mercredi 15 mai 2013
Le mercredi de la 7e semaine de Pâques
St Isidore, modèle d'un paysan chrétien très pieux
Commentaire du jour
La Lettre à Diognète : « Je ne te prie pas de les retirer du monde, mais de les garder du Mauvais »
Les lectures du jour
Jn 17,11b-19.
Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné en partage, pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes.
Quand j'étais avec eux, je les gardais dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné. J'ai veillé sur eux, et aucun ne s'est perdu, sauf celui qui s'en va à sa perte de sorte que l'Écriture soit accomplie.
Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, en ce monde, pour qu'ils aient en eux ma joie, et qu'ils en soient comblés.
Je leur ai fait don de ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu'ils ne sont pas du monde, de même que moi je ne suis pas du monde.
Je ne demande pas que tu les retires du monde, mais que tu les gardes du Mauvais.
Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde.
Consacre-les par la vérité : ta parole est vérité.
De même que tu m'as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.
Et pour eux je me consacre moi-même, afin qu'ils soient, eux aussi, consacrés par la vérité.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
La Lettre à Diognète (v. 200)
§ 5-6 ; PG 2, 1174 (trad. Orval, bréviaire 5e merc. Pâques et SC 33 bis, p. 63)
« Je ne te prie pas de les retirer du monde, mais de les garder du Mauvais »
Les chrétiens ne se distinguent pas des autres hommes par leur pays,
ni par leur langue, ni par l'habillement. Car ils n'habitent pas de villes
qui leur soient propres, ils n'emploient pas un dialecte spécial, et leur
genre de vie n'a rien de singulier. Leur doctrine n'est pas sortie de
l'imagination fantaisiste d'esprits excités ; ils ne se font pas, comme
tant d'autres, les champions d'une doctrine humaine quelconque.
Ils habitent donc, selon les circonstances, des villes grecques ou
barbares ; ils se conforment aux usages locaux pour ce qui est des
vêtements, de la nourriture, des coutumes. Et cependant, ils témoignent
clairement d'une manière de vivre qui sort de l'ordinaire. Ils résident
chacun dans sa propre patrie, mais ils y sont comme des gens de passage.
Ils s'acquittent de tous leurs devoirs de citoyens, mais ils supportent
tout comme des étrangers. Toute terre étrangère leur est une patrie, et
toute patrie une terre étrangère... Ils vivent dans la chair, mais pas
selon la chair (cf 2Co 10,3; Rm 8,12-13). Ils passent leur vie sur la
terre, mais leur cité est dans les cieux (Ph 3,20; He 11,16; 13,14). Ils
obéissent aux lois établies, mais leur façon de vivre va bien au-delà de la
loi.
Ils aiment tous les hommes, et pourtant tous les persécutent. Ils
sont méconnus, condamnés, tués ; et c'est ainsi qu'ils viennent à la vraie
vie. Pauvres, ils enrichissent un grand nombre ; manquant de tout, ils
surabondent en toutes choses. On les méprise et dans ce mépris ils trouvent
leur gloire ; on les calomnie et ils y trouvent leur justification.
Insultés, ils bénissent ; outragés, ils honorent les autres... Pour tout
dire : ce que l'âme est dans le corps, voilà ce que les chrétiens sont dans
le monde.
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15 mai 2013
Evangile du jour
14 mai 2013
Evangile du jour
mardi 14 mai 2013
Fête de St Matthias, apôtre
Ste Théodore Guérin, religieuse et fondatrice, Ste Maria Domenica Mazzarello, co-fondatrice
Commentaire du jour
Paul VI : L'éternelle jeunesse de l'Église
Les lectures du jour
Jn 15,9-17.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j'ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie.
Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.
Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître ; maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j'ai appris de mon Père, je vous l'ai fait connaître.
Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera.
Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Paul VI, pape de 1963-1978
Audience générale du 12/6/1974 (trad. DC 1657, p. 602)
L'éternelle jeunesse de l'Église
Aujourd'hui, nous portons notre pensée sur un effet propre à la
Pentecôte : l'animation surnaturelle produite par l'effusion de l'Esprit
Saint dans le corps visible, social et humain des disciples du Christ. Cet
effet, c'est l'éternelle jeunesse de l'Église... L'humanité qui compose
l'Église subit le sort du temps, elle est ensevelie dans la mort ; mais
cela ne suspend ni n'interrompt le témoignage de l'Église dans l'histoire
tout au long des siècles. Jésus l'a annoncé et promis : « Je suis avec vous
tous les jours jusqu'à la fin des temps » (Mt 28,20). Il l'avait également
laissé entendre à Simon en lui donnant un nom nouveau : « Tu es Pierre et
sur cette pierre je bâtirai mon Église, et la puissance de la mort n'aura
pas de force contre elle » (Mt 16,18).
On peut tout de suite faire cette objection avec tant de gens
aujourd'hui : que l'Église soit permanente, peut-être, elle dure depuis
vingt siècles ; mais c'est justement parce qu'elle dure depuis si longtemps
qu'elle est vieille... L'Église, disent-ils, est vénérable du fait de son
ancienneté..., mais elle ne vit pas de ce souffle actuel qui est toujours
nouveau : elle n'est plus jeune. Cette objection est forte...; il faudrait
un long traité pour y répondre. Mais pour les esprits ouverts à la vérité,
il pourrait suffire de dire que cette pérennité de l'Église est synonyme de
jeunesse. « C'est une chose admirable à nos yeux » (Mt 21,42) : l'Église
est jeune.
Ce qui est le plus étonnant, c'est que le secret de sa jeunesse
c'est sa persistance inaltérable dans le temps. Le temps ne fait pas
vieillir l'Église ; il la fait grandir, il stimule sa vie et sa
plénitude... Certes, tous ses membres meurent comme tous les mortels ; mais
l'Église, elle, non seulement a un principe invincible d'immortalité
au-delà de l'histoire ; elle possède aussi une force incalculable de
renouveau.
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13 mai 2013
Evangile du jour
lundi 13 mai 2013
Le lundi de la 7e semaine de Pâques
Notre-Dame de Fatima
Ste Julienne de Norwich, recluse et mystique
Commentaire du jour
Bienheureux Jean-Paul II : « Dans le monde, vous trouverez la détresse, mais ayez confiance : je suis vainqueur du monde »
Les lectures du jour
Jn 16,29-33.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il parlait à ses disciples. Ceux-ci lui disent alors : " Voici que tu parles ouvertement, sans employer de paraboles.
Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et qu'il n'y a pas besoin de t'interroger : voilà pourquoi nous croyons que tu es venu de Dieu. »
Jésus leur répondit : « C'est maintenant que vous croyez !
