22 décembre 2007

Evangile du jour

samedi 22 décembre 2007
Férie de l'Avent : semaine avant Noël (22 déc.)

Semaine préparatoire à Noël 6
Ste Françoise-Xavière Cabrini, fondatrice (+ 1917), Bse Marie Mancini de Pise, veuve et o.p. (+ 1431)



Commentaire du jour
Saint Ambroise : « Exaltons tous ensemble son nom » (Ps 33,4)

Les lectures du jour

Lc 1,46-56.
Marie rendit grâce au Seigneur en disant : « Mon âme exalte le Seigneur,
mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur.
Il s'est penché sur son humble servante ;désormais tous les âges me diront
bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;Saint est son nom !
Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race à
jamais. »
Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s'en retourna
chez elle.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Ambroise (vers 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire de St Luc, 2, 26-27 (trad. SC 45, p.83 rev.)

« Exaltons tous ensemble son nom » (Ps 33,4)

      Qu'en tous réside l'âme de Marie pour glorifier le Seigneur ; qu'en
tous réside l'esprit de Marie pour exulter en Dieu. S'il n'y a physiquement
qu'une seule Mère du Christ, par la foi le Christ est le fruit de tous, car
toute âme reçoit le Verbe de Dieu, à condition de rester sans tache,
préservée du mal et du péché, gardant la chasteté dans une pureté
inaltérée. Toute âme donc qui parvient à cet état exalte le Seigneur, comme
l'âme de Marie a exalté le Seigneur et comme son esprit a tressailli dans
le Dieu Sauveur.

      Le Seigneur est en effet magnifié, ainsi que vous l'avez lu ailleurs
: « Magnifiez le Seigneur avec moi » (Ps 33,4). Non que la parole humaine
puisse ajouter quelque chose au Seigneur, mais parce qu'il grandit en nous.
Car « le Christ est l'image de Dieu » (2Co 4,4), et alors l'âme qui fait
quelque chose de juste et religieux magnifie cette image de Dieu, à la
ressemblance de qui elle a été créée. Alors aussi, en la magnifiant, elle
participe en quelque sorte à sa grandeur et s'en trouve élevée ; elle
semble reproduire en elle cette image par les brillantes couleurs de ses
bonnes oeuvres et la copier en quelque sorte par ses vertus.




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* Féconde Mère du Rédempteur, vous qui êtes la Porte du ciel sans cesse
ouverte et l'Etoile de la mer, secourez ce peuple qui tombe, mais qui
désire se relever. Au grand étonnement de la nature, vous avez donné
naissance à votre divin Auteur. Vierge dans la conception, Vierge après
l'enfantement, vous à qui Gabriel adresse le salut, daignez prendre pitié
des pauvres pécheurs.

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21 décembre 2007

SAINT ET JOYEUX NOËL !

L'EVANGILE AU QUOTIDIEN
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«Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. » Jn 6, 68



Madame, Monsieur,
Chers abonnés,


L'Equipe de l'Evangile au Quotidien vous souhaite de tout cœur un TRES SAINT ET TRES JOYEUX NOËL, dans la contemplation de la naissance du Christ.

A Noël, en « cette sainte nuit éclatante par la naissance de celui qui est la vraie lumière », « les merveilles abondent, les richesses se multiplient, car le trésor est ouvert : celle qui enfante est mère et vierge, celui qui est enfanté est Dieu et homme... » (Saint Bernard). « Que les cieux se réjouissent, que la terre tressaille devant la face du Seigneur », « car un Sauveur nous est né aujourd'hui « , « il gouvernera l'univers dans sa justice, et les peuples dans sa vérité. »


Vous remerciant pour votre fidélité, recevez, chers abonnés, l'assurance de nos sentiments dévoués,

L'Equipe de l'Evangile au Quotidien,
Sr Anne-Emmanuel, Isabelle, Thérèse, Bertrand, Eric et Grégor.


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Evangile du jour

vendredi 21 décembre 2007
Férie de l'Avent : semaine avant Noël (21 déc.)

Semaine préparatoire à Noël 5
Sts Pierre Thi et André Dung, martyrs au Tonkin (+ 1839), St Pierre Canisius, docteur de l'Eglise (+ 1597)



Commentaire du jour
Saint Bernard : « Heureuse, celle qui a cru »

Les lectures du jour

Lc 1,39-45.
En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la
montagne de Judée.
Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit
en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint,
et s'écria d'une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le
fruit de tes entrailles est béni.
Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ?
Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli
d'allégresse au-dedans de moi.
Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent
dites de la part du Seigneur. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Sermon pour l'octave de l'Assomption, Sur les douze prérogatives de Marie

« Heureuse, celle qui a cru »

Marie est bienheureuse, comme sa cousine Elisabeth le lui a dit, non
seulement parce que Dieu l'a regardée, mais parce qu'elle a cru. Sa foi est
le plus beau fruit de la bonté divine. Mais il a fallu l'art ineffable du
Saint Esprit survenant en elle pour qu'une telle grandeur d'âme s'unisse à
une telle humilité, dans le secret de son coeur virginal. L'humilité et la
grandeur d'âme de Marie, comme sa virginité et sa fécondité, sont pareilles
à deux étoiles qui s'éclairent mutuellement, car en Marie la profondeur de
l'humilité ne nuit en rien à la générosité d'âme et réciproquement. Alors
que Marie se jugeait si humblement elle-même, elle n'en a été pas moins
généreuse dans sa foi en la promesse qui lui était faite par l'ange. Elle
qui se regardait uniquement comme une pauvre petite servante, elle n'a
nullement douté qu'elle soit appelée à ce mystère incompréhensible, à cette
union prodigieuse, à ce secret insondable. Et elle a cru tout de suite
qu'elle allait vraiment devenir la mère de Dieu-fait-homme. C'est la
grâce de Dieu qui produit cette merveille dans le coeur des élus ;
l'humilité ne les rend pas craintifs et timorés, pas plus que la générosité
de leur âme ne les rend orgueilleux. Au contraire, chez les saints, ces
deux vertus se renforcent l'une l'autre. La grandeur d'âme non seulement
n'ouvre la porte à aucun orgueil, mais c'est elle surtout qui fait pénétrer
plus avant dans le mystère de l'humilité. En effet, les plus généreux au
service de Dieu sont aussi les plus pénétrés de la crainte du Seigneur et
les plus reconnaissants pour les dons reçus. Réciproquement, quand
l'humilité est en jeu, aucune lâcheté ne se glisse dans l'âme. Moins une
personne a coutume de présumer de ses propres forces, même dans les plus
petites choses, plus elle se confie dans la puissance de Dieu, même dans
les plus grandes.




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20 décembre 2007

Evangile du jour

jeudi 20 décembre 2007
Férie de l'Avent : semaine avant Noël (20 déc.)

Semaine préparatoire à Noël 4
St Dominique de Silos, abbé (+ 1073)



Commentaire du jour
Saint Amédée de Lausanne : L'Esprit Saint suscite la nouvelle création en Marie

Les lectures du jour

Lc 1,26-38.
Au sixième mois d'Elisabeth, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une
ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison
de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L'ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le
Seigneur est avec toi. »
A cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que
pouvait signifier cette salutation.
L'ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce
auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de
Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui
donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de
fin. »
Marie dit à l'ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis
vierge ? »
L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du
Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître
sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu.
Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa
vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait : 'la
femme stérile'.
Car rien n'est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour
moi selon ta parole. »Alors l'ange la quitta.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Amédée de Lausanne (1108-1159), moine cistercien, puis évêque
3ème homélie mariale (trad. SC 72, p. 107 rev.)

L'Esprit Saint suscite la nouvelle création en Marie

« L'Esprit Saint viendra sur toi ». Il surviendra en toi, Marie. En
d'autres saints il est venu, en d'autres il viendra ; mais en toi, il
surviendra… Il surviendra par la fécondité, par l'abondance, par la
plénitude de son effusion en tout ton être. Quand il t'aura remplie, il
sera encore sur toi, il planera sur tes eaux pour faire en toi une oeuvre
meilleure et plus admirable que lorsque, porté sur les eaux au
commencement, il faisait évoluer la matière créée jusqu'en ses diverses
formes (Gn 1,2). « Et la force du Très Haut te prendra sous son ombre ». Le
Christ, force et sagesse de Dieu, te prendra sous son ombre ; alors de toi
il prendra la nature humaine, et la plénitude de Dieu que tu ne pourrais
pas porter, il va la garder tout en assumant notre chair. Il va te prendre
sous son ombre parce que l'humanité qui sera prise par le Verbe fera écran
à la lumière inaccessible de Dieu ; cette lumière, tamisée par son écran,
pénétrera tes entrailles très chastes... Nous t'en prions donc,
Souveraine, très digne Mère de Dieu, ne méprise pas aujourd'hui ceux qui
demandent avec crainte, ceux qui cherchent avec piété, ceux qui frappent
avec amour. Nous t'en prions, dis-nous quel sentiment t'a émue, quel amour
t'a saisie…lorsque cela s'est accompli en toi, lorsque le Verbe a pris
chair de toi ? Dans quel état se trouvait ton âme, ton coeur, ton esprit,
tes sens et ta raison ? Tu flambais comme le buisson qui jadis a été montré
à Moïse, et tu ne brûlais pas (Ex 3,2). Tu te fondais en Dieu, mais tu ne
te consumais pas. Ardente, tu fondais sous le feu d'en haut ; mais de ce
feu divin tu reprenais des forces, pour être toujours ardente et te fondre
encore en lui… Tu es devenue plus vierge –- et même plus que vierge, parce
que vierge et mère. Nous te saluons donc, pleine de grâce, le Seigneur est
avec toi ; tu es bénie entre les femmes et le fruit de tes entrailles est
béni.




