samedi 24 décembre 2011
Nativité du Seigneur Jésus-Christ (messe de la nuit)
ce soir : NATIVITE DU SEIGNEUR , solennité
St Charbel Makhlouf, prêtre et moine maronite (+ 1898), Ste Adèle, veuve et abbesse (+ 735)
Commentaire du jour
Saint Bernard : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu'il aime »
Les lectures du jour
Lc 2,1-14.
En ces jours-là, parut un édit de l'empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre -
ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. -
Et chacun allait se faire inscrire dans sa ville d'origine.
Joseph, lui aussi, quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en Judée, à la ville de David appelée Bethléem, car il était de la maison et de la descendance de David.
Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte.
Or, pendant qu'ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait enfanter.
Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l'emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n'y avait pas de place pour eux dans la salle commune.
Dans les environs se trouvaient des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux.
L'ange du Seigneur s'approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d'une grande crainte,
mais l'ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple :
Aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur.
Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »
Et soudain, il y eut avec l'ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Premier sermon pour la Vigile de Noël
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu'il aime »
Cieux, prêtez l'oreille ! Terre, écoute avec attention ! Que toute
créature, que l'homme surtout soit transporté d'admiration et éclate en
louanges : « Jésus Christ, le Fils de Dieu, naît à Bethléem de Juda »...
Quelle plus douce nouvelle pourrait-on annoncer à la terre ?... A-t-on
jamais rien entendu de pareil, le monde a-t-il jamais rien appris de
semblable ? « A Bethléem de Juda naît Jésus Christ, le Fils de Dieu. »
Quelques petites paroles pour exprimer l'abaissement du Verbe, la Parole de
Dieu devenue un tout-petit, mais quelle douceur dans ces paroles !... «
Jésus Christ, le Fils de Dieu, naît à Bethléem. » Naissance d'une sainteté
incomparable : honneur du monde entier, réjouissance de tous les hommes à
cause du bien immense qu'elle leur apporte, étonnement des anges à cause de
la profondeur de ce mystère d'une nouveauté sans pareil (cf Ep 3,10)...
« Jésus Christ, le Fils de Dieu, naît à Bethléem de Judée. » Vous qui
êtes couchés dans la poussière, réveillez-vous et louez Dieu ! Voici le
Seigneur qui vient avec le salut, voici la venue de l'Oint du Seigneur, son
Messie, le voici qui vient dans sa gloire... Heureux celui qui se sent
attiré par lui et qui « court à l'odeur de ses parfums » (Ct 1,4 LXX) : il
verra « la gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique » (Jn 1,14).
Vous donc qui êtes perdus, respirez ! Jésus vient sauver ce qui avait
péri. Vous les malades, revenez à la santé : le Christ vient étendre le
baume de sa miséricorde sur la plaie de vos curs. Tressaillez de joie,
vous tous qui éprouvez de grands désirs : le Fils de Dieu descend vers vous
pour faire de vous des cohéritiers de son Royaume (Rm 8,17). Oui, Seigneur,
je t'en prie, guéris-moi et je serai guéri ; sauve-moi et je serai sauvé
(Jr 7,14) ; glorifie-moi et je serai vraiment dans la gloire. Oui, « que
mon âme bénisse le Seigneur, et que tout ce qui est en moi bénisse son
saint nom » (Ps 102,1)... Le Fils de Dieu se fait homme pour faire des
hommes des enfants de Dieu.
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24 décembre 2011
Evangile du jour
23 décembre 2011
Evangile du jour
vendredi 23 décembre 2011
Férie de l'Avent : semaine avant Noël (23 déc.)
St Jean de Kenty, prêtre ( 1473), St Servule (+ 590)
Commentaire du jour
Saint Maxime de Turin : « Ta femme te donnera un fils... Tu seras dans la joie et l'allégresse, beaucoup d'hommes se réjouiront de sa naissance » (Lc 1,13-14)
Les lectures du jour
Lc 1,57-66.
Quand arriva le moment où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils.
Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait prodigué sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle.
Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l'enfant. Ils voulaient le nommer Zacharie comme son père.
Mais sa mère déclara : « Non, il s'appellera Jean. »
On lui répondit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »
On demandait par signes au père comment il voulait l'appeler.
Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Son nom est Jean. » Et tout le monde en fut étonné.
A l'instant même, sa bouche s'ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu.
La crainte saisit alors les gens du voisinage, et dans toute la montagne de Judée on racontait tous ces événements.
Tous ceux qui les apprenaient en étaient frappés et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque
Sermon 57, sur la naissance de Jean Baptiste, 1 ; PL 57, 647 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 488 rev.)
« Ta femme te donnera un fils... Tu seras dans la joie et l'allégresse, beaucoup d'hommes se réjouiront de sa naissance » (Lc 1,13-14)
D'avance Dieu avait destiné Jean Baptiste à venir proclamer la joie
des hommes et l'allégresse des cieux. De sa bouche, le monde a entendu
tomber les paroles admirables qui annonçaient la présence de notre
Rédempteur, l'Agneau de Dieu (Jn 1,29). Alors que ses parents avaient perdu
tout espoir d'obtenir une descendance, l'ange, messager d'un si grand
mystère, l'a envoyé pour servir de témoin au Seigneur avant même de naître
(Lc 1,41)...
Il a rempli d'une joie éternelle le sein de sa mère, quand elle le
portait en elle... En effet, dans l'Évangile, on lit ces paroles
qu'Élisabeth dit à Marie : « Lorsque j'ai entendu tes paroles de
salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi. Comment
ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ? » (Lc
1,43-44)... Tandis que, dans sa vieillesse, elle s'affligeait de ne pas
avoir donné d'enfant à son mari, soudain elle a mis au monde un fils qui
était aussi le messager du salut éternel pour le monde entier. Et un
messager tel que, dès avant sa naissance, il a exercé le privilège de son
ministère futur quand il a répandu son esprit prophétique par les paroles
de sa mère.
Puis, par la puissance du nom que l'ange lui avait donné d'avance, il
a ouvert la bouche de son père fermée par l'incrédulité (Lc 1,13.20).
Lorsqu'en effet Zacharie était devenu muet, ce n'était pas pour le rester
mais pour recouvrer divinement l'usage de la parole et confirmer par un
signe venu du ciel que son fils était un prophète. Or, l'Évangile dit de
Jean : « Cet homme n'était pas la Lumière, mais il était là pour lui rendre
témoignage pour que tous croient par lui » (Jn 1,7-8). Il n'était certes
pas la Lumière, mais il était tout entier dans la lumière, celui qui a
mérité de rendre témoignage à la Lumière véritable.
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22 décembre 2011
Evangile du jour
jeudi 22 décembre 2011
Férie de l'Avent : semaine avant Noël (22 déc.)
Ste Françoise-Xavière Cabrini, fondatrice (+ 1917), Bse Marie Mancini de Pise, veuve et o.p. (+ 1431), Sts Martyrs de Rome (+ 303)
Commentaire du jour
Une homélie grecque du 4ème siècle : « La promesse faite à nos pères »
Les lectures du jour
Lc 1,46-56.
Marie rendit grâce au Seigneur en disant : « Mon âme exalte le Seigneur,
mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur.
Il s'est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Son amour s'étend d'âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères,
en faveur d'Abraham et de sa race à jamais. »
Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s'en retourna chez elle.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Une homélie grecque du 4ème siècle
Attribuée à tort à saint Grégoire de Néocésarée, dit le Thaumaturge, no. 2 ; PG 10, 1156 (trad. Luc commenté, DDB 1987, p. 39 rev)
« La promesse faite à nos pères »
Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur et mon esprit
tressaille de joie en Dieu mon Sauveur... Il a porté secours à Israël son
enfant (Lc 1,54 grec), se souvenant de sa miséricorde et de l'alliance
qu'il avait établie avec Abraham et sa descendance pour l'éternité ».
Voyez-vous comment la Vierge surpasse la perfection du patriarche et
confirme l'alliance que Dieu a établie avec Abraham, lorsqu'il lui dit : «
Telle sera l'alliance entre moi et toi » ? (Gn 17,11)... C'est le chant de
cette prophétie que la sainte Mère de Dieu adresse à Dieu lorsqu'elle dit :
« Mon âme exalte le Seigneur..., car le Tout-Puissant a fait pour moi de
grandes choses, saint est son nom. En me rendant la mère de Dieu, il
préserve ma virginité. En mon sein se récapitule, pour y être sanctifiée,
la plénitude de toutes les générations. Car il a béni tous les âges,
hommes, femmes, jeunes gens, enfants, vieillards »...
« Il a renversé les puissants de leur trône et a élevé les humbles
»... Les humbles, les peuples païens, qui étaient affamés de justice (Mt
5,6), ont été exaltés. En faisant paraître leur humilité et leur faim de
Dieu, et en sollicitant la parole de Dieu comme la Cananéenne demande les
miettes (Mt 15,27), ils ont été rassasiés des richesses que recèlent les
mystères divins. Car tout le lot des faveurs divines, Jésus Christ notre
Dieu, le fils de la Vierge, l'a distribué aux païens. « Il a relevé Israël
son enfant », non un quelconque Israël, mais son enfant, dont il honore la
haute naissance. Voilà pourquoi la Mère de Dieu appelle ce peuple son
enfant et son héritier. Dieu trouvant ce peuple épuisé par la lettre,
exténué par la Loi, l'appelle à sa grâce. En donnant ce nom à Israël, il le
relève, « se souvenant de sa miséricorde, ainsi qu'il l'avait promis à nos
pères, en faveur d'Abraham et de sa descendance pour l'éternité ». Ces
quelques paroles résument tout le mystère de notre salut. Voulant sauver
l'humanité et sceller l'alliance établie avec nos pères, Jésus Christ alors
« inclina les cieux et descendit » (Ps 17,10). Et ainsi il se manifeste à
nous, se mettant à notre portée, afin que nous puissions le voir, le
toucher et l'entendre parler.
