07 juillet 2011

Evangile du jour

jeudi 07 juillet 2011
Le jeudi de la 14e semaine du temps ordinaire

Bx Benoît XI († 1304),  St Odon d'Urgell, évêque († 1122)



Commentaire du jour
Liturgie byzantine : « Que votre paix vienne sur cette maison »

Les lectures du jour

Mt 10,7-15.


Jésus disait aux douze Apôtres : " Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement.
Ne vous procurez ni or ni argent, ni petite monnaie pour en garder sur vous ;
ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. Car le travailleur mérite sa nourriture.
Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez chez lui jusqu'à votre départ.
En entrant dans la maison, saluez ceux qui l'habitent. Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle.
Si elle n'en est pas digne, que votre paix retourne vers vous.
Si l'on refuse de vous accueillir et d'écouter vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville, en secouant la poussière de vos pieds.
Amen, je vous le dis : au jour du Jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins sévèrement que cette ville.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Liturgie byzantine
Les Divines Liturgies eucharistiques de saint Jean Chrysostome et de saint Basile : Grand litanie de paix et Litanie de communion

« Que votre paix vienne sur cette maison »

Diacre : En paix, prions le Seigneur. Tous : Kyrie eleison.
Pour la paix d'en haut et le salut de nos âmes, prions le Seigneur. --Kyrie
eleison.
Pour la paix du monde entier, la stabilité des saintes Églises de Dieu et
l'union de tous, prions le Seigneur. --Kyrie eleison.
Pour cette sainte maison, ceux qui y pénètrent avec foi, piété et crainte
de Dieu, prions le Seigneur. --Kyrie eleison.
Pour notre père et bienheureux patriarche N., notre évêque N., l'ordre
vénérable des prêtres, le diaconat en Christ, pour tout le clergé et le
peuple, prions le Seigneur. --Kyrie eleison.
Pour notre pays et ceux qui le gouvernent et en particulier pour les
serviteurs de Dieu NN..., prions le Seigneur. --Kyrie eleison.
Pour cette ville (ou « ce village » ou « ce saint monastère »), pour toute
ville et contrée et les fidèles qui y demeurent, prions le Seigneur.
--Kyrie eleison.
Pour un temps favorable, l'abondance des fruits de la terre et des jours de
paix, prions le Seigneur. --Kyrie eleison.
Pour ceux qui sont en mer et dans les airs, pour les voyageurs, les
malades, les affligés, les prisonniers, pour tous ceux qui peinent et pour
le salut de tous, prions le Seigneur. --Kyrie eleison.
Pour qu'il nous délivre de toute affliction, colère, péril et nécessité,
prions le Seigneur. --Kyrie eleison.
Secours-nous, sauve-nous, aie pitié de nous et garde-nous, ô Dieu par ta
grâce. --Kyrie eleison.

**********
Ayant fait mémoire de tous les saints, encore et encore en paix prions le
Seigneur. --Kyrie eleison...
Que ce jour entier soit parfait, saint, paisible et sans péché, demandons
au Seigneur. -–Accorde-le, Seigneur.
Un ange de paix, guide fidèle, gardien de nos âmes et de nos corps,
demandons au Seigneur. –-Accorde-le, Seigneur.
Pardon et rémission de nos péchés et de nos transgressions, demandons au
Seigneur. –-Accorde-le, Seigneur.
Ce qui est bon et utile à nos âmes et la paix pour le monde, demandons au
Seigneur. –-Accorde-le, Seigneur.
Pour achever le reste de notre vie dans la paix et la pénitence, demandons
au Seigneur. -–Accorde-le, Seigneur.
Une fin chrétienne, sans douleur, sans honte, paisible, et notre
justification devant son trône redoutable, demandons au Seigneur.
-–Accorde-le, Seigneur.
Ayant demandé l'unité de la foi et la communion du Saint Esprit,
confions-nous nous-mêmes, les uns les autres, et toute notre vie au Christ
notre Dieu. --A toi, Seigneur.




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06 juillet 2011

Evangile du jour

mercredi 06 juillet 2011
Le mercredi de la 14e semaine du temps ordinaire

Ste Maria Goretti, vierge et martyre (+ 1902),  St Goar, prêtre et ermite (+ 575)



Commentaire du jour
Concile Vatican II : « Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche »

Les lectures du jour

Mt 10,1-7.


Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d'expulser les esprits mauvais et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Voici les noms des douze Apôtres : le premier, Simon, appelé Pierre ; André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ;
Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, fils d'Alphée, et Thaddée ;
Simon le Zélote et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « N'allez pas chez les païens et n'entrez dans aucune ville des Samaritains.
Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël.
Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Concile Vatican II
Message aux gouvernants

« Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche »

A vous les dépositaires du pouvoir temporel, que vous demande
l'Église aujourd'hui ?... Elle ne vous demande que la liberté. La liberté
de croire et de prêcher sa foi, la liberté d'aimer son Dieu et de le
servir, la liberté de vivre et de porter aux hommes son message de vie. Ne
le craignez pas : elle est à l'image de son Maître, dont l'action
mystérieuse n'empiète pas sur vos prérogatives, mais guérit tout l'humain
de sa caducité fatale, le transfigure, le remplit d'espérance, de vérité et
de beauté. Laissez le Christ exercer cette action purifiante sur la
société ! Ne le crucifiez pas à nouveau : ce serait sacrilège, car il est
Fils de Dieu ; ce serait suicide, car il est Fils de l'homme. Et nous, ses
humbles ministres, laissez-nous répandre partout sans entraves la « bonne
nouvelle » de l'Évangile de la paix, que nous avons méditée pendant ce
Concile. Vos peuples en seront les premiers bénéficiaires, car l'Église
forme pour vous des citoyens loyaux, amis de la paix sociale et du progrès.
En ce jour solennel où elle clôt les assises de son 21ème Concile
œcuménique, l'Église vous offre par notre voix son amitié, ses services,
ses énergies spirituelles et morales. Elle vous adresse à tous son message
de salut et de bénédiction. Accueillez-le, comme elle vous l'offre, d'un
cœur joyeux et sincère, et portez-le à tous vos peuples !




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05 juillet 2011

Evangile du jour

mardi 05 juillet 2011
Le mardi de la 14e semaine du temps ordinaire

St Antoine-Marie Zaccaria, prêtre et fondateur (1502-1539)



Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome : « Proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie »

Les lectures du jour

Mt 9,32-38.


On présenta à Jésus un possédé qui était muet.
Lorsque le démon eut été expulsé, le muet se mit à parler. La foule fut dans l'admiration, et elle disait : « Jamais rien de pareil ne s'est vu en Israël ! »
Mais les pharisiens disaient : « C'est par le chef des démons qu'il expulse les démons. »
Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité.
Voyant les foules, il eut pitié d'elles parce qu'elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger.
Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies sur l'évangile de Matthieu, n°32 (trad. Véricel, L'Évangile commenté, p. 158)

« Proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie »

      Jésus Christ, chargé de mépris et d'outrages par ses ennemis,
s'applique encore plus à leur faire du bien... Il parcourait les villes,
les villages, les synagogues, nous enseignant à répondre aux calomnies non
par d'autres calomnies, mais par de plus grands bienfaits. Si, en faisant
du bien à ton prochain, tu as en vue le bon plaisir de Dieu et non celui
des hommes, quoi que fassent les hommes, ne cesse pas tes bienfaits ; ta
récompense n'en sera que plus grande... Voilà pourquoi le Christ
n'attendait pas la venue des malades ; il allait lui-même à eux, leur
portant à la fois les deux biens essentiels : la Bonne Nouvelle du Royaume
et la guérison de tous leurs maux.

