-toi, et vois '. J'y suis allé, je me suis
lavé, et maintenant je vois (Jn 9,11). Pourquoi cet étonnement ? Celui qui
m'a créé, voici qu'il m'a recréé ; avec la puissance dont il m'a créé,
maintenant il m'a guéri ; moi j'avais péché, mais lui m'a purifié. »

      Viens donc, Paul, laisse-là le vieux Saul, bientôt tu vas voir Pierre
aussi... Ananie, touche Saul et donne-nous Paul ; chasse au loin le
persécuteur, envoie en mission le prédicateur : les agneaux n'auront plus
peur, les brebis du Christ seront dans la joie. Touche le loup qui
poursuivait le Christ pour que maintenant, avec Pierre, il mène paître les
brebis.




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24 janvier 2012

Evangile du jour

mardi 24 janvier 2012
Le mardi de la 3e semaine du temps ordinaire

Semaine de prière pour l'unité des chrétiens - 24 janvier
St François de Sales, Evêque et docteur de l'Eglise (+ 1622) - Mémoire,  Bse Marie Poussepin (1653-1744)



Commentaire du jour
Saint Augustin : « Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère »

Les lectures du jour

Mc 3,31-35.


Comme Jésus était dans une maison, sa mère et ses frères arrivent. Restant au-dehors, ils le font demander.
Beaucoup de gens étaient assis autour de lui ; et on lui dit : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui te cherchent. »
Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »
Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères.
Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sur la sainte virginité, ch. 5

« Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère »

      Celles qui se consacrent entièrement au Seigneur ne doivent pas
s'affliger de ce qu'en gardant leur virginité comme Marie, elles ne peuvent
pas devenir mères selon la chair... Celui qui est le fruit d'une seule
Vierge sainte est la gloire et l'honneur de toutes les autres saintes
vierges, car comme Marie elles sont les mères du Christ si elles font la
volonté de son Père. La gloire et le bonheur de Marie d'être la mère du
Christ éclatent surtout dans les paroles du Seigneur : « Quiconque fait la
volonté de mon Père qui est dans les Cieux, celui-là est mon frère, ma
sœur, ma mère ». Il indique ainsi la parenté spirituelle qui le rattache au
peuple qu'il a racheté. Ses frères et ses sœurs sont les saints hommes et
les saintes femmes qui sont cohéritiers avec lui de son héritage céleste
(Rm 8,17).

      Sa mère est l'Église tout entière, parce que c'est elle qui, par la
grâce de Dieu, enfante les membres du Christ, c'est-à-dire ceux qui lui
sont fidèles. Sa mère est encore toute âme sainte, qui fait la volonté de
son Père et dont la charité féconde se manifeste dans ceux qu'elle enfante
pour lui, « jusqu'à ce que lui-même soit formé en eux » (Ga 4,19)...

      Entre toutes les femmes, Marie est la seule qui soit en même temps
vierge et mère, non seulement par l'esprit, mais aussi par le corps. Elle
est mère selon l'esprit...des membres du Christ, c'est-à-dire de
nous-mêmes, parce qu'elle a coopéré par sa charité à enfanter dans l'Église
les fidèles, qui sont les membres de ce divin chef, notre tête (Ep
4,15-16), dont elle est vraiment mère selon la chair. Il fallait, en effet,
que notre chef naisse selon la chair d'une vierge pour nous apprendre que
ses membres devaient naître selon l'esprit d'une autre vierge qui est
l'Église. Marie est donc la seule qui soit mère et vierge à la fois
d'esprit et de corps. Mais l'Église tout entière, dans les saints qui
doivent posséder le Royaume de Dieu, est, selon l'esprit, elle aussi mère
du Christ et vierge du Christ.




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23 janvier 2012

Evangile du jour

lundi 23 janvier 2012
Le lundi de la 3e semaine du temps ordinaire

Semaine de prière pour l'unité des chrétiens - 23 janvier
Ste. Emérentienne, Martyre (+ IVe siècle)



Commentaire du jour
Isaac de l'Étoile : L'envie : un blasphème contre l'Esprit Saint

Les lectures du jour

Mc 3,22-30.


Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Ce Jésus est possédé par Béelzéboul ; c'est par le chef des démons qu'il expulse les démons. »
Les appelant près de lui, Jésus disait en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ?
Si un royaume se divise, ce royaume ne peut pas tenir.
Si une famille se divise, cette famille ne pourra pas tenir.
Si Satan s'est dressé contre lui-même, s'il s'est divisé, il ne peut pas tenir ; c'en est fini de lui.
Mais personne ne peut entrer dans la maison d'un homme fort et piller ses biens, s'il ne l'a d'abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison.
Amen, je vous le dis : Dieu pardonnera tout aux enfants des hommes, tous les péchés et tous les blasphèmes qu'ils auront faits.
Mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, il n'obtiendra jamais le pardon. Il est coupable d'un péché pour toujours. »
Jésus parla ainsi parce qu'ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Isaac de l'Étoile (?-v. 1171), moine cistercien
Sermon 39, 2-6 ; SC 207 (trad. SC, p. 321)

L'envie : un blasphème contre l'Esprit Saint

      « C'est par Béelzéboul, prince des démons, qu'il chasse les démons
»... Le propre des gens malfaisants et animés par l'envie est de fermer les
yeux tant qu'ils le peuvent sur le mérite d'autrui et, lorsque vaincus par
l'évidence ils ne le peuvent plus, de le déprécier ou de le dénaturer.
Ainsi, quand la foule exulte de dévotion et s'émerveille à la vue des
oeuvres du Christ, les scribes et les Pharisiens soit ferment les yeux à ce
qu'ils savent être vrai, soit rabaissent ce qui est grand, soit dénaturent
ce qui est bon. Une fois, par exemple, feignant d'être ignorants, ils ont
dit à celui qui a fait tant de signes merveilleux : « Quel signe fais-tu
pour que nous croyions en toi ? » (Jn 6,30) Ici, ne pouvant pas nier les
faits avec impudence, ils les déprécient méchamment..., et ils les
dénaturent en disant : « C'est par Béelzéboul, prince des démons qu'il
chasse les démons ».

      Voilà, chers frères, ce blasphème contre l'Esprit qui lie ceux qu'il
a saisis des chaînes d'une faute éternelle. Ce n'est pas que ce soit
impossible au pénitent de recevoir le pardon de tout, s'il « produit des
fruits qui expriment sa conversion » (Lc 3,8). Seulement, écrasé sous un
tel poids de malice, il n'a pas la force d'aspirer à cette pénitence
honorable qui mérite le pardon... Celui qui, percevant avec évidence chez
son frère la grâce et l'opération du Saint Esprit..., ne craint pas de
dénaturer et de calomnier et d'attribuer insolemment à l'esprit mauvais ce
qu'il sait pertinemment être du Saint Esprit, celui-là est tellement
abandonné par cet Esprit de grâce qu'il ne veut plus de la pénitence qui
lui obtiendrait le pardon. Il est complètement obscurci, aveuglé par sa
propre malice. Quoi de plus grave en effet que d'oser, par envie envers un
frère qu'on a reçu l'ordre d'aimer comme soi-même (Mt 19,19), blasphémer la
bonté de Dieu...et insulter sa majesté en voulant discréditer un homme ?




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22 janvier 2012

Evangile du jour

dimanche 22 janvier 2012
Troisième dimanche du temps ordinaire

Semaine de prière pour l'unité des chrétiens - 22 janvier
St Vincent le Diacre, martyr (+ 304)



Commentaire du jour
Saint Léon le Grand : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle »

Les lectures du jour

Mc 1,14-20.


Après l'arrestation de Jean Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer la Bonne Nouvelle de Dieu ; il disait :
« Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. »
Passant au bord du lac de Galilée, il vit Simon et son frère André en train de jeter leurs filets : c'étaient des pêcheurs.
Jésus leur dit : « Venez derrière moi. Je ferai de vous des pêcheurs d'hommes. »
Aussitôt, laissant là leurs filets, ils le suivirent.
Un peu plus loin, Jésus vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient aussi dans leur barque et préparaient leurs filets.
Jésus les appela aussitôt. Alors, laissant dans la barque leur père avec ses ouvriers, ils partirent derrière lui.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Léon le Grand (?-v. 461), pape et docteur de l'Église
Sermon 1 pour la Nativité du Seigneur, 1-3 ; PL 54, 190 (trad. Orval rev ; cf bréviaire 25/12)

« Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle »

Rendons grâce, frères bien-aimés, à Dieu le Père, par son Fils, dans
l'Esprit Saint ; car dans sa grande miséricorde et son amour pour nous, il
nous a pris en pitié, et « alors que nous étions morts des suites de nos
fautes, il nous a rendu la vie dans le Christ » (Ep 2,5) pour nous façonner
et nous créer à nouveau. Rejetons donc l'homme ancien avec ses agissements
(Col 3,9) et puisque nous sommes admis à participer à la naissance du
Christ, renonçons à notre façon terre à terre de vivre. Chrétien,
prends conscience de ta dignité : puisque tu participes maintenant à la
nature divine (2P 1,4), ne retourne pas aux errements de ta conduite
passée. Rappelle-toi qui est ta tête et de quel corps tu es le membre (Ep
4,15-16). Souviens-toi que tu as été « arraché à la puissance des ténèbres
et transporté dans la lumière et le Royaume de Dieu » (Col 1,13). Par le
sacrement du baptême tu es devenu le temple du Saint Esprit (1Co 6,19) ;
garde-toi de mettre en fuite un hôte si grand par tes mauvaises actions et
de retomber ainsi sous la domination du démon, car tu as été racheté par le
sang du Christ.




