lundi 22 novembre 2010
Le lundi de la 34e semaine du temps ordinaire
Ste Cécile, vierge et martyre ( 230) - Mémoire
Commentaire du jour
Saint Ambroise : « Cette pauvre veuve a mis plus que tout le monde »
Les lectures du jour
Lc 21,1-4.
Comme Jésus enseignait dans le Temple, levant les yeux, il vit les gens
riches qui mettaient leurs offrandes dans le tronc du trésor.
Il vit aussi une veuve misérable y déposer deux piécettes.
Alors il déclara : « En vérité, je vous le dis : cette
pauvre veuve a mis plus que tout le monde.
Car tous ceux-là ont pris sur leur superflu pour faire leur offrande, mais
elle, elle a pris sur son indigence : elle a donné tout ce qu'elle
avait pour vivre. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Exhortation aux veuves, § 27s (trad. Solesmes 1980, p.118 rev.)
« Cette pauvre veuve a mis plus que tout le monde »
Dans l'évangile de Luc, le Seigneur enseigne comme il convient d'être
miséricordieux et généreux envers les pauvres, sans s'arrêter à la pensée
de sa pauvreté ; car la générosité ne se calcule pas d'après l'abondance du
patrimoine, mais d'après la disposition à donner. C'est pourquoi la parole
du Seigneur fait préférer à tous cette veuve dont il est dit : « Cette
veuve a donné plus que tous ». Au sens moral, le Seigneur apprend à tout le
monde qu'il ne faut pas se laisser détourner de faire le bien par la honte
de la pauvreté, et que les riches n'ont pas à se glorifier parce qu'ils
semblent donner plus que les pauvres. Une petite pièce prise sur peu de
bien l'emporte sur un trésor tiré de l'abondance ; on ne calcule pas ce qui
est donné mais ce qui reste. Personne n'a donné davantage que celle qui n'a
rien gardé pour elle...
Cependant au sens mystique il ne faut pas oublier cette femme qui met
deux pièces dans le tronc. Grande assurément cette femme, qui a mérité
d'être préférée à tous par le jugement de Dieu ! Ne serait-ce pas elle qui
a puisé dans sa foi les deux Testaments pour l'assistance des hommes ?
Personne donc n'a fait davantage et aucun homme n'a pu égaler la grandeur
de son don, puisqu'elle a uni la foi à la miséricorde. Toi aussi, qui que
tu sois..., n'hésite pas à apporter au tronc deux pièces pleines de foi et
de grâce.
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22 novembre 2010
Evangile du jour
21 novembre 2010
Evangile du jour
dimanche 21 novembre 2010
Solennité du Christ, Roi de l'Univers
Solennité du Christ, Roi de l'Univers
Gélase Ier, pape ( 496)
Commentaire du jour
Saint Grégoire de Nysse : « Pilate dit...: ' Voici votre roi ' » (Jn 19,14)
Les lectures du jour
Lc 23,35-43.
On venait de crucifier Jésus, et le peuple restait là à regarder. Les chefs
ricanaient en disant : « Il en a sauvé d'autres : qu'il se
sauve lui-même, s'il est le Messie de Dieu, l'Élu ! »
Les soldats aussi se moquaient de lui. S'approchant pour lui donner de la
boisson vinaigrée,
ils lui disaient : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi
toi-même ! »
Une inscription était placée au-dessus de sa tête : « Celui-ci
est le roi des Juifs. »
L'un des malfaiteurs suspendus à la croix l'injuriait : « N'es-tu
pas le Messie ? Sauve-toi toi-même, et nous avec ! »
Mais l'autre lui fit de vifs reproches : « Tu n'as donc aucune
crainte de Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi !
Et puis, pour nous, c'est juste : après ce que nous avons fait, nous
avons ce que nous méritons. Mais lui, il n'a rien fait de mal. »
Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras
inaugurer ton Règne. »
Jésus lui répondit : « Amen, je te le déclare : aujourd'hui,
avec moi, tu seras dans le Paradis. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395), moine et évêque
5ème discours sur la Pâque ; PG 46, 683 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 367 rev.)
« Pilate dit...: ' Voici votre roi ' » (Jn 19,14)
Béni soit Dieu ! Célébrons le Fils unique, le Créateur des cieux, qui
est remonté après être descendu au profond des enfers et qui couvre la
terre entière des rayons de sa lumière. Célébrons l'ensevelissement du Fils
unique et sa résurrection comme vainqueur, la joie du monde entier et la
vie de tous peuples...
Tout cela a été obtenu pour nous lorsque le Créateur s'est levé
d'entre les morts, rejetant l'ignominie et transfigurant, dans sa splendeur
divine, le périssable en impérissable. Quelle est cette ignominie qu'il a
rejetée ? Isaïe nous le dit : « Sans beauté ni éclat nous l'avons vu et
sans aimable apparence, rebut de l'humanité » (53,2-3). Quand donc a-t-il
été sans gloire ? Quand il portait sur les épaules le bois de la croix
comme le trophée de sa victoire sur le diable. Lorsqu'on a mis sur sa tête
une couronne d'épines, lui qui couronne ses fidèles. Lorsqu'ils ont revêtu
de pourpre celui qui revêt d'immortalité ceux qui sont renés de l'eau et de
l'Esprit Saint. Lorsqu'ils ont cloué au bois le maître de la vie et de la
mort...
Mais celui qui était sans gloire a été transfiguré dans la lumière,
et la joie du monde s'est réveillée avec son corps... « Le Seigneur est
roi, il s'est vêtu de beauté ! » (Ps 92,1) Quelle beauté a-t-il revêtue ?
L'incorruptibilité, l'immortalité, la convocation des apôtres, la couronne
de l'Eglise... Paul s'en fait le témoin, écoutons-le : « Il convenait que
ce qui est corruptible revête l'incorruptibilité et ce qui est mortel
l'immortalité » (1Co 15,53). Le psalmiste dit aussi : « Ton trône est fixé
dès l'origine, de tous temps c'est toi le Seigneur ; ton règne, un règne
pour les siècles ; ton règne, un règne éternel qui ne sera pas détruit »
(Ps 92,2; 145,13). Et encore : « Dieu règne, exulte la terre, que jubilent
les îles nombreuses » (Ps 96,1). A lui la gloire et la puissance, amen!
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20 novembre 2010
Evangile du jour
samedi 20 novembre 2010
Le samedi de la 33e semaine du temps ordinaire
St Edmond le Martyr, roi d'Est-Anglie (841-870)
Commentaire du jour
Concile Vatican II : « Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants »
Les lectures du jour
Lc 20,27-40.
Des sadducéens - ceux qui prétendent qu'il n'y a pas de résurrection -
vinrent trouver Jésus,
et ils l'interrogèrent : « Maître, Moïse nous a donné cette
loi : Si un homme a un frère marié mais qui meurt sans enfant, qu'il
épouse la veuve pour donner une descendance à son frère.
Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans
enfant ;
le deuxième,
puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils
moururent sans laisser d'enfants.
Finalement la femme mourut aussi.
Eh bien, à la résurrection, cette femme, de qui sera-t-elle l'épouse,
puisque les sept l'ont eue pour femme ? »
Jésus répond : « Les enfants de ce monde se marient.
Mais ceux qui ont été jugés dignes d'avoir part au monde à venir et à la
résurrection d'entre les morts ne se marient pas,
car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils
sont fils de Dieu, en étant héritiers de la résurrection.
Quant à dire que les morts doivent ressusciter, Moïse lui-même le fait
comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le
Seigneur : le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob.
Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants ; tous vivent en
effet pour lui. »
Alors certains scribes prirent la parole pour dire : « Maître, tu
as bien parlé. »
Et ils n'osaient plus l'interroger sur quoi que ce soit.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Concile Vatican II
Constitution sur l'Eglise dans le monde de ce temps « Gaudium et spes », § 18
« Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants »
C'est en face de la mort que l'énigme de la condition humaine atteint
son sommet. L'homme n'est pas seulement tourmenté par la souffrance et la
déchéance progressive de son corps, mais plus encore, par la peur d'une
destruction définitive. Et c'est par une inspiration juste de son cur
qu'il rejette et refuse cette ruine totale et cet échec définitif de sa
personne. Le germe d'éternité qu'il porte en lui, irréductible à la seule
matière, s'insurge contre la mort. Toutes les tentatives de la technique,
si utiles qu'elles soient, sont impuissantes à calmer son anxiété : car le
prolongement de la vie que la biologie procure ne peut pas satisfaire ce
désir d'une vie ultérieure, invinciblement ancré dans son cur
Mais si toute imagination ici défaille, l'Église, instruite par la
Révélation divine, affirme que Dieu a créé l'homme en vue d'une fin
bienheureuse, au-delà des misères du temps présent. De plus, la foi
chrétienne enseigne que cette mort corporelle, à laquelle l'homme aurait
été soustrait s'il n'avait pas péché, sera un jour vaincue, lorsque le
salut, perdu par la faute de l'homme, lui sera rendu par son tout-puissant
et miséricordieux Sauveur. Car Dieu a appelé et appelle l'homme à adhérer à
lui de tout son être, dans la communion éternelle d'une vie inaltérable.
