jeudi 05 juillet 2012
Le jeudi de la 13e semaine du temps ordinaire
St Antoine-Marie Zaccaria, prêtre et fondateur (1502-1539)
Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome : « Qui peut remettre les péchés, sinon Dieu seul ? » (Mc 2,7)
Les lectures du jour
Mt 9,1-8.
Jésus monta en barque, traversa le lac et alla dans sa ville de Capharnaüm.
Et voilà qu'on lui apportait un paralysé, couché sur une civière. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés. »
Or, quelques scribes se disaient : « Cet homme blasphème. »
Mais Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Pourquoi avez-vous en vous-mêmes des pensées mauvaises ?
Qu'est-ce qui est le plus facile ? de dire : 'Tes péchés sont pardonnés', ou bien de dire : 'Lève-toi et marche' ?
Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés... » alors, il dit au paralysé : « Lève-toi, prends ta civière, et rentre chez toi. »
L'homme se leva et rentra chez lui.
En voyant cela, la foule fut saisie de crainte, et elle rendit gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies sur l'évangile de Matthieu, n° 29, 1
« Qui peut remettre les péchés, sinon Dieu seul ? » (Mc 2,7)
« Et voilà qu'on lui apportait un paralysé. » Saint Matthieu dit
simplement que ce paralytique a été apporté à Jésus. D'autres évangélistes
racontent qu'il a été descendu par une ouverture dans le toit, et présenté
au Sauveur sans formuler aucune demande, le laissant juger lui-même de la
guérison...
L'Évangile dit « voyant la foi de ceux qui portaient le paralytique
», c'est-à-dire de ceux qui l'avaient amené à Jésus. Considérez comment
parfois le Christ ne fait aucun cas de la foi du malade : peut-être qu'il
n'en est pas capable, étant inconscient ou possédé par un esprit mauvais.
Ici cependant ce paralytique avait une grande confiance en Jésus ;
autrement est-ce qu'il aurait permis qu'on le descende devant lui ? Le
Christ répond à cette confiance par un prodige extraordinaire. Avec le
pouvoir de Dieu lui-même, il pardonne les péchés de cet homme. Il montre
ainsi qu'il est l'égal du Père, vérité qu'il avait déjà montré quand il a
dit au lépreux : « Je le veux, sois guéri » (Mt 8,3)...et quand, par un
seul mot, il avait calmé la mer déchaînée (Mt 8,26), ou quand, en tant que
Dieu, il avait chassé les démons, qui reconnaissent en lui leur souverain
et leur juge (Mt 8,32). Or ici, il montre à ses adversaires, à leur grand
étonnement, qu'il est l'égal du Père.
Et le Sauveur montre ici, encore une fois, combien il repousse tout
ce qui est spectaculaire ou source de vaine gloire. La foule le presse de
tous côtés, mais il ne s'empresse pas d'opérer un miracle visible en
guérissant la paralysie extérieure de cet homme... Il commence par un
miracle invisible, guérissant l'âme de cet homme. Cette guérison-là est
infiniment plus avantageuse pour lui - et, en apparence, moins glorieuse
pour le Christ.
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05 juillet 2012
Evangile du jour
04 juillet 2012
Evangile du jour
mercredi 04 juillet 2012
Le mercredi de la 13e semaine du temps ordinaire
Ste Élisabeth du Portugal, reine (1271-1336), Ste Berthe, o.s.b. (644-723)
Commentaire du jour
Saint Bernard : « Deux possédés sortirent du cimetière à sa rencontre »
Les lectures du jour
Mt 8,28-34.
Comme Jésus arrivait sur l'autre rive du lac, dans le pays des Gadaréniens, deux possédés sortirent du cimetière à sa rencontre ; ils étaient si méchants que personne ne pouvait passer par ce chemin.
Et voilà qu'ils se mirent à crier : « Que nous veux-tu, Fils de Dieu ? Es-tu venu pour nous faire souffrir avant le moment fixé ? »
Or, il y avait au loin un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture.
Les démons suppliaient Jésus : « Si tu nous expulses, envoie-nous dans le troupeau de porcs. »
Il leur répondit : « Allez-y. » Ils sortirent et ils s'en allèrent dans les porcs ; et voilà que, du haut de la falaise, tout le troupeau se précipita dans la mer, et les porcs moururent dans les flots.
Les gardiens prirent la fuite et s'en allèrent en ville annoncer tout cela, avec l'affaire des possédés.
Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus ; et lorsqu'ils le virent, les gens le supplièrent de partir de leur région.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Sermon 17 sur le psaume 90, § 4 ; PL 183, 252.
« Deux possédés sortirent du cimetière à sa rencontre »
« Je suis avec lui dans la détresse, dit le Seigneur...; je le
délivrerai de ses peines et je le glorifierai » (Ps 90,15) ; « je mets mes
délices à être avec les enfants des hommes » (Pr 8,31). Voilà bien
l'Emmanuel, Dieu avec nous (Mt 1,23)... Il est descendu pour être près de
ceux dont le cur est en détresse, pour être avec nous dans notre détresse.
Mais viendra un jour où « nous serons emportés à la rencontre du Christ sur
les nuées, pour être avec le Seigneur pour toujours » (1Th 4,17), si
toutefois nous nous efforçons de l'avoir toujours avec nous comme compagnon
de route, lui qui nous donnera en retour la patrie. Mieux : alors lui-même
il sera notre patrie, pourvu que maintenant il soit notre route.
Il est donc bon pour moi, Seigneur, d'être dans la détresse, pourvu
que tu y sois avec moi ; cela me vaut mieux que de régner sans toi, de me
réjouir sans toi, d'être sans toi dans la gloire. Mieux vaut pour moi de me
serrer contre toi dans la détresse, de t'avoir avec moi dans le creuset,
que d'être sans toi, même dans le ciel. En effet, « qu'est-ce que je
souhaite dans le ciel et qu'est-ce que je désire sur la terre sinon toi ? »
(Ps 72,25) « L'or est éprouvé dans la fournaise, et les justes dans
l'épreuve de la détresse » (Si 2,5). C'est là que tu te tiens, au milieu de
ceux qui se rassemblent en ton nom, comme autrefois les trois jeunes gens
dans la fournaise de Babylone (Dn 3,92)... Pourquoi donc tremblons-nous
?... « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (Rm 8,31) Si Dieu
nous arrache des mains de nos ennemis, qui pourra nous arracher de ses
mains ?
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03 juillet 2012
Evangile du jour
mardi 03 juillet 2012
Fête de saint Thomas, Apôtre
St Thomas, apôtre (1er s.) - Fête
Commentaire du jour
Basile de Séleucie : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création » (Mc 16,15)
Les lectures du jour
Jn 20,24-29.
L'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau), n'était pas avec eux quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. »
Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Basile de Séleucie (?-v. 468), évêque
Sermon pour la Résurrection, 1-4 (trad. Brésard, 2000 ans B, p. 128 rev.)
« Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création » (Mc 16,15)
« Mets ton doigt dans la marque des clous », dit Jésus à Thomas. « Tu
me cherchais quand je n'étais pas là, profites-en maintenant. Je connais
ton désir malgré ton silence. Avant que tu ne me le dises, je sais ce que
tu penses. Je t'ai entendu parler, et quoique invisible, j'étais auprès de
toi, auprès de tes doutes, et sans me faire voir, je t'ai fait attendre,
pour mieux regarder ton impatience. Mets ton doigt dans la marque des
clous. Mets ta main dans mon côté, et ne sois plus incrédule, mais crois. »
Alors Thomas le touche : toute sa défiance tombe et rempli d'une foi
sincère et de tout l'amour que l'on doit à son Dieu, il s'écrie : « Mon
Seigneur et mon Dieu ! » Et le Seigneur lui dit : « Parce que tu m'as vu,
tu as cru ; heureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru ! Thomas, porte la
nouvelle de ma résurrection à ceux qui ne m'ont pas vu. Entraîne toute la
terre à croire non à ses yeux, mais à ta parole. Parcours les peuples et
les cités païennes. Apprends-leur à porter la croix sur les épaules au lieu
des armes... Dis-leur qu'ils sont appelés par la grâce, et toi, contemple
leur foi : heureux, en vérité, ceux qui n'ont pas vu et ont cru ! »
Telle est l'armée que lève le Seigneur ; tels sont les enfants de la
piscine baptismale, les uvres de la grâce, la moisson de l'Esprit. Ils ont
suivi le Christ sans l'avoir vu, ils l'ont cherché et ils ont cru. Ils ont
reconnu avec les yeux de la foi, non du corps. Ils n'ont pas mis leurs
doigts dans les marques des clous, mais ils se sont attachés à sa croix et
ont embrassé ses souffrances. Ils n'ont pas vu le côté du Seigneur, mais
par la grâce ils se sont unis à ses membres et ils ont fait leur cette
parole du Seigneur : « Heureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru ! »
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02 juillet 2012
Evangile du jour
lundi 02 juillet 2012
Le lundi de la 13e semaine du Temps Ordinaire
Sts Processus et Martinien, martyrs (Ier siècle), Bx Pierre de Luxembourg, Cardinal (1369-1387)
Commentaire du jour
Saint Alphonse-Marie de Liguori : « Le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où poser sa tête »
Les lectures du jour
Mt 8,18-22.
Jésus, voyant la foule autour de lui, donna l'ordre de partir vers l'autre rive du lac.
Un scribe s'approcha et lui dit : « Maître, je te suivrai partout où tu iras. »
Mais Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer sa tête. »
Un autre de ses disciples lui dit : « Seigneur, permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père. »
Jésus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787), évêque et docteur de l'Église
8ème Discours pour la neuvaine de Noël (trad. Éds Saint-Paul 1993, p. 114)
« Le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où poser sa tête »
De même que Jésus Christ est né pauvre, ainsi a-t-il continué à vivre
dans la pauvreté durant toute sa vie ; non seulement pauvre, mais indigent,
« mendiant » suivant l'expression de saint Paul (2Co 8,9)... A Nazareth,
Jésus vit dans la pauvreté : « une maison pauvre, un mobilier pauvre, c'est
le logement que choisit le Créateur du monde ». Il y vit pauvrement,
gagnant son pain à la sueur de son front, au prix de grandes fatigues, tout
comme les artisans et les fils d'artisans. Au reste, les juifs ne le
croyaient-ils pas et ne l'appelaient-ils pas « ouvrier, fils d'ouvrier » ?
(Mc 6,3; Mt 13,55)
Après, il paraît en public pour prêcher l'Évangile. Pendant ces trois
dernières années de sa vie, loin d'améliorer sa manière de subsister, il
pratique une pauvreté plus rigoureuse encore, il ne vit que d'aumônes. A un
homme qui voulait le suivre dans l'espoir de vivre plus commodément, il
répond : « Sachez-le bien : les renards ont leurs tanières et les oiseaux
du ciel leurs nids, mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête ».
Homme, veut-il dire, si en te mettant à ma suite, tu comptes trouver un
état aisé, tu te trompes, car je suis venu sur la terre enseigner la
pauvreté. Dans cette intention, je me suis fait plus pauvre que les renards
et les oiseaux, qui ont au moins un abri ; en ce monde, je n'ai pas la
moindre parcelle de terre qui m'appartienne en propre, où je puisse me
reposer, et je veux que mes disciples me ressemblent...
« Un serviteur de Jésus Christ ne possède rien en dehors de Jésus
Christ », affirme saint Jérôme. Il ne désire même pas posséder quelque
chose en dehors de Jésus. En un mot, Jésus a vécu toujours pauvre, il est
mort aussi pauvre : n'a-t-il pas fallu que Joseph d'Arimathie lui donne un
tombeau, et que d'autres lui fassent l'aumône d'un linceul pour envelopper
son corps ?
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01 juillet 2012
Evangile du jour
dimanche 01 juillet 2012
Treizième dimanche du temps ordinaire
St Gall, évêque ( 554), St Theodoric (Thierry), abbé ( 533)
Commentaire du jour
Bienheureux Jean-Paul II : « Aussitôt la jeune fille se leva »
Les lectures du jour
Mc 5,21-43.
Jésus regagna en barque l'autre rive, et une grande foule s'assembla autour de lui. Il était au bord du lac.
Arrive un chef de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds
et le supplie instamment : « Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu'elle soit sauvée et qu'elle vive. »
Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu'elle l'écrasait.
Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans... -
Elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans aucune amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré -. . .
cette femme donc, ayant appris ce qu'on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement.
Car elle se disait : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. »
A l'instant, l'hémorragie s'arrêta, et elle ressentit dans son corps qu'elle était guérie de son mal.
Aussitôt Jésus se rendit compte qu'une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? »
Ses disciples lui répondaient : « Tu vois bien la foule qui t'écrase, et tu demandes : 'Qui m'a touché ? ' »
Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait ce geste.
Alors la femme, craintive et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
Mais Jésus reprit : « Ma fille, ta foi t'a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. »
Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre pour annoncer à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. A quoi bon déranger encore le Maître ? »
Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de la synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. »
Il ne laissa personne l'accompagner, sinon Pierre, Jacques, et Jean son frère.
Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l'agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L'enfant n'est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l'enfant, et ceux qui l'accompagnent. Puis il pénètre là où reposait la jeune fille.
Il saisit la main de l'enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! »
Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher - elle avait douze ans. Ils en furent complètement bouleversés.
Mais Jésus leur recommanda avec insistance que personne ne le sache ; puis il leur dit de la faire manger.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Bienheureux Jean-Paul II
Discours aux jeunes du Chili 02/04/1987 (trad. DC 1939, p. 481)
« Aussitôt la jeune fille se leva »
Le Christ entre dans la maison où se trouve la jeune fille, la prend
par la main et lui dit : « Petite fille, je te le dis, lève-toi ! »...
Chers jeunes, le monde a besoin de votre réponse personnelle aux paroles de
vie du Maître : « Je te le dis, lève-toi ! » Nous voyons comment Jésus
vient à la rencontre de l'humanité dans les situations les plus difficiles
et les plus pénibles. Le miracle accompli dans la maison de Jaïre nous
montre son pouvoir sur le mal. Il est le Seigneur de la vie, le vainqueur
de la mort...