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21 janvier 2012

Evangile du jour

samedi 21 janvier 2012
Le samedi de la 2e semaine du temps ordinaire

Semaine de prière pour l'unité des chrétiens - 21 janvier
Ste Agnès, vierge et martyre (+ 304) - Mémoire



Commentaire du jour
Bienheureux Jean XXIII : Jésus se donne jusqu'au bout (Jn 13,1)

Les lectures du jour

Mc 3,20-21.


Jésus entre dans une maison, où de nouveau la foule se rassemble, si bien qu'il n'était pas possible de manger.
Sa famille, l'apprenant, vint pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Bienheureux Jean XXIII (1881-1963), pape
Prière à Jésus dans le Saint Sacrement, in Discorsi, Messaggi, Colloqui, Éds. Vatican, t. 4, p. 395

Jésus se donne jusqu'au bout (Jn 13,1)

      Jésus, nourriture des âmes qui dépasse toute réalité naturelle, ce
peuple immense crie vers toi. Il s'efforce de donner à sa vocation humaine
et chrétienne un nouvel élan, de l'embellir de vertus intérieures, toujours
prêt au sacrifice dont tu es l'image même, par la parole et par l'exemple.
Tu es le premier de nos frères ; tu as précédé les pas de chacun de nous ;
tu as pardonné les fautes de tous. Et tu les appelles tous à un témoignage
de vie plus noble, plus actif, plus compréhensif.

      Jésus, « pain de vie » (Jn 6,35), unique et seul aliment essentiel de
l'âme, accueille tous les peuples à ta table. Elle est déjà la réalité
divine sur la terre, le gage des bontés célestes, la certitude d'une
entente heureuse entre les peuples et d'une lutte pacifique en vue du vrai
progrès et de la civilisation. Nourris par toi et de toi, les hommes seront
forts dans la foi, joyeux dans l'espérance, actifs dans la charité. Les
bonnes volontés triompheront des pièges tendus par le mal ; elles
triompheront de l'égoïsme, de la paresse. Et les hommes droits et craignant
Dieu entendront s'élever de la terre, dont l'Église ici-bas veut être
l'image, les premiers échos mystérieux et doux de la cité de Dieu. Tu nous
conduis aux bons pâturages ; tu nous protèges. Montre-nous, Jésus, les
biens de la terre des vivants (Ps 26,13).




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20 janvier 2012

Evangile du jour

vendredi 20 janvier 2012
Le vendredi de la 2e semaine du temps ordinaire

Semaine de prière pour l'unité des chrétiens - 20 janvier
St Sébastien, martyr († 288),  St Fabien, Pape et martyr (+ 250)



Commentaire du jour
Concile Vatican II : « Il en institua douze pour qu'ils soient avec lui » : les évêques, successeurs des apôtres

Les lectures du jour

Mc 3,13-19.


Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu'il voulait. Ils vinrent auprès de lui,
et il en institua douze pour qu'ils soient avec lui, et pour les envoyer prêcher
avec le pouvoir de chasser les esprits mauvais.
Donc, il institua les Douze : Pierre (c'est le nom qu'il donna à Simon),
Jacques, fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques (il leur donna le nom de « Boanerguès », c'est-à-dire : « Fils du tonnerre »),
André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, Thaddée, Simon le Zélote,
et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Concile Vatican II
Constitution sur l'Église « Lumen gentium», § 26

« Il en institua douze pour qu'ils soient avec lui » : les évêques, successeurs des apôtres

      L'évêque, revêtu de la plénitude du sacrement de l'ordre, porte « la
responsabilité de dispenser la grâce du sacerdoce suprême », en particulier
en ce qui concerne l'eucharistie, qu'il offre lui-même ou fait offrir, et
d'où vient continuellement à l'Église vie et croissance. Cette Église du
Christ est vraiment présente en toutes les communautés locales des fidèles
légitimement réunis autour de leurs pasteurs et que le Nouveau Testament
lui-même appelle « églises » (Ac 8,1; 14,22). En effet, là où elles se
trouvent, se trouve aussi le peuple nouveau appelé par Dieu dans l'Esprit
Saint et dans une pleine assurance (1Th 1,5). C'est en elles que l'annonce
de l'Évangile du Christ rassemble les fidèles et qu'est célébré le mystère
de la Cène du Seigneur « afin que, par la Chair et le Sang du Seigneur,
soit étroitement unis tous les frères de la communauté ».

      Toute assemblée eucharistique relevant du ministère sacré de l'évêque
est un signe de cette charité et de cette « unité du Corps mystique sans
laquelle le salut n'est pas possible ». Dans ces assemblées, souvent
petites, pauvres et éloignées les unes des autres, le Christ est présent,
lui qui par sa puissance rassemble l'Église « une, sainte, catholique et
apostolique ». En effet, « la participation au Corps et au Sang du Christ
ne fait rien d'autre que de nous transformer en ce que nous recevons »...

      Ainsi les évêques, priant et travaillant pour leur peuple, répandent
sur lui en abondance et sous des formes diverses la plénitude de la
sainteté du Christ. Par le ministère de la parole, ils font passer dans les
croyants la puissance de Dieu qui apporte le salut (Rm 1,16), et par les
sacrements dont, par leur propre autorité, ils organisent la distribution
régulière et féconde, ils sanctifient les fidèles.




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19 janvier 2012

Evangile du jour

jeudi 19 janvier 2012
Le jeudi de la 2e semaine du temps ordinaire

Semaine de prière pour l'unité des chrétiens - 19 janvier
St Canut, roi du Danemark (1040-1086),  St Marius et sa famille, martyrs (+ 270)



Commentaire du jour
Saint Bernard : « Tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher »

Les lectures du jour

Mc 3,7-12.


Jésus se retira avec ses disciples au bord du lac ; et beaucoup de gens, venus de la Galilée, le suivirent ;
et aussi beaucoup de gens de Judée, de Jérusalem, d'Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon avaient appris tout ce qu'il faisait, et ils vinrent à lui.
Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour qu'il ne soit pas écrasé par la foule.
Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher.
Et lorsque les esprits mauvais le voyaient, ils se prosternaient devant lui et criaient : « Tu es le Fils de Dieu ! »
Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Les Degrés de l'humilité et de l'orgueil, ch. 3, §6.12

« Tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher »

Suivez l'exemple de notre Sauveur qui a voulu subir sa Passion afin
d'apprendre la compassion, s'assujettir à la misère afin de comprendre les
misérables. De même qu'il « a appris l'obéissance par ce qu'il a enduré »
(He 5,8), il a voulu apprendre aussi la miséricorde... Peut-être allez-vous
trouver bizarre ce que je viens de dire du Christ : lui qui est la sagesse
de Dieu (1Co 1,24), qu'a-t-il pu apprendre ?... Vous reconnaissez
qu'il est Dieu et homme en une seule personne. En tant que Dieu éternel, il
a toujours eu connaissance de tout ; en tant qu'homme, né dans le temps, il
a appris beaucoup de choses dans le temps. Puisqu'il a commencé d'être dans
notre chair, il a aussi commencé d'apprendre par expérience les misères de
la chair. Il aurait été plus heureux et plus sage pour nos premiers parents
de ne pas avoir fait cette expérience, mais leur créateur est « venu
chercher ce qui était perdu » (Lc 19,10). Il a eu pitié de son œuvre et est
venu la trouver, descendant miséricordieusement là où elle avait péri
misérablement... Ce n'était pas simplement pour partager leur malheur,
mais pour compatir à leur misère et les en libérer : pour devenir
miséricordieux, non comme un Dieu en son bonheur éternel, mais comme un
homme qui partage la situation des hommes... Merveilleuse logique de
l'amour ! Comment aurions-nous pu connaître cette miséricorde admirable si
elle ne s'était penchée sur la misère existante ? Comment aurions-nous pu
comprendre la compassion de Dieu si elle était restée humainement étrangère
à la souffrance ?... A la miséricorde d'un Dieu, le Christ a donc uni celle
d'un homme, sans la changer, mais en la multipliant, comme il est écrit : «
Tu sauveras hommes et bêtes, Seigneur. Mon Dieu, comme tu as fait abonder
ta miséricorde ! » (Ps 35,7-8 Vulg)




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18 janvier 2012

Evangile du jour

mercredi 18 janvier 2012
Le mercredi de la 2e semaine du temps ordinaire

Ouverture de la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens - 18-25 janvier
Ste Prisca, martyre (Ier ou IIIe siècle),  St Libert (+ 593)



Commentaire du jour
Sainte Gertrude d'Helfta : « On observait Jésus...pour l'accuser »

Les lectures du jour

Mc 3,1-6.


