12 décembre 2016

Evangile du jour


Lundi 12 décembre 2016

Le lundi de la 3e semaine de l'Avent
Notre Dame de Guadalupe (1531)

St Corentin, 1er évêque de Quimper (Ve s.), Bx Jacques (Giacomo) Capocci de Viterbe, évêque

Commentaire du jour
Saint Augustin : « Jésus vient à Jean pour se faire baptiser... Jean lui disait : 'C'est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi !' » (Mt 3,13-14)

Mt 21,23-27.

En ce temps-là, Jésus était entré dans le Temple, et, pendant qu'il enseignait, les grands prêtres et les anciens du peuple s'approchèrent de lui et demandèrent : « Par quelle autorité fais-tu cela, et qui t'a donné cette autorité ? »
Jésus leur répliqua : « À mon tour, je vais vous poser une question, une seule ; et si vous me répondez, je vous dirai, moi aussi, par quelle autorité je fais cela :
Le baptême de Jean, d'où venait-il ? du ciel ou des hommes ? » Ils faisaient en eux-mêmes ce raisonnement : « Si nous disons : "Du ciel", il va nous dire : "Pourquoi donc n'avez-vous pas cru à sa parole ?"
Si nous disons : "Des hommes", nous devons redouter la foule, car tous tiennent Jean pour un prophète. »
Ils répondirent donc à Jésus : « Nous ne savons pas ! » Il leur dit à son tour : « Moi, je ne vous dis pas non plus par quelle autorité je fais cela. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 288 (trad. Thèmes et figures, DDB 1984, coll. Pères dans la foi 28-29, p. 303)

« Jésus vient à Jean pour se faire baptiser... Jean lui disait : 'C'est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi !' » (Mt 3,13-14)

      « Beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu » (Mt 13,17). En effet, ces saints personnages, remplis de l'Esprit de Dieu pour annoncer l'avènement du Christ, désiraient ardemment, s'il était possible, jouir de sa présence sur la terre. C'est pour ce motif que Dieu différait de retirer Syméon de ce monde ; il voulait qu'il puisse contempler sous la forme d'un enfant nouveau-né celui par qui le monde a été créé (Lc 2,25s)... Syméon l'a vu donc, mais sous les traits d'un enfant. Jean, au contraire, l'a vu lorsqu'il enseignait déjà et choisissait ses disciples. Où ? Sur les bords du fleuve du Jourdain...

      C'est là que nous voyons un symbole et une approche du baptême en Jésus Christ dans ce baptême de préparation qui lui ouvrait la voie, selon ces paroles de Jean : « Préparez la voie du Seigneur, rendez droits ses sentiers » (Mt 3,3). Le Seigneur lui-même a voulu être baptisé par son serviteur pour faire comprendre à ceux qui reçoivent le baptême en leur Seigneur la grâce qu'ils reçoivent. C'est donc là qu'il a commencé son règne, comme pour accomplir cette prophétie : « Il dominera depuis la mer jusqu'à une autre mer, et du fleuve jusqu'aux extrémités de la terre » (Ps 71,8). Sur les bords du fleuve où commence cette domination du Christ, Jean a vu le Sauveur ; il l'a vu, l'a reconnu et lui a rendu témoignage. Jean s'est humilié devant la grandeur divine, pour mériter que son humilité soit relevée par cette grandeur. Il se déclare l'ami de l'Époux (Jn 3,29), et quel ami ? Est-ce un ami qui marche l'égal de son ami ? Loin de lui cette pensée. À quelle distance se place-t-il ? « Je ne suis pas digne, dit-il, de dénouer les courroies de sa sandale » (Mc 1,7).







11 décembre 2016

Evangile du jour


Dimanche 11 décembre 2016

Troisième Dimanche de l'Avent

St Damase, pape (37e) de 366 à 384, Ste María Maravillas de Jesús, fondatrice (1891-1974)

Commentaire du jour
Saint Cyrille d'Alexandrie : « Les aveugles voient..., les morts ressuscitent, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres »

Mt 11,2-11.

En ce temps-là, Jean le Baptiste entendit parler, dans sa prison, des œuvres réalisées par le Christ. Il lui envoya ses disciples et, par eux,
lui demanda : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »
Jésus leur répondit : « Allez annoncer à Jean ce que vous entendez et voyez :
Les aveugles retrouvent la vue, et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, et les sourds entendent, les morts ressuscitent, et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle.
Heureux celui pour qui je ne suis pas une occasion de chute ! »
Tandis que les envoyés de Jean s'en allaient, Jésus se mit à dire aux foules à propos de Jean : « Qu'êtes-vous allés regarder au désert ? un roseau agité par le vent ?
Alors, qu'êtes-vous donc allés voir ? un homme habillé de façon raffinée ? Mais ceux qui portent de tels vêtements vivent dans les palais des rois.
Alors, qu'êtes-vous allés voir ? un prophète ? Oui, je vous le dis, et bien plus qu'un prophète.
C'est de lui qu'il est écrit : 'Voici que j'envoie mon messager en avant de toi, pour préparer le chemin devant toi.'
Amen, je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d'une femme, personne ne s'est levé de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux est plus grand que lui. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l'Église
Premier dialogue christologique, 706 ; SC 97 (trad. SC p. 27 rev.)

« Les aveugles voient..., les morts ressuscitent, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres »

      « Celui qui vient après moi est plus puissant que moi ; lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et le feu » (Mt 3,11). Dirons-nous que c'est là l'œuvre d'une humanité pareille à la nôtre que de pouvoir baptiser dans l'Esprit Saint et le feu ? Comment cela pourrait-il être ? Et pourtant, parlant d'un homme qui ne s'est pas encore présenté, Jean déclare que celui-ci baptise « dans le feu et l'Esprit Saint ». Non pas, comme le ferait un serviteur quelconque, en insufflant aux baptisés un Esprit qui n'est pas le sien, mais comme quelqu'un qui est Dieu par nature, qui donne avec une puissance souveraine ce qui vient de lui et lui appartient en propre. C'est grâce à cela que l'empreinte divine s'imprime en nous.

      En effet, en Christ Jésus, nous sommes transformés comme à l'image divine ; non que notre corps soit modelé de nouveau, mais nous recevons le Saint Esprit, entrant en possession du Christ lui-même, au point de pouvoir crier désormais dans notre joie : « Mon âme exulte dans le Seigneur, car il m'a revêtu de salut et d'allégresse » (1S 2,1). L'apôtre Paul dit en effet : « Vous tous qui avez été baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ » (Ga 3,27).

      Est-ce donc en un homme que nous avons été baptisés ? Silence, toi qui n'est qu'un homme ; veux-tu rabattre jusqu'à terre notre espérance ? Nous avons été baptisés en un Dieu fait homme ; il libère des peines et des fautes tous ceux qui croient en lui. « Repentez-vous et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus Christ... Vous recevrez alors le don du Saint Esprit » (Ac 2,38). Il délie ceux qui s'attachent à lui... ; il fait sourdre en nous sa propre nature... L'Esprit appartient en propre au Fils, qui est devenu un homme semblable à nous. Car il est lui-même la vie de tout ce qui existe.