      Et cela même ne lui suffit pas : il manifeste d'une autre manière
encore sa sollicitude. « A la vue des foules, il en eut pitié, car ces gens
étaient fatigués et prostrés comme des brebis qui n'ont pas de berger.
Alors, il dit à ses disciples : ' La moisson est abondante, mais les
ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le Maître de la moisson d'envoyer
des ouvriers à sa moisson ' ». Note encore une fois son éloignement pour la
vaine gloire. Ne voulant pas entraîner tout le monde à sa suite, il envoie
ses disciples. C'est qu'il veut les former non pas seulement pour les
luttes qu'ils vont soutenir en Judée, mais aussi pour les combats qu'ils
livreront par toute la terre...

      Jésus donne à ses disciples le pouvoir de guérir les corps, en
attendant de leur confier le pouvoir autrement important de guérir les
âmes. Remarque comment il montre à la fois la facilité et la nécessité de
cette œuvre. Que dit-il en effet ? « La moisson est abondante, mais les
ouvriers sont peut nombreux. » Ce n'est pas aux semailles que je vous
envoie, mais la moisson... En parlant ainsi, notre Seigneur leur donnait
confiance et leur montrait que le travail le plus important avait déjà été
accompli.




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04 juillet 2011

Evangile du jour

lundi 04 juillet 2011
Le lundi de la 14e semaine du temps ordinaire

Ste Élisabeth du Portugal, reine (1271-1336),  Ste Berthe, o.s.b. (644-723)



Commentaire du jour
Saint Hilaire : « La jeune fille n'est pas morte, elle dort »

Les lectures du jour

Mt 9,18-26.


Tandis que Jésus parlait aux disciples de Jean Baptiste, voilà qu'un chef s'approcha; il se prosternait devant lui en disant : " Ma fille est morte à l'instant; mais viens lui imposer la main, et elle vivra. "
Jésus se leva et se mit à le suivre, ainsi que ses disciples.
Et voilà qu'une femme souffrant d'hémorragies depuis douze ans s'approcha par derrière et toucha la frange de son vêtement.
Car elle se disait en elle-même : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée. »
Jésus se retourna, la vit et lui dit : « Confiance, ma fille ! Ta foi t'a sauvée. » Et la femme fut sauvée à l'heure même.
Jésus, arrivé à la maison du chef, dit, en voyant les joueurs de flûte et l'agitation de la foule :
« Retirez-vous. La jeune fille n'est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui. Quand il eut mis la foule dehors, il entra et saisit la main de la jeune fille, qui se leva.
Et la nouvelle se répandit dans tout ce pays.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Hilaire (v. 315-367), évêque de Poitiers et docteur de l'Église
Commentaire de l'évangile de Matthieu, 9, 5-8 (trad. cf SC 254, p 209s)

« La jeune fille n'est pas morte, elle dort »

Ce chef [de synagogue] peut être compris comme représentant la Loi de
Moïse qui, priant à l'intention de la foule qu'elle avait nourrie pour le
Christ en prêchant l'attente de sa venue, demande au Seigneur de rendre la
vie à une morte... Le Seigneur lui a promis son aide et pour la lui
assurer, l'a suivi. Mais d'abord, la foule des païens pécheurs est
sauvée avec les apôtres. Le don de la vie revenait en premier lieu à
l'élection prédestinée par la Loi, mais au préalable, dans l'image de la
femme, le salut est rendu aux publicains et aux pécheurs. Voilà pourquoi
cette femme a confiance qu'en venant sur le passage du Seigneur, elle sera
guérie de son flux de sang par le contact du vêtement du Seigneur... Elle a
hâte dans sa foi de toucher la frange du vêtement, c'est-à-dire d'atteindre
en compagnie des apôtres le don de l'Esprit Saint qui sort du corps du
Christ à la manière d'une frange. En peu de temps elle est guérie. Ainsi,
la santé destinée à l'une est rendue aussi à une autre, dont le Seigneur a
loué la foi et la persévérance, parce que ce qui était préparé pour Israël
a été accueilli par les peuples des nations... La puissance guérissante du
Seigneur, contenue dans son corps, gagnait jusqu'aux franges de ses
vêtements. En effet, Dieu n'était pas divisible ni saisissable pour être
enfermé dans un corps ; il divise lui-même ses dons dans l'Esprit, mais
n'est pas divisé dans ses dons. Sa puissance est atteinte par la foi
partout, parce qu'elle est partout et n'est absente nulle part. Le corps
qu'il a pris n'a pas enfermé sa puissance, mais sa puissance a pris la
fragilité d'un corps pour le racheter... Le Seigneur entre ensuite
dans la maison du chef, autrement dit dans la synagogue..., et beaucoup se
moquent de lui. En effet ils n'ont pas cru en Dieu dans un homme ; ils ont
ri d'entendre prêcher la résurrection d'entre les morts. Prenant la main de
la jeune fille, le Seigneur a ramené à la vie celle dont la mort n'était
auprès de lui qu'un sommeil.




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03 juillet 2011

Evangile du jour

dimanche 03 juillet 2011
Quatorzième dimanche du temps ordinaire

St Thomas, apôtre (1er s.) - Fête



Commentaire du jour
Saint Aelred de Rievaulx : « Vous trouverez le repos »

Les lectures du jour

Mt 11,25-30.


En ce temps-là, Jésus prit la parole  : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange  : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté.
Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos.
Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Aelred de Rievaulx (1110-1167), moine cistercien
Le Miroir de la charité, I, 30-31 (trad. Brésard, 2000 ans A, p. 188)

« Vous trouverez le repos »

Ceux qui se plaignent de la rudesse du joug du Seigneur n'ont
peut-être pas rejeté complètement le joug si pesant de la convoitise du
monde... Dites-moi, quoi de plus doux, quoi de plus reposant que de n'être
plus agité par les mouvements déréglés de la chair...? Quoi d'aussi proche
de la tranquillité divine que de n'être plus ému par les affronts qui nous
sont faits, de n'être effrayé par nul tourment, nulle persécution, mais de
garder un calme identique dans le bonheur et le malheur, de voir d'un même
œil ennemi ou ami, de se rendre semblable à Celui « qui fait lever son
soleil sur les bons et sur les mauvais, et pleuvoir sur les justes et sur
les injustes » ? (Mt 5,45) Tout cela se trouve dans la charité, et
rien que dans la charité. C'est de même en elle que résident la vraie
tranquillité, la vraie douceur, car c'est elle le joug du Seigneur. Si, à
l'invitation du Seigneur, nous le portons, nous trouverons le repos pour
nos âmes, car « le joug du Seigneur est doux et son fardeau léger ». C'est
que « la charité est patiente, elle est serviable, elle ne s'enfle pas,
elle n'agit pas de travers, elle n'est pas ambitieuse » (1Co 13,4-5).
Les autres vertus sont pour nous comme un véhicule pour un homme fatigué,
ou comme la nourriture pour un voyageur, ou une lumière pour des gens
perdus dans les ténèbres, ou des armes pour un combattant. Mais la charité
–- qui doit se trouver dans toutes les vertus pour qu'elles soient des
vertus –- est par elle-même, d'une manière toute spéciale, le repos du
fatigué, la demeure du voyageur, la pleine lumière pour celui qui parvient
au but et la couronne parfaite de celui qui remporte la victoire.