Cette victoire, le Christ l'a acquise en ressuscitant, libérant l'homme de
la mort par sa propre mort. A partir des titres sérieux qu'elle offre à
l'examen de tout homme, la foi est ainsi en mesure de répondre à son
interrogation angoissée sur son propre avenir. Elle nous offre en même
temps la possibilité d'une communion dans le Christ avec nos frères
bien-aimés qui sont déjà morts, en nous donnant l'espérance qu'ils ont
trouvé près de Dieu la vie véritable.
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19 novembre 2010
Evangile du jour
vendredi 19 novembre 2010
Le vendredi de la 33e semaine du temps ordinaire
Ste Mechtilde, moniale (XIIIème s.), St Tanguy (IXème s.)
Commentaire du jour
Saint Ignace d'Antioche : « L'Ecriture dit : ' Ma maison sera une maison de prière ' »
Les lectures du jour
Lc 19,45-48.
Jésus entra dans le Temple, et se mit à expulser les marchands. Il leur
déclarait :
« L'Écriture dit : Ma maison sera une maison de prière. Or vous,
vous en avez fait une caverne de bandits. »
Il était chaque jour dans le Temple pour enseigner. Les chefs des prêtres
et les scribes, ainsi que les notables, cherchaient à le faire mourir,
mais ils ne trouvaient pas le moyen d'y arriver ; en effet, le peuple
tout entier était suspendu à ses lèvres.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Ignace d'Antioche (?-v. 110), évêque et martyr
Lettre aux Ephésiens, 3-4, 9
« L'Ecriture dit : ' Ma maison sera une maison de prière ' »
Je vous exhorte à marcher selon la pensée de Dieu. Car Jésus
Christ, l'indéfectible principe de notre vie, est la pensée du Père. De
même les évêques, établis jusqu'aux extrémités de la terre, sont dans la
pensée de Jésus Christ. Il convient donc de marcher selon la pensée de
votre évêque. C'est d'ailleurs ce que vous faites. L'ensemble de vos
prêtres, vraiment dignes de Dieu, est attaché à l'évêque comme les cordes
le sont à la cithare. Ainsi dans l'accord de vos sentiments et dans
l'harmonie de votre charité, vous chantez Jésus Christ. Que chacun de vous
devienne un membre de ce chur pour que, dans l'harmonie de votre accord et
sur le ton de Dieu, vous chantiez dans l'unité d'une seule voix les
louanges du Père, par Jésus Christ... Vous êtes les pierres du
temple du Père, taillées pour l'édifice que construit Dieu le Père, élevées
jusqu'au sommet par l'instrument de Jésus Christ, qui est sa croix, vous
servant comme câble de l'Esprit Saint. Votre foi vous tire en haut, et la
charité est le chemin qui vous élève jusqu'à Dieu. Vous êtes aussi tous des
compagnons de route, porteurs de Dieu et de son temple, porteurs du Christ,
portant les objets sacrés, ornés en tout des préceptes de Jésus Christ.
Avec vous, je suis dans l'allégresse...; je me réjouis avec vous de ce que,
vivant d'une vie nouvelle, vous n'aimez rien que Dieu seul.
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18 novembre 2010
Evangile du jour
jeudi 18 novembre 2010
Le jeudi de la 33e semaine du temps ordinaire
Dédicace des Basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul - Mémoire facultative
Ste Rose-Philippine Duchesne (1769-1852)
Commentaire du jour
Saint Augustin : « Si toi, Jérusalem, tu avais reconnu ce qui peut te donner la paix ! »
Les lectures du jour
Lc 19,41-44.
Quand Jésus fut près de Jérusalem, en voyant la ville, il pleura sur
elle ; il disait :
« Si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui peut te donner la
paix ! Mais hélas, cela est resté caché à tes yeux.
Oui, il arrivera pour toi des jours où tes ennemis viendront mettre le
siège devant toi, t'encercleront et te presseront de tous côtés ;
ils te jetteront à terre, toi et tes enfants qui sont chez toi, et ils ne
laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas reconnu le
moment où Dieu te visitait. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Les Discours sur les Psaumes, Ps 121, §3,12
« Si toi, Jérusalem, tu avais reconnu ce qui peut te donner la paix ! »
« Quelle joie quand on m'a dit : ' Nous irons à la maison du
Seigneur. ' Maintenant nos pas s'arrêtent dans les parvis de Jérusalem »
(Ps 121,1-2). De quelle Jérusalem ? Il y a sur terre une ville de ce nom,
mais elle est l'ombre de l'autre Jérusalem. Quel si grand bonheur y a-t-il
à se tenir dans le Jérusalem d'ici-bas qui n'a pas pu se tenir d'elle-même
et qui est tombée en ruines ?... Ce n'est pas de la Jérusalem d'ici-bas que
parle celui qui a tant d'amour, tant d'ardeur, tant de désir à parvenir à
la Jérusalem « notre mère », que l'apôtre Paul dit être « éternelle dans
les cieux » (Ga 4,26; 2Co 5,1)...
« O Jérusalem, que ta paix soit dans ta force. » (Ps 121,7) C'est à
dire que ta paix soit dans ton amour, car l'amour est ta force. Ecoutez le
Cantique des Cantiques : « L'amour est fort comme la mort » (8,6)... En
effet, l'amour détruit ce que nous avons été, pour nous permettre, par une
sorte de mort, de devenir ce que nous n'étions pas... C'est cette mort qui
était à l'uvre en celui qui disait : « Le monde est crucifié pour moi, et
je suis crucifié pour le monde » (Ga 6,14). C'est de cette mort que parle
ce même apôtre quand il dit : « Vous êtes morts et votre vie est désormais
caché avec le Christ en Dieu » (Col 3,3). Oui, « l'amour est fort comme la
mort ». Si l'amour est fort, il est puissant, il est de grande force, il
est la force même... Que ta paix soit donc dans ta force, Jérusalem ; que
ta paix soit dans ton amour.
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17 novembre 2010
Evangile du jour
mercredi 17 novembre 2010
Le mercredi de la 33e semaine du temps ordinaire
Ste Élisabeth de Hongrie ( 1231) - Mémoire, St Grégoire le Thaumaturge, évêque de Néocésarée ( 270)
Commentaire du jour
Origène : Les dons de Dieu et la liberté de l'homme
Les lectures du jour
Lc 19,11-28.
Comme on écoutait Jésus, il ajouta une parabole, parce qu'il était près de
Jérusalem et que ses auditeurs pensaient voir le royaume de Dieu se
manifester à l'instant même.
Voici donc ce qu'il dit : « Un homme de la grande noblesse partit
dans un pays lointain pour se faire nommer roi et rentrer ensuite chez lui.
Il appela dix de ses serviteurs, leur distribua dix pièces d'or et leur
dit : 'Faites-les fructifier pendant mon voyage. '
Mais ses concitoyens le détestaient, et ils envoyèrent derrière lui une
délégation chargée de dire : 'Nous ne voulons pas qu'il règne sur
nous. '
Mais quand il revint après avoir été nommé roi, il convoqua les serviteurs
auxquels il avait distribué l'argent, afin de savoir comment chacun l'avait
fait fructifier.
Le premier se présenta et dit : 'Seigneur, ta pièce d'or en a rapporté
dix. '
Le roi lui dit : 'Très bien, bon serviteur ! Puisque tu as été
fidèle en si peu de chose, reçois l'autorité sur dix villes. '
Le second vint dire : 'Ta pièce d'or, Seigneur, en a rapporté cinq. '
A celui-là, le roi dit encore : 'Toi, tu seras gouverneur de cinq
villes. '
Un autre encore vint dire : 'Seigneur, voici ta pièce d'or, je l'avais
mise de côté dans un linge.
En effet, j'avais peur de toi : tu es un homme exigeant, tu retires ce
que tu n'as pas déposé, tu moissonnes ce que tu n'as pas semé. '
Le roi lui dit : 'Je vais te juger d'après tes propres paroles,
serviteur mauvais : tu savais que je suis un homme exigeant, que je
retire ce que je n'ai pas déposé, que je moissonne ce que je n'ai pas
semé ;
alors pourquoi n'as-tu pas mis mon argent à la banque ? A mon arrivée,
je l'aurais repris avec les intérêts. '
Et le roi dit à ceux qui étaient là : 'Retirez-lui la pièce d'or et
donnez-la à celui qui en a dix. '
On lui dit : 'Seigneur, il en a déjà dix ! -
Je vous le déclare : celui qui a recevra encore ; celui qui n'a
rien se fera enlever même ce qu'il a.