10 décembre 2016

Evangile du jour


Samedi 10 décembre 2016

Le samedi de la 2e semaine de l'Avent
Notre-Dame de Lorette

Bx Anton Durcovici, évêque et martyr en Moldavie († 1951), Bx Marcantonio Durando, prêtre et fond. (1801-1880)

Commentaire du jour
Saint Romanos le Mélode : « Comme tu étais redoutable Élie... toi qui a été emporté dans un tourbillon de feu..., toi qui a été préparé pour la fin des temps » (Si 48,9-10)

Mt 17,10-13.

Descendant de la montagne, les disciples interrogèrent Jésus :
« Pourquoi donc les scribes disent-ils que le prophète Élie doit venir d'abord ? »
Jésus leur répondit : « Élie va venir pour remettre toute chose à sa place.
Mais, je vous le déclare : Élie est déjà venu ; au lieu de le reconnaître, ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu. Et de même, le Fils de l'homme va souffrir par eux. »
Alors les disciples comprirent qu'il leur parlait de Jean le Baptiste.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Romanos le Mélode (?-v. 560), compositeur d'hymnes
Hymne sur le prophète Élie (trad. SC 99, p. 337)

« Comme tu étais redoutable Élie... toi qui a été emporté dans un tourbillon de feu..., toi qui a été préparé pour la fin des temps » (Si 48,9-10)

Devant la perversité des hommes, Élie le prophète a médité de rendre le châtiment plus dur encore. Ce que voyant, le Miséricordieux répondit au prophète : « Je sais le zèle que tu as pour le bien (1R 19,14), je connais ta bonne volonté, mais j'ai compassion des pécheurs quand ils sont punis sans mesure. Tu t'irrites parce que tu es sans reproche, tu ne peux pas te résigner ? Moi, je ne peux pas me résigner à ce qu'un seul se perde (Mt 18,14), car je suis le seul ami des hommes » (Sg 1,6).

Par la suite le Maître, voyant l'humeur abrupte du prophète à l'égard des hommes, s'est préoccupé de leur race. Il a éloigné Élie de la terre qu'ils habitaient, disant : « Éloigne-toi du séjour des hommes ; c'est moi qui, dans ma miséricorde, descendrai chez les hommes en me faisant homme. Quitte donc la terre et monte, puisque tu ne peux pas tolérer les fautes des hommes. Mais moi qui suis du ciel, je vivrai parmi les pécheurs et je les sauverai de leurs fautes, moi, le seul ami des hommes.

« Si tu ne peux pas habiter avec les hommes coupables, viens ici, habite le domaine de mes amis, là où il n'y a plus de péché. C'est moi qui vais descendre, car je peux prendre sur mes épaules et ramener la brebis égarée (Lc 15,5), et crier à ceux qui peinent : Accourez tous, pécheurs, venez à moi, reposez-vous (Mt 11,28). Car moi, je ne suis pas venu pour punir ceux que j'ai créés, mais pour arracher les pécheurs à l'impiété, moi, le seul ami des hommes. »

Ainsi Élie, quand il a été élevé aux cieux (2R 2,11), est apparu alors comme la figure de l'avenir. Ce Thesbite (1R 17,1) a été enlevé par un char de feu ; le Christ a été élevé parmi les nuées et les puissances (Ac 1,9). Le premier a laissé tomber du haut du ciel son manteau pour Élisée (2R 2,13) ; le Christ a envoyé à ses apôtres le Saint Esprit, le Défenseur (Jn 15,26), que nous les baptisés nous avons tous reçu et par qui nous sommes sanctifiés, comme l'enseigne à tous le seul ami des hommes.







09 décembre 2016

Evangile du jour


Vendredi 09 décembre 2016

Le vendredi de la 2e semaine de l'Avent

St Juan Diego Cuautitlatuazin, voyant (1474-1548), Ste Léocadie, vierge et martyre († 304)

Commentaire du jour
Saint Maxime de Turin : Répondre aux appels de Dieu à nous convertir du fond de notre cœur

Mt 11,16-19.

En ce temps-là, Jésus déclarait aux foules :
« À qui vais-je comparer cette génération ? Elle ressemble à des gamins assis sur les places, qui en interpellent d'autres en disant :
"Nous vous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine."
Jean Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas, il ne boit pas, et l'on dit : "C'est un possédé !"
Le Fils de l'homme est venu ; il mange et il boit, et l'on dit : "Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs." Mais la sagesse de Dieu a été reconnue juste à travers ce qu'elle fait. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque
Sermon CC 61a ; PL 57, 233 (trad. coll. Pères dans la foi, Migne 1996, p. 25 rev.)

Répondre aux appels de Dieu à nous convertir du fond de notre cœur

Même sans que je vous en parle, frères, le temps suffit à nous avertir que l'anniversaire de la Nativité du Christ notre Seigneur est proche. La création elle-même exprime l'imminence d'un événement qui restaure tout pour le mieux. Elle aussi désire avec impatience voir illuminer ses ténèbres de l'éclat d'un soleil plus brillant que le soleil ordinaire. Cette attente de la création du renouvellement de son cycle annuel nous invite à attendre la naissance du nouveau soleil qu'est le Christ qui illumine les ténèbres de nos péchés. Le soleil de justice (Ml 3,20), qui apparaîtra dans toute sa force, dissipera l'obscurité de nos péchés qui a duré trop longtemps. Il ne supporte pas que le cours de notre vie soit étouffé par les ténèbres de l'existence ; il veut la dilater par sa puissance.

Alors, de même qu'en ces jours du solstice, la création répand plus largement sa lumière, déployons ainsi notre justice. De même que la clarté de ce jour est le bien commun des pauvres et des riches, que nos largesses s'étendent sans compter aux voyageurs et aux pauvres. Le monde, en ces temps-ci, restreint la durée des ténèbres ; et nous, retranchons aux ombres de notre avarice... Qu'en nos cœurs toute glace fonde ; que la semence de la justice croisse, réchauffée par les rayons du Sauveur.

Donc, frères, préparons-nous à accueillir le jour de la naissance du Seigneur en nous parant de vêtements éclatants de blancheur. Je parle de ceux qui habillent l'âme, non le corps. Le vêtement qui habille notre corps est une tunique sans importance. Mais c'est le corps, objet précieux, qui habille l'âme. Le premier vêtement est tissé par des mains humaines ; le second est l'œuvre des mains de Dieu. Et c'est pourquoi il faut veiller avec la plus grande sollicitude à préserver de toute tache l'œuvre de Dieu... Avant la Nativité du Seigneur, purifions notre conscience de toute souillure. Présentons-nous, non revêtus de soie, mais plutôt d'œuvres de valeur... Commençons donc par orner notre sanctuaire intérieur.







08 décembre 2016

Evangile du jour


Jeudi 08 décembre 2016



St Thibaud de Marly, abbé († 1247), St Noël Chabanel, prêtre s.j. et martyr (1613-1649)

Commentaire du jour
Saint Ephrem : Marie immaculée, comblée d'une grâce particulière venant des mérites de son fils

Lc 1,26-38.