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02 juillet 2011

Evangile du jour

samedi 02 juillet 2011
Le samedi de la 12e semaine du Temps Ordinaire - Mémoire du Cœur immaculé de Marie

Cœur immaculé de Marie - Mémoire
Sts Processus et Martinien, martyrs (Ier siècle),  Bx Pierre de Luxembourg, Cardinal (1369-1387)



Commentaire du jour
Cardinal Pierre de Bérulle : « Tout le monde s'étonnait de ce que racontaient les bergers. Marie cependant retenait tous ces évènements dans son cœur » (Lc 2,18-19)

Les lectures du jour

Lc 2,41-51.


Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume.
Comme ils s'en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s'en aperçoivent.
Pensant qu'il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher.
C'est au bout de trois jours qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions,
et tous ceux qui l'entendaient s'extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! »
Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m'ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C'est chez mon Père que je dois être. »
Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait.
Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Cardinal Pierre de Bérulle (1575-1629), théologien, fondateur de l'Oratoire de Jésus
Opuscules de piété, 39

« Tout le monde s'étonnait de ce que racontaient les bergers. Marie cependant retenait tous ces évènements dans son cœur » (Lc 2,18-19)

C'est une merveille de voir qu'en cet état de silence et d'enfance de
Jésus, tout le monde parle, et Marie ne parle point ; le silence de Jésus
ayant plus de puissance de la tenir en un silence sacré que les paroles. Ni
les anges, ni les saints n'ont de force à la mettre en propos et la faire
parler de choses si dignes de louanges, et que le ciel et la terre
unanimement célèbrent et adorent. Les anges en parlent, et entre eux-mêmes
et aux pasteurs : et Marie est en silence. Les pasteurs courent et
parlent, et Marie est en silence. Les rois arrivent, parlent, et font
parler toute la ville, tout l'État et tout le sacré synode de Judée (Mt
2,1s), et Marie est en retraite et en silence. Tout l'État est ému et
chacun s'étonne et parle du nouveau roi recherché par les rois, et Marie
est en son repos et en son sacré silence. Syméon parle au Temple et Anne la
prophétesse et tous ceux qui attendent le salut d'Israël (Lc 2,29s), et
Marie offre, donne, reçoit et rapporte son Fils en silence. Car aussi
durant tout le temps de son enfance, nous n'avons que ces paroles qui nous
soient rapportées de la conduite de la Vierge et de sa piété au regard de
son Fils et des choses qui sont dites de lui et accomplies en lui : « Marie
conservait tout cela et elle le méditait dans son cœur » (Lc 2,19). Voilà
l'état et l'occupation de la Vierge ; voilà son exercice et sa vie au
regard de Jésus durant sa sainte enfance.




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01 juillet 2011

Evangile du jour

vendredi 01 juillet 2011
Sacré-Cœur de Jésus, solennité

St Gall, évêque (+ 554),  St Theodoric (Thierry), abbé († 533)



Commentaire du jour
Saint Bonaventure : « Voyant que Jésus était déjà mort..., un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; il en sortit du sang et de l'eau » (Jn 19,33-34)

Les lectures du jour

Mt 11,25-30.


En ce temps-là, Jésus prit la parole  : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange  : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté.
Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos.
Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l'Église
La Vigne mystique, §8-9

« Voyant que Jésus était déjà mort..., un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; il en sortit du sang et de l'eau » (Jn 19,33-34)

      Ils ont creusé non seulement ses mains et ses pieds (Ps 21,17), mais
ont percé son côté et ont ouvert l'intérieur de son cœur très saint qui
avait été déjà blessé par la lance de l'amour... Approchons-nous, et nous
tressaillirons, nous nous réjouirons en toi, au souvenir de ton cœur. Oh
qu'il est bon, qu'il est agréable d'habiter en ce cœur ! (cf Ps 132,2) Ton
cœur, ô bon Jésus, est un vrai trésor, une perle précieuse, que nous avons
trouvée en fouillant dans le champ de ton corps (Mt 13,44-45). Qui la
rejetterait ? Bien plutôt, je donnerai tout ; en échange, je livrerai
toutes mes pensées et tous mes désirs pour me la procurer, jetant toutes
mes préoccupations dans le cœur du Seigneur Jésus, et sans nul doute ce
cœur me nourrira.

      En ce temple, en ce Saint des Saints, devant cette arche de
l'alliance (1R 6,19), j'adorerai et je louerai le nom du Seigneur, disant
avec David : « J'ai trouvé mon cœur pour prier le Seigneur » (2S 7,27). Et
moi, j'ai trouvé le cœur de Jésus mon roi, mon frère et mon tendre ami. Et
ne prierai-je pas ? Je prierai assurément. Car son cœur est avec moi –- je
le dirai avec hardiesse –- et même plus : parce que le Christ est vraiment
auprès de moi, comment ce qui est à mon chef, ma tête (Col 1,18), ne
serait-il pas à moi ?... Ce cœur spirituel est bien mon cœur ; il est bien
à moi. Vraiment, avec Jésus je possède mon cœur. Qu'y a-t-il d'étonnant à
cela ? La « multitude des croyants » formait bien jadis « un seul cœur »
(Ac 4,32).

      Ayant donc trouvé, très doux Jésus, ce cœur qui est le tien et le
mien, je te prierai, toi qui es mon Dieu. Reçois mes prières dans ce
sanctuaire où tu nous exauces, ou plutôt attire-moi tout entier en ton
cœur... Tu peux me faire passer par ce trou d'aiguille après m'avoir fait
déposer le poids de ce fardeau que je porte sur les épaules (Mt 19,24;
11,28). Jésus, le plus beau de toute la beauté humaine, lave-moi encore
davantage de mon iniquité et purifie-moi de mon péché (Ps 44,3; 50,4) afin
que, rendu pur par toi, je puisse m'approcher de toi qui es si pur, que je
mérite « d'habiter tous les jours de ma vie » en ton cœur et puisse
toujours voir et accomplir ta volonté (Ps 26,4 Vulg).




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30 juin 2011

Evangile du jour

jeudi 30 juin 2011
Le jeudi de la 13e semaine du temps ordinaire

Les premiers martyrs de l'Église de Rome († 64)



Commentaire du jour
Saint Augustin : « Lève-toi et marche »

Les lectures du jour

Mt 9,1-8.


Jésus monta en barque, traversa le lac et alla dans sa ville de Capharnaüm.
Et voilà qu'on lui apportait un paralysé, couché sur une civière. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés. »
Or, quelques scribes se disaient : « Cet homme blasphème. »
Mais Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Pourquoi avez-vous en vous-mêmes des pensées mauvaises ?
Qu'est-ce qui est le plus facile ? de dire : 'Tes péchés sont pardonnés', ou bien de dire : 'Lève-toi et marche' ?
Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés... » alors, il dit au paralysé : « Lève-toi, prends ta civière, et rentre chez toi. »
L'homme se leva et rentra chez lui.
En voyant cela, la foule fut saisie de crainte, et elle rendit gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 256, pour les fêtes de Pâques

« Lève-toi et marche »

       « Si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts
habite en vous, celui qui a ressuscité le Christ Jésus vivifiera aussi vos
corps mortels. » (Rm 8,11) Maintenant c'est un corps humain naturel ; alors
ce sera un corps spirituel. « Car le premier homme, Adam, était un être
humain qui avait reçu la vie, mais le dernier Adam, le Christ, est devenu
l'être spirituel qui donne la vie » (1Co 15,45). Voilà pourquoi « il rendra
la vie à vos corps mortels, à cause de l'Esprit qui habite en vous ».