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19 décembre 2007

Evangile du jour

mercredi 19 décembre 2007
Férie de l'Avent : semaine avant Noël (19 déc.)

Semaine préparatoire à Noël 3
St Anastase Ier, pape (+ 401), Sts Martyrs du Tonkin (+ 1838), Bx Urbain V, pape (+ 1370)



Commentaire du jour
Jean Tauler : « Voici que tu devras garder le silence »

Les lectures du jour

Lc 1,5-25.
Il y avait, au temps d'Hérode le Grand, roi de Judée, un prêtre nommé
Zacharie, du groupe d'Abia. Sa femme aussi était descendante d'Aaron ; elle
s'appelait Élisabeth.
Tous les deux vivaient comme des justes devant Dieu : ils suivaient tous
les commandements et les préceptes du Seigneur d'une manière irréprochable.
Ils n'avaient pas d'enfant, car Élisabeth était stérile, et tous deux
étaient âgés.
Or, tandis que Zacharie, au jour fixé pour les prêtres de son groupe,
assurait le service du culte devant Dieu,
il fut désigné par le sort, suivant l'usage liturgique, pour aller offrir
l'encens dans le sanctuaire du Seigneur.
Toute l'assemblée du peuple se tenait dehors en prière à l'heure de
l'offrande de l'encens.
L'ange du Seigneur lui apparut debout à droite de l'autel de l'encens.
En le voyant, Zacharie fut bouleversé et saisi de crainte.
L'ange lui dit : « Sois sans crainte, Zacharie, car ta supplication a été
entendue : ta femme Élisabeth te donnera un fils, et tu le nommeras Jean.
Tu seras dans la joie et l'allégresse, beaucoup d'hommes se réjouiront de
sa naissance,
car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira pas de vin ni de boissons
fermentées, et il sera rempli de l'Esprit Saint dès avant sa naissance ;
il fera revenir de nombreux fils d'Israël au Seigneur leur Dieu,
il marchera devant le Seigneur, avec l'esprit et la puissance du prophète
Élie, pour faire revenir le coeur des pères vers leurs enfants, convertir
les rebelles à la sagesse des hommes droits, et préparer au Seigneur un
peuple capable de l'accueillir. »
Mais Zacharie dit à l'ange : « Comment vais-je savoir que cela arrivera ?
Moi, je suis un vieil homme, et ma femme aussi est âgée. »
L'ange lui répondit : « Je suis Gabriel ; je me tiens en présence de Dieu,
et j'ai été envoyé pour te parler et pour t'annoncer cette bonne nouvelle.
Mais voici que tu devras garder le silence, et tu ne pourras plus parler
jusqu'au jour où cela se réalisera, parce que tu n'as pas cru à mes paroles
: elles s'accompliront lorsque leur temps viendra. »
Le peuple attendait Zacharie et s'étonnait de voir qu'il restait si
longtemps dans le sanctuaire.
Quand il sortit, il ne pouvait pas leur parler, et ils comprirent qu'il
avait eu une vision dans le sanctuaire. Il leur faisait des signes, car il
demeurait muet.
Lorsqu'il eut achevé son temps de service au Temple, il repartit chez lui.
Quelque temps plus tard, sa femme Élisabeth devint enceinte. Pendant cinq
mois, elle garda le secret. Elle se disait :
« Voilà ce que le Seigneur a fait pour moi, lorsqu'il a daigné mettre fin à
ce qui faisait ma honte aux yeux des hommes. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Jean Tauler (vers 1300-1361), dominicain à Strasbourg
Sermon pour la fête de Noël (trad. Cerf 1991, p.15s)

« Voici que tu devras garder le silence »

      A Noël nous fêtons une triple naissance… La première et la plus
sublime naissance est celle du Fils unique engendré par le Père céleste
dans l'essence divine, dans la distinction des personnes. La seconde
naissance est celle qui s'accomplit par une mère qui dans sa fécondité a
gardé la pureté absolue de sa chasteté virginale. La troisième est celle
par laquelle Dieu, tous les jours et à toute heure, naît en vérité,
spirituellement, par la grâce et l'amour, dans une bonne âme…

      Pour cette troisième naissance, il ne doit rester en nous qu'une
recherche simple et pure de Dieu sans plus aucun désir d'avoir rien qui
nous soit propre…, avec la seule volonté d'être à lui, de lui faire place
de la façon la plus élevée, la plus intime avec lui, pour qu'il puisse
accomplir son oeuvre et naître en nous sans que nous y mettions obstacle…
C'est pourquoi saint Augustin nous dit : « Vide-toi pour que tu puisses
être rempli ; sors afin de pouvoir entrer », et ailleurs : « Ô toi, âme
noble, noble créature, pourquoi cherches-tu en dehors de toi ce qui est en
toi, tout entier, de la façon la plus vraie et la plus manifeste ? Et
puisque tu participes à la nature divine, que t'importent les choses créées
et qu'as-tu donc à faire avec elles ? » Si l'homme préparait ainsi la place
au fond de lui-même, Dieu, sans aucun doute, serait obligé de le remplir et
complètement ; sinon le ciel se romprait plutôt pour remplir le vide. Dieu
ne peut pas laisser les choses vides ; ce serait contraire à sa nature, à
sa justice.

      C'est pourquoi tu dois te taire ; alors le Verbe de cette naissance
pourra être prononcé en toi et tu pourras l'entendre. Mais sois bien sûr
que si tu veux parler, lui doit se taire. On ne peut mieux servir le Verbe
qu'en se taisant et en écoutant. Si donc tu sors complètement de toi-même,
Dieu entrera tout entier ; autant tu sors, autant il entre, ni plus ni
moins.




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18 décembre 2007

Evangile du jour

mardi 18 décembre 2007
Férie de l'Avent : semaine avant Noël (18 déc.)

Semaine préparatoire à Noël 2
St Gatien, évêque (3ème s.)



Commentaire du jour
Jean Paul II : « Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'Ange du Seigneur lui avait prescrit »

Les lectures du jour

Mt 1,18-24.
Voici quelle fut l'origine de Jésus Christ.Marie, la mère de Jésus, avait
été accordée en mariage à Joseph ; or, avant qu'ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer
publiquement ; il décida de la répudier en secret.
Il avait formé ce projet, lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe
et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi
Marie, ton épouse : l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit
Saint ;
elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus
(c'est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c'est lui qui sauvera son peuple de
ses péchés. »
Tout cela arriva pour que s'accomplît la parole du Seigneur prononcée par
le prophète :
Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on
donnera le nom d'Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».
Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait
prescrit : il prit chez lui son épouse


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Jean Paul II
Redemptoris custos, §4

« Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'Ange du Seigneur lui avait prescrit »

Au début de son pèlerinage de foi, la foi de Marie rencontre la foi
de Joseph. Si Elisabeth a dit de la Mère du Rédempteur : « Bienheureuse
celle qui a cru » (Lc 1,45), on peut en un sens attribuer aussi cette
béatitude à Joseph, car il a répondu affirmativement à la Parole de Dieu
quand elle lui a été transmise en ce moment décisif. Joseph, il est vrai,
n'a pas répondu à l'annonce de l'ange comme Marie, mais il « fit ce que
l'Ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse ». Ce
qu'il a fait est pure « obéissance de la foi » (Rm 1,5). On peut dire
que ce qu'a fait Joseph l'unit d'une manière toute spéciale à la foi de
Marie ; il a accepté comme une vérité venant de Dieu ce qu'elle avait déjà
accepté lors de l'Annonciation. Le Concile Vatican II dit : « A Dieu qui
révèle est due l'obéissance de la foi par laquelle l'homme s'en remet tout
entier et librement à Dieu dans un complet hommage d'intelligence et de
volonté à Dieu qui révèle et dans un assentiment volontaire à la révélation
qu'il fait » (Dei Verbum, 5). Cette phrase, qui touche à l'essence même de
la foi, s'applique parfaitement à Joseph de Nazareth. Il est devenu
donc d'une façon singulière le dépositaire du mystère « tenu caché depuis
les siècles en Dieu » (Ep 3,9), de même que Marie l'est devenue en ce
moment décisif appelé par l'apôtre Paul « la plénitude du temps », lorsque
« Dieu envoya son Fils, né d'une femme…afin de racheter les sujets de la
Loi, pour leur conférer l'adoption filiale » (Ga 4,4-5)… Joseph est, avec
Marie, le premier dépositaire de ce mystère divin… En ayant devant les yeux
le texte des deux évangélistes Matthieu et Luc, on peut dire également que
Joseph est le premier à participer à la foi de la Mère de Dieu et qu'ainsi
il soutient son épouse dans la foi à l'Annonciation divine ; il est placé
le premier par Dieu sur le chemin du pèlerinage de foi de Marie… Le chemin
personnel de Joseph, son pèlerinage de foi, se conclura le premier…;
cependant, le chemin de foi de Joseph suit la même direction.