Un jour, Jésus entra dans une synagogue; il y avait là un homme dont la main était paralysée.
On observait Jésus pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat ; on pourrait ainsi l'accuser.
Il dit à l'homme qui avait la main paralysée : « Viens te mettre là devant tout le monde. » Et s'adressant aux autres :
« Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal ? de sauver une vie, ou de tuer ? » Mais ils se taisaient.
Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l'endurcissement de leurs cœurs, il dit à l'homme : « Étends la main. » Il l'étendit, et sa main redevint normale.
Une fois sortis, les pharisiens se réunirent avec les partisans d'Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Sainte Gertrude d'Helfta (1256-1301), moniale bénédictine
Les Exercices, n° 7, Tierce ; SC 127 (trad. SC p. 269 rev.)

« On observait Jésus...pour l'accuser »

      A l'heure de la prière, mets-toi en présence de la paix et de
l'amour... : ô paix de Dieu qui surpasses tout sentiment (Ph 4,7),
plaisante et agréable, douce et préférable à tout, partout où tu pénètres
règne une sécurité imperturbable. Toi seule as le pouvoir de mettre un
frein à la colère du souverain ; tu ornes le trône du roi par la clémence ;
tu illumines le royaume de la gloire par la pitié et la miséricorde. De
grâce, prends en main ma cause, à moi le coupable et l'indigent... Voici
que déjà le créancier se tient à la porte...  il n'est pas prudent pour moi
de lui parler, puisque je n'ai pas de quoi payer ma dette. Très doux Jésus,
ma paix, combien de temps garderas-tu le silence ?... De  grâce, maintenant
du moins parle pour moi, disant ce mot charitable : « Moi, je la rachèterai
». Toi, tu es assurément le refuge de tous les pauvres. Tu ne passes auprès
de personne sans lui donner le salut. Toi, jamais tu n'as laissé partir
celui qui s'était réfugié près de toi, sans qu'il soit réconcilié...

      De grâce, mon amour, mon Jésus, à cette heure de la journée tu as été
flagellé pour moi, couronné d'épines, abreuvé pitoyablement de souffrances.
Tu es mon vrai roi, hors de toi je ne connais personne. Tu t'es fait
l'opprobre des hommes, abject et repoussant comme un lépreux (Is 53,3)
jusqu'à ce que la Judée refuse de te reconnaître comme son roi (Jn
19,14-15). Par ta grâce, que moi au moins je te reconnaisse comme mon roi !
Mon Dieu, donne-moi cet innocent, si tendrement aimé, mon Jésus, qui pour
moi « a payé » si pleinement « ce qu'il n'avait pas dérobé » (Ps 68,5) ;
donne-le moi pour être l'appui de mon âme. Que je le reçoive dans mon cœur
; que par l'amertume de ses douleurs et de sa Passion il réconforte mon
esprit...

      Et toi, paix de Dieu, sois le cher lien qui m'enchaîne pour jamais à
Jésus. Sois le soutien de ma force..., afin que je ne fasse « qu'un seul
cœur et une seule âme » avec Jésus (Ac 4,32)... Par toi, je demeurerai
attachée pour jamais à mon Jésus.




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17 janvier 2012

Evangile du jour

mardi 17 janvier 2012
Le mardi de la 2e semaine du temps ordinaire

St Antoine, abbé (251-356) - Mémoire,  Ste Roseline, vierge (1263-1329)



Commentaire du jour
Léon XIII : « Tu te souviendras du jour du sabbat pour le sanctifier » (Ex 20,8)

Les lectures du jour

Mc 2,23-28.


Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé ; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis.
Les pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu'ils font le jour du sabbat ! Cela n'est pas permis. »
Jésus leur répond : « N'avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu'il fut dans le besoin et qu'il eut faim, lui et ses compagnons ?
Au temps du grand prêtre Abiathar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l'offrande que seuls les prêtres peuvent manger, et il en donna aussi à ses compagnons. »
Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat.
Voilà pourquoi le Fils de l'homme est maître, même du sabbat. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Léon XIII, pape de 1878 à 1903
Encyclique « Rerum novarum », 32

« Tu te souviendras du jour du sabbat pour le sanctifier » (Ex 20,8)

      La vie du corps, quelque précieuse et désirable qu'elle soit, n'est
pas le but dernier de notre existence. Elle est une voie et un moyen pour
arriver, par la connaissance du vrai et l'amour du bien, à la perfection de
la vie de l'âme. C'est l'âme qui porte gravée en elle-même l'image et la
ressemblance de Dieu (Gn 1,26). C'est en elle que réside cette souveraineté
dont l'homme a été investi quand il a reçu l'ordre de soumettre la nature
et de mettre à son service les terres et les mers (Gn 1,28)... De ce point
de vue, tous les hommes sont égaux ; il n'y a pas de différence entre
riches et pauvres, maîtres et serviteurs, princes et sujets : « Ils n'ont
tous qu'un même Seigneur » (Rm 10,12).

      Il n'est permis à personne de violer impunément cette dignité de
l'homme que Dieu lui-même honore avec un grand respect, ni d'entraver la
marche de l'homme vers cette perfection qui correspond à la vie éternelle
et céleste...

      C'est de là que découle la nécessité du repos et de la cessation du
travail le jour du Seigneur. Le repos, d'ailleurs, ne doit pas être entendu
comme une plus large part faite à une oisiveté stérile, ou encore moins
comme un désœuvrement qui provoque l'immoralité et dissipe les salaires,
mais bien comme un repos sanctifié par la religion... Tel est surtout le
caractère et la raison de ce repos du septième jour dont Dieu avait fait
déjà un des principaux articles de la Loi : « Souviens-toi de sanctifier le
jour du sabbat » (Ex 20,8), et dont il avait lui-même donné l'exemple par
ce mystérieux repos pris aussitôt après la création de l'homme : « Il se
reposa le septième jour de tout le travail qu'il avait fait » (Gn 2,2).




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16 janvier 2012

Evangile du jour

lundi 16 janvier 2012
Le lundi de la 2e semaine du temps ordinaire

St Marcel, Pape et martyr (+310),  St Honorat, évêque d'Arles (+ 429)



Commentaire du jour
Odes de Salomon : « L'Époux est avec eux »

Les lectures du jour

Mc 2,18-22.


Comme les disciples de Jean Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vient demander à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, comme les disciples de Jean et ceux des pharisiens ? »
Jésus répond : « Les invités de la noce pourraient-ils donc jeûner, pendant que l'Époux est avec eux ? Tant qu'ils ont l'Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner.
Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé : ce jour-là ils jeûneront.
Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d'étoffe neuve ; autrement la pièce neuve tire sur le vieux tissu et le déchire davantage.
Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement la fermentation fait éclater les outres, et l'on perd à la fois le vin et les outres. A vin nouveau, outres neuves. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Odes de Salomon (texte chrétien hébraïque du début du 2e siècle)
N° 2 (trad. DDB 1981, p. 18)

« L'Époux est avec eux »

[Par le baptême] je revêts l'amour du Seigneur (Ga 3,27)...,
il m'étreint.
Je n'aurais pas su aimer le Seigneur,
si lui-même ne m'avait aimé le premier.
Qui peut comprendre l'amour,
si ce n'est celui qui est aimé ?
J'étreins l'Aimé et mon âme l'aime.

Où est son repos,
là je me trouve (cf Ct 1,7).
Je ne serai plus un étranger ;
le Très-Haut est miséricordieux.
Je suis uni à lui,
car l'Époux a trouvé celui qu'il aime.

Parce que j'aime le Fils,
je deviens fils.
Oui, qui adhère à Celui qui ne meurt pas
sera lui-même immortel.
Celui qui se complaît en la Vie
sera vivant à son tour.

Tel est l'esprit du Seigneur sans mensonge,
qui apprend aux hommes à connaître ses voies.
Soyez sages, comprenez et soyez vigilants. Alléluia !




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15 janvier 2012

Evangile du jour

dimanche 15 janvier 2012
Deuxième dimanche du temps ordinaire

St Rémi, archevêque de Reims († 533),  St Paul, ermite (+ 342)



Commentaire du jour
Saint Cyrille d'Alexandrie : « Voici l'Agneau de Dieu »

Les lectures du jour

Jn 1,35-42.


Jean Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples.
Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l'Agneau de Dieu. »
Les deux disciples entendirent cette parole, et ils suivirent Jésus.
Celui-ci se retourna, vit qu'ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi (c'est-à-dire : Maître), où demeures-tu ? »
Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils l'accompagnèrent, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C'était vers quatre heures du soir.
André, le frère de Simon-Pierre, était l'un des deux disciples qui avaient entendu Jean Baptiste et qui avaient suivi Jésus.
Il trouve d'abord son frère Simon et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie (autrement dit : le Christ).
André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t'appelleras Képha » (ce qui veut dire : pierre).


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Jean, 2, Prol. ; PG 73, 192 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 85 rev.)

« Voici l'Agneau de Dieu »

      « Jean voit Jésus venir vers lui et il dit : ' Voici l'Agneau de Dieu
qui enlève le péché du monde ' » (Jn 1,29). Ce n'est plus le temps de dire
: « Préparez le chemin du Seigneur » (Mt 3,3), puisque celui dont la venue
a été préparée se laisse voir : il s'offre désormais aux regards. La nature
de l'événement demande un autre discours : il faut faire connaître celui
qui est là, expliquer pourquoi il est descendu du ciel et venu jusqu'à
nous. C'est pourquoi Jean déclare : « Voici l'Agneau de Dieu ».