Au sixième mois d'Élisabeth, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L'ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L'ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin. »
Marie dit à l'ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d'homme ? »
L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait la femme stérile.
Car rien n'est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m'advienne selon ta parole. » Alors l'ange la quitta.




Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église
Hymnes sur Marie, n° 7 (trad. Brock, Oeil de Lumière, Bellefontaine 1991, p. 292 rev)

Marie immaculée, comblée d'une grâce particulière venant des mérites de son fils

Vous tous qui discernez,  venez, et admirons
la vierge qui est mère,  la fille de David...
Venez et admirons  la vierge toute pure,
merveille en elle-même,  seule dans le créé.

Elle a donné naissance  sans avoir connu d'homme,
l'âme pure remplie  par l'émerveillement.
Chaque jour son esprit s'adonnait aux louanges,
car il se réjouissait de la double merveille :
virginité gardée, enfant le plus aimé !

Elle, jeune colombe (Ct 6,8), elle a transporté cet aigle,
l'Ancien des jours (Dn 7,9), en chantant ses louanges :
« Mon fils, toi le plus riche, tu choisis de grandir
dans un nid misérable. Harpe mélodieuse,
tu restes silencieux comme un petit enfant.
Permets donc, s'il te plaît, que je chante pour toi...

Ta demeure, mon fils, est grande plus qu'aucune,
pourtant tu as voulu que je sois ta demeure.
Le ciel est trop petit pour contenir ta gloire,
moi, pourtant, la plus humble des êtres, je te porte.
Laisse Ézéchiel venir te voir sur mes genoux,
qu'il reconnaisse en toi celui que sur le char
portaient les chérubins (Ez 1)... ; aujourd'hui je te porte...
Dans un grand tremblement, les chérubins s'écrient :
'Bénie soit la splendeur du lieu où tu résides !' (Ez 3,12)
Ce lieu, il est en moi, mon sein est ta demeure ;
le trône de ta grandeur est tenu dans mes bras...

Viens me voir, Isaïe, vois, et réjouissons-nous !
Voici que j'ai conçu tout en demeurant vierge (Is 7,14).
Prophète de l'Esprit, riche de tes visions,
vois donc l'Emmanuel qui t'est resté caché...
Venez donc, ô vous tous qui savez discerner,
vous qui, par votre voix, témoignez pour l'Esprit...
Debout, réjouissez-vous, car voici la moisson !
Regardez : dans mes bras  je tiens l'épi de vie. »







07 décembre 2016

Evangile du jour


Mercredi 07 décembre 2016

Le mercredi de la 2e semaine de l'Avent

St Ambroise, évêque et docteur de l'Église († 397), St Charles  Garnier, prêtre s.j. et martyr (1606-1649)

Commentaire du jour
Saint Ambroise : Aller vers les autres comme le Seigneur vient vers nous

Mt 11,28-30.

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.
Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
La Pénitence, I, 1 (trad. SC 179, p.53 rev.)

Aller vers les autres comme le Seigneur vient vers nous

La modération est sans doute la plus belle des vertus... C'est à elle seule que l'Église, acquise au prix du sang du Seigneur, doit son expansion ; elle est à l'image du bienfait céleste de la rédemption universelle... De ce fait, celui qui s'applique à corriger les défauts de la faiblesse humaine doit supporter et en quelque sorte peser cette faiblesse sur ses propres épaules, et non pas la rejeter. Car on lit que le berger de l'Évangile a porté la brebis fatiguée, non qu'il l'a rejetée (Lc 15,5)... La modération, en effet, doit tempérer la justice. Autrement, comment quelqu'un pour qui tu montres du dégoût — quelqu'un qui penserait être pour son médecin un objet de mépris et non de compassion — comment pourrait-il venir vers toi pour être soigné ?

C'est pourquoi le Seigneur Jésus a fait preuve de compassion envers nous. Son désir était de nous appeler à lui, et pas de nous faire fuir en nous effrayant. La douceur marque sa venue ; sa venue est marquée par l'humilité. Il a dit d'ailleurs : « Venez à moi, vous tous qui peinez, et je vous réconforterai ». Ainsi donc, le Seigneur Jésus réconforte, il n'exclut pas, il ne rejette pas. Et c'est à bon droit qu'il a choisi pour disciples des hommes qui, en fidèles interprètes de la volonté du Seigneur, rassembleraient le peuple de Dieu, au lieu de le repousser.







06 décembre 2016

Evangile du jour


Mardi 06 décembre 2016

Le mardi de la 2e semaine de l'Avent

St Nicolas de Myre, archevêque († 324), Bx Jean (János) Scheffler, évêque roumain et martyr

Commentaire du jour
Basile de Séleucie : « Il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf autres qui ne se sont pas égarées »

Mt 18,12-14.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quel est votre avis ? Si un homme possède cent brebis et que l'une d'entre elles s'égare, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ?
Et, s'il arrive à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.
Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Basile de Séleucie (?-v. 468), évêque
Homélie 26, sur le Bon Pasteur ; PG 85, 299 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 219)

« Il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf autres qui ne se sont pas égarées »

Regardons notre berger, le Christ ; voyons son amour pour les hommes et sa douceur pour les conduire au pâturage. Il se réjouit des brebis qui l'entourent comme il cherche celles qui s'égarent. Monts et forêts ne lui font pas d'obstacle ; il court dans la vallée de l'ombre pour parvenir jusqu'à l'endroit où se trouve la brebis perdue. L'ayant trouvée malade, il ne la méprise pas, mais la soigne ; la prenant sur ses épaules, il guérit par sa propre fatigue la brebis fatiguée. Sa fatigue le remplit de joie, car il a retrouvé la brebis perdue, et cela le guérit de sa peine : « Lequel d'entre vous, dit-il, s'il a cent brebis et vient à en perdre une, n'abandonne pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour s'en aller auprès de celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il l'ait retrouvée ? »

La perte d'une seule brebis trouble la joie du troupeau rassemblé, mais la joie des retrouvailles chasse cette tristesse : « Quand il l'a retrouvée, il assemble amis et voisins et il leur dit : Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis qui était perdue » (Lc 15,6). C'est pourquoi le Christ, qui est ce berger, disait : « Je suis le bon pasteur » (Jn 10,11). « Je cherche la brebis perdue, je ramène celle qui est égarée, je panse celle qui est blessée, je guéris celle qui est malade » (Ez 34,16).







05 décembre 2016

Evangile du jour


Lundi 05 décembre 2016

Le lundi de la 2e semaine de l'Avent

St Sabas, abbé († 531), Bx Filippo Rinaldi, 3e successeur de don Bosco (1856-1931)

Commentaire du jour
Saint Pierre Chrysologue : « Pourquoi tenir ces raisonnements ? »

Lc 5,17-26.