L'heure vient - et même elle est venue - où vous serez dispersés chacun de son côté, et vous me laisserez seul ; pourtant je ne suis pas seul, puisque le Père est avec moi.
Je vous ai dit tout cela pour que vous trouviez en moi la paix. Dans le monde, vous trouverez la détresse, mais ayez confiance : moi, je suis vainqueur du monde. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Bienheureux Jean-Paul II (1920-2005), pape
Message pour la Journée mondiale de la Paix 2002, §9-10 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)
« Dans le monde, vous trouverez la détresse, mais ayez confiance : je suis vainqueur du monde »
Les familles, les groupes, les États, la communauté internationale
elle-même, ont besoin de s'ouvrir au pardon pour renouer les liens rompus,
pour dépasser les situations stériles de condamnations réciproques, pour
vaincre la tentation d'exclure les autres en leur refusant toute
possibilité d'appel. La capacité de pardonner est à la base de tout projet
d'une société à venir plus juste et plus solidaire.
Le refus du pardon, au contraire, surtout s'il entretient la
poursuite de conflits, a des répercussions incalculables pour le
développement des peuples. Les ressources sont consacrées à soutenir la
course aux armements, les dépenses de guerre, ou à faire face aux
conséquences des rétorsions économiques. C'est ainsi que font défaut les
disponibilités financières nécessaires au développement, à la paix, à la
justice. De quelles souffrances l'humanité n'est-elle pas affligée parce
qu'elle ne sait pas se réconcilier, quels retards ne subit-elle pas parce
qu'elle ne sait pas pardonner ! La paix est la condition du développement,
mais une paix véritable n'est possible qu'à travers le pardon.
La proposition du pardon n'est pas une chose que l'on admet comme une
évidence ou que l'on accepte facilement ; par certains aspects, c'est un
message paradoxal. En effet, le pardon comporte toujours, à court terme,
une perte apparente, tandis qu'à long terme, il assure un gain réel. La
violence est exactement le contraire : elle opte pour un gain à brève
échéance, mais se prépare pour l'avenir lointain une perte réelle et
permanente. Le pardon pourrait sembler une faiblesse ; en réalité, aussi
bien pour l'accorder que pour le recevoir, il faut une grande force
spirituelle et un courage moral à toute épreuve. Loin de diminuer la
personne, le pardon l'amène à une humanité plus profonde et plus riche, il
la rend capable de refléter en elle un rayon de la splendeur du Créateur.
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12 mai 2013
Evangile du jour
dimanche 12 mai 2013
Septième dimanche de Pâques
St Germain, évêque a Constantinople ( 733), Bse Imelda Lambertini, vierge (1322-1333), St Léopold (Bogdan) Mandic, prêtre o.f.m. cap.
Commentaire du jour
Concile Vatican II : Discerner les signes des temps : « Que leur unité soit parfaite »
Les lectures du jour
Jn 17,20-26.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, les yeux levés au ciel, il priait ainsi : « Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui accueilleront leur parole et croiront en moi.
Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu'ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m'as envoyé.
Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, pour qu'ils soient un comme nous sommes un :
moi en eux, et toi en moi. Que leur unité soit parfaite ; ainsi, le monde saura que tu m'as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m'as aimé.
Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, et qu'ils contemplent ma gloire, celle que tu m'as donnée parce que tu m'as aimé avant même la création du monde.
Père juste, le monde ne t'a pas connu, mais moi je t'ai connu, et ils ont reconnu, eux aussi, que tu m'as envoyé.
Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître encore, pour qu'ils aient en eux l'amour dont tu m'as aimé, et que moi aussi, je sois en eux. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Concile Vatican II
Décret sur l'cuménisme, « Unitatis redintegratio » 4
Discerner les signes des temps : « Que leur unité soit parfaite »
Aujourd'hui, en diverses parties du monde, sous le souffle de la
grâce de l'Esprit Saint, beaucoup d'efforts s'accomplissent par la prière,
la parole et l'action pour arriver à la perfection de l'unité voulue par
Jésus Christ ; le Concile exhorte donc tous les fidèles catholiques à
reconnaître les signes des temps et à prendre part active à l'effort
cuménique.
Par « mouvement cuménique » on entend les entreprises et les
initiatives provoquées et organisées en faveur de l'unité des chrétiens,
selon les nécessités variées de l'Église et selon les circonstances. Ainsi
en premier lieu, tout effort accompli pour éliminer les paroles, les
jugements et les faits qui ne correspondent ni en justice, ni en vérité à
la situation des frères séparés, et contribuent ainsi à rendre plus
difficiles les relations avec eux. Ensuite au cours de réunions de
chrétiens de diverses Églises ou communautés, organisées dans un esprit
religieux, le dialogue mené par des experts bien informés, où chacun
explique à fond la doctrine de sa communauté et montre de façon claire ce
qui la caractérise. Par ce dialogue, tous acquièrent une connaissance plus
véritable, en même temps qu'une estime plus juste, de l'enseignement et de
la vie de chaque communauté. De la même manière, ces communautés viennent à
collaborer plus largement à toutes sortes d'entreprises qui, selon les
exigences de toute conscience chrétienne, contribuent au bien commun. On
peut aussi, à l'occasion, se réunir pour une prière unanime. Enfin, tous
examinent leur fidélité à la volonté du Christ par rapport à l'Église et
entreprennent, comme il le faut, un effort soutenu de rénovation et de
réforme.
Tout cela, accompli avec prudence et patience par les fidèles de
l'Église catholique sur lesquels veillent leurs pasteurs, contribue au
progrès de la justice et de la vérité, de la concorde et de la
collaboration, de l'amour fraternel et de l'union. Par cette voie, peu à
peu, après avoir surmonté les obstacles qui empêchent la parfaite communion
ecclésiale, tous les chrétiens se trouveront rassemblés par une célébration
eucharistique unique, dans l'unité d'une seule et unique Église.
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11 mai 2013
Evangile du jour
samedi 11 mai 2013
Le samedi de la 6e semaine de Pâques
St François (Francesco) De Geronimo, prêtre s.j., St Ignace (Ignazio) de Laconi, religieux o.f.m. cap.
Commentaire du jour
Saint Cyprien : « Si vous demandez quelque chose à mon Père en invoquant mon nom, il vous le donnera »
Les lectures du jour
Jn 16,23b-28.
En ce jour-là, vous n'aurez plus à m'interroger. Amen, amen, je vous le dis : si vous demandez quelque chose à mon Père en invoquant mon nom, il vous le donnera.
Jusqu'ici vous n'avez rien demandé en invoquant mon nom ; demandez, et vous recevrez : ainsi vous serez comblés de joie.
J'ai employé des paraboles pour vous parler de tout cela. L'heure vient où, sans employer de paraboles, je vous annoncerai ouvertement tout ce qui concerne le Père.
