lundi 05 juillet 2010
Le lundi de la 14e semaine du temps ordinaire
St Antoine-Marie Zaccaria, prêtre et fondateur (1502-1539)
Commentaire du jour
Saint François d'Assise : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée »
Les lectures du jour
Mt 9,18-26.
Tandis que Jésus parlait aux disciples de Jean Baptiste, voilà qu'un chef
s'approcha; il se prosternait devant lui en disant : " Ma fille est morte à
l'instant; mais viens lui imposer la main, et elle vivra. "
Jésus se leva et se mit à le suivre, ainsi que ses disciples.
Et voilà qu'une femme souffrant d'hémorragies depuis douze ans s'approcha
par derrière et toucha la frange de son vêtement.
Car elle se disait en elle-même : « Si je parviens seulement à
toucher son vêtement, je serai sauvée. »
Jésus se retourna, la vit et lui dit : « Confiance, ma
fille ! Ta foi t'a sauvée. » Et la femme fut sauvée à l'heure
même.
Jésus, arrivé à la maison du chef, dit, en voyant les joueurs de flûte et
l'agitation de la foule :
« Retirez-vous. La jeune fille n'est pas morte : elle
dort. »
Mais on se moquait de lui. Quand il eut mis la foule dehors, il entra et
saisit la main de la jeune fille, qui se leva.
Et la nouvelle se répandit dans tout ce pays.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint François d'Assise (1182-1226), fondateur des Frères mineurs
Lettre à tout l'ordre (trad. Debonnets et Vorreux, Documents, 1968, p. 124)
« Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée »
Écoutez mes frères. Si la bienheureuse Vierge Marie est tellement
honorée -- et c'est justice -- parce qu'elle a porté le Christ dans son
sein très béni, si le bienheureux Jean le Baptiste a tremblé, n'osant même
pas toucher la tête sacrée de son Dieu, si le tombeau dans lequel le corps
du Christ a été couché pour quelque temps est entouré de vénération, comme
il doit être saint, juste et digne, celui qui touche le Christ de ses
mains, le reçoit dans sa bouche et dans son cur et le donne aux autres en
nourriture, ce Christ qui maintenant n'est plus mortel, mais éternellement
vainqueur et glorieux, celui sur qui les anges désirent jeter les yeux.
Voyez votre dignité, frères prêtres, et soyez saints parce qu'il est
saint (1P 1,16)... Grande misère et misérable faiblesse si, le tenant ainsi
présent entre vos mains, vous vous occupez de quelque autre chose au monde
!
Que tout homme craigne, que le monde entier tremble, et que le ciel
exulte quand le Christ, Fils du Dieu vivant, est sur l'autel entre les
mains du prêtre. Quelle grandeur admirable, et quelle bonté stupéfiante !
Quelle humilité sublime ! Le maître de l'univers, Dieu et Fils de Dieu,
s'humilie pour notre salut, au point de se cacher sous une petite hostie de
pain. Voyez, frères, l'humilité de Dieu ; faites-lui l'hommage de vos
curs. Soyez humbles, vous aussi, pour pouvoir être exaltés par lui. Ne
gardez rien pour vous, afin que celui qui se donne à vous tout entier vous
reçoive tout entiers.
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05 juillet 2010
Evangile du jour
04 juillet 2010
Evangile du jour
dimanche 04 juillet 2010
Quatorzième dimanche du temps ordinaire
Ste Élisabeth du Portugal, reine (1271-1336), Ste Berthe, o.s.b. (644-723)
Commentaire du jour
Pape Benoît XVI : La charité, âme de la mission
Les lectures du jour
Lc 10,1-12.17-20.
Parmi ses disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il
les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où
lui-même devait aller.
Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont
peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers
pour sa moisson.
Allez ! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en
salutations sur la route.
Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord : 'Paix à cette
maison. '
S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon,
elle reviendra sur vous.
Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous
servira ; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de
maison en maison.
Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce
qu'on vous offrira.
Là, guérissez les malades, et dites aux habitants : 'Le règne de Dieu
est tout proche de vous. '
Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis,
sortez sur les places et dites :
'Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous la secouons
pour vous la laisser. Pourtant sachez-le : le règne de Dieu est tout
proche. '
Je vous le déclare : au jour du Jugement, Sodome sera traitée moins
sévèrement que cette ville.
Les soixante-douze disciples revinrent tout joyeux. Ils racontaient :
« Seigneur, même les esprits mauvais nous sont soumis en ton
nom. »
Jésus leur dit : « Je voyais Satan tomber du ciel comme l'éclair.
Vous, je vous ai donné pouvoir d'écraser serpents et scorpions, et pouvoir
sur toute la puissance de l'Ennemi ; et rien ne pourra vous faire du
mal.
Cependant, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont
soumis ; mais réjouissez-vous parce que vos noms sont inscrits dans
les cieux. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Pape Benoît XVI
Message pour la Journée mondiale des missions 2006 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana rev.)
La charité, âme de la mission
La mission, si elle n'est pas guidée par la charité, si elle ne
jaillit pas d'un profond acte d'amour divin, risque de se réduire à une
simple activité philanthropique et sociale. L'amour que Dieu nourrit pour
chaque personne constitue en effet le cur de l'expérience et de l'annonce
de l'Évangile, et tous ceux qui l'accueillent en deviennent à leur tour des
témoins. L'amour de Dieu qui donne vie au monde est l'amour qui nous a été
donné en Jésus, Parole de salut, icône parfaite de la miséricorde du Père
céleste.
Le message salvifique pourrait bien être résumé par les paroles de
l'évangéliste Jean : « En ceci s'est manifesté l'amour de Dieu pour nous :
Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui
» (1Jn 4,9). Le mandat de diffuser l'annonce de cet amour a été confié par
Jésus aux apôtres après sa résurrection, et les apôtres, transformés
intérieurement le jour de la Pentecôte par la puissance de l'Esprit Saint,
ont commencé à rendre témoignage au Seigneur mort et ressuscité. Depuis,
l'Église poursuit cette même mission, qui constitue pour tous les croyants
un engagement permanent auquel il est impossible de renoncer.
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03 juillet 2010
Evangile du jour
samedi 03 juillet 2010
Fête de saint Thomas, Apôtre
St Thomas, apôtre (1er s.) - Fête
Commentaire du jour
Basile de Séleucie : Sois croyant, et sois mon apôtre
Les lectures du jour
Jn 20,24-29.