Un jour que Jésus enseignait, il y avait dans l'assistance des pharisiens et des docteurs de la Loi, venus de tous les villages de Galilée et de Judée, ainsi que de Jérusalem ; et la puissance du Seigneur était à l'œuvre pour lui faire opérer des guérisons.
Arrivent des gens, portant sur une civière un homme qui était paralysé ; ils cherchaient à le faire entrer pour le placer devant Jésus.
Mais, ne voyant pas comment faire à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et, en écartant les tuiles, ils le firent descendre avec sa civière en plein milieu devant Jésus.
Voyant leur foi, il dit : « Homme, tes péchés te sont pardonnés. »
Les scribes et les pharisiens se mirent à raisonner : « Qui est-il celui-là ? Il dit des blasphèmes ! Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ?»
Mais Jésus, saisissant leurs pensées, leur répondit : « Pourquoi ces pensées dans vos cœurs ?
Qu'est-ce qui est le plus facile ? Dire : "Tes péchés te sont pardonnés", ou dire : "Lève-toi et marche" ?
Eh bien ! Afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a autorité sur la terre pour pardonner les péchés, – Jésus s'adressa à celui qui était paralysé – je te le dis, lève-toi, prends ta civière et retourne dans ta maison. »
À l'instant même, celui-ci se releva devant eux, il prit ce qui lui servait de lit et s'en alla dans sa maison en rendant gloire à Dieu.
Tous furent saisis de stupeur et ils rendaient gloire à Dieu. Remplis de crainte, ils disaient : « Nous avons vu des choses extraordinaires aujourd'hui ! »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église
Sermon 50 ; PL 52, 339 (trad. Matthieu commenté, DDB 1985, p. 72)

« Pourquoi tenir ces raisonnements ? »

Grâce à la foi d'autrui, l'âme du paralytique allait être guérie avant son corps. « Voyant la foi de ces gens » dit l'évangile. Remarquez ici, frères, que Dieu ne se soucie pas de ce que veulent les hommes déraisonnables, qu'il ne s'attend pas à trouver de la foi chez les ignorants..., chez les mal portants. Par contre, il ne refuse pas de venir au secours de la foi d'autrui. Cette foi est un cadeau de la grâce et elle s'accorde avec la volonté de Dieu... Dans sa divine bonté, ce médecin qu'est le Christ essaie d'attirer au salut malgré eux ceux qu'atteignent les maladies de l'âme, ceux que le poids de leurs péchés et de leurs fautes accable jusqu'au délire. Mais eux ne veulent pas se laisser faire.

Ô mes frères, si nous voulions, si nous voulions tous voir jusqu'en son fond la paralysie de notre âme ! Nous remarquerions que, privée de ses forces, elle gît sur un lit de péchés. L'action du Christ en nous serait source de lumière. Nous comprendrions qu'il regarde chaque jour notre manque de foi si nuisible, qu'il nous entraîne vers les remèdes salutaires et presse vivement nos volontés rebelles. « Mon enfant, dit-il, tes péchés te sont remis. »







04 décembre 2016

Evangile du jour


Dimanche 04 décembre 2016

Deuxième dimanche de l'Avent

St Clément d'Alexandrie, père de l'Église († v. 215), St Jean Damascène, prêtre et docteur de l'Église († v. 749)

Commentaire du jour
Saint Grégoire le Grand : « Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route »

Mt 3,1-12.

En ces jours-là, paraît Jean le Baptiste, qui proclame dans le désert de Judée :
« Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »
Jean est celui que désignait la parole prononcée par le prophète Isaïe : 'Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers.'
Lui, Jean, portait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins ; il avait pour nourriture des sauterelles et du miel sauvage.
Alors Jérusalem, toute la Judée et toute la région du Jourdain se rendaient auprès de lui,
et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain en reconnaissant leurs péchés.
Voyant beaucoup de pharisiens et de sadducéens se présenter à son baptême, il leur dit : « Engeance de vipères ! Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ?
Produisez donc un fruit digne de la conversion.
N'allez pas dire en vous-mêmes : "Nous avons Abraham pour père" ; car, je vous le dis : des pierres que voici, Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham.
Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres : tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu.
Moi, je vous baptise dans l'eau, en vue de la conversion. Mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et le feu.
Il tient dans sa main la pelle à vanner, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera son grain dans le grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s'éteint pas. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélies sur l'Evangile, n° 20 (trad. Solesmes, Lectionnaire, t.1, p. 157 et Le Barroux)

« Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route »

Pour tout lecteur il est évident que Jean non seulement a prêché, mais a conféré un baptême de pénitence. Cependant il n'a pas pu donner un baptême qui remet les péchés, car la rémission des péchés nous est accordée seulement dans le baptême du Christ. C'est pourquoi l'évangéliste dit qu'il « prêchait un baptême de pénitence en vue de la rémission des péchés » (Lc 3,3) ; ne pouvant pas donner lui-même le baptême qui pardonnerait les péchés, il annonçait celui à venir. De même que la parole de sa prédication était l'avant-coureur de la Parole du Père faite chair, ainsi son baptême... précédait celui du Seigneur, ombre de la vérité (Col 2,17).

Ce même Jean, interrogé sur ce qu'il était, a répondu : « Moi, je suis la voix de celui qui crie dans le désert » (Jn 1,23 ; Is 40,3). Le prophète Isaïe l'avait appelé « voix » car il précédait la Parole. Ce qu'il criait, la suite nous l'apprend : « Préparez les chemins du Seigneur, rendez droits ses sentiers ». Celui qui prêche la foi droite et les bonnes œuvres, que fait-il sinon préparer la route dans les cœurs des auditeurs pour le Seigneur qui vient ? Ainsi la grâce toute-puissante pourra pénétrer dans ces cœurs, la lumière de la vérité les illuminer...

Saint Luc ajoute : « Toute vallée sera comblée, toute montagne et toute colline seront abaissées ». Que désigne ici les vallées, sinon les humbles, et les monts et collines, sinon les orgueilleux ? À la venue du Rédempteur..., selon sa propre parole, « qui s'élève sera humilié et qui s'abaisse sera élevé » (Lc 14,11)... Par leur foi au médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus Christ fait homme (1 Tm 2,5), ceux qui croient en lui ont reçu la plénitude de la grâce, alors que ceux qui refusent de croire ont été abaissés dans leur orgueil. Toute vallée sera comblée car les cœurs humbles, accueillant la parole de la sainte doctrine, seront remplis de la grâce des vertus, selon ce qui est écrit : « Il a fait jaillir des sources au creux des vallées » (Ps 104,10).







03 décembre 2016

Evangile du jour


Samedi 03 décembre 2016

Le samedi de la 1ère semaine de l'Avent

St François-Xavier, prêtre s.j. (1506-1552), Bx Johann Nepomuceno, évêque de Trente (1777-1860)

Commentaire du jour
Saint Bernard : « Voyant les foules, il eut pitié d'elles, parce qu'elles étaient fatiguées et abattues »

Mt 9,35-38.10,1.5a.6-8.

