vendredi 17 février 2012
Le vendredi de la 5e semaine du temps ordinaire
St Alexis Falconieri et les sept fondateurs des Servites (+ 1310)
Commentaire du jour
Pape Benoît XVI : « Celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l'Évangile la sauvera »
Les lectures du jour
Mc 8,34-38.9,1.
Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive.
Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l'Évangile la sauvera.
Quel avantage, en effet, un homme a-t-il à gagner le monde entier en le payant de sa vie ?
Quelle somme pourrait-il verser en échange de sa vie ?
Si quelqu'un a honte de moi et de mes paroles dans cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l'homme aussi aura honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les anges. »
Et il leur disait : « Amen, je vous le dis : parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d'avoir vu le règne de Dieu venir avec puissance. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Pape Benoît XVI
Encyclique « Deus caritas est », 5-6 (trad. © Liberia Editrice Vaticana)
« Celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l'Évangile la sauvera »
La façon d'exalter le corps à laquelle nous assistons aujourd'hui est
trompeuse... Cela n'est pas vraiment le grand oui de l'homme à son corps.
Au contraire, l'homme considère maintenant le corps et la sexualité comme
la part seulement matérielle de lui-même, qu'il utilise et exploite de
manière calculée... La foi chrétienne a toujours considéré l'homme comme un
être un et duel, dans lequel esprit et matière s'interpénètrent l'un
l'autre et font ainsi tous deux l'expérience d'une nouvelle noblesse. Oui,
l'eros veut nous élever « en extase » vers le Divin, nous conduire au-delà
de nous-mêmes, mais c'est précisément pourquoi est requis un chemin de
montée, de renoncements, de purifications et de guérisons.
Comment devons-nous nous représenter concrètement ce chemin de montée
et de purification ? Comment doit être vécu l'amour, pour que se réalise
pleinement sa promesse humaine et divine ?... Le mot « agapè » est devenu
l'expression caractéristique de la conception biblique de l'amour... Ce
terme exprime l'expérience de l'amour qui devient une véritable découverte
de l'autre... L'amour devient maintenant soin de l'autre et pour l'autre.
Il ne se cherche plus lui-même - l'immersion dans l'ivresse du bonheur -
il cherche au contraire le bien de l'être aimé. Il devient renoncement, il
est prêt au sacrifice, il le recherche même...
Oui, l'amour est « extase », mais extase non pas dans le sens d'un
moment d'ivresse, mais extase comme chemin, comme exode permanent allant du
je enfermé sur lui-même vers sa libération dans le don de soi..., vers la
découverte de soi-même -- plus encore vers la découverte de Dieu. « Qui
cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera »,
dit Jésus... (Mt 10,39; 16,25; Mc 8,35; Lc 9,24; 17,33). Jésus décrit ainsi
son chemin personnel, qui le conduit par la croix jusqu'à la résurrection ;
c'est le chemin du grain de blé tombé en terre qui meurt et qui porte ainsi
beaucoup de fruit (Jn 12,25). Mais il décrit aussi par ces paroles
l'essence de l'amour et de l'existence humaine en général, partant du
centre de son sacrifice personnel et de l'amour qui parvient en lui à son
accomplissement.
Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org
17 février 2012
Evangile du jour
16 février 2012
Evangile du jour
jeudi 16 février 2012
Le jeudi de la 6e semaine du temps ordinaire
Bx Joseph Allamano, prêtre ( 1926)
Commentaire du jour
Liturgie latine des heures : « Pour la première fois il leur enseigna qu'il fallait que le Fils de l'homme souffre beaucoup..., qu'il soit tué..., et qu'il ressuscite »
Les lectures du jour
Mc 8,27-33.
Jésus s'en alla avec ses disciples vers les villages situés dans la région de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il les interrogeait : « Pour les gens, qui suis-je ? »
Ils répondirent : « Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres, un des prophètes. »
Il les interrogeait de nouveau : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre prend la parole et répond : « Tu es le Messie. »
Il leur défendit alors vivement de parler de lui à personne.
Et, pour la première fois, il leur enseigna qu'il fallait que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite.
Jésus disait cela ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches.
Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Liturgie latine des heures
Hymne de la Passion : Vexilla regis, par Venance Fortunat (530 ?-600 ?) (trad. et adapt. Liturgie Chorale du Peuple de Dieu)
« Pour la première fois il leur enseigna qu'il fallait que le Fils de l'homme souffre beaucoup..., qu'il soit tué..., et qu'il ressuscite »
Voici que les étendards de notre Roi s'avancent ;Sur nous la croix
resplendit dans son mystère,Où, dans sa chair, le Créateur du mondeFut
pendu comme un brigand au gibet des esclaves.Les mains percés de clous, les
pieds et les entrailles,C'est là qu'il vient s'immoler pour tous les
hommes ;Blessé aussi par le pointe d'une lance,Il répand l'eau et le sang
pour laver nos offenses.Alors les chants de David pour lui se
révélèrent ;Alors les psaumes vraiment s'accomplirent, Quand le prophète
annonçait à tous les peuples : « Il a régné par le bois, le Sauveur notre
Maître ».Bel arbre resplendissant, éclatant de lumière,Tu es paré de la
pourpre royale ;Tu fus élu comme l'arbre le plus digneDe porter ce corps
très saint, de toucher à ses membres.Heureuse croix où pèse la rançon du
monde, Par qui l'enfer a tremblé en son empire ;Heureuse es-tu de porter ce
fruit de vie,Et les peuples rassemblés applaudissent ton triomphe.Salut,
Sainte Croix, salut, notre unique espérance ! Salut, autel qui portas
l'Agneau sans tache.De par la grâce de sa Passion très sainteLa vie a
enduré la mort et la mort rendu la Vie.
Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org
15 février 2012
Evangile du jour
mercredi 15 février 2012
Le mercredi de la 6e semaine du temps ordinaire
St Claude La Colombière, prêtre (1641-1682), Saints Faustin et Jovite, martyrs ( c. 121), Bx Michał Sopoćko, prêtre (1888-1975)
Commentaire du jour
Sainte Gertrude d'Helfta : « Alors tu verras, tu seras radieuse » (Is 60,5)
Les lectures du jour
Mc 8,22-26.
Jésus et ses disciples arrivent à Bethsaïde. On lui amène un aveugle et on le supplie de le toucher.
Jésus prit l'aveugle par la main et le conduisit hors du village. Il lui mit de la salive sur les yeux et lui imposa les mains. Il lui demandait : « Est-ce que tu vois quelque chose ? »
Ayant ouvert les yeux, l'homme disait : « Je vois les gens, ils ressemblent à des arbres, et ils marchent. »
Puis Jésus, de nouveau, imposa les mains sur les yeux de l'homme ; celui-ci se mit à voir normalement, il se trouva guéri, et il distinguait tout avec netteté.
Jésus le renvoya chez lui en disant : « Ne rentre même pas dans le village. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Sainte Gertrude d'Helfta (1256-1301), moniale bénédictine
Les Exercices, n°6 ; SC 127 (trad. SC p. 239 rev.)
« Alors tu verras, tu seras radieuse » (Is 60,5)
Quelle sera ma joie, mon Dieu, quelle sera mon allégresse, quelle
sera ma jubilation, lorsque tu me dévoileras la beauté de ta divinité et
que mon âme te verra face à face ?... Alors, toi mon âme, « tu verras et tu
seras dans l'abondance, ton cur sera dans l'émerveillement et se dilatera,
lorsque tu recevras la multitude des richesses », des délices, et la
magnificence de la gloire « de cette mer » immense de la Trinité digne à
jamais d'adoration ; lorsque « viendra à toi la puissance des nations » que
« le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs » (Is 60,5; 1Tm 6,15), par
la force de son bras, a repris pour lui de la main de l'ennemi ; lorsque
l'inondation de la miséricorde et de la charité divine te couvrira...
Alors la coupe de la vision te sera présentée et tu t'enivreras (Ps
22,5 Vulg) - c'est la coupe enivrante et sublime de la gloire du visage
divin. Tu boiras « au torrent des délices » (Ps 35,9) de Dieu quand la
source même de la lumière te comblera éternellement de sa plénitude. Alors
tu verras les cieux tout remplis de la gloire du Dieu qui les habite, et
cet Astre virginal qui, après Dieu, illumine tout le ciel de sa très pure
lumière [Marie], et les uvres admirables des doigts de Dieu [les saints:
Gn 2,7] et « ces étoiles du matin » qui toujours se tiennent devant la face
de Dieu avec tant de joie et qui le servent [les anges: Jb 38,7; Tb 12,15].
Dieu de mon cur et mon héritage de choix (Ps 72,26), hélas, combien
de temps encore mon âme sera-t-elle frustrée de la présence de ton très
doux visage ?... De grâce, fais-moi vite parvenir à toi, Dieu « source de
vie » (Ps 36,10), afin qu'en toi je puise la vie éternelle pour toujours.
Bien vite « fais luire sur moi ta face » (Ps 30,17) afin que dans la joie
je te voie face à face. Vite, oh, vite, montre-toi toi-même à moi, afin que
je me réjouisse de toi, dans le bonheur, éternellement.
Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org
14 février 2012
Evangile du jour
mardi 14 février 2012
Fête des saints Cyrille, moine, et Méthode, évêque, patrons de l'Europe
Sts Cyrille et Méthode, patrons de l'Europe (9e s.), St Valentin, évêque et martyr (3e s.)
Commentaire du jour
Bienheureux Jean-Paul II : L'Orient et l'Occident, les deux poumons du corps de l'Église
Les lectures du jour
Lc 10,1-9.
Parmi ses disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller.
Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson.
Allez ! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route.
Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord : 'Paix à cette maison. '
S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous.
Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira ; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira.
Là, guérissez les malades, et dites aux habitants : 'Le règne de Dieu est tout proche de vous. '
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Bienheureux Jean-Paul II
Discours du 11/10/1985 au 6ème symposium des évêques d'Europe (trad. DC 1033)
L'Orient et l'Occident, les deux poumons du corps de l'Église
Depuis le début de l'ère apostolique, qui a semé l'Évangile sur cette
terre d'Europe et l'a irriguée par le sang des martyrs, s'est développé ce
processus pluri-séculaire, continu et fécond, qui a imprégné l'Europe de la
sève chrétienne. Les saints patrons de l'Europe, saint Benoît et les saints
Cyrille et Méthode sont, de manière particulière, des témoins de ce
processus. Le charisme propre de leur uvre évangélisatrice consiste dans
le fait qu'ils ont posé des germes, qu'ils ont fait naître des formes et
des styles d'incarnation de l'Évangile dans le tissu culturel et social et
dans l'esprit des peuples européens qui étaient en train de se former...
Ces saint patrons...restent aussi un modèle et une inspiration actuels pour
nous, parce que l'uvre d'évangélisation, dans la situation particulière où
l'Europe se trouve aujourd'hui, est appelée à proposer une nouvelle
synthèse créatrice entre Évangile et vie.
Il faut être conscient de l'importance de greffer l'évangélisation
renouvelée sur ces racines communes de l'Europe... Ces racines chrétiennes
sont particulièrement riches et inspiratrices, parce qu'elles s'appuient
sur la même foi, se réfèrent à la même Église indivise... D'autre part,
nous devons aussi considérer que ces racines communes sont doubles. Car
elles ont pris la forme de deux courants de traditions chrétiennes
théologiques, liturgiques, ascétiques, et de deux modèles de culture,
divers, non pas opposés mais au contraire complémentaires et qui
s'enrichissent mutuellement. Benoît a imprégné la tradition chrétienne et
culturelle de l'Occident de l'esprit de la latinité, plus logique et
rationnel ; Cyrille et Méthode sont les représentants de l'antique culture
grecque, plus intuitive et mystique, et sont vénérés comme les pères de la
tradition des peuples slaves.
Il nous appartient de recueillir l'héritage de cette pensée riche et
complémentaire et de trouver les moyens et les méthodes appropriés pour son
actualisation et une communication spirituelle plus intense entre l'Orient
et l'Occident.
Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org
13 février 2012
Evangile du jour
lundi 13 février 2012
Le lundi de la 6e semaine du temps ordinaire
Bse Béatrice d'Ornacieux, Fondatrice du monastère d'Eymeu ( 1303), fêtée aussi le 25 novembre
Commentaire du jour
Catéchisme de l'Église catholique : Ceux qui croient voient les signes
Les lectures du jour
Mc 8,11-13.
Les pharisiens survinrent et se mirent à discuter avec Jésus : pour le mettre à l'épreuve, ils lui demandaient un signe venant du ciel.
Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit : « Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe ? Amen, je vous le déclare : aucun signe ne sera donné à cette génération. »
Puis il les quitta, remonta en barque, et il partit vers l'autre rive.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Catéchisme de l'Église catholique
§ 156-159
Ceux qui croient voient les signes
Les caractéristiques de la foi. La foi et l'intelligence : le motif
de croire n'est pas le fait que les vérités révélées apparaissent comme
vraies et intelligibles à la lumière de notre raison naturelle. Nous
croyons « à cause de l'autorité de Dieu même qui révèle et qui ne peut ni
se tromper ni nous tromper ». « Néanmoins, pour que l'hommage de notre foi
soit conforme à la raison, Dieu a voulu que les secours intérieurs du Saint
Esprit soient accompagnés des preuves extérieures de sa révélation »
(Vatican I). C'est ainsi que les miracles du Christ et des saints, les
prophéties, la propagation et la sainteté de l'Église, sa fécondité et sa
stabilité « sont des signes certains de la révélation, adaptés à
l'intelligence de tous », des « motifs de crédibilité » qui montrent que
l'assentiment de la foi n'est « nullement un mouvement aveugle de l'esprit
» (Vatican I).
La foi est certaine, plus certaine que toute connaissance humaine,
parce qu'elle se fonde sur la Parole même de Dieu, qui ne peut pas mentir.
Certes, les vérités révélées peuvent paraître obscures à la raison et à
l'expérience humaines, mais « la certitude que donne la lumière divine est
plus grande que celle que donne la lumière de la raison naturelle » (S.
Thomas d'Aquin). « Dix mille difficultés ne font pas un seul doute » (Bx J.
H. Newman). « La foi cherche à comprendre » (S. Anselme) : il est inhérent
à la foi que le croyant désire mieux connaître celui en qui il a mis sa
foi, et mieux comprendre ce qu'il a révélé...
Foi et science : « Bien que la foi soit au-dessus de la raison, il ne
peut jamais y avoir de vrai désaccord entre elles. Puisque le même Dieu qui
révèle les mystères et communique la foi a fait descendre dans l'esprit
humain la lumière de la raison, Dieu ne pourrait se nier lui-même ni le
vrai contredire jamais le vrai » (Vatican I). « C'est pourquoi la recherche
méthodique, dans tous les domaines du savoir, si elle est menée d'une
manière vraiment scientifique et si elle suit les normes de la morale, ne
sera jamais réellement opposée à la foi : les réalités profanes et celles
de la foi trouvent leur origine dans le même Dieu. Bien plus, celui qui
s'efforce, avec persévérance et humilité, de pénétrer les secrets des
choses, celui-là, même s'il n'en a pas conscience, est comme conduit par la
main de Dieu, qui soutient tous les êtres et les fait ce qu'ils sont »
(Vatican II).
Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org
12 février 2012
Evangile du jour
dimanche 12 février 2012
Sixième dimanche du temps ordinaire
Ste Eulalie, vierge et martyre (+ 304)
Commentaire du jour
Sainte Thérèse d'Avila : « Si tu le veux, tu peux »
Les lectures du jour
Mc 1,40-45.
Un lépreux vient trouver Jésus ; il tombe à ses genoux et le supplie : « Si tu le veux, tu peux me purifier. »
Pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. »
A l'instant même, sa lèpre le quitta et il fut purifié.
Aussitôt Jésus le renvoya avec cet avertissement sévère :
« Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne pour ta purification ce que Moïse prescrit dans la Loi : ta guérison sera pour les gens un témoignage. »
Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte qu'il n'était plus possible à Jésus d'entrer ouvertement dans une ville. Il était obligé d'éviter les lieux habités, mais de partout on venait à lui.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église
Vie écrite par elle-même, ch. 25 (trad. OC, Cerf 1995, p. 189 rev.)
« Si tu le veux, tu peux »
Mon tendre maître, tu es bien l'ami véritable ! Étant tout-puissant,
ce que tu veux, tu le peux. Et jamais tu ne manques de vouloir, envers ceux
qui t'aiment. Que tout ce qui est ici-bas te loue, Seigneur ! Comment faire
retentir ma voix dans tout l'univers, pour annoncer combien tu es fidèle à
tes amis ? Toutes les créatures peuvent nous manquer : toi qui en es le
maître, tu ne nous manques jamais.
Que tu laisses souffrir peu de temps ceux qui t'aiment ! Ô mon
maître, quelle délicatesse, quelle attention, quelle tendresse tu montres
envers eux ! Oui, heureux celui qui n'a jamais rien aimé hors de toi ! Il
est vrai, tu traites tes amis avec rigueur, mais c'est, je crois, pour
mieux faire éclater dans l'excès de la souffrance, l'excès plus grand
encore de ton amour. Mon Dieu, que n'ai-je de l'intelligence, du talent,
que n'ai-je un langage nouveau, pour parler de tes uvres telles que mon
âme les conçoit ! Tout me fait défaut, mon Seigneur. Mais pourvu que tu ne
m'abandonnes pas, moi je ne t'abandonnerai jamais...
Je sais par expérience avec quels avantages tu fais sortir de
l'épreuve ceux qui ne mettent qu'en toi leur confiance. Tandis que j'étais
dans [une] affliction amère..., ces seules paroles que j'ai entendues...ont
suffi pour dissiper ma peine et me mettre dans une tranquillité parfaite :
« Ne crains rien, ma fille ; c'est moi, je ne t'abandonnerai pas. Ne crains
rien »... Et voici qu'à ces seules paroles, le calme se fait en moi, je me
trouve forte, courageuse, rassurée ; je sens renaître la paix et la
lumière. En un instant mon âme est transformée.
Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org
11 février 2012
Evangile du jour
samedi 11 février 2012
Le samedi de la 5e semaine du temps ordinaire
St Séverin, Abbé (+ 507)
Commentaire du jour
Catéchisme de l'Église catholique : Le Christ se donne lui-même en nourriture
Les lectures du jour
Mc 8,1-10.
En ces jours-là, comme il y avait de nouveau une grande foule de gens, et qu'ils n'avaient pas de quoi manger, Jésus appelle à lui ses disciples et leur dit :
« J'ai pitié de cette foule, car depuis trois jours déjà ils sont avec moi, et n'ont rien à manger.
Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en route ; or, quelques-uns d'entre eux sont venus de loin. »
Ses disciples lui répondirent : « Où donc pourra-t-on trouver du pain pour qu'ils en mangent à leur faim, dans ce désert ? »
Il leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils lui dirent : « Sept. »
Alors il ordonna à la foule de s'asseoir par terre. Puis, prenant les sept pains et rendant grâce, il les rompit, et il les donnait à ses disciples pour que ceux-ci les distribuent ; et ils les distribuèrent à la foule.
On avait aussi quelques petits poissons. Il les bénit et les fit distribuer aussi.
Ils mangèrent à leur faim, et, des morceaux qui restaient, on ramassa sept corbeilles.
Or, ils étaient environ quatre mille. Puis Jésus les renvoya.
Aussitôt, montant dans la barque avec ses disciples, il alla dans la région de Dalmanoutha.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Catéchisme de l'Église catholique
§ 1391-1395
Le Christ se donne lui-même en nourriture
Les fruits de la communion eucharistique : Recevoir l'eucharistie
dans la communion porte comme fruit principal l'union intime au Christ
Jésus. Le Seigneur dit en effet : « Qui mange ma chair et boit mon sang
demeure en moi et moi en lui » (Jn 6,56). La vie en Christ trouve son
fondement dans le banquet eucharistique : « De même qu'envoyé par le Père,
qui est vivant, moi je vis par le Père, de même celui qui me mange vivra,
lui aussi, par moi » (Jn 6,57)...
Ce que l'aliment matériel produit dans notre vie corporelle, la
communion le réalise de façon admirable dans notre vie spirituelle. La
communion à la chair du Christ ressuscité, « vivifiée par l'Esprit Saint et
vivifiante », conserve, accroît et renouvelle la vie de grâce reçue au
baptême. Cette croissance de la vie chrétienne a besoin d'être nourrie par
la communion eucharistique, pain de notre pèlerinage, jusqu'au moment de la
mort, où il nous sera donné comme viatique.
La communion nous sépare du péché : Le corps du Christ que nous
recevons dans la communion est « livré pour nous », et le sang que nous
buvons est « versé pour la multitude en rémission des péchés ». C'est
pourquoi l'eucharistie ne peut pas nous unir au Christ sans nous purifier
en même temps des péchés commis et nous préserver des péchés futurs : «
Chaque fois que nous le recevons, nous annonçons la mort du Seigneur » (1Co
11,26). Si nous annonçons la mort du Seigneur, nous annonçons la rémission
des péchés...
Comme la nourriture corporelle sert à restaurer la perte des forces,
l'eucharistie fortifie la charité qui, dans la vie quotidienne, tend à
s'affaiblir ; et cette charité vivifiée efface les péchés véniels... Par la
même charité qu'elle allume en nous, l'eucharistie nous préserve des péchés
mortels futurs.
Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org
10 février 2012
Evangile du jour
vendredi 10 février 2012
Le vendredi de la 5e semaine du temps ordinaire
Ste Scholastique (480-543), St Arnaud, abbé (+1255)
Commentaire du jour
Odes de Salomon : « Sa langue se délia, et il parlait correctement »
Les lectures du jour
Mc 7,31-37.
Jésus quitta la région de Tyr ; passant par Sidon, il prit la direction du lac de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole.
On lui amène un sourd-muet, et on le prie de poser la main sur lui.
Jésus l'emmena à l'écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, prenant de la salive, lui toucha la langue.
Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : « Effata ! », c'est-à-dire : « Ouvre-toi ! »
Ses oreilles s'ouvrirent ; aussitôt sa langue se délia, et il parlait correctement.
Alors Jésus leur recommanda de n'en rien dire à personne ; mais plus il le leur recommandait, plus ils le proclamaient.
Très vivement frappés, ils disaient : « Tout ce qu'il fait est admirable : il fait entendre les sourds et parler les muets. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Odes de Salomon (texte chrétien hébraïque du début du 2e siècle)
N°12
« Sa langue se délia, et il parlait correctement »
Le Seigneur m'a rempli de paroles de vérité
pour que je puisse l'exprimer.
Comme un cours d'eau,
la vérité coule de ma bouche,
mes lèvres montrent ses fruits.
Le Seigneur a fait abonder en moi la connaissance.
Car la bouche du Seigneur
prononce le Verbe véritable ;
elle est la porte de sa lumière.
Le Très-Haut a envoyé sa Parole dans le monde :
ceux qui chantent sa beauté,
les hérauts de sa majesté,
les messagers de son dessein,
les évangélistes de sa pensée,
les apôtres de ses uvres.
La subtilité du Verbe
est au-dessus de toute expression...
Sa marche est sans fin :
il ne tombe jamais mais se tient debout ;
personne ne connaît sa descente ni sa route...
Il est lumière et aurore de la pensée :
en lui le monde commence à s'exprimer.
En lui ceux qui d'abord étaient silence
ont trouvé la Parole,
parce que de lui viennent l'amour et l'harmonie.
Inspiré par le Verbe,
chaque être créé peut dire ce qu'il est.
Tous, ils ont connu leur Créateur
et ont trouvé en lui leur harmonie,
car la bouche du Très-Haut leur a parlé.
Le Verbe demeure dans l'homme,
et sa vérité est amour.
Heureux ceux qui par lui
ont percé tout mystère
et connaissent le Seigneur dans sa vérité. Alléluia !
Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org
09 février 2012
Evangile du jour
jeudi 09 février 2012
Le jeudi de la 5e semaine du temps ordinaire
Ste Apolline, Vierge et Martyre (+ 249), Au Liban : St Maron, moine au Liban, père de l'Église maronite ( 410) - fêté le 14 février ailleurs
Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome : « Les petits chiens, sous la table, mangent les miettes des petits enfants »
Les lectures du jour
Mc 7,24-30.
Jésus se rendit dans la région de Tyr. Il était entré dans une maison, et il voulait que personne ne sache qu'il était là; mais il ne réussit pas à se cacher.
En effet, la mère d'une petite fille possédée par un esprit mauvais avait appris sa présence, et aussitôt elle vint se jeter à ses pieds.
Cette femme était païenne, de nationalité syro-phénicienne, et elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille.
Il lui dit : « Laisse d'abord les enfants manger à leur faim, car il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens. »
Mais elle lui répliqua : « C'est vrai, Seigneur, mais les petits chiens, sous la table, mangent les miettes des petits enfants. » Alors il lui dit :
« A cause de cette parole, va : le démon est sorti de ta fille. »
Elle rentra à la maison, et elle trouva l'enfant étendue sur le lit : le démon était sorti d'elle.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies sur l'évangile de Matthieu, n°52, § 2 ; PG 58, 520
« Les petits chiens, sous la table, mangent les miettes des petits enfants »
En s'approchant de Jésus, la Cananéenne ne dit que ces mots : « Aie
pitié de moi » (Mt 15,22), et ses cris redoublés attirent un grand nombre
de gens. C'était un spectacle touchant que de voir une femme crier avec
tant d'émotion, une mère implorer pour sa fille, une enfant si durement
malmenée... Elle ne dit pas « Aie pitié de ma fille », mais : « Aie pitié
de moi ». « Ma fille ne se rend pas compte de son mal ; moi au contraire,
j'éprouve mille souffrances, je suis malade de la sentir dans cet état, je
suis presque folle de la voir ainsi »...
Jésus lui répond : « Je n'ai été envoyé que pour les brebis perdues
de la maison d'Israël » (Mt 15,24). Que fait la Cananéenne après avoir
entendu ces paroles ? Est-ce qu'elle s'en va en gardant le silence ?
Perd-elle courage ? Pas du tout ! Elle insiste davantage. Ce n'est pas ce
que nous faisons : quand nous ne sommes pas exaucés, nous nous retirons
découragés, alors qu'il faudrait insister avec plus d'ardeur. Qui donc, il
est vrai, n'aurait pas été découragé par la réponse de Jésus ? Son silence
aurait suffi à ôter tout espoir... Mais cette femme ne perd pas courage, au
contraire elle s'approche de plus près et se prosterne en disant : «
Seigneur, viens à mon aide (v. 25)... Si je suis un petit chien dans cette
maison, alors je ne suis plus une étrangère. Je sais bien que la nourriture
est nécessaire aux enfants..., mais il ne faut pas interdire de donner les
miettes. On ne doit pas me les refuser..., parce que je suis le petit chien
qu'on ne peut pas repousser ».