Quant à mes ennemis, ceux qui n'ont pas voulu que je règne sur eux,
amenez-les ici et mettez-les à mort devant moi. ' »
Après avoir dit ces paroles, Jésus marchait en avant de ses disciples pour
monter à Jérusalem.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Homélies sur les Nombres, n°12, §3 (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, t. 2, p. 181 rev.)
Les dons de Dieu et la liberté de l'homme
L'homme a-t-il quelque chose à offrir à Dieu ? Oui, sa foi et son
amour. C'est là ce que Dieu demande à l'homme, ainsi est-il écrit : « Et
maintenant, Israël, sais-tu ce que le Seigneur ton Dieu te demande ?
Craindre le Seigneur ton Dieu, marcher dans ses chemins, l'aimer, garder
tous ses commandements et servir le Seigneur ton Dieu de tout ton cur et
de toute ton âme » (Dt 10,12). Voilà les offrandes, voilà les dons qu'il
faut présenter au Seigneur. Et pour lui offrir ces dons de notre cur, il
nous faut d'abord le connaître ; il nous faut avoir bu la connaissance de
sa bonté aux eaux profondes de son puits... En entendant
ces mots, ils doivent rougir, ceux qui nient que le salut de l'homme est au
pouvoir de sa liberté ! Dieu demanderait-il quelque chose à l'homme si
celui-ci n'était pas capable de répondre à la demande de Dieu et de lui
offrir ce qu'il lui doit ? Car il ya le don de Dieu mais il y a aussi la
contribution de l'homme. Par exemple, il était bien au pouvoir de l'homme
qu'une pièce d'or en rapporte dix ou qu'elle en rapporte cinq ; mais il
appartenait à Dieu que l'homme possède cette pièce d'or avec laquelle il a
pu en produire dix autres. Lorsqu'il a présenté à Dieu ces dix pièces d'or
gagnées par lui, l'homme a reçu un nouveau don, non plus de l'argent cette
fois, mais le pouvoir et la royauté sur dix villes. De
même, Dieu a demandé à Abraham de lui offrir son fils Isaac, sur la
montagne qu'il lui montrerait. Et Abraham, sans hésiter, a offert son fils
unique : il l'a placé sur l'autel et a sorti le couteau pour l'égorger ;
mais aussitôt, une voix l'a retenu et un bélier lui a été donné à immoler à
la place de son fils (Gn 22). Tu le vois : ce que nous offrons à Dieu reste
à nous ; mais cette offrande nous est demandé afin qu'en la présentant nous
témoignions de notre amour pour Dieu et de notre foi en lui.
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16 novembre 2010
Evangile du jour
mardi 16 novembre 2010
Le mardi de la 33e semaine du temps ordinaire
Ste Marguerite, reine d'Écosse ( 1093), Ste Gertrude de Helfta ( 1302)
Commentaire du jour
Jean-Paul II : « Aujourd'hui, le salut est arrivé pour cette maison »
Les lectures du jour
Lc 19,1-10.
Jésus traversait la ville de Jéricho.
Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des
collecteurs d'impôts, et c'était quelqu'un de riche.
Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il n'y arrivait pas à cause de la
foule, car il était de petite taille.
Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui
devait passer par là.
Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et l'interpella :
« Zachée, descends vite : aujourd'hui il faut que j'aille
demeurer dans ta maison. »
Vite, il descendit, et reçut Jésus avec joie.
Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un
pécheur. »
Mais Zachée, s'avançant, dit au Seigneur : « Voilà,
Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si
j'ai fait du tort à quelqu'un, je vais lui rendre quatre fois plus. »
Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd'hui, le salut est arrivé
pour cette maison, car lui aussi est un fils d'Abraham.
En effet, le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était
perdu. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Jean-Paul II
Lettre aux prêtres, Jeudi Saint 2002 (trad. DC 2267 07/04/02, p. 305 rev. © copyright Libreria Editrice Vaticana)
« Aujourd'hui, le salut est arrivé pour cette maison »
Il me semble que ce qui se passe entre Jésus et le « chef des
publicains » de Jéricho ressemble, sous divers aspects, à une célébration
du sacrement de la miséricorde, le sacrement de réconciliation... Chaque
rencontre d'un prêtre avec un fidèle qui demande à se confesser...peut
toujours être, par la grâce surprenante de Dieu, cet « endroit » proche du
sycomore où le Christ a levé les yeux vers Zachée. Le degré de pénétration
du regard du Christ dans l'âme du publicain de Jéricho est pour nous
impossible à mesurer. Mais nous savons que ce regard est celui-là même qui
fixe chaque pénitent. Dans le sacrement de la réconciliation, le prêtre est
l'instrument d'une rencontre surnaturelle qui a ses lois propres et qu'il
doit seulement respecter et seconder. Cela a dû être pour
Zachée une expérience bouleversante que de s'entendre appeler par son nom.
Ce nom était, pour beaucoup de ses concitoyens, chargé de mépris.
Maintenant, il l'entendait prononcer avec un accent de tendresse, qui
exprimait non seulement de la confiance, mais aussi de la familiarité et
comme l'urgence d'une amitié. Oui, Jésus parle à Zachée comme à un ami de
longue date, peut-être oublié, mais qui n'a pas pour autant renoncé à sa
fidélité et qui entre donc avec la douce pression de l'affection dans la
vie et dans la maison de l'ami retrouvé : « Descends vite : aujourd'hui il
faut que j'aille demeurer dans ta maison ». Dans le récit de Luc, la
tonalité du langage est frappante : tout est si personnalisé, si délicat,
si affectueux ! Il ne s'agit pas seulement de traits touchants d'humanité.
Il y a dans ce texte une urgence intrinsèque, par laquelle Jésus révèle
définitivement la miséricorde de Dieu.
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15 novembre 2010
Evangile du jour
lundi 15 novembre 2010
Le lundi de la 33e semaine du temps ordinaire
St Albert le Grand, évêque et docteur de l'Église (1193-1280)
Commentaire du jour
Saint José Maria Escriva de Balaguer : « Ceux qui marchaient en tête l'interpellaient pour le faire taire. Mais lui criait de plus belle »
Les lectures du jour
Lc 18,35-43.
Comme Jésus approchait de Jéricho, un aveugle qui mendiait était assis au
bord de la route.
Entendant une foule arriver, il demanda ce qu'il y avait.
On lui apprit que c'était Jésus le Nazaréen qui passait.
Il s'écria : « Jésus, fils de David, aie pitié de
moi ! »
Ceux qui marchaient en tête l'interpellaient pour le faire taire. Mais lui
criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de
moi ! »
Jésus s'arrêta et ordonna qu'on le lui amène. Quand il se fut approché,
Jésus lui demanda :
« Que veux-tu que je fasse pour toi ? - Seigneur, que je
voie ! »
Et Jésus lui dit : « Vois. Ta foi t'a sauvé. »
A l'instant même, l'homme se mit à voir, et il suivait Jésus en rendant
gloire à Dieu. Et tout le peuple, voyant cela, adressa ses louanges à Dieu.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint José Maria Escriva de Balaguer (1902-1975), prêtre, fondateur
Homélie in Amigos de Dios (trad. Amis de Dieu, Laurier 2000, p. 241 rev.)
« Ceux qui marchaient en tête l'interpellaient pour le faire taire. Mais lui criait de plus belle »
Entendant le grand bruit que faisait la foule, l'aveugle a demandé :
Que se passe-t-il ? On lui a répondu : C'est Jésus de Nazareth. Aussitôt
son âme a été embrasée d'une foi dans le Christ si vive qu'il s'est mis à
crier : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! » Toi que voilà arrêté
au bord du chemin de la vie, qui est si courte, n'as-tu pas envie de crier,
toi aussi ? toi qui manques de lumières, qui as besoin de nouvelles grâces
pour te décider à rechercher la sainteté. Ne ressens-tu pas un besoin
irrésistible de crier : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi » ? Une
belle prière courte et fervente, à répéter souvent !
Je vous conseille de méditer lentement les instants qui précèdent ce
miracle, afin de bien graver dans votre esprit cette idée si claire :
quelle différence entre le Cur miséricordieux de Jésus et nos pauvres
curs ! Cette pensée vous aidera toujours, et plus particulièrement à
l'heure de l'épreuve, de la tentation, à l'heure aussi où il faut répondre
généreusement aux humbles exigences de la vie quotidienne, à l'heure de
l'héroïsme. Car « beaucoup rabrouaient cet aveugle pour lui imposer silence
». Toi aussi, quand tu as senti que Jésus passait près de toi, ton cur a
battu plus fort et tu t'es mis à crier, en proie à une agitation profonde.