      Le prophète Isaïe nous l'a annoncé en disant qu'il est « mené à
l'abattoir comme une brebis, comme un agneau muet devant ceux qui le
tondent » (Is 53,7). La Loi de Moïse l'a préfiguré, mais...elle ne
procurait qu'un salut incomplet et sa miséricorde ne s'étendait pas à tous
les hommes. Or, aujourd'hui, l'Agneau véritable, représenté jadis par des
symboles, la victime sans reproche, est menée à l'abattoir.

      C'est pour bannir le péché du monde, renverser l'Exterminateur de la
terre, détruire la mort en mourant pour tous, briser la malédiction qui
nous frappait et mettre fin à cette parole : « Tu es poussière et à la
poussière tu retourneras » (Gn 3,19). Devenu ainsi le second Adam,
d'origine céleste et non terrestre (1Co 15,47), il est la source de tout
bien pour l'humanité..., la voie qui mène au Royaume des cieux. Car un seul
Agneau est mort pour tous, recouvrant pour Dieu le Père tout le troupeau de
ceux qui habitent la terre. « Un seul est mort pour tous », afin de les
soumettre tous à Dieu ; « un seul est mort pour tous » afin de les gagner
tous, afin que tous désormais « n'aient plus leur vie centrée sur
eux-mêmes, mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux » (2Co
5,14-15).




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Evangile du jour

dimanche 15 janvier 2012
Deuxième dimanche du temps ordinaire

St Rémi, archevêque de Reims († 533),  St Paul, ermite (+ 342)



Commentaire du jour
Saint Cyrille d'Alexandrie : « Voici l'Agneau de Dieu »

Les lectures du jour

Jn 1,35-42.


Jean Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples.
Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l'Agneau de Dieu. »
Les deux disciples entendirent cette parole, et ils suivirent Jésus.
Celui-ci se retourna, vit qu'ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi (c'est-à-dire : Maître), où demeures-tu ? »
Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils l'accompagnèrent, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C'était vers quatre heures du soir.
André, le frère de Simon-Pierre, était l'un des deux disciples qui avaient entendu Jean Baptiste et qui avaient suivi Jésus.
Il trouve d'abord son frère Simon et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie (autrement dit : le Christ).
André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t'appelleras Képha » (ce qui veut dire : pierre).


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Jean, 2, Prol. ; PG 73, 192 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 85 rev.)

« Voici l'Agneau de Dieu »

      « Jean voit Jésus venir vers lui et il dit : ' Voici l'Agneau de Dieu
qui enlève le péché du monde ' » (Jn 1,29). Ce n'est plus le temps de dire
: « Préparez le chemin du Seigneur » (Mt 3,3), puisque celui dont la venue
a été préparée se laisse voir : il s'offre désormais aux regards. La nature
de l'événement demande un autre discours : il faut faire connaître celui
qui est là, expliquer pourquoi il est descendu du ciel et venu jusqu'à
nous. C'est pourquoi Jean déclare : « Voici l'Agneau de Dieu ».

      Le prophète Isaïe nous l'a annoncé en disant qu'il est « mené à
l'abattoir comme une brebis, comme un agneau muet devant ceux qui le
tondent » (Is 53,7). La Loi de Moïse l'a préfiguré, mais...elle ne
procurait qu'un salut incomplet et sa miséricorde ne s'étendait pas à tous
les hommes. Or, aujourd'hui, l'Agneau véritable, représenté jadis par des
symboles, la victime sans reproche, est menée à l'abattoir.

      C'est pour bannir le péché du monde, renverser l'Exterminateur de la
terre, détruire la mort en mourant pour tous, briser la malédiction qui
nous frappait et mettre fin à cette parole : « Tu es poussière et à la
poussière tu retourneras » (Gn 3,19). Devenu ainsi le second Adam,
d'origine céleste et non terrestre (1Co 15,47), il est la source de tout
bien pour l'humanité..., la voie qui mène au Royaume des cieux. Car un seul
Agneau est mort pour tous, recouvrant pour Dieu le Père tout le troupeau de
ceux qui habitent la terre. « Un seul est mort pour tous », afin de les
soumettre tous à Dieu ; « un seul est mort pour tous » afin de les gagner
tous, afin que tous désormais « n'aient plus leur vie centrée sur
eux-mêmes, mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux » (2Co
5,14-15).




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14 janvier 2012

Evangile du jour

samedi 14 janvier 2012
Le samedi de la 1re semaine du temps ordinaire

Pierre Donders, Prêtre rédemptoriste (1809-1887),  Ste Nina (IVe siècle)



Commentaire du jour
Saint Alphonse-Marie de Liguori : « L'homme se leva et le suivit »

Les lectures du jour

Mc 2,13-17.


Jésus sortit de nouveau sur le rivage du lac ; toute la foule venait à lui, et il les instruisait.
En passant, il aperçut Lévi, fils d'Alphée, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit : « Suis-moi. » L'homme se leva et le suivit.
Comme il était à table dans sa maison, beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car il y avait beaucoup de monde.
Même les scribes du parti des pharisiens le suivaient aussi, et, voyant qu'il mangeait avec les pécheurs et les publicains, ils disaient à ses disciples : « Il mange avec les publicains et les pécheurs ! »
Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787), évêque et docteur de l'Église
6e Discours pour la neuvaine de Noël (trad. Éds Saint-Paul 1993, p. 94 rev.)

« L'homme se leva et le suivit »

Mon bien-aimé Rédempteur, voici mon cœur, je te le donne tout entier
; il n'est plus à moi, il est à toi. En entrant dans le monde, tu as offert
au Père Éternel, offert et donné toute ta volonté, comme tu nous l'apprends
par la bouche de David : « Il est écrit de moi dans le rouleau du livre de
la Loi, que je ferai ta volonté. C'est ce que j'ai toujours voulu, ô mon
Dieu » (Ps 39,8-9). De même, mon bien-aimé Sauveur, je t'offre aujourd'hui
toute ma volonté. Autrefois elle t'a été rebelle, c'est par elle que je
t'offensais. Maintenant je regrette de tout mon cœur l'usage que j'en ai
fait, toutes les fautes qui m'ont misérablement privé de ton amitié. Je
m'en repends profondément, et cette volonté je te la consacre sans réserve.
« Seigneur, que veux-tu que je fasse ? » (Ac 22,10) Seigneur, dis-moi
ce que tu demandes de moi : je suis prêt à faire tout ce que tu désires.
Dispose de moi et de ce qui m'appartient comme il te plaira : j'accepte
tout, je consens à tout. Je sais que tu cherches mon plus grand bien : « Je
remets donc entièrement mon âme entre tes mains » (Ps 30,6). Par
miséricorde, aide-la, conserve-la, fais qu'elle soit toujours à toi, et
toute à toi, puisque « tu l'as rachetée, Seigneur, Dieu de vérité », au
prix de ton sang (Ps 30,6).




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13 janvier 2012

Evangile du jour

vendredi 13 janvier 2012
Le vendredi de la 1re semaine du temps ordinaire

St Hilaire, évêque de Poitiers († c. 367),  Bse Véronique de Binasco († 1497)



Commentaire du jour
Saint Ambroise : Voyant leur foi, il lui pardonne

Les lectures du jour

Mc 2,1-12.


Jésus était de retour à Capharnaüm, et la nouvelle se répandit qu'il était à la maison.
Tant de monde s'y rassembla qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte. Il leur annonçait la Parole.
Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes.
Comme ils ne peuvent l'approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé.
Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon fils, tes péchés sont pardonnés. »
Or, il y avait dans l'assistance quelques scribes qui raisonnaient en eux-mêmes :
« Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? »
Saisissant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu'ils faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenir de tels raisonnements ?
Qu'est-ce qui est le plus facile ? de dire au paralysé : 'Tes péchés sont pardonnés', ou bien de dire : 'Lève-toi, prends ton brancard et marche' ?
Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre,
je te l'ordonne, dit-il au paralysé : Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi. »
L'homme se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient stupéfaits et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n'avons jamais rien vu de pareil. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Luc, V, 11-13 ;SC 45 (trad. SC, p. 186 rev.)

Voyant leur foi, il lui pardonne

      « Voyant leur foi, Jésus dit au paralytique : ' Tes péchés sont
pardonnés '. » Le Seigneur est grand : à cause des uns, il pardonne aux
autres ; il agrée la prière des premiers et il pardonne aux seconds leurs
péchés. Hommes, pourquoi donc aujourd'hui votre compagnon d'existence ne
pourrait-il rien pour vous, quand auprès du Seigneur son serviteur a le
droit d'intervenir et d'obtenir ?

      Vous qui jugez, apprenez donc à pardonner ; et vous qui êtes malades,
apprenez donc à supplier. Si vous n'espérez pas le pardon direct des fautes
graves, recourez alors à des intercesseurs, recourez à l'Église qui priera
pour vous. Alors, par égard pour elle, le Seigneur vous accordera le pardon
qu'il aurait pu vous refuser. Nous ne négligeons pas  la réalité historique
de la guérison du paralytique ; mais nous reconnaissons avant tout la
guérison en lui de l'homme intérieur, à qui ses péchés sont pardonnés...