Mais nous ne pouvons pas oublier que, selon ce que nous enseigne la
foi, la cause première du mal, de la maladie, de la mort même, c'est le
péché en ses différentes formes. Dans le cur de chacun et de chacune de
nous se cache cette maladie qui nous touche tous : le péché personnel, qui
s'enracine de plus en plus dans les consciences à mesure que se perd le
sens de Dieu. Oui, chers jeunes, veillez à ne pas laisser s'affaiblir en
vous le sens de Dieu. On ne peut pas vaincre le mal par le bien si l'on n'a
pas ce sens de Dieu, de son action, de sa présence, qui nous invite à
parier toujours sur la grâce, sur la vie, contre le péché, contre la mort.
Le sort de l'humanité est en jeu...
Il s'ensuit que nous devons voir les implications sociales du péché
pour construire un monde digne de l'homme. Il y a des maux sociaux qui
créent une véritable « communion du péché » parce que, en même temps que
l'âme, ils abaissent l'Église et d'une certaine manière le monde entier...
Chers jeunes, combattez le bon combat de la foi (1Tm 6,12) pour la dignité
de l'homme, pour la dignité de l'amour, pour une vie noble, une vie
d'enfants de Dieu. Vaincre le péché à l'aide du pardon de Dieu est une
guérison, c'est une résurrection. N'ayez pas peur des exigences de l'amour
du Christ. Craignez, au contraire, la pusillanimité, la légèreté, la
recherche de vos intérêts propres, l'égoïsme, tout ce qui veut faire taire
la voix du Christ qui, s'adressant à chacun de nous, répète : « Je te le
dis, lève-toi ».
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30 juin 2012
Evangile du jour
samedi 30 juin 2012
Le samedi de la 12e semaine du Temps Ordinaire
Les premiers martyrs de l'Église de Rome ( 64)
Commentaire du jour
Catéchisme de l'Église catholique : « Beaucoup viendront de l'Orient et de l'Occident et prendront place...au festin du Royaume des cieux »
Les lectures du jour
Mt 8,5-17.
Jésus était entré à Capharnaüm ; un centurion de l'armée romaine vint à lui et le supplia :
« Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé, et il souffre terriblement. »
Jésus lui dit : « Je vais aller le guérir. »
Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri.
Ainsi, moi qui suis soumis à une autorité, j'ai des soldats sous mes ordres ; je dis à l'un : 'Va', et il va, à un autre : 'Viens', et il vient, et à mon esclave : 'Fais ceci', et il le fait. »
A ces mots, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi.
Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du Royaume des cieux
, et les héritiers du Royaume seront jetés dehors dans les ténèbres ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et le serviteur fut guéri à cette heure même.
Comme Jésus entrait chez Pierre, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre.
Il lui prit la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait.
Le soir venu, on lui amena beaucoup de possédés ; il chassa les esprits par sa parole et il guérit tous les malades.
Ainsi devait s'accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe : Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Catéchisme de l'Église catholique
§830-835
« Beaucoup viendront de l'Orient et de l'Occident et prendront place...au festin du Royaume des cieux »
L'Église est catholique : le mot « catholique » signifie « universel
» dans le sens de « selon la totalité » ou « selon l'intégralité ».
L'Église est catholique dans un double sens : elle est catholique parce
qu'en elle le Christ est présent. « Là où est le Christ Jésus, là est
l'Église catholique » (S. Ignace d'Antioche) ; en elle subsiste la
plénitude du Corps du Christ uni à sa Tête (Ep 1,22-23)... L'Église était,
en ce sens fondamental, catholique au jour de la Pentecôte et elle le sera
toujours jusqu'au jour de la parousie. Elle est catholique parce
qu'elle est envoyée en mission par le Christ à l'universalité du genre
humain (Mt 28,19). « Tous les hommes sont appelés à faire partie du Peuple
de Dieu. C'est pourquoi ce peuple, demeurant un et unique, est destiné à se
dilater aux dimensions de l'univers entier et à toute la suite des siècles
pour que s'accomplisse ce que s'est proposé la volonté de Dieu créant à
l'origine la nature humaine dans l'unité, et décidant de rassembler enfin
dans l'unité ses fils dispersés » (Vatican II, LG 13)... Chaque église
particulière est catholique... Ces églises particulières « sont formées à
l'image de l'Église universelle ; c'est en elles et à partir d'elles
qu'existe l'Église catholique une et unique » (LG 23). Les Églises
particulières sont pleinement catholiques par la communion avec l'une
d'entre elles : l'église de Rome « qui préside à la charité » (S. Ignace
d'Antioche). « Car avec cette église, en raison de son origine plus
excellente doit nécessairement s'accorder toute église, c'est-à-dire les
fidèles de partout » (S. Irénée)... La riche variété de disciplines
ecclésiastiques, de rites liturgiques, de patrimoines théologiques et
spirituels propres aux églises locales « montre avec plus d'éclat, par leur
convergence dans l'unité, la catholicité de l'Église indivise » (LG 23).
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29 juin 2012
Evangile du jour
vendredi 29 juin 2012
Saint Pierre et saint Paul, Apôtres, solennité
St Pierre et St Paul, apôtres et martyrs - Solennité
Commentaire du jour
Isaac de l'Étoile : « Je me suis fait tout à tous. Je ne cherche pas mon propre intérêt, mais celui de la multitude des hommes, afin qu'ils soient sauvés » (1Co 9,22; 10,33)
Les lectures du jour
Mt 16,13-19.
Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples : « Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes ? »
Ils répondirent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes. »
Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! »
Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle.
Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Isaac de l'Étoile (?-v. 1171), moine cistercien
Sermon 49, 1er pour la fête des saints Pierre et Paul ; SC 339 (trad. cf SC p. 169s)
« Je me suis fait tout à tous. Je ne cherche pas mon propre intérêt, mais celui de la multitude des hommes, afin qu'ils soient sauvés » (1Co 9,22; 10,33)
« Ce sont des hommes de miséricorde, dont les bienfaits ne tombent
pas dans l'oubli ; les biens qu'ils ont laissés à leur postérité subsistent
toujours » (liturgie latine; Si 44,10-11). Nous célébrons, bien aimés, le
jour de naissance des apôtres Pierre et Paul ; et il convient...tout à fait
que pareille mort soit appelée naissance, puisqu'elle engendre à la vie...
Voilà où parviennent les saints : par cette mort qui donne la vie, ils
quittent cette vie qui conduit à la mort, pour parvenir à cette vie
vivifiante qui est en la main de Celui qui « a la vie en lui-même », le
Père, comme le dit le Christ (Jn 5,26)...
Il y a trois sortes d'hommes miséricordieux. Les premiers donnent de
leurs biens...en vue de suppléer par leur superflu à la pénurie d'autrui...
Les seconds distribuent tous leurs biens, et pour eux dorénavant...tout se
trouve en commun avec autrui... Quant aux troisièmes, non seulement ils
dépensent tout, mais ils « se dépensent eux-mêmes tout entiers » (2Co
12,15) et ils se livrent en personne aux périls de la prison, de l'exil et
de la mort, pour retirer les autres du péril où sont leurs âmes. Ils sont
prodigues d'eux-mêmes, parce qu'ils sont avides des autres. Ils recevront
la récompense de cette amour « dont il n'existe pas de plus grand : donner
sa vie pour ceux qu'on aime » (Jn 15,13)... Tels sont ces glorieux princes
de la terre et serviteurs du ciel dont aujourd'hui - après de longues
privations « de la faim et de la soif, du froid et de la nudité », de très
dures fatigues et des dangers « de leurs compatriotes, des païens et des
faux frères » (2Co 11,26-27) - nous célébrons la mort magnifiquement
victorieuse. A de tels hommes s'applique bien cette phrase : « Leurs
bienfaits ne tombent pas dans l'oubli », parce qu'ils n'ont pas oublié la
miséricorde... Oui, aux miséricordieux « la sort qui leur échoit est
splendide, leur héritage magnifique » (Ps 15,6).