Mais alors tes amis, tes habitudes, ton confort, ton milieu t'ont conseillé
de te taire, de ne pas crier : « Pourquoi appeler Jésus ? Ne le dérange pas
! »
Cet aveugle malheureux, lui, ne les écoute pas. Il crie au contraire
encore plus fort : « Fils de David, aie pitié de moi ! » Le Seigneur, qui
l'avait entendu dès le début, le laisse persévérer dans sa prière. Il en va
de même pour toi. Jésus perçoit instantanément l'appel de notre âme, mais
il attend. Il veut que nous soyons bien convaincus que nous avons besoin de
lui. Il veut que nous le suppliions, avec obstination, comme cet aveugle au
bord du chemin. Comme le dit Saint Jean Chrysostome : « Imitons-le. Même si
Dieu ne nous accorde pas à l'instant ce que nous lui demandons, même si la
multitude essaie de nous détourner de notre prière, ne cessons pas de
l'implorer ».
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14 novembre 2010
Evangile du jour
dimanche 14 novembre 2010
Trente-troisième dimanche du temps ordinaire
St Sérapion, martyr ( 1240)
Commentaire du jour
Saint Ambroise : L'avènement du Christ
Les lectures du jour
Lc 21,5-19.
Certains disciples de Jésus parlaient du Temple, admirant la beauté des
pierres et les dons des fidèles. Jésus leur dit :
« Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n'en restera pas
pierre sur pierre : tout sera détruit. »
Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il, et quel
sera le signe que cela va se réaliser ? »
Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer,
car beaucoup viendront sous mon nom en disant : 'C'est moi', ou
encore : 'Le moment est tout proche. ' Ne marchez pas derrière
eux !
Quand vous entendrez parler de guerres et de soulèvements, ne vous effrayez
pas : il faut que cela arrive d'abord, mais ce ne sera pas tout de
suite la fin. »
Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation,
royaume contre royaume.
Il y aura de grands tremblements de terre, et çà et là des épidémies de
peste et des famines ; des faits terrifiants surviendront, et de
grands signes dans le ciel.
Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l'on vous
persécutera ; on vous livrera aux synagogues, on vous jettera en
prison, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à
cause de mon Nom.
Ce sera pour vous l'occasion de rendre témoignage.
Mettez-vous dans la tête que vous n'avez pas à vous soucier de votre
défense.
Moi-même, je vous inspirerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos
adversaires ne pourront opposer ni résistance ni contradiction.
Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos
amis, et ils feront mettre à mort certains d'entre vous.
Vous serez détestés de tous, à cause de mon Nom.
Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.
C'est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire de l'évangile de Luc, X, 6-8 (trad. SC 52, p. 158s, rev.)
L'avènement du Christ
« Il ne restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. » Ces
paroles étaient vraies du Temple construit par Salomon..., car tout ce que
nos mains construisent succombe à l'usure ou au délabrement, est renversé
par la violence ou détruit par le feu... Mais il existe aussi un temple en
chacun de nous qui s'écroule si la foi fait défaut, et particulièrement si
au nom du Christ on cherche faussement à s'emparer de certitudes
intérieures. C'est peut-être cette interprétation qui est la plus utile
pour nous. En effet, que me sert de savoir le jour du jugement ? A quoi me
sert, ayant conscience de tant de péchés, de savoir que le Seigneur viendra
un jour, s'il ne vient en mon âme, ne revient pas en mon esprit, si le
Christ ne vit en moi, si le Christ ne parle en moi ? C'est donc à moi que
le Christ doit venir, c'est pour moi que doit avoir lieu son avènement. Or le second avènement du Seigneur a lieu au déclin du monde,
quand nous pouvons dire : « Pour moi le monde est crucifié, et moi pour le
monde » (Ga 6,14)... Pour celui à qui le monde meurt, le Christ est éternel
; le temple est pour lui spirituel, la Loi spirituelle, la Pâque même
spirituelle... Pour lui donc se réalise la présence de la sagesse, la
présence de la vertu et de la justice, la présence de la rédemption, car le
Christ est bien mort une seule fois pour les péchés du peuple, mais afin de
racheter chaque jour les péchés du peuple.
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13 novembre 2010
Evangile du jour
samedi 13 novembre 2010
Le samedi de la 32e semaine du temps ordinaire
St Stanislas Kostka, s.j. ( 1568), Ste Agostina Livia Pietrantoni (1864-1894)
Commentaire du jour
Saint Augustin : « Le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? »
Les lectures du jour
Lc 18,1-8.
Jésus disait une parabole pour montrer à ses disciples qu'il faut toujours
prier sans se décourager :
« Il y avait dans une ville un juge qui ne respectait pas Dieu et se
moquait des hommes.
Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander :
'Rends-moi justice contre mon adversaire. '
Longtemps il refusa ; puis il se dit : 'Je ne respecte pas Dieu,
et je me moque des hommes, mais cette femme commence à m'ennuyer :
je vais lui rendre justice pour qu'elle ne vienne plus sans cesse me casser
la tête. ' »
Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge sans
justice !
Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et
nuit ? Est-ce qu'il les fait attendre ?
Je vous le déclare : sans tarder, il leur fera justice. Mais le Fils
de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 115, 1 ; PL 38, 655 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 447)
« Le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? »
Y a-t-il un moyen plus efficace de nous encourager à la prière que la
parabole du juge injuste qui nous a été racontée par le Seigneur ? Le juge
injuste, évidemment, ne craignait pas Dieu ni ne respectait les hommes. Il
n'éprouvait aucune bienveillance pour la veuve qui recourait à lui et
cependant, vaincu par l'ennui, il finit par l'écouter. Si donc il exauça
cette femme qui l'importunait par ses prières, comment ne serions-nous pas
exaucés par celui qui nous encourage à lui présenter nos prières ? C'est
pourquoi le Seigneur nous a proposé cette comparaison tirée des contraires
pour nous faire comprendre « qu'il faut toujours prier sans se décourager
». Puis il a ajouté : « Mais le Fils de l'homme, quand il viendra,
trouvera-t-il la foi sur la terre ? »
Si la foi disparaît, la prière s'éteint. Qui pourrait, en effet,
prier pour demander ce qu'il ne croit pas ? Voici donc ce que l'apôtre Paul
dit en exhortant à prier : « Tous ceux qui invoqueront le nom du Seigneur
seront sauvés ». Puis, pour montrer que la foi est la source de la prière
et que le ruisseau ne peut couleur si la source est à sec, il ajoute : «
Or, comment invoquer le Seigneur sans avoir d'abord cru en lui ? » (Rm
10,13-14) Croyons donc pour pouvoir prier et prions pour que la foi, qui
est au principe de notre prière, ne nous fasse pas défaut. La foi répand la
prière, et la prière, en se répandant, obtient à son tour l'affermissement
de la foi.
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12 novembre 2010
Evangile du jour
vendredi 12 novembre 2010
Le vendredi de la 32e semaine du temps ordinaire
St Josaphat Jean Kuncewicz, évêque et martyr ( 1623) - Mémoire
Commentaire du jour
Romanos le Mélode : « Comme dans les jours de Noé »
Les lectures du jour
Lc 17,26-37.
Jésus disait à ses disciples : " Ce qui se passera dans les jours du Fils
de l'homme ressemblera à ce qui est arrivé dans les jours de Noé.
On mangeait, on buvait, on se mariait, jusqu'au jour où Noé entra dans
l'arche. Puis le déluge arriva, qui les a tous fait mourir.
Ce sera aussi comme dans les jours de Loth : on mangeait, on buvait,
on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ;
mais le jour où Loth sortit de Sodome, Dieu fit tomber du ciel une pluie de
feu et de soufre qui les a tous fait mourir ;
il en sera de même le jour où le Fils de l'homme se révélera.
Ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et qui aura ses affaires dans
sa maison, qu'il ne descende pas pour les emporter ; et de même celui
qui sera dans son champ, qu'il ne retourne pas en arrière.
Rappelez-vous la femme de Loth.
Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la
sauvegardera.
Je vous le dis : Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même
lit : l'une sera prise, l'autre laissée.
Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain : l'une sera
prise, l'autre laissée. »
Les disciples lui demandèrent : « Où donc, Seigneur ? »
Il leur répondit : « Là où il y a un corps, là aussi se
rassembleront les vautours. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Romanos le Mélode (?-v. 560), compositeur d'hymnes
Hymne de Noé, str. 11s (trad. SC 99, p.117s rev.)
« Comme dans les jours de Noé »
Le sage Noé...s'embarqua dans l'arche sur l'ordre de Dieu, avec ses
fils et leurs femmes, en tout huit âmes seulement. Sans cesser de gémir, ce
serviteur priait ainsi : « Ne me fais pas périr avec les pécheurs, mon
Sauveur, car je vois déjà le chaos s'emparer de la création et les éléments
sont ébranlés par la peur... Les nuages sont tout prêts, le ciel est
brouillé, les anges accourent en avant-garde de ta colère ». Sur ces mots,
Dieu ferma l'arche et la scella, pendant que son fidèle criait : « Sauve
tous les hommes de la colère, par l'amour que tu nous gardes, rédempteur de
l'univers ». Du haut du ciel le juge alors donne un ordre
; aussitôt s'ouvrent les écluses, précipitant pluies, torrents d'eau et
grêle, d'un bout du monde à l'autre ; et la peur fit jaillir les sources de
l'abîme, inondant la terre en tout lieu... Tel fut l'effet de la colère de
Dieu, parce que les humains avaient persévérés dans leur endurcissement et
ne s'étaient pas empressés de lui crier avec foi : « Sauve tous les hommes
de la colère, par l'amour que tu nous gardes, rédempteur de l'univers
»... Ensuite le chur des anges, voyant détruits les
hommes charnels, s'écria : « Maintenant, que les justes possèdent toute
l'étendue de la terre ! » Car le Créateur aime voir ceux qu'il a faits à
son image (Gn 1,26) ; c'est pourquoi il met à part ses saints pour les
sauver. Noé...lâche la colombe et elle revient vers le soir avec un rameau
d'olivier dans le bec, qui annonçait symboliquement la miséricorde de Dieu.