En ce jour-là, vous demanderez en invoquant mon nom ; or, je ne vous dis pas que c'est moi qui prierai le Père pour vous,
car le Père lui-même vous aime, parce que vraiment vous m'aimez, et vous croyez que je suis venu d'auprès de Dieu.
Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr
La Prière du Seigneur, § 26-28 (trad. Hamman, La Prière en Afrique, DDB 1982, p. 58 rev.)
« Si vous demandez quelque chose à mon Père en invoquant mon nom, il vous le donnera »
« Ne permets pas que nous entrions en tentation » (Mt 6,13)... Quand
nous prions pour ne pas entrer en tentation, nous nous souvenons de notre
faiblesse, afin que personne ne se regarde avec complaisance, que personne
ne s'élève avec insolence, que personne ne s'attribue la gloire de sa
fidélité ou de son épreuve, alors que le Seigneur lui-même nous enseigne
l'humilité quand il dit : « Veillez et priez pour ne pas entrer en
tentation. L'esprit est ardent mais la chair est faible » (Mc 14,38). Si
nous faisons profession d'humilité d'abord, nous rendons à Dieu tout ce que
nous demandons avec crainte et révérence, et nous pouvons être assurés que
sa bonté nous l'accordera. Cette prière s'achève avec une conclusion
qui ramasse brièvement toutes les demandes. À la fin nous disons : « Mais
délivre-nous du mal ». Nous comprenons par là ce que l'ennemi peut machiner
contre nous en ce monde, mais nous sommes assurés d'avoir un appui puissant
si Dieu nous délivre, s'il accorde son secours à ceux qui l'implorent.
Quand donc nous disons : « Délivre-nous du mal », il ne nous reste plus
rien à demander... Nous sommes affermis contre toutes les machinations du
démon et du monde. Qui peut redouter le monde, si Dieu est son protecteur
en ce monde ? Pourquoi s'étonner que Dieu nous ait appris ainsi à
prier, en nous enseignant en une formule brève tout ce que nous devons
demander pour notre salut ?... Quand la Parole de Dieu, notre Seigneur
Jésus Christ, est venu à tous les hommes, il a rassemblé les savants et les
ignorants, il a fourni les préceptes de salut pour tout sexe et tout âge.
Il a fait un condensé concis de ses préceptes... Ainsi quand il a voulu
enseigner en quoi consiste la vie éternelle, il a ramassé tout le mystère
de la vie en une formule d'une merveilleuse concision : « La vie éternelle
est qu'ils te connaissent, toi le seul et vrai Dieu et celui que tu as
envoyé, Jésus Christ » (Jn 17,3).
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10 mai 2013
Evangile du jour
vendredi 10 mai 2013
Le vendredi de la 6e semaine de Pâques
St Damien de Molokai, prêtre ss.cc. (1840-1889), St Jean d'Avila, prêtre et docteur de l'Église ( 1569), Bx Ivan Merz, « Apôtre des jeunes d'aujourd'hui »
Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome : L'enfantement de la nouvelle création (Rm 8,22)
Les lectures du jour
Jn 16,20-23a.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira. Vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie.
La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l'enfant est né, elle ne se souvient plus de son angoisse, dans la joie qu'elle éprouve du fait qu'un être humain est né dans le monde.
Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l'enlèvera.
En ce jour-là, vous n'aurez plus à m'interroger. "
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Catéchèses baptismales, n° 4, 12-15 ; SC 50 bis
L'enfantement de la nouvelle création (Rm 8,22)
Saint Paul a écrit cette parole : « Si quelqu'un est dans le Christ,
il est une création nouvelle » (2Co 5,17)... Mais dites-moi, lequel des
deux est le plus étonnant : de voir le ciel ou tout autre élément créé se
renouveler, ou bien de voir un homme passer de la malice à la vertu et
renoncer à l'erreur pour s'attacher à la vérité ? Car c'est bien cela que
saint Paul a appelé « une création nouvelle »... De fait, ceux qui ont
donné leur foi au Christ ont déposé le fardeau de leurs péchés comme on
dépose un vieux vêtement. Dès qu'ils sont affranchis de l'erreur, ils ont
été illuminés par le Soleil de justice (Ml 3,20), comme on revêt un habit
neuf et éclatant, un vêtement royal... : « les choses anciennes sont
passées, voici que toutes choses sont devenues nouvelles » (ibid.)... La
grâce de Dieu a fait irruption : elle a remodelé et retourné les âmes, elle
les a transformées...
As-tu observé comment chaque jour le Maître réalise cette création
nouvelle ? Car l'homme, bien souvent, a passé sa vie entière dans les
plaisirs de ce monde ; en outre, il a adoré les créatures, les prenant pour
des dieux. Qui donc, sinon le Seigneur, pourrait persuader l'homme de
s'élever tout à coup jusqu'à un si haut degré de vertu, méprisant
désormais toutes ces idoles et adorant le créateur de l'univers, mettant
sa foi en lui bien au-dessus de toutes les choses de cette vie ?...
Je vous invite donc tous ceux qui ont été baptisés autrefois comme
ceux qui viennent de recevoir cette grâce du Maître à écouter cette
exhortation de l'apôtre : « Les choses anciennes sont passées, voici que
toutes choses sont devenues nouvelles ». Oublions tout notre passé ;
réformons notre vie comme des citoyens appelés à une vie nouvelle. Dans
tout ce que nous disons, dans tout ce que nous faisons, considérons la
dignité de celui qui demeure en nous.
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09 mai 2013
Evangile du jour
jeudi 09 mai 2013
Ascension du Seigneur, solennité
St Georges (Ġorġ) Preca, prêtre et fond. à Malte , St Pacôme, soldat païen converti et abbé ( 348), Bx Thomas Pickering, moine et martyr ( 1679)
Commentaire du jour
Bienheureux John Henry Newman : « Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde »
Les lectures du jour
Lc 24,46-53.
Jésus ressuscité, apparaissant à ses disciples, leur disait : « Il fallait que s'accomplisse ce qui était annoncé par l'Écriture ; les souffrances du Messie, sa résurrection d'entre les morts le troisième jour,
et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem.
C'est vous qui en êtes les témoins.
Et moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Quant à vous, demeurez dans la ville jusqu'à ce que vous soyez revêtus d'une force venue d'en haut. »
Puis il les emmena jusque vers Béthanie et, levant les mains, il les bénit.
Tandis qu'il les bénissait, il se sépara d'eux et fut emporté au ciel.
Ils se prosternèrent devant lui, puis ils retournèrent à Jérusalem, remplis de joie.