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28 juin 2012
Evangile du jour
jeudi 28 juin 2012
Le jeudi de la 12e semaine du Temps Ordinaire
St Irénée, évêque et martyr (120-202) - Mémoire
Commentaire du jour
Vie de St François d'Assise dite « Compilation de Pérouse » : Un homme prévoyant construit sa maison sur le roc
Les lectures du jour
Mt 7,21-29.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Il ne suffit pas de me dire : 'Seigneur, Seigneur !', pour entrer dans le Royaume des cieux ; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux.
Ce jour-là, beaucoup me diront : 'Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons été prophètes, en ton nom que nous avons chassé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ? '
Alors je leur déclarerai : 'Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal ! '
Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s'est abattue sur cette maison ; la maison ne s'est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.
Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a secoué cette maison ; la maison s'est écroulée, et son écroulement a été complet. »
Jésus acheva ainsi son discours. Les foules étaient frappées par son enseignement,
car il les instruisait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Vie de St François d'Assise dite « Compilation de Pérouse » (v. 1311)
§102 (trad. Desbonnets et Vorreux, Documents, 1968, p. 986 rev.)
Un homme prévoyant construit sa maison sur le roc
Dès le début de sa conversion, le bienheureux François, en sage qu'il
était, voulait, avec l'aide du Seigneur, établir solidement à la fois
lui-même et sa maison, c'est-à-dire son Ordre des Frères mineurs, sur un
roc solide, à savoir sur la très grande humilité et la très grande pauvreté
du Fils de Dieu.
Sur une profonde humilité : c'est pourquoi dès le début, quand les
frères commençaient à se multiplier, il leur a prescrit de demeurer dans
les hospices pour servir les lépreux. A ce moment-là, quand les postulants
se présentaient, que ce soient des nobles ou des roturiers, on les
prévenait qu'il leur faudrait servir les lépreux et résider dans leurs
hôpitaux.
Sur une très grande pauvreté : il a dit en effet dans sa Règle que
les frères doivent habiter leurs maisons « comme des étrangers et des
pèlerins, et qu'ils ne doivent rien désirer sous le ciel », si ce n'est la
sainte pauvreté, grâce à laquelle le Seigneur les nourrira en ce monde
d'aliments corporels et de vertus, ce qui leur vaudra dans l'autre vie leur
héritage, le ciel.
Pour lui-même aussi, François a choisi ce fondement d'une humilité
parfaite et d'une pauvreté parfaite ; bien qu'il ait été un grand
personnage dans l'Église de Dieu, par un choix libre il a voulu être tenu
au dernier rang non seulement dans l'Église mais aussi parmi ses frères.
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27 juin 2012
Evangile du jour
mercredi 27 juin 2012
Le mercredi de la 12e semaine du Temps Ordinaire
St Cyrille d'Alexandrie, Évêque et Docteur de l'Église (370-444)
Commentaire du jour
Saint Augustin : « C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez »
Les lectures du jour
Mt 7,15-20.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : " Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans ce sont des loups voraces.
C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. On ne cueille pas du raisin sur des épines, ni des figues sur des chardons.
C'est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l'arbre mauvais donne des fruits détestables.
Un arbre bon ne peut pas porter des fruits détestables, ni un arbre mauvais porter de beaux fruits.
Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu.
C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Explication du Sermon sur la montagne, ch. 24, §80-81 (trad. coll. Pères dans la foi, n°5, p. 145 rev.)
« C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez »
Demandons-nous sur quels fruits le Seigneur veut attirer notre
attention pour reconnaître l'arbre. Certains estiment comme fruits ce qui
constitue les vêtements des brebis, ainsi les loups peuvent les tromper. Je
veux désigner par là les jeûnes, les prières, les aumônes et toutes les
uvres qui peuvent être faites par les hypocrites. Sans cela Jésus n'aurait
pas dit : « Gardez-vous de faire votre justice devant les hommes, pour vous
faire remarquer d'eux » (Mt 6,1)... Beaucoup donnent aux pauvres par
ostentation et non par bienveillance ; beaucoup prient ou plutôt paraissent
prier, ils ne cherchent par Dieu mais plutôt l'estime des hommes ; beaucoup
jeûnent et affichent une austérité étonnante, pour s'attirer l'admiration
de ceux qui voient leurs performances. Toutes ces uvres sont des
tromperies... Le Seigneur en conclut que ces fruits ne sont pas suffisants
pour juger l'arbre. Les mêmes actions faites avec une intention droite et
dans la vérité constituent le vêtement d'authentiques brebis...
L'apôtre Paul nous dit à quels fruits nous reconnaîtrons l'arbre
mauvais : « Il est aisé de reconnaître les uvres de la chair : débauche,
impureté, obscénité, idolâtrie, sorcellerie, haines, querelles, jalousie,
colère, dissension, sectarisme, rivalités, beuveries, ripailles et choses
semblables » (Ga 5,19-20). Le même apôtre nous dit ensuite à quels fruits
reconnaître un arbre bon : « Mais au contraire les fruits de l'Esprit sont
amour, joie, paix, patience, bienveillance, bonté, foi, humilité et
maîtrise de soi » (v. 22-23).
Il faut savoir que le mot « joie » est pris ici dans son sens propre
; les hommes mauvais au sens propre ignorent la joie, mais connaissent le
plaisir... C'est le sens propre de ce mot que seuls les bons connaissent ;
« il n'y a pas de joie pour les impies, dit le Seigneur » (Is 48,22). Il en
va de même de la foi vraie. Les vertus énumérées peuvent être dissimulées
par les méchants et les imposteurs, mais ne trompent pas l'il simple et
pur capable de discernement.
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26 juin 2012
Evangile du jour
mardi 26 juin 2012
Le mardi de la 12e semaine du Temps Ordinaire
St Josemaría Escrivá, prêtre (1902-1975), St Jean et St Paul, martyrs ( 362)
Commentaire du jour
Saint Benoît : « Entrez par la porte étroite »
Les lectures du jour
Mt 7,6.12-14.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus sur la montagne, il leur disait : " Ce qui est sacré, ne le donnez pas aux chiens; vos perles, ne les jetez pas aux cochons, pour éviter qu'ils les piétinent puis se retournent pour vous déchirer.
Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi, voilà ce que dit toute l'Écriture : la Loi et les Prophètes.
« Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s'y engagent.
Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Benoît (480-547), moine, copatron de l'Europe
La Règle, Prologue (trad. Dumas, Cerf 1967, p. 34s rev.)
« Entrez par la porte étroite »
Le Seigneur, se cherchant un ouvrier dans la foule à laquelle il
lance ses appels, dit : « Qui est celui qui veut la vie et souhaite voir
des jours heureux ? » (Ps 33,13) Si, entendant cela, tu réponds : « Moi !