Alors Noé sort de l'arche, comme de sa tombe, selon l'ordre qu'il avait
reçu..., non comme jadis Adam, qui avait mangé d'un arbre qui donne la
mort, car Noé avait produit un fruit de pénitence en disant : « Sauve tous
les hommes de la colère, par l'amour que tu nous gardes, rédempteur de
l'univers ». Mortes sont la corruption et l'iniquité ;
l'homme au cur droit triomphe par sa foi, car il a trouvé grâce... Alors
le juste (Gn 6,9) offrit au Seigneur un sacrifice sans tache... ; le
Créateur en respira l'agréable parfum et...déclara : « Jamais plus
l'univers ne périra dans un déluge, même si tous les hommes mènent une vie
mauvaise. Aujourd'hui je conclus avec eux une alliance irrévocable. Je
montre mon arc à tous les aux habitants de la terre pour leur servir de
signe, afin qu'ils m'invoquent ainsi : ' Sauve tous les hommes de la
colère, par l'amour que tu nous gardes, rédempteur de l'univers ' ».
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11 novembre 2010
Evangile du jour
jeudi 11 novembre 2010
Le jeudi de la 32e semaine du temps ordinaire
St Martin, évêque de Tours (c. 316-397) - Mémoire
Commentaire du jour
Bienheureux John Henry Newman : « Le règne de Dieu est au milieu de vous »
Les lectures du jour
Lc 17,20-25.
Comme les pharisiens demandaient à Jésus quand viendrait le règne de Dieu,
il leur répondit : « Le règne de Dieu ne vient pas d'une manière
visible.
On ne dira pas : 'Le voilà, il est ici ! ' ou bien : 'Il est
là ! ' En effet, voilà que le règne de Dieu est au milieu de
vous. »
Et il dit aux disciples : « Des jours viendront où vous désirerez
voir un seul des jours du Fils de l'homme, et vous ne le verrez pas.
On vous dira : 'Le voilà, il est ici ! il est là ! ' N'y
allez pas, n'y courez pas.
En effet, comme l'éclair qui jaillit illumine l'horizon d'un bout à
l'autre, ainsi le Fils de l'homme, quand son Jour sera là.
Mais auparavant, il faut qu'il souffre beaucoup et qu'il soit rejeté par
cette génération.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Bienheureux John Henry Newman (1801-1890), prêtre, fondateur de communauté religieuse, théologien
Sermon « The Invisible World », PPS vol. 4, n°13
« Le règne de Dieu est au milieu de vous »
Est-il difficile à la foi d'admettre les paroles de l'Ecriture
concernant nos relations avec un monde qui nous est supérieur ?... Ce monde
spirituel est présent, quoique invisible ; il est présent et non pas futur,
non pas distant. Il n'est pas au-dessus du ciel, il n'est pas par-delà la
tombe ; il est maintenant et ici : « Le royaume de Dieu est parmi nous ».
C'est de cela que parle saint Paul : « Nous regardons non pas les choses
visibles, mais les invisibles, car les choses visibles n'ont qu'un temps,
mais les choses invisibles sont éternelles » (2Co 4,18)...
Tel est le royaume caché de Dieu ; et de même qu'il est maintenant
caché, ainsi sera-t-il révélé au moment voulu. Les hommes croient être les
seigneurs du monde et pouvoir en faire ce qu'ils veulent. Ils croient en
être les propriétaires et détenir un pouvoir sur son cours... Mais ce monde
est habité par les humbles du Christ qu'ils méprisent et par ses anges en
qui ils ne croient pas. A la fin ce sont eux qui en prendront possession,
quand ils seront manifestés. Maintenant « toutes choses », en apparence, «
continuent comme elles étaient depuis le commencement de la création » et
les railleurs demandent : « Où est la promesse de sa venue ? » (2P 3,4)
Mais au temps marqué, il y aura une « manifestation des enfants de Dieu »
et les saints cachés « resplendiront comme le soleil dans le royaume de
leur Père » (Rm 8,19; Mt 13,43).
Quand les anges sont apparus aux bergers, ce fut une apparition
soudaine : « Soudain, il y eut avec l'ange une troupe céleste innombrable »
(Lc 2,13). Auparavant, la nuit ressemblait à tout autre nuit -- les bergers
veillaient sur leurs troupeaux ; ils observaient le cours de la nuit : les
étoiles suivaient leur course ; il était minuit ; ils ne pensaient pas du
tout à une chose pareille lorsque l'ange est apparu. Telles sont la
puissance et la force cachées dans les choses visibles. Elles sont
manifestées quand Dieu le veut.
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10 novembre 2010
Evangile du jour
mercredi 10 novembre 2010
Le mercredi de la 32e semaine du temps ordinaire
St Léon le Grand, pape et docteur de l'Église ( 461) - Mémoire, St André Avellin, prêtre théatin ( 1608)
Commentaire du jour
Saint François d'Assise : « Revenir pour rendre grâce à Dieu »
Les lectures du jour
Lc 17,11-19.
Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la Samarie et la Galilée.
Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils
s'arrêtèrent à distance
et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. »
En les voyant, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux
prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés.
L'un d'eux, voyant qu'il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant
Dieu à pleine voix.
Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce.
Or, c'était un Samaritain.
Alors Jésus demanda : « Est-ce que tous les dix n'ont pas été
purifiés ? Et les neuf autres, où sont-ils ?
On ne les a pas vus revenir pour rendre gloire à Dieu ; il n'y a que
cet étranger ! »
Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t'a
sauvé. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint François d'Assise (1182-1226), fondateur des Frères mineurs
Première règle, 23 (trad. Desbonnets et Vorreux, Documents, p. 78)
« Revenir pour rendre grâce à Dieu »
Tout puissant, très saint, très haut et souverain Dieu, Père saint et
juste, Seigneur, roi du ciel et de la terre, nous te rendons grâces à cause
de toi-même, parce que, par ta sainte volonté, et par ton Fils unique avec
le Saint Esprit, tu as créé toutes choses, spirituelles et corporelles.Tu
nous as faits à ton image et ressemblance, tu nous as placés dans le
paradis ;et nous, par notre faute, nous sommes tombés.Nous te rendons
grâces parce que, de même que tu nous as créés par ton Fils, de même, par
le saint amour dont tu nous as aimés, tu as fait naître ton Fils, vrai Dieu
et vrai homme, de la glorieuse Vierge sainte Marie, et, par sa croix, son
sang et sa mort, tu as voulu nous racheter de notre captivité.Et nous te
rendons grâce parce que ce même Fils reviendra dans la gloire de sa
majesté, pour envoyer au feu éternel les maudits qui ont refusé de se
convertir et de te reconnaître et pour dire à tous ceux qui t'auront
reconnu, adoré et servi dans la pénitence : « Venez, les bénis de mon
Père, recevez le royaume qui vous a été préparé dès l'origine du monde »
(Mt 25,34). Indigents et pécheurs que nous sommes tous, nous ne sommes pas
dignes de te nommer ;accepte donc, nous t'en prions, que notre Seigneur
Jésus Christ, ton Fils bien-aimé en qui tu te complais, avec le Saint
Esprit Paraclet, te rende grâces lui-même pour tout, comme il te plaît et
comme il lui plaît, lui qui toujours te suffit en tout, lui par qui tu as
tant fait pour nous. Alleluia !
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09 novembre 2010
Evangile du jour
mardi 09 novembre 2010
Dédicace de la basilique du Latran, fête
Dédicace de la basilique du Latran - Fête
Commentaire du jour
Bienheureux John Henry Newman : Fête de la dédicace d'une cathédrale, fête de l'Eglise
Les lectures du jour
Jn 2,13-22.
Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem.
Il trouva installés dans le Temple les marchands de bufs, de brebis et de
colombes, et les changeurs.
Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que
leurs brebis et leurs bufs ; il jeta par terre la monnaie des
changeurs, renversa leurs comptoirs,
et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d'ici. Ne
faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. »
Ses disciples se rappelèrent cette parole de l'Écriture : L'amour de
ta maison fera mon tourment.