En ce temps-là, Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant l'Évangile du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité.
Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu'elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger.
Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. »
Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d'expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes :
« Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël.
Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
7ème Sermon pour l'Avent

« Voyant les foules, il eut pitié d'elles, parce qu'elles étaient fatiguées et abattues »

      Dès aujourd'hui nous célébrons de tout cœur l'avènement du Seigneur Jésus Christ, et nous ne faisons que notre devoir, car il est venu, non seulement à nous, mais pour nous. Lui, le Seigneur, n'a aucun besoin de nos biens ; la grandeur de la grâce qu'il nous a faite montre bien quelle était notre indigence. On juge la gravité d'une maladie par ce qu'il en coûte pour la guérir...

      La venue d'un Sauveur nous était donc nécessaire ; l'état où se trouvaient les hommes rendait sa présence indispensable. Que le Sauveur vienne donc vite ! Qu'il vienne habiter au milieu de nous par la foi, dans toute la richesse de sa grâce. Qu'il vienne nous arracher à notre aveuglement, qu'il nous libère de nos infirmités, qu'il prenne en charge notre faiblesse ! S'il est en nous, qui pourra nous égarer ? S'il est avec nous, que ne pouvons-nous pas faire en celui qui est notre force ? (Ph 4,13) « S'il est pour nous, qui donc sera contre nous ? » (Rm 8,31) Jésus Christ est un conseiller absolument sûr, qui ne peut ni se tromper ni nous tromper ; il est une aide puissante dont la force ne peut jamais s'épuiser... Il est la sagesse même de Dieu, la force même de Dieu (1Co 1,24)... Recourons donc tous à un tel Maître : dans toutes nos entreprises, invoquons cette aide ; au cœur de nos combats, confions-nous à un défenseur si assuré. S'il est déjà venu dans le monde, c'est pour habiter au milieu de nous, avec nous et pour nous.







02 décembre 2016

Evangile du jour


Vendredi 02 décembre 2016

Le vendredi de la 1ère semaine de l'Avent

Ste Bibiane, vierge et martyre († 363), St Silvère, pape (58e) et martyr († 537)

Commentaire du jour
Syméon le Nouveau Théologien : « Alors il leur toucha les yeux »

Mt 9,27-31.

En ce temps-là, Jésus était en route ; deux aveugles le suivirent, en criant : « Prends pitié de nous, fils de David ! »
Quand il fut entré dans la maison, les aveugles s'approchèrent de lui, et Jésus leur dit : « Croyez-vous que je peux faire cela ? » Ils lui répondirent : « Oui, Seigneur. »
Alors il leur toucha les yeux, en disant : « Que tout se passe pour vous selon votre foi ! »
Leurs yeux s'ouvrirent, et Jésus leur dit avec fermeté : « Attention ! que personne ne le sache ! »
Mais, une fois sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022), moine grec
Hymne 27, 116-124.128-132.138-149

« Alors il leur toucha les yeux »

Recherchons celui qui seul peut nous rendre la liberté ; poursuivons-le sans cesse de notre désir, lui dont la beauté blesse les cœurs, lui qui les attire vers l'amour et les unit à lui pour toujours. Oui, par nos actions courons tous vers lui. Ne nous laissons devancer par personne, ni nous tromper et nous distraire de notre recherche par qui que ce soit.

Surtout... ne disons pas que Dieu ne manifeste jamais sa présence aux hommes. Ne disons pas qu'il est impossible aux hommes de voir un jour la lumière de Dieu — et même de la voir aujourd'hui. Jamais, grâce à Dieu, cela n'a été impossible, à condition de le désirer. Réalisons quelle est la beauté de notre Maître ! Ne lui fermons pas les yeux de notre cœur en nous laissant absorber par les réalités de ce monde. Oui, que le souci des affaires de la terre ne nous rende pas esclaves de la gloire humaine, au point de nous faire abandonner celui qui est la lumière de la vie éternelle.

Allons donc tous ensemble vers lui, d'un même cœur, d'un même esprit, de toute notre âme. Humblement, lançons notre cri vers lui, notre bon Maître, notre Seigneur miséricordieux, vers lui qui est le « seul ami des hommes » (Sg 1,6). Recherchons-le, car il va se révéler à nous, il va paraître, il va se manifester, lui notre espérance.







01 décembre 2016

Evangile du jour


Jeudi 01 décembre 2016

Le jeudi de la 1ère semaine de l'Avent

St Éloi, évêque de Noyon († 660), Bse Marie-Clémentine Anuarite Nengapeta, vierge et martyre

Commentaire du jour
Saint Augustin : Construire sur le roc

Mt 7,21.24-27.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Ce n'est pas en me disant : "Seigneur, Seigneur !" qu'on entrera dans le royaume des Cieux, mais c'est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux.
Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s'est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.
Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s'est écroulée, et son écroulement a été complet. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermons sur l'évangile de ;Jean, n° 7 (trad. Véricel, L'Évangile commenté, p. 79 rev.)

Construire sur le roc

      Est-ce une chose étonnante que le Seigneur ait changé le nom de Simon, le remplaçant par Pierre ? (Jn 1,42) « Pierre » veut dire « roc » ; le nom de Pierre est donc le symbole de l'Église. Qui est en sûreté, sinon celui qui construit sur le roc ? Et que dit le Seigneur lui-même ? « Tout homme qui écoute les paroles que je dis et les met en pratique est comparable à un homme avisé qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont déchaînés contre cette maison et elle n'a pas croulé : c'est qu'elle avait été fondée sur le roc... »

      Que sert d'entrer dans l'Église à celui qui veut bâtir sur le sable ? Il écoute la parole de Dieu mais ne la met pas en pratique ; il bâtit, mais sur le sable. S'il n'écoutait pas, il ne bâtirait pas ; il écoute, donc il bâtit. Mais sur quel fondement ? S'il écoute la parole de Dieu et la met en pratique, c'est sur le roc ; s'il écoute et ne met pas en pratique, c'est sur le sable. On peut construire donc de deux manières bien différentes... Si tu te contentes d'écouter sans mettre en pratique, tu construis une ruine... Si au contraire tu n'écoutes pas, tu restes sans abri, et tu seras entraîné par le torrent des tribulations...

      Soyez-en donc bien certains, mes frères : celui qui écoute la parole sans agir en conséquence ne bâtit pas sur le roc ; il n'a aucun rapport avec ce grand nom de Pierre auquel le Seigneur a donné tant d'importance.







30 novembre 2016

Evangile du jour


Mercredi 30 novembre 2016

Fête de saint André, apôtre

St André, le Protoclet, apôtre et martyr († v. 62), St Joseph Marchand, prêtre m.e.p. et martyr († 1835)

Commentaire du jour
Liturgie byzantine: « Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes »

Mt 4,18-22.

En ce temps-là, comme Jésus marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c'étaient des pêcheurs.
Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d'hommes. »
Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.
De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela.
Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Liturgie byzantine
Vêpres du 30 novembre

« Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes »

      Quand tu avais entendu la voix du Précurseur..., quand le Verbe s'est fait chair et a apporté la Bonne Nouvelle du salut à la terre, tu es venu te mettre à sa suite en t'offrant toi-même comme prémices, comme première offrande à Celui que tu as fait ensuite connaître, et tu l'as désigné à ton frère comme étant notre Dieu (Jn 1,35-41) : prie-le de sauver et d'illuminer nos âmes...