», Dieu te dit : « Si tu veux avoir la vie, la vie vraie et éternelle,
garde ta langue du mal, et que tes lèvres ne disent pas de parole
trompeuse. Détourne-toi du mal et accomplis le bien, recherche la paix et
poursuis-la » (Ps 33,14-15)... Quoi de plus doux pour nous, frères très
chers, que cette voix du Seigneur qui nous invite ? Voici que, dans sa
bonté, le Seigneur nous indique le chemin de la vie. Ayant donc ceint nos
reins (Ep 6,14) de la foi et de la pratique des bonnes actions, sous la
direction de l'Évangile, avançons sur ses routes, afin que nous méritions
de voir celui qui nous a appelés dans son Royaume (1Th 2,12). Si nous
voulons habiter dans les tentes de ce Royaume, à moins d'y courir par les
bonnes actions, on n'y parvient absolument pas. Avec le prophète,
interrogeons le Seigneur et disons-lui : « Seigneur, qui habitera sous ta
tente ? Qui reposera sur ta montagne sainte ? » (Ps 14,1) Après cette
demande, frères, écoutons le Seigneur nous répondre en nous montrant le
chemin...
Nous allons donc établir une école du service du Seigneur, où nous
espérons n'établir rien de rigoureux, rien d'accablant. Mais s'il se
présentait quelque chose d'un petit peu sévère, exigé pour une raison de
justice à cause de la correction des vices et du maintien de la charité, ne
fuis pas aussitôt, frappé de terreur, le chemin du salut, où l'on ne doit
s'engager que par une porte étroite. D'ailleurs, grâce aux progrès de la
vie et de la foi, le cur dilaté, dans l'ineffable douceur de l'amour, on
court dans la voie des commandements de Dieu (Ps 118,32). Ainsi, ne nous
écartant jamais de son enseignement et persévérant dans sa
doctrine...jusqu'à la mort, nous participerons par la patience aux
souffrances du Christ (1P 4,13) pour que nous méritions d'avoir part aussi
à son Royaume.
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23 juin 2012
Evangile du jour
samedi 23 juin 2012
Le samedi de la 11e semaine du Temps Ordinaire
Ste Audrey (Etheldrede), abbesse, fondatrice d'Ély ( 679), St. Joseph Cafasso, prêtre (1811-1860)
Commentaire du jour
Saint Raphaël Arnaiz Baron : « Si Dieu habille ainsi l'herbe des champs, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? »
Les lectures du jour
Mt 6,24-34.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Aucun homme ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent.
C'est pourquoi je vous dis : Ne vous faites pas tant de souci pour votre vie, au sujet de la nourriture, ni pour votre corps, au sujet des vêtements. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ?
Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils ne font pas de réserves dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux ?
D'ailleurs, qui d'entre vous, à force de souci, peut prolonger tant soit peu son existence ?
Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas.
Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n'était pas habillé comme l'un d'eux.
Si Dieu habille ainsi l'herbe des champs, qui est là aujourd'hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ?
Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : 'Qu'allons-nous manger ? ' ou bien : 'Qu'allons-nous boire ? ' ou encore : 'Avec quoi nous habiller ? '
Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.
Cherchez d'abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus le marché.
Ne vous faites pas tant de souci pour demain : demain se souciera de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Raphaël Arnaiz Baron (1911-1938), moine trappiste espagnol
Écrits spirituels, 04/03/1938, (trad. Cerf 2008, p. 372)
« Si Dieu habille ainsi l'herbe des champs, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? »
Au nom du Dieu saint, je prends aujourd'hui la plume pour que mes
paroles, s'estampant sur la feuille blanche, servent de louange perpétuelle
au Dieu béni, auteur de ma vie, de mon âme, de mon cur. Je voudrais que
l'univers entier, avec les planètes, tous les astres et les innombrables
systèmes stellaires, soient une immense étendue, polie et brillante, où je
pourrais écrire le nom de Dieu. Je voudrais que ma voix soit plus puissante
que mille tonnerres, et plus forte que le fracas de la mer, et plus
terrible que le grondement des volcans, pour seulement dire : Dieu ! Je
voudrais que mon cur soit aussi grand que le ciel, pur comme celui des
anges, simple comme celui de la colombe (Mt 10,16), pour y mettre Dieu !
Mais puisque toute cette grandeur dont tu rêves ne peut pas devenir
réalité, contente-toi de peu et de toi-même qui n'es rien, Frère Raphaël,
car le rien même doit te suffire...
Pourquoi se taire ? Pourquoi le cacher ? Pourquoi ne pas crier au
monde entier et publier aux quatre vents les merveilles de Dieu ? Pourquoi
ne pas dire aux gens et à tous ceux qui veulent l'entendre : voyez-vous ce
que je suis ? Voyez-vous ce que j'ai été ? Voyez-vous ma misère se traînant
dans la boue ? Car peu importe : émerveillez-vous ; malgré tout ça, je
possède Dieu. Dieu est mon ami ! Dieu m'aime, moi, d'un tel amour que, si
le monde entier le comprenait, toutes les créatures deviendraient folles et
hurleraient de stupeur. Et encore, cela est peu. Dieu m'aime tellement que
même les anges n'y comprennent rien ! (cf 1P 1,12) La miséricorde de Dieu
est grande ! M'aimer, moi, être mon ami, mon frère, mon père, mon maître.
Être Dieu, et moi, être ce que je suis !
Ah, mon Jésus, je n'ai ni papier, ni plume. Que puis-je dire !
Comment ne pas devenir fou ?
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22 juin 2012
Evangile du jour
vendredi 22 juin 2012
Le vendredi de la 11e semaine du Temps Ordinaire
St Thomas More, martyr (1487-1535), St Paulin de Nole, évêque ( 431)
Commentaire du jour
Saint Césaire d'Arles : « Là où est ton trésor, là aussi est ton cur »
Les lectures du jour
Mt 6,19-23.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et la rouille les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler.
Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où les mites et la rouille ne dévorent pas, où les voleurs ne percent pas les murs pour voler.
Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cur.
La lampe du corps, c'est l'il. Donc, si ton il est vraiment clair, ton corps tout entier sera dans la lumière ;
mais si ton il est mauvais, ton corps tout entier sera plongé dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, quelles ténèbres y aura-t-il !
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Césaire d'Arles (470-543), moine et évêque
Sermon 32, 1-3 ; SC 243 (trad. SC p. 163 rev.)
« Là où est ton trésor, là aussi est ton cur »
Dieu accepte nos offrandes d'argent et prend plaisir aux dons que
nous faisons aux pauvres, mais à cette condition : que tout pécheur, quand
il offre à Dieu son argent, lui offre en même temps son âme... Quand le
Seigneur dit : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à
Dieu » (Mc 12,17), que semble-t-il dire d'autre sinon : « Comme vous rendez
à César son image sur la pièce d'argent, rendez aussi à Dieu en vous-mêmes
l'image de Dieu » (cf Gn 1,26)...