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21 décembre 2011
Evangile du jour
mercredi 21 décembre 2011
Férie de l'Avent : semaine avant Noël (21 déc.)
St Pierre Canisius, docteur de l'Eglise (+ 1597)
Commentaire du jour
Liturgie byzantine : « L'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi »
Les lectures du jour
Lc 1,39-45.
En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée.
Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint,
et s'écria d'une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.
Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ?
Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi.
Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Liturgie byzantine
Hymne acathiste à la Mère de Dieu (7e siècle)
« L'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi »
Portant le Seigneur dans son sein, Marie partit en hâte chez
Élizabeth. Lorsqu'il reconnut la salutation de Marie, l'enfant se réjouit
aussitôt, bondissant d'allégresse comme pour chanter à la Mère de Dieu :
Réjouis-toi, bourgeon qui donne la fleur immortelle
Réjouis-toi, verger qui porte un fruit de vie
Réjouis-toi, jardin du Seigneur, ami des hommes (Sg 1,6)
Réjouis-toi, semis de la croissance de notre vie
Réjouis-toi, champ qui produis l'abondance du rachat
Réjouis-toi, table sainte de la réconciliation pour le péché
Réjouis-toi, car tu plantes pour nous un jardin de beauté
Réjouis-toi, car tu prépares pour nos âmes un havre de paix
Réjouis-toi, encens d'une offrande qui plaît à Dieu (Gn 8,21)
Réjouis-toi, en qui tout l'univers est réconcilié
Réjouis-toi, grâce de Dieu pour tous les hommes
Réjouis-toi, notre avocate auprès du Seigneur
Réjouis-toi, Épouse inépousée
L'âme secouée par une tempête de pensées, Joseph le prudent se
troubla profondément, car il connaissant ta virginité et te soupçonne
maintenant, ô mère immaculée. Mais apprenant que ce qui avait été engendré
en toi venait de l'Esprit Saint (Mt 1,20), il s'écria : « Alléluia,
alléluia, alléluia ».
Les bergers, entendant les anges qui chantaient l'incarnation du
Christ, coururent vers leur Bon Pasteur pour contempler l'Agneau nouveau-né
reposant sur le sein de Marie. Ils exultèrent en chantant :
Réjouis-toi, mère de l'Agneau et du Bon Pasteur (Jn 1,29; 10,14)
Réjouis-toi, bercail des brebis rassemblées (Jn 10,16)
Réjouis-toi, protection contre les loups ravisseurs (v. 12)
Réjouis-toi, tu ouvres les portes du paradis
Réjouis-toi, puisque les cieux se réjouissent avec la terre (Lc 2,14)
Réjouis-toi, puisque les hommes exultent avec les anges
Réjouis-toi, tu donnes l'assurance à la parole des apôtres
Réjouis-toi, tu donnes la force au témoignage des martyrs
Réjouis-toi, colonne inébranlable qui soutiens notre foi
Réjouis-toi, tu sais la splendeur de la grâce
Réjouis-toi, par qui l'enfer est dépouillé
Réjouis-toi, par qui nous sommes revêtus de gloire
Réjouis-toi, Épouse inépousée...
Quand nous contemplons cet enfantement inhabituel, nous devenons
étrangers à notre monde habituel et notre esprit se tourne vers les
réalités d'en haut, car le Très-Haut s'est révélé aux hommes dans
l'abaissement pour élever tous ceux qui lui chantent : « Alléluia,
alléluia, alléluia ».
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20 décembre 2011
Evangile du jour
mardi 20 décembre 2011
Férie de l'Avent : semaine avant Noël (20 déc.)
St Dominique de Silos, abbé (+ 1073)
Commentaire du jour
Prudence : « Il sera appelé Fils du Très-Haut...; il règnera pour toujours »
Les lectures du jour
Lc 1,26-38.
L'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L'ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L'ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin. »
Marie dit à l'ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? »
L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu.
Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait : 'la femme stérile'.
Car rien n'est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. » Alors l'ange la quitta.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Prudence (348-après 405), poète en Espagne
« Emerge, dulcis pusio », extrait de l'hymne pour Noël « Quid est quod artum circulum » (in Guéranger, L'Année liturgique, 4e vendredi Avent)
« Il sera appelé Fils du Très-Haut...; il règnera pour toujours »
Montre-toi, doux enfant
Mis au monde par une mère très chaste,
Qui enfante sans connaître d'homme ;
Montre-toi, Médiateur, dans tes deux natures.
Quoique né dans le temps, de la bouche du Père,
Engendré par sa parole (Lc 1,38),
Déjà tu habitais dans le sein du Père (Jn 1,2)
Toi, la Sagesse éternelle (1Co 1,24).
Tu es la Sagesse qui a tout créé (Pr 8,27),
Les cieux, la lumière et toute chose.
Tu est le Verbe puissant qui a fait l'univers (He 1,3)
Car le Verbe est Dieu (Jn 1,2).
Ayant ordonné le cours des siècles
Et fixé les lois de l'univers,
Cet Artisan du monde, le bâtisseur,
Est demeuré dans le sein du Père.
Mais lorsque le temps eut déroulé
Des années par milliers,
Tu es descendu pour visiter
Ce monde depuis si longtemps pécheur...
Le Christ ne pouvait supporter la chute
Des peuples qui se perdaient ;
Il ne pouvait accepter que l'uvre de son Père
S'abîme dans le néant.
Il a revêtu un corps mortel
Afin que la résurrection de notre chair
Brise les chaînes de la mort
Et nous conduise auprès du Père...
Ne sens-tu pas, ô Vierge noble,
Malgré de douloureux pressentiments,
Combien cet enfantement glorieux
Augmente l'éclat de ta virginité ?
Ton sein très pur contient le fruit béni
Qui va combler de joie toute créature.
Par toi naîtra un monde nouveau,
Aurore d'un jour étincelant comme de l'or.
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19 décembre 2011
Evangile du jour
lundi 19 décembre 2011
Férie de l'Avent : semaine avant Noël (19 déc.)
Bx Urbain V, pape (+ 1370), Sts Martyrs du Tonkin (+ 1838)
Commentaire du jour
Saint Maxime de Turin : « Sois sans crainte, Zacharie, car ta supplication a été entendue »
Les lectures du jour
Lc 1,5-25.
Il y avait, au temps d'Hérode le Grand, roi de Judée, un prêtre nommé Zacharie, du groupe d'Abia. Sa femme aussi était descendante d'Aaron ; elle s'appelait Élisabeth.
Tous les deux vivaient comme des justes devant Dieu : ils suivaient tous les commandements et les préceptes du Seigneur d'une manière irréprochable.
Ils n'avaient pas d'enfant, car Élisabeth était stérile, et tous deux étaient âgés.
Or, tandis que Zacharie, au jour fixé pour les prêtres de son groupe, assurait le service du culte devant Dieu,
il fut désigné par le sort, suivant l'usage liturgique, pour aller offrir l'encens dans le sanctuaire du Seigneur.
Toute l'assemblée du peuple se tenait dehors en prière à l'heure de l'offrande de l'encens.
L'ange du Seigneur lui apparut debout à droite de l'autel de l'encens.
En le voyant, Zacharie fut bouleversé et saisi de crainte.
L'ange lui dit : « Sois sans crainte, Zacharie, car ta supplication a été entendue : ta femme Élisabeth te donnera un fils, et tu le nommeras Jean.
Tu seras dans la joie et l'allégresse, beaucoup d'hommes se réjouiront de sa naissance,
car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira pas de vin ni de boissons fermentées, et il sera rempli de l'Esprit Saint dès avant sa naissance ;
il fera revenir de nombreux fils d'Israël au Seigneur leur Dieu,
il marchera devant le Seigneur, avec l'esprit et la puissance du prophète Élie, pour faire revenir le cur des pères vers leurs enfants, convertir les rebelles à la sagesse des hommes droits, et préparer au Seigneur un peuple capable de l'accueillir. »
Mais Zacharie dit à l'ange : « Comment vais-je savoir que cela arrivera ? Moi, je suis un vieil homme, et ma femme aussi est âgée. »
L'ange lui répondit : « Je suis Gabriel ; je me tiens en présence de Dieu, et j'ai été envoyé pour te parler et pour t'annoncer cette bonne nouvelle.
Mais voici que tu devras garder le silence, et tu ne pourras plus parler jusqu'au jour où cela se réalisera, parce que tu n'as pas cru à mes paroles : elles s'accompliront lorsque leur temps viendra. »
Le peuple attendait Zacharie et s'étonnait de voir qu'il restait si longtemps dans le sanctuaire.
Quand il sortit, il ne pouvait pas leur parler, et ils comprirent qu'il avait eu une vision dans le sanctuaire. Il leur faisait des signes, car il demeurait muet.
Lorsqu'il eut achevé son temps de service au Temple, il repartit chez lui.