C'est parce qu'il prévoyait sa réponse que le Christ tardait à
exaucer sa prière... Ses réponses n'étaient pas destinées à faire de la
peine à cette femme, mais à révéler ce trésor caché.
Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org
08 février 2012
Evangile du jour
mercredi 08 février 2012
Le mercredi de la 5e semaine du temps ordinaire
Ste. Giuseppina Bakhita (1869-1947), St Jean de Matha, prêtre (1160-1213)
Commentaire du jour
Saint Grégoire de Nysse : « Crée en moi un cur pur » (Ps 50,12)
Les lectures du jour
Mc 7,14-23.
Jésus appela la foule et lui dit : " Ecoutez-moi tous, et comprenez bien.
Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur. »
Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l'interrogeaient sur cette parole énigmatique.
Alors il leur dit : « Ainsi, vous aussi, vous êtes incapables de comprendre ? Ne voyez-vous pas que tout ce qui entre dans l'homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur,
parce que cela n'entre pas dans son cur, mais dans son ventre, pour être éliminé ? » C'est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments.
Il leur dit encore : « Ce qui sort de l'homme, c'est cela qui le rend impur.
Car c'est du dedans, du cur de l'homme, que sortent les pensées perverses : inconduite, vols, meurtres,
adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure.
Tout ce mal vient du dedans, et rend l'homme impur. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395), moine et évêque
Homélies sur les Béatitudes, n°6 (trad. DDB 1979, p. 86 rev.)
« Crée en moi un cur pur » (Ps 50,12)
« Heureux les curs purs, ils verront Dieu » (Mt 5,8). Nous croyons
facilement qu'un cur purifié nous fera connaître la joie suprême. Mais
cette purification du cur semble aussi illusoire que la montée au ciel.
Quelle échelle de Jacob (Gn 28,12), quel char de feu semblable à celui qui
a emporté le prophète Élie dans le ciel (2R 2,11), trouverons-nous pour
mener notre cur vers les beautés célestes et le dégager de tout son poids
terrestre ?... Nous ne parvenons pas sans peine à la vertu : que de
sueurs et d'épreuves ! Que d'efforts et de souffrances ! L'Écriture nous le
rappelle souvent : « étroite et resserrée » est la voie du Royaume, tandis
que le péché nous mène à notre perte par une route large, unie et inclinée
(Mt 7,13-14). Et pourtant la même Écriture nous assure que l'on peut
arriver à cette existence supérieure... Comment devenir pur ? Le Sermon sur
la montagne nous l'enseigne presque partout. Lisez-en les commandements les
uns après les autres, vous découvrirez l'art véritable de la purification
du cur... En même temps donc que le Christ nous promet la béatitude,
il nous instruit et nous forme au succès de cette promesse. Sans doute ne
parvient-on pas sans peine à la béatitude. Mais compare ces peines à
l'existence dont elles t'éloignent, et tu verras combien le péché est plus
pénible, sinon dans l'immédiat, au moins dans la vie future... Que sont
malheureux ceux dont l'esprit s'obstine dans les impuretés ! Ils ne verront
que la face de l'Adversaire. L'existence d'un juste au contraire est
marquée de l'effigie de Dieu... Nous savons quels traits revêt d'un côté
une vie de péché et de l'autre une vie de justice, et devant l'alternative
nous avons la liberté de choisir. Fuyons donc le visage du démon, arrachons
son masque odieux et, revêtus de l'image divine, purifions notre cur.
Ainsi nous possèderons la joie et l'image divine brillera en nous, grâce à
notre pureté dans le Christ Jésus notre Seigneur.
Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org
07 février 2012
Evangile du jour
mardi 07 février 2012
Le mardi de la 5e semaine du temps ordinaire
St Égide Marie de Saint Joseph, o.f.m. (+ 1812), Bse Rosalie Rendu ( 1856)
Commentaire du jour
Saint Augustin : « Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cur est loin de moi »
Les lectures du jour
Mc 7,1-13.
Les pharisiens et quelques scribes étaient venus de Jérusalem. Ils se réunissent autour de Jésus,
et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c'est-à-dire non lavées. -
Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, fidèles à la tradition des anciens ;
et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s'être aspergés d'eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d'autres pratiques : lavage de coupes, de cruches et de plats. -
Alors les pharisiens et les scribes demandent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas sans s'être lavé les mains. »
Jésus leur répond : « Isaïe a fait une bonne prophétie sur vous, hypocrites, dans ce passage de l'Écriture : Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cur est loin de moi.
Il est inutile, le culte qu'ils me rendent ; les doctrines qu'ils enseignent ne sont que des préceptes humains.
Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes. »
Il leur disait encore : « Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition.
En effet, Moïse a dit : Honore ton père et ta mère. Et encore : Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort.
Et vous, vous dites : 'Supposons qu'un homme déclare à son père ou à sa mère : Les ressources qui m'auraient permis de t'aider sont corbane, c'est-à-dire offrande sacrée. '
Vous l'autorisez à ne plus rien faire pour son père ou sa mère,
et vous annulez la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Les Discours sur les psaumes, Ps 99, §5
« Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cur est loin de moi »
Qui a créé toute chose ? Qui t'a créé toi-même ? Que sont toutes ces
créatures ? Qu'es-tu ? Et comment dire ce qu'est celui qui a créé tout cela
? Pour le dire, il faut que ta pensée le conçoive... : que ta pensée se
porte donc vers lui, approche-toi de lui. Pour bien voir quelque chose, tu
t'en approches... Mais Dieu n'est aperçu que par l'esprit, il n'est saisi
que par le cur. Et où est-il ce cur par lequel on peut voir Dieu ? «
Heureux les curs purs, ils verront Dieu » (Mt 5,8)...
On lit dans un psaume : « Approchez-vous de lui et vous serez
éclairés » (Ps 33,6 Vulg). Pour approcher et être éclairé, il faut que tu
détestes les ténèbres... Tu es pécheur, tu dois devenir juste ; mais tu ne
pourras pas recevoir la justice si le mal te plaît encore. Détruis-le en
ton cur et purifie-le ; chasse le péché de ton cur où veut venir habiter
Celui que tu veux voir. L'âme humaine, notre « homme intérieur » (Ep 3,16),
s'approche de Dieu autant qu'elle le peut, notre homme intérieur qui est
recréé à l'image de Dieu, lui qui a été créé à l'image de Dieu (Gn 1,26)
mais qui s'est éloigné de Dieu dans la dissemblance.
Certes, ce n'est pas dans l'espace qu'on se rapproche de Dieu ou
qu'on s'en éloigne : si tu ne lui ressembles plus, tu t'écartes de Dieu ;
si tu lui ressembles, tu t'approches de lui. Regarde donc comment le
Seigneur veut que nous nous approchions de lui : il nous rend d'abord
semblables à lui pour que nous puissions être près de lui. Il nous dit : «
Soyez comme votre Père qui est dans les cieux, lui qui fait lever son
soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes
et sur les injustes ». Apprends donc à aimer ton ennemi (Mt 5,44-45). A
mesure que cette charité grandit en toi, elle te ramène et te reforme à la
ressemblance de Dieu...; et plus tu t'approches de cette ressemblance en
avançant en amour, plus tu commences à sentir la présence de Dieu. Mais qui
sens-tu ? Celui qui vient à toi ou celui auquel tu reviens ? Il ne s'est
jamais éloigné de toi ; c'est toi qui t'es retiré loin de lui.
Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org
06 février 2012
Evangile du jour
lundi 06 février 2012
Le lundi de la 5e semaine du temps ordinaire
St Paul Miki et comp., martyrs ( 1597) - Mémoire
Commentaire du jour
Sainte Thérèse d'Avila : « Tous ceux qui le touchaient étaient sauvés »
Les lectures du jour
Mc 6,53-56.
Jésus et ses disciples, ayant traversé le lac, abordèrent à Génésareth et accostèrent.
Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus :
ils parcoururent toute la région, et se mirent à transporter les malades sur des brancards là où l'on apprenait sa présence.
Et dans tous les endroits où il était, dans les villages, les villes ou les champs, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église
Le Chemin de la perfection, ch. 34 (trad. Seuil 1961, p. 201 ; cf OC, Cerf 1995, p. 833)
« Tous ceux qui le touchaient étaient sauvés »
Quand Jésus était en ce monde, le simple contact de ses vêtements
guérissait les malades. Pourquoi douter, si nous avons la foi, qu'il ne
fasse encore des miracles en notre faveur quand il est si intimement uni à
nous dans la communion eucharistique ? Pourquoi ne nous donnera-t-il pas ce
que nous lui demandons puisqu'il est dans sa propre maison ? Sa Majesté n'a
pas coutume de mal payer l'hospitalité qu'on lui donne en notre âme, si on
lui fait bon accueil. Éprouvez-vous de la peine de ne pas contempler notre
Seigneur avec les yeux du corps ? Dites-vous que ce n'est pas ce qui vous
convient actuellement...
Mais dès que notre Seigneur voit qu'une âme va profiter de sa
présence, il se découvre à elle. Elle ne le verra pas, certes, des yeux du
corps, mais il se manifestera à elle par de grands sentiments intérieurs ou
par bien d'autres moyens. Restez donc avec lui de bon cur. Ne perdez pas
une occasion aussi favorable pour traiter de vos intérêts que l'heure qui
suit la communion.
Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org
05 février 2012
Evangile du jour
dimanche 05 février 2012
Cinquième dimanche du temps ordinaire
Ste Agathe, vierge et martyre ( c. 251)
Commentaire du jour
Jean Tauler : « Jésus alla dans un endroit désert, et là il priait »
Les lectures du jour
Mc 1,29-39.
En quittant la synagogue, Jésus, accompagné de Jacques et de Jean, alla chez Simon et André.
Or, la belle-mère de Simon était au lit avec de la fièvre. Sans plus attendre, on parle à Jésus de la malade.
Jésus s'approcha d'elle, la prit par la main, et il la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.
Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous les malades, et ceux qui étaient possédés par des esprits mauvais.
La ville entière se pressait à la porte.
Il guérit toutes sortes de malades, il chassa beaucoup d'esprits mauvais et il les empêchait de parler, parce qu'ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait.
Simon et ses compagnons se mirent à sa recherche.
Quand ils l'ont trouvé, ils lui disent : « Tout le monde te cherche. »
Mais Jésus leur répond : « Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle ; car c'est pour cela que je suis sorti. »
Il parcourut donc toute la Galilée, proclamant la Bonne Nouvelle dans leurs synagogues, et chassant les esprits mauvais.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Jean Tauler (v. 1300-1361), dominicain à Strasbourg
Sermon 15, pour la veille des Rameaux (trad. Cerf 1991, p. 110 rev.)
« Jésus alla dans un endroit désert, et là il priait »
Quand le Fils de Dieu « leva les yeux au ciel et dit : ' Père,
glorifie ton Fils ' » (Jn 17,1), il nous a appris par cette action que nous
devons élever bien haut tous nos sens, nos mains, nos facultés, notre âme,
et prier en lui, avec lui et par lui. Voilà l'uvre la plus aimable et la
plus sainte que le Fils de Dieu ait faite ici-bas : adorer son Père
bien-aimé. Mais ceci dépasse de beaucoup tout raisonnement, et nous ne
pouvons en aucune façon y atteindre et le comprendre, si ce n'est dans le
Saint Esprit. Saint Augustin et saint Anselme nous disent de la prière
qu'elle est « une élévation de l'âme vers Dieu »... Moi je ne te dis
que ceci : dégage-toi, en vérité, de toi-même et de toutes choses créées,
et élève pleinement ton âme à Dieu au-dessus de toutes les créatures, dans
l'abîme profond. Là, plonge ton esprit dans l'esprit de Dieu, dans un
véritable abandon..., dans une véritable union avec Dieu... Là, demande à
Dieu tout ce qu'il veut qu'on lui demande, ce que tu désires et ce que les
hommes désirent de toi. Et tiens ceci pour certain : ce qu'une pauvre
petite pièce de monnaie est vis-à-vis de cent mille pièces d'or, voilà ce
qu'est toute prière extérieure vis-à-vis de cette prière qui est véritable
union avec Dieu, cet écoulement et cette fusion de l'esprit créé dans
l'esprit incréé de Dieu... Si l'on t'a demandé une prière, il est bon
que tu la fasses de façon extérieure comme tu en as été prié et comme tu
l'as promis. Mais, ce faisant, entraîne ton âme vers les hauteurs et dans
le désert intérieur, pousse là tout ton troupeau comme Moïse (Ex 3,1)... «
Les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité » (Jn 4,23).
En cette prière intérieure s'achèvent toutes les pratiques, toutes les
formules et toutes les sortes de prière qui depuis Adam jusqu'ici ont été
offertes et qui seront encore offertes jusqu'au dernier jour. On mène tout
cela à sa perfection en un instant, dans ce recueillement véritable et
essentiel.
Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org
04 février 2012
Evangile du jour
samedi 04 février 2012
Le samedi de la 4e semaine du temps ordinaire
Ste Jeanne de Valois, reine et fondatrice ( 1505), St André Corsini, évêque (1302-1373)
Commentaire du jour
Isaac le Syrien : « Il fut saisi de pitié envers eux »
Les lectures du jour
Mc 6,30-34.
Après leur première mission, les Apôtres se réunissent auprès de Jésus, et lui rapportent tout ce qu'ils ont fait et enseigné.
Il leur dit : « Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger.
Ils partirent donc dans la barque pour un endroit désert, à l'écart.
Les gens les virent s'éloigner, et beaucoup les reconnurent. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux.
Jésus, voyant une grande foule de gens sur le bord du lac, fut saisi de pitié envers eux, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les instruire longuement.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Isaac le Syrien (7ème siècle), moine près de Mossoul, saint des Églises orthodoxes
Discours ascétiques, 1ère série, n°60 (trad. cf DDB 1981, p. 324)
« Il fut saisi de pitié envers eux »
N'appelle pas Dieu simplement juste. Car ce n'est pas par rapport à
ce que tu fais qu'il révèle sa justice. Si David le nomme juste et droit
(Ps 32,5), son Fils nous a révélé qu'il est bien plutôt bon et doux : « Il
est bon pour les méchants et les impies » (Lc 6,35)... Où est la justice de
Dieu ? N'est-ce pas en ce que « alors que nous étions pécheurs, le Christ
est mort pour nous » ? (Rm 5,8) Et si Dieu se montre compatissant ici bas,
croyons qu'il l'est depuis toute éternité.
Loin de nous cette pensée injuste que Dieu ne compatit pas. L'être
propre de Dieu ne change pas comme changent les êtres qui meurent...; rien
ne manque ni ne s'ajoute à ce qu'il a comme il advient aux créatures. Mais
cette compassion que Dieu a depuis le commencement, il l'aura toujours,
pour l'éternité... Comme le dit le bienheureux Cyrille dans son commentaire
de la Genèse, vénère Dieu par amour, et non à cause de ce dur nom de
justice qu'on a mis sur lui. Aime-le comme on devrait l'aimer : non pour la
récompense qu'il te donnera, mais pour ce que nous avons reçu, pour ce
monde qu'il a créé afin de nous l'offrir. Qui pourrait lui rendre quoi que
ce soit en retour de ce qu'il a fait pour nous ? Parmi nos uvres,
qu'est-ce que nous pourrions lui rendre ? Au commencement, qui l'a persuadé
de nous créer ? Et qui le prie pour nous, quand nous manquons de
reconnaissance ? Qu'elle est admirable, la compassion de Dieu ! Quelle
merveille que la grâce de Dieu notre créateur !... Qui peut dire sa gloire
?
Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org
03 février 2012
Evangile du jour
vendredi 03 février 2012
Le vendredi de la 4e semaine du temps ordinaire
Ste Claudine Thévenet (1774-1837), St Blaise, évêque et martyr (+ 316)
Commentaire du jour
Saint Cyprien : Jean Baptiste, martyr pour la vérité
Les lectures du jour
Mc 6,14-29.
Comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait : « C'est Jean le Baptiste qui est ressuscité d'entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles. »
Certains disaient : « C'est le prophète Élie. » D'autres disaient encore : « C'est un prophète comme ceux de jadis. »
Hérode entendait ces propos et disait : « Celui que j'ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! »
Car c'était lui, Hérode, qui avait fait arrêter Jean et l'avait mis en prison. En effet, il avait épousé Hérodiade, la femme de son frère Philippe,
et Jean lui disait : « Tu n'as pas le droit de prendre la femme de ton frère. »
Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mettre à mort. Mais elle n'y arrivait pas
parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l'avait entendu, il était très embarrassé, et pourtant, il aimait l'entendre.
Cependant, une occasion favorable se présenta lorsque Hérode, pour son anniversaire, donna un banquet à ses dignitaires, aux chefs de l'armée et aux notables de la Galilée.
La fille d'Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi tout ce que tu veux, je te le donnerai. »
Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c'est la moitié de mon royaume. »
Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu'est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean le Baptiste. »
Aussitôt la jeune fille s'empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean Baptiste. »
Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment fait devant les convives, il ne voulut pas lui opposer un refus.
Aussitôt il envoya un garde avec l'ordre d'apporter la tête de Jean. Le garde s'en alla, et le décapita dans la prison.
Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
Lorsque les disciples de Jean apprirent cela, ils vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr
Exhortation au martyre, 13 ; CSEL 3, 346 (trad. bréviaire 14/10)
Jean Baptiste, martyr pour la vérité
« Il n'y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps
présent et la gloire que Dieu va bientôt révéler en nous » (Rm 8,18). Qui
donc ne travaillerait pas de toutes les façons possibles à obtenir une
telle gloire pour devenir l'ami de Dieu, se réjouir aussitôt en compagnie
de Jésus Christ, et recevoir les récompenses divines après les tourments et
les supplices de cette terre ? Pour les soldats de ce monde, il est
glorieux de rentrer triomphalement dans leur patrie après avoir vaincu
l'ennemi. N'est-ce pas une gloire bien supérieure de revenir
triomphalement, après avoir vaincu le démon, au paradis d'où Adam avait été
chassé à cause de son péché ? D'y rapporter le trophée de la victoire après
avoir abattu celui qui l'avait trompé ? D'offrir à Dieu comme un butin
magnifique une foi intacte, un courage spirituel sans défaillance, un
dévouement digne d'éloges ?... De devenir cohéritier du Christ, d'être
égalé aux anges, de jouir avec bonheur du royaume céleste avec les
patriarches, les apôtres, les prophètes ? Quelle persécution peut vaincre
de telles pensées qui peuvent nous aider à surmonter les supplices ?...