L'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau), n'était pas
avec eux quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le
Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas
dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit
des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai
pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la
maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient
verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit : « La paix
soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes
mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être
incrédule, sois croyant. »
Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux
qui croient sans avoir vu. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Basile de Séleucie (?-v. 468), évêque
Sermon pour la Résurrection, 1-4 (trad. Bresard, 2000 ans, p. 128)
Sois croyant, et sois mon apôtre
« Mets ton doigt dans la marque des clous. » Tu me cherchais quand
je n'étais pas là, profites-en maintenant. Je connais ton désir malgré ton
silence. Avant que tu ne me le dises, je sais ce que tu penses. Je t'ai
entendu parler, et quoique invisible, j'étais auprès de toi, auprès de tes
doutes ; sans me faire voir, je t'ai fait attendre, pour mieux regarder ton
impatience. « Mets ton doigt dans la marque des clous. Mets ta main dans
mon côté, et ne sois plus incrédule, mais crois. »
Alors Thomas le touche, et toute sa défiance tombe ; rempli d'une foi
sincère et de tout l'amour que l'on doit à Dieu, il s'écrie : « Mon
Seigneur et mon Dieu ! » Et le Seigneur lui dit : « Parce que tu m'as vu,
tu as cru ; heureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru ! » Thomas, porte
la nouvelle de ma résurrection à ceux qui ne m'ont pas vu. Entraîne toute
la terre à croire non à ses yeux, mais à ta parole. Parcours les peuples et
les cités lointaines. Apprends-leur à porter la croix sur les épaules au
lieu des armes. Ne fais que m'annoncer : ils croiront et m'adoreront. Ils
n'exigeront pas d'autres preuves. Dis-leur qu'ils sont appelés par la
grâce, et toi, contemple leur foi : Heureux, en vérité, ceux qui n'ont pas
vu et qui ont cru !
Telle est l'armée que lève le Seigneur ; tels sont les enfants de la
piscine baptismale, les uvres de la grâce, la moisson de l'Esprit. Ils ont
suivi le Christ sans l'avoir vu, ils l'ont cherché et ils ont cru. Ils
l'ont reconnu avec les yeux de la foi, non ceux du corps. Ils n'ont pas mis
leur doigt dans les marques des clous, mais ils se sont attachés à sa croix
et ont embrassé ses souffrances. Ils n'ont pas vu le côté du Seigneur, mais
par la grâce, ils sont devenus les membres de son corps et ils ont fait
leur sa parole : « Heureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru ! »
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02 juillet 2010
Evangile du jour
vendredi 02 juillet 2010
Le vendredi de la 13e semaine du temps ordinaire
Sts Processus et Martinien, martyrs (Ier siècle), Bx Pierre de Luxembourg, Cardinal (1369-1387)
Commentaire du jour
Saint Bède le Vénérable : A table avec Jésus
Les lectures du jour
Mt 9,9-13.
Jésus, sortant de Capharnaüm, vit un homme, du nom de Matthieu, assis à son
bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit :
« Suis-moi. » L'homme se leva et le suivit.
Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains et
de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples.
Voyant cela, les pharisiens disaient aux disciples : « Pourquoi
votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? »
Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens
bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades.
Allez apprendre ce que veut dire cette parole : C'est la miséricorde
que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les
justes, mais les pécheurs. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Bède le Vénérable (v. 673-735), moine, docteur de l'Église
Homélies sur les Évangiles, I, 21 ; CCL 122, 149-151 (trad. Orval rev.)
A table avec Jésus
« Comme Jésus était à table dans la maison, de nombreux publicains et
pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. » Essayons de
comprendre plus profondément l'événement relaté ici. Matthieu n'a pas
seulement offert au Seigneur un repas matériel dans sa demeure terrestre,
mais, par sa foi et son amour, il lui a bien davantage préparé un festin
dans la maison de son cur, comme en témoigne celui qui a dit : « Je me
tiens à la porte et je frappe : si quelqu'un écoute ma voix et m'ouvre,
j'entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi » (Ap
3,20). Oui, le Seigneur se tient à la porte et il frappe lorsqu'il
rend notre cur attentif à sa volonté, soit par la parole de ceux qui
enseignent, soit par une inspiration intérieure. Nous ouvrons notre porte à
l'appel de sa voix quand nous acceptons librement ses enseignements
intérieurs ou extérieurs et quand, ayant compris ce que nous devons faire,
nous l'accomplissons. Et il entre pour manger, lui avec nous et nous avec
lui, parce qu'il habite dans le cur de ses amis, par la grâce de son
amour, pour les nourrir lui-même sans cesse par la lumière de sa présence.
Ainsi ils font monter progressivement leurs désirs, et lui-même se nourrit
de leur zèle pour le ciel comme de la plus délicieuse nourriture.
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01 juillet 2010
Evangile du jour
jeudi 01 juillet 2010
Le jeudi de la 13e semaine du temps ordinaire
St Gall, évêque (+ 554), St Theodoric (Thierry), abbé ( 533)
Commentaire du jour
Isaac de l'Étoile : « Qui peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » (Mc 2,7)
Les lectures du jour
Mt 9,1-8.
Jésus monta en barque, traversa le lac et alla dans sa ville de Capharnaüm.
Et voilà qu'on lui apportait un paralysé, couché sur une civière. Voyant
leur foi, Jésus dit au paralysé : « Confiance, mon fils, tes
péchés sont pardonnés. »
Or, quelques scribes se disaient : « Cet homme blasphème. »
Mais Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Pourquoi
avez-vous en vous-mêmes des pensées mauvaises ?
Qu'est-ce qui est le plus facile ? de dire : 'Tes péchés sont
pardonnés', ou bien de dire : 'Lève-toi et marche' ?
Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir,
sur la terre, de pardonner les péchés... » alors, il dit au
paralysé : « Lève-toi, prends ta civière, et rentre chez
toi. »
L'homme se leva et rentra chez lui.
En voyant cela, la foule fut saisie de crainte, et elle rendit gloire à
Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Isaac de l'Étoile (?-v. 1171), moine cistercien
Homélie 11 (trad. bréviaire ; cf Orval)
« Qui peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » (Mc 2,7)
Il y a deux choses qui reviennent à Dieu seul : l'honneur de recevoir
la confession et le pouvoir de pardonner. Nous devons lui faire notre
confession et attendre de lui le pardon. A Dieu seul il appartient, en
effet, de pardonner les péchés ; c'est donc à lui seul qu'il faut les
confesser. Mais le Tout-Puissant, le Très-Haut, ayant pris une épouse
faible et insignifiante, a fait de cette servante une reine. Celle qui
était en retrait à ses pieds, il l'a placée à côté de lui ; car c'est de
son côté qu'elle est sortie et c'est par là qu'il se l'est fiancée (Gn 2,22
; Jn 19,34). Et de même que tout ce qui est au Père est au Fils et tout ce
qui est au Fils est au Père de par leur unité de nature (Jn 17,10), de même
l'Époux a donné tous ses biens à l'épouse et il a pris en charge tout ce
qui appartient à l'épouse qu'il a unie à lui-même et aussi à son
Père... C'est pourquoi l'Époux, qui est un avec le Père et un avec
l'épouse, a enlevé en celle-ci tout ce qu'il a trouvé chez elle d'étranger,
le fixant à la croix où il a porté ses péchés sur le bois et les a détruits
par le bois. Ce qui est naturel et propre à l'épouse, il l'a assumé et
revêtu ; ce qui lui est propre et divin, il l'a donné à l'épouse... Il
partage ainsi la faiblesse de l'épouse ainsi que son gémissement, et tout
est commun à l'Époux et à l'épouse : l'honneur de recevoir la confession et
le pouvoir de pardonner. C'est la raison de cette parole : « Va te montrer
au prêtre » (Mc 1,44).