Quelque temps plus tard, sa femme Élisabeth devint enceinte. Pendant cinq mois, elle garda le secret. Elle se disait :
« Voilà ce que le Seigneur a fait pour moi, lorsqu'il a daigné mettre fin à ce qui faisait ma honte aux yeux des hommes. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque
CC Sermon 5 ; PL 57, 863 (trad. coll. Pères dans la foi n°65, Migne 1996, p. 164 rev.)
« Sois sans crainte, Zacharie, car ta supplication a été entendue »
C'est la prière et non le désir sexuel qui a fait concevoir Jean
Baptiste. Le sein d'Élisabeth avait passé l'âge de donner la vie, son corps
avait perdu l'espoir de concevoir ; malgré ces conditions de désespérance,
la prière de Zacharie a permis à ce corps vieilli de germer encore : la
grâce et non la nature a conçu Jean. Il ne pouvait être que saint, ce fils
dont la naissance provient moins de l'étreinte que de la prière.
Cependant nous ne devons pas nous étonner que Jean ait mérité une
naissance si glorieuse. La naissance du précurseur du Christ, de celui qui
lui ouvre la voie, devait présenter une ressemblance avec celle du Seigneur
notre Sauveur. Si donc le Seigneur est né d'une vierge, Jean a été conçu
par une femme âgée et stérile... Nous n'en admirons pas moins Élisabeth qui
a conçu dans sa vieillesse, tout comme Marie a enfanté dans la virginité.
Il y a là, je pense, un symbole : Jean représentait l'Ancien
Testament, il est né du sang déjà refroidi d'une vieille femme, tandis que
le Seigneur, qui annonce la Bonne Nouvelle du Royaume des cieux, est le
fruit d'une jeunesse pleine de sève. Marie, consciente de sa virginité,
admire l'enfant lové dans ses entrailles. Élisabeth, consciente de sa
vieillesse, rougit de son ventre alourdi par sa grossesse ; l'évangéliste
dit, en effet : « Elle se tenait cachée cinq mois durant ». Il nous faut
admirer aussi que le même archange Gabriel annonce les deux naissances : il
apporte une consolation à Zacharie, qui reste incrédule ; il vient
encourager Marie, qu'il trouve confiante (Lc 1,26s). Le premier, pour avoir
douté, a perdu sa voix ; la deuxième, pour avoir cru aussitôt, a conçu le
Verbe Sauveur.
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18 décembre 2011
Evangile du jour
dimanche 18 décembre 2011
Quatrième Dimanche de l'Avent
St Gatien, évêque (3ème s.)
Commentaire du jour
Saint Bernard : « Sois sans crainte, Marie »
Les lectures du jour
Lc 1,26-38.
L'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L'ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L'ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin. »
Marie dit à l'ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? »
L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu.
Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait : 'la femme stérile'.
Car rien n'est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. » Alors l'ange la quitta.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Homélie 4 sur le «Missus est », §8-9 (trad. Orval)
« Sois sans crainte, Marie »
Tu l'as entendu, ô Vierge, tu concevras et enfanteras un fils, non
d'un homme -- tu l'as entendu -- mais de l'Esprit Saint. L'ange, lui,
attend ta réponse : il faut qu'il retourne vers celui qui l'a envoyé. Nous
attendons nous aussi, ô notre Dame. Accablés misérablement par une sentence
de condamnation, nous attendons une parole de pitié. Or voici : elle t'est
offerte, la rançon de notre salut. Consens : nous sommes libres. Dans le
Verbe éternel de Dieu nous avons tous été créés ; mais hélas, la mort fait
son uvre en nous. Une brève réponse de toi suffit pour nous recréer, de
sorte que nous soyons rappelés à la vie...
Ne tarde plus, Vierge Marie, donne ta réponse. Ô notre Dame, prononce
cette parole que la terre, les enfers, les cieux mêmes attendent. Vois : le
Roi et Seigneur de l'univers, lui qui a « désiré ta beauté » (Ps 44,12),
désire avec non moins d'ardeur le oui de ta réponse. A ton consentement il
a voulu suspendre le salut du monde. Tu lui as plu par ton silence ; tu lui
plairas davantage à présent par ta parole. Voici que lui-même de là-haut
t'interpelle : « Ô la plus belle des femmes, fais-moi entendre ta voix »
(Ct 1,8; 2,14)... Oui, réponds vite à l'ange, ou plutôt, par l'ange au
Seigneur. Réponds une parole, et accueille le Verbe ; prononce ta propre
parole, et conçois le Verbe divin ; émets une parole passagère, étreins le
Verbe éternel...
« Voici, dit-elle, la servante du Seigneur ; qu'il me soit fait
selon ta parole. »
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17 décembre 2011
Evangile du jour
samedi 17 décembre 2011
Férie de l'Avent : semaine avant Noël (17 déc.)
Ste Olympiade, veuve (+ 408), St Judicaël (Gaël), roi (v. 650)
Commentaire du jour
Saint Léon le Grand : « Béni est Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ... En lui, il nous a choisis avant la création du monde » (Ep 1,3-4)
Les lectures du jour
Mt 1,1-17.
Voici la table des origines de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham :
Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères,
Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram,
Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naassone, Naassone engendra Salmone,
Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz, Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed, Jobed engendra Jessé,
Jessé engendra le roi David. David, de son union avec la femme d'Ourias, engendra Salomon,
Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa,
Asa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram, Joram engendra Ozias,
Ozias engendra Joatham, Joatham engendra Acaz, Acaz engendra Ézékias,
Ézékias engendra Manassé, Manassé engendra Amone, Amone engendra Josias,
Josias engendra Jékonias et ses frères à l'époque de l'exil à Babylone.
Après l'exil à Babylone, Jékonias engendra Salathiel, Salathiel engendra Zorobabel,
Zorobabel engendra Abioud, Abioud engendra Éliakim, Éliakim engendra Azor,
Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akim, Akim engendra Élioud,
Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Mattane, Mattane engendra Jacob,
Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l'on appelle Christ (ou Messie).
Le nombre total des générations est donc : quatorze d'Abraham jusqu'à David, quatorze de David jusqu'à l'exil à Babylone, quatorze de l'exil à Babylone jusqu'au Christ.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Léon le Grand (?-v. 461), pape et docteur de l'Église
3ème sermon pour Noël ; SC 22 bis (trad. SC p.103 rev.)
« Béni est Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ... En lui, il nous a choisis avant la création du monde » (Ep 1,3-4)
L'Incarnation du Verbe, la Parole de Dieu, concerne le passé comme
l'avenir ; aucun âge, si reculé soit-il, n'a été privé du sacrement du
salut des hommes. Ce que les apôtres ont prêché, c'est ce que les prophètes
avaient annoncé, et on ne peut pas dire que ce qui a été cru de tout temps
a été accompli tardivement. En différant l'uvre du salut, Dieu, dans sa
sagesse et sa bonté, nous a rendus plus aptes à répondre à son appel...,
grâce à ces annonces anciennes et fréquentes.
Il n'est donc pas vrai que Dieu a pourvu aux affaires humaines en
changeant de dessein et mû par une miséricorde tardive : dès la création du
monde, il a décrété pour tous une seule et même voie de salut. En effet, la
grâce de Dieu, par laquelle tous ses saints ont toujours été justifiés, a
grandi et non pas commencé lorsque le Christ est né. Ce mystère d'un grand
amour, qui a maintenant rempli le monde entier, a déjà été aussi puissant
en ses signes avant-coureurs ; ceux qui y ont cru quand il était promis
n'en ont pas moins bénéficié que ceux qui l'ont reçu quand il a été donné.
Mes bien-aimés, c'est donc avec une bonté évidente que les richesses
de la grâce de Dieu ont été répandues sur nous. Appelés à l'éternité, non
seulement nous sommes soutenus par les exemples du passé, mais encore nous
avons vu apparaître la vérité elle-même sous une forme visible et
corporelle. Nous devons donc célébrer le jour de la naissance du Seigneur
avec une joie fervente qui n'est pas de ce monde... Grâce à la lumière de
l'Esprit Saint, sachez reconnaître celui qui nous a reçus en lui et que
nous avons reçu en nous : car de même que le Seigneur Jésus est devenu
notre chair en naissant, de même en retour nous sommes devenus son corps en
renaissant... Dieu nous a proposé l'exemple de sa bienveillance et de son
humilité... : soyons donc semblables au Seigneur dans son humilité, si nous
voulons lui ressembler dans sa gloire. Lui-même nous aidera et nous
conduira jusqu'à l'accomplissement de ce qu'il a promis.
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16 décembre 2011
Evangile du jour
vendredi 16 décembre 2011
Le vendredi de la 3e semaine de l'Avent
Ste Adélaïde, veuve et impératrice (+ 999), Bse Marie des Anges, o.c.d. (+ 1717)
Commentaire du jour
Saint Maxime de Turin : « J'ai apprêté une lampe pour mon Christ » (Ps 131,17)
Les lectures du jour
Jn 5,33-36.
Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité.
Moi, je n'ai pas à recevoir le témoignage d'un homme, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés.
Jean était la lampe qui brûle et qui éclaire, et vous avez accepté de vous réjouir un moment à sa lumière.
Mais j'ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les uvres que le Père m'a données à accomplir ; ces uvres, je les fais, et elles témoignent que le Père m'a envoyé.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque
CC Sermon 62, 261s ; PL 57, 537 (trad. coll. Pères dans la foi n°65, Migne 1996, p. 47 rev.)