      Tu abandonnes la pêche des poissons pour pêcher les hommes avec la ligne de la prédication et l'hameçon de la foi. Tu as retiré tous les peuples de l'abîme de l'erreur, André, frère du chef du chœur des apôtres, dont la voix retentit pour instruire toute la terre. Viens illuminer ceux qui célèbrent ta douce mémoire, ceux qui sont dans les ténèbres...

      André, le premier appelé parmi tes disciples, Seigneur, a imité ta Passion ; il s'est rendu semblable à toi également dans la mort. Par ta croix il a pêché de l'abîme de l'ignorance ceux qui s'y égaraient autrefois, afin de les porter jusqu'à toi. C'est pourquoi nous te chantons, Seigneur de bonté : par son intercession donne la paix à nos âmes...

      Réjouis-toi, André, qui racontes partout la gloire de notre Dieu, comme le ciel éloquent (Ps 18,2). Toi le premier, tu as répondu à l'appel du Christ et es devenu son compagnon intime ; imitant sa bonté, tu réfléchis sa clarté sur ceux qui habitent dans les ténèbres. C'est pourquoi nous célébrons ta sainte fête et chantons : « Par toute la terre a retenti leur message, leur parole jusqu'aux limites du monde » (Ps 18,5).







29 novembre 2016

Evangile du jour


Mardi 29 novembre 2016

Le mardi de la 1ère semaine de l'Avent

St Francesco Antonio Fasani, o.f.m. conv. (1681-1742), St Saturnin, évêque et martyr († 250)

Commentaire du jour
Bienheureux John Henry Newman : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez »

Lc 10,21-24.

À l'heure même, Jésus exulta de joie sous l'action de l'Esprit Saint, et il dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bienveillance.
Tout m'a été remis par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »
Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Bienheureux John Henry Newman (1801-1890), cardinal, théologien, fondateur de l'Oratoire en Angleterre
« Waiting for Christ », Sermons Preached on Various Occasions, n°3

« Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez »

Pendant des siècles, avant que Jésus ne vienne sur terre, tous les prophètes, l'un après l'autre, étaient à leur poste, au sommet de la tour ; tous l'attendaient et guettaient sa venue à travers l'obscurité de la nuit. Ils veillaient sans cesse pour surprendre la première lueur de l'aurore... : « Dieu, toi mon Dieu, je te cherche dès l'aurore. Mon âme a soif de toi, dans une terre desséchée, épuisée, sans eau » (Ps 62,2)... « Ah, si tu déchirais les cieux et descendais ! Les montagnes fondraient en ta présence, comme sous l'action du feu... Depuis l'origine du monde l'œil n'a rien pu voir, mon Dieu, des merveilles que tu as préparées pour ceux qui sont attachés à toi dans l'attente » (Is 64,1 ;1Co 2,9).

Cependant si jamais des hommes ont eu le droit de s'attacher à ce monde et de ne pas s'en désintéresser, c'étaient bien ces serviteurs de Dieu ; la terre leur avait été donnée en partage, et d'après les promesses mêmes du Très-Haut, elle devait être leur récompense. Mais notre récompense à nous concerne le monde à venir... Et eux aussi, ces grands serviteurs de Dieu, ont dépassé le don terrestre de Dieu, malgré sa valeur, pour s'attacher à des promesses plus belles encore ; ils ont sacrifié ce dont ils avaient la possession pour cette espérance. Ils ne se contentaient de rien de moins que la plénitude de leur Créateur ; ils cherchaient à voir la face de leur Libérateur. Et s'il faut que pour cela la terre se brise, que les cieux se déchirent, que les éléments du monde viennent à se dissoudre pour qu'il apparaisse enfin, que tout croule, plutôt que de continuer à vivre sans lui ! Telle était l'intensité du désir des adorateurs de Dieu en Israël, qui attendaient ce qui devait venir... Leur persévérance prouve qu'il y avait quelque chose à attendre.

Les apôtres aussi, une fois leur Maître venu et reparti, ne sont pas restés en deçà des prophètes dans l'acuité de leur perception et dans l'ardeur de leurs aspirations. Le miracle de l'attente dans la persévérance a continué.







28 novembre 2016

Evangile du jour


Lundi 28 novembre 2016

Le lundi de la 1ère semaine de l'Avent

Ste Catherine Labouré, Fille de la charité (1806-1876), St Giacomo de la Marche, prêtre o.f.m. (1391-1476)

Commentaire du jour
Bienheureux Guerric d'Igny : « Un centurion de l'armée romaine vint à lui »

Mt 8,5-11.

En ce temps-là, comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s'approcha de lui et le supplia :
« Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. »
Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. »
Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri.
Moi-même qui suis soumis à une autorité, j'ai des soldats sous mes ordres ; à l'un, je dis : "Va", et il va ; à un autre : "Viens", et il vient, et à mon esclave : "Fais ceci", et il le fait. »
À ces mots, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi.
Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Bienheureux Guerric d'Igny (v. 1080-1157), abbé cistercien
3ème sermon pour l'Avent, 2, (trad. SC 166, p.123)

« Un centurion de l'armée romaine vint à lui »

Ô véritable Israël, sois prêt à aller à la rencontre du Seigneur ! Non seulement sois prêt à lui ouvrir lorsqu'il sera là et frappera à la porte, mais encore va-t'en allègrement et joyeusement à sa rencontre tandis qu'il est encore loin, et, ayant pour ainsi dire pleine confiance pour le jour du jugement, prie de tout cœur que son règne vienne... Que ta bouche puisse chanter : « Mon cœur est prêt, ô Dieu, mon cœur est prêt ! »...

Et toi, Seigneur, viens à ma rencontre, moi qui vais au-devant de toi ! Car malgré tous mes efforts, je ne pourrai pas m'élever jusqu'à ta hauteur à moins que, en te penchant, tu tends ta droite à l'œuvre de tes mains. Viens donc à ma rencontre et vois s'il n'y a pas en moi un chemin d'iniquité ; et si tu trouves en moi un chemin d'iniquité que j'ignore, écarte-le de moi et prends-moi en pitié, conduis-moi par la voie éternelle, c'est-à-dire le Christ, car il est la voie où l'on marche et l'éternité à laquelle on parvient, voie immaculée et demeure bienheureuse.