      Oh ! quel heureux alléluia nous chanterons alors ! Quelle sécurité !
Plus d'adversaire, plus d'ennemi ; nous ne perdrons aucun ami. Ici-bas nous
chantons les louanges de Dieu au milieu de nos soucis ; au ciel, nous les
chanterons dans une parfaite tranquillité. Nous les chantons ici-bas comme
devant mourir ; au ciel, ce sera dans une vie qui ne finit pas. Ici-bas,
dans l'espérance ; au ciel, dans la réalité. Ici-bas nous sommes voyageurs
; alors nous serons dans notre patrie. Chantons donc dès maintenant,
frères, non pour savourer le repos mais pour alléger notre travail.
Chantons comme le font les voyageurs. Chante, mais sans cesser de marcher ;
chante pour te réconforter au milieu des fatigues... Chante et marche !

      Qu'est-ce à dire, marche   ? Va de l'avant ; fais des progrès dans le
bien... Va de l'avant en marchant vers le bien ; avance dans la foi et dans
la pureté des mœurs. Chante et marche ! Ne t'égare pas ; ne retourne pas en
arrière ; ne reste pas sur place. Tournons-nous vers le Seigneur.




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29 juin 2011

Evangile du jour

mercredi 29 juin 2011
Saint Pierre et saint Paul, Apôtres, solennité

St Pierre et St Paul, apôtres et martyrs - Solennité



Commentaire du jour
Saint Bernard : « Je suis le moindre des apôtres ; je ne mérite même pas de porter ce nom » (1Co 15,9)

Les lectures du jour

Mt 16,13-19.


Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples : « Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes ? »
Ils répondirent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes. »
Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! »
Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle.
Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
3ème sermon pour la fête des saints apôtres Pierre et Paul, passim

« Je suis le moindre des apôtres ; je ne mérite même pas de porter ce nom » (1Co 15,9)

C'est avec raison, mes frères, que l'Église applique aux saints
apôtres Pierre et Paul ces paroles du Sage : « Ce sont des hommes de
miséricorde, dont les bienfaits ne tombent pas dans l'oubli ; les biens
qu'ils ont laissés à leur postérité subsistent toujours » (Si 44,10-11).
Oui, on peut bien les appeler des hommes de miséricorde : parce qu'ils ont
obtenu miséricorde pour eux-mêmes, parce qu'ils sont pleins de miséricorde,
et que c'est dans sa miséricorde que Dieu nous les a donnés. Voyez, en
effet, quelle miséricorde ils ont obtenue. Si vous interrogez saint Paul
sur ce point..., il vous dira de lui-même : « J'ai commencé par être un
blasphémateur, un persécuteur, un insulteur ; mais j'ai obtenu miséricorde
de Dieu » (1Tm 1,13). En effet, qui ne sait tout le mal qu'il a fait aux
chrétiens de Jérusalem...et même dans la Judée toute entière ?... Pour ce
qui est du bienheureux Pierre, j'ai une autre chose à vous dire, mais une
chose d'autant plus sublime qu'elle est unique. En effet, si Paul a péché,
il l'a fait sans le savoir, car il n'avait pas la foi ; Pierre au contraire
avait les yeux grands ouverts au moment de sa chute (Mt 26,69s). Mais « là
où la faute a abondé, la grâce a surabondé » (Rm 5,20)... Si saint Pierre a
pu s'élever à un tel degré de sainteté après avoir fait une chute si
lourde, qui pourra désormais désespérer, pour peu qu'il veuille lui aussi
sortir de ses péchés ? Remarquez ce que dit l'Évangile : « Il sortit et
pleura amèrement » (v. 75)... Vous avez entendu quelle miséricorde les
apôtres ont obtenue, et désormais personne parmi vous ne sera accablé de
ses fautes passées plus qu'il ne faut... Si tu as péché, Paul n'a-t-il pas
péché davantage ? Si tu as fait une chute, Pierre n'en a-t-il pas fait une
plus profonde que toi ? Or, l'un et l'autre, en faisant pénitence, non
seulement ont obtenu le salut mais sont devenus de grands saints, sont même
devenus les ministres du salut, les maîtres de la sainteté. Fais donc de
même, mon frère, car c'est pour toi que l'Écriture les appelle « des hommes
de miséricorde ».




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28 juin 2011

Evangile du jour

mardi 28 juin 2011
Le mardi de la 13e semaine du Temps Ordinaire

St Irénée, évêque et martyr (120-202) - Mémoire



Commentaire du jour
La Lettre à Diognète : « Quel est donc celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent ? »

Les lectures du jour

Mt 8,23-27.


Comme Jésus montait dans la barque, ses disciples le suivirent.
Et voilà que la mer s'agita violemment, au point que la barque était recouverte par les vagues. Mais lui dormait.
Ses compagnons s'approchèrent et le réveillèrent en disant : « Seigneur, sauve-nous ! Nous sommes perdus. »
Mais il leur dit : « Pourquoi avoir peur, hommes de peu de foi ? » Alors, debout, Jésus interpella vivement les vents et la mer, et il se fit un grand calme.
Les gens furent saisis d'étonnement et disaient : « Quel est donc celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent ? »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

La Lettre à Diognète (v. 200)
§7 ; PG 2, 1174-1175 ; SC 33 bis (trad. SC p. 67 rev.)

« Quel est donc celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent ? »

      La tradition des chrétiens n'a pas une origine terrestre ; ce qu'ils
conservent avec tant de soin n'est pas l'invention d'un mortel... En vérité
le Tout-Puissant lui-même, le Créateur de toutes choses, l'Invisible, Dieu
lui-même a établi chez les hommes la vérité en envoyant du haut des cieux
sa Parole, le Verbe saint et insondable, et l'a affermi dans leurs cœurs.

      Il n'a pas envoyé aux hommes, comme certains pourraient l'imaginer,
quelque subordonné, ange ou un des esprits chargés des affaires terrestres
ou à qui est confié le gouvernement du ciel (cf Ep 1,21), mais bien « le
bâtisseur et l'architecte » de l'univers (He 11,10). C'est par lui que Dieu
a créé les cieux, par lui qu'il a enfermé la mer dans ses limites ; c'est
lui dont tous les éléments cosmiques observent fidèlement les lois
mystérieuses ; lui de qui le soleil a reçu la règle qu'il doit observer
dans sa course journalière ; lui à qui obéit la lune, brillant pendant la
nuit ; lui à qui obéissent les astres qui accompagnent la lune dans son
cours. C'est de lui que toutes choses ont reçu disposition, limites et
hiérarchies : les cieux et tout ce qui est dans les cieux ; la terre et
tout ce qui est sur la terre ; la mer et tout ce qui est dans la mer, le
feu, l'air, l'abîme, le monde d'en haut, celui d'en bas, les régions
intermédiaires : c'est lui que Dieu a envoyé aux hommes.