« J'ai apprêté une lampe pour mon Christ » (Ps 131,17)
Alors que l'univers entier était écrasé par les ténèbres du diable et
que l'obscurité du péché régnait sur le monde, un soleil nouveau, le Christ
notre Seigneur, a bien voulu, à ces derniers temps, à la nuit déjà avancée,
répandre les premiers rayons d'un jour naissant. Avant que paraisse cette
lumière, c'est-à-dire avant que se manifeste « le soleil de justice » (Ml
3,20), Dieu avait déjà annoncé par ses prophètes, comme une aurore : «
J'envoyais mes prophètes avant la lumière » (Jr 7,25 Vulg). Plus tard, le
Christ a lui-même jeté ses rayons, c'est-à-dire ses apôtres, pour faire
resplendir sa lumière et remplir l'univers de sa vérité, afin que personne
ne se perde dans les ténèbres...
Nous les hommes, pour accomplir les tâches indispensables avant que
le soleil de ce monde ne se lève, nous anticipons sur la lumière avec une
lampe. Or le soleil du Christ, lui aussi, a sa lampe qui a précédé sa
venue, comme dit le prophète : « J'ai apprêté une lampe pour mon Christ »
(Ps 131,17). Le Seigneur indique quelle est cette lampe, en disant au sujet
de Jean Baptiste : « Celui-là est la lampe qui brûle et qui luit ». Et Jean
lui-même dit, comme s'il était la faible lueur d'une lanterne que l'on
porte devant soi : « Mais vient celui qui est plus fort que moi, et je ne
suis pas digne de délier la courroie de ses sandales ; lui vous baptisera
dans l'Esprit Saint et le feu » (Lc 3,16). En même temps, comprenant que sa
lumière devait être éclipsée par les rayons du soleil, il a prédit : « Il
faut qu'il grandisse et que moi je diminue » (Jn 3,30). En effet, de même
que la lueur d'une lanterne s'éteint à l'arrivée du soleil, de même le
baptême de repentir proclamé par Jean a perdu sa valeur à l'arrivée de la
grâce du Christ.
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15 décembre 2011
Evangile du jour
jeudi 15 décembre 2011
Le jeudi de la 3e semaine de l''Avent
Ste Virginie Centurione Bracelli, fondatrice ( 1651), Ste Ninon, vierge (4ème s.)
Commentaire du jour
Saint Ephrem : « Et cependant le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui »
Les lectures du jour
Lc 7,24-30.
Après le départ des envoyés de Jean Baptiste, Jésus se mit à parler de lui aux foules : « Qu'êtes-vous allés voir au désert ? Un roseau agité par le vent ?. . .
Alors, qu'êtes-vous allés voir ? Un homme aux vêtements luxueux ? Mais ceux qui portent des vêtements magnifiques et mènent une vie de plaisir sont dans les palais des rois.
Alors, qu'êtes-vous allés voir ? Un prophète ? Oui, je vous le dis ; et bien plus qu'un prophète !
C'est de lui qu'il est écrit : Voici que j'envoie mon messager en avant de toi, pour qu'il prépare le chemin devant toi.
Je vous le dis : Parmi les hommes, aucun n'est plus grand que Jean ; et cependant le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui.
Tout le peuple qui a écouté Jean, y compris les publicains, a reconnu la justice de Dieu en recevant le baptême de Jean.
Mais les pharisiens et les docteurs de la Loi, en ne recevant pas ce baptême, ont rejeté le dessein que Dieu avait sur eux.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église
Commentaire du Diatessaron, 9, 7-13 ; SC 121 (trad. SC p. 174s rev.)
« Et cependant le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui »
« Parmi les hommes, aucun n'est plus grand que Jean. » Si tous les
saints, ces hommes justes, forts et sages étaient réunis et habitaient en
un seul homme, ils ne pourraient pas égaler Jean Baptiste..., dont il a été
déclaré qu'il dépasse les hommes de beaucoup et qu'il appartient aux
catégories des anges (Mc 1,2 grec; Ml 3,1 hebr).
« Mais celui qui est le plus petit dans le Royaume des cieux est plus
grand que lui »... Par ce qu'il a dit de la grandeur de Jean, notre
Seigneur a voulu nous annoncer l'abondante miséricorde de Dieu et sa
générosité envers ses élus. Si grand et si célèbre que soit Jean, c'est
moins que ce que sera le plus petit du Royaume, comme le dit l'apôtre Paul
: « Notre connaissance est partielle... Quand viendra l'achèvement, ce qui
est partiel disparaîtra » (1Co 13,9-10). Jean est grand, lui qui a dit par
pressentiment : « Voici l'agneau de Dieu » (Jn 1,29), mais cette grandeur,
comparée à la gloire qui doit être révélée à ceux qui en seront trouvés
dignes, n'est qu'un mince avant-goût. En d'autres termes, toutes les choses
grandes et admirables d'ici-bas, comparées aux béatitudes de l'au-delà,
apparaissent dans leur petitesse et leur néant...
Jean a été trouvé digne des grands dons d'ici-bas : la prophétie, le
sacerdoce (cf Lc 1,5) et la justice... Jean est plus grand que Moïse et les
prophètes, mais la Loi ancienne a besoin du Nouveau Testament, puisque
celui qui est plus grand que les prophètes a dit au Seigneur : « J'ai
besoin de me faire baptiser par toi » (Mt 3,14). Jean est également grand,
parce que sa conception a été annoncée par un ange, parce que sa naissance
a été entourée de miracles, parce qu'il a annoncé Celui qui donne la vie,
parce qu'il a baptisé pour la rémission des péchés... Moïse a conduit le
peule jusqu'au Jourdain et la Loi a conduit le genre humain jusqu'au
baptême de Jean. Mais « si parmi les hommes, aucun n'est plus grand que
Jean », le précurseur du Seigneur, combien plus grands seront ceux à qui
notre Seigneur a lavé les pieds et insufflé son Esprit ? (Jn 13,4; 20,22).
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14 décembre 2011
Evangile du jour
mercredi 14 décembre 2011
Le mercredi de la 3e semaine de l'Avent
St Jean de la Croix, docteur de l'Église ( 1591) - Mémoire, Ste Odile (VIIème siècle)
Commentaire du jour
Bienheureux Jean-Paul II : « La bonne nouvelle est annoncée aux pauvres »
Les lectures du jour
Lc 7,18-23.
Jean Baptiste appela deux de ses disciples
et les envoya demander au Seigneur : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »
Arrivés près de Jésus, ils lui dirent : « Jean Baptiste nous a envoyés te demander : Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »
A ce moment-là, Jésus guérit beaucoup de malades, d'infirmes et de possédés, et il rendit la vue à beaucoup d'aveugles.
Puis il répondit aux envoyés : « Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres.
Heureux celui qui ne tombera pas à cause de moi ! »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Bienheureux Jean-Paul II
Encyclique « Dives in Misericordia » § 3 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)
« La bonne nouvelle est annoncée aux pauvres »
Devant ses compatriotes à Nazareth le Christ se réfère aux paroles du
prophète Isaïe : « L'Esprit du Seigneur est sur moi parce qu'il m'a
consacré par l'onction pour porter la bonne nouvelle aux pauvres ; il m'a
envoyé annoncer aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour à la
vue, renvoyer en liberté les opprimés, proclamer une année de grâce du
Seigneur » (Lc 4,18-19)... Par ses faits et ses paroles, le Christ rend le
Père présent parmi les hommes. Il est hautement significatif que ces hommes
soient surtout les pauvres, qui n'ont pas de moyens de subsistance, ceux
qui sont privés de la liberté, les aveugles qui ne voient pas la beauté de
la création, ceux qui vivent dans l'affliction du cur ou qui souffrent à
cause de l'injustice sociale, et enfin les pécheurs. C'est surtout à
l'égard de ces hommes-là que le Messie devient un signe particulièrement
lisible du fait que Dieu est amour ; il devient un signe du Père...
Il est révélateur que Jésus, lorsque les messagers envoyés par Jean
Baptiste le rejoignirent pour lui demander : « Es-tu celui qui doit venir,
ou devons-nous en attendre un autre ? », se soit référé au témoignage par
lequel il avait inauguré son enseignement à Nazareth et leur ait répondu :
« Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles
voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés et les sourds
entendent, les morts ressuscitent et la Bonne Nouvelle est annoncée aux
pauvres », et qu'il ait ensuite conclu : « et heureux celui qui ne sera pas
scandalisé à mon sujet ».
Jésus a révélé, surtout par son style de vie et ses actions, comment
l'amour est présent dans le monde où nous vivons, l'amour actif, l'amour
qui s'adresse à l'homme et embrasse tout ce qui forme son humanité. Cet
amour se remarque surtout au contact de la souffrance, de l'injustice, de
la pauvreté, au contact de toute la condition humaine historique..., le
caractère limité et fragile de l'homme, aussi bien physiquement que
moralement. Or la manière dont l'amour se manifeste et son domaine sont,
dans le langage biblique, appelés « miséricorde ». Ainsi le Christ révèle
Dieu qui est Père, qui est amour, comme saint Jean le dira dans sa première
lettre (4,16) ; il révèle Dieu « riche en miséricorde » (Ep 2,4).
