23 juin 2009

Evangile du jour

mardi 23 juin 2009
Le mardi de la 12e semaine du Temps Ordinaire

Bse Christine de Stommelen (+ 1312), Sainte Audrey (Morte en 679)



Commentaire du jour
Saint Clément de Rome : « Le chemin qui conduit à la vie »

Les lectures du jour

Mt 7,6.12-14.
Ce qui est sacré, ne le donnez pas aux chiens ; vos perles, ne les jetez
pas aux cochons, pour éviter qu'ils les piétinent puis se retournent pour
vous déchirer.
Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le
pour eux, vous aussi, voilà ce que dit toute l'Écriture : la Loi et les
Prophètes.
« Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le
chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s'y
engagent.
Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à
la vie ; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Clément de Rome, pape de 90 à 100 environ
Lettre aux Corinthiens, § 36-38 (trad. bréviaire)

« Le chemin qui conduit à la vie »

Voici quel est le chemin, mes bien-aimés, par lequel nous avons
trouvé le salut : Jésus Christ, le grand prêtre qui présente nos offrandes,
le protecteur et le soutien de notre faiblesse (He 10,20; 7,27; 4,15). Par
lui nous fixons nos regards sur les hauteurs des cieux ; par lui nous
contemplons comme dans un miroir le visage pur et sublime du Père ; par lui
se sont ouverts les yeux de notre coeur ; par lui notre intelligence bornée
et ténébreuse s'épanouit à la lumière ; par lui, le Maître a voulu nous
faire goûter la connaissance immortelle, lui qui est « lumière éclatante de
la gloire du Père..., placé bien au-dessus des anges, car il possède par
héritage un nom bien plus grand que les leurs » (He 1,3-4)...
Considérons notre corps : la tête n'est rien sans les pieds, et de même
les pieds ne sont rien sans la tête. Les moindres de nos membres sont
nécessaires et bienfaisants pour le corps entier ; et même, tous servent le
salut du corps entier en collaborant dans une soumission qui les unifie
(1Co 12,12s). Assurons donc le salut du corps entier que nous formons dans
le Christ Jésus, et que chacun se soumette à son prochain, selon le
charisme que celui-ci a reçu. Que le fort se préoccupe du faible, que le
faible respecte le fort ; que le riche subventionne le pauvre, que le
pauvre rende grâce à Dieu qui lui a donné quelqu'un pour compenser son
indigence. Que le sage montre sa sagesse non par des paroles, mais par de
bonnes actions ; que l'humble ne se rende pas témoignage à lui-même, mais
qu'il en laisse le soin à un autre. Que celui qui est chaste dans sa chair
ne s'en vante pas, sachant que c'est un autre qui lui accorde la
continence. Songeons donc, mes frères, de quelle matière
nous sommes nés ; qu'étions-nous donc, quand nous sommes entrés dans le
monde ? A partir de quel tombeau, de quelle obscurité, celui qui nous a
façonnés et créés nous a-t-il introduits dans ce monde qui lui appartient ?
Car il avait préparé ses bienfaits avant même notre naissance. Puisque nous
tenons de lui tout cela, nous devons lui rendre grâce pour tout.




Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org


--------------------------------------------
* Le financement du fonctionnement et du développement dans de nouvelles
langues de l'Evangile au Quotidien n'est assuré que par votre soutien
généreux. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse
ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
--------------------------------------------
L'Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH - 67000 STRASBOURG - FRANCE
--------------------------------------------

22 juin 2009

Evangile du jour

lundi 22 juin 2009
Le lundi de la 12e semaine du Temps Ordinaire

Saint Thomas More (+ 1535), Saint Paulin de Nole, évêque (+ 431)



Commentaire du jour
Imitation de Jésus-Christ : « La poutre qui est dans ton oeil, tu ne la remarques pas ? »

Les lectures du jour

Mt 7,1-5.
« Ne jugez pas, pour ne pas être jugés ;
le jugement que vous portez contre les autres sera porté aussi contre vous
; la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous.
Qu'as-tu à regarder la paille dans l'oeil de ton frère, alors que la poutre
qui est dans ton oeil, tu ne la remarques pas ?
Comment vas-tu dire à ton frère : 'Laisse moi retirer la paille de ton
oeil', alors qu'il y a une poutre dans ton oeil à toi ?
Esprit faux ! Enlève d'abord la poutre de ton oeil, alors tu verras clair
pour retirer la paille qui est dans l'oeil de ton frère.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Imitation de Jésus-Christ, traité spirituel du 15ème siècle
Livre II, ch. 2 et 3

« La poutre qui est dans ton oeil, tu ne la remarques pas ? »

      Quand un homme reconnaît humblement ses défauts, il apaise facilement
les autres et n'a pas de peine à satisfaire ceux qui sont en colère contre
lui.
      L'humble, Dieu le protège et le délivre ; l'humble, Dieu l'aime et le
console ; vers l'homme qui est humble, il se penche ; à l'humble, il
accorde largement sa grâce en abondance, il le tire de l'humiliation et
l'élève à la gloire.
      A l'humble il dévoile ses secrets, il l'attire doucement à lui et
l'invite.

      L'humble, victime d'un affront, ne laisse pas d'être en paix, parce
qu'il fait fond sur Dieu et non sur le monde...
      Commence par te tenir dans la paix et alors tu pourras la donner aux
autres.
      L'homme pacifique est d'une plus grande utilité que l'homme fort
instruit.
      L'homme passionné change le bien en mal et croit facilement le mal.
L'homme bon et pacifique tourne tout au bien.

      Celui qui est bien en paix ne soupçonne personne.
      Celui, au contraire, qui est mécontent et dans le trouble est agité
de différents soupçons ; il n'est point tranquille lui-même et ne permet
pas aux autres de vivre dans la tranquillité. Souvent, il dit ce qu'il ne
devrait pas dire et omet ce qu'il lui importerait plutôt de faire. Il a
égard aux obligations des autres et néglige ses propres obligations.
      Commence donc à exercer ton zèle sur toi-même et alors tu pourras
avec justice l'employer aussi à l'égard de ton prochain.





Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org


--------------------------------------------
* Le financement du fonctionnement et du développement dans de nouvelles
langues de l'Evangile au Quotidien n'est assuré que par votre soutien
généreux. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse
ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
--------------------------------------------
L'Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH - 67000 STRASBOURG - FRANCE
--------------------------------------------

21 juin 2009

Evangile du jour

dimanche 21 juin 2009
Douzième dimanche du temps ordinaire

St Louis de Gonzague, jésuite et confesseur (+ 1591)



Commentaire du jour
Catéchisme de l'Eglise Catholique : « Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

Les lectures du jour

Mc 4,35-41.
Ce jour-là, le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l'autre
rive. »
Quittant la foule, ils emmènent Jésus dans la barque, comme il était ; et
d'autres barques le suivaient.
Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si
bien que déjà elle se remplissait d'eau.
Lui dormait sur le coussin à l'arrière. Ses compagnons le réveillent et lui
crient : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? »
Réveillé, il interpelle le vent avec vivacité et dit à la mer : « Silence,
tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme.
Jésus leur dit : « Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n'ayez
pas la foi ? »
Saisis d'une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc,
pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Catéchisme de l'Eglise Catholique
§ 280, 288-292

« Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

La création est le fondement de « tous les desseins salvifiques de
Dieu », « le commencement de l'histoire du salut » qui culmine dans le
Christ. Inversement, le mystère du Christ est la lumière décisive sur le
mystère de la création ; il révèle la fin en vue de laquelle « au
commencement, Dieu créa le ciel et la terre » (Gn 1,1) ; dès le
commencement, Dieu avait en vue la gloire de la nouvelle création dans le
Christ (Rm 8,18-23)... La révélation de la création est
inséparable de la révélation et de la réalisation de l'alliance de Dieu,
l'Unique, avec son peuple. La création est révélée comme le premier pas
vers cette alliance, comme le premier et universel témoignage de l'amour
tout-puissant de Dieu... « Au commencement, Dieu créa le
ciel et la terre »... « Au commencement était le Verbe...et le Verbe était
Dieu... Tout a été fait par lui et sans lui rien n'a été fait » (Jn 1,1-3).
Le Nouveau Testament révèle que Dieu a tout créé par le Verbe éternel, son
Fils bien-aimé. C'est en lui « qu'ont été créées toutes choses, dans les
cieux et sur la terre...; tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant
toute chose et tout subsiste en lui » (Col 1,16-17). La foi de l'Eglise
affirme de même l'action créatrice de l'Esprit Saint : il est le « donateur
de vie », « l'Esprit Créateur », la « Source de tout bien ». Insinuée dans
l'Ancien Testament, révélée dans la Nouvelle Alliance, l'action créatrice
du Fils et de l'Esprit, inséparablement une avec celle du Père, est
clairement affirmée par la règle de foi de l'Eglise : « Il n'existe qu'un
seul Dieu...: il est le Père, il est Dieu, il est le Créateur, il est
l'Auteur, il est l'Ordonnateur. Il a fait toutes choses par lui-même,
c'est-à-dire par son Verbe et par sa Sagesse », « par le Fils et l'Esprit »
qui sont comme « ses mains » (saint Irénée). La création est l'oeuvre
commune de la Sainte Trinité.




Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org


--------------------------------------------
* Le financement du fonctionnement et du développement dans de nouvelles
langues de l'Evangile au Quotidien n'est assuré que par votre soutien
généreux. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse
ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
--------------------------------------------
L'Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH - 67000 STRASBOURG - FRANCE
--------------------------------------------

20 juin 2009

Evangile du jour

samedi 20 juin 2009
Mémoire du Coeur immaculé de Marie

Coeur immaculé de Marie
Saint Silvère, pape et martyr (536-537 ; + vers 538), Nicolas Cabasilas (+ 1391)



Commentaire du jour
Saint Maximilien Kolbe : « Voici ta mère » (Jn 19,27)

Les lectures du jour

Lc 2,41-51.
Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la
Pâque.
Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume.
Comme ils s'en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à
Jérusalem sans que ses parents s'en aperçoivent.
Pensant qu'il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée
de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher.
C'est au bout de trois jours qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au
milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des
questions,
et tous ceux qui l'entendaient s'extasiaient sur son intelligence et sur
ses réponses.
En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit : « Mon
enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en
te cherchant, ton père et moi ! »
Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m'ayez cherché ? Ne le
saviez-vous pas ? C'est chez mon Père que je dois être. »
Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait.
Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis. Sa
mère gardait dans son coeur tous ces événements.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Maximilien Kolbe (1894-1941), franciscain, martyr
Conférences du 5/7/1936, 3 et 4/9/1937, 14/5/1936 (trad. Entretiens spirituels inédits, Lethieulleux 1974, p. 88)

« Voici ta mère » (Jn 19,27)

Efforçons-nous d'aimer le Seigneur Jésus avec le coeur de
l'Immaculée, de le recevoir avec son coeur, de le louer avec ses attitudes
à elle, de réparer, remercier, même si nous ne le comprenons pas, cependant
c'est la réalité. C'est par son coeur, par ses attitudes que nous louons le
Seigneur Jésus. Si vraiment c'est elle qui aime et glorifie Jésus par nous,
alors nous sommes ses instruments. Elle seule va nous
apprendre comment aimer le Seigneur Jésus, bien mieux, sans comparaison,
que tous les livres et tous les maîtres. Elle nous apprend à l'aimer comme
elle l'aime. Et tout notre effort doit tendre à ce qu'elle seule aime le
Seigneur Jésus avec notre coeur. Seule l'âme possédée par
l'amour de Dieu retire d'elle tout ce qui l'encombre. Tout se concentre sur
l'amour de Dieu. Et maintenant qui donc aime plus Jésus pauvre et crucifié,
dans la crèche, que la Mère très sainte ! Personne au monde, même parmi les
anges, n'a aimé et n'aime aussi ardemment le Seigneur Jésus que la Mère de
Dieu... L'Immaculée est l'épanouissement de l'amour divin dans nos âmes et
le moyen de nous approcher du coeur de Jésus.




Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org


--------------------------------------------
* Le financement du fonctionnement et du développement dans de nouvelles
langues de l'Evangile au Quotidien n'est assuré que par votre soutien
généreux. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse
ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
--------------------------------------------
L'Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH - 67000 STRASBOURG - FRANCE
--------------------------------------------

19 juin 2009

Evangile du jour

vendredi 19 juin 2009
Sacré-Coeur de Jésus, solennité

Solennité du Sacré-Coeur de Jésus
Saint Romuald (1027)



Commentaire du jour
Attribué à Saint Bonaventure : « Aussitôt, il en sortit du sang et de l'eau »

Les lectures du jour

Jn 19,31-37.
Comme c'était le vendredi, il ne fallait pas laisser des corps en croix
durant le sabbat (d'autant plus que ce sabbat était le grand jour de la
Pâque). Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu'on enlève les corps après
leur avoir brisé les jambes.
Des soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis du deuxième
des condamnés que l'on avait crucifiés avec Jésus.
Quand ils arrivèrent à celui-ci, voyant qu'il était déjà mort, ils ne lui
brisèrent pas les jambes,
mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en
sortit du sang et de l'eau.
Celui qui a vu rend témoignage, afin que vous croyiez vous aussi. (Son
témoignage est véridique et le Seigneur sait qu'il dit vrai. )
Tout cela est arrivé afin que cette parole de l'Écriture s'accomplisse :
Aucun de ses os ne sera brisé.
Et un autre passage dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu'ils
ont transpercé.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Attribué à Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l'Église
Méditations sur la Passion du Seigneur, 3

« Aussitôt, il en sortit du sang et de l'eau »

      Approchons-nous du coeur du très doux Seigneur Jésus, et nous
exulterons, nous nous réjouirons en lui. Qu'il est bon et doux d'habiter en
ce coeur ! C'est le trésor caché, la perle précieuse que nous trouvons, ô
Jésus, en creusant le champ de ton corps (cf Mt 13,44s). Qui donc
rejetterait cette perle ? Bien au contraire, pour elle je donnerai tous mes
biens ; je laisserai en échange toutes mes préoccupations, toutes mes
affections. Tous mes soucis, je les abandonnerai dans le coeur de Jésus :
lui me suffira et pourvoira sans faute à ma subsistance.

      C'est dans ce temple, ce Saint des saints, cette arche d'alliance,
que je viendrai adorer et louer le nom du Seigneur. « J'ai trouvé mon
coeur, disait David, pour prier mon Dieu. » (1Ch 17,25 Vulg) Et moi aussi
j'ai trouvé le coeur de mon Seigneur et Roi, de mon frère et ami. Ne
prierai-je donc pas ? Oui, je prierai, car je le dis hardiment, son coeur
est à moi...

      Ô Jésus, daigne accepter et exaucer ma prière. Entraîne-moi tout
entier en ton coeur. Bien que la déformation de mes péchés m'empêche d'y
entrer, cependant, puisque par un amour incompréhensible ce coeur s'est
dilaté et élargi, tu peux me recevoir et me purifier de mon impureté. Ô
Jésus très pur, lave-moi de mes iniquités afin que, purifié par toi, je
puisse habiter en ton coeur tous les jours de ma vie, pour voir et faire ta
volonté. Si ton côté a été percé, c'est pour que l'entrée nous soit grande
ouverte. Si ton coeur a été blessé, c'est pour que, à l'abri des agitations
extérieures, nous puissions habiter en lui. Et c'est aussi pour que, dans
la blessure visible, nous voyions l'invisible blessure de l'amour.




Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org


--------------------------------------------
* Le financement du fonctionnement et du développement dans de nouvelles
langues de l'Evangile au Quotidien n'est assuré que par votre soutien
généreux. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse
ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
--------------------------------------------
L'Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH - 67000 STRASBOURG - FRANCE
--------------------------------------------

18 juin 2009

Evangile du jour

jeudi 18 juin 2009
Le jeudi de la 11e semaine du Temps Ordinaire

Saint Marc et Saint Marcellien, martyr (286)



Commentaire du jour
Saint Cyprien : « Notre pain de ce jour »

Les lectures du jour

Mt 6,7-15.
Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s'imaginent qu'à
force de paroles ils seront exaucés.
Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant
même que vous l'ayez demandé.
Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit
sanctifié.
Que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au
ciel.
Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.
Remets-nous nos dettes, comme nous les avons remises nous-mêmes à ceux qui
nous devaient.
Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal.
Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous
pardonnera aussi.
Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, à vous non plus votre Père ne
pardonnera pas vos fautes.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr
La Prière du Seigneur, 18 (trad. Hamman, DDB 1982, p. 52 rev. ; cf bréviaire)

« Notre pain de ce jour »

« Donne-nous notre pain quotidien. » Ces paroles peuvent s'entendre
au sens spirituel ou au sens littéral : dans le dessein de Dieu, les deux
interprétations doivent contribuer à notre salut. Notre
pain de vie c'est le Christ, et ce pain n'est pas à tout le monde, mais il
est à nous. Comme nous disons « notre Père », parce qu'il est le Père de
ceux qui ont la foi, ainsi nous appelons le Christ « notre pain », parce
qu'il est le pain de ceux qui forment son corps. Pour obtenir ce pain, nous
prions tous les jours ; nous ne voudrions pas...à cause d'une faute
grave...nous priver du pain du ciel, nous séparer du corps du Christ, lui
qui a proclamé : « Je suis le pain vivant descendu du ciel : si quelqu'un
mange de ce pain, il vivra éternellement. Et le pain que je donnerai c'est
ma chair pour la vie du monde » (Jn 6,51)... Le Seigneur nous a mis en
garde : « Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et ne buvez
son sang, vous n'aurez pas la vie en vous » (Jn 6,53). Nous demandons donc
tous les jours de recevoir notre pain, c'est-à-dire le Christ, pour
demeurer et vivre dans le Christ, et ne point nous écarter de sa grâce et
de son corps. Nous pouvons aussi comprendre cette demande
de la façon suivante : nous avons renoncé au monde ; par la grâce de la foi
nous avons rejeté ses richesses et ses séductions ; nous demandons
simplement la nourriture... Celui qui commence à être le disciple du Christ
et renonce à tout selon la parole du Maître (Lc 14,33), doit demander la
nourriture de chaque jour et ne pas se préoccuper à longue échéance. Le
Seigneur a dit : « Ne vous inquiétez pas pour demain ; demain s'inquiètera
de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine » (Mt 6,34). Le disciple
demande donc avec raison sa nourriture du jour, puisqu'on lui interdit de
se préoccuper du lendemain.




Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org


--------------------------------------------
* Le financement du fonctionnement et du développement dans de nouvelles
langues de l'Evangile au Quotidien n'est assuré que par votre soutien
généreux. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse
ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
--------------------------------------------
L'Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH - 67000 STRASBOURG - FRANCE
--------------------------------------------

17 juin 2009

Evangile du jour

mercredi 17 juin 2009
Le mercredi de la 11e semaine du Temps Ordinaire

St Hervé (4ème s.)