      Et non pas, comme une intelligence humaine pourrait le penser, pour
la tyrannie, la terreur et l'épouvante –- pas du tout ! Mais en toute bonté
et douceur, il l'a envoyé comme un roi envoie son fils (cf Mt 21,37), comme
le dieu qu'il était. Il l'a envoyé comme il convenait pour les hommes :
pour les sauver par la persuasion, non par la violence. Il n'y a pas de
violence en Dieu.




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27 juin 2011

Evangile du jour

lundi 27 juin 2011
Le lundi de la 13e semaine du Temps Ordinaire

Notre Dame du Perpétuel Secours
St Cyrille d'Alexandrie, Évêque et Docteur de l'Église (370-444)



Commentaire du jour
Saint Alphonse-Marie de Liguori : « Le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer sa tête »

Les lectures du jour

Mt 8,18-22.


Jésus, voyant la foule autour de lui, donna l'ordre de partir vers l'autre rive du lac.
Un scribe s'approcha et lui dit : « Maître, je te suivrai partout où tu iras. »
Mais Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer sa tête. »
Un autre de ses disciples lui dit : « Seigneur, permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père. »
Jésus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787), évêque et docteur de l'Église
8ème Discours pour la neuvaine de Noël (trad. Éds Saint-Paul 1993, p. 112)

« Le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer sa tête »

      Dieu est lui-même sa richesse, parce qu'il est le bien infini... Ce
Dieu si riche s'est fait pauvre en se faisant homme, afin de nous enrichir
nous, misérables pécheurs. C'est l'enseignement exprès de l'apôtre Paul : «
Jésus s'est fait pauvre, de riche qu'il était, afin de vous faire riche par
sa pauvreté » (2Co 8,9). Comment ?! Un Dieu...en venir au point de se faire
pauvre ! Dans quelle intention ? Tâchons de la comprendre.

      Les biens terrestres ne peuvent être que terre et fange ; mais cette
fange aveugle tellement les hommes qu'ils n'aperçoivent plus les vrais
biens. Avant la venue de Jésus Christ, le monde était plein de ténèbres,
parce que plein de péchés : « Toute chair avait perverti sa conduite » (Gn
6,12). C'est-à-dire : tous les hommes avaient obscurci en eux la loi
naturelle gravée dans leur esprit par Dieu ; ils vivaient comme des bêtes,
uniquement préoccupés de se procurer plaisirs et biens d'ici-bas dans
l'insouciance complète des biens éternels. C'est par un effet de la
miséricorde divine que le Fils de Dieu est venu lui-même dissiper ces
ténèbres profondes : « Sur ceux qui habitaient le pays de l'ombre de la
mort, la lumière a resplendi » (Is 9,1)...

      Mais ce divin maître devait nous instruire non seulement par la
parole, mais encore et surtout par les exemples de sa vie. « La pauvreté,
dit saint Bernard, était absente du ciel ; on ne pouvait la trouver que sur
la terre. Malheureusement l'homme n'en connaissait pas le prix, et,
partant, ne la cherchait pas. Pour la rendre précieuse à nos yeux et digne
de tous nos désirs, qu'est-ce que le Fils de Dieu a fait ? Il est descendu
du ciel sur la terre et il l'a choisie pour compagne de toute sa vie. »




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26 juin 2011

Evangile du jour

dimanche 26 juin 2011
Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ, solennité

La Fête-Dieu ou Solennité du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ
St Josemaría Escrivá, prêtre (1902-1975),  St Jean et St Paul, martyrs (+ 362)



Commentaire du jour
Pape Benoît XVI : « De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi »

Les lectures du jour

Jn 6,51-58.


Après avoir nourri la foule avec cinq pains et deux poissons, Jésus disait : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. »
Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi.
Tel est le pain qui descend du ciel : il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Pape Benoît XVI
« Sacramentum Caritatis » §70 (trad. DC 2377, p. 331 © Libreria Editrice Vaticana)

« De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi »

Parlant du don de sa vie, le Seigneur Jésus, qui s'est fait pour nous
nourriture de vérité et d'amour, nous assure que « si quelqu'un mange de ce
pain, il vivra éternellement ». Mais cette « vie éternelle » commence déjà
en nous en ce temps, à travers le changement que le don eucharistique
engendre en nous : « Celui qui me mangera vivra par moi ». Ces paroles de
Jésus nous font comprendre que le mystère « auquel on croit » et « qui est
célébré » possède en lui-même un dynamisme qui en fait le principe de la
vie nouvelle en nous et la forme de l'existence chrétienne. En communiant
au Corps et au Sang de Jésus Christ, nous sommes en effet rendus
participants de la vie divine de façon toujours plus adulte et plus
consciente. Cela vaut aussi de ce que saint Augustin, dans ses
Confessions, disait du Verbe éternel, nourriture de l'âme ; mettant en
relief le caractère paradoxal de cette nourriture, le saint Docteur imagine
s'entendre dire : « Je suis la nourriture des grands. Grandis, et tu me
mangeras, tu ne me transformeras pas en toi, telle la nourriture de ta
chair ; mais c'est en moi que tu te transformeras ». De fait, ce n'est pas
l'aliment eucharistique qui se transforme en nous, mais c'est nous qui
sommes mystérieusement changés par lui. Le Christ nous nourrit en nous
unissant à lui ; « il nous attire en lui ». La célébration
eucharistique apparaît ici, dans toute sa force, en tant que source et
sommet de l'existence chrétienne, étant en même temps le commencement et
l'accomplissement du culte nouveau et définitif, « le culte spirituel ».
Les paroles de saint Paul aux Romains à ce sujet sont la formulation la
plus synthétique de la façon dont l'eucharistie transforme toute notre vie
en culte spirituel agréable à Dieu : « Je vous exhorte, mes frères, par la
tendresse de Dieu, à lui offrir vos corps en sacrifice saint, capable de
plaire à Dieu : c'est là le culte spirituel que vous avez à rendre » (Rm
12,1).




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25 juin 2011

Evangile du jour

samedi 25 juin 2011
Le samedi de la 12e semaine du Temps Ordinaire

St Guillaume de Verceil (+ 1142),  St Prosper d'Aquitaine (+ 466)



Commentaire du jour
Concile Vatican II : « Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies »

Les lectures du jour

Mt 8,5-17.