Les Juifs l'interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner
pour justifier ce que tu fais là ? »
Jésus leur répondit : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je
le relèverai. »
Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour
bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
Mais le Temple dont il parlait, c'était son corps.
Aussi, quand il ressuscita d'entre les morts, ses disciples se rappelèrent
qu'il avait dit cela ; ils crurent aux prophéties de l'Écriture et à
la parole que Jésus avait dite.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Bienheureux John Henry Newman (1801-1890), prêtre, fondateur de communauté religieuse, théologien
PPS, vol 6, n° 19
Fête de la dédicace d'une cathédrale, fête de l'Eglise
Une cathédrale est-elle le fruit d'un désir passager ou quelque
chose qu'on puisse réaliser à volonté ? ... A coup sûr, les églises dont
nous héritons ne sont pas une simple affaire de capitaux, ni une pure
création du génie ; elles sont le fruit du martyre, de hauts faits et de
souffrances. Leurs fondations sont très profondes ; elles reposent sur la
prédication des apôtres, sur la confession de la foi par les saints, et sur
les premières conquêtes de l'Evangile dans notre pays. Tout ce qui est si
noble dans leur architecture, qui captive l'il et va au cur, n'est pas le
pur effet de l'imagination des hommes, c'est un don de Dieu, c'est une
uvre spirituelle. La croix est toujours plantée dans le risque
et dans la souffrance, arrosée de larmes et de sang. Nulle part elle ne
prend racine et ne porte de fruit si sa prédication n'est accompagnée de
renoncement. Les détenteurs du pouvoir peuvent porter un décret, favoriser
une religion, mais ils ne peuvent pas la planter, ils ne peuvent que
l'imposer. Seule l'Eglise peut planter l'Eglise. Personne d'autre que les
saints, des hommes mortifiés, prédicateurs de la droiture, confesseurs de
la vérité, ne peut créer une vraie maison pour la vérité. C'est
pourquoi les temples de Dieu sont aussi les monuments de ses saints... Leur
simplicité, leur grandeur, leur solidité, leur grâce et leur beauté ne font
que rappeler la patience et la pureté, le courage et la douceur, la charité
et la foi de ceux qui, eux, n'ont adoré Dieu que dans les montagnes et les
déserts ; ils ont peiné, mais non en vain, puisque d'autres ont hérité des
fruits de leur peine (cf Jn 4,38). A la longue, en effet, leur parole a
porté fruit ; elle s'est faite Eglise, cette cathédrale où la Parole vit
depuis si longtemps... Heureux ceux qui entrent dans ce lien de communion
avec les saints du passé et avec l'Eglise universelle... Heureux ceux qui,
en entrant dans cette église, pénètrent de cur dans le ciel.
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08 novembre 2010
Evangile du jour
lundi 08 novembre 2010
Le lundi de la 32e semaine du temps ordinaire
St Geoffroy ( 1115), Bx Jean Dun Scot, Frère mineur, théologien ( 1308)
Commentaire du jour
Astérius d'Amasée : « Si ton frère a commis une faute..., pardonne-lui. »
Les lectures du jour
Lc 17,1-6.
Jésus disait à ses disciples : « Il est inévitable qu'il arrive
des scandales qui entraînent au péché, mais malheureux celui par qui ils
arrivent.
Si on lui attachait au cou une meule de moulin et qu'on le précipite à la
mer, ce serait mieux pour lui que d'entraîner au péché un seul de ces
petits.
Tenez-vous sur vos gardes ! Si ton frère a commis une faute contre
toi, fais-lui de vifs reproches, et, s'il se repent, pardonne-lui.
Même si sept fois par jour il commet une faute contre toi, et que sept fois
de suite il revienne à toi en disant : 'Je me repens', tu lui
pardonneras. »
Les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la
foi ! »
Le Seigneur répondit : « La foi, si vous en aviez gros comme une
graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici :
'Déracine-toi et va te planter dans la mer', et il vous obéirait.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Astérius d'Amasée (?-v. 410), évêque
Homélie 13 ; PG 40, 355s (trad. Orval)
« Si ton frère a commis une faute..., pardonne-lui. »
Vous qui êtes durs et incapables de douceur, apprenez la bonté de
votre Créateur et ne soyez pas pour vos compagnons de service des juges
amers et des arbitres, en attendant que vienne celui qui dévoilera les
replis des curs et attribuera, lui, le maître tout-puissant, à chacun sa
place dans la vie de l'au-delà. Ne portez pas de jugements sévères afin de
n'être pas jugés de même et transpercés par les paroles de votre propre
bouche comme par des dents acérées. Car c'est contre ce genre de délit que
semble bien nous mettre en garde cette parole de l'Évangile : « Ne jugez
pas et vous ne serez pas jugés » (Lc 6,37). En disant cela, il ne bannit
pas le discernement et la sagesse ; ce qu'il appelle jugement, c'est une
condamnation trop sévère. Allège donc autant qu'il est possible le poids de
ta mesure, si tu veux que tes actes ne pèsent pas trop lourd sur le
plateau, quand notre vie sera pesée, comme sur une balance, au jugement de
Dieu... Ne refuse pas de faire miséricorde afin que tu ne sois pas exclu du
pardon quand toi-même tu en auras besoin.
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07 novembre 2010
Evangile du jour
dimanche 07 novembre 2010
Trente-deuxième dimanche du temps ordinaire
St Willibrord, evêque d'Echternach ( 739), St Florent de Strasbourg, évêque ( 693)
Commentaire du jour
Catéchisme de l'Église catholique : « Je crois à la résurrection de la chair » (Credo)
Les lectures du jour
Lc 20,27-38.
Des sadducéens - ceux qui prétendent qu'il n'y a pas de résurrection -
vinrent trouver Jésus,
et ils l'interrogèrent : « Maître, Moïse nous a donné cette
loi : Si un homme a un frère marié mais qui meurt sans enfant, qu'il
épouse la veuve pour donner une descendance à son frère.
Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans
enfant ;
le deuxième,
puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils
moururent sans laisser d'enfants.
Finalement la femme mourut aussi.
Eh bien, à la résurrection, cette femme, de qui sera-t-elle l'épouse,
puisque les sept l'ont eue pour femme ? »
Jésus répond : « Les enfants de ce monde se marient.
Mais ceux qui ont été jugés dignes d'avoir part au monde à venir et à la
résurrection d'entre les morts ne se marient pas,
car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils
sont fils de Dieu, en étant héritiers de la résurrection.
Quant à dire que les morts doivent ressusciter, Moïse lui-même le fait
comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le
Seigneur : le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob.
Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants ; tous vivent en
effet pour lui. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Catéchisme de l'Église catholique
§ 989-993
« Je crois à la résurrection de la chair » (Credo)
Nous croyons fermement, et ainsi nous espérons, que de même que
le Christ est vraiment ressuscité des morts et qu'il vit pour toujours, de
même après leur mort les justes vivront pour toujours avec le Christ
ressuscité et qu'il les ressuscitera au dernier jour. Comme la sienne,
notre résurrection sera l'uvre de la Très Sainte Trinité : « Si l'Esprit
de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui
a ressuscité Jésus Christ d'entre les morts donnera aussi la vie à vos
corps mortels, par son Esprit qui habite en vous » (Rm 8,11). Le terme
« chair » désigne l'homme dans sa condition de faiblesse et de mortalité.
La « résurrection de la chair » signifie qu'il n'y aura pas seulement,
après la mort, la vie de l'âme immortelle, mais que même nos « corps
mortels » reprendront vie. Croire en la résurrection des morts a
été dès ses débuts un élément essentiel de la foi chrétienne. « Une
conviction des chrétiens : la résurrection des morts ; cette croyance nous
fait vivre » (Tertullien). « Comment certains d'entre vous peuvent-ils dire
qu'il n'y a pas de résurrection des morts ? S'il n'y a pas de résurrection
des morts, le Christ non plus n'est pas ressuscité. Mais si le Christ n'est
pas ressuscité, alors notre prédication est vide, vide aussi votre foi...
Mais non, le Christ est ressuscité des morts, prémices de ceux qui se sont
endormis » (1Co 15,12-14.20). La résurrection des morts a été
révélée progressivement par Dieu à son Peuple. L'espérance en la
résurrection corporelle des morts s'est imposée comme une conséquence
intrinsèque de la foi en un Dieu créateur de l'homme tout entier, âme et
corps... Les pharisiens et bien des contemporains du Seigneur espéraient la
résurrection. Jésus l'enseigne fermement. Aux sadducéens qui la nient il
répond : « Vous ne connaissez ni les Écritures ni la puissance de Dieu,
vous êtes dans l'erreur » (Mc 12,24). La foi en la résurrection repose sur
la foi en Dieu qui « n'est pas un Dieu des morts, mais des vivants ».