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30 juin 2010
Evangile du jour
mercredi 30 juin 2010
Le mercredi de la 13e semaine du temps ordinaire
Premiers Martyrs du siège de Rome (Ier siècle)
Commentaire du jour
Concile Vatican II : « Les gens le supplièrent de partir de leur région »
Les lectures du jour
Mt 8,28-34.
Comme Jésus arrivait sur l'autre rive du lac, dans le pays des Gadaréniens,
deux possédés sortirent du cimetière à sa rencontre ; ils étaient si
méchants que personne ne pouvait passer par ce chemin.
Et voilà qu'ils se mirent à crier : « Que nous veux-tu, Fils de
Dieu ? Es-tu venu pour nous faire souffrir avant le moment
fixé ? »
Or, il y avait au loin un grand troupeau de porcs qui cherchait sa
nourriture.
Les démons suppliaient Jésus : « Si tu nous expulses, envoie-nous
dans le troupeau de porcs. »
Il leur répondit : « Allez-y. » Ils sortirent et ils s'en
allèrent dans les porcs ; et voilà que, du haut de la falaise, tout le
troupeau se précipita dans la mer, et les porcs moururent dans les flots.
Les gardiens prirent la fuite et s'en allèrent en ville annoncer tout cela,
avec l'affaire des possédés.
Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus ; et
lorsqu'ils le virent, les gens le supplièrent de partir de leur région.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Concile Vatican II
Constitution sur l'Église dans le monde de ce temps (Gaudium et spes), 9-10 - Copyright © Libreria Editrice Vaticana
« Les gens le supplièrent de partir de leur région »
Le monde actuel apparaît à la fois comme puissant et faible, capable
du meilleur et du pire ; le chemin qui s'ouvre devant lui est celui de la
liberté ou de la servitude, du progrès ou de la régression, de la
fraternité ou de la haine. En outre, l'homme découvre qu'il lui appartient
de bien diriger les forces qu'il a mises en mouvement et qui peuvent
l'écraser ou le servir. C'est pourquoi il s'interroge.
En vérité, les déséquilibres dont souffre le monde actuel sont liés à
un déséquilibre plus fondamental, qui a sa racine dans le cur même de
l'homme. C'est en l'homme lui-même, en effet, que de nombreux éléments se
combattent. D'une part, comme créature, il fait l'expérience de ses
multiples limites ; d'autre part, il se sent illimité dans ses désirs et
appelé à une vie supérieure. Sollicité par tant d'appels, il est sans cesse
contraint de choisir entre eux et d'en abandonner quelques-uns. En outre,
faible et pécheur, il accomplit souvent ce qu'il ne veut pas et n'accomplit
pas ce qu'il voudrait (Rm 7,15). C'est donc en lui-même qu'il souffre
division, et c'est de là que naissent au sein de la société des discordes
si nombreuses et si profondes...
Néanmoins, il y a de plus en plus de personnes qui, devant
l'évolution présente du monde, se posent les questions les plus
fondamentales ou les perçoivent avec une acuité nouvelle : Qu'est-ce que
l'homme ? Que signifient la souffrance, le mal, la mort, qui subsistent
malgré tant de progrès ? À quoi bon ces victoires payées d'un si grand
prix ? Qu'est-ce que l'homme peut apporter à la société ? Que peut-il
attendre d'elle ? Qu'arrivera-t-il après cette vie terrestre ?
L'Église, quant à elle, croit que par son Esprit le Christ, mort et
ressuscité pour tous, offre à l'homme lumière et forces pour lui permettre
de répondre à sa très haute vocation. Elle croit qu' « il n'est pas sous
le ciel d'autre nom donné aux hommes par lequel ils doivent être sauvés »
(Ac 4,12). Elle croit aussi que l'on trouve la clé, le centre et la fin de
toute histoire humaine en son Maître et Seigneur. Elle affirme en outre
qu'à travers tous les changements bien des choses demeurent qui ont leur
fondement ultime dans le Christ, « le même hier, aujourd'hui et à jamais
» (He 13,8).
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29 juin 2010
Evangile du jour
mardi 29 juin 2010
Saint Pierre et saint Paul, Apôtres, solennité
St Pierre et St Paul, apôtres et martyrs - Solennité
Commentaire du jour
Aelred de Rielvaux : « Sur cette pierre, je bâtirai mon Église »
Les lectures du jour
Mt 16,13-19.
Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à
ses disciples : « Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que
disent les hommes ? »
Ils répondirent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste ;
pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des
prophètes. »
Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui
suis-je ? »
Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le
Fils du Dieu vivant ! »
Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara : « Heureux
es-tu, Simon fils de Yonas : ce n'est pas la chair et le sang qui
t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je
bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur
elle.
Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras
lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur
la terre sera délié dans les cieux. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Aelred de Rielvaux (1110-1167), moine cistercien
Sermon 16, pour la fête de Saints Pierre et Paul ; PL 195, 298-302 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 451-452).
« Sur cette pierre, je bâtirai mon Église »
Colonnes de la terre (Ps 74,4), tous les apôtres le sont, mais en
premier lieu les deux dont nous célébrons la fête. Ils sont les deux
colonnes qui portent l'Église par leur enseignement, leur prière et
l'exemple de leur constance. Ces colonnes, c'est le Seigneur lui-même qui
les a fondées. D'abord, ils étaient faibles et ne pouvaient se porter, ni
eux, ni les autres. Et ici apparaît le grand dessein du Seigneur : s'ils
avaient été toujours forts, on aurait pu penser que leur force venait
d'eux. Aussi le Seigneur, avant de les affermir, a voulu montrer de quoi
ils étaient capables afin que tous sachent que leur force vient de
Dieu. C'est le Seigneur qui a fondé ces colonnes de la terre,
c'est-à-dire de la Sainte Église. C'est pourquoi nous devons louer de tout
cur nos saints pères qui ont supporté tant de peines pour le Seigneur et
qui ont persévéré avec tant de force. Ce n'est rien de persévérer dans la
joie, dans la prospérité et la patience. Mais voilà qui est grand, d'être
lapidé, flagellé, frappé pour le Christ, et en tout cela persévérer avec le
Christ (2Co 11,25). Il est grand avec Paul d'être maudit et de bénir...,
d'être comme le rebut du monde et d'en tirer gloire (1Co 4,12-13)... Et que
dire de Pierre ? Même s'il n'avait rien supporté pour le Christ, il
suffirait pour le fêter qu'aujourd'hui il ait été crucifié pour lui. La
croix a été sa route.
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28 juin 2010
Evangile du jour
lundi 28 juin 2010
Le lundi de la 13e semaine du Temps Ordinaire
St Irénée, Évêque et martyr (120-202) - Mémoire
Commentaire du jour
Sainte Claire : « Maître, je te suivrai partout où tu iras »
Les lectures du jour
Mt 8,18-22.