Jésus était entré à Capharnaüm ; un centurion de l'armée romaine vint à lui et le supplia :
« Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé, et il souffre terriblement. »
Jésus lui dit : « Je vais aller le guérir. »
Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri.
Ainsi, moi qui suis soumis à une autorité, j'ai des soldats sous mes ordres ; je dis à l'un : 'Va', et il va, à un autre : 'Viens', et il vient, et à mon esclave : 'Fais ceci', et il le fait. »
A ces mots, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi.
Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du Royaume des cieux
, et les héritiers du Royaume seront jetés dehors dans les ténèbres ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et le serviteur fut guéri à cette heure même.
Comme Jésus entrait chez Pierre, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre.
Il lui prit la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait.
Le soir venu, on lui amena beaucoup de possédés ; il chassa les esprits par sa parole et il guérit tous les malades.
Ainsi devait s'accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe : Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Concile Vatican II
Message aux pauvres, aux malades, à tous qui ceux qui souffrent

« Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies »

Pour vous tous, frères éprouvés, visités par la souffrance aux mille
visages, le Concile a un message tout spécial. Il sent fixés sur lui vos
yeux implorants, brillants de fièvre ou abattus par la fatigue, regards
interrogateurs qui cherchent en vain le pourquoi de la souffrance humaine,
et qui demandent anxieusement quand et d'où viendra le réconfort. Frères
très chers, nous sentons profondément retentir dans nos cœurs de pères et
de pasteurs vos gémissements et vos plaintes. Et notre peine s'accroît à la
pensée qu'il n'est pas en notre pouvoir de vous apporter la santé
corporelle ni la diminution de vos douleurs physiques, que médecins,
infirmières, et tous ceux qui se consacrent aux malades s'efforcent de
soulager de leur mieux. Mais nous avons quelque chose de plus profond
et de plus précieux à vous donner : la seule vérité capable de répondre au
mystère de la souffrance et de vous apporter un soulagement sans illusion :
la foi et l'union à l'Homme des douleurs (Is 53,3), au Christ, Fils de
Dieu, mis en croix pour nos péchés et pour notre salut. Le Christ n'a pas
supprimé la souffrance ; il n'a même pas voulu nous en dévoiler entièrement
le mystère : il l'a prise sur lui, et c'est assez pour que nous en
comprenions tout le prix. Vous tous, qui sentez plus lourdement le
poids de la croix, vous qui êtes pauvres et délaissés, vous qui pleurez,
vous qui êtes persécutés pour la justice (Mt 5,5.10), vous sur lesquels on
se tait, vous les inconnus de la douleur, reprenez courage : vous êtes les
préférés du Royaume de Dieu, le royaume de l'espérance, du bonheur et de la
vie. Vous êtes les frères du Christ souffrant ; et avec lui, si vous le
voulez, vous sauvez le monde ! Voilà la compréhension chrétienne de la
souffrance, la seule qui donne la paix. Sachez que vous n'êtes pas seuls,
ni séparés, ni abandonnés, ni inutiles ; vous êtes les appelés du Christ,
sa vivante et transparente image.




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24 juin 2011

Evangile du jour

vendredi 24 juin 2011
Nativité de saint Jean Baptiste, solennité

Nativité de saint Jean-Baptiste (1er s.),  Bse María Guadalupe García Zavala, religieuse et fondatrice (1878-1963)



Commentaire du jour
Saint Augustin : « Lui, il faut qu'il grandisse ; et moi, que je diminue » (Jn 3,30)

Les lectures du jour

Lc 1,57-66.80.


Quand arriva le moment où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils.
Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait prodigué sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle.
Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l'enfant. Ils voulaient le nommer Zacharie comme son père.
Mais sa mère déclara : « Non, il s'appellera Jean. »
On lui répondit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »
On demandait par signes au père comment il voulait l'appeler.
Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Son nom est Jean. » Et tout le monde en fut étonné.
A l'instant même, sa bouche s'ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu.
La crainte saisit alors les gens du voisinage, et dans toute la montagne de Judée on racontait tous ces événements.
Tous ceux qui les apprenaient en étaient frappés et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui.
L'enfant grandit et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu'au jour où il devait être manifesté à Israël.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 289, 3ème pour la Nativité de Jean-Baptiste

« Lui, il faut qu'il grandisse ; et moi, que je diminue » (Jn 3,30)

Le plus grand des hommes a été envoyé pour rendre témoignage à Celui
qui était plus qu'un homme. En effet, quand celui qui est « le plus grand
d'entre les enfants des femmes » (Mt 11,11) dit : « Je ne suis pas le
Christ » (Jn 1,20) et s'humilie devant le Christ, il nous faut comprendre
qu'il y a dans le Christ plus qu'un homme... « De sa plénitude nous avons
tous reçu » (Jn 1,16). Qu'est-ce à dire, « nous tous »? C'est-à-dire que
les patriarches, les prophètes et les saints apôtres, ceux qui ont précédé
l'Incarnation ou qui ont été envoyés depuis par le Verbe incarné lui-même,
« nous avons tous reçu de sa plénitude ». Nous sommes des vases, il est la
source. Donc..., Jean est homme, le Christ est Dieu : il faut que l'homme
s'humilie, pour que Dieu soit exalté. C'est pour apprendre à l'homme à
s'humilier que Jean est né le jour à partir duquel les jours commencent à
décroître ; pour nous montrer que Dieu doit être exalté, Jésus Christ est
né le jour où les jours commencent à croître. Il y a ici un enseignement
profondément mystérieux. Nous célébrons la nativité de Jean comme celle du
Christ, parce que cette nativité est pleine de mystère. De quel mystère ?
Du mystère de notre grandeur. Diminuons en nous-mêmes, pour croître en Dieu
; humilions-nous dans notre bassesse, pour être exaltés dans sa grandeur.




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23 juin 2011

Evangile du jour

jeudi 23 juin 2011
Le jeudi de la 12e semaine du Temps Ordinaire

Ste Audrey (Etheldrede), abbesse, fondatrice d'Ély (+ 679),  St. Joseph Cafasso, prêtre (1811-1860)



Commentaire du jour
Sainte Thérèse d'Avila : Écouter dans le château construit sur le roc

Les lectures du jour

Mt 7,21-29.


Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Il ne suffit pas de me dire : 'Seigneur, Seigneur !', pour entrer dans le Royaume des cieux ; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux.
Ce jour-là, beaucoup me diront : 'Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons été prophètes, en ton nom que nous avons chassé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ? '
Alors je leur déclarerai : 'Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal ! '
Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s'est abattue sur cette maison ; la maison ne s'est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.
Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a secoué cette maison ; la maison s'est écroulée, et son écroulement a été complet. »
Jésus acheva ainsi son discours. Les foules étaient frappées par son enseignement,
car il les instruisait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église
Le Château intérieur, 4èmes demeures, ch. 3

Écouter dans le château construit sur le roc

Quand Dieu nous en accorde la grâce, elle nous aide singulièrement à
le chercher en nous-mêmes. En effet, on le trouve mieux et de manière plus
profitable en soi que dans les choses créées ; c'est là que saint Augustin
l'a trouvé, comme il nous le raconte, après l'avoir cherché en beaucoup
d'endroits. N'allez pas croire cependant que vous l'obtiendrez par la
simple réflexion, en considérant que Dieu est au-dedans de vous, ou à
l'aide de l'imagination, en vous le représentant en vous. Cette méthode est
bonne, c'est là une excellente méthode de méditer, elle est fondée sur la
vérité, puisque de fait Dieu est au-dedans de nous ; mais il ne s'agit pas
de cette façon de faire qui est au pouvoir de chacun, avec le secours de
Dieu, bien entendu ! Ce dont je parle est différent : quelquefois on n'a
même pas encore commencé à penser à Dieu que déjà on se trouve à
l'intérieur de notre « château intérieur » sans savoir comment on y est
entré... Ce recueillement surnaturel n'a pas lieu quand nous le
voulons, mais seulement quand il plaît à Dieu de le donner. Je suis
persuadée que si le Seigneur l'accorde, c'est à des personnes qui ont
renoncé aux choses de ce monde..., du moins dans leurs désirs. Ces gens-là,
Dieu les appelle d'une manière toute particulière à la vie intérieure ;
s'ils savent correspondre à ses avances, il ne se bornera pas à leur
accorder cette grâce, dès lors qu'il commence à les faire monter.
Qu'ils louent le Seigneur grandement, car il n'est que trop juste de
reconnaître cette grâce, et leur reconnaissance les dispose à recevoir
encore mieux. Car ce recueillement est une disposition à écouter Dieu :
l'âme doit donc éviter de discourir pour être attentive à ce que le
Seigneur opère en elle... A ce qu'il me semble, dans cette œuvre
spirituelle, celui-là fait plus qui est moins porté à penser et à vouloir
agir. Ce que nous avons à faire, c'est de nous tenir comme des pauvres très
nécessiteux en présence d'un Roi qui est riche et puissant : ils élèvent la
voix pour demander, puis ils baissent les yeux et attendent humblement.
Quand il nous semble que Dieu, secrètement, nous fait comprendre qu'il nous
écoute, il est bon alors de nous taire, dès lors qu'il nous a permis de
nous approcher de lui.