Commentaire du jour
Saint Pierre Chrysologue : « Ceux-là ont touché leur récompense »

Les lectures du jour

Mt 6,1-6.16-18.
« Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d'agir devant les hommes
pour vous faire remarquer. Autrement, il n'y a pas de récompense pour vous
auprès de votre Père qui est aux cieux.
Ainsi, quand tu fais l'aumône, ne fais pas sonner de la trompette devant
toi, comme ceux qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les
rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare
: ceux-là ont touché leur récompense.
Mais toi, quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta
main droite,
afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais
dans le secret : il te le revaudra.
Et quand vous priez, ne soyez pas comme ceux qui se donnent en spectacle :
quand ils font leurs prières, ils aiment à se tenir debout dans les
synagogues et les carrefours pour bien se montrer aux hommes. Amen, je vous
le déclare : ceux-là ont touché leur récompense.
Mais toi, quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte,
et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu
fais dans le secret : il te le revaudra.
Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme ceux qui se
donnent en spectacle : ils se composent une mine défaite pour bien montrer
aux hommes qu'ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché
leur récompense.
Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;
ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père
qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le
secret : il te le revaudra.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église
Sermon 9 ; CCL 24,64 ; PL 52, 211 (trad. Matthieu commenté, DDB 1985, p. 50 rev.)

« Ceux-là ont touché leur récompense »

« Évitez de pratiquer votre justice devant les hommes. » Pourquoi ? «
Pour ne pas être remarqué par eux. » Et s'ils vous ont remarqué, qu'en
sera-t-il pour vous ? « Vous n'aurez pas de récompense auprès de votre Père
qui est aux cieux. » Frères, ici le Seigneur ne porte pas de jugement, mais
il expose. Il met en lumière la ruse de nos pensées ; il met à nu les
dispositions secrètes des âmes. À ceux qui méditent injustement sur la
justice, il indique la mesure d'une juste rétribution. La justice qui se
place devant les yeux des hommes ne peut pas attendre du Père son salaire
divin. Elle a voulu être vue, et elle a été vue ; elle a voulu plaire aux
hommes, et elle a plu. Elle a le salaire qu'elle a voulu ; la récompense
qu'elle n'a pas voulu avoir, elle ne l'aura pas... «
Quand tu fais l'aumône, ne le claironne pas devant toi, comme font les
hypocrites. » « Claironner », c'est le terme juste, parce qu'une aumône de
cette sorte est un acte guerrier plutôt que pacifique. Elle passe tout
entière dans son cri, elle n'a rien à voir avec la miséricorde. Elle est du
pays de la désunion, elle n'a pas été nourrie par la bonté. C'est un trafic
pour la parade, non un commerce chaste... « Toi donc, quand tu fais
l'aumône, ne le claironne pas devant toi, comme font les hypocrites dans
les synagogues ou dans les rues, afin d'être glorifié par les hommes. En
vérité, je vous le dis, ils ont touché leur récompense. » Vous avez entendu
: l'aumône faite dans une assemblée, sur les places publiques, dans les
carrefours, n'est pas une dépense faite pour le soulagement des pauvres,
mais elle est placée devant le regard des hommes pour s'attirer leur
estime... Fuyons l'hypocrisie, mes frères, fuyons-la... Elle ne soulage pas
le pauvre ; la plainte de l'indigent lui est un prétexte pour rechercher
plus activement une gloire spectaculaire. Elle gonfle sa louange de la
souffrance du pauvre.




Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org


--------------------------------------------
* Le financement du fonctionnement et du développement dans de nouvelles
langues de l'Evangile au Quotidien n'est assuré que par votre soutien
généreux. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse
ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
--------------------------------------------
L'Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH - 67000 STRASBOURG - FRANCE
--------------------------------------------

16 juin 2009

Evangile du jour

mardi 16 juin 2009
Le mardi de la 11e semaine du Temps Ordinaire

Saint Jean-François Régis, confesseur (+ 1640)



Commentaire du jour
Saint Augustin : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait »

Les lectures du jour

Mt 5,43-48.
Vous avez appris qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton
ennemi.
Eh bien moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous
persécutent,
afin d'être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il
fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie
sur les justes et sur les injustes.
Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Les
publicains eux-mêmes n'en font-ils pas autant ?
Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Les
païens eux-mêmes n'en font-ils pas autant ?
Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Commentaire sur la 1ère lettre de saint Jean, n°1,9  (trad. SC 75, p. 134 ; Bouchet, Lectionnaire, p. 291)

« Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait »

« À ce signe nous reconnaissons que nous sommes en Dieu : si en lui
nous sommes parfaits. » Jean veut dire ici : parfaits dans l'amour (1Jn
4,17). Quelle est la perfection de l'amour ? D'aimer nos ennemis et de les
aimer à ce point qu'ils deviennent nos frères. Notre amour, en effet, ne
doit pas être selon la chair. Aime donc tes ennemis en souhaitant qu'ils
deviennent tes frères ; aime tes ennemis de sorte qu'ils soient appelés à
entrer en communion avec toi. Ainsi aima en effet celui
qui, pendu sur la croix, disait : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent
pas ce qu'ils font » (Lc 23,34). Il voulait les arracher à la mort
éternelle par une prière toute pleine de miséricorde et une puissance très
forte. Nombre d'entre eux ont cru d'ailleurs, et ils ont été pardonnés
d'avoir versé le sang du Christ. Ils l'avaient versé en s'acharnant contre
lui ; ils l'ont bu ensuite lorsqu'ils ont cru. « À ce signe nous savons que
nous sommes en lui : si en lui nous sommes parfaits. » C'est à cette
perfection de l'amour des ennemis que le Seigneur nous invite lorsqu'il dit
: « Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait ».




Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org


--------------------------------------------
* Le financement du fonctionnement et du développement dans de nouvelles
langues de l'Evangile au Quotidien n'est assuré que par votre soutien
généreux. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse
ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
--------------------------------------------
L'Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH - 67000 STRASBOURG - FRANCE
--------------------------------------------

15 juin 2009

Evangile du jour

lundi 15 juin 2009
Le lundi de la 11e semaine du Temps Ordinaire

Ste Germaine Cousin (+ 1601)



Commentaire du jour
Dorothée de Gaza : « Moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant »

Les lectures du jour

Mt 5,38-42.
Vous avez appris qu'il a été dit : Oeil pour oeil, dent pour dent.
Eh bien moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu'un
te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l'autre.
Et si quelqu'un veut te faire un procès et prendre ta tunique, laisse-lui
encore ton manteau.
Et si quelqu'un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille
avec lui.
Donne à qui te demande ; ne te détourne pas de celui qui veut t'emprunter.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Dorothée de Gaza (v. 500-?), moine en Palestine
Instructions, n° 1, 6-8 (trad. SC 92, p. 155 rev.)

« Moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant »

La Loi disait : « Oeil pour oeil, dent pour dent » (Ex 21,24). Mais
le Seigneur exhorte non seulement à recevoir avec patience le coup de celui
qui nous gifle, mais encore à lui présenter humblement l'autre joue. Car le
but de la Loi était de nous apprendre à ne pas faire ce que nous ne
voulions pas souffrir. Elle nous empêchait donc de faire le mal par la peur
de souffrir. Mais ce qui est demandé maintenant, c'est de rejeter la haine,
l'amour du plaisir, l'amour de la gloire et les autres tendances
mauvaises... Le Christ nous apprend par les saints
commandements comment être purifiés de nos passions, afin qu'elles ne nous
fassent plus retomber dans les mêmes péchés. Il nous montre la cause qui
fait aller jusqu'au mépris et à la transgression des préceptes de Dieu ; il
nous en fournit ainsi le remède pour que nous puissions obéir et être
sauvés. Quel est donc ce remède et quelle est la cause de
ce mépris ? Écoutez ce que dit notre Seigneur lui-même : « Apprenez de moi
que je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez du repos pour vos
âmes » (Mt 11,29). Voici que brièvement, d'une seule parole, il nous montre
la racine et la cause de tous les maux, avec son remède, source de tous les
biens. Il nous montre que c'est l'élèvement du coeur qui nous a fait
tomber, et qu'il est impossible d'obtenir miséricorde sinon par la
disposition contraire, qui est l'humilité. De fait, l'élèvement engendre le
mépris et la désobéissance qui mène à la mort, tandis que l'humilité
engendre l'obéissance et le salut des âmes : j'entends l'humilité
véritable, non pas un abaissement tout en paroles et en attitudes, mais une
disposition vraiment humble, dans l'intime du coeur et de l'esprit. C'est
pourquoi le Seigneur dit : « Je suis doux et humble de coeur ». Que celui
qui veut trouver le vrai repos pour son âme apprenne donc l'humilité.




Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org


--------------------------------------------
* Le financement du fonctionnement et du développement dans de nouvelles
langues de l'Evangile au Quotidien n'est assuré que par votre soutien
généreux. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse
ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
--------------------------------------------
L'Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH - 67000 STRASBOURG - FRANCE
--------------------------------------------

14 juin 2009

Evangile du jour

dimanche 14 juin 2009
Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ, solennité

La Fête-Dieu ou Solennité du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ
Saint Méthode le Confesseur, patriarche de Constantinople (790-847), Saint Elisée (IXème AV-JC)



Commentaire du jour
Une hymne ancienne pour le Samedi saint : « Ceci est mon sang, le sang de l'alliance, répandu pour la multitude »

Les lectures du jour

Mc 14,12-16.22-26.
Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l'on immolait l'agneau
pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions
faire les préparatifs pour ton repas pascal ? »
Il envoie deux disciples : « Allez à la ville ; vous y rencontrerez un
homme portant une cruche d'eau. Suivez-le.
Et là où il entrera, dites au propriétaire : 'Le maître te fait dire : Où
est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ? '
Il vous montrera, à l'étage, une grande pièce toute prête pour un repas.
Faites-y pour nous les préparatifs. »
Les disciples partirent, allèrent en ville ; tout se passa comme Jésus le
leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque.
Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit,
et le leur donna, en disant : « Prenez, ceci est mon corps. »
Puis, prenant une coupe et rendant grâce, il la leur donna, et ils en
burent tous.
Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, répandu pour
la multitude.
Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu'à ce
jour où je boirai un vin nouveau dans le royaume de Dieu. »
Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Une hymne ancienne pour le Samedi saint
Borgia, Frammenti eucaristici antichissimi, p. 46-50 (trad. Hamman, Prières des premiers chrétiens, DDB 1981, p. 162)

« Ceci est mon sang, le sang de l'alliance, répandu pour la multitude »

Aujourd'hui, nous avons contemplé sur l'autel notre Seigneur Jésus
Christ.
Aujourd'hui, nous nous sommes nourris du charbon de feu, à l'ombre duquel
chantent les Chérubins (Is 6,2s).
Aujourd'hui, nous avons entendu la voix puissante et douce nous dire :

Ce corps brûle les épines des péchés, il illumine les âmes des hommes.
Ce corps, la femme avec des pertes de sang l'a touché et elle a été
délivrée de son infirmité.
Ce corps, à sa vue, la fille de la Cananéenne a été guérie.
Ce corps, la pécheresse s'en est approchée de toute son âme et elle a été
délivrée de la fange de ses péchés.
Ce corps, Thomas l'a touché, il l'a reconnu en poussant ce cri : « Mon
Seigneur et mon Dieu ».
Ce corps, grand et très haut, est le fondement de notre salut.

Autrefois celui qui est le Verbe et la Vie nous a déclaré :
« Ce sang a été versé pour vous et livré pour la rémission des péchés ».
Nous avons bu, bien-aimés, le sang saint et immortel.
Nous avons bu, bien-aimés, le sang qui a coulé du côté du Seigneur,
qui guérit toute maladie, qui libère toutes les âmes.
Nous avons bu le sang par lequel nous avons été rachetés.
Nous avons été achetés et instruits, nous avons été illuminés.
Regardez, frères, quel corps nous avons mangé !
Regardez, enfants, quel sang nous a enivrés !
Regardez l'alliance conclue avec notre Dieu, de peur de rougir, au jour
terrible, au jour du jugement (cf 1Co 11,29).

Qui est à même de glorifier le mystère de la grâce ?
Nous avons été jugés dignes de participer au don.
Gardons-nous jusqu'à la fin, pour entendre sa voix bienheureuse, douce et
sainte :
« Venez les bénis de mon Père, recevez en héritage le royaume préparé pour
vous » (Mt 25,34)...

Bien-aimés, nous célébrons les merveilles du baptême de Jésus (cf Mc
10,38),
sa sainte et vivifiante résurrection,
par laquelle le salut a été donné au monde.
Nous en attendons tous l'heureux accomplissement,
dans la grâce et la bienveillance de notre Seigneur Jésus Christ :
à lui sont la gloire, l'honneur et l'adoration.




Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org


--------------------------------------------
* Le financement du fonctionnement et du développement dans de nouvelles
langues de l'Evangile au Quotidien n'est assuré que par votre soutien
généreux. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse
ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
--------------------------------------------
L'Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH - 67000 STRASBOURG - FRANCE
--------------------------------------------

13 juin 2009

Evangile du jour

samedi 13 juin 2009
Le samedi de la 10e semaine du Temps Ordinaire

St Antoine de Padoue, docteur (+ 1231)



Commentaire du jour
Origène : « Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi... : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » (Mt 5,17)

Les lectures du jour

Mt 5,33-37.
Vous avez encore appris qu'il a été dit aux anciens : Tu ne feras pas de
faux serments, mais tu t'acquitteras de tes serments envers le Seigneur.
Eh bien moi, je vous dis de ne faire aucun serment, ni par le ciel, car
c'est le trône de Dieu,
ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle
est la Cité du grand Roi.
Et tu ne jureras pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre
un seul de tes cheveux blanc ou noir.
Quand vous dites 'oui', que ce soit un 'oui', quand vous dites 'non', que
ce soit un 'non'. Tout ce qui est en plus vient du Mauvais.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Homélies sur les Nombres, n° 9,4 (trad. SC 415, p. 239 rev.)

« Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi... : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » (Mt 5,17)

      Je veux rappeler aux disciples du Christ la bonté de Dieu : que
personne d'entre vous ne se laisse ébranler par les hérétiques si, dans la
controverse, ils disent que le Dieu de la Loi n'est pas bon mais juste, et
que la Loi de Moïse n'enseigne pas la bonté mais la justice. Qu'ils voient,
ces détracteurs de Dieu en même temps que de la Loi, comment Moïse lui-même
et Aaron ont accompli en devanciers ce que l'Évangile a enseigné plus tard.
Considérez comment Moïse « aime ses ennemis et prie pour ceux qui le
persécutent » (Mt 5,44)...; voyez comment, « tombant la face contre terre
», tous deux prient pour ceux qui s'étaient rebellés et voulaient les tuer
(Nb 17,10s). Ainsi trouve-t-on l'Évangile en puissance dans la Loi et
doit-on comprendre que les Évangiles sont appuyés sur le fondement de la
Loi.

      Pour moi, je ne donne pas le nom d'Ancien Testament à la Loi, quand
je la considère spirituellement ; la Loi ne devient « Ancien Testament »
que pour ceux qui ne veulent pas la comprendre selon l'esprit. Pour eux,
elle est obligatoirement devenue « ancienne » et elle a vieilli, parce
qu'elle ne peut pas conserver sa force. Mais pour nous, qui la comprenons
et l'expliquons en esprit et dans la ligne de l'Évangile, elle est toujours
nouvelle ; les deux Testaments sont pour nous un nouveau Testament, non par
la date, mais par la nouveauté du sens.

      L'apôtre Jean ne pense-t-il pas aussi la même chose quand il dit dans
son épître : « Petits enfants, je vous donne un commandement nouveau, c'est
de vous aimer les uns les autres » ? (4,7; Jn 13,34) Il savait que le
précepte de l'amour avait été donné depuis longtemps dans la Loi (1Jn 2,7s
; Lv 19,18). Mais comme « la charité ne disparaît jamais » (1Co 13,8)...,
il affirme l'éternelle nouveauté de ce précepte qui ne vieillit pas... Pour
le pécheur et pour ceux qui n'observent pas le pacte de la charité, même
les Évangiles vieillissent ; il ne peut pas y avoir de Testament Nouveau
pour celui qui « ne dépouille pas le vieil homme et ne revêt pas l'homme
nouveau et créé selon Dieu » (Ep 4,22.24).




Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org


--------------------------------------------
* Le financement du fonctionnement et du développement dans de nouvelles
langues de l'Evangile au Quotidien n'est assuré que par votre soutien
généreux. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse
ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
--------------------------------------------
L'Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH - 67000 STRASBOURG - FRANCE
--------------------------------------------

12 juin 2009

Evangile du jour

vendredi 12 juin 2009
Le vendredi de la 10e semaine du Temps Ordinaire

Léon III (+ 816)



Commentaire du jour
Paul VI : « Dieu créa l'humanité à son image, homme et femme il les créa » (Gn 1,27)

Les lectures du jour

Mt 5,27-32.
Vous avez appris qu'il a été dit : Tu ne commettras pas d'adultère.
Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme et la désire a
déjà commis l'adultère avec elle dans son coeur.
Si ton oeil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi :
car c'est ton intérêt de perdre un de tes membres, et que ton corps tout
entier ne soit pas jeté dans la géhenne.
Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi :
car c'est ton intérêt de perdre un de tes membres, et que ton corps tout
entier ne s'en aille pas dans la géhenne.
Il a été dit encore : Si quelqu'un renvoie sa femme, qu'il lui donne un
acte de répudiation.
Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas
d'union illégitime, la pousse à l'adultère ; et si quelqu'un épouse une
femme renvoyée, il est adultère.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Paul VI, pape de 1963-1978
Humanae vitae, 8-9 (trad. bréviaire)

« Dieu créa l'humanité à son image, homme et femme il les créa » (Gn 1,27)

L'amour conjugal révèle sa vraie nature et sa vraie noblesse quand on
le considère dans sa source suprême, Dieu qui est amour... Le mariage n'est
donc pas l'effet du hasard ou un produit de l'évolution de forces
naturelles inconscientes : c'est une sage institution du Créateur pour
réaliser dans l'humanité son dessein d'amour. Par le moyen de la donation
personnelle réciproque...les époux tendent à la communion de leurs êtres en
vue d'un mutuel perfectionnement personnel, pour collaborer avec Dieu à la
génération et à l'éducation de nouvelles vies. De plus, pour les baptisés,
le mariage revêt la dignité de signe sacramentel de la grâce, en tant qu'il
représente l'union du Christ et de l'Église (Ep 5,32). Dans cette
lumière apparaissent clairement les notes et les exigences caractéristiques
de l'amour conjugal... C'est avant tout un amour pleinement humain,
c'est-à-dire à la fois sensible et spirituel. Ce n'est donc pas un simple
transport d'instinct et de sentiment, mais aussi et surtout un acte de la
volonté libre, destiné à se maintenir et à grandir à travers les joies et
les douleurs de la vie quotidienne, de sorte que les époux deviennent un
seul coeur et une seule âme et atteignent ensemble leur perfection humaine.
C'est ensuite un amour total, c'est-à-dire une forme toute spéciale
d'amitié personnelle, par laquelle les époux partagent généreusement toutes
choses, sans réserves indues ni calculs égoïstes. Qui aime vraiment son
conjoint ne l'aime pas seulement pour ce qu'il reçoit de lui, mais pour
lui-même, heureux de pouvoir l'enrichir du don de soi. C'est encore
un amour fidèle et exclusif jusqu'à la mort. C'est bien ainsi, en effet,
que le conçoivent l'époux et l'épouse le jour où ils assument librement et
en pleine conscience l'engagement du lien matrimonial... C'est enfin un
amour fécond, qui ne s'épuise pas dans la communion entre époux, mais qui
est destiné à se continuer en suscitant de nouvelles vies.




Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org


--------------------------------------------
* Le financement du fonctionnement et du développement dans de nouvelles
langues de l'Evangile au Quotidien n'est assuré que par votre soutien
généreux. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse
ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
--------------------------------------------
L'Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH - 67000 STRASBOURG - FRANCE
--------------------------------------------

11 juin 2009

Evangile du jour

jeudi 11 juin 2009
Saint Barnabé, Apôtre, mémoire

St Barnabé, apôtre (1er s.)



Commentaire du jour
Concile Vatican II : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement »

Les lectures du jour

Mt 10,7-13.
Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez
les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement.
Ne vous procurez ni or ni argent, ni petite monnaie pour en garder sur vous
;
ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. Car le
travailleur mérite sa nourriture.
Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir
qui est digne de vous accueillir, et restez chez lui jusqu'à votre départ.
En entrant dans la maison, saluez ceux qui l'habitent. Si cette maison en
est digne, que votre paix vienne sur elle.
Si elle n'en est pas digne, que votre paix retourne vers vous.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Concile Vatican II
Décret sur l'activité missionnaire de l'Église « Ad Gentes », § 4-5

« Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement »

Le Seigneur Jésus, avant de donner librement sa vie pour le monde, a
organisé le ministère apostolique et promis d'envoyer le Saint Esprit afin
que ce ministère et cette mission soient associés toujours et partout pour
réaliser l'oeuvre du salut. À toutes les époques, c'est le Saint Esprit qui
unifie l'Église tout entière dans la communion et le ministère... Dès le début de son ministère, le Seigneur Jésus « appelle à lui
ceux qu'il voulait..., et en institua douze pour être ses compagnons et
pour les envoyer prêcher » (Mc 3,13). Les apôtres ont été ainsi les germes
de l'Israël nouveau et en même temps l'origine de la hiérarchie. Puis,
lorsqu'il eut en une seule fois, par sa mort et sa résurrection, accompli
en sa personne les mystères de notre salut et de la restauration du monde,
le Seigneur, qui avait reçu tout pouvoir au ciel et sur la terre (Mt
28,18), a fondé son Église comme le sacrement du salut, avant d'être enlevé
au ciel. De même qu'il avait été envoyé lui-même par le Père (Jn 20,21), il
a envoyé ses apôtres dans le monde entier en leur donnant cet ordre : «
Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom
du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; et apprenez-leur à garder tous
les commandements que je vous ai donnés » (Mt 28,19s).
C'est de là que découle pour l'Église le devoir de propager la foi et le
salut apportés par le Christ : en vertu du mandat exprès que les apôtres
ont laissé en héritage à l'ordre des évêques, assisté par les prêtres et
uni au successeur de Pierre, pasteur suprême de l'Église ; et aussi en
vertu de l'influx vital que le Christ communique à ses membres... Voici par
quelle activité l'Église accomplit sa mission ; elle obéit à l'ordre du
Christ en étant mue par la grâce de l'Esprit Saint et par la charité.
Effectivement présente à tous les hommes et à tous les peuples, elle les
conduit à la foi, à la liberté et à la paix du Christ par l'exemple de sa
vie, par la prédication, par les sacrements et les autres moyens de grâce.
C'est ainsi qu'elle se manifeste à eux comme une route libre et sûre pour
les faire participer en plénitude au mystère du Christ.




Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org


--------------------------------------------
* Le financement du fonctionnement et du développement dans de nouvelles
langues de l'Evangile au Quotidien n'est assuré que par votre soutien
généreux. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse
ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
--------------------------------------------
L'Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH - 67000 STRASBOURG - FRANCE
--------------------------------------------

10 juin 2009

Evangile du jour

mercredi 10 juin 2009
Le mercredi de la 10e semaine du Temps Ordinaire

Saint Landry (Mort vers 660)



Commentaire du jour
Méliton de Sardes : « Je suis venu non pas abolir mais accomplir la Loi »

Les lectures du jour

Mt 5,17-19.
« Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne
suis pas venu abolir, mais accomplir.
Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas une
lettre, pas un seul petit trait ne disparaîtra de la Loi jusqu'à ce que
tout se réalise.
Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui
enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le
Royaume des cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera sera
déclaré grand dans le Royaume des cieux.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Méliton de Sardes (?-v. 195), évêque
Homélie pascale (passim)

« Je suis venu non pas abolir mais accomplir la Loi »

Le sacrifice de l'agneau, le rite de la Pâque et la lettre de la Loi
ont abouti au Christ Jésus, en vue de qui tout est arrivé dans la Loi
ancienne -- et davantage encore dans l'ordre nouveau. Car la Loi est
devenue le Verbe ; d'ancienne, elle est devenue nouvelle...; les
commandements ont été transformés en grâce, la préfiguration en vérité,
l'agneau est devenu fils, la brebis est devenue homme et l'homme est devenu
Dieu...

Le Seigneur, étant Dieu, a revêtu notre humanité, a souffert pour
celui qui souffrait, a été enchaîné pour celui qui était captif, a été jugé
pour le coupable, a été enseveli pour celui qui était enseveli. Il est
ressuscité des morts et a déclaré à haute voix : « Qui disputera contre moi
? Qu'il se présente en face de moi » (Is 50,8). C'est moi qui ai délivré le
condamné ; c'est moi qui ai rendu la vie au mort ; c'est moi qui ai
ressuscité l'enseveli. « Qui ose me contredire ? » C'est moi, dit-il, qui
suis le Christ, moi qui ai détruit la mort, qui ai triomphé de
l'adversaire, qui ai lié l'ennemi puissant et qui ai emporté l'homme vers
les hauteurs des cieux ; c'est moi, dit-il, qui suis le Christ.

Venez donc, toutes les familles des hommes, pétries de péchés, et
recevez le pardon des péchés. Car c'est moi qui suis votre pardon, moi la
Pâque du salut, moi l'agneau immolé pour vous, moi votre rançon, moi votre
vie, moi votre résurrection, moi votre lumière, moi votre salut, moi votre
roi. C'est moi qui vous emmène vers les hauteurs des cieux ; c'est moi qui
vous ressusciterai ; c'est moi qui vous ferai voir le Père qui existe de
toute éternité ; c'est moi qui vous ressusciterai par ma main puissante.




Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org


--------------------------------------------
* Le financement du fonctionnement et du développement dans de nouvelles
langues de l'Evangile au Quotidien n'est assuré que par votre soutien
généreux. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse
ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
--------------------------------------------
L'Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH - 67000 STRASBOURG - FRANCE
--------------------------------------------

09 juin 2009

Evangile du jour

mardi 09 juin 2009
Le mardi de la 10e semaine du Temps Ordinaire

Bse Anna-Maria Taïgi (+ 1837), Saint Ephrem (+ 373)



Commentaire du jour
Concile Vatican II : « Vous êtes le sel de la terre... Vous êtes la lumière du monde »

Les lectures du jour

Mt 5,13-16.
« Vous êtes le sel de la terre. Si le sel se dénature, comment
redeviendra-t-il du sel ? Il n'est plus bon à rien : on le jette dehors et
les gens le piétinent.
Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut
être cachée.
Et l'on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met
sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.
De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors en voyant ce
que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux
cieux.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Concile Vatican II
Décret sur l'apostolat des laïcs « Apostolicam actuositatem », § 5-6

« Vous êtes le sel de la terre... Vous êtes la lumière du monde »

      L'oeuvre de rédemption du Christ qui concerne essentiellement le
salut des hommes, embrasse aussi le renouvellement de tout l'ordre
temporel. La mission de l'Église, par conséquent, n'est pas seulement
d'apporter aux hommes le message du Christ et sa grâce, mais aussi de
pénétrer et de parfaire par l'esprit évangélique l'ordre temporel. Les
fidèles laïcs, accomplissant cette mission de l'Eglise, exercent donc leur
apostolat aussi bien dans l'Église que dans le monde, dans l'ordre
spirituel que dans l'ordre temporel. Bien que ces ordres soient distincts,
ils sont liés dans l'unique dessein divin. C'est pourquoi Dieu lui-même
veut, dans le Christ, réassumer le monde tout entier, pour en faire une «
nouvelle créature » (2Co 5,17) en commençant dès cette terre et en lui
donnant sa plénitude au dernier jour. Le laïc, qui est tout ensemble membre
du Peuple de Dieu et de la cité des hommes, n'a qu'une conscience,
chrétienne. Celle-ci doit le guider sans cesse dans les deux domaines.