Jésus, voyant la foule autour de lui, donna l'ordre de partir vers l'autre
rive du lac.
Un scribe s'approcha et lui dit : « Maître, je te suivrai partout
où tu iras. »
Mais Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les
oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas
d'endroit où reposer sa tête. »
Un autre de ses disciples lui dit : « Seigneur, permets-moi
d'aller d'abord enterrer mon père. »
Jésus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs
morts. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Sainte Claire (1193-1252), moniale franciscaine
1ère lettre à Agnès de Prague, §15-23 (trad. Vorreux rev. ; cf SC 325)
« Maître, je te suivrai partout où tu iras »
Bienheureuse pauvreté, qui prodigue des richesses éternelles à ceux
qui l'aiment et qui l'embrassent ! Sainte pauvreté - à ceux qui la
possèdent et la désirent Dieu promet sûrement le Royaume des cieux et
donnent la gloire éternelle et la vie bienheureuse. Chère pauvreté, que le
Seigneur Jésus Christ a daigné préférer à toute autre chose, lui qui
régnait et qui règne sur le ciel et la terre, « et par sa parole tout a été
fait » (Ps 32,9). « Les renards, dit-il en effet, ont leur tanière et les
oiseaux du ciel leur nid, mais le Fils de l'homme (c'est a dire le Christ)
n'a pas trouvé où reposer sa tête. » Quand enfin il a laissé reposer sa
tête [sur la croix], il a remis l'esprit (Jn 19,30).
Puisqu'un si grand Seigneur a voulu descendre dans le sein de la
Vierge, puisqu'il a voulu apparaître au monde méprisé, indigent et pauvre
afin que les hommes, indigents, pauvres et affamés de nourriture céleste,
deviennent riches en lui en entrant en possession du Royaume des cieux,
exultez de joie. Réjouissez-vous d'un grand bonheur et d'une allégresse
spirituelle. Si vous préférez le mépris aux honneurs, et la pauvreté aux
richesses de ce monde, si vous confiez vos trésors non pas à la terre mais
au ciel, où la rouille ne ronge pas, « la mite ne détruit pas, et les
voleurs ne peuvent s'approcher » (Mt 6,20), « votre récompense sera grande
dans les cieux » (Mt 5,12).
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27 juin 2010
Evangile du jour
dimanche 27 juin 2010
Treizième dimanche du temps ordinaire
St Cyrille d'Alexandrie, Évêque et Docteur de l'Église (370-444)
Commentaire du jour
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Edith Stein] : « Suis-moi »
Les lectures du jour
Lc 9,51-62.
Comme le temps approchait où Jésus allait être enlevé de ce monde, il prit
avec courage la route de Jérusalem.
Il envoya des messagers devant lui ; ceux-ci se mirent en route et
entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue.
Mais on refusa de le recevoir, parce qu'il se dirigeait vers Jérusalem.
Devant ce refus, les disciples Jacques et Jean intervinrent :
« Seigneur, veux-tu que nous ordonnions que le feu tombe du ciel pour
les détruire ? »
Mais Jésus se retourna et les interpella vivement.
Et ils partirent pour un autre village.
En cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout
où tu iras. »
Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux
du ciel ont des nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où
reposer la tête. »
Il dit à un autre : « Suis-moi. » L'homme répondit :
« Permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père. »
Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts.
Toi, va annoncer le règne de Dieu. »
Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais
laisse-moi d'abord faire mes adieux aux gens de ma maison. »
Jésus lui répondit : « Celui qui met la main à la charrue et
regarde en arrière n'est pas fait pour le royaume de Dieu. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Edith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l'Europe
Méditation pour la fête de l'Exaltation de la croix (trad. Source cachée, Cerf 1999, p. 277)
« Suis-moi »
Le Sauveur nous a précédés sur le chemin de la pauvreté. Tous
les biens du ciel et de la terre lui appartenaient. Ils ne présentaient
pour lui aucun danger ; il pouvait en faire usage tout en gardant son cur
entièrement libre. Mais il savait qu'il est presque impossible à un être
humain de posséder des biens sans s'y subordonner et en devenir esclave.
C'est pourquoi il a tout abandonné et nous a montré ainsi par son exemple
plus encore que par ses paroles que seul possède tout celui qui ne possède
rien. Sa naissance dans une étable et sa fuite en Egypte montraient déjà
que le Fils de l'homme ne devait pas avoir d'endroit où reposer la tête.
Qui veut le suivre doit savoir que nous n'avons pas ici-bas de demeure
permanente. Plus vivement nous en prendrons conscience, plus ardemment nous
tendrons vers notre demeure future et nous exulterons à la pensée que nous
avons droit de cité au ciel.
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26 juin 2010
Evangile du jour
samedi 26 juin 2010
Le samedi de la 12e semaine du Temps Ordinaire
St Josemaría Escrivá, prêtre (1902-1975), St Jean et St Paul, martyrs (+ 362)
Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome : « Il guérit beaucoup de malades »
Les lectures du jour
Mt 8,5-17.
Jésus était entré à Capharnaüm ; un centurion de l'armée romaine vint
à lui et le supplia :
« Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé, et il
souffre terriblement. »
Jésus lui dit : « Je vais aller le guérir. »
Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu
entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera
guéri.
Ainsi, moi qui suis soumis à une autorité, j'ai des soldats sous mes
ordres ; je dis à l'un : 'Va', et il va, à un autre :
'Viens', et il vient, et à mon esclave : 'Fais ceci', et il le
fait. »
A ces mots, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le
suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël,
je n'ai trouvé une telle foi.
Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident
et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du Royaume des
cieux
, et les héritiers du Royaume seront jetés dehors dans les ténèbres ;
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe
pour toi selon ta foi. » Et le serviteur fut guéri à cette heure même.
Comme Jésus entrait chez Pierre, il vit sa belle-mère couchée avec de la
fièvre.
Il lui prit la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le
servait.
Le soir venu, on lui amena beaucoup de possédés ; il chassa les
esprits par sa parole et il guérit tous les malades.
Ainsi devait s'accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe :
Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Eglise
Homélies sur saint Matthieu, 27,1 (trad. Véricel, l'Evangile commenté, p. 98)
« Il guérit beaucoup de malades »
« Le soir venu, on lui amena beaucoup de possédés ; par sa parole il
en chassa les esprits, et guérit tous ceux qui étaient malades. » Vois-tu
comme la foi de la foule grandit peu à peu ? Malgré l'heure avancée, ils
n'ont pas voulu quitter le Seigneur ; ils ont pensé que le soir permettait
de lui amener des malades. Songe au nombre de guérisons que les
évangélistes laissent de côté ; ils ne les racontent pas toutes une à une,
mais en une seule phrase ils nous font voir un océan infini de miracles.