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13 décembre 2011
Evangile du jour
mardi 13 décembre 2011
Le mardi de la 3e semaine de l'Avent
Ste Lucie de Syracuse, vierge et martyre (+ 305)
Commentaire du jour
Saint Pierre Chrysologue : « Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n'avez pas cru à sa parole »
Les lectures du jour
Mt 21,28-32.
Jésus disait aux chefs des prêtres et aux anciens : « Que pensez-vous de ceci ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : 'Mon enfant, va travailler aujourd'hui à ma vigne'.
Celui-ci répondit : 'Je ne veux pas. ' Mais ensuite, s'étant repenti, il y alla.
Abordant le second, le père lui dit la même chose. Celui-ci répondit : 'Oui, Seigneur ! ' et il n'y alla pas.
Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier ». Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu.
Car Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n'avez pas cru à sa parole ; tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église
Sermon 167 ; CCL 248, 1025, PL 52, 636 (trad. Matthieu commenté, DDB 1985, p. 34 rev.)
« Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n'avez pas cru à sa parole »
Jean Baptiste enseigne en paroles et en actes. Vrai maître, il montre
par son exemple ce qu'affirme son langage. Le savoir fait le maître, mais
c'est la conduite qui confère l'autorité... Enseigner par les actes est la
seule règle de celui qui veut instruire. L'instruction par les paroles,
c'est le savoir ; mais quand elle passe dans les actes, c'est la vertu. Est
donc authentique le savoir joint à la vertu : c'est elle, elle seule qui
est divine et non humaine...
« En ces jours-là, survient Jean le Baptiste, proclamant dans le
désert de Judée : ' Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout
proche ' » (Mt 3,1-2). « Convertissez-vous. » Pourquoi ne dit-il pas plutôt
: « Réjouissez-vous » ? « Réjouissez-vous plutôt, parce que les réalités
humaines cèdent la place aux réalités divines, les terrestres aux célestes,
les temporaires aux éternelles, le mal au bien, l'incertitude à la
sécurité, le chagrin au bonheur, les réalités périssables à celles qui
demeureront toujours. Le Royaume des cieux est tout proche.
Convertissez-vous. » Que ta conduite de converti soit évidente. Toi qui as
préféré l'humain au divin, qui as voulu être esclave du monde plutôt que
vainqueur du monde avec le Seigneur du monde, convertis-toi. Toi qui as fui
la liberté que les vertus t'auraient procurée parce que tu as voulu subir
le joug du péché, convertis-toi ; convertis-toi vraiment, toi qui, par peur
de posséder la Vie, t'es livré à la mort.
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12 décembre 2011
Evangile du jour
lundi 12 décembre 2011
Le lundi de la 3e semaine de l'Avent
Notre Dame de Guadalupe (1531)
Commentaire du jour
Saint Cyrille de Jérusalem : « Pourquoi donc n'avez-vous pas cru à sa parole ? »
Les lectures du jour
Mt 21,23-27.
Jésus était entré dans le Temple, et, pendant qu'il enseignait, les chefs des prêtres et les anciens du peuple l'abordèrent pour lui demander : « Par quelle autorité fais-tu cela, et qui t'a donné cette autorité ? »
Jésus leur répliqua : « A mon tour, je vais vous poser une seule question ; et si vous me répondez, je vous dirai, moi aussi, par quelle autorité je fais cela :
Le baptême de Jean, d'où venait-il ? du ciel ou des hommes ? » Ils faisaient en eux-mêmes ce raisonnement : « Si nous disons : 'Du ciel', il va nous dire : 'Pourquoi donc n'avez-vous pas cru à sa parole ? '
Si nous disons : 'Des hommes', nous devons redouter la foule, car tous tiennent Jean pour un prophète. »
Ils répondirent donc à Jésus : « Nous ne savons pas ! » Il leur dit à son tour : « Moi non plus, je ne vous dirai pas par quelle autorité je fais cela.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Cyrille de Jérusalem (313-350), évêque de Jérusalem et docteur de l'Église
Catéchèse baptismale 12, 6-8 (trad. Bouvet, Soleil levant 1962, p. 233 rev)
« Pourquoi donc n'avez-vous pas cru à sa parole ? »
Les prophètes ont été envoyés avec Moïse pour guérir Israël ; mais
ils soignaient dans les larmes, n'arrivant pas à dominer le mal, comme l'un
d'eux l'a dit : « Malheur à moi ! Les hommes fidèles ont disparu de la
terre » (Mi 7,1-2)... Grande était la blessure de l'humanité ; des pieds à
la tête, pas une place saine, pas d'endroit où mettre bande, ni huile, ni
pansement (Is 1,6). Les prophètes épuisés par les larmes disaient : « Qui
donnera de Sion le remède sauveur ? » (Ps 13,7)... Et un autre prophète
supplie en ces termes : « Seigneur, abaisse les cieux et descends » (Ps
143,5). Les blessures de l'humanité dépassent nos remèdes. Ils ont mis à
mort les prophètes et ruiné tes autels (1R 19,10). Notre misère ne peut pas
être guérie par nous ; c'est toi qu'il nous faut pour nous relever.
Le Seigneur a exaucé la prière des prophètes. Le Père n'a pas méprisé
notre race meurtrie ; il a envoyé du ciel son propre Fils comme médecin.
« Il vient le Seigneur que vous cherchez, et il va venir soudain » dit un
prophète. Où ? « Dans son Temple » (Ml 3,1), là où vous avez lapidé son
prophète (2Ch 24,21)... Dieu lui-même a dit encore : « Voici que je viens
et j'habiterai au milieu de toi, et des peuples nombreux se réfugieront
auprès du Seigneur » (Za 2,14-15)... Maintenant je viens rassembler tous
les peuples de toutes les langues, car « il est venu chez lui et les siens
ne l'ont pas reçu » (Jn 1,11).
Tu viens ; et que donnes-tu aux nations ? « Je viens rassembler tous
les peuples et je vais mettre chez eux un signe » (Is 66,18-19). En effet,
à la suite de mon combat sur la croix, je donne à chacun de mes soldats de
porter sur le front le sceau royal (Ap 7,3). Un autre prophète a dit : « Il
a incliné les cieux et il est descendu, avec une nuée sous ses pieds » (Ps
17,10). Mais sa descente des cieux est demeurée inconnue des hommes.
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11 décembre 2011
Evangile du jour
dimanche 11 décembre 2011
Troisième Dimanche de l'Avent
Ste Maravillas de Jesús (1891-1974), St Damase, pape (+ 384)
Commentaire du jour
Saint Grégoire le Grand : « Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas : c'est lui qui vient derrière moi »
Les lectures du jour
Jn 1,6-8.19-28.
Il y eut un homme envoyé par Dieu. Son nom était Jean.
Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui.
Cet homme n'était pas la Lumière, mais il était là pour lui rendre témoignage.
Voici quel fut le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? »
Il le reconnut ouvertement, il déclara : « Je ne suis pas le Messie. »
Ils lui demandèrent : « Qui es-tu donc ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Non. - Alors es-tu le grand Prophète ? » Il répondit : « Ce n'est pas moi. »
Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? »
Il répondit : « Je suis la voix qui crie à travers le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. »
Or, certains des envoyés étaient des pharisiens.
Ils lui posèrent encore cette question : « Si tu n'es ni le Messie, ni Élie, ni le grand Prophète, pourquoi baptises-tu ? »
Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l'eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas :
c'est lui qui vient derrière moi, et je ne suis même pas digne de défaire la courroie de sa sandale. »
Tout cela s'est passé à Béthanie-de-Transjordanie, à l'endroit où Jean baptisait.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélies sur l'Évangile, n°7 (trad. Le Barroux rev.)
« Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas : c'est lui qui vient derrière moi »
« Moi, je baptise dans l'eau ; mais au milieu de vous se trouve
quelqu'un que vous ne connaissez pas. » Ce n'est pas dans l'esprit, mais
dans l'eau que Jean baptise. Impuissant à pardonner les péchés, il lave par
l'eau le corps des baptisés, mais ne lave pas l'esprit par le pardon.
Pourquoi donc baptise-t-il, s'il ne remet pas les péchés par son baptême ?
Pourquoi, sinon pour rester dans son rôle de précurseur ? De même qu'en
naissant, il avait précédé le Seigneur qui allait naître, il précédait
aussi, en baptisant, le Seigneur qui allait baptiser. Précurseur du Christ
par sa prédication, il le devenait également en donnant un baptême qui
était l'image du sacrement à venir.
Jean a annoncé un mystère lorsqu'il a déclaré que le Christ se tenait
au milieu des hommes et qu'il ne leur était pas connu, puisque le Seigneur,
quand il s'est montré dans la chair, était à la fois visible en son corps
et invisible en sa majesté. Et Jean ajoute : « Celui qui vient après moi a
passé devant moi » (Jn 1,15)...; il explique les causes de la supériorité
du Christ lorsqu'il précise : « Car il était avant moi », comme pour dire
clairement : « S'il l'emporte sur moi, alors qu'il est né après moi, c'est
que le temps de sa naissance ne le resserre pas dans des limites. Né d'une
mère dans le temps, il est engendré par le Père hors du temps ».