C'est pourquoi, comme nous l'avons déjà dit souvent, quand nous
distribuons de l'argent aux pauvres, offrons notre âme à Dieu afin que là
où est notre trésor, là aussi puisse être notre cur. En effet, pourquoi
Dieu nous demande-t-il de [donner de] l'argent ? C'est à coup sûr parce
qu'il sait que nous l'aimons particulièrement et que nous y pensons sans
cesse ; et que là où est notre argent, là aussi est notre cur. C'est
pourquoi Dieu nous exhorte à faire des trésors dans le ciel en faisant des
dons aux pauvres ; c'est pour que notre cur suive là où nous avons déjà
envoyé notre trésor et que, lorsque le prêtre dit : « Élevons notre cur »,
nous puissions répondre avec une conscience tranquille : « Nous le tournons
vers le Seigneur ».
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21 juin 2012
Evangile du jour
jeudi 21 juin 2012
Le jeudi de la 11e semaine du Temps Ordinaire
St Louis de Gonzague, Jésuite ( 1591) - Mémoire
Commentaire du jour
Bienheureux Jean XXIII : « Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour »
Les lectures du jour
Mt 6,7-15.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés.
Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l'ayez demandé.
Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié.
Que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.
Remets-nous nos dettes, comme nous les avons remises nous-mêmes à ceux qui nous devaient.
Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal.
Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi.
Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, à vous non plus votre Père ne pardonnera pas vos fautes. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Bienheureux Jean XXIII (1881-1963), pape
In Discorsi, messagi, colloqui, t. 1, Vatican 1958, p. 433
« Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour »
Nous voulons insister sur le triple privilège de ce « pain quotidien
» que les enfants de l'Église doivent demander au Père céleste, et
attendre, dans la confiance, de sa providence divine. Il doit être avant
tout « notre pain », c'est-à-dire le pain demandé au nom de tous. « Le
Seigneur, nous dit saint Jean Chrysostome, nous a appris dans le Notre Père
à adresser à Dieu une prière au nom de tous nos frères. Il veut ainsi que
les prières que nous élevons vers Dieu concernent aussi bien les intérêts
du prochain que les nôtres. Il entend, par là, combattre les inimitiés et
réprimer l'arrogance. »
Il doit être, de surcroît, un pain « substantiel » (Mt 6,11 grec),
indispensable à notre subsistance, à notre nourriture. Mais si l'homme est
composé d'un corps, il l'est aussi d'un esprit immortel, et le pain qu'il
convient de demander au Seigneur ne sera pas seulement un pain matériel. Il
sera, comme le fait observer avec tant d'à-propos ce docteur de
l'eucharistie qu'est saint Thomas d'Aquin, un pain spirituel avant tout. Ce
pain, c'est Dieu lui-même, vérité et bonté à contempler et à aimer ; un
pain sacramentel : le Corps du Sauveur, témoignage et viatique de la vie
éternelle.
La troisième qualité demandée à ce pain, et non moins importante que
les précédentes, c'est qu'il soit « un », symbole et cause d'unité (cf 1Co
10,17). Et saint Jean Chrysostome d'ajouter : « De même que ce corps est
uni au Christ, de même nous sommes unis au moyen de ce pain ».
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20 juin 2012
Evangile du jour
mercredi 20 juin 2012
Le mercredi de la 11e semaine du Temps Ordinaire
St Silvère, pape et martyr (536-537)
Commentaire du jour
Saint Jean de la Croix : « Quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison »
Les lectures du jour
Mt 6,1-6.16-18.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n'y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.
Ainsi, quand tu fais l'aumône, ne fais pas sonner de la trompette devant toi, comme ceux qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense.
Mais toi, quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite,
afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra.
Et quand vous priez, ne soyez pas comme ceux qui se donnent en spectacle : quand ils font leurs prières, ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et les carrefours pour bien se montrer aux hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense.
Mais toi, quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra.
Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme ceux qui se donnent en spectacle : ils se composent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu'ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense.
Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;
ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Jean de la Croix (1542-1591), carme, docteur de l'Église
Le Cantique spirituel, 2ème version, strophe 1, 6-7 (trad. OC, Cerf 1990, p. 1220 rev.)
« Quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison »
L'âme demande à l'Époux : « Où t'es-tu caché ? »... Répondons à sa
question en lui montrant le lieu précis où il se cache, le lieu où elle le
trouvera d'une manière certaine, et avec autant de perfection et de douceur
possibles en cette vie. Dès lors, elle n'errera plus en vain sur les traces
des étrangers (cf Ct 3,2). Sachons-le bien, le Verbe, Fils de Dieu,
réside par essence et par présence, en compagnie du Père et de l'Esprit
Saint, dans l'essence même de l'âme, et il y est caché. L'âme qui aspire à
le trouver doit donc sortir...de tout le créé ; elle doit entrer en
elle-même et s'y tenir dans un recueillement si profond que toutes les
créatures soient pour elle comme si elles n'étaient pas. « Seigneur, disait
saint Augustin en s'adressant à Dieu dans ses Soliloques, je ne te trouvais
pas au-dehors de moi, parce que je te cherchais mal : je te cherchais
au-dehors, et tu étais au-dedans. » Dieu est donc caché dans notre âme, et
c'est là que le vrai contemplatif doit le chercher, en disant : « Où
t'es-tu caché ? » Eh bien donc, ô âme, la plus belle d'entre les
créatures de Dieu, toi qui désires si ardemment savoir où se trouve ton
Bien-Aimé afin de le chercher et de t'unir à lui, voici qu'on te le dit :
tu es toi-même la demeure où il habite, la retraite où il se cache. Quelle
joie, quelle consolation pour toi ! Ton trésor, l'objet de ton espérance,
est si proche de toi qu'il est en toi-même, ou, pour mieux dire, tu ne
pourrais pas exister sans lui. Écoute l'Époux lui-même te le dire : « Voici
que le Royaume de Dieu est au-dedans de vous » (Lc 17,21). Et l'apôtre
saint Paul, son serviteur, nous dit de son côté : « Vous êtes le temple de
Dieu » (2Co 6,16).
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19 juin 2012
Evangile du jour
mardi 19 juin 2012
Le mardi de la 11e semaine du Temps Ordinaire
St Romuald, abbé (c. 952-1027)
Commentaire du jour
Bienheureuse Teresa de Calcutta : « Soyez saints, car je suis saint » (Lv 19,2)
Les lectures du jour
Mt 5,43-48.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : " Vous avez appris qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.
Eh bien moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent,
afin d'être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Les publicains eux-mêmes n'en font-ils pas autant ?
Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n'en font-ils pas autant ?
Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Surs Missionnaires de la Charité
No Greater Love, p. 50
« Soyez saints, car je suis saint » (Lv 19,2)
Nous savons tous qu'il y a un Dieu qui nous aime et qui nous a faits.
Nous pouvons nous tourner vers lui et demander : « Mon Père, aide-moi
maintenant. Je veux être saint, je veux être bon, je veux aimer ». La
sainteté n'est pas un luxe destiné à une élite ; elle n'est pas réservée à
quelques-uns. Nous y sommes destinés, toi, moi et tout le monde. C'est une
tâche simple, car si nous apprenons à aimer, nous apprenons à être saints.
La première étape est de vouloir le devenir. Jésus veut que nous
soyons saints comme son Père est saint. Ma sainteté consiste en
l'accomplissement de la volonté de Dieu, dans la joie. Dire « Je veux être
saint » signifie : « Je vais me dépouiller de tout ce qui n'est pas Dieu.