Pour que la grandeur du prodige ne nous entraîne pas à l'incrédulité, pour
qu'on ne soit pas troublé à la pensée d'une telle foule frappée de maux si
divers et guérie en un moment, l'évangile apporte le témoignage du
prophète, aussi extraordinaire et aussi surprenant que les faits eux-mêmes
: « Ainsi devait s'accomplir l'oracle du prophète Isaïe : Il a pris nos
infirmités et s'est chargé de nos maladies » (53,4). Il ne dit pas : « Il a
détruit », mais : « Il a pris » et « Il s'est chargé », marquant ainsi, à
mon avis, que le prophète parle plus du péché que des maladies du corps, ce
qui est conforme à la parole de Jean Baptiste : « Voici l'Agneau de Dieu,
voici celui qui enlève le péché du monde » (Jn 1,29).
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25 juin 2010
Evangile du jour
vendredi 25 juin 2010
Le vendredi de la 12e semaine du Temps Ordinaire
St Guillaume de Verceil (+ 1142), St Prosper d'Aquitaine (+ 466)
Commentaire du jour
Syméon le Nouveau Théologien : « Jésus le toucha et lui dit : ' Je le veux ; sois purifié ' »
Les lectures du jour
Mt 8,1-4.
Lorsque Jésus descendit de la montagne, de grandes foules se mirent à le
suivre.
Et voici qu'un lépreux s'approcha, se prosterna devant lui et dit :
« Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. »
Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois
purifié. » Aussitôt il fut purifié de sa lèpre.
Jésus lui dit : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te
montrer au prêtre. Et donne l'offrande que Moïse a prescrite dans la
Loi : ta guérison sera pour les gens un témoignage. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022), moine grec
Hymne 30 (trad. SC 174, p. 357)
« Jésus le toucha et lui dit : ' Je le veux ; sois purifié ' »
Avant que brille la lumière divine,
je ne me connaissais pas moi-même.
Me voyant alors dans les ténèbres et en prison,
enfermé dans un bourbier,
couvert de saleté, blessé, ma chair enflée...,
je suis tombé aux pieds de celui qui m'avait illuminé.
Et celui qui m'avait illuminé touche de ses mains
mes liens et mes blessures ;
là où touche sa main et où son doigt s'approche,
aussitôt tombent mes liens,
les blessures disparaissent, et toute saleté.
La souillure de ma chair disparaît...
si bien qu'il la rend semblable à sa main divine.
Merveille étrange : ma chair, mon âme et mon corps
participent à la gloire divine.
Dès que j'ai été purifié et débarrassé de mes liens,
le voici qui me tend une main divine,
il me retire du bourbier entièrement,
il m'embrasse, il se jette à mon cou,
il me couvre de baisers (Lc 15,20).
Et moi qui étais totalement épuisé
et qui avais perdu mes forces,
il me prend sur ses épaules (Lc 15,5),
et il m'emmène hors de mon enfer...
C'est la lumière qui m'emporte et me soutient ;
elle m'entraîne vers une grande lumière...
Il me donne à contempler par quel étrange remodelage
lui-même m'a repétri (Gn 2,7) et m'a arraché à la corruption.
Il m'a fait don d'une vie immortelle
et m'a revêtu d'une robe immatérielle et lumineuse
et m'a donné des sandales, un anneau et une couronne
incorruptibles et éternels (Lc 15,22).
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24 juin 2010
Evangile du jour
jeudi 24 juin 2010
Nativité de saint Jean Baptiste, solennité
Nativité de saint Jean-Baptiste (1er s.)
Commentaire du jour
Origène : « J'étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m'a appelé » (Is 49,1)
Les lectures du jour
Lc 1,57-66.80.
Quand arriva le moment où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un
fils.
Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait prodigué sa
miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle.
Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l'enfant. Ils
voulaient le nommer Zacharie comme son père.
Mais sa mère déclara : « Non, il s'appellera Jean. »
On lui répondit : « Personne dans ta famille ne porte ce
nom-là ! »
On demandait par signes au père comment il voulait l'appeler.
Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Son nom
est Jean. » Et tout le monde en fut étonné.
A l'instant même, sa bouche s'ouvrit, sa langue se délia : il parlait
et il bénissait Dieu.
La crainte saisit alors les gens du voisinage, et dans toute la montagne de
Judée on racontait tous ces événements.
Tous ceux qui les apprenaient en étaient frappés et disaient :
« Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur
était avec lui.
L'enfant grandit et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert
jusqu'au jour où il devait être manifesté à Israël.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Homélies sur St Luc, n° 4, 4-6 (trad. SC 87, p. 133)
« J'étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m'a appelé » (Is 49,1)
La naissance de Jean le Baptiste est pleine de miracles. Un archange
a annoncé l'avènement de notre Seigneur et Sauveur Jésus ; de même, un
archange annonce la naissance de Jean (Lc 1,13) et dit : « Il sera
rempli du Saint Esprit dès le sein de sa mère. » Le peuple juif ne voyait
pas que notre Seigneur accomplissait « des miracles et des prodiges » et
guérissait leurs maladies, mais Jean exulte de joie alors qu'il est encore
dans le sein maternel. On ne peut pas le retenir et, à l'arrivée de la mère
de Jésus, l'enfant tente déjà de sortir du sein d'Élisabeth. « Dès
l'instant que ta salutation a frappé mes oreilles, dit Élisabeth, l'enfant
a tressailli de joie dans mon sein » (Lc 1,44). Encore dans le sein de sa
mère Jean avait déjà reçu le Saint Esprit...
L'Écriture dit ensuite « qu'il ramènera de nombreux fils d'Israël
au Seigneur leur Dieu » (Lc 1,16). Jean en a ramené « un grand nombre
» ; le Seigneur, non pas un grand nombre, mais tous. C'est son uvre en
effet de ramener tous les hommes à Dieu le Père...
Pour ma part, je pense que le mystère de Jean s'accomplit dans le
monde jusqu'à maintenant. Quiconque est destiné à croire au Christ Jésus,
il faut qu'auparavant l'esprit et la puissance de Jean viennent en son âme
pour « préparer au Seigneur un peuple parfait » (Lc 1,17) et, dans les
aspérités du cur, « aplanir les chemins et redresser les sentiers »
(Lc 3,5). Ce n'est pas seulement en ce temps-là que « les routes furent
aplanies et les sentiers redressés », mais aujourd'hui encore l'esprit et
la puissance de Jean précèdent l'avènement du Seigneur Sauveur. Ô grandeur
du mystère du Seigneur et de son dessein sur le monde !
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23 juin 2010
Evangile du jour
mercredi 23 juin 2010
Le mercredi de la 12e semaine du Temps Ordinaire
Ste Audrey (Etheldrede), abbesse, fondatrice d'Ély (+ 679), St. Joseph Cafasso, prêtre (1811-1860)
Commentaire du jour
Saint Ignace d'Antioche : Nous serons reconnus par nos fruits
Les lectures du jour
Mt 7,15-20.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne,
il leur disait : " Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous
déguisés en brebis, mais au-dedans ce sont des loups voraces.