Jean manifeste quel humble respect il lui doit, en poursuivant : « Je
ne suis pas digne de dénouer la courroie de sa sandale ». Il était de
coutume chez les anciens que si quelqu'un refusait d'épouser une jeune
fille qui lui était promise, il dénouait la sandale de celui à qui il
revenait d'être son époux. Or le Christ ne s'est-il pas manifesté comme
l'Époux de la sainte Église ?... Mais parce que les hommes ont pensé que
Jean était le Christ -- ce que Jean lui-même nie -- il se déclare indigne
de dénouer la courroie de sa sandale. C'est comme s'il disait clairement...
: « Je ne m'arroge pas à tort le nom d'époux » (cf Jn 3,29).
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10 décembre 2011
Evangile du jour
samedi 10 décembre 2011
Le samedi de la 2e semaine de l'Avent
St Thomas de Farfa, abbé (c. 650-c.720), Ste Eulalie de Mérida, vierge et martyre ( 304)
Commentaire du jour
Aphraate : « Les disciples comprirent qu'il leur parlait de Jean le Baptiste »
Les lectures du jour
Mt 17,10-13.
Les disciples interrogèrent Jésus : « Pourquoi donc les scribes disent-ils que le prophète Élie doit venir d'abord ? »
Jésus leur répondit : « Élie va venir pour remettre tout en place.
Mais, je vous le déclare : Élie est déjà venu ; au lieu de le reconnaître, ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu. Le Fils de l'homme, lui aussi, va souffrir par eux. »
Alors les disciples comprirent qu'il leur parlait de Jean le Baptiste.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Aphraate (?-v. 345), moine et évêque près de Mossoul, saint des Églises orthodoxes
Les Exposés, n° 6, 13 (trad. cf SC 349)
« Les disciples comprirent qu'il leur parlait de Jean le Baptiste »
Notre Seigneur témoigne de Jean qu'il est le plus grand des
prophètes, mais il a reçu l'Esprit de façon mesurée, puisque Jean a obtenu
un esprit pareil à celui qu'avait reçu Élie.
De même qu'Élie était demeuré dans la solitude, ainsi l'Esprit de
Dieu a emmené Jean demeurer dans le désert, dans les montagnes et dans les
grottes. Un corbeau avait volé au secours d'Élie pour le nourrir ; Jean
mangeait des sauterelles volantes. Élie portait une ceinture de peau ; Jean
portait un pagne de peau autour des reins. Élie a été persécuté par
Jézabel ; Hérodiade a persécuté Jean. Élie avait réprimandé Achab ; Jean a
réprimandé Hérode. Élie avait divisé les eaux du Jourdain ; Jean a ouvert
le baptême. Le double de l'esprit d'Élie s'est posé sur Élisée ; Jean a
imposé les mains à notre Sauveur, qui a reçu l'Esprit sans mesure (Jn
3,34). Élie ouvrit le ciel et s'éleva, Jean vit les cieux ouverts et
l'Esprit de Dieu descendre et se poser sur notre Sauveur.
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09 décembre 2011
Evangile du jour
vendredi 09 décembre 2011
Le vendredi de la 2e semaine de l'Avent
St Pierre Fourier, fondateur ( 1640), St François Fasani,o.f.m. (1681-1742)
Commentaire du jour
Saint Alphonse-Marie de Liguori : Répondre aux appels de Dieu, pour accueillir le Sauveur
Les lectures du jour
Mt 11,16-19.
Jésus déclarait aux foules : " A qui vais-je comparer cette génération? Elle ressemble à des gamins assis sur les places, qui en interpellent d'autres :
'Nous vous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé. Nous avons entonné des chants de deuil, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine. '
Jean Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas, il ne boit pas, et l'on dit : 'C'est un possédé' !
Le Fils de l'homme est venu : il mange et il boit, et l'on dit : 'C'est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs. ' Mais la sagesse de Dieu se révèle juste, à travers ce qu'elle fait. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787), évêque et docteur de l'Église
1er Discours pour la neuvaine de Noël (trad. Éds Saint-Paul 1993, p. 38)
Répondre aux appels de Dieu, pour accueillir le Sauveur
« Feu toujours brûlant, dirons-nous avec Saint Augustin, enflamme nos
âmes. » Verbe incarné, tu t'es fait homme pour allumer dans nos curs le
feu de l'amour divin : comment as-tu pu rencontrer en nous tant
d'ingratitude ? Tu n'as rien épargné pour te faire aimer ; tu es allé
jusqu'à sacrifier ton sang et ta vie. D'où vient que les hommes demeurent
insensibles à tant de bienfaits ? Peut-être les ignorent-ils ? Non, ils
connaissent, ils croient que, par amour pour eux, tu es venu du ciel
revêtir la chair humaine et te charger de leurs misères ; ils savent que,
par amour pour eux, tu as voulu mener une vie de souffrances continuelles
et subir une mort ignominieuse. Après cela, comment expliquer qu'ils vivent
dans un oubli complet de ta bonté extrême ? Ils aiment leurs parents, ils
aiment leurs amis, ils aiment les bêtes même...; c'est envers toi seulement
qu'ils sont sans amour et sans reconnaissance ! Mais que dis-je ? En
accusant les autres d'ingratitude, je me condamne moi-même, puisque ma
conduite envers toi a été pire que la leur. Toutefois, ta miséricorde me
rend le courage ; je sais qu'elle m'a supporté si longtemps, afin de me
pardonner et de m'embraser de ton amour, à la seule condition que je
veuille me repentir et t'aimer.
Oui, mon Dieu, je veux me repentir... ; je veux t'aimer de tout mon
cur. Je vois bien que mon cur...t'a délaissé pour aimer les choses de ce
monde ; mais je vois aussi que, malgré cette trahison, tu le réclames
encore. C'est pourquoi, de toute la force de ma volonté, je te le consacre
et te le donne. Daigne donc l'enflammer tout entier de ton saint amour ;
fais que désormais il n'aime plus autre chose que toi... Je t'aime, mon
Jésus ; je t'aime, mon souverain Bien ! Je t'aime, unique amour de mon âme.
Marie, ma mère, tu es « la mère du bel amour » (Si 24,24 Vulg),
obtiens-moi la grâce d'aimer mon Dieu ; c'est de toi que je l'espère.
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08 décembre 2011
Evangile du jour
jeudi 08 décembre 2011
Solennité de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie
St Patapios, ermite (Vème ou VIème s.), Ste Narcisa de Jesús Martillo Morán (1832-1869)
Commentaire du jour
Eadmer : « Comblée-de-grâce »
Les lectures du jour
Lc 1,26-38.
L'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L'ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L'ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin. »
Marie dit à l'ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? »
L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu.
Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait : 'la femme stérile'.
Car rien n'est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. » Alors l'ange la quitta.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Eadmer (v. 1060v. 1128), moine anglais
La Conception de sainte Marie (trad. cf Maredsous)
« Comblée-de-grâce »
Marie, Notre Dame, le Seigneur t'a faite sa mère unique, te
constituant ainsi maîtresse et souveraine de l'univers. C'est pour cela
qu'il t'a formée par l'opération de son Esprit, dès le premier instant de
ta conception dans le sein de ta mère. Notre Dame, voilà ce qui fait notre
joie aujourd'hui. Et nous te demandons, très douce Marie, reine prudente et
noble, est-il possible de te placer au niveau ou même en-dessous des autres
créatures ?
L'apôtre de la pure vérité affirme certes que tous les hommes ont
péché en Adam (Rm 5,12)... Mais en considérant la qualité éminente de la
grâce divine en toi, je remarque que tu es placée d'une façon inestimable ;
à l'exception de ton fils, tu es au-dessus de tout ce qui a été fait. Et
j'en conclus que, dans ta conception, tu n'as pas dû être liée par la même
loi de la nature humaine que les autres êtres humains. Par la grâce
éminente qui t'a été accordée, tu es restée complètement affranchie de
l'atteinte de tout péché. Grâce singulière et action divine impénétrable à
l'intelligence humaine !
Il n'y avait que le péché qui puisse éloigner les hommes de la paix
de Dieu. Pour enlever ce péché, pour ramener le genre humain à la paix de
Dieu, le Fils de Dieu a voulu se faire homme, mais de telle façon qu'en lui
rien ne participe d'aucune façon à ce qui séparait l'homme de Dieu. Pour
réaliser cela, il convenait que sa mère soit pure de tout péché. Sinon,
comment notre chair aurait-elle pu être unie si intimement à la pureté
suprême, et l'homme assumé dans une si grande unité avec Dieu que tout ce
qui est de Dieu appartiendrait à l'homme et tout ce qui est de l'homme
appartiendrait à Dieu ?
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07 décembre 2011
Evangile du jour
mercredi 07 décembre 2011
Le mercredi de la 2e semaine de l'Avent
St Ambroise de Milan, évêque et docteur de l'Église ( 397) - Mémoire, Sts Sabin, Exupérance, Marcel, Vénustien et comp., martyrs ( 303)
Commentaire du jour
Pierre de Celle : L'Agneau de Dieu, doux et humble de cur
Les lectures du jour
Mt 11,28-30.
En ce temps-là, Jésus prit la parole : " Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cur, et vous trouverez le repos.
Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Pierre de Celle (v. 11151183), moine puis évêque
3ème sermon pour l'Avent (trad. cf Guéranger, L'Année liturgique, 2e merc Avent)
L'Agneau de Dieu, doux et humble de cur
Seigneur, envoie-nous l'Agneau ; c'est l'agneau qu'il nous faut et
non le lion (Ap 5,5-6). L'agneau qui ne s'irrite pas et dont la douceur ne
se trouble jamais ; l'agneau qui nous donnera sa laine blanche comme la
neige pour réchauffer en nous ce qui est froid, pour couvrir ce qui en nous
est nu ; l'agneau qui nous donnera sa chair à manger de peur que nous ne
périssions de faiblesse sur le chemin (Jn 6,51; Mt 15,32).