[Références bibliques : Am 3,12 ; Lc 12,36 ; Lc 14,32 ; 1Jn 4,17 ; Ps 56,8 ; Jb 14,15 ; Ps 138,24]







27 novembre 2016

Evangile du jour


Dimanche 27 novembre 2016


Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse (1830)

St Maxime de Lérins, évêque de Riez († v. 460)

Commentaire du jour
Saint Aelred de Rievaulx : « Restez éveillés et priez...: ainsi vous serez jugés dignes...de paraître devant le Fils de l'homme » (Lc 21,36)

Mt 24,37-44.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Comme il en fut aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l'homme.
En ces jours-là, avant le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche ;
les gens ne se sont doutés de rien, jusqu'à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis : telle sera aussi la venue du Fils de l'homme.
Alors deux hommes seront aux champs : l'un sera pris, l'autre laissé.
Deux femmes seront au moulin en train de moudre : l'une sera prise, l'autre laissée.
Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient.
Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Aelred de Rievaulx (1110-1167), moine cistercien
Sermon pour l'Avent du Seigneur ; PL 195, 363 ; PL 184, 818 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 42 rev.)

« Restez éveillés et priez...: ainsi vous serez jugés dignes...de paraître devant le Fils de l'homme » (Lc 21,36)

      Ce temps de l'Avent représente les deux avènements de notre Seigneur : d'abord le très doux avènement du « plus beau des enfants des hommes » (Ps 44,3), du « Désiré de toutes les nations » (Ag 2,8 Vulg), du Fils de Dieu qui a manifesté visiblement dans la chair à ce monde sa présence longtemps attendue et ardemment désirée par tous les saints pères : l'avènement où il est venu dans le monde pour sauver les pécheurs. Ce temps rappelle aussi l'avènement que nous attendons avec une ferme espérance et que nous devons très souvent nous remémorer avec des larmes, celui qui aura lieu lorsque le même Seigneur viendra manifestement dans la gloire...: c'est-à-dire au jour du jugement lorsqu'il viendra manifestement pour juger. Le premier avènement a été connu de très peu d'hommes ; dans le second, il se manifestera aux justes et aux pécheurs comme l'annonce le prophète : « Et toute chair verra le salut de Dieu » (Is 40,5; Lc 3,6)...

      Suivons donc, frères très chers, les exemples des saints pères, ravivons leur désir et embrasons nos esprits de l'amour et du désir du Christ. Vous savez bien que la célébration de ce temps a été instituée pour renouveler en nous ce désir que les anciens pères avaient de la première venue du Seigneur et pour que, par leurs exemples, nous apprenions aussi à désirer son retour. Pensons à tout le bien que le Seigneur a accompli pour nous en sa première venue ; combien plus encore n'en accomplira-t-il pas lorsqu'il reviendra ! Cette pensée nous fera aimer davantage sa venue passée et davantage désirer son retour...

      Si nous voulons connaître la paix quand il viendra, efforçons-nous d'accueillir avec foi et amour sa venue passée. Demeurons fidèlement dans les œuvres qu'il nous a manifestées et nous a enseignées alors. Nourrissons en nos cœurs l'amour du Seigneur, et par l'amour, le désir, afin que lorsqu'il viendra, le Désiré des nations, nous puissions porter les yeux sur lui en toute confiance.







26 novembre 2016

Evangile du jour


Samedi 26 novembre 2016

Le samedi de la 34e semaine du temps ordinaire

Bx Giacomo Alberione, prêtre et fondateur (1884-1971), St Umile de Bisignano (I) religieux o.f.m. (1582-1637)

Commentaire du jour
Saint Hippolyte de Rome : « Restez éveillés et priez en tout temps »

Lc 21,34-36.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s'alourdisse dans les beuveries, l'ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l'improviste
comme un filet ; il s'abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière.
Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d'échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l'homme. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Hippolyte de Rome (?-v. 235), prêtre et martyr
La Tradition apostolique, 41 (trad. SC11, p.129s)

« Restez éveillés et priez en tout temps »

Prie avant que ton corps ne repose au lit. Et puis vers le milieu de la nuit, lève-toi, lave-toi les mains avec de l'eau et prie. Si ta femme est présente, priez tous les deux ensemble. Si cependant elle n'est pas encore croyante, retire-toi dans une autre chambre pour prier, puis retourne dans ton lit. Ne sois pas paresseux pour la prière... Il faut prier à cette heure car les anciens de qui nous tenons cette tradition nous ont appris qu'à cette heure toute la création se repose un moment pour louer le Seigneur. Les étoiles, les arbres et les eaux s'arrêtent un instant, et toute la troupe des anges qui le sert loue Dieu à cette heure avec les âmes des justes. C'est pourquoi les croyants doivent s'empresser de prier à cette heure-là.

Rendant également témoignage de cela, le Seigneur dit : « Voici qu'un cri se fit entendre au milieu de la nuit ; on disait : 'Voici l'époux qui vient, levez-vous pour aller à sa rencontre' » (Mt 25,6). Et il continue en disant : « C'est pourquoi, veillez, car vous ne savez pas à quelle heure il vient » (25,13). Au chant du coq le matin, quand tu te lèves, prie aussi.







25 novembre 2016

Evangile du jour


Vendredi 25 novembre 2016

Le vendredi de la 34e semaine du temps ordinaire

BBx Luigi et Maria Beltrame Quattrocchi, époux exemplaires, Ste Catherine d'Alexandrie, vierge et martyre († v. 307)

Commentaire du jour
Saint Clément de Rome: « Sachez que le royaume de Dieu est proche »

Lc 21,29-33.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole :
« Voyez le figuier et tous les autres arbres.
Regardez-les : dès qu'ils bourgeonnent, vous savez que l'été est tout proche.
De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche.
Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas sans que tout cela n'arrive.
Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Clément de Rome, pape de 90 à 100 environ
Lettre aux Corinthiens, 19-23 (trad. SC 167, p. 133s rev)

« Sachez que le royaume de Dieu est proche »

     Fixons nos regards sur le Père et Créateur du monde entier ; attachons-nous à ses dons de paix et à ses bienfaits, magnifiques, incomparables. Contemplons-le par la pensée et considérons avec les yeux de l'âme la longue patience de ses desseins ; réfléchissons comme il agit paisiblement envers toute sa création... Car il répand ses bienfaits sur toute la création, mais à nous il les prodigue avec surabondance lorsque nous recourons à sa miséricorde...

     Mais prenez garde, bien-aimés, que ses bienfaits si nombreux ne se transforment en condamnation pour nous, si nous ne vivons pas d'une manière digne de lui... Considérons combien il est proche, et que rien ne lui échappe de nos pensées et de nos délibérations intérieures. Il est donc juste que nous n'abandonnions pas notre poste contre sa volonté... Qu'elle ne soit pas pour nous la parole qui dit : « Malheur à ceux qui ont l'âme partagée, ceux qui doutent en leur âme, ceux qui disent : 'Cela, nous l'avons entendu dire au temps de nos pères déjà ; mais voilà, nous avons vieilli et rien de cela ne nous est arrivé'. Ô insensés ! Comparez-vous à un arbre ; prenez un plant de vigne. D'abord il perd ses feuilles, puis naît un bourgeon, puis une feuille, puis une fleur, et après cela du raisin vert, puis la grappe mûre est là. » Voyez, en peu de temps le fruit de l'arbre arrive à maturité. En vérité, il sera rapide et soudain l'accomplissement de son dessein ! C'est ce qu'atteste aussi l'Écriture : « Il viendra rapidement ; il ne tardera pas » (Is 13,22) et : « Il viendra soudain dans son Temple le Seigneur, le Saint que vous attendez » (Ml 3,1).