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17 décembre 2007

Evangile du jour

lundi 17 décembre 2007
Férie de l'Avent : semaine avant Noël (17 déc.)

Semaine préparatoire à Noël 1
Ste Olympiade, veuve (+ 408), St Judicaël (Gaël), roi (v. 650)



Commentaire du jour
Concile Vatican II : « Marie, de laquelle fut engendré Jésus »

Les lectures du jour

Mt 1,1-17.
Voici la table des origines de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham
:
Abraham engendra Isaac,Isaac engendra Jacob,Jacob engendra Juda et ses
frères,
Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara,Pharès engendra
Esrom,Esrom engendra Aram,
Aram engendra Aminadab,Aminadab engendra Naassone,Naassone engendra
Salmone,
Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz,Booz, de son union avec
Ruth, engendra Jobed,Jobed engendra Jessé,
Jessé engendra le roi David.David, de son union avec la femme d'Ourias,
engendra Salomon,
Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa,
Asa engendra Josaphat,Josaphat engendra Joram,Joram engendra Ozias,
Ozias engendra Joatham,Joatham engendra Acaz,Acaz engendra Ézékias,
Ézékias engendra Manassé,Manassé engendra Amone,Amone engendra Josias,
Josias engendra Jékonias et ses frères à l'époque de l'exil à Babylone.
Après l'exil à Babylone, Jékonias engendra Salathiel,Salathiel engendra
Zorobabel,
Zorobabel engendra Abioud,Abioud engendra Éliakim,Éliakim engendra Azor,
Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akim,Akim engendra Élioud,
Élioud engendra Éléazar,Éléazar engendra Mattane,Mattane engendra Jacob,
Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie,de laquelle fut engendré Jésus,que
l'on appelle Christ (ou Messie).
Le nombre total des générations est donc : quatorze d'Abraham jusqu'à
David, quatorze de David jusqu'à l'exil à Babylone, quatorze de l'exil à
Babylone jusqu'au Christ.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Concile Vatican II
Constitution dogmatique sur l'Eglise, « Lumen Gentium », 55

« Marie, de laquelle fut engendré Jésus »

Les saintes Ecritures de l'Ancien et du Nouveau Testament, ainsi que
la sainte Tradition, montrent avec une clarté grandissante le rôle de la
Mère du Sauveur dans l'histoire du salut et nous la mettent, pour ainsi
dire, sous les yeux. Les livres de l'Ancien Testament décrivent l'histoire
du salut, où la venue du Christ dans le monde s'est préparée lentement. Ces
documents des premiers âges, selon l'intelligence qu'en a l'Eglise à la
lumière de la révélation parfaite qui devait suivre, mettent peu à peu en
une lumière toujours plus claire la figure d'une femme : la Mère du
Rédempteur. C'est elle qu'on devine déjà présentée prophétiquement sous
cette lumière dans la promesse de la victoire sur le serpent qui est faite
à nos premiers parents tombés dans le péché (Gn 3,15). Pareillement, c'est
elle la Vierge qui concevra et mettra au monde un Fils dont le nom sera
Emmanuel (Is 7,14;Mi 5,2). Elle est au premier rang de ces humbles et de
ces pauvres du Seigneur qui attendent le salut avec confiance et reçoivent
de lui le salut. Et enfin, avec elle, fille sublime de Sion, après la
longue attente de la promesse, les temps s'accomplissent et une nouvelle
dispensation s'instaure lorsque le Fils de Dieu prend d'elle la nature
humaine pour libérer l'homme du péché par les mystères de sa chair.




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16 décembre 2007

Evangile du jour

dimanche 16 décembre 2007
Troisième Dimanche de l'Avent

Troisième Dimanche de l'Avent
Sts martyrs d'Afrique (+ 482), Ste Adélaïde, veuve et impératrice (+ 999), Bse Marie des Anges, o.c.d. (+ 1717)



Commentaire du jour
Saint Grégoire le Grand : Jean le Baptiste, précurseur du Christ dans la mort comme dans la vie

Les lectures du jour

Mt 11,2-11.
Jean le Baptiste, dans sa prison, avait appris ce que faisait le Christ. Il
lui envoya demander par ses disciples :
« Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »
Jésus leur répondit : « Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et
voyez :
Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les
sourds entendent, les morts ressuscitent, et la Bonne Nouvelle est annoncée
aux pauvres.
Heureux celui qui ne tombera pas à cause de moi ! »
Tandis que les envoyés de Jean se retiraient, Jésus se mit à dire aux
foules à propos de Jean : « Qu'êtes-vous allés voir au désert ? un roseau
agité par le vent ?...
Alors, qu'êtes-vous donc allés voir ? un homme aux vêtements luxueux ? Mais
ceux qui portent de tels vêtements vivent dans les palais des rois.
Qu'êtes-vous donc allés voir ? un prophète ? Oui, je vous le dis, et bien
plus qu'un prophète.
C'est de lui qu'il est écrit : Voici que j'envoie mon messager en avant de
toi, pour qu'il prépare le chemin devant toi.
Amen, je vous le dis : Parmi les hommes, il n'en a pas existé de plus grand
que Jean Baptiste ; et cependant le plus petit dans le Royaume des cieux
est plus grand que lui.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Grégoire le Grand (vers 540-604), pape, docteur de l'Église
Homélies sur l'Evangile, n° 6 (trad. Barroux rev.)

Jean le Baptiste, précurseur du Christ dans la mort comme dans la vie

      Pourquoi, une fois emprisonné, Jean le Baptiste envoie-t-il ses
disciples demander : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en
attendre un autre ? », comme s'il ne connaissait pas celui qu'il avait
montré ?... Cette question trouve vite sa réponse si l'on examine le temps
et l'ordre dans lesquels se sont déroulés les faits. Sur les rives du
Jourdain, Jean a affirmé que Jésus était le Rédempteur du monde (Jn 1,29) ;
une fois emprisonné, il demande pourtant s'il est bien celui qui doit
venir. Ce n'est pas qu'il doute que Jésus soit le Rédempteur du monde, mais
il cherche à savoir si celui qui était venu en personne dans le monde va
aussi descendre en personne dans les prisons du séjour des morts. Car celui
que Jean a déjà annoncé au monde en tant que précurseur, il le précède
encore aux enfers par sa mort… C'est comme s'il disait clairement : « De
même que tu as daigné naître pour les hommes, fais-nous savoir si tu
daigneras aussi mourir pour eux, de sorte que, précurseur de ta naissance,
je le devienne aussi de ta mort et que j'annonce au séjour des morts que tu
vas venir, comme j'ai déjà annoncé au monde que tu étais venu ».

      C'est pour cela que la réponse du Seigneur traite de l'abaissement de
sa mort aussitôt après avoir énuméré les miracles opérés par sa puissance :
« Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les
sourds entendent, les morts ressuscitent, les pauvres sont évangélisés.
Heureux celui qui ne trébuchera pas à cause de moi ! » A la vue de tant de
signes et de si grands prodiges, personne n'avait sujet de trébucher, mais
bien plutôt d'admirer. Il s'éleva cependant une grave occasion de scandale
dans l'esprit de ceux qui ne croyaient pas lorsqu'ils le virent mourir,
même après tant de miracles. D'où le mot de Paul : « Nous prêchons un
Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens » (1Co
1,23)... Quand donc le Seigneur dit : « Heureux celui qui ne trébuchera pas
à cause de moi », ne veut-il pas désigner clairement l'abjection et
l'abaissement de sa mort ? C'est comme s'il disait ouvertement : « Il est
vrai que je fais des choses admirables, mais je ne refuse pas pour autant
de souffrir des choses ignominieuses. Puisque je vais suivre Jean le
Baptiste en mourant, que les hommes se gardent bien de mépriser en moi la
mort, eux qui vénèrent en moi les miracles ».




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15 décembre 2007

Evangile du jour

samedi 15 décembre 2007
Le samedi de la 2e semaine de l'Avent

Ste Virginie Centurione Bracelli, fondatrice (+ 1651), Ste Ninon, vierge (4ème s.)