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22 juin 2011

Evangile du jour

mercredi 22 juin 2011
Le mercredi de la 12e semaine du Temps Ordinaire

St Thomas More, martyr (1487-1535),  St Paulin de Nole, évêque (+ 431)



Commentaire du jour
Saint Vincent de Paul : Porter du fruit

Les lectures du jour

Mt 7,15-20.


Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : " Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans ce sont des loups voraces.
C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. On ne cueille pas du raisin sur des épines, ni des figues sur des chardons.
C'est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l'arbre mauvais donne des fruits détestables.
Un arbre bon ne peut pas porter des fruits détestables, ni un arbre mauvais porter de beaux fruits.
Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu.
C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Vincent de Paul (1581-1660), prêtre, fondateur de communautés religieuses
Entretiens spirituels aux Missionnaires, fragment 171 (Seuil 1960, p. 905)

Porter du fruit

           Aimons Dieu, mes frères, aimons Dieu, mais que ce soit aux
dépens de nos bras, que ce soit à la sueur de nos visages. Car bien souvent
tant d'actes d'amour de Dieu, de complaisance, de bienveillance, et autres
semblables affections et pratiques intérieures d'un cœur tendre, quoique
très bonnes et très désirables, sont néanmoins très suspectes, quand on
n'en vient point à la pratique de l'amour effectif. « En cela, dit notre
Seigneur, mon Père est glorifié que vous rapportiez beaucoup de fruit » (Jn
15,8).            Et c'est à quoi nous devons bien prendre garde ; car il y
en a plusieurs qui, pour avoir l'extérieur bien composé et l'intérieur
rempli de grands sentiments de Dieu, s'arrêtent à cela ; et quand ils en
viennent au fait et qu'ils se trouvent dans les occasions d'agir, ils
demeurent court. Ils se flattent de leur imagination échauffée ; ils se
contentent des doux entretiens qu'ils ont avec Dieu dans l'oraison ; ils en
parlent même comme des anges ; mais, au sortir de là, est-il question de
travailler pour Dieu, de souffrir, de se mortifier, d'instruire les
pauvres, d'aller chercher la brebis égarée (Lc 15,4s), d'aimer qu'il leur
manque quelque chose, d'agréer les maladies ou quelque autre disgrâce,
hélas ! il n'y a plus personne, le courage leur manque. Non, non, ne nous
trompons pas : toute notre tâche consiste à passer aux actes.




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21 juin 2011

Evangile du jour

mardi 21 juin 2011
Le mardi de la 12e semaine du Temps Ordinaire

St Louis de Gonzague, Jésuite (+ 1591) - Mémoire



Commentaire du jour
Origène : « Il est resserré, le chemin qui conduit à la vie »

Les lectures du jour

Mt 7,6.12-14.


Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus sur la montagne, il leur disait : " Ce qui est sacré, ne le donnez pas aux chiens; vos perles, ne les jetez pas aux cochons, pour éviter qu'ils les piétinent puis se retournent pour vous déchirer.
Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi, voilà ce que dit toute l'Écriture : la Loi et les Prophètes.
« Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s'y engagent.
Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Homélies sur l'Exode, n°5, 3 ; SC 321 (trad. SC p. 157 rev.)

« Il est resserré, le chemin qui conduit à la vie »

      Voyons ce que Dieu a dit à Moïse, quelle route il a eu ordre de
choisir... Tu croyais peut-être que le chemin que Dieu montre est uni et
facile, qu'il ne comporte absolument rien de difficile ou de pénible ; au
contraire, c'est une montée, et une montée tortueuse. Car le chemin par où
on tend aux vertus ne va pas en descendant, mais en montant, et c'est une
montée resserrée et difficile. Écoute le Seigneur encore dire dans
l'Évangile : « Combien étroite et resserrée est la voie qui mène à la vie !
» Vois donc combien l'Évangile est en harmonie avec la Loi... N'est-il pas
vrai que même des aveugles peuvent le voir clairement : un seul Esprit a
écrit la Loi et l'Évangile.

      Le chemin où on s'avance est donc une montée tortueuse...; les actes
et la foi comportent bien des difficultés, bien des peines. Car bien des
tentations et bien des obstacles s'opposent à ceux qui veulent agir selon
Dieu. Ensuite, dans la foi, on trouve bien des choses tortueuses, beaucoup
de points de discussion, bien des objections d'hérétiques... Écoute ce que
dit Pharaon en voyant la route que Moïse et les Israélites avaient prise :
« Ces gens-là s'égarent » (Ex 14,3). Pour Pharaon, ceux qui suivent Dieu
s'égarent. C'est que, on l'a dit, le chemin de la sagesse est tortueux,
avec maints tournants, maintes difficultés, nombre de détours. Ainsi,
confesser qu'il y a un seul Dieu, et affirmer dans la même confession que
le Père, le Fils et Saint Esprit sont un seul Dieu, combien tortueux,
combien difficile, combien inextricable cela paraît-il aux infidèles !
Ajouter ensuite que « le Seigneur de majesté » a été crucifié (1Co 2,8), et
qu'il est le Fils de l'homme « qui descendit du ciel » (Jn 3,13), combien
cela paraît tortueux et combien difficile ! Qui l'entend sans la foi dit :
« Ces gens-là s'égarent ». Mais toi, sois ferme, ne mets pas en doute une
telle foi, sachant que Dieu te montre cette route de la foi.




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20 juin 2011

Evangile du jour

lundi 20 juin 2011
Le lundi de la 12e semaine du Temps Ordinaire

St Silvère, pape et martyr (536-537)



Commentaire du jour
Bienheureuse Teresa de Calcutta : « Ne jugez pas, pour ne pas être jugés »

Les lectures du jour

Mt 7,1-5.


Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : " Ne jugez pas, pour ne pas être jugés;
le jugement que vous portez contre les autres sera porté aussi contre vous ; la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous.
Qu'as-tu à regarder la paille dans l'œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ?
Comment vas-tu dire à ton frère : 'Laisse moi retirer la paille de ton œil', alors qu'il y a une poutre dans ton œil à toi ?
Esprit faux ! Enlève d'abord la poutre de ton œil, alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l'œil de ton frère.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
A Simple Path (trad. Un Chemin tout simple, Plon Mame 1995,p.86)

« Ne jugez pas, pour ne pas être jugés »

L'amour n'est plus l'amour s'il n'est pas partagé. Il doit se
traduire par l'action. Vous devez aimer sans rien attendre en retour, agir
pour le seul amour et non pour les avantages que vous pouvez en retirer. Si
vous espérez quelque chose en retour, vous n'aimez pas vraiment, car
l'amour véritable aime sans condition ni arrière-pensées. Si une
nécessité nouvelle surgit, Dieu vous guidera, comme il a guidé ceux d'entre
nous qui servent les malades du sida. Nous ne jugeons pas ces malades, nous
les soignons sans nous demander ce qui leur est arrivé, ni comment ils sont
tombés malades. Je crois que Dieu nous transmet un message insistant à
propos du sida : il veut que nous n'y voyions rien d'autre que l'occasion
de manifester notre amour. Les malades du sida ont peut-être réveillé un
amour tout de tendresse chez beaucoup de ceux qui l'avaient chassée de leur
vie.




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19 juin 2011

Evangile du jour

dimanche 19 juin 2011
Sainte Trinité, solennité

St Romuald, abbé (c. 952-1027)



Commentaire du jour
Saint Athanase : « Tout homme qui croit en lui...obtiendra la vie éternelle »

Les lectures du jour

Jn 3,16-18.


Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Athanase (295-373), évêque d'Alexandrie, docteur de l'Église
Lettres à Sérapion, n°1, 19 ; PG 26, 373 ; SC 15 (trad. SC p. 115 rev.)

« Tout homme qui croit en lui...obtiendra la vie éternelle »

      Hommes insensés..., que ne cessez-vous vos recherches indiscrètes au
sujet de la Trinité et ne vous contentez de croire qu'elle existe, puisque
vous avez pour guide l'apôtre qui écrit : « Il faut croire que Dieu existe
et qu'il assure la récompense à ceux qui le cherchent »... Que nul ne se
pose des questions superflues, mais qu'on se contente d'apprendre ce qui
est contenu dans les Écritures...

      L'Écriture dit que le Père est source et lumière : « Ils m'ont
délaissé, moi la source d'eau vive » ; « Tu as abandonné la source de la
sagesse », et selon Jean : « Notre Dieu est lumière ». Or, le Fils, en
relation avec la source, est appelée fleuve, car « le fleuve de Dieu, selon
le psaume, est rempli d'eau ». En relation avec la lumière, il est appelé
resplendissement quand Paul dit qu'il est « le resplendissement de sa
gloire et l'effigie de sa substance ». Le Père est donc lumière, le Fils
son resplendissement..., et dans le Fils, c'est par l'Esprit que nous
sommes illuminés : « Puisse Dieu vous donner, dit Paul, un Esprit de
sagesse et de révélation qui vous le fasse vraiment connaître ; puisse-t-il
illuminer les yeux de votre cœur ». Mais quand nous sommes illuminés, c'est
le Christ qui nous illumine en lui, car l'Écriture dit : « Il était la
vraie lumière qui illumine tout homme venant en ce monde ». En plus, le
Père étant source et le Fils appelé fleuve, on dit que nous buvons l'Esprit
: « Tous nous avons été abreuvés d'un seul Esprit ». Mais, abreuvés de
l'Esprit, nous buvons le Christ car « ils buvaient à un rocher spirituel
qui les suivait et ce rocher c'était le Christ »...

      Le Père étant « le seul sage », le Fils est sa sagesse, car « le
Christ est la force et la sagesse de Dieu ». Or, c'est en recevant l'Esprit
de sagesse que nous possédons le Fils et acquérons la sagesse en lui... Le
Fils est la vie, il a dit : « Je suis la vie » ; mais il est dit que nous
sommes vivifiés par l'Esprit, car Paul écrit : « Celui qui a ressuscité le
Christ Jésus d'entre les morts vivifiera aussi nos corps mortels par son
Esprit qui habite en nous ». Mais quand nous sommes vivifiés par l'Esprit,
c'est le Christ qui est notre vie...: « Ce n'est plus moi qui vis, mais
c'est le Christ qui vit en moi ».

      Quand il existe, dans la sainte Trinité, une telle correspondance et
unité, qui pourrait séparer soit le Fils du Père, soit l'Esprit du Fils ou
du Père ?... Le mystère de Dieu n'est pas livré à notre esprit par des
discours démonstratifs, mais dans la foi et dans la prière pleine de
respect.

(Références bibliques : He 11,6; Jn 2,13; Ba 3,12; 1Jn 1,5; Ps 64,10; He
1,3; Ep 1,17-18; Jn 1,9; 1Co 12,13; 1Co 10,4; Rm 16,27; 1Co 1,24; Jn 14,6;
Rm 8,11; Ga 2,20)




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18 juin 2011

Evangile du jour

samedi 18 juin 2011
Le samedi de la 11e semaine du Temps Ordinaire

St Marc et St Marcellien, martyrs (286),  St Léonce de Tripoli, martyr (Ier siècle)



Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome : « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent »

Les lectures du jour

Mt 6,24-34.


Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Aucun homme ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent.
C'est pourquoi je vous dis : Ne vous faites pas tant de souci pour votre vie, au sujet de la nourriture, ni pour votre corps, au sujet des vêtements. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ?
Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils ne font pas de réserves dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux ?
D'ailleurs, qui d'entre vous, à force de souci, peut prolonger tant soit peu son existence ?
Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas.
Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n'était pas habillé comme l'un d'eux.
Si Dieu habille ainsi l'herbe des champs, qui est là aujourd'hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ?
Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : 'Qu'allons-nous manger ? ' ou bien : 'Qu'allons-nous boire ? ' ou encore : 'Avec quoi nous habiller ? '
Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.
Cherchez d'abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus le marché.
Ne vous faites pas tant de souci pour demain : demain se souciera de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies sur l'évangile de Matthieu, n°21, 1 ; PG 57, 294-296 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 294-295)

« Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent »

           Voyez quels avantages Jésus-Christ nous promet et combien ses
préceptes nous sont utiles, puisqu'ils nous délivrent de si grands maux. Le
mal que vous causent les richesses, dit-il, n'est pas seulement d'armer les
voleurs contre vous et de remplir votre esprit d'épaisses ténèbres. La
grande plaie qu'elles font, c'est qu'elles vous arrachent à la bienheureuse
servitude de Jésus-Christ pour vous rendre esclaves d'un métal insensible
et inanimé.           « Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent. »
Tremblons, frères, à la pensée que nous forçons Jésus-Christ de nous parler
de l'argent comme d'une divinité opposée à Dieu ! Mais quoi, direz-vous,
les anciens patriarches n'ont-ils pas trouvé le moyen de servir tout
ensemble Dieu et l'argent ? Nullement. Mais comment donc Abraham, comment
Job ont-ils jeté tant d'éclat par leur magnificence ? Je vous réponds qu'il
ne faut point alléguer ici ceux qui ont possédé les richesses, mais ceux
qui en ont été possédés. Job était riche ; il se servait de l'argent, mais
il ne servait pas l'argent, il en était le maître et non l'adorateur. Il
considérait son bien comme s'il eût été un autre, il s'en regardait comme
le dispensateur et non comme le propriétaire... C'est pourquoi il ne
s'affligea point lorsqu'il le perdit.




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