      La mission de l'Eglise concerne le salut des hommes, qui s'obtient
par la foi au Christ et par sa grâce. Par son apostolat l'Eglise et tous
ses membres doivent donc d'abord annoncer au monde le message du Christ par
leurs paroles et leurs actes et lui communiquer sa grâce. Cela s'accomplit
principalement par le ministère de la parole et des sacrements. Confié
spécialement au clergé, il comporte pour les laïcs un rôle propre de grande
importance, qui fait d'eux les « coopérateurs de la vérité » (3Jn 8). Dans
ce domaine surtout l'apostolat des laïcs et le ministère pastoral se
complètent mutuellement. Les laïcs ont d'innombrables occasions d'exercer
l'apostolat d'évangélisation et de sanctification. Le témoignage même de la
vie chrétienne et les oeuvres accomplies dans un esprit surnaturel sont
puissants pour attirer les hommes à la foi et à Dieu ; le Seigneur dit en
effet : « Que votre lumière brille devant les hommes pour qu'ils voient vos
bonnes oeuvres et glorifient votre Père qui est aux cieux ».




Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org


--------------------------------------------
* Le financement du fonctionnement et du développement dans de nouvelles
langues de l'Evangile au Quotidien n'est assuré que par votre soutien
généreux. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse
ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
--------------------------------------------
L'Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH - 67000 STRASBOURG - FRANCE
--------------------------------------------

08 juin 2009

Evangile du jour

lundi 08 juin 2009
Le lundi de la 10e semaine du Temps Ordinaire

Saint Médard de Noyon, évêque (+ 560)



Commentaire du jour
Saint Augustin : « Apprenez de moi »

Les lectures du jour

Mt 5,1-12.
Quand Jésus vit la foule, il gravit la montagne. Il s'assit, et ses
disciples s'approchèrent.
Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait :
« Heureux les pauvres de coeur : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise !
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés !
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés !
Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde !
Heureux les coeurs purs : ils verront Dieu !
Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu !
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est
à eux !
Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on
dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande
dans les cieux ! C'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont
précédés.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Traité sur la virginité, 27,3 5 ; PL 40, 411  (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 510 rev.)

« Apprenez de moi »

      Qu'est-ce que suivre, sinon imiter ? La preuve, c'est que le Christ a
souffert pour nous, nous laissant un exemple, comme dit l'apôtre Paul, pour
que nous suivions ses traces (1P 2,21).

      Bienheureux les pauvres en esprit.
Imitez donc celui qui s'est fait pauvre à cause de vous alors qu'il était
riche (2Co 8,9).
      Bienheureux les doux.
Imitez celui qui a dit : mettez-vous à mon école, car je suis doux et
humble de coeur (Mt 11,29).
      Bienheureux ceux qui pleurent.
Imitez celui qui pleura sur Jérusalem (Lc 19,41).
      Bienheureux ceux qui ont faim et soif de justice.
Imitez celui qui a dit : ma nourriture est de faire la volonté de celui qui
m'a envoyé (Jn 4,34).
      Bienheureux les miséricordieux.
Imitez celui qui a porté secours à celui qui avait été blessé par les
voleurs et qui gisait sur le chemin à demi mort et désespéré (Lc 10,33).
      Bienheureux les coeurs purs.
Imitez celui qui n'a point fait de péché et sur les lèvres de qui il ne
s'est point trouvé de malice (1 P 2,22).
      Bienheureux les pacifiques.
Imitez celui qui a dit en faveur de ses persécuteurs : Père, pardonne-leur,
car ils ne savent pas ce qu'ils font (Lc 23,34).
      Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice.
Imitez celui qui a souffert pour vous, vous laissant un exemple pour que
vous suiviez ses traces.

      Je te vois, ô Jésus bon, avec les yeux de la foi que tu as ouverts en
moi, je te vois criant et disant, comme si tu haranguais le genre humain :
« Venez à moi et mettez-vous à mon école. »





Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org


--------------------------------------------
* Le financement du fonctionnement et du développement dans de nouvelles
langues de l'Evangile au Quotidien n'est assuré que par votre soutien
généreux. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse
ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
--------------------------------------------
L'Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH - 67000 STRASBOURG - FRANCE
--------------------------------------------

07 juin 2009

Evangile du jour

dimanche 07 juin 2009
Sainte Trinité, solennité

La Sainte Trinité
St Gilbert de Neuffontaines (Mort en 1152), Sainte Marie-Thérèse Soubiran (1834-1889)



Commentaire du jour
Saint Irénée de Lyon : « Baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit »

Les lectures du jour

Mt 28,16-20.
Les onze disciples s'en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur
avait ordonné de se rendre.
Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes.

Jésus s'approcha d'eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m'a été
donné au ciel et sur la terre.
Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au
nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ;
et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. Et
moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Irénée de Lyon (vers 130-vers 208), évêque, théologien et martyr
Démonstration de la prédication apostolique, 6-8 (trad. Verbraken / Orval)

« Baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit »

      Voici quelle est la règle de notre foi, voici ce qui fonde notre
édifice, voici ce qui donne fermeté à notre comportement. D'abord : Dieu
Père, incréé, illimité, invisible ; Dieu un, créateur de l'univers ; c'est
le premier article de notre foi. Deuxième article : le Verbe de Dieu, Fils
de Dieu, Jésus Christ, notre Seigneur ; il a été révélé aux prophètes selon
le genre de leurs prophéties et selon le dessein du Père ; par son
entremise, tout a été fait ; à la fin des temps, pour récapituler toutes
choses, il a daigné se faire homme parmi les humains, visible, palpable,
pour ainsi détruire la mort, faire apparaître la vie et opérer la
réconciliation entre Dieu et l'homme. Et troisième article : l'Esprit Saint
; par lui, les prophètes ont prophétisé, nos pères ont appris les choses de
Dieu et les justes ont été guidés dans la voie de la justice ; à la fin des
temps, il a été répandu d'une manière nouvelle sur les hommes, afin de les
rénover sur toute la terre, pour Dieu.

      C'est pourquoi le baptême de notre nouvelle naissance est placé sous
le signe de ces trois articles. Dieu le Père nous l'accorde en vue de notre
nouvelle naissance dans son Fils par l'Esprit Saint. Car ceux qui portent
en eux l'Esprit Saint sont conduits au Verbe qui est le Fils, et le Fils
les conduit au Père, et le Père nous accorde l'immortalité. Sans l'Esprit
il est impossible de voir le Verbe de Dieu, et sans le Fils on ne peut pas
approcher du Père. Car la connaissance du Père, c'est le Fils, et la
connaissance du Fils se fait par l'Esprit Saint, et le Fils donne l'Esprit
selon le bon plaisir du Père.




Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org


--------------------------------------------
* Le financement du fonctionnement et du développement dans de nouvelles
langues de l'Evangile au Quotidien n'est assuré que par votre soutien
généreux. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse
ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
--------------------------------------------
L'Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH - 67000 STRASBOURG - FRANCE
--------------------------------------------

06 juin 2009

Evangile du jour

samedi 06 juin 2009
Le samedi de la 9e semaine du Temps Ordinaire

Saint Marcellin Joseph Benoît Champagnat (1789-1840), Saint Norbert (+ 1134)



Commentaire du jour
Sainte Thérèse d'Avila : « Elle a tout donné »

Les lectures du jour

Mc 12,38-44.
Dans son enseignement, il disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent
à sortir en robes solennelles et qui aiment les salutations sur les places
publiques,
les premiers rangs dans les synagogues, et les places d'honneur dans les
dîners.
Ils dévorent les biens des veuves et affectent de prier longuement : ils
seront d'autant plus sévèrement condamnés. »
Jésus s'était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et
regardait la foule déposer de l'argent dans le tronc. Beaucoup de gens
riches y mettaient de grosses sommes.
Une pauvre veuve s'avança et déposa deux piécettes.
Jésus s'adressa à ses disciples : « Amen, je vous le dis : cette pauvre
veuve a mis dans le tronc plus que tout le monde.
Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son
indigence : elle a tout donné, tout ce qu'elle avait pour vivre. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église
Poésie « Vivo sin vivir en mí » (trad. OC, Cerf, 1995, p. 1221)

« Elle a tout donné »

Je vis mais sans vivre en moi ;Et mon espérance est telleQue je
meurs de ne pas mourir.Je vis déjà hors de moiDepuis que
je meurs d'amour ;Car je vis dans le SeigneurQui m'a voulue
pour lui.Quand je lui donnai mon coeur,Il y inscrivit ces mots
:Je meurs de ne pas mourir...Ah ! qu'elle est triste la
vie, Où l'on ne jouit pas du Seigneur !Et si l'amour lui-même
est douxLa longue attente ne l'est pas ;Ôte-moi, mon Dieu,
cette chargePlus lourde que l'acier,Car je meurs de ne pas
mourir.Je vis dans la seule confianceQue je dois un jour
mourir, Parce que, par la mort, c'est la vieQue me promet mon
espérance.Mort où l'on gagne la vie, Ne tarde pas, puisque je
t'attends,Car je meurs de ne pas mourir.Vois comme
l'amour est fort (Ct 8,6); Ô vie, ne me sois pas à charge !Regarde ce qui seul demeure :Pour te gagner, te perdre ! (Lc
9,24)Qu'elle vienne la douce mort !Ma mort, qu'elle vienne bien
vite,Car je meurs de ne pas mourir.Cette vie de
là-haut,Vie qui est la véritable,‒ Jusqu'à ce que meure
cette vie d'ici-bas –Tant que l'on vit on n'en jouit pas.Ô mort
! ne te dérobe pas.Que je vive puisque déjà je meurs,Car je
meurs de ne pas mourir.Ô vie, que puis-je donnerÀ mon
Dieu qui vit en moiSi ce n'est de te perdre, toi, Pour mériter
de le goûter !Je désire en mourant l'obtenir, Puisque j'ai si
grand désir de mon AiméQue je meurs de ne pas mourir.




Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org


--------------------------------------------
* Le financement du fonctionnement et du développement dans de nouvelles
langues de l'Evangile au Quotidien n'est assuré que par votre soutien
généreux. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse
ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
--------------------------------------------
L'Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH - 67000 STRASBOURG - FRANCE
--------------------------------------------

05 juin 2009

Evangile du jour

vendredi 05 juin 2009
Le vendredi de la 9e semaine du Temps Ordinaire

Saint Boniface, évêque et martyr (+ 754)



Commentaire du jour
Saint Ambroise : « David lui-même le nomme Seigneur »

Les lectures du jour

Mc 12,35-37.
Quand Jésus enseignait dans le Temple, il déclarait : « Comment les scribes
peuvent-ils dire que le Messie est le fils de David ?
David lui-même a dit sous l'inspiration de l'Esprit Saint : Le Seigneur a
dit à mon Seigneur : 'Siège à ma droite jusqu'à ce que j'aie mis tes
ennemis sous tes pieds ! ' David lui-même le nomme Seigneur.
D'où vient qu'il est également son fils ? » Et la foule, qui était
nombreuse, l'écoutait avec plaisir.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Sermon sur le psaume 35,4-5 (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, t. 6, p. 124)

« David lui-même le nomme Seigneur »

Sois attentif au mystère du Christ ! Du sein de la Vierge il est né,
à la fois Serviteur et Seigneur ; Serviteur pour oeuvrer, Seigneur pour
commander, afin d'enraciner dans le coeur des hommes un Royaume pour Dieu.
Il a une double origine mais il est un seul être. Il n'est pas autre quand
il vient du Père et autre quand il vient de la Vierge. C'est lui, le même,
né du Père avant les siècles, qui a pris chair de la Vierge dans le cours
du temps. Voilà pourquoi il est appelé et Serviteur et Seigneur : à cause
de nous, Serviteur ; mais en raison de l'unité de la substance divine, Dieu
de Dieu, Principe du Principe, Fils égal en tout au Père, son égal. Le
Père, en effet, n'a pas engendré un Fils étranger à lui-même, ce Fils dont
il a déclaré : « En lui j'ai mis tout mon amour » (Mt 3,17)...
Le Serviteur conserve partout les titres de sa dignité. Dieu est grand,
et grand est le Serviteur : en venant dans la chair, il ne perd pas cette «
grandeur qui n'a pas de limite » (Ps 144,3)... « Lui qui était dans la
condition de Dieu n'a pas jugé bon de revendiquer son droit d'être traité à
l'égal de Dieu, mais au contraire il s'est dépouillé lui-même en prenant la
condition de Serviteur » (Ph 2,6-7)... Il est donc égal à Dieu, comme Fils
de Dieu ; il a pris la condition de Serviteur en s'incarnant ; « il a goûté
la mort » (He 2,9), lui dont « la grandeur n'a pas de limites »... Elle est bonne, cette condition de Serviteur, qui nous a fait tous
libres ! Oui, elle est bonne ! Elle lui a valu « le nom qui est au-dessus
de tout nom » ! Elle est bonne, cette humilité ! Elle a obtenu qu'« au nom
de Jésus, tout être vivant tombe à genoux aux cieux, sur terre et dans
l'abîme et que toute langue confesse : Jésus est le Seigneur dans la gloire
de Dieu le Père » (Ph 2,10-11).




Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org


--------------------------------------------
* Le financement du fonctionnement et du développement dans de nouvelles
langues de l'Evangile au Quotidien n'est assuré que par votre soutien
généreux. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse
ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
--------------------------------------------
L'Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH - 67000 STRASBOURG - FRANCE
--------------------------------------------

04 juin 2009

Evangile du jour

jeudi 04 juin 2009
Le jeudi de la 9e semaine du Temps Ordinaire

Sainte Clotilde, reine de Francs (+ 545)



Commentaire du jour
Saint Jean de la Croix : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur..., de toute ta force »

Les lectures du jour

Mc 12,28-34.
Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien
répondu, s'avança pour lui demander : « Quel est le premier de tous les
commandements ? »
Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le
Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de
tout ton esprit et de toute ta force.
Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas de
commandement plus grand que ceux-là. »
Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est
l'Unique et qu'il n'y en a pas d'autre que lui.
L'aimer de tout son coeur, de toute son intelligence, de toute sa force, et
aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et
tous les sacrifices. »
Jésus, voyant qu'il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n'es
pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n'osait plus l'interroger.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Jean de la Croix (1542-1591), carme, docteur de l'Église
Avis et maximes (121-143 in trad. Seuil 1945, p. 1199)

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur..., de toute ta force »

La force de l'âme est dans ses puissances, ses passions et ses
facultés. Si la volonté les tourne vers Dieu et les tient à l'écart de tout
ce qui n'est pas Dieu, l'âme garde pour Dieu toute sa force ; elle l'aime
vraiment de tout son pouvoir, comme le Seigneur lui-même le commande. Se rechercher soi-même en Dieu, c'est rechercher les douceurs et
les consolations de Dieu, et cela est contraire au pur amour de Dieu.
C'est un grand mal d'avoir en vue les biens de Dieu plutôt que Dieu
lui-même, l'oraison et le détachement. Il y en a beaucoup
qui cherchent en Dieu leurs consolations et leurs goûts, et désirent que sa
Majesté les comble de ses faveurs et de ses dons ; mais le nombre de ceux
qui prétendent lui plaire et lui donner quelque chose à leurs dépens, en
méprisant leur propre intérêt, est très petit. Il y a peu
d'hommes spirituels, même parmi ceux que l'on regarde comme très avancés
dans la vertu, qui acquièrent une parfaite détermination pour le bien. Ils
n'arrivent jamais à se renoncer entièrement sur quelque point de l'esprit
du monde ou de la nature, ni à mépriser ce qu'on dira ou ce qu'on pensera
d'eux, quand il s'agit d'accomplir par amour pour Jésus Christ des oeuvres
de perfection et de détachement... Celui qui ne veut que
Dieu seul ne marche pas dans les ténèbres, quelque pauvre et privé de
lumière qu'il puisse être à ses propres yeux... L'âme qui, au
milieu des sécheresses et des délaissements, conserve toujours son
attention et sa sollicitude pour servir Dieu, pourra avoir de la peine et
craindre de ne pas réussir ; mais, en réalité, elle offrira à Dieu un
sacrifice de très agréable odeur (Gn 8,21).




Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org


--------------------------------------------
* Le financement du fonctionnement et du développement dans de nouvelles
langues de l'Evangile au Quotidien n'est assuré que par votre soutien
généreux. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse
ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
--------------------------------------------
L'Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH - 67000 STRASBOURG - FRANCE
--------------------------------------------

03 juin 2009

Evangile du jour

mercredi 03 juin 2009
Le mercredi de la 9e semaine du Temps Ordinaire

Martyrs de l'Ouganda Charles Lwanga et ses compagnons (+ 1886)



Commentaire du jour
Catéchisme de l'Eglise Catholique : « Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants »

Les lectures du jour

Mc 12,18-27.
Des sadducéens - ceux qui affirment qu'il n'y a pas de résurrection -
viennent trouver Jésus, et ils l'interrogeaient :
« Maître, Moïse nous a donné cette loi : Si un homme a un frère qui meurt
en laissant une femme, mais aucun enfant, qu'il épouse la veuve pour donner
une descendance à son frère.
Il y avait sept frères ; le premier se maria, et mourut sans laisser de
descendance.
Le deuxième épousa la veuve, et mourut sans laisser de descendance. Le
troisième pareillement.
Et aucun des sept ne laissa de descendance. Et finalement, la femme mourut
aussi.
A la résurrection, quand ils ressusciteront, de qui sera-t-elle l'épouse,
puisque les sept l'ont eue pour femme ? »
Jésus leur dit : « N'êtes-vous pas dans l'erreur, en méconnaissant les
Écritures, et la puissance de Dieu ?
Lorsqu'on ressuscite d'entre les morts, on ne se marie pas, mais on est
comme les anges dans les cieux.
Quant à dire que les morts doivent ressusciter, n'avez-vous pas lu dans le
livre de Moïse, au récit du buisson ardent, comment Dieu lui a dit : Moi,
je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob ?
Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous êtes complètement
dans l'erreur. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Catéchisme de l'Eglise Catholique
§ 988-994

« Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants »

      « Je crois à la résurrection de la chair » : le Credo chrétien –-
profession de notre foi en Dieu le Père, le Fils et le Saint Esprit, et
dans son action créatrice, salvatrice et sanctificatrice –- culmine en la
proclamation de la résurrection des morts à la fin des temps, et en la vie
éternelle. Nous croyons fermement, et ainsi nous espérons, que de même que
le Christ est vraiment ressuscité des morts, et qu'il vit pour toujours, de
même après leur mort les justes vivront pour toujours avec le Christ
ressuscité et qu'il les ressuscitera au dernier jour. Comme la sienne,
notre  résurrection sera l'oeuvre de la très sainte Trinité... Le terme «
chair » désigne l'homme dans sa condition de faiblesse et de mortalité. La
« résurrection de la chair » signifie qu'il n'y aura pas seulement, après
la mort, la vie de l'âme immortelle, mais que même nos « corps mortels »
(Rm 8,11) reprendront vie.