C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. On ne cueille pas du raisin
sur des épines, ni des figues sur des chardons.
C'est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l'arbre
mauvais donne des fruits détestables.
Un arbre bon ne peut pas porter des fruits détestables, ni un arbre mauvais
porter de beaux fruits.
Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu.
C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Ignace d'Antioche (?-v. 110), évêque et martyr
Lettre aux Ephésiens, 13-15
Nous serons reconnus par nos fruits
Efforcez-vous de vous réunir plus fréquemment pour rendre à
Dieu actions de grâces et louange. Car, quand vous vous rassemblez souvent,
les puissances de Satan sont abattues et son uvre de ruine détruite par
l'unanimité de votre foi. Rien ne surpasse la paix, qui triomphe de tous
les assauts que nous font les puissances célestes et terrestres.
Rien de tout cela ne vous est caché, si vous portez à Jésus Christ une foi
et un amour parfaits, qui sont le commencement et la fin de la vie : le
commencement, c'est la foi, et la fin, la charité. Les deux réunies, c'est
Dieu. Toutes les autres vertus qui mènent à la perfection découlent de ces
deux premières. Nul, s'il professe la foi, ne pèche ; nul, s'il possède la
charité, ne hait. « On connaît l'arbre à ses fruits » ; de même, c'est à
leurs uvres qu'on reconnaîtra ceux qui font profession d'être du Christ.
Car aujourd'hui l'uvre qui nous est demandée n'est pas une simple
profession de foi, mais d'être trouvés dans la pratique de la foi jusqu'à
la fin. Mieux vaut se taire et être, que de parler sans être. Il
est bon d'enseigner, si celui qui enseigne agit. Nous n'avons qu'un seul
maître, celui qui « a dit et tout a été fait » (Ps 32,9) ; même les uvres
qu'il a faites dans le silence sont dignes de son Père. Celui qui comprend
véritablement la parole de Jésus peut entendre même son silence ; c'est
alors qu'il sera parfait : il agira par sa parole et se fera connaître par
son silence. Rien n'est caché au Seigneur ; même nos secrets lui sont
familiers. Faisons donc tout dans la pensée qu'il demeure en nous ; nous
serons ainsi ses temples et lui-même sera en nous notre Dieu.
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22 juin 2010
Evangile du jour
mardi 22 juin 2010
Le mardi de la 12e semaine du Temps Ordinaire
St Thomas More, martyr (1487-1535), St Paulin de Nole, évêque (+ 431)
Commentaire du jour
Saint Vincent de Paul : « Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux »
Les lectures du jour
Mt 7,6.12-14.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus sur la montagne,
il leur disait: "Ce qui est sacré, ne le donnez pas aux chiens; vos perles,
ne les jetez pas aux cochons, pour éviter qu'ils les piétinent puis se
retournent pour vous déchirer.
Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le
pour eux, vous aussi, voilà ce que dit toute l'Écriture : la Loi et les
Prophètes.
« Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le
chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s'y
engagent.
Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à
la vie ; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Vincent de Paul (1581-1660), prêtre, fondateur de communautés religieuses
Entretien du 30/5/1659 (trad. Seuil 1960 p. 682 rev.)
« Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux »
Quel est le premier acte de la charité ? Quelle production fait un
cur qui en est animé ? Qu'est-ce qui sort de lui, à la différence d'un
homme qui en est dépourvu ? C'est de bien faire à chacun comme nous
voudrions raisonnablement qu'il nous soit fait ; c'est en cela que consiste
le précis de la charité. Est-il vrai que je fais à mon prochain ce que je
souhaite de lui ? Ah! c'est un grand examen à faire...
Regardons le Fils de Dieu : quel cur de charité, quelle flamme
d'amour ! Mon Jésus, dites-nous un peu, s'il vous plaît, qu'est-ce qui vous
a tiré du ciel pour venir souffrir la malédiction de la terre, tant de
persécutions et de tourments que vous y avez reçus ? Ô Sauveur, ô source de
l'amour, humilié jusqu'à nous, jusqu'à un supplice infâme, qui a plus aimé
le prochain que vous-même ? Vous êtes venu vous exposer à toutes nos
misères, prendre la forme de pécheur, mener une vie souffrante, et souffrir
une mort honteuse pour nous. Y a-t-il un amour pareil ?... Il n'y a que
Notre Seigneur qui soit si épris de l'amour des créatures, que de quitter
le trône de son Père pour venir prendre un corps sujet aux infirmités.
Et pourquoi ? Pour établir entre nous par son exemple et sa parole,
la charité du prochain... Ô mes amis, si nous avions un peu de cet amour,
demeurerions-nous les bras croisés ?... Oh non ! la charité ne peut pas
demeurer oisive ; elle nous applique au salut et à la consolation des
autres.
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21 juin 2010
Evangile du jour
lundi 21 juin 2010
Le lundi de la 12e semaine du Temps Ordinaire
St Louis de Gonzague, Jésuite (+ 1591) - Mémoire
Commentaire du jour
Bienheureuse Teresa de Calcutta : « La mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous »
Les lectures du jour
Mt 7,1-5.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne,
il leur disait: "Ne jugez pas, pour ne pas être jugés;
le jugement que vous portez contre les autres sera porté aussi contre vous
; la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous.
Qu'as-tu à regarder la paille dans l'il de ton frère, alors que la poutre
qui est dans ton il, tu ne la remarques pas ?
Comment vas-tu dire à ton frère : 'Laisse moi retirer la paille de ton
il', alors qu'il y a une poutre dans ton il à toi ?
Esprit faux ! Enlève d'abord la poutre de ton il, alors tu verras clair
pour retirer la paille qui est dans l'il de ton frère.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Surs Missionnaires de la Charité
No Greater Joy (trad. Il n'y a pas de plus grand amour, Lattès 1997, p. 55)
« La mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous »
Pour chaque maladie, il existe plusieurs médicaments et traitements.
Mais tant qu'une main douce prompte à servir et un cur généreux prompt à
chérir ne s'offrent pas, je ne crois pas que l'on puisse jamais guérir de
cette maladie terrible qu'est le manque d'amour. Aucun d'entre nous
n'a le droit de condamner qui que ce soit. Et cela, même lorsque nous
voyons des gens sombrer, sans comprendre pourquoi. Jésus ne nous
invite-t-il pas à ne pas juger? Peut-être que nous avons participé à rendre
ces gens tels qu'ils sont. Nous devons comprendre qu'ils sont nos frères et
nos surs. Ce lépreux, cet ivrogne, ce malade sont nos frères parce que eux
aussi ont été créés pour un plus grand amour. Nous ne devrions jamais
l'oublier. Jésus Christ lui-même s'identifie à eux lorsqu'il dit: « Ce que
vous avez fait aux plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez
fait » (Mt 25,40). Et peut-être que ces gens-là se retrouvent à la rue,
dépourvus de tout amour et de tout soin, parce que nous leur avons refusé
notre sollicitude, notre affection. Sois doux, infiniment doux à l'égard du
pauvre qui souffre. Nous comprenons si peu ce qu'il traverse. Le plus
difficile c'est de ne pas être accepté.