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06 novembre 2010
Evangile du jour
samedi 06 novembre 2010
Le samedi de la 31e semaine du temps ordinaire
St Léonard, ermite en Limousin (VIème s.), Ste Bertille, abbesse ( c. 692)
Commentaire du jour
Saint Gaudence de Brescia : « Faites-vous des amis avec l'argent trompeur »
Les lectures du jour
Lc 16,9-15.
Jésus disait à ses disciples : " Faites-vous, des amis avec l'Argent
trompeur, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous
accueillent dans les demeures éternelles.
Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de
confiance aussi dans une grande. Celui qui est trompeur dans une petite
affaire est trompeur aussi dans une grande.
Si vous n'avez pas été dignes de confiance avec l'Argent trompeur, qui vous
confiera le bien véritable ?
Et si vous n'avez pas été dignes de confiance pour des biens étrangers, le
vôtre, qui vous le donnera ?
Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera le
premier, et aimera le second ; ou bien il s'attachera au premier, et
méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et
l'Argent. »
Les pharisiens, eux qui aimaient l'argent, entendaient tout cela, et ils
ricanaient à son sujet.
Il leur dit alors : « Vous êtes, vous, ceux qui se présentent
comme des justes aux yeux des hommes, mais Dieu connaît vos curs, car ce
qui est prestigieux chez les hommes est une chose abominable aux yeux de
Dieu.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Gaudence de Brescia (?-après 406), évêque
Sermon 18 ; PL 20, 973-975 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 442)
« Faites-vous des amis avec l'argent trompeur »
Ces amis qui obtiendront notre salut sont évidemment les pauvres,
car, selon la parole du Christ, c'est lui-même, l'auteur de la récompense
éternelle, qui recueillera en eux les services que notre charité leur aura
procurés. Dès lors, les pauvres nous feront bon accueil, non point en leur
propre nom, mais au nom de celui qui, en eux, goûte le fruit rafraîchissant
de notre obéissance et de notre foi. Ceux qui accomplissent ce service de
l'amour seront reçus dans les demeures éternelles du Royaume des cieux,
puisque le Christ dira : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en
héritage le royaume préparé pour vous depuis le commencement du monde. Car
j'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez
donné à boire » (Mt 25,34)...
Le Seigneur ajoute, finalement : « Et si vous n'avez pas été dignes
de confiance pour des biens étrangers, le vôtre, qui vous le donnera ? » En
effet, rien de ce qui est dans ce monde ne nous appartient vraiment. Car
nous qui attendons la récompense future, nous sommes invités à nous
conduire ici-bas comme des hôtes et des pèlerins, de façon que nous
puissions tous dire au Seigneur avec assurance : « Je suis un étranger, un
passant comme tous mes pères » (Ps 38,13).
Mais les biens éternels appartiennent en propre aux croyants. Ils se
trouvent au ciel, là où, nous le savons, « sont notre cur et notre
trésor » (Mt 6,21), et où -- c'est notre intime conviction -- nous habitons
dès maintenant par la foi. Car, selon l'enseignement de saint Paul : « Nous
sommes citoyens des cieux » (Ph 3,20).
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05 novembre 2010
Evangile du jour
vendredi 05 novembre 2010
Le vendredi de la 31e semaine du temps ordinaire
Sts Zacharie et Élisabeth (Ier s.), Ste Sylvie ( 592)
Commentaire du jour
Concile Vatican II : « Emplissez la terre et soumettez-la » (Gn 1,28)
Les lectures du jour
Lc 16,1-8.
Jésus disait encore à ses disciples : « Un homme riche avait un
gérant qui lui fut dénoncé parce qu'il gaspillait ses biens.
Il le convoqua et lui dit : 'Qu'est-ce que j'entends dire de
toi ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car désormais tu ne pourras
plus gérer mes affaires. '
Le gérant pensa : 'Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la
gérance ? Travailler la terre ? Je n'ai pas la force.
Mendier ? J'aurais honte.
Je sais ce que je vais faire, pour qu'une fois renvoyé de ma gérance, je
trouve des gens pour m'accueillir. '
Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son
maître. Il demanda au premier : 'Combien dois-tu à mon maître ? -
Cent barils d'huile. ' Le gérant lui dit : 'Voici ton reçu ;
vite, assieds-toi et écris cinquante. '
Puis il demanda à un autre : 'Et toi, combien dois-tu ? - Cent
sacs de blé. ' Le gérant lui dit : 'Voici ton reçu, écris
quatre-vingts. '
Ce gérant trompeur, le maître fit son éloge : effectivement, il
s'était montré habile, car les fils de ce monde sont plus habiles entre eux
que les fils de la lumière.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Concile Vatican II
Constitution sur l'Eglise dans le monde de ce temps « Gaudium et spes », § 34
« Emplissez la terre et soumettez-la » (Gn 1,28)
L'homme, créé à l'image de Dieu, a reçu la mission de soumettre
la terre et tout ce qu'elle contient, de gouverner le cosmos en sainteté et
justice et, en reconnaissant Dieu comme Créateur de toutes choses, de lui
référer son être ainsi que l'univers : en sorte que, tout étant soumis à
l'homme, le nom même de Dieu soit glorifié par toute la terre.
Cet enseignement vaut aussi pour les activités les plus
quotidiennes. Car ces hommes et ces femmes qui, tout en gagnant leur vie et
celle de leur famille, mènent leurs activités de manière à bien servir la
société, sont fondés à voir dans leur travail un prolongement de l'uvre du
Créateur, un service de leurs frères, un apport personnel à la réalisation
du plan providentiel dans l'histoire.
Loin d'opposer les conquêtes du génie et du courage de l'homme à
la puissance de Dieu et de considérer la créature raisonnable comme une
sorte de rivale du Créateur, les chrétiens sont au contraire bien persuadés
que les victoires du genre humain sont un signe de la grandeur divine et
une conséquence de son dessein ineffable.
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04 novembre 2010
Evangile du jour
jeudi 04 novembre 2010
Le jeudi de la 31e semaine du temps ordinaire
St Charles Borromée, archevêque de Milan (1538-1584), St Félix de Valois, ermite et co-fondateur ( 1212)
Commentaire du jour
Isaac de l'Étoile : « Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue »
Les lectures du jour
Lc 15,1-10.
Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l'écouter.
Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet
homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole :
« Si l'un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas
les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle
qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve ?
Quand il l'a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules,
et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins ; il leur
dit : 'Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle
qui était perdue ! '
Je vous le dis : C'est ainsi qu'il y aura de la joie dans le ciel pour
un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf
justes qui n'ont pas besoin de conversion. »
Ou encore, si une femme a dix pièces d'argent et en perd une, ne va-t-elle
pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu'à ce
qu'elle la retrouve ?
Quand elle l'a retrouvée, elle réunit ses amies et ses voisines et leur
dit : 'Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la pièce d'argent
que j'avais perdue ! '
De même, je vous le dis : Il y a de la joie chez les anges de Dieu
pour un seul pécheur qui se convertit. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Isaac de l'Étoile (?-v. 1171), moine cistercien
Sermon 35 ; 2ème dimanche de Carême (trad. SC 207, p. 259)
« Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue »
Quand le temps de la miséricorde est venu (Ps 101,14), le Bon Pasteur
est descendu d'auprès du Père..., comme cela avait été promis de toute
éternité. Il est venu chercher l'unique brebis qui s'était perdue. Pour
elle promis depuis toujours, pour elle il a été envoyé dans le temps ; pour
elle il est né et a été donné, éternellement prédestiné pour elle. Elle est
unique, tirée à la fois des juifs et des nations..., présente en tous les
peuples...; elle est unique dans son mystère, multiple dans les personnes,
multiple par la chair selon la nature, unique par l'Esprit selon la grâce
-- bref, une seule brebis et une foule innombrable...
Or ceux que ce berger reconnaît comme siens, « personne ne peut les
lui arracher des mains » (Jn 10,28). Car on ne peut pas forcer la vraie
puissance, tromper la sagesse, détruire la charité. C'est pourquoi il parle
avec assurance, en disant...: « De ceux que tu m'as donnés, Père, je n'en
ai pas perdu un seul » (Jn 18,9)...
Il a été envoyé comme vérité pour les abusés, comme route pour les
égarés, comme vie pour ceux qui étaient morts, comme sagesse pour les
insensés, comme remède pour les malades, comme rançon pour les captifs, et
comme nourriture pour ceux qui mouraient de faim. Pour tous ceux-là, on
peut dire qu'il a été envoyé « aux brebis perdues de la maison d'Israël »
(Mt 15,24), pour qu'elles ne soient pas perdues à jamais. Il a été envoyé
comme une âme dans un corps inerte, pour qu'à sa venue les membres se
réchauffent et revivent d'une vie nouvelle, surnaturelle et divine : c'est
la première résurrection (Ap 20,5). Il peut donc déclarer lui-même :
« L'heure vient, et nous y sommes, où les morts entendront la voix du Fils
de Dieu et ceux qui l'auront entendue vivront » (Jn 5,25). Et il peut donc
dire de ses brebis : « Elles entendront ma voix et elles me suivront » (Jn
10,4-5).