Commentaire du jour
Saint Irénée de Lyon : « Je vous le déclare : Elie est déjà venu »

Les lectures du jour

Mt 17,10-13.
Les disciples interrogèrent Jésus : « Pourquoi donc les scribes disent-ils
que le prophète Élie doit venir d'abord ? »
Jésus leur répondit : « Élie va venir pour remettre tout en place.
Mais, je vous le déclare : Élie est déjà venu ; au lieu de le reconnaître,
ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu. Le Fils de l'homme, lui aussi,
va souffrir par eux. »
Alors les disciples comprirent qu'il leur parlait de Jean le Baptiste.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Irénée de Lyon (vers 130-vers 208), évêque, théologien et martyr
Contre les hérésies, III, 10-11 (trad. cf. SC 34)

« Je vous le déclare : Elie est déjà venu »

A propos de Jean le Baptiste, nous lisons chez Luc : « Il sera grand
devant le Seigneur, et il ramènera beaucoup des fils d'Israël au Seigneur
leur Dieu. Il marchera devant lui avec l'esprit et la puissance d'Elie,
afin de préparer pour le Seigneur un peuple bien disposé » (Lc 1,15s). Pour
qui donc a-t-il préparé un peuple et devant quel Seigneur a-t-il été grand
? Sans aucun doute devant celui qui a dit que Jean avait quelque chose de «
plus qu'un prophète » et que « personne d'entre les enfants des femmes
n'était plus grand que Jean le Baptiste » (Mt 11,9.11). Car Jean préparait
un peuple en annonçant d'avance à ses compagnons de servitude la venue du
Seigneur et en leur prêchant la pénitence, afin que, lorsque le Seigneur
serait présent, ils soient en état de recevoir son pardon, qu'ils
reviennent à celui dont ils s'étaient éloignés par leurs péchés et leurs
transgressions… C'est pourquoi, en les ramenant à leur Seigneur, Jean
préparait au Seigneur un peuple bien disposé, dans l'esprit et la puissance
d'Elie… Jean l'évangéliste nous dit : « Il y eut un homme envoyé par
Dieu ; son nom était Jean. Il était venu comme témoin, pour rendre
témoignage à la Lumière. Il n'était pas la Lumière, mais il venait pour lui
rendre témoignage » (1,6-8). Ce précurseur, Jean le Baptiste, qui rendait
témoignage à la lumière, a été envoyé sans aucun doute par le Dieu
qui…avait promis par les prophètes d'envoyer son messager devant la face de
son Fils pour lui préparer le chemin (Ml 3,1;Mc 1,2), c'est-à-dire pour
rendre témoignage à la Lumière dans l'esprit et la puissance d'Élie...
Précisément parce que Jean est un témoin, le Seigneur dit qu'il était plus
qu'un prophète. Tous les autres prophètes ont annoncé la venue de la
lumière du Père et ont désiré être jugés dignes de voir celui qu'ils
prêchaient. Jean a prophétisé comme eux mais il l'a vu présent, il l'a
montré et a persuadé beaucoup de croire en lui, si bien qu'il a tenu à la
fois la place d'un prophète et celle d'un apôtre. Voilà pourquoi le Christ
dit de lui qu'il était « plus qu'un prophète ».




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14 décembre 2007

Evangile du jour

vendredi 14 décembre 2007
Le vendredi de la 2e semaine de l'Avent

St Jean de la Croix, docteur de l'Eglise (+ 1591), Ste Odile (VIIème siècle)



Commentaire du jour
Saint Maxime de Turin : Répondre aux appels de Dieu à nous convertir du fond de notre cœur

Les lectures du jour

Mt 11,16-19.
A qui vais-je comparer cette génération ? Elle ressemble à des gamins assis
sur les places, qui en interpellent d'autres :
'Nous vous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé. Nous avons
entonné des chants de deuil, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine.'
Jean Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas, il ne boit pas, et l'on
dit : 'C'est un possédé' !
Le Fils de l'homme est venu : il mange et il boit, et l'on dit : 'C'est un
glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.' Mais la
sagesse de Dieu se révèle juste, à travers ce qu'elle fait. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Maxime de Turin (?-vers 420), évêque
Sermon CC 61a ; PL 57, 233 (trad. coll. Pères dans la foi, Migne 1996, p. 25 rev.)

Répondre aux appels de Dieu à nous convertir du fond de notre cœur

Même sans que je vous en parle, frères, le temps suffit à nous
avertir que l'anniversaire de la Nativité du Christ notre Seigneur est
proche. La création elle-même exprime l'imminence d'un événement qui
restaure tout pour le mieux. Elle aussi désire avec impatience voir
illuminer ses ténèbres de l'éclat d'un soleil plus brillant que le soleil
ordinaire. Cette attente de la création du renouvellement de son cycle
annuel nous invite à attendre la naissance du nouveau soleil qu'est le
Christ qui illumine les ténèbres de nos péchés. Le soleil de justice (Ml
3,20), qui apparaîtra dans toute sa force, dissipera l'obscurité de nos
péchés qui a duré trop longtemps. Il ne supporte pas que le cours de notre
vie soit étouffé par les ténèbres de l'existence ; il veut la dilater par
sa puissance. Alors, de même qu'en ces jours du solstice, la création
répand plus largement sa lumière, déployons ainsi notre justice. De même
que la clarté de ce jour est le bien commun des pauvres et des riches, que
nos largesses s'étendent sans compter aux voyageurs et aux pauvres. Le
monde, en ces temps-ci, restreint la durée des ténèbres ; et nous,
retranchons aux ombres de notre avarice… Qu'en nos coeurs toute glace fonde
; que la semence de la justice croisse, réchauffée par les rayons du
Sauveur. Donc, frères, préparons-nous à accueillir le jour de la
naissance du Seigneur en nous parant de vêtements éclatants de blancheur.
Je parle de ceux qui habillent l'âme, non le corps. Le vêtement qui habille
notre corps est une tunique sans importance. Mais c'est le corps, objet
précieux, qui habille l'âme. Le premier vêtement est tissé par des mains
humaines ; le second est l'oeuvre des mains de Dieu. Et c'est pourquoi il
faut veiller avec la plus grande sollicitude à préserver de toute tache
l'oeuvre de Dieu… Avant la Nativité du Seigneur, purifions notre conscience
de toute souillure. Présentons-nous, non revêtus de soie, mais plutôt
d'oeuvres de valeur… Commençons donc par orner notre sanctuaire intérieur.




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13 décembre 2007

Evangile du jour

jeudi 13 décembre 2007
Le jeudi de la 2e semaine de l'Avent

Ste Lucie de Syracuse, vierge et martyre (+ 305)



Commentaire du jour
Origène : La vraie violence qui s'empare du Royaume des cieux

Les lectures du jour

Mt 11,11-15.
Amen, je vous le dis : Parmi les hommes, il n'en a pas existé de plus grand
que Jean Baptiste ; et cependant le plus petit dans le Royaume des cieux
est plus grand que lui.
Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu'à présent, le Royaume des cieux
subit la violence, et des violents cherchent à s'en emparer.
Tous les Prophètes, ainsi que la Loi, ont parlé jusqu'à Jean.
Et, si vous voulez bien comprendre, le prophète Élie qui doit venir, c'est
lui.
Celui qui a des oreilles, qu'il entende !


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Origène (vers 185-253), prêtre et théologien
Homélies sur Josué, n° 5 (trad. SC 71, p. 166)

La vraie violence qui s'empare du Royaume des cieux

      Josué a traversé le Jourdain pour attaquer la ville de Jéricho. Mais
Saint Paul enseigne : « Nous ne luttons pas contre des hommes, mais contre
les forces invisibles, les puissances des ténèbres qui dominent le monde,
les esprits du mal qui sont au-dessus de nous » (Ep 6,12). Les choses qui
ont été écrites sont des images et des symboles. Car Paul dit ailleurs : «
Ces évènements servaient d'exemple ; ils ont été écrits pour notre
instruction, à nous qui voyons arriver la fin des temps » (1Co 10,11). Si
donc ces choses ont été écrites pour notre instruction, eh bien ! pourquoi
tardes-tu ? Comme Josué, partons pour la guerre, prenons d'assaut la plus
vaste cité de ce monde, c'est-à-dire la méchanceté, et détruisons les
murailles orgueilleuses du péché.

      Regarderais-tu alentour quel chemin il faut prendre, quel champ de
bataille il faut choisir ? Tu vas trouver, sans doute, mes paroles
étonnantes, elles sont pourtant vraies : limite tes recherches à toi seul.
En toi est le combat que tu vas livrer, à l'intérieur de toi l'édifice du
mal et du péché qu'il faut abattre ; ton ennemi sort du fond de ton coeur.
Ce n'est pas moi qui le dis, mais le Christ ; écoute-le : « C'est du coeur
que viennent les pensées mauvaises, meurtres, adultères, inconduites, vols,
faux témoignages, diffamations » (Mt 15,19). Réalises-tu la puissance de
cette armée ennemie qui s'avance contre toi du fond de ton coeur ? Voilà
nos vrais ennemis.