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20 juin 2010
Evangile du jour
dimanche 20 juin 2010
Douzième dimanche du temps ordinaire
St Silvère, pape et martyr (536-537)
Commentaire du jour
Catéchisme de l'Eglise Catholique : « Qu'il prenne sa croix et qu'il me suive »
Les lectures du jour
Lc 9,18-24.
Un jour, Jésus priait à l'écart. Comme ses disciples étaient là, il les
interrogea : « Pour la foule, qui suis-je ? »
Ils répondirent : « Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres, un
prophète d'autrefois qui serait ressuscité. »
Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Pierre prit la parole et répondit : « Le Messie de Dieu. »
Et Jésus leur défendit vivement de le révéler à personne,
en expliquant : « Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il
soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu'il
soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. »
Il leur disait à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu'il renonce
à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive.
Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie
pour moi la sauvera.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Catéchisme de l'Eglise Catholique
§ 306-308
« Qu'il prenne sa croix et qu'il me suive »
Dieu est le Maître souverain de son dessein. Mais pour sa
réalisation, il se sert aussi du concours des créatures. Ce n'est pas là un
signe de faiblesse, mais de la grandeur et de la bonté du Dieu
tout-puissant. Car Dieu ne donne pas seulement à ses créatures d'exister,
mais aussi la dignité d'agir elles-mêmes...et de coopérer ainsi à
l'accomplissement de son dessein. Aux hommes, Dieu accorde même de
pouvoir participer librement à sa providence en leur confiant la
responsabilité de « soumettre la terre et de la dominer » (Gn 1,26-28).
Dieu donne ainsi aux hommes d'être causes intelligentes et libres afin de
compléter l'uvre de la création, en parfaire l'harmonie pour leur bien et
celui de leur prochain. Coopérateurs souvent inconscients de la volonté
divine, les hommes peuvent entrer délibérément dans le plan divin, par
leurs actions, par leurs prières, mais aussi par leurs souffrances. Ils
deviennent alors pleinement « collaborateurs de Dieu » (1Co 3,9 ; 1Th 3,2)
et de son Royaume. C'est une vérité inséparable de la foi en Dieu le
Créateur : Dieu agit en tout agir de ses créatures. Il est la cause
première qui opère dans et par les causes secondes : « Car c'est Dieu qui
opère en nous à la fois le vouloir et l'opération même, au profit de ses
bienveillants desseins » (Ph 2,13).
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19 juin 2010
Evangile du jour
samedi 19 juin 2010
Le samedi de la 11e semaine du Temps Ordinaire
St Romuald, abbé (c. 952-1027)
Commentaire du jour
Catéchisme de l'Eglise Catholique : « Ne vous faites pas tant de souci pour votre vie »
Les lectures du jour
Mt 6,24-34.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne,
il leur disait : « Aucun homme ne peut servir deux maîtres : ou bien il
détestera l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et
méprisera l'autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent.
C'est pourquoi je vous dis : Ne vous faites pas tant de souci pour votre
vie, au sujet de la nourriture, ni pour votre corps, au sujet des
vêtements. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus
que les vêtements ?
Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils ne
font pas de réserves dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit.
Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux ?
D'ailleurs, qui d'entre vous, à force de souci, peut prolonger tant soit
peu son existence ?
Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez
comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent
pas.
Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n'était pas
habillé comme l'un d'eux.
Si Dieu habille ainsi l'herbe des champs, qui est là aujourd'hui, et qui
demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes
de peu de foi ?
Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : 'Qu'allons-nous
manger ? ' ou bien : 'Qu'allons-nous boire ? ' ou encore : 'Avec quoi nous
habiller ? '
Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous
en avez besoin.
Cherchez d'abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné
par-dessus le marché.
Ne vous faites pas tant de souci pour demain : demain se souciera de
lui-même ; à chaque jour suffit sa peine.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Catéchisme de l'Eglise Catholique
§ 302-305
« Ne vous faites pas tant de souci pour votre vie »
La création a sa bonté et sa perfection propres, mais elle n'est pas
sortie tout achevée des mains du Créateur. Elle est créée dans un état de
cheminement vers une perfection ultime encore à atteindre, à laquelle Dieu
l'a destinée. Nous appelons divine providence les dispositions par
lesquelles Dieu conduit sa création vers cette perfection...
Le témoignage de l'Écriture est unanime : la sollicitude de la divine
providence est concrète et immédiate, elle prend soin de tout, des moindres
petites choses jusqu'aux grands événements du monde et de l'histoire. Avec
force, les livres saints affirment la souveraineté absolue de Dieu dans le
cours des événements : « Notre Dieu, au ciel et sur la terre, tout ce qui
lui plaît, il le fait » (Ps 115,3) ; et du Christ il est dit : « S'il
ouvre, nul ne fermera, et s'il ferme, nul n'ouvrira » (Ap 3,7). « Il y a
beaucoup de pensées dans le coeur de l'homme, seul le dessein de Dieu se
réalisera » (Pr 19,21)...
Jésus demande un abandon filial à la providence du Père céleste qui
prend soin des moindres besoins de ses enfants : « Ne vous inquiétez donc
pas en disant : qu'allons-nous manger ? qu'allons-nous boire ?... Votre
Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela. Cherchez d'abord son
Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît ».
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18 juin 2010
Evangile du jour
vendredi 18 juin 2010
Le vendredi de la 11e semaine du Temps Ordinaire
St Marc et St Marcellien, martyrs (286), St Léonce de Tripoli, martyr (Ier siècle)
Commentaire du jour
Saint Basile : « Ne vous faites pas de trésor sur la terre »
Les lectures du jour
Mt 6,19-23.
« Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et la
rouille les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler.
Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où les mites et la rouille ne
dévorent pas, où les voleurs ne percent pas les murs pour voler.
Car là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur.
La lampe du corps, c'est l'oeil. Donc, si ton oeil est vraiment clair, ton
corps tout entier sera dans la lumière ;
mais si ton oeil est mauvais, ton corps tout entier sera plongé dans les
ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, quelles ténèbres
y aura-t-il !
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Basile (v. 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l'Église
Homélie sur la charité : PG 31, 266 - 267; 275
« Ne vous faites pas de trésor sur la terre »
Pourquoi te tourmenter et faire tant d'efforts pour mettre ta
richesse à l'abri derrière le mortier et les briques ? « Le bon renom
l'emporte sur de grandes richesses. » (Pr 22,1) Tu aimes l'argent à cause
de la considération qu'il te procure. Songe combien plus grande sera ta
renommée si l'on peut t'appeler le père, le protecteur de milliers
d'enfants, plutôt que de garder dans tes sacs des milliers de pièces d'or.