Et ils étaient sans cesse dans le Temple à bénir Dieu.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Bienheureux John Henry Newman (1801-1890), théologien, fondateur de l'Oratoire en Angleterre
Sermon « The Spiritual Presence of Christ in the Church », PPS, t. 6, n°10
« Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde »
Le retour du Christ à son Père est à la fois source de peine, parce
qu'il implique son absence, et source de joie, parce qu'il implique sa
présence. De la doctrine de sa Résurrection et de son Ascension jaillissent
ces paradoxes chrétiens souvent mentionnés dans l'Écriture : nous sommes
dans l'affliction, mais sans cesser de nous réjouir, « comme n'ayant rien
et possédant tout » (2Co 6,10).
Telle est en effet notre condition présente : nous avons perdu le
Christ et nous l'avons trouvé ; nous ne le voyons pas et pourtant nous le
discernons. Nous étreignons ses pieds (Mt 28,9), mais il nous dit : « Ne me
retiens pas » (Jn 20,17). Comment cela ? C'est que nous avons perdu la
perception sensible et consciente de sa personne ; nous ne pouvons pas le
regarder, l'entendre, parler avec lui, le suivre de lieu en lieu ; mais
nous jouissons spirituellement, immatériellement, intérieurement,
mentalement et réellement de sa vue et de sa possession : une possession
plus réelle et présente que celle dont les apôtres jouissaient aux jours de
sa chair, justement parce qu'elle est spirituelle, justement parce qu'elle
est invisible.
Nous savons que dans ce monde plus un objet est proche de nous, moins
nous pouvons le percevoir et le comprendre. Le Christ est venu si près de
nous dans l'Église chrétienne, si je puis dire, que nous ne pouvons pas le
fixer du regard ou le distinguer. Il entre en nous, et prend possession de
l'héritage qu'il s'est acquis. Il ne se présente pas à nous, mais il nous
prend avec lui. Il fait de nous ses membres... Nous ne le voyons pas ; nous
ne connaissons sa présence que par la foi, parce qu'il est au-dessus de
nous et en nous. Ainsi, nous sommes dans la peine, parce qu'inconscients de
sa présence..., et nous nous réjouissons parce que nous savons que nous le
possédons : « Sans le voir, vous l'aimez ; sans le voir encore vous croyez
en lui ; et vous tressaillez d'une joie inexprimable qui vous transfigure,
car vous allez obtenir votre salut, l'aboutissement de votre foi » (1P
1,8-9).
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08 mai 2013
Evangile du jour
mercredi 08 mai 2013
Le mercredi de la 6e semaine de Pâques
Fête des rogations (3e jour)
Ste Madeleine de Canossa, vierge et fondatrice ( 1855), St Boniface IV, pape (67e) de 608 à 615, St Benoît II, pape (81e) de 683 à 685
Commentaire du jour
Concile Vatican II : « Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité tout entière »
Les lectures du jour
Jn 16,12-15.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « J'aurais encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l'instant vous n'avez pas la force de les porter.
Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité tout entière. En effet, ce qu'il dira ne viendra pas de lui-même : il redira tout ce qu'il aura entendu ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître.
Il me glorifiera, car il reprendra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.
Tout ce qui appartient au Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : Il reprend ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Concile Vatican II
Constitution sur l'Église « Lumen gentium », §4 et 12
« Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité tout entière »
Par l'Esprit de vie, « source jaillissante pour la vie éternelle »
(Jn 4,14), le Père donne la vie aux hommes, morts par suite du péché, en
attendant de ressusciter dans le Christ leurs corps mortels (Rm 8,11).
L'Esprit habite dans l'Église et dans les curs des fidèles comme dans un
temple (1Co 3,16) ; en eux il prie et rend témoignage de leur adoption
comme fils de Dieu (Ga 4,6). Cette Église, qu'il guide vers la vérité tout
entière, qu'il rend une dans la communion et le service, l'Esprit la
construit et la dirige par ses dons variés, hiérarchiques et
charismatiques, et il l'embellit de ses fruits. Il assure sa jeunesse par
la force de l'Évangile, il la renouvelle sans cesse, il la conduit jusqu'à
l'union parfaite avec son Époux. Car « l'Esprit et l'Épouse disent » au
Seigneur Jésus : « Viens ! » (Ap 22,17)...
L'ensemble des fidèles, consacrés par l'onction qui vient du Saint
Esprit, ne peut se tromper dans la foi. Il manifeste ce don particulier par
le sens surnaturel de la foi qui appartient au peuple entier lorsque « des
évêques jusqu'aux derniers des fidèles laïcs » (S. Augustin) elle manifeste
un accord universel en matière de foi et de murs. En effet, grâce à ce
sens de la foi, qui est éveillé et soutenu par l'Esprit de vérité, le
peuple de Dieu, se laissant conduire avec fidélité par le magistère de
l'Église, ne reçoit plus une parole venant des hommes : il reçoit vraiment
la parole de Dieu (1Th 2,13). Il adhère indéfectiblement « à la foi
transmise aux saints une fois pour toutes » (Jude 3), il l'approfondit par
son jugement droit, il la met plus pleinement en uvre.
Mais l'Esprit Saint ne se borne pas à sanctifier et à conduire et à
orner de vertus le peuple de Dieu par les sacrements et les ministères ; en
outre, « il distribue à chacun ses dons selon sa volonté » (1Co 12,11).
Parmi les fidèles de toute catégorie, il distribue des grâces particulières
qui rendent apte et disponible pour assumer les activités et services
divers, utiles pour renouveler et développer l'Église, selon cette parole :
« Chacun reçoit le don de manifester l'Esprit en vue du bien de tous » (1Co
12,7).
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07 mai 2013
Evangile du jour
mardi 07 mai 2013
Le mardi de la 6e semaine de Pâques
Fête des rogations (2e jour)
Ste Rose (Rosa) Venerini, vierge et fond. (1656-1728), St Augustin (Agostino) Roscelli, prêtre et fond., Bx Francesco Paleari, prêtre de Cottolengo ( 1939)
Commentaire du jour
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] : « C'est votre intérêt que je parte ; car si je ne pars pas, le Paraclet ne viendra pas vers vous »
Les lectures du jour
Jn 16,5-11.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son père, il disait à ses disciples : " Je m'en vais maintenant auprès de celui qui m'a envoyé, et aucun de vous ne me demande : 'Où vas-tu?'
Mais, parce que je vous ai parlé ainsi, votre cur est plein de tristesse.
Pourtant, je vous dis la vérité : c'est votre intérêt que je m'en aille, car, si je ne m'en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l'enverrai.
Quand il viendra, il dénoncera l'erreur du monde sur le péché, sur le bon droit, et sur la condamnation.
Il montrera où est le péché, car l'on ne croit pas en moi.