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12 décembre 2007

Evangile du jour

mercredi 12 décembre 2007
Le mercredi de la 2e semaine de l'Avent

Notre Dame de Guadalupe (1531)



Commentaire du jour
Saint Ambroise : Aller vers les autres comme le Seigneur vient vers nous

Les lectures du jour

Mt 11,28-30.
«Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je
vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble
de coeur, et vous trouverez le repos.
Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Ambroise (vers 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
La Pénitence, I, 1 (trad. SC 179, p.53 rev.)

Aller vers les autres comme le Seigneur vient vers nous

La modération est sans doute la plus belle des vertus… C'est à elle
seule que l'Église, acquise au prix du sang du Seigneur, doit son expansion
; elle est à l'image du bienfait céleste de la rédemption universelle… De
ce fait, celui qui s'applique à corriger les défauts de la faiblesse
humaine doit supporter et en quelque sorte peser cette faiblesse sur ses
propres épaules, et non pas la rejeter. Car on lit que le berger de
l'Evangile a porté la brebis fatiguée, non qu'il l'a rejetée (Lc 15,5)… La
modération, en effet, doit tempérer la justice. Autrement, comment
quelqu'un pour qui tu montres du dégoût -- quelqu'un qui penserait être
pour son médecin un objet de mépris et non de compassion -- comment
pourrait-il venir vers toi pour être soigné ? C'est pourquoi le
Seigneur Jésus a fait preuve de compassion envers nous. Son désir était de
nous appeler à lui, et pas de nous faire fuir en nous effrayant. La douceur
marque sa venue ; sa venue est marquée par l'humilité. Il a dit d'ailleurs
: « Venez à moi, vous tous qui peinez, et je vous réconforterai ». Ainsi
donc, le Seigneur Jésus réconforte, il n'exclut pas, il ne rejette pas. Et
c'est à bon droit qu'il a choisi pour disciples des hommes qui, en fidèles
interprètes de la volonté du Seigneur, rassembleraient le peuple de Dieu,
au lieu de le repousser.




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11 décembre 2007

Evangile du jour

mardi 11 décembre 2007
Le mardi de la 2e semaine de l'Avent

St Damase, pape (+ 384), Ste Maravillas de Jesus (1891-1974)



Commentaire du jour
Saint Claude la Colombière : Le Fils de Dieu vient à notre recherche

Les lectures du jour

Mt 18,12-14.
Que pensez-vous de ceci ? Si un homme possède cent brebis et que l'une
d'entre elles s'égare, ne laissera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf
autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ?
Et, s'il parvient à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour
elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.
Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits
soit perdu.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Claude la Colombière (1641-1682), jésuite
Sermon prêché à Londres devant la duchesse d'York (trad. Christus, 1959 / Orval)

Le Fils de Dieu vient à notre recherche

      Représentez-vous la désolation d'un pauvre berger dont la brebis
s'est égarée. On n'entend dans toutes les campagnes voisines que la voix de
ce malheureux qui, ayant abandonné le gros du troupeau, court dans les bois
et sur les collines, passe à travers les fourrés et les buissons, en se
lamentant et criant de toute sa force et ne pouvant se résoudre à rentrer
qu'il n'ait retrouvé sa brebis et qu'il ne l'ait ramené à la bergerie.

      Voilà ce qu'a fait le Fils de Dieu lorsque les hommes s'étaient
soustraits par leur désobéissance à la conduite de leur Créateur ; il est
descendu sur la terre et n'a épargné ni soins ni fatigues pour nous
rétablir dans l'état duquel nous étions déchus. C'est ce qu'il fait encore
tous les jours pour ceux qui s'éloignent de lui par le péché ; il les suit,
pour ainsi dire, à la trace, ne cessant de les rappeler jusqu'à ce qu'il
les ait remis en voie de salut. Et certes, s'il n'en usait pas de la sorte,
vous savez que c'en serait fait de nous après le premier péché mortel ; il
nous serait impossible d'en revenir. Il faut que ce soit lui qui fasse
toutes les avances, qu'il nous présente sa grâce, qu'il nous poursuive,
qu'il nous invite à avoir pitié de nous-mêmes, sans quoi nous ne songerions
jamais à lui demander miséricorde...

      L'ardeur avec laquelle Dieu nous poursuit est sans doute un effet
d'une très grande miséricorde. Mais la douceur dont ce zèle est accompagné
marque une bonté encore plus admirable. Nonobstant le désir extrême qu'il a
de nous faire revenir, il n'use jamais de violence, il n'emploie pour cela
que les voies de la douceur. Je ne vois nul pécheur, en toute l'histoire de
l'Évangile, qui ait été invité à la pénitence autrement que par des
caresses et par des bienfaits.




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10 décembre 2007

Evangile du jour

lundi 10 décembre 2007
Le lundi de la 2e semaine de l'Avent

St Grégoire III, pape (+ 741), St Miltiade, pape (+ 314), St Melchiade (Miltiade), pape (+ 314)



Commentaire du jour
Saint Irénée de Lyon : « Aujourd'hui nous avons vu des choses extraordinaires »

Les lectures du jour

Lc 5,17-26.
Un jour que Jésus enseignait, il y avait dans l'assistance des pharisiens
et des docteurs de la Loi, venus de tous les villages de Galilée et de
Judée, ainsi que de Jérusalem ; et la puissance du Seigneur était à
l'oeuvre pour lui faire opérer des guérisons.
Arrivent des gens, portant sur une civière un homme qui était paralysé ;
ils cherchaient à le faire entrer pour le placer devant Jésus.
Mais, ne voyant pas comment faire à cause de la foule, ils montèrent sur le
toit et, en écartant les tuiles, ils le firent descendre avec sa civière en
plein milieu devant Jésus.
Voyant leur foi, il dit : « Tes péchés te sont pardonnés. »
Les scribes et les pharisiens se mirent à penser : « Quel est cet homme qui
dit des blasphèmes ? Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ?
»
Mais Jésus, saisissant leurs raisonnements, leur répondit : « Pourquoi
tenir ces raisonnements ?
Qu'est-ce qui est le plus facile ? de dire : 'Tes péchés te sont
pardonnés', ou bien de dire : 'Lève-toi et marche'?
Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a sur terre le
pouvoir de pardonner les péchés, je te l'ordonne, dit-il au paralysé :
lève-toi, prends ta civière et retourne chez toi. »
A l'instant même, celui-ci se leva devant eux, il prit ce qui lui servait
de lit et s'en alla chez lui en rendant gloire à Dieu.
Tous furent saisis de stupeur et ils rendaient gloire à Dieu. Remplis de
crainte, ils disaient : « Aujourd'hui nous avons vu des choses
extraordinaires ! »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Irénée de Lyon (vers 130-vers 208), évêque, théologien et martyr
Contre les hérésies III, 2, 2 (trad. SC 34, p. 345)

« Aujourd'hui nous avons vu des choses extraordinaires »

      Le Verbe de Dieu est venu habiter dans l'homme ; il s'est fait « Fils
de l'Homme » pour habituer l'homme à recevoir Dieu et pour habituer Dieu à
habiter dans l'homme, comme il a plu au Père. Voilà pourquoi le signe de
notre salut, l'Emmanuel né de la Vierge, a été donné par le Seigneur
lui-même (Is 7,14). C'est en effet le Seigneur lui-même qui sauve les
hommes, puisque ceux-ci ne peuvent pas se sauver par eux-mêmes... Le
prophète Isaïe a dit : « Affermissez-vous, mains affaiblies, genoux
chancelants ! Ranimez votre courage, coeurs défaillants ; affermissez-vous,
ne craignez plus ! Voici notre Dieu qui exerce lui-même le jugement ; il
vient lui-même, il va nous sauver » (35,3-4). Car c'est seulement du
secours de Dieu, et non de nous-mêmes, que nous pouvions tenir notre salut.

      Voici un autre texte où Isaïe a prédit que celui qui nous sauve n'est
ni simplement un homme, ni un être incorporel : « Ce n'est pas un messager,
ce n'est pas un ange, mais c'est le Seigneur lui-même qui sauvera son
peuple. Parce qu'il l'aime, il lui pardonnera ; lui-même, il le délivrera »
(63,9). Mais ce Sauveur est aussi vraiment un homme, visible : « Cité de
Sion, voici : tes yeux verront notre Sauveur » (33,20)... Un autre prophète
a dit : « Lui-même il se retournera, nous fera miséricorde, et jettera nos
péchés au fond de la mer » (Mi 7,19)... Du pays de Juda, de Bethléem (Mi
5,1) devait venir le Fils de Dieu, qui est aussi Dieu, pour répandre sa
louange sur toute la terre... Dieu donc s'est bien fait homme et le
Seigneur lui-même nous a sauvés en nous donnant le signe de la Vierge.