      Le Seigneur veut sauver les pécheurs ; il démontre sa divinité par sa
connaissance des secrets et par les prodiges de ses actions. « Qu'est-ce
qui est le plus facile à dire, demande-t-il donc, de dire : ' Tes péchés te
sont remis ' ou bien : ' Lève-toi et marche ' ? » Ici il fait voir une
image complète de la résurrection, puisque, guérissant la blessure de l'âme
et du corps..., l'homme tout entier est guéri.




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12 janvier 2012

Evangile du jour

jeudi 12 janvier 2012
Le jeudi de la 1re semaine du temps ordinaire

Ste Marguerite Bourgeois († 1700),  St Aelred de Rievaulx, abbé (+ 1167)



Commentaire du jour
Bienheureuse Teresa de Calcutta : « Pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main et le toucha »

Les lectures du jour

Mc 1,40-45.


Un lépreux vient trouver Jésus ; il tombe à ses genoux et le supplie : « Si tu le veux, tu peux me purifier. »
Pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. »
A l'instant même, sa lèpre le quitta et il fut purifié.
Aussitôt Jésus le renvoya avec cet avertissement sévère :
« Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne pour ta purification ce que Moïse prescrit dans la Loi : ta guérison sera pour les gens un témoignage. »
Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte qu'il n'était plus possible à Jésus d'entrer ouvertement dans une ville. Il était obligé d'éviter les lieux habités, mais de partout on venait à lui.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
Lettre à ses collaboratrices du 10/04/1974

« Pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main et le toucha »

Les pauvres ont soif d'eau, mais aussi de paix, de vérité et de
justice. Les pauvres sont nus et ont besoin de vêtements, mais aussi de
dignité humaine et de compassion pour les pécheurs. Les pauvres sont sans
abri et ont besoin d'un abri fait de briques, mais aussi d'un cœur joyeux,
compatissant et plein d'amour. Ils sont malades et ils ont besoin de soins
médicaux, mais aussi d'une main secourable et d'un sourire accueillant.
Les exclus, ceux qui sont rejetés, ceux qui ne sont pas aimés, les
prisonniers, les alcooliques, les mourants, ceux qui sont seuls et
abandonnés, les marginalisés, les intouchables et les lépreux..., ceux qui
sont dans le doute et la confusion, ceux qui n'ont pas été touchés par la
lumière du Christ, les affamés de la parole et de la paix de Dieu, les âmes
tristes et affligées..., ceux qui sont un fardeau pour la société, qui ont
perdu toute espérance et foi dans la vie, qui ont oublié comment sourire et
qui ne savent plus ce que c'est que de recevoir un peu de chaleur humaine,
un geste d'amour et d'amitié –- tous, ils se tournent vers nous pour
recevoir un réconfort. Si nous leur tournons le dos, nous tournons le dos
au Christ.




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11 janvier 2012

Evangile du jour

mercredi 11 janvier 2012
Le mercredi de la 1re semaine du temps ordinaire

St Théodose, abbé († 529),  St Paulin, évêque (+ 804)



Commentaire du jour
Saint Vincent de Paul : « Jésus s'approcha d'elle et la prit par la main »

Les lectures du jour

Mc 1,29-39.


En quittant la synagogue, Jésus, accompagné de Jacques et de Jean, alla chez Simon et André.
Or, la belle-mère de Simon était au lit avec de la fièvre. Sans plus attendre, on parle à Jésus de la malade.
Jésus s'approcha d'elle, la prit par la main, et il la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.
Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous les malades, et ceux qui étaient possédés par des esprits mauvais.
La ville entière se pressait à la porte.
Il guérit toutes sortes de malades, il chassa beaucoup d'esprits mauvais et il les empêchait de parler, parce qu'ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait.
Simon et ses compagnons se mirent à sa recherche.
Quand ils l'ont trouvé, ils lui disent : « Tout le monde te cherche. »
Mais Jésus leur répond : « Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle ; car c'est pour cela que je suis sorti. »
Il parcourut donc toute la Galilée, proclamant la Bonne Nouvelle dans leurs synagogues, et chassant les esprits mauvais.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Vincent de Paul (1581-1660), prêtre, fondateur de communautés religieuses
Instruction du 16/08/1656 à deux sœurs envoyées à Arras

« Jésus s'approcha d'elle et la prit par la main »

      C'est une belle chose de lire ce qui est rapporté de la belle-mère de
saint Pierre dans l'Évangile. Cette bonne femme, étant malade d'une
fâcheuse fièvre, entendait dire que notre Seigneur était en Capharnaüm,
qu'il faisait de grands miracles, guérissant les malades, chassant les
diables des possédés, et autres merveilles. Elle savait que son gendre
était avec le Fils de Dieu et pouvait dire à saint Pierre : « Mon fils,
votre maître est puissant et a le pouvoir de me délivrer de cette maladie
». Quelque temps après, voilà que notre Seigneur vint dans sa maison, où
elle ne témoigne point d'impatience pour son mal ; elle ne se plaint point,
elle ne prie point son gendre, non pas même notre Seigneur, car elle lui
pouvait dire : « Je sais que vous avez la puissance de guérir toutes sortes
de maladies, Seigneur ; ayez compassion de moi ». Pourtant elle ne dit rien
de tout cela, et notre Seigneur, voyant son indifférence, commanda à la
fièvre de la quitter, et au même instant elle fut guérie.

      Dans toutes les choses fâcheuses qui nous arrivent, ne nous mettons
point en peine, abandonnons tout cela à la Providence, et qu'il nous
suffise que notre Seigneur nous voit et sait ce que nous endurons pour son
amour et pour imiter les beaux exemples qu'il nous a donnés,
particulièrement au Jardin des Olives, lorsqu'il accepta le calice... Car,
bien qu'il ait demandé qu'il passe, si faire se pouvait, sans qu'il le
boive, il ajouta aussitôt que la volonté de son Père soit faite (Mt 26,42).




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10 janvier 2012

Evangile du jour

mardi 10 janvier 2012
Le mardi de la 1re semaine du temps ordinaire

Ste Françoise de Sales (Léonie Aviat), fondatrice d'institut (1844-1914)



Commentaire du jour
Catéchisme de l'Église catholique : « Es-tu venu pour nous perdre ? »

Les lectures du jour

Mc 1,21b-28.


Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.
On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes.
Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier :
« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. »
Jésus l'interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme. »
L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri.
Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient : « Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. »
Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Catéchisme de l'Église catholique
§391-395

« Es-tu venu pour nous perdre ? »

Derrière le choix désobéissant de nos premiers parents il y a une
voix séductrice, opposée a Dieu, qui, par envie, les fait tomber dans la
mort. L'Écriture et la Tradition de l'Église voient en cet être un ange
déchu, appelé Satan ou diable. L'Église enseigne qu'il a été d'abord un
ange bon, fait par Dieu. « Le diable et les autres démons ont certes été
créés par Dieu naturellement bons, mais c'est eux qui se sont rendus
mauvais. »

L'Écriture parle d'un péché de ces anges (2P 2,4). Cette « chute »
consiste dans le choix libre de ces esprits créés, qui ont radicalement et
irrévocablement refusé Dieu et son Règne. Nous trouvons un reflet de cette
rébellion dans les paroles du tentateur à nos premiers parents : « Vous
deviendrez comme Dieu » (Gn 3,5). Le diable est « pécheur dès l'origine »
(1Jn 3,8), « père du mensonge » (Jn 8,44). C'est le caractère irrévocable
du choix des anges, et non un défaut de l'infinie miséricorde divine, qui
fait que leur péché ne peut être pardonné. « Il n'y a pas de repentir pour
eux après la chute, comme il n'y a pas de repentir pour les hommes après la
mort » (S. Jean Damascène).

L'Écriture atteste l'influence néfaste de celui que Jésus appelle
« l'homicide dès l'origine » (Jn 8,44), et a même tenté de détourner Jésus
de la mission reçue du Père (Mt 4,1-11). « C'est pour détruire les œuvres
du diable que le Fils de Dieu est apparu » (1Jn 3,8). La plus grave en
conséquences de ces œuvres a été la séduction mensongère qui a induit
l'homme à désobéir à Dieu.

La puissance de Satan n'est cependant pas infinie. Il n'est qu'une
créature, puissante du fait qu'il est pur esprit, mais toujours une
créature : il ne peut empêcher l'édification du Règne de Dieu.




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09 janvier 2012

Evangile du jour

lundi 09 janvier 2012
Fête du Baptême du Seigneur

Le Baptême du Seigneur (fête)
Bse Alix Leclerc (1576-1622),  St Julien et Ste Basilisse, martyrs (+ c. 313)



Commentaire du jour
Pape Benoît XVI : « C'est toi mon Fils bien-aimé ; en toi j'ai mis tout mon amour »

Les lectures du jour

Mc 1,7-11.