Il montrera où est le bon droit, car je m'en vais auprès du Père, et vous ne me verrez plus.
Il montrera où est la condamnation, car le prince de ce monde est déjà condamné.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l'Europe
Poésie Pentecôte 1937/1942 (trad. Malgré la nuit, Ad solem 2002, p. 125)
« C'est votre intérêt que je parte ; car si je ne pars pas, le Paraclet ne viendra pas vers vous »
Qui es-tu, douce lumière qui me combles
et illumines la ténèbre de mon cur ?...
Es-tu le Maître d'uvre,
le bâtisseur de la cathédrale éternelle
qui depuis la terre s'élève jusqu'au Ciel ?
Tu donnes vie à ses colonnes, qui se dressent,
hautes et droites, solides et immuables (Ap 3,12).
Marquées du signe du Nom divin et éternel,
elles s'élancent vers la lumière et portent la coupole
qui achève et couronne la sainte cathédrale,
ton uvre qui embrasse l'univers entier :
Saint Esprit, Main de Dieu créatrice !...
Es-tu le doux cantique de l'amour
et du respect sacré qui retentit sans fin
autour du trône de la Trinité sainte (Ap 4,8),
symphonie où résonne
la note pure donnée par chaque créature ?
Le son harmonieux,
l'accord unanime des membres et de la Tête (Col 2,19),
dans lequel chacun au comble de la joie
découvre le sens mystérieux de son être
et le laisse jaillir en cri de jubilation,
rendu libre
en participant à ton propre jaillissement :
Saint Esprit, jubilation éternelle !
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06 mai 2013
Evangile du jour
lundi 06 mai 2013
Le lundi de la 6e semaine de Pâques
Fête des rogations
St Pierre Nolasque, prêtre et fond. (1189-1256), Bx François de Montmorency-Laval, évêque ( 1708)
Commentaire du jour
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] : « Le Défenseur que je vous enverrai d'auprès du Père, l'Esprit de vérité »
Les lectures du jour
Jn 15,26-27.16,1-4a.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d'auprès du Père, lui, l'Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur.
Et vous aussi, vous rendrez témoignage, vous qui êtes avec moi depuis le commencement.
Je vous dis tout cela pour que vous ne risquiez pas de tomber
On vous exclura de la synagogue. Et même, l'heure vient où tous ceux qui vous tueront s'imagineront offrir ainsi un sacrifice à Dieu.
Ils le feront parce qu'ils ne connaissent ni le Père ni moi.
Mais voici pourquoi je vous dis tout cela : quand cette heure sera venue, vous vous souviendrez que je vous l'avais dit. Je ne vous l'ai pas dit dès le commencement, parce que j'étais avec vous.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l'Europe
Poésie, Pentecôte 1937/1942 (trad. Malgré la nuit, Ad solem 2002, p. 123)
« Le Défenseur que je vous enverrai d'auprès du Père, l'Esprit de vérité »
Qui es-tu, douce lumière ?...Es-tu le rayon jaillissant comme l'éclair
depuis le trône élevé du Juge éternel, pénétrant comme un voleur
dans la nuit de l'âme qui s'ignorait elle-même ? (Lc
12,39)Miséricordieux, impitoyable aussi, tu pénètres jusqu'en ses
profondeurs cachées. L'âme est effrayée de ce qu'elle voit d'elle-même
et se garde ainsi dans une crainte sacrée devant le commencement de
toute sagesse qui vient d'en haut et nous ancre solidement en haut,
devant ton action qui nous crée à nouveau, Saint Esprit, rayon que
rien n'arrête ! Es-tu la plénitude d'esprit et de puissance qui
permet à l'Agneau de rompre les scellés du décret éternel de Dieu ? (Ap
5,7)Sur ton ordre les messagers du jugement chevauchent de par le
monde entier et séparent, du tranchant de l'épée, le Royaume de lumière
de celui de la nuit (Ap 6,2s).Les cieux seront nouveaux et la terre
nouvelle (Ap 21,1),et tout retrouvera alors sa juste place par ton
souffle léger : Saint Esprit, puissance victorieuse !
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05 mai 2013
Evangile du jour
dimanche 05 mai 2013
Sixième dimanche de Pâques
Bx Nunzio Sulprizio, orphelin « le petit saint boiteux »
Commentaire du jour
Bienheureux Jean-Paul II : « Le Défenseur, l'Esprit Saint..., vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit »
Les lectures du jour
Jn 14,23-29.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui.
Celui qui ne m'aime pas ne restera pas fidèle à mes paroles. Or, la parole que vous entendez n'est pas de moi : elle est du Père, qui m'a envoyé.
Je vous dis tout cela pendant que je demeure encore avec vous ;
mais le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.
C'est la paix que je vous laisse, c'est ma paix que je vous donne ; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés.
Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m'en vais, et je reviens vers vous. Si vous m'aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi.
Je vous ai dit toutes ces choses maintenant, avant qu'elles n'arrivent ; ainsi, lorsqu'elles arriveront, vous croirez.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Bienheureux Jean-Paul II (1920-2005), pape
Encyclique « Dominum et vivificantem », § 24 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)
« Le Défenseur, l'Esprit Saint..., vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit »
Une fois ressuscité, le Christ, qui avait « remis l'esprit » sur la
croix (Jn 19,30) comme Fils de l'homme et Agneau de Dieu, va vers les
apôtres pour « souffler sur eux » (Jn 20,22)... La venue du Seigneur
remplit de joie ceux qui sont présents : « leur tristesse se change en joie
» (cf Jn 16,20), comme il l'avait déjà promis lui-même avant sa Passion. Et
surtout l'annonce essentielle du discours d'adieu se réalise : le Christ
ressuscité, comme inaugurant une création nouvelle, porte l'Esprit Saint
aux apôtres. Il le leur porte au prix de son « départ », il leur donne cet
Esprit en quelque sorte à travers les plaies de sa crucifixion : « Il leur
montra ses mains et son côté » (Jn 20,20). C'est en vertu de cette
crucifixion qu'il leur dit : « Recevez l'Esprit Saint » (v. 22).
Un lien étroit s'établit ainsi entre l'envoi du Fils et celui de
l'Esprit Saint. L'envoi de l'Esprit Saint (après le péché originel) ne peut
avoir lieu sans la croix et la résurrection : « Si je ne pars pas, le
Paraclet ne viendra pas vers vous » (Jn 16,7). Un lien étroit s'établit
aussi entre la mission de l'Esprit Saint et celle du Fils dans la
rédemption. La mission du Fils, en un sens, trouve son achèvement dans la
rédemption ; la mission de l'Esprit Saint découle de la rédemption : «
C'est de mon bien qu'il reçoit et il vous le dévoilera » (Jn 16,15). La
rédemption est accomplie pleinement par le Fils comme l'Oint qui est venu
et a agi par la puissance de l'Esprit Saint, s'offrant lui-même à la fin en
sacrifice suprême sur le bois de la croix. Et cette rédemption est aussi
accomplie continuellement dans les curs et les consciences des hommes
dans l'histoire du monde par l'Esprit Saint qui est l'« autre Défenseur »
(Jn 14,16).