24 novembre 2016

Evangile du jour


Jeudi 24 novembre 2016

Le jeudi de la 34e semaine du temps ordinaire

Sts André Dung-Lac et 116 compagnons, martyrs, Bx Félix Alonso Muñiz, prêtre o.p. et martyr (1896-1936)

Commentaire du jour
Origène : « Marchez tant que vous avez la lumière, de peur que les ténèbres ne vous saisissent » (Jn 12,35)

Lc 21,20-28.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Quand vous verrez Jérusalem encerclée par des armées, alors sachez que sa dévastation approche.
Alors, ceux qui seront en Judée, qu'ils s'enfuient dans les montagnes ; ceux qui seront à l'intérieur de la ville, qu'ils s'en éloignent ; ceux qui seront à la campagne, qu'ils ne rentrent pas en ville,
car ce seront des jours où justice sera faite pour que soit accomplie toute l'Écriture.
Quel malheur pour les femmes qui seront enceintes et celles qui allaiteront en ces jours-là, car il y aura un grand désarroi dans le pays, une grande colère contre ce peuple.
Ils tomberont sous le tranchant de l'épée, ils seront emmenés en captivité dans toutes les nations ; Jérusalem sera foulée aux pieds par des païens, jusqu'à ce que leur temps soit accompli.
Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées et désemparées par le fracas de la mer et des flots.
Les hommes mourront de peur dans l'attente de ce qui doit arriver au monde, car les puissances des cieux seront ébranlées.
Alors, on verra le Fils de l'homme venir dans une nuée, avec puissance et grande gloire.
Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Homélies sur Josué, 11, 3-4 (trad SC71, p.287 rev.)

« Marchez tant que vous avez la lumière, de peur que les ténèbres ne vous saisissent » (Jn 12,35)

Dès que le Sauveur est venu, c'était déjà la fin du monde. Lui-même d'ailleurs le disait, se situant à la fin des temps : « Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche » (Mt 4,17). Mais il a retenu et retardé le Jour de la consommation ; il lui a interdit de paraître. Car Dieu le Père, voyant que le salut des nations ne peut venir que de Jésus, lui a dit : « Demande et je te donnerai les nations pour ton héritage, et ton domaine s'étendra jusqu'aux extrémités de la terre » (Ps 2,8). Donc, jusqu'à l'accomplissement de cette promesse du Père, jusqu'à ce que les Églises s'accroissent des diverses nations et qu'y entre toute « la plénitude des païens » pour qu'enfin « tout Israël soit sauvé » (Rm 11,25), le Jour est prolongé, la chute du jour est différée. Le « Soleil de justice » (Ml 3,20) ne se couche jamais, mais continue à verser la lumière de la vérité dans le cœur de ceux qui croient.

Mais lorsque la mesure des croyants sera comble et lorsque sera venue l'époque dégénérée et corrompue de la dernière génération où « à cause de l'ampleur du mal, la charité de beaucoup d'hommes se refroidira » (Mt 24,12)..., alors, « les jours seront abrégés » (Mt 24,22). Oui, le même Seigneur sait prolonger la durée des jours quand c'est le temps du salut, et il sait abréger la durée du moment de la tribulation et de la perdition. Quant à nous, tant que nous avons le jour et que s'allonge pour nous le temps de la lumière, « marchons honnêtement comme en plein jour » (Rm 13,13) et faisons les œuvres de lumière.







23 novembre 2016

Evangelizo : les chrétiens de Rableh vous remercient!

L’EVANGILE AU QUOTIDIEN - www.levangileauquotidien.org

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« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68

Chers abonnés,

Il y a maintenant près d’un an, nous vous sollicitions pour venir en aide financièrement aux chrétiens d’Orient, et plus précisément à la paroisse de Rableh, en Syrie.

Aujourd’hui, nous sommes heureux de vous annoncer le résultat de notre collecte : les abonnés d’Evangelizo, dans les différentes langues, ont donné près de 50.000 euros, ce qui correspond au montant que nous espérions. Nous nous associons donc à Mgr Jean Abdo Arbach, Métropolite Grec-Catholique de Homs, Hama et Yabroud, pour vous remercier de votre générosité ! Mgr Arbach nous a remercié de tout cœur pour l’aide apportée, tant morale que matérielle. Il offre ses prières pour les bienfaiteurs, afin que le Seigneur récompense leurs efforts.

Nous souhaitons aussi vous tenir informés de l’aboutissement de cette collecte qui permet de financer la construction d’un centre paroissial à Rableh, village composé de grecs-catholiques (melkites) et de maronites. Elle  contribue aussi à la construction d’une école sur un terrain offert à la paroisse. Les membres syriens et libanais de l’équipe d’Evangelizo (qui assurent la diffusion de l’Evangile en arabe), ainsi que l’association SOS Chrétiens d’Orient, suivent sur place l’avancée des travaux. Suite au premier versement de 17.000€ que nous avons effectué durant le premier trimestre de 2016, et après avoir surmonté certains problèmes, les travaux ont pu finalement commencer en septembre. Nous espérons que l’avancée des travaux nous permettra de verser prochainement une nouvelle tranche de notre collecte.

Construire un centre paroissial et une école est un signe d’espoir formidable pour ces familles tant éprouvées. Bâtir pour l’avenir des chrétiens en Syrie est plein d’espérance pour la communauté de ce pays. Et cela permet aussi de donner du travail et du courage à de nombreux pères de familles.

Au-delà du soutien matériel, associons-nous par la prière aux souffrances des chrétiens persécutés dans le monde. Et prions ensemble pour la Paix. Recevez, chers abonnés, l’assurance de notre dévouement et tous nos vœux pour la nouvelle année liturgique qui va bientôt commencer !

L’Equipe française de l’Evangile au Quotidien
Bertrand, Isabelle, Soeur Anne-Emmanuel, Thérèse et Grégor

PS : Information « dons et réduction d’impôt » : Si vous déclarez vos impôts en France, vous pourrez bénéficier d’une réduction de votre impôt sur le revenu égale à 66 % de votre don. Il vous suffira de reporter ce don dans votre prochaine déclaration d’impôts, en y joignant le reçu fiscal que notre association vous délivrera. Exemples : un don de 10 € à notre association correspond à une dépense réelle de votre part de 3,4 € ;  un don de 50 € à notre association correspond à une dépense réelle de votre part de 17 €.

Vous pouvez faire un don en ligne, par carte bancaire, à l’adresse suivante http://levangileauquotidien.org/donation/FR/ , par chèque à L’Evangile au Quotidien, 4, Quai Koch 67000 Strasbourg – France ou par virement au compte suivant IBAN = FR76 - 3000 - 3030 - 8500 - 0372 - 6114 - 293. Code BIC = SOGEFRPP.

 « L’EVANGILE AU QUOTIDIEN », 4, QUAI KOCH, 67000 STRASBOURG, FRANCE

 

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