Jean Baptiste proclamait dans le désert : « Voici venir derrière moi celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de me courber à ses pieds pour défaire la courroie de ses sandales.
Moi, je vous ai baptisés dans l'eau ; lui vous baptisera dans l'Esprit Saint. »
Or, à cette époque, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et se fit baptiser par Jean dans le Jourdain.
Au moment où il sortait de l'eau, Jésus vit le ciel se déchirer et l'Esprit descendre sur lui comme une colombe.
Du ciel une voix se fit entendre : « C'est toi mon Fils bien-aimé ; en toi j'ai mis tout mon amour. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Pape Benoît XVI
Homélie du 10/01/2010 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)

« C'est toi mon Fils bien-aimé ; en toi j'ai mis tout mon amour »

     Sur les rives du Jourdain, Jésus se présente avec une humilité
extraordinaire, qui rappelle la pauvreté et la simplicité de l'Enfant
déposé dans la crèche, et anticipe les sentiments avec lesquels, au terme
de ses jours terrestres, il arrivera à laver les pieds des disciples et
subira l'humiliation terrible de la croix. Le Fils de Dieu, lui qui est
sans péché, se place parmi les pécheurs, montre la proximité de Dieu sur le
chemin de conversion de l'homme. Jésus assume sur ses épaules le poids de
la faute de l'humanité tout entière et commence sa mission en se mettant à
notre place, à la place des pécheurs, dans la perspective de la croix.

      Tandis que, recueilli en prière après le baptême, il sort de l'eau,
les cieux s'ouvrent. C'est le moment attendu par la foule des prophètes. «
Ah, si tu déchirais les cieux et descendais », avait invoqué Isaïe (63,19).
A ce moment..., cette prière est exaucée. En effet, « le ciel s'ouvrit et
l'Esprit Saint descendit sur lui » ; on entendit des paroles jamais
entendues auparavant : « Tu es mon Fils bien-aimé, tu as toute ma faveur
»... Le Père, le Fils et le Saint Esprit descendent parmi les hommes et
nous révèlent leur amour qui sauve. Si ce sont les anges qui apportent aux
bergers l'annonce de la naissance du Sauveur et l'étoile aux mages venus
d'Orient, à présent c'est la voix du Père qui indique aux hommes la
présence dans le monde de son Fils et qui invite à se tourner vers la
résurrection, vers la victoire du Christ sur le péché et sur la mort.




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08 janvier 2012

Evangile du jour

dimanche 08 janvier 2012
Epiphanie du Seigneur

Épiphanie du Seigneur - Solennité
St Apollinaire l'Apologiste, évêque et martyr (+ 180),  Ste Gudule, patronne de Bruxelles (Née vers 712)



Commentaire du jour
Bienheureux Guerric d'Igny : « Aujourd'hui, Seigneur, tu as révélé ton Fils unique aux nations » (Collecte)

Les lectures du jour

Mt 2,1-12.


Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem
et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »
En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui.
Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent :
« A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète :
Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple. »
Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ;
puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »
Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant.
Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie.
En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Bienheureux Guerric d'Igny (v. 1080-1157), abbé cistercien
3e sermon pour l'Épiphanie ; SC 166 (trad. SC p. 271)

« Aujourd'hui, Seigneur, tu as révélé ton Fils unique aux nations » (Collecte)

« Lève-toi, resplendis, Jérusalem, car elle est venue, ta lumière ! »
(Is 60,1) Sois bénie, Lumière « venue au nom du Seigneur » ! « Le Seigneur
est Dieu et il a brillé sur nous » (Ps 117,26-27). Par sa bienveillance, ce
jour sanctifié par l'illumination de l'Église a brillé sur nous. C'est
pourquoi nous te rendons grâce, « Lumière véritable qui éclaire tout homme
venant en ce monde » (Jn 1,9), et qui, pour cela précisément, es venue dans
le monde en prenant une forme humaine. Elle resplendit Jérusalem, notre
mère (Ga 4,26), mère de tous ceux qui ont mérité d'être illuminés ; elle
éclaire désormais tous ceux qui sont dans le monde. Nous te rendons grâce,
Lumière véritable : tu t'es faite lampe pour éclairer Jérusalem et pour que
le Verbe, la Parole de Dieu, devienne « la lampe de mes pas » (Ps
118,105)... Et elle n'a pas seulement été illuminée, elle a été « élevée
sur un lampadaire », tout en or massif (Mt 5,15; Ex 25,31). La voilà
devenue « la ville située au sommet des montagnes » (Mt 5,14)...pour que
son Évangile brille aussi loin que s'étendent les empires du monde...
Dieu, toi qui illumines toutes les nations, pour toi nous avons chanté : «
Le Seigneur va venir, il illuminera les yeux de ses serviteurs ».
Maintenant tu es venue, ô ma Lumière : « Illumine mes yeux, pour que je ne
m'endorme jamais dans la mort » (Ps 12,4)... Tu es venue, Lumière des
croyants, et aujourd'hui tu nous as donné la joie d'être illuminés par la
foi, qui est notre lampe. Donne-nous aussi toujours la joie de voir
s'éclairer ce qui reste en nous de ténèbres... Voilà la route qu'il
faut prendre, âme fidèle, pour parvenir à la patrie où « les ténèbres
seront comme midi » (Is 58,10) et « la nuit sera claire comme le jour » (Ps
138,12). Alors « tu verras et tu seras radieuse, ton cœur s'émerveillera et
se dilatera », lorsque toute la terre sera remplie de la majesté de la
lumière infinie et que « sa gloire sera manifestée en toi » (Is 60,5.2)...
« Venez, marchons à la lumière du Seigneur ! » (Is 2,5) Alors « en fils de
lumière » nous marcherons « de clarté en clarté, comme conduits par le
Seigneur qui est Esprit » (2Co 3,18).




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07 janvier 2012

Evangile du jour

samedi 07 janvier 2012
Férie du temps de Noël (7 janv.)

St Raymond de Penyafort, prêtre (+ 1275), o.p.,  St Lucien d'Antioche, prêtre et martyr (+ 312)



Commentaire du jour
Saint Ephrem : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit »

Les lectures du jour

Jn 2,1-11.


Il y avait un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là.
Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples.
Or, on manqua de vin ; la mère de Jésus lui dit : « Ils n'ont pas de vin. »
Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n'est pas encore venue. »
Sa mère dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu'il vous dira. »
Or, il y avait là six cuves de pierre pour les ablutions rituelles des Juifs ; chacune contenait environ cent litres.
Jésus dit aux serviteurs : « Remplissez d'eau les cuves. » Et ils les remplirent jusqu'au bord.
Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent.
Le maître du repas goûta l'eau changée en vin. Il ne savait pas d'où venait ce vin, mais les serviteurs le savaient, eux qui avaient puisé l'eau.
Alors le maître du repas interpelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier, et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à maintenant. »
Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C'était à Cana en Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église
Commentaire du Diatessaron, 5, 6s ; SC 121 (trad. SC rev.)

« Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit »

      Pourquoi, comme premier signe, notre Seigneur a-t-il changé l'eau en
vin ? C'est pour montrer que Dieu, qui transforme la nature dans des
outres, opère aussi sa transformation dans le sein de la Vierge. De la même
manière, pour couronner ses miracles, Jésus a ouvert un tombeau afin de
manifester son indépendance vis-à-vis de la mort avide de tout engloutir.

      Pour authentifier et pour confirmer le double bouleversement de la
nature qu'apportent sa naissance et sa résurrection, Jésus change l'eau en
vin, sans modifier en rien les cuves de pierre. C'était là le symbole de
son propre corps, miraculeusement conçu et merveilleusement créé dans une
vierge, sans l'œuvre d'un homme... Contrairement à leur usage, les
cuves...ont mis au monde un vin nouveau, sans jamais renouveler ensuite
cette merveille. C'est ainsi que la Vierge a conçu et a mis au monde
l'Emmanuel (Is 7,14), pour ne plus concevoir ensuite. Le miracle des cuves
de pierre, c'est que la petitesse devient grandeur, la parcimonie se change
en surabondance, l'eau de source en vin doux... En Marie, au contraire, la
grandeur et la gloire de la divinité changent d'aspect pour prendre une
apparence de faiblesse et d'ignominie.

      Ces cuves servaient aux purifications des juifs ; notre Seigneur y
verse sa doctrine : il manifeste qu'il est venu selon la Loi et les
prophètes, mais en vue de tout changer par son enseignement, comme l'eau
devenue vin... « La Loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité sont
venues par Jésus » (Jn 1,17). L'époux qui habitait Cana a invité l'Époux
venu du ciel ; et le Seigneur, prêt pour ces noces, a répondu à son
invitation. Ceux qui étaient assis à table ont invité celui qui installe
les mondes dans son Royaume, et il leur a envoyé un cadeau de noces qui
puisse les réjouir... Ils n'avaient pas assez de vin, même ordinaire ; il
leur a versé un peu de sa richesse : en retour de leur invitation, lui-même
les a invités à ses noces.




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06 janvier 2012

Evangile du jour

vendredi 06 janvier 2012
Férie du temps de Noël (6 janv.)

St André Corsini, évêque (1302-1373),  Ste. Raphële-Marie Porras, Fondatrice (1850-1925)



Commentaire du jour
Saint Irénée de Lyon : « Fils d'Adam »

Les lectures du jour

Lc 3,23-38.