Je vais me dépouiller et vider mon cur de toutes les choses matérielles.
Je vais renoncer à ma volonté propre, à mes goûts, à mes fantaisies, à mon
inconstance ; je deviendrai un esclave généreux de la volonté de Dieu. De
toute ma volonté, je vais aimer Dieu, je vais choisir en faveur de lui, je
vais courir vers lui, je vais arriver jusqu'à lui et je vais le posséder ».
Mais tout dépend de ces quelques mots : « Je veux » ou « Je ne veux pas ».
Je dois mettre toute mon énergie dans ces mots : « Je veux ».
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18 juin 2012
Evangile du jour
lundi 18 juin 2012
Le lundi de la 11e semaine du Temps Ordinaire
St Marc et St Marcellien, martyrs (286), St Léonce de Tripoli, martyr (Ier siècle)
Commentaire du jour
Saint Cyprien : « Moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant »
Les lectures du jour
Mt 5,38-42.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Vous avez appris qu'il a été dit : il pour il, dent pour dent.
Eh bien moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu'un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l'autre.
Et si quelqu'un veut te faire un procès et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.
Et si quelqu'un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui.
Donne à qui te demande ; ne te détourne pas de celui qui veut t'emprunter.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr
Les Bienfaits de la patience, 15-16 ; SC 291 (trad. cf SC p. 221)
« Moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant »
« Supportez-vous les uns les autres dans l'amour, faisant tout ce qui
est en votre pouvoir pour garder l'unité de l'esprit dans le lien de la
paix » (Ep 4,2). Il n'est pas possible de maintenir l'unité ni la paix si
les frères ne s'encouragent pas les uns les autres par le soutien mutuel,
en gardant le lien de la bonne entente grâce à la patience...
Pardonner à ton frère qui commet des fautes à ton égard non seulement
soixante-dix fois sept fois, mais absolument toutes ses fautes, aimer tes
ennemis, prier pour tes adversaires et tes persécuteurs (Mt 5,39.44; 18,22)
-- comment y arriver si l'on n'est pas ferme dans la patience et la
bienveillance ? C'est ce que nous voyons chez Étienne... : loin de demander
la vengeance, il a demandé le pardon pour ses bourreaux en disant : «
Seigneur, ne leur compte pas ce péché » (Ac 7,60). Voilà ce qu'a fait le
premier martyr du Christ..., qui s'est fait non seulement prédicateur de la
Passion du Seigneur mais imitateur de sa très patiente douceur.
Que dire de la colère, de la discorde, de la rivalité ? Elles n'ont
pas de place chez un chrétien. La patience doit habiter son cur ; on n'y
trouvera alors aucun de ces maux... L'apôtre Paul nous en avertit : « Ne
contristez pas le Saint Esprit de Dieu... : faites disparaître de votre vie
tout ce qui est amertume, emportement, colère, éclats de voix ou insultes »
(Ep 4,30-31). Si le chrétien s'échappe aux égarements et aux assauts de
notre nature déchue, comme à une mer en furie, s'il s'établit dans le port
du Christ, dans la paix et le calme, il ne doit admettre en son cur ni
colère ni discorde. Il ne lui est pas permis de rendre le mal pour le mal
(Rm 12,17), ni de concevoir de la haine.
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17 juin 2012
Evangile du jour
dimanche 17 juin 2012
Onzième dimanche du temps ordinaire
St Hervé (6e s.)
Commentaire du jour
Saint Pierre Chrysologue : « Mais quand on l'a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères »
Les lectures du jour
Mc 4,26-34.
Parlant à la foule en paraboles, Jésus disait : « Il en est du règne de Dieu comme d'un homme qui jette le grain dans son champ :
nuit et jour, qu'il dorme ou qu'il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment.
D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, enfin du blé plein l'épi.
Et dès que le grain le permet, on y met la faucille, car c'est le temps de la moisson. »
Il disait encore : « A quoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole allons-nous le représenter ?
Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde.
Mais quand on l'a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »
Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de la comprendre.
Il ne leur disait rien sans employer de paraboles, mais en particulier, il expliquait tout à ses disciples.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église
Sermon 98, 1-2 ; CCL 24A, 602 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 225 rev.)
« Mais quand on l'a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères »
Frères, vous avez appris comment le Royaume des cieux, dans toute sa
grandeur, est comparé à une graine de moutarde... Est-ce là tout ce que les
croyants espèrent ? Est-ce là tout ce que les fidèles attendent ?... Est-ce
là « ce que l'il n'a pas vu, ce que l'oreille n'a pas entendu, ce qui
n'est pas monté au cur de l'homme » ? Est-ce là ce que promet l'apôtre
Paul et qui est tenu en réserve dans le mystère inexprimable du salut, pour
ceux qui aiment ? (1Co 2,9) Ne nous laissons pas déconcerter par les
paroles du Seigneur. Si, en effet, « la faiblesse de Dieu est plus forte
que l'homme, et si la folie de Dieu est plus sage que l'homme » (1Co 1,25),
cette toute petite chose, qui est le bien de Dieu, est plus splendide que
toute l'immensité du monde.
Puissions-nous seulement semer dans notre cur cette graine de
moutarde, de sorte qu'elle devienne le grand arbre de la connaissance (Gn
2,9), s'élevant de toute sa hauteur pour élever notre pensée jusqu'au ciel,
et déployant toutes les branches de l'intelligence...
Le Christ est le Royaume. A la manière d'une graine de moutarde, il a
été jeté dans un jardin, le corps de la Vierge. Il a grandi et est devenu
l'arbre de la croix qui couvre la terre entière. Après qu'il eut été broyé
par la Passion, son fruit a produit assez de saveur pour donner son bon
goût et son arôme à tous les êtres vivants qui le touchent. Car, tant que
la graine de moutarde demeure intacte, ses vertus restent cachées, mais
elles déploient toute leur puissance quand la graine est broyée. De même le
Christ a-t-il voulu que son corps soit broyé pour que sa force ne reste pas
cachée... Le Christ est roi, car il est le principe de toute autorité. Le
Christ est le Royaume, car en lui réside toute la gloire de son royaume.
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16 juin 2012
Evangile du jour
samedi 16 juin 2012
Mémoire du Coeur immaculé de Marie
Cur immaculé de Marie - Mémoire
St Jean-François Régis, prêtre de la Compagnie de Jésus (1597-1640)
Commentaire du jour
Saint Jean Eudes : « Sa mère gardait dans son cur tous ces événements »
Les lectures du jour
Lc 2,41-51.
Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume.
Comme ils s'en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s'en aperçoivent.
Pensant qu'il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher.
C'est au bout de trois jours qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions,
et tous ceux qui l'entendaient s'extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! »
Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m'ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C'est chez mon Père que je dois être. »
Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait.
Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cur tous ces événements.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Jean Eudes (1601-1680), prêtre, prédicateur, fondateur d'instituts religieux
Le Cur admirable, livre 9, ch. 4
« Sa mère gardait dans son cur tous ces événements »
Entre les fêtes de la Vierge Marie, celle de son cur est comme le
cur et la reine des autres, parce que le cur est le siège de l'amour et
de la charité. Quel est le sujet de cette solennité ? C'est le cur de la
Fille unique et bien-aimée du Père éternel ; c'est le cur de la Mère de
Dieu ; c'est le cur de l'Épouse du Saint Esprit ; c'est le cur de la Mère
très bonne de tous les fidèles. C'est un cur tout embrasé d'amour envers
Dieu, tout enflammé de charité pour nous.