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03 novembre 2010
Evangile du jour
mercredi 03 novembre 2010
Le mercredi de la 31e semaine du temps ordinaire
St Martin de Porres ( 1639), St Hubert, évêque de Tongres-Maastricht-Liège ( 727)
Commentaire du jour
Saint Macaire d'Égypte : Nous livrer à lui totalement
Les lectures du jour
Lc 14,25-33.
De grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur
dit :
« Si quelqu'un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa
femme, ses enfants, ses frères et surs, et même à sa propre vie, il ne
peut pas être mon disciple.
Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut pas être
mon disciple.
Quel est celui d'entre vous qui veut bâtir une tour, et qui ne commence pas
par s'asseoir pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi aller
jusqu'au bout ?
Car, s'il pose les fondations et ne peut pas achever, tous ceux qui le
verront se moqueront de lui :
'Voilà un homme qui commence à bâtir et qui ne peut pas achever ! '
Et quel est le roi qui part en guerre contre un autre roi, et qui ne
commence pas par s'asseoir pour voir s'il peut, avec dix mille hommes,
affronter l'autre qui vient l'attaquer avec vingt mille ?
S'il ne le peut pas, il envoie, pendant que l'autre est encore loin, une
délégation pour demander la paix.
De même, celui d'entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient
ne peut pas être mon disciple.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Macaire d'Égypte (?-405), moine
Homélies spirituelles (trad. Deseille, Coll. Spi.Or. 40, Bellefontaine 1984, p. 114)
Nous livrer à lui totalement
Comment est-il possible que, malgré de tels encouragements et de
telles promesses de la part du Seigneur, nous refusions de nous livrer à
lui totalement et sans réserve, de renoncer à toutes choses et même à notre
propre vie, conformément à l'Evangile (Lc 14,26), pour n'aimer que lui
seul, et rien d'autre avec lui ?
Considère tout ce qui a été fait pour nous : quelle gloire nous a été
donnée, que de dispositions en vue de l'histoire du salut faites par le
Seigneur depuis les pères et les prophètes, que de promesses, que
d'exhortations, quelle compassion de la part du Maître dès les origines ! A
la fin, il a manifesté son indicible bienveillance envers nous en venant
demeurer lui-même avec nous et en mourant sur la croix pour nous convertir
et nous ramener à la vie. Et nous, nous ne laissons pas de côté nos
volontés propres, notre amour du monde, nos prédispositions et nos
habitudes mauvaises, apparaissant en cela comme des hommes de peu de foi,
ou même sans foi aucune.
Et cependant, vois comment, malgré tout cela, Dieu se montre plein
d'une douce bonté. Il nous protège et nous soigne invisiblement ; malgré
nos fautes, il ne nous livre pas définitivement à la méchanceté et aux
illusions du monde ; dans sa grande patience, il nous empêche de périr et
guette de loin le moment où nous nous tournerons vers lui.
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02 novembre 2010
Evangile du jour
mardi 02 novembre 2010
Commémoration de tous les fidèles défunts
Commémoration de tous les fidèles défunts
Commentaire du jour
Saint Ephrem : « Toute la création gémit en travail d'enfantement... Nous gémissons nous aussi dans l'attente de la rédemption de nos corps » (Rm 8, 22-23)
Les lectures du jour
Mt 25,31-46.
Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Quand le Fils de
l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il
siégera sur son trône de gloire.
Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les
hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des
chèvres :
il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche.
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : 'Venez, les bénis de
mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la
création du monde.
Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et
vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez
accueilli ;
j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez
visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi ! '
Alors les justes lui répondront : 'Seigneur, quand est-ce que nous
t'avons vu... ? tu avais donc faim, et nous t'avons nourri ? tu
avais soif, et nous t'avons donné à boire ?
tu étais un étranger, et nous t'avons accueilli ? tu étais nu, et nous
t'avons habillé ?
tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ?
'
Et le Roi leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que
vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que
vous l'avez fait. '
Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : 'Allez-vous-en loin de
moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges.
Car j'avais faim, et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'avais soif,
et vous ne m'avez pas donné à boire ;
j'étais un étranger, et vous ne m'avez pas accueilli ; j'étais nu, et
vous ne m'avez pas habillé ; j'étais malade et en prison, et vous ne
m'avez pas visité. '
Alors ils répondront, eux aussi : 'Seigneur, quand est-ce que nous
t'avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans
nous mettre à ton service ? '
Il leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous
ne l'avez pas fait à l'un de ces petits, à moi non plus vous ne l'avez pas
fait. '
Et ils s'en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie
éternelle. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église
Hymnes sur le Paradis, n°5 ( trad. SC 137, p. 76 rev.)
« Toute la création gémit en travail d'enfantement... Nous gémissons nous aussi dans l'attente de la rédemption de nos corps » (Rm 8, 22-23)
La contemplation du Paradis m'a ravi par sa paix et sa beauté. Là
demeure la beauté sans tache, là réside la paix sans tumulte. Heureux qui
méritera de le recevoir, sinon par justice, du moins par bonté ; sinon à
cause des uvres, du moins par pitié...
Quand mon esprit est revenu aux rives de la terre, mère des épines,
se sont présentés à moi des douleurs et des maux de tous genres. J'ai
appris ainsi que notre région est une prison. Et pourtant les captifs qui y
sont enfermés pleurent quand ils en sortent. Je me suis étonné aussi de ce
que les enfants pleurent quand ils sortent du sein ; ils pleurent alors
qu'ils sortent des ténèbres vers la lumière, d'un espace étroit vers le
vaste univers. De même la mort est pour les hommes une sorte d'enfantement.
Ceux qui naissent pleurent en quittant l'univers, mère des douleurs, pour
entrer dans le Paradis de délices.
Ô toi, Seigneur du Paradis, prends-moi donc en pitié ! S'il n'est pas
possible d'entrer dans ton Paradis, rends-moi digne du moins des pâturages
à son entrée. Au centre du Paradis est la table des saints, mais à
l'extérieur les fruits de son enclos tombent comme des miettes pour les
pécheurs qui, même là, vivront par ta bonté.
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01 novembre 2010
Evangile du jour
lundi 01 novembre 2010
Solennité de la Toussaint
Tous les saints - Solennité
Commentaire du jour
Concile Vatican II : Avec tous les saints
Les lectures du jour
Mt 5,1-12.
Quand Jésus vit la foule qui le suivait, il gravit la montagne. Il s'assit,
et ses disciples s'approchèrent.
Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait :
« Heureux les pauvres de cur : le Royaume des cieux est à
eux !
Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise !
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés !
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront
rassasiés !
Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde !
Heureux les curs purs : ils verront Dieu !
Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu !
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des
cieux est à eux !
Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on
dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande
dans les cieux ! C'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous
ont précédés.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Concile Vatican II
Constitution dogmatique sur l'Eglise « Lumen gentium » § 50-51
Avec tous les saints
De même que notre communion de chrétiens en marche vers Dieu
nous rapproche davantage du Christ, ainsi la fraternité entre nous et les
saints nous unit au Christ, Source et Tête, qui dispense toute grâce et la
vie du Peuple même de Dieu... Notre union avec l'Église du Ciel se réalise
avant tout dans la sainte liturgie où la force du Saint Esprit agit sur
nous par les signes sacramentels. Lorsque nous célébrons dans une commune
allégresse les louanges de la majesté de Dieu, tous, de quelque tribu,
langue, peuple et nation que nous soyons, rachetés par le Sang du Christ
(Ap 5,9) et rassemblés dans une Église unique, nous chantons d'une même
voix les louanges du Dieu un et trine.
Ainsi, quand nous célébrons le sacrifice eucharistique, nous
nous unissons très intimement au culte de l'Église du Ciel : réunis dans
une même assemblée, nous vénérons d'abord la mémoire de la glorieuse Marie
toujours Vierge, mais aussi du bienheureux Joseph, des bienheureux apôtres
et martyrs, et de la foule de tous les saints... Nous tous en effet qui
sommes fils de Dieu, nous constituons dans le Christ une seule famille (cf
He 3,6). Tant que nous communions entre nous dans la charité mutuelle et
dans l'unique louange de la très sainte Trinité, nous correspondons à la
vocation intime de l'Église, et nous participons, comme par un avant-goût,
à la liturgie de la gloire parfaite.
Quand le Christ apparaîtra et que se produira la glorieuse
résurrection des morts, la Cité céleste, dont l'Agneau sera la lampe,
s'illuminera de la clarté de Dieu (Ap 21,23). Alors toute l'Église des
saints, dans le suprême bonheur de l'amour, adorera Dieu et l'Agneau qui a
été immolé (Ap 5,12), en proclamant d'une voix unanime : « A Celui qui
siège sur le trône et à l'Agneau, louange, honneur, gloire et puissance aux
siècles des siècles ! » (Ap 5,13)
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