Au moment de ce début, Jésus avait environ trente ans ; il était considéré comme fils de Joseph, fils d'Éli,
fils de Matthate, fils de Lévi, fils de Melki, fils de Jannaï, fils de Joseph,
fils de Mattathias, fils d'Amos, fils de Nahoum, fils de Hesli, fils de Naggaï,
fils de Maath, fils de Matthathias, fils de Seméine, fils de Josek, fils de Joda,
fils de Joanane, fils de Résa, fils de Zorobabel, fils de Salathiel, fils de Néri,
fils de Melki, fils d'Addi, fils de Kosam, fils d'Elmadam, fils d'Er,
fils de Jésus, fils d'Éliézer, fils de Jorim, fils de Matthate, fils de Lévi,
fils de Syméon, fils de Juda, fils de Joseph, fils de Jonam, fils d'Éliakim,
fils de Méléa, fils de Menna, fils de Mattatha, fils de Natham, fils de David,
fils de Jessé, fils de Jobed, fils de Booz, fils de Sala, fils de Naassone,
fils d'Aminadab, fils d'Admine, fils d'Arni, fils d'Esrom, fils de Pharès, fils de Juda,
fils de Jacob, fils d'Isaac, fils d'Abraham, fils de Thara, fils de Nakor,
fils de Sérouk, fils de Ragaou, fils de Phalek, fils d'Éber, fils de Sala,
fils de Kaïnam, fils d'Arphaxad, fils de Sem, fils de Noé, fils de Lamek,
fils de Mathusalem, fils de Hénok, fils de Jareth, fils de Maléléel, fils de Kaïnam,
fils d'Énos, fils de Seth, fils d'Adam, fils de Dieu.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr
Contre les hérésies, livre III, 22,3 ; 23,1 (trad. SC 211, p. 439s rev.)

« Fils d'Adam »

      Luc présente une généalogie allant de la naissance de notre Seigneur
à Adam et comportant soixante-douze générations ; il rattache de la sorte
la fin au commencement et donne à entendre que le Seigneur est celui qui a
récapitulé en lui-même toutes les nations dispersées à partir d'Adam,
toutes les langues et les générations des hommes, y compris Adam lui-même.
C'est aussi pour cela que Paul appelle Adam « la préfiguration de celui qui
devait venir » (Rm 5,14), car le Verbe, Artisan de l'univers, avait ébauché
d'avance en Adam l'histoire future de l'humanité dont se revêtirait le Fils
de Dieu...

      Le Seigneur, en devenant le Premier-né des morts (Col 1,18) et en
recevant dans son sein les anciens pères, les a fait renaître à la vie de
Dieu ; il est devenu le premier, le principe des vivants, parce qu'Adam
était devenu le principe des morts... En commençant sa généalogie par le
Seigneur, pour la faire remonter jusqu'à Adam, Luc indique que ce ne sont
pas les pères qui ont donné la vie au Seigneur, mais lui au contraire qui
les a fait renaître dans l'Évangile de vie. Ainsi également le nœud de la
désobéissance d'Ève a été dénoué par l'obéissance de Marie, car ce que la
vierge Ève avait lié par son incrédulité, la Vierge Marie l'a délié par sa
foi.

      Il était donc indispensable que, venant vers la brebis perdue (Mt
18,12), récapitulant une si grande histoire, recherchant son ouvrage modelé
par lui-même (Lc 19,10; Gn 2,7), le Seigneur sauve l'homme qui avait été
fait à son image et à sa ressemblance (Gn 1,26), c'est-à-dire Adam.




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05 janvier 2012

Evangile du jour

jeudi 05 janvier 2012
Férie du temps de Noël (5 janv.)

St Siméon Stylite l'Ancien (+ 459), ermite



Commentaire du jour
Saint Nersès Snorhali : « Vous verrez les cieux ouverts, avec les anges de Dieu qui montent et descendent »

Les lectures du jour

Jn 1,43-51.


Jésus avait rencontré ses premiers disciples;
(Philippe était de Bethsaïde, comme André et Pierre.)
Philippe rencontre Nathanaël et lui dit : « Celui dont parlent la loi de Moïse et les Prophètes, nous l'avons trouvé : c'est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. »
Nathanaël répliqua : « De Nazareth ! Peut-il sortir de là quelque chose de bon ? » Philippe répond : « Viens, et tu verras. »
Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare : « Voici un véritable fils d'Israël, un homme qui ne sait pas mentir. »
Nathanaël lui demande : « Comment me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe te parle, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu. »
Nathanaël lui dit : « Rabbi, c'est toi le Fils de Dieu ! C'est toi le roi d'Israël ! »
Jésus reprend : « Je te dis que je t'ai vu sous le figuier, et c'est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. »
Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez les cieux ouverts, avec les anges de Dieu qui montent et descendent au-dessus du Fils de l'homme. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Nersès Snorhali (1102-1173), patriarche arménien
Jésus, Fils unique du Père, 85-95 ; SC 203 (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, t. 1, p. 114)

« Vous verrez les cieux ouverts, avec les anges de Dieu qui montent et descendent »

      Jacob, le fils cadet d'Isaac et de Rebecca, tu l'as appelé ton
bien-aimé, Seigneur ; tu as changé son nom en celui d'Israël (Gn 32,29). Tu
lui as révélé l'avenir, en lui montrant l'échelle dressée de la terre au
ciel : à son sommet se tenait Dieu, les yeux fixés sur le monde, et sur
l'échelle montaient et descendaient les anges... C'était le symbole du
grand mystère, comme l'ont dit les hommes que l'Esprit éclairait...

      Et moi, pour le bien, je suis aussi le cadet. Pour le mal, assurément
je suis un homme mûr, comme l'aîné Ésaü... : j'ai vendu mon trésor pour
assouvir ma convoitise (Gn 25,33) et j'ai effacé mon nom du Livre de Vie où
sont inscrits dans les cieux les premiers des bénis (Ps 68,29).

      Je te supplie, ô toi, Lumière d'en haut, Prince des chœurs de feu.
Que pour moi aussi soient ouvertes les portes du ciel, comme elles l'ont
été autrefois pour Israël. Mon âme déchue, de grâce, fais-la monter par
l'échelle de lumière, signe mystérieux donné aux hommes de leur retour de
la terre vers le ciel. Par la ruse du Malin, j'ai perdu l'onction parfumée
de ton Esprit ; daigne de nouveau oindre ma tête par ta droite protectrice.
Je ne te résiste pas, ô puissant, dans un corps à corps comme Jacob (Gn
32,25), car je ne suis que faiblesse.




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04 janvier 2012

Evangile du jour

mercredi 04 janvier 2012
Férie du temps de Noël (4 janv.)

Bse. Angèle de Foligno (+ 1309),  Ste. Elizabeth Ann Seton, fondatrice des Sœurs de la Charité de Saint-Joseph (1774-1821)



Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome : « Nous avons trouvé le Messie »

Les lectures du jour

Jn 1,35-42.


Jean Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples.
Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l'Agneau de Dieu. »
Les deux disciples entendirent cette parole, et ils suivirent Jésus.
Celui-ci se retourna, vit qu'ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi (c'est-à-dire : Maître), où demeures-tu ? »
Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils l'accompagnèrent, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C'était vers quatre heures du soir.
André, le frère de Simon-Pierre, était l'un des deux disciples qui avaient entendu Jean Baptiste et qui avaient suivi Jésus.
Il trouve d'abord son frère Simon et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie (autrement dit : le Christ).
André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t'appelleras Képha » (ce qui veut dire : pierre).


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies sur l'évangile de Jean, n°19 (trad. Solesmes, Lectionnaire t. 1, p. 963 rev.)

« Nous avons trouvé le Messie »

      André, après avoir demeuré auprès de Jésus et avoir beaucoup appris,
n'a pas gardé ce trésor pour lui : il se hâte de courir auprès de son
frère, pour le faire participer aux biens qu'il a reçus... Remarque
combien, dès le début, Pierre a un esprit docile et obéissant..., car il
accourut sans tarder : « André le conduisit à Jésus », dit l'évangéliste.
Mais que personne ne l'accuse de légèreté, comme s'il avait accueilli
aveuglément l'invitation de son frère. Il est probable que celui-ci lui
avait parlé en détail et longuement. Mais les évangélistes suppriment
beaucoup de choses par souci de concision. D'ailleurs, on ne dit pas que
Pierre a cru aussitôt, mais que son frère « le conduisit à Jésus » pour le
lui confier, afin que Pierre soit entièrement instruit par lui.

      Lorsque Jean Baptiste a dit : « Voici l'Agneau » et « C'est lui qui
baptise dans l'Esprit Saint », il a confié au Christ le soin d'enseigner
lui-même plus clairement cette doctrine. A plus forte raison André a-t-il
fait de même, car il ne se jugeait pas capable de tout expliquer. Il a
conduit son frère à la source même de la lumière, et avec tant de hâte et
de joie qu'il n'a pas hésité un instant de s'y rendre.




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03 janvier 2012

Evangile du jour

mardi 03 janvier 2012
Férie du temps de Noël (3 janv.)

Ste Geneviève, vierge (422-512)



Commentaire du jour
Saint Jérôme : « C'est celui-là qui baptise dans l'Esprit Saint »

Les lectures du jour

Jn 1,29-34.