Envoie-le plein de sagesse, car dans sa prudence divine il vaincra
l'esprit orgueilleux ; envoie-le plein de force, car il est dit que le «
Seigneur est fort et puissant dans le combat » (Ps 23,8) ; envoie-le plein
de douceur, car « il descendra comme la rosée sur la toison » (Ps 71,6
Vulg) ; envoie-le comme une victime, car il doit être vendu et immolé pour
notre rachat (Mt 26,15; Jn 19,36; Ex 12,46) ; envoie-le, non pour
exterminer les pécheurs, car il doit « venir les appeler et non les justes
» (Mt 9,13) ; envoie-le enfin « digne de recevoir la puissance et la
divinité, digne de délier les sept sceaux du livre scellé » (Ap 4,11; 5,9),
c'est-à-dire le mystère inexprimable de l'Incarnation.
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06 décembre 2011
Evangile du jour
mardi 06 décembre 2011
Le mardi de la 2e semaine de l'Avent
St Nicolas de Myre, évêque ( 324)
Commentaire du jour
Basile de Séleucie : « Il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf autres qui ne se sont pas égarées »
Les lectures du jour
Mt 18,12-14.
Jésus disait à ses disciples : " Que pensez-vous de ceci? Si un homme possède cent brebis et que l'une d'entre elles s'égare, ne laissera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée?
Et, s'il parvient à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.
Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Basile de Séleucie (?-v. 468), évêque
Homélie 26, sur le Bon Pasteur ; PG 85, 299 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 219)
« Il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf autres qui ne se sont pas égarées »
Regardons notre berger, le Christ ; voyons son amour pour les hommes
et sa douceur pour les conduire au pâturage. Il se réjouit des brebis qui
l'entourent comme il cherche celles qui s'égarent. Monts et forêts ne lui
font pas d'obstacle ; il court dans la vallée de l'ombre pour parvenir
jusqu'à l'endroit où se trouve la brebis perdue. L'ayant trouvée malade, il
ne la méprise pas, mais la soigne ; la prenant sur ses épaules, il guérit
par sa propre fatigue la brebis fatiguée. Sa fatigue le remplit de joie,
car il a retrouvé la brebis perdue, et cela le guérit de sa peine : «
Lequel d'entre vous, dit-il, s'il a cent brebis et vient à en perdre une,
n'abandonne pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour s'en
aller auprès de celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il l'ait retrouvée ? »
La perte d'une seule brebis trouble la joie du troupeau rassemblé, mais
la joie des retrouvailles chasse cette tristesse : « Quand il l'a
retrouvée, il assemble amis et voisins et il leur dit : Réjouissez-vous
avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis qui était perdue » (Lc 15,6). C'est
pourquoi le Christ, qui est ce berger, disait : « Je suis le bon pasteur »
(Jn 10,11). « Je cherche la brebis perdue, je ramène celle qui est égarée,
je panse celle qui est blessée, je guéris celle qui est malade » (Ez
34,16).
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05 décembre 2011
Evangile du jour
lundi 05 décembre 2011
Le lundi de la 2e semaine de l'Avent
St Gérald, archevêque ( 1109), St Sabas, abbé ( 531), St Jean Almond, martyr ( 1612)
Commentaire du jour
Saint Grégoire d'Agrigente : « Aujourd'hui nous avons vu des choses extraordinaires ! »
Les lectures du jour
Lc 5,17-26.
Un jour que Jésus enseignait, il y avait dans l'assistance des pharisiens et des docteurs de la Loi, venus de tous les villages de Galilée et de Judée, ainsi que de Jérusalem ; et la puissance du Seigneur était à l'uvre pour lui faire opérer des guérisons.
Arrivent des gens, portant sur une civière un homme qui était paralysé ; ils cherchaient à le faire entrer pour le placer devant Jésus.
Mais, ne voyant pas comment faire à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et, en écartant les tuiles, ils le firent descendre avec sa civière en plein milieu devant Jésus.
Voyant leur foi, il dit : « Tes péchés te sont pardonnés. »
Les scribes et les pharisiens se mirent à penser : « Quel est cet homme qui dit des blasphèmes ? Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? »
Mais Jésus, saisissant leurs raisonnements, leur répondit : « Pourquoi tenir ces raisonnements ?
Qu'est-ce qui est le plus facile ? de dire : 'Tes péchés te sont pardonnés', ou bien de dire : 'Lève-toi et marche' ?
Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a sur terre le pouvoir de pardonner les péchés, je te l'ordonne, dit-il au paralysé : lève-toi, prends ta civière et retourne chez toi. »
A l'instant même, celui-ci se leva devant eux, il prit ce qui lui servait de lit et s'en alla chez lui en rendant gloire à Dieu.
Tous furent saisis de stupeur et ils rendaient gloire à Dieu. Remplis de crainte, ils disaient : « Aujourd'hui nous avons vu des choses extraordinaires ! »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Grégoire d'Agrigente (v. 559-v. 594), évêque
Sur l'Écclésiaste, livre 10, 2 ; PG 98, 1138 (trad. Orval)
« Aujourd'hui nous avons vu des choses extraordinaires ! »
Douce est la lumière, et il est bon de contempler le soleil avec nos
yeux de chair...; c'est pourquoi Moïse disait déjà : « Et Dieu vit la
lumière, et il dit qu'elle était bonne » (Gn 1,4)...
Qu'il nous est bon de penser à la grande, véritable et indéfectible
lumière « qui éclaire tout homme venant en ce monde » (Jn 1,9),
c'est-à-dire le Christ, le Sauveur du monde et son libérateur. Après s'être
dévoilé aux regards des prophètes, il s'est fait homme et il a pénétré
jusqu'aux dernières profondeurs de la condition humaine. C'est de lui que
parle le prophète David : « Chantez à Dieu un psaume pour son nom, préparez
un passage pour celui qui monte à l'occident ; son nom est Seigneur,
exultez en sa présence » (Ps 67,5 Vulg). Et encore Isaïe, de sa grande
voix : « Peuples assis dans les ténèbres, regardez cette lumière. Pour vous
qui habitez au pays de l'ombre de la mort, une lumière resplendira » (cf
9,1)... Ainsi donc, la lumière du soleil vue par nos yeux de
chair annonce le Soleil spirituel de justice (Ml 3,20), le plus doux qui se
soit levé pour ceux qui ont eu le bonheur d'être instruits par lui et de le
regarder avec leurs yeux de chair, pendant qu'il séjournait parmi les
hommes comme un homme ordinaire. Et pourtant il n'était pas seulement un
homme ordinaire, puisqu'il était né vrai Dieu, capable de rendre la vue aux
aveugles, de faire marcher les boiteux, de faire entendre les sourds, de
purifier les lépreux et de ramener d'un mot les morts à la vie (Lc 7,22).
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04 décembre 2011
Evangile du jour
dimanche 04 décembre 2011
Deuxième Dimanche de l'Avent
St Jean Damascène, prêtre et docteur de l'Église ( 749), Ste Barbe, vierge et martyre ( 255)
Commentaire du jour
Homélie attribuée à saint Grégoire le Thaumaturge : « Je ne suis pas digne de me courber à ses pieds pour défaire ses sandales »
Les lectures du jour
Mc 1,1-8.
Commencement de la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, le Fils de Dieu.
Il était écrit dans le livre du prophète Isaïe : Voici que j'envoie mon messager devant toi, pour préparer la route.
A travers le désert, une voix crie : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route.
Et Jean le Baptiste parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés.
Toute la Judée, tout Jérusalem, venait à lui. Tous se faisaient baptiser par lui dans les eaux du Jourdain, en reconnaissant leurs péchés.
Jean était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins, et il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.
Il proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de me courber à ses pieds pour défaire la courroie de ses sandales.
Moi, je vous ai baptisés dans l'eau ; lui vous baptisera dans l'Esprit Saint. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Homélie attribuée à saint Grégoire le Thaumaturge (v. 213 v. 270), évêque
Homélies sur la sainte Théophanie, 4 ; PG 10, 1181 (trad. Delhougne, les Pères commentent, p. 31)
« Je ne suis pas digne de me courber à ses pieds pour défaire ses sandales »
[« Jésus vient à Jean pour se faire baptiser par lui. Jean voulait
l'en empêcher et disait : ' C'est moi qui ai besoin de me faire baptiser
par toi ! ' » (Mt 3,13-14)] En ta présence, Seigneur Jésus, je ne peux pas
me taire, car « je suis la voix, la voix qui crie à travers le désert :
Préparez le chemin du Seigneur. C'est moi qui ai besoin de me faire
baptiser par toi, et c'est toi qui viens à moi ! »... Tu étais au
commencement, tu étais auprès de Dieu, et tu étais Dieu (Jn 1,1) ; toi qui
es le reflet resplendissant de la gloire du Père, toi qui es l'expression
du Père parfait (He 1,3) ; toi qui es la vraie lumière qui éclaire tout
homme venant en ce monde (Jn 1,9) ; toi qui, lorsque tu étais dans le
monde, es venu là où tu étais déjà ; toi qui t'es fait chair, mais qui
habites en nous (Jn 1,14; 14,23), et qui t'es fait voir de tes serviteurs
dans la condition de serviteur (Ph 2,7) ; toi qui as uni la terre et le
ciel par ton saint nom comme par un pont : c'est toi qui viens à moi ? Toi
qui es si grand, vers le pauvre que je suis ? Le roi vers le précurseur, le
Seigneur vers le serviteur...