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04 mai 2013
03 mai 2013
Evangile du jour
vendredi 03 mai 2013
Fête des saints Philippe et Jacques (le mineur), apôtres
Commentaire du jour
Saint Hilaire : Le chemin vers le Père
Les lectures du jour
Jn 14,6-14.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi.
Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu. »
Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père.
Comment peux-tu dire : 'Montre-nous le Père' ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; mais c'est le Père qui demeure en moi, et qui accomplit ses propres uvres.
Croyez ce que je vous dis : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des uvres.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi accomplira les mêmes uvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père.
Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.
Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Hilaire (v. 315-367), évêque de Poitiers et docteur de l'Église
La Trinité, VII, 33-35 (trad. coll. Pères dans la foi, n°20, p. 102 rev.)
Le chemin vers le Père
Le Seigneur n'a pas laissé planer ni doute ni incertitude sur un si
grand mystère... Écoutons-le révéler aux apôtres tout ce qu'il faut savoir
pour le croire : « Je suis la voie, la vérité, et la vie. Personne ne vient
au Père que par moi. Si vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon
Père... Qui m'a vu, a vu aussi le Père. Comment peux-tu me dire :
Montre-nous le Père ? Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le
Père est en moi ? »... Ainsi donc celui qui est la voie ne nous conduit pas
sur des sentiers sans issue ou dans un désert sans chemin ; celui qui est
la vérité ne veut pas nous tromper par des mensonges ; celui qui est la vie
ne nous laissera pas dans une erreur qui aboutirait à la mort... « Personne
ne vient au Père que par moi » : le chemin vers le Père passe par le
Fils...
« Si vous me connaissez, vous connaîtrez aussi le Père. » On voit
l'homme Jésus Christ..., son aspect extérieur, c'est-à dire sa nature
d'homme...; comment donc est-ce que le connaître, c'est aussi connaître le
Père ? Dans le mystère du corps qu'il a pris, le Seigneur manifeste la
divinité qui est dans le Père en gardant un certain ordre... : « Si vous me
connaissez, vous le connaîtrez et vous le verrez »... Il distingue le temps
de la vue et celui de la connaissance ; il dit qu'ils ont à reconnaître
celui qui leur parle et qu'ils voient...; il leur faut apprendre à
reconnaître la nature divine qui est en lui.
Ces paroles auxquelles il ne s'attendait pas troublent Philippe. Il
voit un homme, et cet homme affirme être le Fils de Dieu...; le Seigneur
lui dit qu'il a vu le Père, et donc qu'il le connaît, puisqu'il l'a vu. La
condition limitée de son être humain ne permet pas à Philippe de comprendre
une telle affirmation... C'est pourquoi il répond qu'il n'a pas vu le Père
et demande au Seigneur de le lui montrer. Ce n'est pas qu'il désire le
contempler de son il corporel, mail il demande qu'on lui fasse comprendre
qui est celui qu'il voit... Exprimant un désir plutôt de comprendre que de
voir, il ajoute : « Et cela nous suffit ».
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02 mai 2013
Evangile du jour
jeudi 02 mai 2013
Le jeudi de la 5e semaine de Pâques
St Athanase, évêque et docteur de l'Église, St Antonin (Antonino), archevêque o.p. à Florence, St José María Rubio Peralta, prêtre s.j.
Commentaire du jour
Bienheureuse Teresa de Calcutta : « Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous »
Les lectures du jour
Jn 15,9-11.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j'ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Surs Missionnaires de la Charité
No Greater Love, p. 33
« Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous »
« Dieu aime celui qui donne avec joie », dit saint Paul (2Co 9,7). Le
meilleur moyen de manifester votre gratitude à l'égard de Dieu, ainsi
qu'aux autres, est de tout accepter avec joie. Un cur joyeux est le
résultat normal d'un cur embrasé par l'amour. La joie est la force. Les
pauvres se sentaient attirés par Jésus parce qu'il était habité par quelque
chose de plus grand que lui ; il rayonnait de cette force dans ses yeux,
ses mains, dans tout son corps. Tout son être manifestait le don qu'il
faisait de lui-même à Dieu et aux hommes.
Que rien ne puisse nous faire du souci, nous remplir de tristesse et
de découragement, au point de nous laisser enlever la joie de la
résurrection. La joie n'est pas une simple question de tempérament
lorsqu'il s'agit de servir Dieu et les âmes ; elle demande toujours un
effort. Et c'est là une raison de plus pour tâcher de l'acquérir et la
faire grandir dans notre cur. Même si nous n'avons pas grand-chose à
donner, nous pouvons toujours donner la joie qui jaillit d'un cur amoureux
de Dieu.
Partout dans le monde les gens sont affamés et assoiffés de l'amour
de Dieu. Nous répondons à cette faim lorsque nous semons la joie. La joie
est l'un des meilleurs remparts contre la tentation. Jésus ne peut prendre
pleine possession de notre âme que si elle s'abandonne à lui joyeusement.
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01 mai 2013
Evangile du jour
mercredi 01 mai 2013
Le mercredi de la 5e semaine de Pâques
St Joseph, travailleur (Ier s.), Bse Pétronille, Ière abbesse à Moncel ( 1355)
Commentaire du jour
Isaac de l'Étoile : La parabole de la vigne
Les lectures du jour
Jn 15,1-8.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu'il en donne davantage.
Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés grâce à la parole que je vous ai dite :
Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu'on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez.
Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit : ainsi, vous serez pour moi des disciples.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Isaac de l'Étoile (?-v. 1171), moine cistercien
Sermon 16, 1er pour le dimanche de la Septuagésime, §5-8 ; SC 130 (trad. cf SC p. 297)
La parabole de la vigne
Je professe tout le respect dû à l'explication fidèle et pertinente
qui voit dans la vigne [de la parabole chez Matthieu 20,15] l'Église
universelle : la vigne représentant bien le Christ ; les rameaux, des
chrétiens ; le fermier et propriétaire, le Père céleste ; le jour, le temps
dans sa totalité ou la vie de l'homme ; les heures, les âges du monde ou de
l'individu ; la place, l'activité agitée du monde, avide d'argent.