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09 décembre 2007

Evangile du jour

dimanche 09 décembre 2007
Deuxième Dimanche de l'Avent

Deuxième Dimanche de l'Avent
St Pierre Fourier, fondateur (+ 1640), Ste Léocadie, vierge et martyre (+ 303)



Commentaire du jour
Saint Grégoire le Grand : « Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route »

Les lectures du jour

Mt 3,1-12.
En ces jours-là, paraît Jean le Baptiste, qui proclame dans le désert de
Judée :
« Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche. »
Jean est celui que désignait la parole transmise par le prophète Isaïe :A
travers le désert, une voix crie :Préparez le chemin du Seigneur,aplanissez
sa route.
Jean portait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir
autour des reins ; il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.
Alors Jérusalem, toute la Judée et toute la région du Jourdain venaient à
lui,
et ils se faisaient baptiser par lui dans le Jourdain en reconnaissant
leurs péchés.
Voyant des pharisiens et des sadducéens venir en grand nombre à ce baptême,
il leur dit : « Engeance de vipères ! Qui vous a appris à fuir la colère
qui vient ?
Produisez donc un fruit qui exprime votre conversion,
et n'allez pas dire en vous-mêmes : 'Nous avons Abraham pour père' ; car,
je vous le dis : avec les pierres que voici, Dieu peut faire surgir des
enfants à Abraham.
Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres : tout arbre qui ne produit
pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu.
Moi, je vous baptise dans l'eau, pour vous amener à la conversion. Mais
celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne
de lui retirer ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et dans
le feu ;
il tient la pelle à vanner dans sa main, il va nettoyer son aire à battre
le blé, et il amassera le grain dans son grenier. Quant à la paille, il la
brûlera dans un feu qui ne s'éteint pas. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Grégoire le Grand (vers 540-604), pape, docteur de l'Église
Homélies sur l'Evangile, n° 20 (trad. Solesmes, Lectionnaire, t.1, p. 157 et Barroux)

« Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route »

      Pour tout lecteur il est évident que Jean non seulement a prêché,
mais a conféré un baptême de pénitence. Cependant il n'a pas pu donner un
baptême qui remet les péchés, car la rémission des péchés nous est accordée
seulement dans le baptême du Christ. C'est pourquoi l'évangéliste dit qu'il
« prêchait un baptême de pénitence en vue de la rémission des péchés » (Lc
3,3) ; ne pouvant pas donner lui-même le baptême qui pardonnerait les
péchés, il annonçait celui à venir. De même que la parole de sa prédication
était l'avant-coureur de la Parole du Père faite chair, ainsi son
baptême...précédait celui du Seigneur, ombre de la vérité (Col 2,17).

      Ce même Jean, interrogé sur ce qu'il était, a répondu : « Moi, je
suis la voix de celui qui crie dans le désert » (Jn 1,23;Is 40,3). Le
prophète Isaïe l'avait appelé « voix » car il précédait la Parole. Ce qu'il
criait, la suite nous l'apprend : « Préparez les chemins du Seigneur,
rendez droits ses sentiers ». Celui qui prêche la foi droite et les bonnes
oeuvres, que fait-il sinon préparer la route dans les coeurs des auditeurs
pour le Seigneur qui vient ? Ainsi la grâce toute-puissante pourra pénétrer
dans ces coeurs, la lumière de la vérité les illuminer...

      Saint Luc ajoute : « Toute vallée sera comblée, toute montagne et
toute colline seront abaissées ». Que désigne ici les vallées, sinon les
humbles, et les monts et collines, sinon les orgueilleux ? À la venue du
Rédempteur…, selon sa propre parole, « qui s'élève sera humilié et qui
s'abaisse sera élevé » (Lc 14,11)… Par leur foi au médiateur entre Dieu et
les hommes, Jésus Christ fait homme (1 Tm 2,5), ceux qui croient en lui ont
reçu la plénitude de la grâce, alors que ceux qui refusent de croire ont
été abaissés dans leur orgueil. Toute vallée sera comblée car les coeurs
humbles, accueillant la parole de la sainte doctrine, seront remplis de la
grâce des vertus, selon ce qui est écrit : « Il a fait jaillir des sources
au creux des vallées » (Ps 104,10).




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08 décembre 2007

Evangile du jour

samedi 08 décembre 2007
Solennité de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie

Solennité de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie
St Romaric, abbé (7ème s.)



Commentaire du jour
Saint Sophrone de Jérusalem : Marie, « comblée de grâce » dans son Immaculée Conception

Les lectures du jour

Lc 1,26-38.
Au sixième mois d'Elisabeth, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une
ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison
de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L'ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le
Seigneur est avec toi. »
A cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que
pouvait signifier cette salutation.
L'ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce
auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de
Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui
donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de
fin. »
Marie dit à l'ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis
vierge ? »
L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du
Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître
sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu.
Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa
vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait : 'la
femme stérile'.
Car rien n'est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour
moi selon ta parole. »Alors l'ange la quitta.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Sophrone de Jérusalem (?-639), moine, évêque
Homélie pour l'Annonciation, 2 ; PG 87, 3, 3241 (trad. bréviaire rev.)

Marie, « comblée de grâce » dans son Immaculée Conception

« Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi ». Que
peut-il y avoir de plus grand que cette joie, ô Vierge Mère ? Que peut-il y
avoir au-dessus de cette grâce que tu es la seule à avoir reçue en partage
de la part de Dieu ? Que peut-on concevoir de plus joyeux et de plus
lumineux ? Tout demeure loin derrière tes merveilles ; tout se trouve
au-dessous de ta grâce. Les privilèges les plus certains n'ont que le
second rang et ne possèdent qu'un éclat bien moindre. « Le Seigneur
est avec toi ». Qui oserait rivaliser avec toi sur ce point ? Dieu naît de
toi. Qui donc ne te céderait la place aussitôt pour te laisser avec joie la
première place et l'excellence ? C'est pourquoi, lorsque je te contemple
placée au-dessus de toutes les créatures, je proclame hautement tes
louanges : « Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi ». La
joie qui émane de toi n'est pas seulement accordée aux hommes mais aussi à
toutes les puissances angéliques du ciel... Dieu lui-même habite
corporellement dans ton sein ; il en sort comme l'Époux (Ps 18,6) pour
apporter à tous les hommes la joie et la lumière divines. C'est en toi, ô
Vierge, que Dieu, comme dans un ciel très pur et lumineux, « a établi sa
demeure » (cf. Ps 75,3). « De toi, il s'élance comme un époux quittant la
chambre nuptiale » ; imitant « la course d'un géant, il va parcourir la
carrière » de sa vie, qui apportera le salut à tous les vivants. S'étendant
« d'une extrémité du ciel à l'autre » comme le soleil (Ps 18,6-7), il
remplira toutes choses de son ardeur divine et de sa lumière vivifiante.




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07 décembre 2007

Evangile du jour

vendredi 07 décembre 2007
Le vendredi de la 1ère semaine de l'Avent

St Ambroise de Milan, évêque et docteur de l'Eglise (+ 398)



Commentaire du jour
Hildebrand : « Aie pitié de nous, fils de David »

Les lectures du jour

Mt 9,27-31.
Jésus était en route ; deux aveugles le suivirent, en criant : « Aie pitié
de nous, fils de David ! »
Quand il fut dans la maison, les aveugles l'abordèrent, et Jésus leur dit :
« Croyez-vous que je peux faire cela ? » Ils répondirent : « Oui, Seigneur.
»
Alors il leur toucha les yeux, en disant : « Que tout se fasse pour vous
selon votre foi ! »
Leurs yeux s'ouvrirent, et Jésus leur dit sévèrement : « Attention ! que
personne ne le sache ! »
Mais, à peine sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Hildebrand (13è siècle), moine cistercien
Opuscule sur la contemplation (trad. Solesmes, Lectionnaire monastique, 1993, t.1, p. 99)

« Aie pitié de nous, fils de David »

Jésus béni, mon espoir, mon attente, mon amour, j'ai quelque chose à
te dire, quelque chose sur toi, un propos plein de douleur et de misère.
Toi qui es le Verbe, unique engendré du Père inengendré, devenu chair pour
moi, Parole sortie du coeur du Père, Parole que Dieu a proférée une seule
fois (cf. He 9,26), Parole par laquelle « dans les derniers jours » (He
1,2) ton Père céleste m'a parlé, daigne écouter, toi, Parole de Dieu, la
parole que des désirs abondants font sortir de mon coeur. Écoute et vois :
mon âme est triste et toute troublée quand on me dit chaque jour : « Où est
ton Dieu ? » (Ps 41,4). Je n'ai rien à répondre, je crains que tu ne sois
pas là, je ne sens pas ta présence. Mon coeur brûle, je désire voir
mon Seigneur. Où sont, en effet, ma patience et ma constance ? C'est toi,
Seigneur mon Dieu, et que vais-je faire ? Je te cherche et je ne te trouve
pas ; je te désire et je ne te vois pas ; je te poursuis, et je ne te
saisis pas. Quelle est ma force, pour que je puisse tenir ? Jusqu'où
puis-je endurer ? Quoi de plus triste que mon âme? Quoi de plus misérable?
Quoi de plus éprouvé? Crois-tu, mon amour, que ma tristesse se changera en
joie lorsque je te verrai ? (Jn 16,20)… « Parle, Seigneur, ton serviteur
écoute » (1S 3,9). Que je puisse écouter ce que tu dis en moi, Seigneur mon
Dieu. Dis à mon âme : Je suis ton salut ! (Ps 84,9;34,3) Dis davantage,
Seigneur, et parle de manière à ce que j'entende : « Mon fils, tu es
toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi » (Lc 15,31). Ah!
Verbe de Dieu le Père, c'est cela que j'ai voulu entendre.