Que tu le veuilles ou non, tu devras bien un jour laisser là ton argent ;
au contraire, la gloire de tout le bien que tu auras fait, tu l'emporteras
avec toi jusque devant le souverain Maître, quand tout un peuple, se
pressant pour te défendre auprès du juge commun, t'appellera des noms qui
diront que tu l'as nourri, que tu l'as assisté, que tu as été bon.
Combien tu devrais être reconnaissant, heureux et fier de l'honneur qui
t'est fait : ce n'est pas toi qui dois aller importuner les autres à leur
porte, ce sont les autres qui se pressent à la tienne. Mais à ce moment tu
t'assombris, tu deviens inabordable, tu fuis les rencontres de peur de
devoir lâcher un peu de ce que tu gardes si jalousement. Et tu ne connais
qu'un seul mot : « Je n'ai rien, je ne vous donnerai rien, car je suis
pauvre. » Pauvre, tu l'es en réalité, et pauvre de tout bien : pauvre
d'amour, pauvre de bonté, pauvre de confiance en Dieu, pauvre d'espérance
éternelle.
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17 juin 2010
Evangile du jour
jeudi 17 juin 2010
Le jeudi de la 11e semaine du Temps Ordinaire
St Hervé (4ème s.)
Commentaire du jour
Cardinal Joseph Ratzinger [Pape Benoît XVI] : « Vous donc, priez ainsi : ' Notre Père...' »
Les lectures du jour
Mt 6,7-15.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne,
il leur disait: "Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens: ils
s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés.
Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant
même que vous l'ayez demandé.
Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit
sanctifié.
Que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au
ciel.
Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.
Remets-nous nos dettes, comme nous les avons remises nous-mêmes à ceux qui
nous devaient.
Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal.
Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous
pardonnera aussi.
Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, à vous non plus votre Père ne
pardonnera pas vos fautes.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Cardinal Joseph Ratzinger [Pape Benoît XVI]
Der Gott Jesu Christi (trad. Le Dieu de Jésus Christ, Fayard 1977, p.29)
« Vous donc, priez ainsi : ' Notre Père...' »
Sans Jésus nous ne savons pas ce qu'un « Père » est vraiment. C'est
dans sa prière que cela est devenu clair, et cette prière lui appartient
intrinsèquement. Un Jésus qui ne serait pas perpétuellement plongé dans le
Père, ou qui ne serait pas dans une permanente communication intime avec
lui, serait un être totalement différent du Jésus de la Bible et du
véritable Jésus de l'histoire. Sa vie part du noyau de la prière ; c'est à
partir d'elle qu'il a compris Dieu, le monde et les hommes... Surgit
alors une nouvelle question : cette communication... est-elle également
essentielle au Père qu'il invoque, de telle sorte que lui aussi serait
différent s'il n'était pas invoqué sous ce nom ? Ou bien cela
l'effleure-t-il sans pénétrer en lui ? La réponse est la suivante : il
appartient au Père de dire « Fils » comme il appartient à Jésus de dire «
Père ». Sans cette invocation, lui non plus ne serait pas lui-même. Jésus
n'a pas seulement un contact extérieur à lui ; il est partie prenante de
l'être divin de Dieu en tant que Fils. Avant même que le monde soit créé,
Dieu est déjà l'Amour du Père et du Fils. Et s'il peut devenir notre Père
et la mesure de toute paternité, c'est parce qu'il est lui-même Père de
toute éternité. Dans la prière de Jésus donc l'intériorité même de Dieu
devient visible ; nous voyons comment est Dieu. La foi au Dieu trinitaire
n'est rien d'autre que l'explication de ce qui se passe dans la prière de
Jésus. Dans cette prière, la Trinité apparaît dans toute sa clarté...
Etre chrétien signifie alors : participer à la prière de Jésus, entrer dans
son modèle de vie, c'est-à-dire dans son modèle de prière. Etre chrétien
signifie : dire avec lui « Père » et devenir ainsi enfant, fils de Dieu, --
Dieu -- dans l'unité de l'Esprit qui nous fait être nous-mêmes et par là
nous agrège à l'unité de Dieu. Etre chrétien signifie : regarder le monde à
partir de ce noyau, et par là devenir libre, plein d'espoir, décidé et
confiant.
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16 juin 2010
Evangile du jour
mercredi 16 juin 2010
Le mercredi de la 11e semaine du Temps Ordinaire
St Jean-François Régis, prêtre de la Compagnie de Jésus (1597-1640)
Commentaire du jour
Saint Jean de la Croix : « Prie ton Père dans le secret »
Les lectures du jour
Mt 6,1-6.16-18.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne,
il leur disait : « Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d'agir
devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n'y a pas de
récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.
Ainsi, quand tu fais l'aumône, ne fais pas sonner de la trompette devant
toi, comme ceux qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les
rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare
: ceux-là ont touché leur récompense.
Mais toi, quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta
main droite,
afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais
dans le secret : il te le revaudra.
Et quand vous priez, ne soyez pas comme ceux qui se donnent en spectacle :
quand ils font leurs prières, ils aiment à se tenir debout dans les
synagogues et les carrefours pour bien se montrer aux hommes. Amen, je vous
le déclare : ceux-là ont touché leur récompense.
Mais toi, quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte,
et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu
fais dans le secret : il te le revaudra.
Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme ceux qui se
donnent en spectacle : ils se composent une mine défaite pour bien montrer
aux hommes qu'ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché
leur récompense.
Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;
ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père
qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le
secret : il te le revaudra.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Jean de la Croix (1542-1591), Carme, docteur de l'Église
Cantique spirituel B,1, 8-9 (trad. Cerf 1990)
« Prie ton Père dans le secret »
Que cherches-tu au dehors, ô belle âme, puisque tu possèdes en
toi-même tes richesses, ta jouissance, ton rassasiement et ton royaume,
c'est-à-dire le Bien Aimé auquel tu aspires et que tu poursuis ?... La
seule difficulté c'est que, tout en résidant en toi, il y demeure
caché...
Tu élèves une objection : « Puisque celui que j'aime habite en moi,
comment se fait-il que je ne le trouve ni le sente ? » En voici la raison.
C'est qu'il y est caché et que tu ne te caches pas comme lui pour le
trouver et le sentir. Celui qui veut trouver un objet caché doit pénétrer
jusqu'à la profondeur où il se cache, et lorsqu'il l'aura trouvé, lui aussi
sera caché. Ton Époux bien-aimé est le trésor caché dans le champ de ton
cœur, ce trésor pour lequel le sage marchand a donné tous ses biens
(Mt 13,44). Il te faudra donc pour le trouver oublier tout ce qui
t'appartient, t'éloigner de toutes les créatures et te cacher dans la
retraite intérieure de l'esprit.
Là, fermant la porte sur toi, c'est-à-dire renonçant par la volonté
à toutes choses, « tu prieras ton Père dans le secret ». Si tu demeures
ainsi cachée avec lui, tu le sentiras en secret, tu l'aimeras et tu en
jouiras en secret ; tu prendras secrètement en lui tes délices,
c'est-à-dire d'une manière qui surpasse toute parole et tout sentiment.
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