Personnellement cependant, j'aime considérer mon âme et aussi mon
corps, c'est à dire ma personne tout entière, comme une vigne. Je ne dois
pas la négliger, mais bien piocher et travailler pour qu'elle ne soit pas
étouffée par d'autres rejetons ou par des racines étrangères, ni gênée par
le foisonnement de ses pousses naturelles. Je dois l'émonder pour qu'elle
ne pousse pas trop de bois, la tailler pour qu'elle porte plus de fruits.
Je dois absolument l'entourer d'une haie pour qu'elle ne soit pas livrée au
pillage des passants sur la route, et surtout pour que le sanglier de la
forêt...ne la détruise pas (cf Ps 79,14). Je dois la cultiver avec le plus
grand soin pour que le cep authentique de la vigne choisie ne dégénère pas,
qu'il ne devienne pas une vigne étrangère, incapable de réjouir Dieu et les
hommes (cf Ps 103,15) ou peut-être susceptible de les attrister. Je dois la
protéger avec la plus grande vigilance pour que le fruit qui a coûté tant
de travail et a été si longtemps attendu ne soit pas volé clandestinement
par ceux qui, en secret, dévorent le pauvre (Ha 3,14), pour qu'il ne
disparaisse pas soudainement dans une dévastation imprévue. C'est pourquoi
le premier homme a reçu l'ordre de travailler et de garder le Paradis comme
s'il était sa vigne (Gn 2,15).
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30 avril 2013
Evangile du jour
mardi 30 avril 2013
Le mardi de la 5e semaine de Pâques
St Joseph-Benoît Cottolengo, prêtre et fondateur, St Pie V, pape o.p. (225e) de 1556 à 1572, Bse Marie de l'Incarnation, veuve, ursuline ( 1672)
Commentaire du jour
Saint [Padre] Pio de Pietrelcina : « C'est ma paix que je vous donne »
Les lectures du jour
Jn 14,27-31a.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " C'est la paix que je vous laisse, c'est ma paix que je vous donne; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés.
Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m'en vais, et je reviens vers vous. Si vous m'aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi.
Je vous ai dit toutes ces choses maintenant, avant qu'elles n'arrivent ; ainsi, lorsqu'elles arriveront, vous croirez.
Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car le prince du monde va venir. Certes, il n'y a rien en moi qui puisse lui donner prise,
mais il faut que le monde sache que j'aime mon Père, et que je fais tout ce que mon Père m'a commandé. Levez-vous, partons d'ici.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968), capucin
Lettre AdFP, 549 (trad. Une pensée, Mediaspaul 1991, p. 103)
« C'est ma paix que je vous donne »
L'Esprit de Dieu est esprit de paix ; même lors de nos
manquements les plus graves, il nous fait ressentir une douleur tranquille,
humble et confiante, due précisément à sa miséricorde. Au contraire,
l'esprit du mal excite, exaspère, et nous fait éprouver, lors de nos
manquements, une sorte de colère contre nous ; et pourtant c'est bien
envers nous-mêmes que nous devrions exercer la première des charités. Donc,
quand tu es tourmentée par certaines pensées, cette agitation ne provient
jamais de Dieu, mais du démon ; car Dieu étant esprit de paix, c'est la
sérénité qu'il te donne.
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29 avril 2013
Evangile du jour
lundi 29 avril 2013
Fête de sainte Catherine de Sienne, vierge, tertiaire dominicaine, docteur de l'Église, copatronne de l'Europe
Ste Caterina de Sienne, copatronne de l'Europe - Fête -, St Hugues de Cluny, 6e abbé de Cluny (1024-1109)
Commentaire du jour
Bienheureux Jean-Paul II : La sainteté au visage féminin
Les lectures du jour
Mt 11,25-30.
En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté.
Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cur, et vous trouverez le repos.
Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Bienheureux Jean-Paul II (1920-2005), pape
Motu proprio « Spes aedificandi », § 2-3 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)
La sainteté au visage féminin
Dans l'imminence du grand Jubilé de l'An 2000, il m'a semblé que les
chrétiens européens, tout en vivant avec tous leurs compatriotes un passage
d'une époque à l'autre qui est à la fois riche d'espoir et non dénué de
préoccupations, peuvent tirer un profit spirituel de la contemplation et de
l'invocation de certains saints qui sont de quelque manière
particulièrement représentatifs de leur histoire... Je crois
particulièrement significatif le choix de cette sainteté au visage féminin,
dans le cadre de la tendance providentielle qui s'est affermie dans
l'Église et dans la société de notre temps, reconnaissant toujours plus
clairement la dignité de la femme et ses dons propres.
En réalité, l'Église n'a pas manqué, depuis ses origines, de
reconnaître le rôle et la mission de la femme, bien qu'elle ait été
conditionnée parfois par une culture qui ne prêtait pas toujours à la femme
l'attention qui lui était due. Mais la communauté chrétienne a progressé
peu à peu dans ce sens, et précisément le rôle joué par la sainteté s'est
révélé décisif sur ce plan. Une incitation constante a été offerte par
l'image de Marie, « femme idéale », Mère du Christ et de l'Église. Mais
également le courage des martyres, qui ont affronté les tourments les plus
cruels avec une surprenante force d'âme, le témoignage des femmes engagées
de manière exemplaire et radicale dans la vie ascétique, le dévouement
quotidien de nombreuses épouses et mères dans l'« Église au foyer » qu'est
la famille, les charismes de tant de mystiques qui ont contribué à
l'approfondissement théologique lui-même, tout cela a fourni à l'Église des
indications précieuses pour comprendre pleinement le dessein de Dieu sur la
femme. D'ailleurs, ce dessein a déjà dans certaines pages de l'Écriture, en
particulier dans l'attitude du Christ dont témoigne l'Évangile, son
expression sans équivoque. C'est dans cette ligne que prend place le choix
de déclarer sainte Brigitte de Suède, sainte Catherine de Sienne et sainte
Thérèse-Bénédicte de la Croix copatronnes de l'Europe.
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28 avril 2013
Evangile du jour
dimanche 28 avril 2013
Cinquième dimanche de Pâques
St Louis-Marie Grignion de Montfort, prêtre et fond., Ste Jeanne (Gianna) Beretta Molla, mère de famille
Commentaire du jour
Saint Augustin : « Comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres »
Les lectures du jour
Jn 13,31-33a.34-35.
Au cours du dernier repas que Jésus prenait avec ses disciples, quand Judas fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l'homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui.
Si Dieu est glorifié en lui, Dieu en retour lui donnera sa propre gloire ; et il la lui donnera bientôt.
Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps, et vous me chercherez. J'ai dit aux Juifs : Là où je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller. Je vous le dis maintenant à vous aussi.
Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.
Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermons sur l'évangile de Jean, n°65 (trad. cf bréviaire 4e jeu. de Pâques)
« Comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres »
« Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns
les autres »... Celui qui écoute ce commandement, ou plutôt qui y obéit,
est renouvelé non par n'importe quel amour mais par celui que le Seigneur a
précisé en ajoutant, afin de le distinguer de l'affection purement
naturelle : « Comme je vous ai aimés »... « Tous les membres du corps ont
souci les uns des autres. Si un membre souffre, tous les membres souffrent
avec lui ; si un membre est à l'honneur, tous les membres se réjouissent
avec lui » (1Co 12,25-26). Ils entendent, en effet, et ils observent cette
parole : « Je vous donne un commandement nouveau, c'est de vous aimer les
uns les autres », non pas comme font les débauchés, ni ceux qui s'aiment
simplement parce qu'ils ont une même nature, mais comme s'aiment ceux qui
sont tous « des dieux » (Jn 10,35) et « les fils du Très-Haut » (Lc 6,35),
pour devenir ainsi les frères de son Fils unique. Ceux-là s'aiment les uns
les autres parce que lui-même les a aimés, pour les conduire à la fin qui
les comblera, là où leur désir pourra se rassasier de tous les biens. En
effet, tous les désirs seront comblés lorsque Dieu sera « tout en tous »
(1Co 15,28)...
Celui qui aime son prochain d'un amour pur et spirituel,
qu'aimera-t-il en lui si ce n'est Dieu ? C'est cet amour que le Seigneur
veut séparer de l'affection purement naturelle lorsqu'il ajoute : « Comme
je vous ai aimés ». Qu'est-ce qu'il a aimé en nous, si ce n'est Dieu ? Non
pas Dieu tel que nous le possédons déjà mais tel qu'il veut que nous le
possédions là où « Dieu sera tout en tous ». Le médecin aime ses malades à
cause de la santé qu'il veut leur donner, non à cause de la maladie.
« Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. » C'est pour cela
qu'il nous a aimés : afin qu'à notre tour nous nous aimions les uns les
autres.
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27 avril 2013
Evangile du jour
samedi 27 avril 2013
Le samedi de la 4e semaine de Pâques
Ste Zita, vierge et servante à Lucques (1218-1278), Bx Nicolas Roland, prêtre et fondateur ( 1678)
Commentaire du jour
Saint Irénée de Lyon : « Celui qui m'a vu a vu le Père »
Les lectures du jour
Jn 14,7-14.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu."
Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père.
Comment peux-tu dire : 'Montre-nous le Père' ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; mais c'est le Père qui demeure en moi, et qui accomplit ses propres uvres.
Croyez ce que je vous dis : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des uvres.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi accomplira les mêmes uvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père.
Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.
Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr
Contre les hérésies 4, 20, 4-5 ; SC 100 (trad SC p. 634-640 rev.)
« Celui qui m'a vu a vu le Père »
« Bienheureux les curs purs, parce qu'ils verront Dieu » (Mt 5,8).
Certes, selon sa grandeur et sa gloire inexprimable, « nul homme ne peut
voir Dieu et vivre » (Ex 33,20), car le Père est insaisissable. Mais selon
son amour, sa bonté envers les hommes et sa toute-puissance, il va jusqu'à
accorder à ceux qui l'aiment le privilège de voir Dieu..., car « ce qui est
impossible aux hommes est possible à Dieu » (Lc 18,27). Par lui-même, en
effet, l'homme ne verra pas Dieu ; mais Dieu, s'il le veut, sera vu des
hommes, de ceux qu'il veut, quand il veut et comme il veut, car Dieu peut
tout. Il a été vu autrefois grâce à l'Esprit selon la prophétie, puis il a
été vu grâce au Fils selon l'adoption, et il sera vu dans le Royaume des
cieux selon la paternité. Car l'Esprit prépare d'avance l'homme pour le
Fils de Dieu, le Fils le conduit au Père, et le Père lui donne une nature
impérissable et la vie éternelle qui résultent de cette vue de Dieu pour
chacun qui le voit.
Car ceux qui voient la lumière sont dans la lumière et participent à
sa splendeur ; ainsi ceux qui voient Dieu sont en Dieu et participent à sa
splendeur. Et la splendeur de Dieu donne la vie : ceux qui voient Dieu,
donc, participent à sa vie.
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26 avril 2013
Evangile du jour
vendredi 26 avril 2013
Le vendredi de la 4e semaine de Pâques
St Rafael Arnáiz Barón, cistercien-trappiste, St Giovanni Battista Piamarta, prêtre et fondateur
Commentaire du jour
Saint Thomas d'Aquin : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie »
Les lectures du jour
Jn 14,1-6.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Ne soyez donc pas bouleversés : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.
Dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure ; sinon, est-ce que je vous aurais dit : Je pars vous préparer une place ?
Quand je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi ; et là où je suis, vous y serez aussi.
Pour aller où je m'en vais, vous savez le chemin. »
Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), théologien dominicain, docteur de l'Église
Commentaire de l'évangile de Jean, 14,2 (trad. cf bréviaire 9e sam.)
« Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie »
Le Christ est en même temps le chemin et le terme : le chemin selon
son humanité, le terme selon sa divinité. Ainsi donc, selon qu'il est homme
il dit : « Moi, je suis le Chemin », et selon qu'il est Dieu il ajoute :
« la Vérité et la Vie ». Ces deux mots désignent très bien le terme de ce
chemin, car le terme de ce chemin, c'est la fin du désir humain... Le
Christ est le chemin pour parvenir à la connaissance de la vérité, alors
qu'il est lui-même la vérité : « Conduis-moi, Seigneur, dans ta vérité, et
j'entrerai sur ton chemin » (Ps 85,11). Et le Christ est le chemin pour
parvenir à la vie, alors qu'il est lui-même la vie : « Tu m'as fait
connaître les chemins de la vie » (Ps 15,11)...
Si donc tu cherches par où passer, prends le Christ, puisque lui-même
est le chemin : « C'est le chemin, suivez-le » (Is 30,21). Et saint
Augustin commente : « Marche en suivant l'homme et tu parviendras à Dieu ».
Car il vaut mieux boiter sur le chemin que marcher à grands pas hors du
chemin. Celui qui boite sur le chemin, même s'il n'avance guère, se
rapproche du terme ; mais celui qui marche hors du chemin, plus il court
vaillamment plus il s'éloigne du terme.
Si tu cherches où aller, sois uni au Christ, parce qu'il est en
personne la vérité à laquelle nous désirons parvenir : « C'est la vérité
que ma bouche médite » (Pr 8,7). Si tu cherches où demeurer, sois uni au
Christ parce qu'il est en personne la vie : « Celui qui me trouvera
trouvera la vie » (Pr 8,35).
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