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06 décembre 2007

Evangile du jour

jeudi 06 décembre 2007
Le jeudi de la 1ère semaine de l'Avent

St Nicolas de Myre, evêque (+ 324)



Commentaire du jour
Saint Augustin : Construire sur le roc

Les lectures du jour

Mt 7,21.24-27.
Il ne suffit pas de me dire : 'Seigneur, Seigneur !', pour entrer dans le
Royaume des cieux ; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux
cieux.
Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est
comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s'est
abattue sur cette maison ; la maison ne s'est pas écroulée, car elle était
fondée sur le roc.
Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique
est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a
secoué cette maison ; la maison s'est écroulée, et son écroulement a été
complet. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermons sur saint Jean, n° 7 (trad. Véricel, L'Evangile commenté, p. 79 rev.)

Construire sur le roc

Est-ce une chose étonnante que le Seigneur ait changé le nom de
Simon, le remplaçant par Pierre ? (Jn 1,42) « Pierre » veut dire « roc » ;
le nom de Pierre est donc le symbole de l'Eglise. Qui est en sûreté, sinon
celui qui construit sur le roc ? Et que dit le Seigneur lui-même ? « Tout
homme qui écoute les paroles que je dis et les met en pratique est
comparable à un homme avisé qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est
tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont déchaînés
contre cette maison et elle n'a pas croulé : c'est qu'elle avait été fondée
sur le roc...» Que sert d'entrer dans l'Eglise à celui qui veut bâtir
sur le sable ? Il écoute la parole de Dieu mais ne la met pas en pratique ;
il bâtit, mais sur le sable. S'il n'écoutait pas, il ne bâtirait pas ; il
écoute, donc il bâtit. Mais sur quel fondement ? S'il écoute la parole de
Dieu et la met en pratique, c'est sur le roc ; s'il écoute et ne met pas en
pratique, c'est sur le sable. On peut construire donc de deux manières bien
différentes… Si tu te contentes d'écouter sans mettre en pratique, tu
construis une ruine… Si au contraire tu n'écoutes pas, tu restes sans abri,
et tu seras entraîné par le torrent des tribulations… Soyez-en donc
bien certains, mes frères : celui qui écoute la parole sans agir en
conséquence ne bâtit pas sur le roc ; il n'a aucun rapport avec ce grand
nom de Pierre auquel le Seigneur a donné tant d'importance.




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05 décembre 2007

Evangile du jour

mercredi 05 décembre 2007
Le mercredi de la 1ère semaine de l'Avent

St Sabas, abbé (+ 531), St Gérard, archevêque (+ 1109), St Jean Almond, martyr (+1612)



Commentaire du jour
Cardinal John Henry Newman : « J'ai pitié de cette foule »

Les lectures du jour

Mt 15,29-37.
Jésus gagna les bords du lac de Galilée, il gravit la montagne et s'assit.
De grandes foules vinrent à lui, avec des boiteux, des aveugles, des
estropiés, des muets, et beaucoup d'autres infirmes ; on les déposa à ses
pieds et il les guérit.
Alors la foule était dans l'admiration en voyant des muets parler, des
estropiés guérir, des boiteux marcher, des aveugles retrouver la vue ; et
ils rendirent gloire au Dieu d'Israël.
Jésus appela ses disciples et leur dit : « J'ai pitié de cette foule :
depuis trois jours déjà, ils sont avec moi et n'ont rien à manger. Je ne
veux pas les renvoyer à jeun ; ils pourraient défaillir en route. »
Les disciples lui disent : « Où trouverons-nous dans un désert assez de
pain pour qu'une telle foule mange à sa faim ? »
Jésus leur dit : « Combien de pains avez-vous ? » Ils dirent : « Sept, et
quelques petits poissons. »
Alors il ordonna à la foule de s'asseoir par terre.
Il prit les sept pains et les poissons, il rendit grâce, les rompit, et il
les donnait aux disciples, et les disciples aux foules.
Tous mangèrent à leur faim ; et, des morceaux qui restaient, on ramassa
sept corbeilles pleines.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Cardinal John Henry Newman (1801-1890), prêtre, fondateur de communauté religieuse, théologien
Twelve Meditations and Intercessions for Good Friday, 9-10

« J'ai pitié de cette foule »

      L'Ecriture inspirée nous l'a dit : « Ta miséricorde s'étend à tous,
parce que tout t'est possible, parce que tu oublies les péchés des hommes
dès qu'ils se tournent vers toi. Tu aimes tout ce qui existe ; tu ne prends
en aversion rien de ce que tu as fait... Tu épargnes tous les êtres parce
qu'ils sont à toi, Maître qui aimes la vie » (Sg 11,23s). Voilà ce qui le
fait descendre du ciel et lui donne le nom de Jésus...: « Tu lui donneras
le nom de Jésus, car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Mt
1,21). C'est son grand amour pour les hommes, sa compassion pour les
pécheurs, voilà ce qui le fait descendre du ciel.

      Pourquoi donc consentir à voiler sa gloire dans un corps mortel s'il
ne désirait ardemment sauver ceux qui se sont égarés, qui ont perdu tout
espoir de salut ? Il le dit lui-même : « Le Fils de l'homme est venu
chercher et sauver ce qui était perdu » (Lc 19,10). Plutôt que de nous
laisser périr, il a fait tout ce qu'un Dieu tout-puissant peut faire selon
tous ses divins attributs : il s'est donné lui-même. Et il nous aime tous
de telle sorte qu'il veut donner sa vie pour chacun de nous, aussi
absolument, aussi pleinement, que s'il n'y avait qu'un seul homme à sauver.
Il est notre meilleur ami..., le seul véritable ami, et il déploie tous les
moyens possibles pour obtenir que nous l'aimions en retour. Il ne nous
refuse rien, si nous consentons à l'aimer...

      O mon Seigneur et mon Sauveur, dans tes bras je suis en sûreté. Si tu
me gardes, je n'ai plus rien à craindre ; mais si tu m'abandonnes, je n'ai
plus rien à espérer. Je ne sais rien de ce qui m'arrivera d'ici ma mort, je
ne sais rien de l'avenir, mais je me confie à toi... Je m'en repose
totalement sur toi, parce que tu sais ce qui est bon pour moi, et moi je ne
le sais pas.




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04 décembre 2007

Evangile du jour

mardi 04 décembre 2007
Le mardi de la 1ère semaine de l'Avent

Ste Barbe, vierge et martyre (+ 235), St Jean Damascène, docteur de l'Eglise (+ 749)



Commentaire du jour
Saint Bernard : « Beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez »

Les lectures du jour

Lc 10,21-24.
Jésus, exultant de joie sous l'action de l'Esprit Saint, dit : « Père,
Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as
caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père,
tu l'as voulu ainsi dans ta bonté.
Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît qui est le Fils,
sinon le Père, et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et
celui à qui le Fils veut le révéler. »
Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux
les yeux qui voient ce que vous voyez !
Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir
ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne
l'ont pas entendu. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Sermon 2 sur le Cantique des Cantiques (trad. Béguin, Seuil 1953, p. 92 rev.)

« Beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez »

      Le désir ardent des patriarches appelant la présence corporelle de
Jésus Christ est pour moi le sujet de méditations fréquentes. Je ne peux
pas y penser sans que des larmes de honte me viennent aux yeux. Car je
mesure alors la tiédeur et la somnolence de notre époque misérable. Nous
avons reçu cette grâce, le corps du Christ nous est montré à l'autel, mais
personne d'entre nous n'en éprouve une joie aussi intense qu'était le désir
inspiré à nos ancêtres par la simple promesse de l'Incarnation.

      Noël est proche et bien des gens s'apprêtent à le célébrer ;
puissent-ils se réjouir vraiment de la Nativité, et non pas des vanités !
L'attente des anciens, leur impatience fébrile me paraissent exprimées à
merveille par les premiers mots du Cantique des Cantiques : « Qu'il me
baise d'un baiser de sa bouche ! » (1,2). En ces temps-là, quiconque était
doué du sens spirituel devinait la grâce immense répandue sur ces lèvres
(Ps 44,3), et par ces paroles lourdes de tous les désirs, souhaitait
passionnément ne pas être privée d'une si grande douceur.