      Croire en la résurrection des morts a été dès ses débuts un élément
essentiel de la foi chrétienne. « Une conviction des chrétiens : la
résurrection des morts ; cette croyance nous fait vivre » (Tertullien)...
La résurrection des morts a été révélée progressivement par Dieu à son
peuple. L'espérance en la résurrection corporelle des morts s'est imposée
comme une conséquence intrinsèque de la foi en un Dieu créateur de l'homme
tout entier, âme et corps. Le créateur du ciel et de la terre est aussi
Celui qui maintient fidèlement son alliance avec Abraham et sa descendance.
C'est dans cette double perspective que commencera à s'exprimer la foi en
la résurrection...

      Les pharisiens et bien des contemporains du Seigneur espéraient la
résurrection. Jésus l'enseigne fermement. Aux sadducéens qui la nient il
répond : « Vous ne connaissez ni les Écritures ni la puissance de Dieu,
vous êtes dans l'erreur ». La foi en la résurrection repose sur la foi en
Dieu qui « n'est pas un Dieu des morts, mais des vivants ». Mais il y a
plus : Jésus lie la foi en la résurrection à sa propre personne : « Je suis
la résurrection et la vie » (Jn 11,25). C'est Jésus lui-même qui
ressuscitera au dernier jour ceux qui auront cru en lui et qui auront mangé
son corps et bu son sang (Jn 6,40.54).




Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org


--------------------------------------------
* Le financement du fonctionnement et du développement dans de nouvelles
langues de l'Evangile au Quotidien n'est assuré que par votre soutien
généreux. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse
ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
--------------------------------------------
L'Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH - 67000 STRASBOURG - FRANCE
--------------------------------------------

02 juin 2009

Evangile du jour

mardi 02 juin 2009
Le mardi de la 9e semaine du Temps Ordinaire

Saints Pothin, Sainte Blandine et leurs compagnons, martyrs à Lyon (+ 177)



Commentaire du jour
Saint Pierre Chrysologue : En Christ Dieu nous fait passer de son image à sa ressemblance (Gn 1,27)

Les lectures du jour

Mc 12,13-17.
On envoya à Jésus des pharisiens et des hérodiens pour le prendre au piège
en le faisant parler,
et ceux-ci viennent lui dire : « Maître, nous le savons : tu es toujours
vrai ; tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne fais pas de
différence entre les gens, mais tu enseignes le vrai chemin de Dieu. Est-il
permis, oui ou non, de payer l'impôt à l'empereur ? Devons-nous payer, oui
ou non ? »
Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi voulez-vous me
mettre à l'épreuve ? Faites-moi voir une pièce d'argent. »
Ils le firent, et Jésus leur dit : « Cette effigie et cette légende, de qui
sont-elles ? ¦ De l'empereur César », répondent-ils.
Jésus leur dit : « A César, rendez ce qui est à César, et à Dieu, ce qui
est à Dieu. » Et ils étaient remplis d'étonnement à son sujet.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église
Sermon 148, Sur le mystère de l'Incarnation (trad. bréviaire rev. ; cf Orval)

En Christ Dieu nous fait passer de son image à sa ressemblance (Gn 1,27)

Pourquoi, homme, te méprises-tu tellement, alors que tu es si
précieux pour Dieu ? Pourquoi, lorsque Dieu t'honore par la naissance du
Christ en notre chair, te déshonores-tu à ce point ? Pourquoi cherches-tu
comment tu as été fait et ne recherches-tu pas en vue de quoi tu es fait ?
Est-ce que toute cette demeure du monde que tu vois n'a pas été faite pour
toi ? C'est pour toi que la lumière se répand et dissipe les ténèbres,
c'est pour toi que la nuit est réglée, pour toi que le jour est mesuré ;
pour toi que le ciel rayonne des splendeurs diverses du soleil, de la lune
et des étoiles ; pour toi que la terre est émaillée de fleurs, d'arbres et
de fruits ; pour toi que cette foule étonnante d'animaux a été créée, dans
l'air, dans les champs, dans l'eau si belle, pour qu'une lugubre solitude
ne gâte pas la joie du monde nouveau... En outre, le
Créateur cherche ce qu'il peut bien ajouter à ta dignité : il dépose en toi
son image (Gn 1,27), afin que cette image visible rende présent sur terre
le Créateur invisible, et il te confie la gérance des biens terrestres,
afin qu'un aussi vaste domaine n'échappe pas au représentant du Seigneur...
Et ce que Dieu a fait en toi par sa puissance, il a eu la bonté de
l'assumer en lui-même ; il a voulu se manifester vraiment dans l'homme en
qui, jusqu'alors, il n'était apparu qu'en image. Il a donné à l'homme
d'être en réalité ce qu'il n'était auparavant que par une simple
ressemblance... Le Christ naît donc pour rendre toute son intégrité à la
nature déchue.




Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org


--------------------------------------------
* Le financement du fonctionnement et du développement dans de nouvelles
langues de l'Evangile au Quotidien n'est assuré que par votre soutien
généreux. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse
ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
--------------------------------------------
L'Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH - 67000 STRASBOURG - FRANCE
--------------------------------------------

01 juin 2009

Evangile du jour

lundi 01 juin 2009
Le lundi de la 9e semaine du Temps Ordinaire

Saint Justin (mort vers 165 )



Commentaire du jour
Sainte Catherine de Sienne : Le maître de la vigne

Les lectures du jour

Mc 12,1-12.
Jésus se mit à leur parler en paraboles : « Un homme planta une vigne, il
l'entoura d'une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde.
Puis il la donna en fermage à des vignerons, et partit en voyage.
Le moment venu, il envoya son serviteur auprès des vignerons pour se faire
remettre par ceux-ci ce qui lui revenait du produit de la vigne.
Mais les vignerons se saisirent du serviteur, le frappèrent, et le
renvoyèrent sans rien lui donner.
De nouveau, il leur envoya un autre serviteur ; et celui-là, ils
l'assommèrent et l'insultèrent.
Il en envoya encore un autre, et celui-là, ils le tuèrent ; puis beaucoup
d'autres serviteurs : ils frappèrent les uns et tuèrent les autres.
Il lui restait encore quelqu'un : son fils bien-aimé. Il l'envoya vers eux
en dernier. Il se disait : 'lls respecteront mon fils. '
Mais ces vignerons-là se dirent entre eux : 'Voici l'héritier : allons-y !
tuons-le, et l'héritage va être à nous ! '
Ils se saisirent de lui, le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne.
Que fera le maître de la vigne ? Il viendra, fera périr les vignerons, et
donnera la vigne à d'autres.
N'avez-vous pas lu ce passage de l'Écriture ? La pierre qu'ont rejetée les
bâtisseurs est devenue la pierre angulaire.
C'est là l'oeuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux ! »
Les chefs des Juifs cherchaient à arrêter Jésus, mais ils eurent peur de la
foule. (Ils avaient bien compris que c'était pour eux qu'il avait dit cette
parabole. ) Ils le laissèrent donc et s'en allèrent.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), tertiaire dominicaine, docteur de l'Église, co-patronne de l'Europe
Le Dialogue, 23 (trad. cf Hurtaud, et Guigues, Seuil 1953)

Le maître de la vigne

[Sainte Catherine a entendu Dieu lui dire] : « Toute créature douée
de raison possède en elle-même une vigne, qui est la vigne de son âme.
C'est la volonté, par le libre arbitre, qui est l'ouvrier de cette vigne
durant le temps de la vie ; passé ce temps, elle n'y peut plus faire aucun
travail ni bon ni mauvais, mais pendant la vie, elle peut cultiver sa vigne
dans laquelle je l'ai envoyée. Cet ouvrier de l'âme a reçu de moi une telle
force qu'il n'est ni démon ni autre créature qui puisse la lui enlever,
s'il s'y oppose. C'est dans le baptême qu'il a reçu cette force et en même
temps le glaive de l'amour de la vertu et de la haine du péché. C'est pour
cet amour et cette haine, pour l'amour de vous et en haine du péché, qu'est
mort mon Fils unique, en répandant pour vous tout son sang. Et c'est cet
amour de la vertu et cette haine du péché que vous trouvez dans le saint
baptême qui vous rend la vie par la force de son sang... «
Arrachez donc les ronces des péchés mortels et plantez des vertus..., ayez
la contrition, le dégoût du péché et l'amour de la vertu ; alors vous
recevrez les fruits du sang de mon Fils. Vous ne pourrez pas les recevoir
si vous ne vous disposez pas à devenir de bons sarments unis au cep de la
vigne, mon Fils, qui a dit : « Moi, je suis la vraie vigne, mon Père est le
vigneron, et vous, les sarments » (Jn 15,1.5). « Telle
est la vérité. C'est bien moi qui suis le vigneron, puisque toute chose qui
possède l'être est venue et vient de moi. Ma puissance est insondable et
par ma puissance et ma force je gouverne tout l'univers, si bien que rien
n'est fait ni ordonné en dehors de moi. Oui, je suis le vigneron ; c'est
moi qui ai planté la vraie vigne, mon Fils unique, dans la terre de votre
humanité pour que vous, les sarments unis à cette vigne, vous portiez des
fruits. »




Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org


--------------------------------------------
* Le financement du fonctionnement et du développement dans de nouvelles
langues de l'Evangile au Quotidien n'est assuré que par votre soutien
généreux. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse
ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
--------------------------------------------
L'Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH - 67000 STRASBOURG - FRANCE
--------------------------------------------