La terre nous emprisonne par ses persécutions, mais le ciel reste
ouvert... Quel honneur et quelle sécurité de sortir de ce monde avec joie,
d'en sortir glorieux en traversant les épreuves et les souffrances ! De
fermer un instant les yeux qui voyaient les hommes et le monde, pour les
rouvrir aussitôt afin de voir Dieu et le Christ !... Si la persécution
assaille un soldat ainsi préparé, elle ne pourra pas vaincre son courage.
Même si nous sommes appelés au ciel avant la lutte, la foi qui s'était
préparée ainsi ne sera pas sans récompense... Dans la persécution Dieu
couronne ses soldats ; dans la paix il couronne la bonne conscience.
Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org
02 février 2012
Evangile du jour
jeudi 02 février 2012
Présentation du Seigneur, fête
St Théophane Vénard, martyr ( 1861)
Commentaire du jour
Adam de Perseigne : « Voici le Seigneur Dieu qui vient avec puissance ; il vient illuminer notre regard » (Is 35,4-5 ; antienne d'ouverture)
Les lectures du jour
Lc 2,22-40.
Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,
selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.
Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C'était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui.
L'Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Messie du Seigneur.
Poussé par l'Esprit, Syméon vint au Temple. Les parents y entraient avec l'enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient.
Syméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu ton salut,
que tu as préparé à la face de tous les peuples :
lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple. »
Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qu'on disait de lui.
Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division.
- Et toi-même, ton cur sera transpercé par une épée. - Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre. »
Il y avait là une femme qui était prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d'Aser.
Demeurée veuve après sept ans de mariage, elle avait atteint l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s'éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.
S'approchant d'eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
Lorsqu'ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L'enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Adam de Perseigne (? -1221), abbé cistercien
Sermon 4 pour la Purification (trad. cf En Calcat)
« Voici le Seigneur Dieu qui vient avec puissance ; il vient illuminer notre regard » (Is 35,4-5 ; antienne d'ouverture)
Le Père des lumières (Jc 1,17) invite les fils de la lumière (Lc
16,18) à célébrer cette fête de lumière : « Approchez-vous de lui et soyez
inondés de clarté », dit le psaume (33,6). De fait, « celui qui habite une
lumière inaccessible » (1Tm 6,16) a daigné se rendre accessible ; il s'est
abaissé dans la nuée de la chair pour que le faible et le petit puissent
monter jusqu'à lui. Quelle descente de miséricorde ! « Il a incliné les
cieux », c'est-à-dire les sommets de la divinité, « et il est descendu » en
devenant présent dans la chair, « et un nuage obscur était sous ses pieds »
(Ps 17,10)...
Obscurité nécessaire pour nous rendre la lumière ! La lumière
véritable s'est cachée sous le nuage de la chair, (cf Ex 13,21) nuage
obscur par sa ressemblance avec « notre condition humaine de pécheurs » (Rm
8,3)... Puisque la vraie Lumière a fait de la chair sa cachette, nous qui
sommes des êtres de chair, approchons-nous du Verbe fait chair...pour
apprendre à passer peu à peu de la chair à l'esprit. Approchons-nous
maintenant, car aujourd'hui un soleil nouveau brille plus qu'à l'ordinaire.
Jusque-là il était enfermé à Bethléem dans l'étroitesse d'une crèche et
connu de bien peu de monde, mais aujourd'hui, à Jérusalem, il est présenté
devant un grand nombre dans le Temple du Seigneur... Aujourd'hui, le Soleil
s'élance pour irradier le monde entier...
Si seulement mon âme pouvait brûler du désir qui enflammait Syméon,
pour que je mérite d'être le porteur d'une si grande lumière ! Mais si
l'âme n'a pas été d'abord purifiée de ses fautes, elle ne pourra pas aller
« à la rencontre du Christ sur les nuées » de la vraie liberté (1Th
4,17)... Alors seulement elle pourra jouir avec Syméon de la lumière
véritable et, comme lui, partir en paix.
Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org
01 février 2012
Evangile du jour
mercredi 01 février 2012
Le mercredi de la 4e semaine du temps ordinaire
Bx Guillaume Repin et ses compagnons, martyr (+ 1793-1794)
Commentaire du jour
Saint José Maria Escriva de Balaguer : « N'est-il pas le charpentier ? »
Les lectures du jour
Mc 6,1-6.
Jésus est parti pour son pays, et ses disciples le suivent.
Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. Les nombreux auditeurs, frappés d'étonnement, disaient : « D'où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ?
N'est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses surs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à cause de lui.
Jésus leur disait : « Un prophète n'est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison. »
Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains.
Il s'étonna de leur manque de foi. Alors il parcourait les villages d'alentour en enseignant.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint José Maria Escriva de Balaguer (1902-1975), prêtre, fondateur
Homélie du 19/03/63 in Es Cristo que pasa (trad. Quand le Christ passe, Laurier 1989, p. 106)
« N'est-il pas le charpentier ? »
Joseph a aimé Jésus comme un père son fils, et il a pris soin de lui,
en lui donnant ce qu'il avait de meilleur. Joseph s'est occupé de cet
enfant comme il lui avait été ordonné et a fait de Jésus un artisan en lui
transmettant son métier. C'est pourquoi les voisins de Nazareth parlaient
de Jésus en l'appelant indistinctement « charpentier » ou « le fils du
charpentier » (Mt 13,55)...
Jésus devait ressembler à Joseph, par les traits de son caractère,
par sa façon de travailler et de parler. Son réalisme, son esprit
d'observation, sa manière de s'asseoir à table et de partager le pain, son
goût pour exposer la doctrine d'une manière concrète, en prenant pour
exemple les choses de la vie ordinaire, reflètent ce qu'ont été l'enfance
et la jeunesse de Jésus, ce qu'ont été par conséquent ses rapports avec
Joseph. Quelle profondeur dans ce mystère ! Ce Jésus qui est un homme, qui
parle avec l'accent d'une région déterminée d'Israël, qui ressemble à un
artisan nommé Joseph, est bien le Fils de Dieu. Et qui peut apprendre
quelque chose à Dieu ? Cependant il est vraiment homme, et sa vie est
normale : un enfant d'abord, un jeune homme ensuite, qui aide dans
l'atelier de Joseph, et enfin un homme mûr, dans la plénitude de l'âge : «
Jésus grandissait en sagesse et en grâce devant Dieu et devant les hommes »
(Lc 2,52).
Joseph a été, sur le plan humain, le maître de Jésus. Il l'a entouré,
jour après jour, d'une affection délicate ; il a pris soin de lui avec une
abnégation joyeuse. N'est-ce pas là une bonne raison pour considérer cet
homme juste (Mt 1,19), ce saint patriarche, en qui culmine la foi de
l'Ancienne Alliance, comme un maître de vie intérieure ?
Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org
31 janvier 2012
Evangile du jour
mardi 31 janvier 2012
Le mardi de la 4e semaine du temps ordinaire
St Jean Bosco, prêtre (1815-1888) - Mémoire, St François-Xavier Bianchi, prêtre (1743-1815)
Commentaire du jour
Bienheureux Jean-Paul II : « L'enfant n'est pas morte : elle dort »
Les lectures du jour
Mc 5,21-43.
Jésus regagna en barque l'autre rive, et une grande foule s'assembla autour de lui. Il était au bord du lac.
Arrive un chef de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds
et le supplie instamment : « Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu'elle soit sauvée et qu'elle vive. »
Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu'elle l'écrasait.
Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans... -
Elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans aucune amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré -. . .
cette femme donc, ayant appris ce qu'on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement.
Car elle se disait : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. »
A l'instant, l'hémorragie s'arrêta, et elle ressentit dans son corps qu'elle était guérie de son mal.
Aussitôt Jésus se rendit compte qu'une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? »
Ses disciples lui répondaient : « Tu vois bien la foule qui t'écrase, et tu demandes : 'Qui m'a touché ? ' »
Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait ce geste.
Alors la femme, craintive et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
Mais Jésus reprit : « Ma fille, ta foi t'a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. »
Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre pour annoncer à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. A quoi bon déranger encore le Maître ? »
Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de la synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. »
Il ne laissa personne l'accompagner, sinon Pierre, Jacques, et Jean son frère.
Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l'agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L'enfant n'est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l'enfant, et ceux qui l'accompagnent. Puis il pénètre là où reposait la jeune fille.
Il saisit la main de l'enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! »
Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher - elle avait douze ans. Ils en furent complètement bouleversés.