      Toute âme parfaite disait en effet : « A quoi me servent désormais
les textes obscures des prophètes ? J'attends que vienne ' le plus beau des
enfants des hommes ' (Ps 44,3), qu'il vienne me baiser du baiser de sa
bouche. La langue de Moïse est confuse (Ex 4,10), les lèvres d'Isaïe sont
impures (6,5), Jérémie est un enfant qui ne sait pas parler (1,6) ; tous
les prophètes sont privés du don des langues. C'est lui-même, c'est celui
dont ils parlent, qui doit parler maintenant et me baiser du baiser de sa
bouche ; je ne souhaite plus qu'il s'exprime en eux et par eux, car l'eau
reste opaque tant qu'elle est retenue par les nuages. J'attends la présence
divine, les eaux ruisselantes de la doctrine admirable, qui deviendront en
moi une source jaillisant jusqu'en la vie éternelle » (Jn 4,14).




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03 décembre 2007

Evangile du jour

lundi 03 décembre 2007
Le lundi de la 1ère semaine de l'Avent

St François-Xavier, s.j. (+ 1552)



Commentaire du jour
Concile Vatican II : Pour que tous les hommes entrent dans le Royaume des cieux

Les lectures du jour

Mt 8,5-11.
Jésus était entré à Capharnaüm ; un centurion de l'armée romaine vint à lui
et le supplia :
« Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé, et il souffre
terriblement. »
Jésus lui dit : « Je vais aller le guérir. »
Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous
mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri.
Ainsi, moi qui suis soumis à une autorité, j'ai des soldats sous mes ordres
; je dis à l'un : 'Va', et il va, à un autre : 'Viens', et il vient, et à
mon esclave : 'Fais ceci', et il le fait. »
A ces mots, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient : «
Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle
foi.
Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident et
prendront place avec Abraham, lsaac et Jacob au festin du Royaume des cieux


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Concile Vatican II
Constitution sur l'Eglise dans le monde de ce temps, « Gaudium et Spes », § 45

Pour que tous les hommes entrent dans le Royaume des cieux

Qu'elle aide le monde ou qu'elle reçoive de lui, l'Eglise tend vers
un but unique : que vienne le règne de Dieu et que s'établisse le salut du
genre humain. D'ailleurs, tout le bien que le Peuple de Dieu, au temps de
son pèlerinage terrestre, peut procurer à la famille humaine découle de
cette réalité que l'Eglise est « le sacrement universel du salut » (Lumen
gentium), manifestant et actualisant tout à la fois le mystère de l'amour
de Dieu pour l'homme. Car le Verbe de Dieu, par qui tout a été fait,
s'est lui-même fait chair, afin que, homme parfait, il sauve tous les
hommes et récapitule toutes choses en lui. Le Seigneur est le terme de
l'histoire humaine, le point vers lequel convergent les désirs de
l'histoire et de la civilisation, le centre du genre humain, la joie de
tous les coeurs et la plénitude de leurs aspirations. C'est lui que le Père
a ressuscité d'entre les morts, a exalté et a fait siéger à sa droite, le
constituant juge des vivants et des morts. Vivifiés et rassemblés en son
Esprit, nous marchons vers la consommation de l'histoire humaine qui
correspond pleinement à son dessein d'amour : « ramener toutes choses sous
un seul chef, le Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont
sur la terre » (Ep 1,10). C'est le Seigneur lui-même qui le dit : «
Voici que je viens bientôt et ma récompense est avec moi, pour rendre à
chacun selon ses oeuvres. Je suis l'alpha et l'omega, le premier et le
dernier, le commencement et la fin » (Ap 22,12-13).




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02 décembre 2007

Evangile du jour

dimanche 02 décembre 2007
Premier dimanche de l'Avent

Premier Dimanche de l'Avent
Ste Bibiane, vierge et martyre (+ 363)



Commentaire du jour
Pierre de Blois : Les trois avènements du Christ

Les lectures du jour

Mt 24,37-44.
L'avènement du Fils de l'homme ressemblera à ce qui s'est passé à l'époque
de Noé.
A cette époque, avant le déluge, on mangeait, on buvait, on se mariait,
jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche.
Les gens ne se sont doutés de rien, jusqu'au déluge qui les a tous
engloutis : tel sera aussi l'avènement du Fils de l'homme.
Deux hommes seront aux champs : l'un est pris, l'autre laissé.
Deux femmes seront au moulin : l'une est prise, l'autre laissée.
Veillez donc, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra.
Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la
nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n'aurait pas laissé percer le
mur de sa maison.
Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c'est à l'heure où vous n'y penserez
pas que le Fils de l'homme viendra.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Pierre de Blois (vers 1130-1211), archidiacre en Angleterre
(trad. in Ephata I, p. 10-11)

Les trois avènements du Christ

       Il y a trois avènements du Seigneur, le premier dans la chair, le
second dans l'âme, le troisième par le jugement. Le premier a eu lieu au
milieu de la nuit, suivant ces paroles de l'évangile : « Au milieu de la
nuit un cri s'est fait entendre : voici l'Époux ! » (Mt 25,6) Et ce premier
avènement est déjà passé, car le Christ a été vu sur la terre et a conversé
avec les hommes (Ba 3,38).

      Nous sommes maintenant dans le second avènement, pourvu toutefois que
nous soyons tels qu'il puisse venir ainsi à nous, car il a dit que si nous
l'aimons, il viendra à nous et fera sa demeure en nous (Jn 14,23). Ce
second avènement est donc pour nous une chose mêlée d'incertitude, car quel
autre que l'Esprit de Dieu connaît ceux qui sont à Dieu (1Co 2,11) ? Ceux
que le désir des choses célestes ravit hors d'eux-mêmes savent bien quand
il vient ; cependant, ils « ne savent pas d'où il vient ni où il va » (Jn
3,8).

      Quant au troisième avènement, il est très certain qu'il aura lieu,
très incertain quand il aura lieu, puisque rien n'est plus certain que la
mort et rien de plus incertain que le jour de la mort. « Au moment où l'on
parlera de paix et de sécurité, c'est alors que la mort apparaîtra soudain,
comme les douleurs de l'enfantement au sein de la femme, et nul ne pourra
fuir » (1Th 5,3). Le premier avènement a été donc humble et caché, le
second est mystérieux et plein d'amour, le troisième sera éclatant et
terrible. Dans son premier avènement, le Christ a été jugé par les hommes
avec injustice ; dans le second, il nous rend justice par sa grâce ; dans
le dernier, il jugera toutes choses avec équité -- Agneau dans le premier
avènement, Lion dans le dernier, Ami plein de tendresse dans le second.




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01 décembre 2007

Evangile du jour

samedi 01 décembre 2007
Le samedi de la 34e semaine du temps ordinaire

St Eloi, évêque (+ 659), Ste Florence (+ 367), Bienheureux Charles de Jésus (1858-1916), prêtre



Commentaire du jour
Saint Bernard : « Restez éveillés et priez en tout temps »

Les lectures du jour

Lc 21,34-36.
Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre coeur ne s'alourdisse dans
la débauche, l'ivrognerie et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne
tombe sur vous à l'improviste.
Comme un filet, il s'abattra sur tous les hommes de la terre.
Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous serez jugés dignes
d'échapper à tout ce qui doit arriver, et de paraître debout devant le Fils
de l'homme. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Sermon 86 sur le Cantique des Cantiques (trad. Béguin, Seuil 1953, p. 876 rev.)

« Restez éveillés et priez en tout temps »

      Celui qui veut prier en paix ne tiendra pas seulement compte du lieu,
mais du temps. Le moment du repos est le plus favorable et lorsque le
sommeil de la nuit établit partout un silence profond, la prière se fait
plus libre et plus pure. « Lève-toi la nuit, au commencement des vigiles,
et épanche ton coeur comme de l'eau devant le Seigneur ton Dieu » (Lm
2,19). Avec quelle sûreté la prière monte dans la nuit, quand Dieu seul en
est témoin, avec l'ange qui la reçoit pour aller la présenter à l'autel
céleste ! Elle est agréable et lumineuse, teinte de pudeur. Elle est calme,
paisible, lorsqu'aucun bruit, aucun cri ne viennent l'interrompre. Elle est
pure et sincère, quand la poussière des soucis terrestres ne peut pas la
salir. Il n'y a pas de spectateur qui puisse l'exposer à la tentation par
ses éloges ou ses flatteries.

      C'est pourquoi l'Épouse [du Cantique des Cantiques] agit avec autant
de sagesse que de pudeur lorsqu'elle choisit la solitude nocturne de sa
chambre pour prier, c'est-à-dire pour chercher le Verbe, car c'est tout un.
Tu pries mal si en priant tu cherches autre chose que le Verbe, la Parole
de Dieu, ou si tu ne demandes pas l'objet de ta prière par rapport au
Verbe. Car tout est en lui : les remèdes à tes blessures, les secours dont
tu as besoin, l'amendement de tes défauts, la source de tes progrès, bref
tout ce qu'un homme peut et doit souhaiter. Il n'y a aucune raison de
demander au Verbe autre chose que lui-même, puisqu'il est toutes choses.
Si, comme il est nécessaire, nous paraissons demander certains biens
concrets, et si, comme nous le devons, nous les souhaitons par rapport au
Verbe, c'est moins ces choses elles-mêmes que nous demandons, que celui qui
est la cause de notre prière.




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