« Je sais quel est l'abîme qui sépare la terre et le Créateur. Je
sais quelle est la différence entre le limon de la terre et celui qui l'a
modelé (Gn 2,7). Je sais combien ton soleil de justice l'emporte sur moi
qui ne suis que la lampe de ta grâce (Ml 3,20; Jn 5,35). Et, bien que tu
sois revêtu par la nuée très pure de ton corps, moi, pourtant, je reconnais
ma condition servile, je proclame ta magnificence. « Je ne suis pas digne
de défaire la courroie de tes sandales. » Et comment oserai-je toucher le
sommet immaculé de ta tête ? Comment étendrai-je la main sur toi « qui as
déployé les cieux comme une tente » et qui as « affermi la terre sur les
eaux » (Ps 103,2; 135,6)... Quelle prière vais-je faire sur toi, qui
accueilles même les prières de ceux qui t'ignorent ?
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03 décembre 2011
Evangile du jour
samedi 03 décembre 2011
Le samedi de la 1e semaine de l'Avent
St François-Xavier, s.j. ( 1552) - Mémoire
Commentaire du jour
Saint Bernard : « Voyant les foules, il eut pitié d'elles, parce qu'elles étaient fatiguées et abattues »
Les lectures du jour
Mt 9,35-38.10,1.6-8.
Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité.
Voyant les foules, il eut pitié d'elles parce qu'elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger.
Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. »
Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d'expulser les esprits mauvais et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël.
Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
7ème Sermon pour l'Avent
« Voyant les foules, il eut pitié d'elles, parce qu'elles étaient fatiguées et abattues »
Dès aujourd'hui nous célébrons de tout cur l'avènement du Seigneur
Jésus Christ, et nous ne faisons que notre devoir, car il est venu, non
seulement à nous, mais pour nous. Lui, le Seigneur, n'a aucun besoin de nos
biens ; la grandeur de la grâce qu'il nous a faite montre bien quelle était
notre indigence. On juge la gravité d'une maladie par ce qu'il en coûte
pour la guérir...
La venue d'un Sauveur nous était donc nécessaire ; l'état où se
trouvaient les hommes rendait sa présence indispensable. Que le Sauveur
vienne donc vite ! Qu'il vienne habiter au milieu de nous par la foi, dans
toute la richesse de sa grâce. Qu'il vienne nous arracher à notre
aveuglement, qu'il nous libère de nos infirmités, qu'il prenne en charge
notre faiblesse ! S'il est en nous, qui pourra nous égarer ? S'il est avec
nous, que ne pouvons-nous pas faire en celui qui est notre force ? (Ph
4,13) « S'il est pour nous, qui donc sera contre nous ? » (Rm 8,31) Jésus
Christ est un conseiller absolument sûr, qui ne peut ni se tromper ni nous
tromper ; il est une aide puissante dont la force ne peut jamais
s'épuiser... Il est la sagesse même de Dieu, la force même de Dieu (1Co
1,24)... Recourons donc tous à un tel Maître : dans toutes nos entreprises,
invoquons cette aide ; au cur de nos combats, confions-nous à un défenseur
si assuré. S'il est déjà venu dans le monde, c'est pour habiter au milieu
de nous, avec nous et pour nous.
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02 décembre 2011
Evangile du jour
vendredi 02 décembre 2011
Le vendredi de la 1e semaine de l'Avent
Bse. Marie-Angèle Astorch, vierge (1592-1665), Ste Bibiane, vierge et martyre ( 363)
Commentaire du jour
Saint Augustin : « Leurs yeux s'ouvrirent »
Les lectures du jour
Mt 9,27-31.
Jésus était en route ; deux aveugles le suivirent, en criant : « Aie pitié de nous, fils de David ! »
Quand il fut dans la maison, les aveugles l'abordèrent, et Jésus leur dit : « Croyez-vous que je peux faire cela ? » Ils répondirent : « Oui, Seigneur. »
Alors il leur toucha les yeux, en disant : « Que tout se fasse pour vous selon votre foi ! »
Leurs yeux s'ouvrirent, et Jésus leur dit sévèrement : « Attention ! que personne ne le sache ! »
Mais, à peine sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 18 ; PL 38, 128 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p.164 rev)
« Leurs yeux s'ouvrirent »
« Notre Dieu viendra manifestement, et il ne se taira pas » (Ps 49,3
Vulg). En effet, le Seigneur Christ, notre Dieu, le Fils de Dieu, est venu
de façon cachée dans son premier avènement ; il viendra de façon manifeste
dans son second. Quand il est venu caché, il n'a été connu que de ses
serviteurs ; quand il viendra manifestement, il sera connu des bons et des
mauvais. Quand il est venu caché, c'était pour être jugé ; quand il viendra
manifestement, ce sera pour être le juge. Autrefois, il était jugé, il
s'est tu, et le prophète avait prédit ce silence : « Comme un agneau
conduit à l'abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il
n'ouvre pas la bouche » (Is 53,7), mais « notre Dieu viendra manifestement,
et il ne se taira pas »...
Maintenant ce qu'on appelle bonheur de ce monde, les méchants le
possèdent aussi ; et ce qu'on appelle le malheur de ce monde les bons le
possèdent aussi. Si des hommes ne croient qu'aux réalités présentes et ne
croient pas aux réalités futures, c'est parce qu'ils observent que les
biens et les maux de ce monde présent appartiennent indistinctement aux
bons et aux mauvais. S'ils ambitionnent les richesses, ils voient qu'elles
appartiennent aux pires des hommes aussi bien qu'aux bons. S'ils ont
horreur de la pauvreté et des misères de cette vie, ils voient qu'elles
font souffrir non seulement les mauvais, mais aussi les bons, et ils disent
dans leur cur : « Dieu ne voit pas » (Ps 93,7), il ne dirige pas les
affaires humaines. Il nous laisse totalement rouler au hasard dans l'abîme
profond de ce monde, et il ne nous montre en rien sa providence. Et s'ils
méprisent les préceptes de Dieu, c'est parce qu'ils ne voient pas son
jugement se manifester...
Dieu réserve beaucoup de choses pour le jugement à venir, mais
quelques-unes sont jugées maintenant, afin que ceux dont il fait attendre
le jugement soient saisis de crainte et se convertissent. Car Dieu n'aime
pas condamner mais sauver, et c'est pourquoi il est patient envers les
mauvais, pour qu'ils deviennent bons.
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01 décembre 2011
Evangile du jour
jeudi 01 décembre 2011
Le jeudi de la 1e semaine de l'Avent
Bx Charles de Jésus, prêtre (1858-1916), St Éloi, évêque ( 659)
Commentaire du jour
Bienheureux John Henry Newman : « Pour entrer dans le Royaume des cieux..., il faut faire la volonté de mon Père »
Les lectures du jour
Mt 7,21.24-27.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Il ne suffit pas de me dire : 'Seigneur, Seigneur !', pour entrer dans le Royaume des cieux ; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux.
Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s'est abattue sur cette maison ; la maison ne s'est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.
Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a secoué cette maison ; la maison s'est écroulée, et son écroulement a été complet. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Bienheureux John Henry Newman (1801-1890), théologien, fondateur de l'Oratoire en Angleterre
Sermon « Watching », PPS vol. 4, n°22
« Pour entrer dans le Royaume des cieux..., il faut faire la volonté de mon Père »
Année après année, le temps s'écoule silencieusement ; la venue du
Christ se rapproche à chaque instant. Si seulement, comme il se rapproche
de la terre, nous pouvions nous rapprocher du ciel ! Ô mes frères, priez-le
pour qu'il vous donne le courage de le chercher en toute sincérité.
Priez-le pour qu'il vous rende ardents... Priez-le pour qu'il vous donne ce
que l'Écriture appelle « un cur bon et honnête » ou « un cur parfait »
(Lc 8,15; Ps 100,2), et sans attendre, commencez maintenant à lui obéir de
votre cur le meilleur. L'obéissance la plus petite vaut mieux que pas
d'obéissance du tout...
Vous devez chercher sa face (Ps 27,8) ; l'obéissance est la seule
façon de le chercher. Tous vos devoirs d'état sont obéissance... Faire ce
qu'il demande, c'est lui obéir, et lui obéir, c'est s'approcher de lui.
Tout acte d'obéissance nous rapproche de lui qui n'est pas loin, malgré les
apparences, mais très près derrière ce cadre matériel. La terre et le ciel
ne sont qu'un voile entre lui et nous ; le jour viendra où il déchirera ce
voile et se montrera à nous. Et alors, selon la façon dont nous l'avons
attendu, il nous donnera la récompense. Si nous l'avons oublié, il ne nous
reconnaîtra pas ; mais « heureux ces serviteurs que le maître en arrivant
trouvera en train de veiller » (Lc 12,37)... Que tel soit la part de chacun
d'entre nous ! Il est difficile d'y parvenir, mais il est affligeant
d'échouer. La vie est brève, la mort est sûre, et le monde à venir est
éternel.
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