Il est tout amour pour Dieu, car il n'a jamais rien aimé que Dieu
seul, et ce que Dieu voulait qu'il aime en lui et pour lui. Il est tout
amour, parce que la bienheureuse Vierge a toujours aimé Dieu de tout son
cur, de toute son âme et de toutes ses forces (Mc 12,30). Il est tout
amour parce que non seulement elle a toujours voulu tout ce que Dieu
voulait et n'a jamais rien voulu de ce qu'il ne voulait pas, mais encore
parce qu'elle a toujours mis toute sa joie en la très aimable volonté de
Dieu.
Il est tout amour pour nous. Elle nous aime du même amour dont elle
aime Dieu, car c'est Dieu qu'elle regarde et aime en nous. Et elle nous
aime du même amour dont elle aime l'Homme Dieu, qui est son fils Jésus. Car
elle sait qu'il est notre chef, notre tête, et que nous sommes ses
membres (Col 2,19) et par conséquent que nous ne sommes qu'un avec lui.
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15 juin 2012
Evangile du jour
vendredi 15 juin 2012
Sacré-Coeur de Jésus, solennité
Sacré-Cur de Jésus, solennité
Ste Germaine Cousin, vierge ( 1601)
Commentaire du jour
Saint Colomban : « Un des soldats...lui perça le côté, et aussitôt, il en sortit du sang et de l'eau »
Les lectures du jour
Jn 19,31-37.
Jésus venait de mourir. Comme c'était le vendredi, il ne fallait pas laisser des corps en croix durant le sabbat (d'autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque). Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu'on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes.
Des soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis du deuxième des condamnés que l'on avait crucifiés avec Jésus.
Quand ils arrivèrent à celui-ci, voyant qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes,
mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l'eau.
Celui qui a vu rend témoignage, afin que vous croyiez vous aussi. (Son témoignage est véridique et le Seigneur sait qu'il dit vrai.)
Tout cela est arrivé afin que cette parole de l'Écriture s'accomplisse : Aucun de ses os ne sera brisé.
Et un autre passage dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu'ils ont transpercé.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Colomban (563-615), moine, fondateur de monastères
Instructions spirituelles, n°13, 2-3 (trad. bréviaire 21ème jeu. rev.)
« Un des soldats...lui perça le côté, et aussitôt, il en sortit du sang et de l'eau »
Frères, suivons notre appel : nous sommes appelés par la Vie à la
source de la vie ; cette source est non seulement source « de l'eau vive »
(Jn 4,10), mais de la vie éternelle, source de lumière et de clarté. D'elle
en effet viennent toutes choses : sagesse, vie et lumière éternelle...
Seigneur, tu es toi-même cette source qui est toujours et toujours à
désirer, et à laquelle il nous est toujours permis et toujours nécessaire
de puiser. « Donne-nous toujours, Seigneur Jésus, cette eau », pour qu'en
nous aussi elle devienne source d'eau qui « jaillit pour la vie éternelle »
(Jn 4,15.14). C'est vrai : je te demande beaucoup, qui le nierait ? Mais
toi, Roi de gloire, tu sais donner de grandes choses, et tu les as
promises. Rien de plus grand que toi, et c'est toi-même que tu nous donnes,
c'est toi qui t'es donné pour nous. C'est pourquoi c'est toi que nous
demandons..., car nous ne désirons rien recevoir d'autre que toi. Tu es
notre tout : notre vie, notre lumière et notre salut, notre nourriture et
notre boisson, notre Dieu. Inspire nos curs, je t'en prie, ô notre Jésus ;
par le souffle de ton Esprit, blesse nos âmes de ton amour, afin que chacun
de nous puisse dire en vérité : « Montre-moi celui que mon cur aime » (Ct
3,3), car j'ai été blessé de ton amour. Je souhaite que ces blessures
soient en moi, Seigneur. Heureuse l'âme que l'amour blesse de la sorte --
celle qui recherche la source, celle qui boit et qui pourtant ne cesse
d'avoir toujours soif tout en buvant, ni de toujours puiser par son désir,
ni de toujours boire dans sa soif. C'est ainsi que toujours elle cherche en
aimant, car elle trouve la guérison dans sa blessure.
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14 juin 2012
Evangile du jour
jeudi 14 juin 2012
Le jeudi de la 10e semaine du Temps Ordinaire
St Méthode le Confesseur, patriarche de Constantinople (790-847), St Élisée (IXe av. JC)
Commentaire du jour
Saint François d'Assise : « Nous devons aimer non pas avec des paroles et des discours, mais par des actes et en vérité » (1Jn 3,18)
Les lectures du jour
Mt 5,20-26.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Je vous le déclare : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux.
Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu'un commet un meurtre, il en répondra au tribunal.
Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal. Si quelqu'un insulte son frère, il en répondra au grand conseil. Si quelqu'un maudit son frère, il sera passible de la géhenne de feu.
Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l'autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande.
Accorde-toi vite avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu'on ne te jette en prison.
Amen, je te le dis : tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier sou.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint François d'Assise (1182-1226), fondateur des Frères mineurs
Première règle, § 11 (trad. Desbonnets et Vorreux, Documents, p. 66 rev.)
« Nous devons aimer non pas avec des paroles et des discours, mais par des actes et en vérité » (1Jn 3,18)
Tous les frères auront soin de ne calomnier personne, d'éviter les
paroles de dispute. Qu'ils essaient plutôt de garder le silence autant que
Dieu leur en donnera la grâce. Ils ne se disputeront pas entre eux ni avec
d'autres, mais ils s'efforceront de répondre humblement : « Nous ne sommes
que des serviteurs inutiles » (Lc 17,10). Ils ne s'irriteront pas, « car
celui qui se met en colère contre son frère sera passible du jugement ;
celui qui dit : ' Imbécile ! ' sera passible du tribunal ; celui qui dira :
' Fou ! ' sera passible de la géhenne du feu ». Ils s'aimeront les uns les
autres, conformément à la parole du Seigneur : « Mon commandement est que
vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jn 15,12).
Par des actes ils témoigneront de l'amour mutuel qu'ils doivent se porter,
conformément à la parole de l'apôtre Jean : « Aimons non pas avec des
paroles et des discours, mais véritablement et par des actes » (1Jn 3,18).
Ils « n'outrageront personne » ; ils ne diffameront, ils ne
dénigreront personne ; car il est écrit : Le Seigneur hait « les
rapporteurs et les médisants » ; ils seront modestes, « animés de la plus
grande douceur envers tous les hommes » (Tt 3,2; Rm 1,29-30). Ils ne
doivent ni juger ni condamner, comme dit le Seigneur (Lc 6,37). Ils
n'examineront pas les moindres péchés des autres, mais ils réfléchiront à
leurs propres péchés dans l'amertume de leur cur (cf Is 38,15). Ils «
s'efforceront d'entrer par la porte étroite », car, dit le Seigneur, «
étroite est la porte et resserrée la route qui conduit à la vie, et il en
est peu qui la trouvent » (Lc 13,24; Mt 7,13-14).
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