Comme Jean Baptiste voyait Jésus venir vers lui, il dit : « Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ;
c'est de lui que j'ai dit : Derrière moi vient un homme qui a sa place devant moi, car avant moi il était.
Je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l'eau, c'est pour qu'il soit manifesté au peuple d'Israël. »
Alors Jean rendit ce témoignage : « J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe et demeurer sur lui.
Je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau m'a dit : 'L'homme sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c'est celui-là qui baptise dans l'Esprit Saint. '
Oui, j'ai vu, et je rends ce témoignage : c'est lui le Fils de Dieu. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église
Sur Isaïe, ch. 11 (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, t. 6, p. 53)

« C'est celui-là qui baptise dans l'Esprit Saint »

      « Un rameau sortira de la souche de Jessé (père de David), un rejeton
jaillira de ses racines. Sur lui reposera l'esprit du Seigneur » (Is
11,1-2). Toute cette prophétie concerne le Christ... Le rameau et la fleur
qui sortent de la souche de Jessé, les juifs les interprètent du Seigneur
lui-même : pour eux le rameau est le symbole du sceptre royal ; la fleur,
celui de sa beauté. Nous les chrétiens, nous voyons dans le rameau issu de
la souche de Jessé la sainte Vierge Marie, à qui nul ne s'est uni pour la
rendre féconde. C'est elle que désignait plus haut le même prophète : «
Voici que la Vierge concevra et enfantera un fils » (7,14). Et dans la
fleur nous reconnaissons le Seigneur notre Sauveur qui dit dans le Cantique
des cantiques : « Je suis la fleur des champs et le lys des vallées » (Ct
2,1)...

      Sur cette fleur qui jaillit soudain de la souche et de la racine de
Jessé par la Vierge Marie, va reposer l'Esprit du Seigneur, car « Dieu
s'est plu à faire habiter en lui corporellement toute la plénitude de la
divinité » (Col 2,9). Non d'une manière fragmentaire, comme sur les autres
saints, mais...selon ce qu'on lit dans l'évangile de Matthieu : « Voici mon
serviteur que j'ai choisi, mon bien-aimé en qui je me complais. Je ferai
reposer sur lui mon esprit. Aux nations, il fera connaître le jugement »
(Mt 12,18; Is 42,1). Nous appliquons cette prophétie au Sauveur sur qui
l'Esprit du Seigneur a reposé, ce qui veut dire qu'il établit en lui sa
demeure éternelle... Comme en témoigne Jean Baptiste, il descend pour
demeurer sans cesse sur lui : « J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme
une colombe et demeurer sur lui. Je ne le connaissais pas, mais celui qui
m'a envoyé baptiser dans l'eau m'a dit : ' Celui sur qui tu verras l'Esprit
descendre et demeurer, c'est celui-là qui baptise dans l'Esprit Saint '
»... Cet Esprit est appelée « Esprit de sagesse et d'intelligence, Esprit
de conseil et de force, Esprit de science, de piété et de crainte du
Seigneur » (Is 11,2)... Il est l'unique et même source de tous les dons.




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02 janvier 2012

Evangile du jour

lundi 02 janvier 2012
Férie du temps de Noël (2 janv.)

St Basile le Grand, docteur de l'Église († 379) - Mémoire,  St Grégoire de Nazianze (+ 389) - Mémoire,  St Macaire d'Alexandrie, anachorète († c. 394)



Commentaire du jour
Bienheureux Guerric d'Igny : « Aplanissez le chemin du Seigneur »

Les lectures du jour

Jn 1,19-28.


Voici quel fut le témoignage de Jean Baptiste, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? »
Il le reconnut ouvertement, il déclara : « Je ne suis pas le Messie. »
Ils lui demandèrent : « Qui es-tu donc ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Non. - Alors es-tu le grand Prophète ? » Il répondit : « Ce n'est pas moi. »
Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? »
Il répondit : « Je suis la voix qui crie à travers le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. »
Or, certains des envoyés étaient des pharisiens.
Ils lui posèrent encore cette question : « Si tu n'es ni le Messie, ni Élie, ni le grand Prophète, pourquoi baptises-tu ? »
Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l'eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas :
c'est lui qui vient derrière moi, et je ne suis même pas digne de défaire la courroie de sa sandale. »
Tout cela s'est passé à Béthanie-de-Transjordanie, à l'endroit où Jean baptisait.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Bienheureux Guerric d'Igny (v. 1080-1157), abbé cistercien
Sermon 5 pour l'Avent (trad. Bouchet, Lectionnaire ; cf SC 166, p. 151)

« Aplanissez le chemin du Seigneur »

       « Préparez le chemin du Seigneur. » Frères, même si vous vous êtes
beaucoup avancés sur ce chemin, il vous reste toujours à le préparer, afin
que, du point où vous êtes parvenus, vous alliez toujours de l'avant,
toujours tendus vers ce qui est au-delà. Ainsi, à chaque pas que vous
faites, la voie étant préparée pour son avènement, le Seigneur viendra
au-devant de vous, toujours nouveau, toujours plus grand. C'est donc avec
raison que le juste prie ainsi : « Enseigne-moi le chemin de tes volontés
et je le chercherai toujours » (Ps 118,33). Et on appelle cette voie
« chemin d'éternité » (Ps 138,24)...parce que la bonté de celui vers qui
nous nous avançons n'a pas de limite.

      C'est pourquoi le voyageur sage et décidé, même arrivé au terme,
pensera à commencer ; « oubliant ce qui est derrière lui » (Ph 3,13), il se
dira chaque jour : « Maintenant, je commence » (Ps 76,11 Vulg)... Nous qui
parlons d'avancer sur ce chemin, plût au ciel que nous nous soyons au moins
mis en route ! A mon sens, quiconque s'est mis en route est déjà sur la
bonne voie. Il faut toutefois vraiment commencer, trouver « le chemin de la
Ville habitée » (Ps 106,4). Car « ils sont peu nombreux ceux qui le
trouvent », dit la Vérité (Mt 7,14) ; ils sont nombreux « ceux qui errent
dans les solitudes » (Ps 106,4)...

      Et toi, Seigneur, tu nous as préparé un chemin, si seulement nous
consentons à nous y engager... Par ta Loi, tu nous as enseigné le chemin de
tes volontés en disant : « Voici le chemin, suivez-le sans vous égarer à
droite ou à gauche » (Is 30,21). C'est le chemin que le prophète avait
promis : « Il y aura une route droite et les insensés ne s'y égareront
pas » (Is 35,8)... Je n'ai jamais vu un insensé s'égarer en suivant ton
chemin, Seigneur...; mais malheur à vous qui êtes sages à vos propres
yeux  (Is 5,21), votre sagesse vous a éloignés du chemin du salut et ne
vous a pas permis de suivre la folie du Sauveur... Folie désirable, qui
sera appelée sagesse au jugement de Dieu, et qui ne nous laisse pas nous
égarer hors de son chemin.




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01 janvier 2012

Evangile du jour

dimanche 01 janvier 2012
Solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu

Ste Marie, Mère de Dieu, solennité,  St Vincent Strambi, évêque (+ 1824)



Commentaire du jour
Saint Ephrem : « Ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu »

Les lectures du jour

Lc 2,16-21.


Quand les bergers arrivèrent à Bethléem, ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans une mangeoire.
Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant.
Et tout le monde s'étonnait de ce que racontaient les bergers.
Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.
Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu selon ce qui leur avait été annoncé.
Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l'enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l'ange lui avait donné avant sa conception.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église
Hymne 7 sur la Vierge (trad. Brésard, 2000 an A, p. 40)

« Ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu »

      Venez, sages, admirons la Vierge Mère, la fille de David, cette fleur
de beauté qui a enfanté la merveille. Admirons la source d'où jaillit la
fontaine, le navire tout chargé de joies qui nous apporte le message venu
du Père. Dans son sein très pur, elle a reçu et porté ce grand Dieu qui
gouverne la création, ce Dieu par qui la paix règne sur terre et dans les
cieux. Venez, admirons la Vierge toute pure, merveilleuse en elle-même.
Seule parmi les créatures,  elle a enfanté sans avoir connu d'homme. Son
âme était pleine d'admiration, et chaque jour elle glorifiait Dieu dans la
joie pour ces dons qui semblaient ne pouvoir s'unir : son intégrité
virginale et son enfant bien-aimé. Oui, béni soit celui qui est né d'elle
!...

      Elle le porte et elle chante ses louanges avec de doux cantiques... :
« Ta place, mon fils, est au-dessus de tout ; mais, parce que tu l'as
voulu, tu t'es fait une place en moi. Les cieux sont trop étroits pour ta
majesté, et moi, la toute petite, je te porte ! Que vienne Ézéchiel, qu'il
te voie sur mes genoux ; qu'il se prosterne et adore ; qu'il reconnaisse en
toi celui qu'il a vu siéger sur le char des chérubins (Ez 1) et qu'il me
proclame bienheureuse, grâce à celui que je porte !... Isaïe, qui as
proclamé : ' Voici, la Vierge conçoit et enfante un fils ' (7,14), viens,
contemple-moi, réjouis-toi avec moi... Voici que j'ai enfanté en gardant
intact le sceau de ma virginité. Regarde l'Emmanuel qui, jadis, restait
caché pour toi...

      « Venez à moi, sages, chantres de l'Esprit, prophètes qui dans vos
visions avez eu la révélation des réalités cachées, cultivateurs qui, après
avoir semé, vous êtes endormis dans l'espérance. Levez-vous, bondissez de
joie en voyant la récolte des fruits. Voici en mes bras l'épi de vie qui
donne le pain aux affamés, qui rassasie les miséreux. Réjouissez-vous avec
moi : j'ai reçu la gerbe des joies ! »




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