Mais Jésus leur recommanda avec insistance que personne ne le sache ; puis il leur dit de la faire manger.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Bienheureux Jean-Paul II
Discours aux jeunes du Chili, 02/04/1987 (trad. DC n°1939, p. 481)
« L'enfant n'est pas morte : elle dort »
Chers jeunes, l'avenir dépend de vous ; de vous dépendent
l'achèvement de ce millénaire et le commencement du nouveau. Ne soyez donc
pas passifs : assumez vos responsabilités dans tous les domaines qui
s'ouvrent à vous dans notre monde... Prenez vos responsabilités ! « Soyez
prêts », animés par la foi dans le Seigneur, « à rendre compte de
l'espérance qui est en vous » (1P 3,15)... Quel est le motif de votre
confiance ? Votre foi, la reconnaissance et l'acceptation de l'immense
amour que Dieu montre continuellement pour les hommes... Jésus Christ « le
même hier et aujourd'hui et pour l'éternité » (He 13,8) continue à montrer
aux jeunes le même amour que décrit l'Évangile quand il rencontre un ou une
jeune.
Ainsi nous pouvons contempler la résurrection de la fille de Jaïre,
qui « avait douze ans »... Jaïre expose sa peine au Maître avec franchise ;
avec insistance, il supplie son cur : « Ma fille est près de mourir ;
viens lui imposer les mains pour qu'elle guérisse et qu'elle vive ». «
Jésus s'en alla avec lui. » Le cur du Christ, qui s'émeut devant la
douleur humaine de cet homme et de sa fille, ne demeure pas indifférent
devant nos souffrances. Le Christ nous écoute toujours, mais il nous
demande de recourir à lui avec foi... Tous les gestes et toutes les paroles
du Seigneur expriment cet amour.
Je voudrais m'arrêter particulièrement sur les paroles recueillies
des lèvres mêmes de Jésus : « L'enfant n'est pas morte : elle dort ». Ces
paroles profondément révélatrices m'incitent à penser à la mystérieuse
présence du Seigneur de la vie dans un monde qui semble avoir succombé à
l'impulsion éhontée de la haine, de la violence et de l'injustice. Mais
non, ce monde, qui est le vôtre, n'est pas mort, mais il dort. Dans votre
cur, chers jeunes, on perçoit le battement fort de la vie, de l'amour de
Dieu. La jeunesse n'est pas morte quand elle est proche du Maître. Oui,
quand elle est proche de Jésus : vous êtes tous proches de Jésus. Écoutez
toutes ses paroles, toutes les paroles, tout. Jeune, aime Jésus, cherche
Jésus. Rencontre Jésus.
Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org
30 janvier 2012
Evangile du jour
lundi 30 janvier 2012
Le lundi de la 4e semaine du temps ordinaire
St Mutien-Marie, religieux (1841-1917), Ste Martine, vierge et martyre (+ 226)
Commentaire du jour
Bienheureux Charles de Foucauld : « Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui. Il n'y consentit pas »
Les lectures du jour
Mc 5,1-20.
Jésus et ses disciples arrivèrent sur l'autre rive du lac, dans le pays de Géraséniens.
Comme Jésus descendait de la barque, aussitôt un homme possédé d'un esprit mauvais sortit du cimetière à sa rencontre ;
il habitait dans les tombeaux et personne ne pouvait plus l'attacher, même avec une chaîne ;
en effet on l'avait souvent attaché avec des fers aux pieds et des chaînes, mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers, et personne ne pouvait le maîtriser.
Sans arrêt, nuit et jour, il était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres.
Voyant Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui et cria de toutes ses forces :
« Que me veux-tu, Jésus, Fils du Dieu très-haut ? Je t'adjure par Dieu, ne me fais pas souffrir ! »
Jésus lui disait en effet : « Esprit mauvais, sors de cet homme ! »
Et il lui demandait : « Quel est ton nom ? » L'homme lui répond : « Je m'appelle Légion, car nous sommes beaucoup. »
Et ils suppliaient Jésus avec insistance de ne pas les chasser en dehors du pays.
Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture.
Alors, les esprits mauvais supplièrent Jésus : « Envoie-nous vers ces porcs, et nous entrerons en eux. »
Il le leur permit. Alors ils sortirent de l'homme et entrèrent dans les porcs. Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer : il y avait environ deux mille porcs, et ils s'étouffaient dans la mer.
Ceux qui les gardaient prirent la fuite, ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne, et les gens vinrent voir ce qui s'était passé.
Arrivés auprès de Jésus, ils voient le possédé assis, habillé, et devenu raisonnable, lui qui avait eu la légion de démons, et ils furent saisis de crainte.
Les témoins leur racontèrent l'aventure du possédé et l'affaire des porcs.
Alors ils se mirent à supplier Jésus de partir de leur région.
Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui.
Il n'y consentit pas, mais il lui dit : « Rentre chez toi, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde. »
Alors cet homme s'en alla, il se mit à proclamer dans la région de la Décapole tout ce que Jésus avait fait pour lui, et tout le monde était dans l'admiration.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara
Méditations sur les évangiles, n°194 (uvres Spirituelles, Seuil 1958, p. 214)
« Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui. Il n'y consentit pas »
La vraie, la seule perfection, ce n'est pas de mener tel ou tel genre
de vie, c'est de faire la volonté de Dieu ; c'est de mener le genre de vie
que Dieu veut, où il veut, et de le mener comme il l'aurait mené lui-même.
Lorsqu'il nous laisse le choix à nous-mêmes, alors oui, cherchons à le
suivre pas à pas le plus exactement possible, à partager sa vie telle
qu'elle a été, comme l'ont fait ses apôtres pendant sa vie et après sa mort
: l'amour nous pousse à cette imitation. Si Dieu nous laisse ce choix,
cette liberté, c'est précisément parce qu'il veut que nous tendions nos
voiles au vent du pur amour et que, poussés par lui, nous « courions à sa
suite à l'odeur de ses parfums » (Ct 1,4 LXX) dans une exacte imitation,
comme saint Pierre et saint Paul...
Et si un jour Dieu veut nous tirer, ou pour un temps ou pour
toujours, de cette voie si belle et si parfaite, ne nous troublons ni ne
nous étonnons pas. Ses desseins sont impénétrables : il peut faire pour
nous, au milieu ou à la fin de la carrière, ce qu'il a fait pour le
Gérasénien aux débuts. Obéissons, faisons sa volonté..., allons où il
voudra, menons le genre de vie que sa volonté nous désignera. Mais partout
rapprochons-nous de lui de toutes nos forces et soyons dans tous les états,
dans toutes les conditions, comme lui-même y aurait été, s'y serait
conduit, si la volonté de son Père l'y avait mis comme elle nous y met.
Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org
29 janvier 2012
Evangile du jour
dimanche 29 janvier 2012
Quatrième dimanche du temps ordinaire
St Gildas le Sage, prêtre (+ 570), St Sulpice Sévère (IVe siècle)
Commentaire du jour
Saint Jérôme : « Voilà un enseignement nouveau »
Les lectures du jour
Mc 1,21-28.
Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.
On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes.
Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier :
« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. »
Jésus l'interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme. »
L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri.
Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient : « Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. »
Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Marc, 2 ; PLS 2, 125s (trad. DDB 1986, p. 49)
« Voilà un enseignement nouveau »
« Le secouant avec violence, l'esprit impur sortit de lui en
poussant un grand cri. » C'est là sa façon d'exprimer sa douleur : en le
secouant avec violence. Puisqu'il ne pouvait pas altérer l'âme de l'homme,
le démon a exercé sa violence sur son corps. Ces manifestations physiques
étaient d'ailleurs le seul moyen à sa disposition pour signifier qu'il
était en train de sortir. L'esprit pur ayant manifesté sa présence,
l'esprit impur bat en retraite... « Tous furent saisis de frayeur et
s'interrogeaient : ' Qu'est-ce que cela veut dire ? ' » Regardons les Actes
des Apôtres et les signes que les premiers prophètes ont donnés. Que disent
les magiciens du Pharaon face aux prodiges de Moïse ? « C'est le doigt de
Dieu » (Ex 8,15). C'est Moïse qui les accomplit, mais ils reconnaissent la
puissance d'un autre. Plus tard, les apôtres ont fait d'autres prodiges : «
Au nom de Jésus, lève-toi et marche ! » (Ac 3,6) ; « Et Paul ordonna à
l'esprit de sortir de cette femme au nom de Jésus Christ » (Ac 16,18). Le
nom de Jésus est toujours cité. Mais ici, que dit-il lui-même ? « Sors de
cet homme », sans autre précision. C'est en son nom propre qu'il donne
l'ordre à l'esprit de sortir. « Tous furent saisis de frayeur et
s'interrogeaient : ' Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement
nouveau. ' » L'expulsion du démon n'avait en soi rien de nouveau : les
exorcistes des Hébreux le faisaient couramment. Mais que dit Jésus ? Quel
est cet enseignement nouveau ? Où donc est la nouveauté ? C'est qu'il
commande par sa propre autorité aux esprits impurs. Il ne cite personne
d'autre : il donne lui-même les ordres ; il ne parle pas au nom d'un autre,
mais de sa propre autorité.
Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org
28 janvier 2012
Evangile du jour
samedi 28 janvier 2012
Le samedi de la 3e semaine du temps ordinaire
St Thomas d'Aquin, prêtre, Dominicain, docteur de l'Eglise (1225-1274) - Mémoire, St Pierre Nolasque, prêtre (1189-1256)
Commentaire du jour
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus : « Jésus dormait sur le coussin à l'arrière »
Les lectures du jour
Mc 4,35-41.
Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule en paraboles. Le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l'autre rive. »
Quittant la foule, ils emmènent Jésus dans la barque, comme il était ; et d'autres barques le suivaient.
Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait d'eau.
Lui dormait sur le coussin à l'arrière. Ses compagnons le réveillent et lui crient : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? »
Réveillé, il interpelle le vent avec vivacité et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme.
Jésus leur dit : « Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n'ayez pas la foi ? »
Saisis d'une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), carmélite, docteur de l'Église
Manuscrit autobiographique A, 75 v° - 76 r°
« Jésus dormait sur le coussin à l'arrière »
J'aurais dû, ma Mère chérie, vous parler de la retraite qui précéda
ma profession. Elle fut loin de m'apporter des consolations ; l'aridité la
plus absolue et presque l'abandon furent mon partage. Jésus dormait comme
toujours dans ma petite nacelle ; ah, je vois bien que rarement les âmes le
laissent dormir tranquillement en elles. Jésus est si fatigué de toujours
faire des frais et des avances qu'il s'empresse de profiter du repos que je
lui offre. Il ne se réveillera pas sans doute avant ma grande retraite de
l'éternité, mais au lieu de me faire de la peine cela me fait un extrême
plaisir. Vraiment je suis loin d'être une sainte, rien que cela en est
une preuve. Je devrais, au lieu de me réjouir de ma sécheresse, l'attribuer
à mon peu de ferveur et de fidélité, je devrais me désoler de dormir
(depuis sept ans) pendant mes oraisons et mes actions de grâces. Eh bien,
je ne me désole pas : je pense que les petits enfants plaisent autant à
leurs parents lorsqu'ils dorment que lorsqu'ils sont éveillés ; je pense
que pour faire des opérations, les médecins endorment leurs malades. Enfin
je pense que « Le Seigneur voit notre fragilité, qu'il se souvient que nous
ne sommes que poussière » (Ps 102,14). Ma retraite de profession fut
donc, comme toutes celles qui la suivirent, une retraite de grande aridité.
Cependant, le Bon Dieu me montrait clairement, sans que je m'en aperçoive,
le moyen de lui plaire et de pratiquer les plus sublimes vertus. J'ai
remarqué bien des fois que Jésus ne veut pas me donner de provisions : il
me nourrit à chaque instant d'une nourriture toute nouvelle ; je la trouve
en moi sans savoir comment elle y est. Je crois tout simplement que c'est
Jésus lui-même caché au fond de mon pauvre petit cur qui me fait la grâce
d'agir en moi et me fait penser tout ce qu'il veut que je fasse au moment
présent.
Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org
27 janvier 2012
Evangile du jour
vendredi 27 janvier 2012
Le vendredi de la 3e semaine du temps ordinaire
Ste Angèle Merici, fondatrice des Ursulines (+ 1540)
Commentaire du jour
Saint Ambroise : Le Christ semé en terre
Les lectures du jour
Mc 4,26-34.
Parlant à la foule en paraboles, Jésus disait : « Il en est du règne de Dieu comme d'un homme qui jette le grain dans son champ :
nuit et jour, qu'il dorme ou qu'il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment.
D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, enfin du blé plein l'épi.
Et dès que le grain le permet, on y met la faucille, car c'est le temps de la moisson. »
Il disait encore : « A quoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole allons-nous le représenter ?
Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde.
Mais quand on l'a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »
Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de la comprendre.
Il ne leur disait rien sans employer de paraboles, mais en particulier, il expliquait tout à ses disciples.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire de l'évangile de Luc, VII, 179-182 ; SC 52 (trad SC p. 75 rev.)
Le Christ semé en terre
C'est dans un jardin que le Christ a été arrêté et enseveli ; il a
grandi dans ce jardin, il y est même ressuscité. Et ainsi il est devenu un
arbre... Donc vous aussi, semez le Christ dans votre jardin... Avec le
Christ, broyez la graine de moutarde, pressez-la et semez la foi. La foi
est pressée quand nous croyons au Christ crucifié. Paul a pressé la foi
quand il disait : « Je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu
avec le prestige du langage humain ou de la sagesse. Parmi vous, je n'ai
rien voulu connaître d'autre que Jésus Christ, ce Messie crucifié » (1Co
2,1-2)... Or nous semons la foi quand d'après l'Évangile ou les lectures
des apôtres et des prophètes nous croyons à la Passion du Seigneur ; nous
semons la foi lorsque nous la couvrons en quelque sorte du terrain labouré
et ameubli de la chair du Seigneur... Quiconque en effet a cru que le Fils
de Dieu s'est fait homme croit qu'il est mort pour nous et croit qu'il est
ressuscité pour nous. Je sème donc la foi quand je plante la sépulture du
Christ au milieu de mon jardin.
Vous voulez savoir que le Christ est une graine et que c'est lui qui
est semé ? « Tant que le grain de blé ne tombe pas en terre pour y mourir,
il demeure seul ; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruits » (Jn
12,24)... C'est le Christ lui-même qui le dit. Donc il est à la fois grain
de blé, parce qu'il « fortifie le cur de l'homme » (Ps 103,15), et graine
de moutarde, parce qu'il réchauffe le cur de l'homme... Il est grain de
blé quand il est question de sa résurrection, parce que la parole de Dieu
et la preuve de sa résurrection nourrissent les âmes, augmentent
l'espérance, affermissent l'amour - car le Christ est « le pain de Dieu
descendu du ciel » (Jn 6,33). Et il est graine de moutarde, parce qu'il y a
plus d'amertume et d'aigreur à parler de la Passion du Seigneur.
Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org
26 janvier 2012
Evangile du jour
jeudi 26 janvier 2012
Mémoire des Sts Timothée et Tite, évêques, compagnons de saint Paul
St Timothée, Evêque, compagnon de St. Paul - Mémoire, St Tite, Evêque et compagnon de St. Paul - Mémoire (1er s.)
Commentaire du jour
Saint Cyrille de Jérusalem : Timothée et Tite répandent la foi des apôtres à travers le monde
Les lectures du jour
Lc 10,1-9.
Parmi ses disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller.
Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson.
Allez ! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route.
Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord : 'Paix à cette maison. '
S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous.
Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira ; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira.
Là, guérissez les malades, et dites aux habitants : 'Le règne de Dieu est tout proche de vous. '
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Cyrille de Jérusalem (313-350), évêque de Jérusalem et docteur de l'Église
Catéchèses en vue du baptême n°18, § 23-25 (trad. bréviaire 17e merc. rev.)
Timothée et Tite répandent la foi des apôtres à travers le monde
L'Église est appelée catholique (ou universelle) parce qu'elle existe
dans le monde entier, d'une extrémité à l'autre de la terre, et parce
qu'elle enseigne de façon universelle et sans défaillance toutes les
doctrines que les hommes ont besoin de connaître, sur les réalités visibles
et invisibles, célestes et terrestres. En outre, elle est appelée
catholique parce qu'elle soumet à la vraie religion tout le genre humain,
chefs et sujets, savants et ignorants, parce qu'elle soigne et guérit
universellement toutes les sortes de péchés, commis par l'âme et par le
corps, enfin parce qu'elle possède en elle toutes les sortes de vertus, en
actions ou en paroles, quel que soit leur nom, et toutes les diverses
sortes de dons spirituels.
Ce nom d'Église -- qui veut dire convocation -- lui convient tout à
fait parce qu'elle convoque et rassemble tous les hommes, ainsi que le
Seigneur ordonne dans le Lévitique : « Convoque toute la communauté à
l'entrée de la Tente du Témoignage » (Lv 8,3)... Et dans le Deutéronome,
Dieu dit à Moïse : « Convoque devant moi le peuple, et qu'ils entendent mes
paroles » (4,10)... Le psalmiste dit aussi : « Je te rendrai grâce dans la
grande assemblée, dans un peuple nombreux je te louerai » (34,18)...
Mais dans la suite le Sauveur a institué, à partir des nations
païennes, une seconde assemblée : notre sainte Église, celle des chrétiens,
celle dont il a dit à Pierre : « Et sur cette pierre je bâtirai mon Église,
et la puissance de la mort ne l'emportera pas sur elle » (Mt 16,18)...
Lorsque la première assemblée qui était en Judée a été détruite, les
Églises du Christ se sont multipliées par toute la terre. C'est d'elles
que parlent les psaumes lorsqu'ils disent : « Chantez au Seigneur un
cantique nouveau, sa louange est dans l'assemblée des saints » (149,1)...
C'est de la même Église sainte et catholique que Paul écrit à Timothée : «
Tu dois savoir comment te comporter dans la maison de Dieu, sa communauté,
l'Église du Dieu vivant, qui est le pilier et le soutien de la vérité »
(1Tm 3,15).
Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org