09 août 2014

Evangile du jour


samedi 09 août 2014

Fête de sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein), vierge et martyre, copatronne de l'Europe

Ste Thérèse-Bénédicte de la Croix, martyre (1891-1942), Bx Franz Jägerstätter, agriculteur et martyr (1907-1943)

Commentaire du jour
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] : La paix du Christ

Mt 25,1-13.

Jésus parlait à ses disciples de sa venue ; il disait cette parabole : « Le royaume des cieux sera comparable à des jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe et s'en allèrent à la rencontre de l'époux.
Cinq d'entre elles étaient insensées, et cinq étaient prévoyantes :
les insensées avaient pris leur lampe sans emporter d'huile,
tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leur lampe, de l'huile en réserve.
Comme l'époux tardait, elles s'assoupirent toutes et s'endormirent.
Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : 'Voici l'époux ! Sortez à sa rencontre. '
Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et préparèrent leur lampe.
Les insensées demandèrent aux prévoyantes : 'Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent. '
Les prévoyantes leur répondirent : 'Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous ; allez plutôt vous en procurer chez les marchands. '
Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces et l'on ferma la porte.
Plus tard, les autres jeunes filles arrivent à leur tour et disent : 'Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ! '
Il leur répondit : 'Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas. '
Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l'heure.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l'Europe
Poésie « Pax vobis », 13/04/1941 (trad. composite)

La paix du Christ

« La paix soit avec vous » (Lc 24,36) :

C'est la salutation pascale du Ressuscité : « Pax vobis. »

Pour apporter la paix au monde il s'est fait homme,

Elle a été annoncée par les anges sur la campagne de Bethléem.


La paix, abri très sûr dans le sein du Père éternel :

Tu l'avais, Seigneur, quand tu étais pèlerin sur la terre,

Et ta mère aussi, puisque son cœur ne faisait qu'un avec le tien.

Tu as glorifié ton Père au plus haut des cieux

Pour qu'il dirige à nouveau son regard vers la terre

Et que la paix advienne aussi pour ceux qui en sont dépourvus.

Mais cela s'est accompli seulement par ta mort.

Quand au prix de ton sang tu as accompli l'œuvre de la réconciliation

Et remis ton esprit dans les mains du Père,

Alors il s'est penché vers les tiens

Et les a emportés avec toi en son sein.

Le fleuve de paix jaillit, pour ne jamais tarir,

Son chemin passe par le cœur de ta mère :

Elle le dirige de ses douces mains vers les hommes.


C'est toi, Reine de la paix, qui as bâti notre maison

Pour qu'elle devienne un lieu de paix.

Les cœurs de tes enfants doivent devenir des coupes

Qui débordent de la rosée du ciel

Et donner fécondité aux terres arides.







08 août 2014

Evangile du jour


vendredi 08 août 2014

Le vendredi de la 18e semaine du temps ordinaire

St Dominique de Guzman, prêtre et fond. (1170-1221), Ste Bonifacia Rodriguez Castro, v. et fond. (1837-1905)

Commentaire du jour
L'Imitation de Jésus Christ: « Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même »

Mt 16,24-28.

Jésus disait à ses disciples : " Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive.
Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera.
Quel avantage en effet un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s'il le paye de sa vie ? Et quelle somme pourra-t-il verser en échange de sa vie ?
Car le Fils de l'homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite.
Amen, je vous le dis : parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d'avoir vu le Fils de l'homme venir dans son Règne. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

L'Imitation de Jésus Christ, traité spirituel du 15ème siècle
Livre II, ch. 11 (trad. cf Ravinaud, Médiaspaul 1984, p. 87)

« Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même »

      Beaucoup désirent entrer dans le Royaume céleste de Jésus, mais peu consentent à porter sa croix. Beaucoup souhaitent ses faveurs, mais peu aiment ses souffrances. Il trouve beaucoup de compagnons de sa table (Si 6,10), mais peu de son jeûne. Tous veulent partager sa joie, mais peu veulent souffrir pour lui. Nombreux sont ceux qui veulent suivre Jésus jusqu'à ce qu'il rompe le pain (Lc 24,35), mais rares ceux qui partagent le calice de la Passion (Mt 20,22). Beaucoup admirent ses miracles ; peu goûtent l'abjection de sa croix. La plupart des gens aiment Jésus tant qu'ils n'éprouvent aucune adversité ; ils le louent et le bénissent tant qu'ils reçoivent de lui quelque secours ; mais si Jésus se cache et les délaisse un moment, ils tombent dans un profond désarroi.


      Mais ceux qui aiment Jésus pour Jésus, et non pour les dons qu'il leur fait, le bénissent aussi bien dans les peines et l'angoisse de leur cœur que dans leurs plus grandes joies. Et même s'il voulait ne jamais les réconforter, ils n'en resteraient pas moins toujours en état de louange et de gratitude. Oh, que l'amour pour Jésus est puissant quand il est pur et sans aucun mélange de recherche de soi ni d'intérêt !







07 août 2014

Evangile du jour


jeudi 07 août 2014

Le jeudi de la 18e semaine du temps ordinaire

Sts Sixte II (pape) et comp., martyrs († 258), St Gaétan (Gaetano) de Thiene, fondateur (1480-1547)

Commentaire du jour
Catéchisme de l'Église catholique: « Tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux »

Mt 16,13-23.

Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples : « Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes ? »
Ils répondirent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes. »
Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! »
Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle.
Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »
Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Messie.
A partir de ce moment, Jésus le Christ commença à montrer à ses disciples qu'il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des chefs des prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter.
Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t'en garde, Seigneur ! cela ne t'arrivera pas. »
Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route ; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Catéchisme de l'Église catholique
§ 1440-1443

« Tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux »

Le péché est avant tout offense à Dieu, rupture de la communion avec lui. Il porte en même temps atteinte à la communion avec l'Église. C'est pourquoi la conversion apporte à la fois le pardon de Dieu et la réconciliation avec l'Église, ce qu'exprime et réalise liturgiquement le sacrement de la pénitence et de la réconciliation.

Dieu seul pardonne les péchés (Mc 2,7). Parce que Jésus est le Fils de Dieu, il dit de lui-même : « Le Fils de l'homme a le pouvoir de remettre les péchés sur la terre » (Mc 2,10), et il exerce ce pouvoir divin : « Tes péchés sont pardonnés » (v. 5; Lc 7,48). Plus encore : par son autorité divine, il donne ce pouvoir aux hommes pour qu'ils l'exercent en son nom (Jn 20,21s). Le Christ a voulu que son Église soit tout entière, dans sa prière, sa vie et son agir, le signe et l'instrument du pardon et de la réconciliation qu'il nous a acquis au prix de son sang. Il a cependant confié l'exercice du pouvoir d'absolution au ministère apostolique. Celui-ci est chargé du « ministère de la réconciliation » (2Co 5,18). L'apôtre est envoyé « au nom du Christ », et « c'est Dieu lui-même » qui, à travers lui, exhorte et supplie : « Laissez-vous réconcilier avec Dieu » (v. 20).

Durant sa vie publique, Jésus n'a pas seulement pardonné les péchés, il a aussi manifesté l'effet de ce pardon : il a réintégré les pécheurs pardonnés dans la communauté du peuple de Dieu d'où le péché les avait éloignés ou même exclus. Un signe éclatant en est le fait que Jésus admet les pécheurs à sa table, plus encore, qu'il se met lui-même à leur table (Mc 2,16), geste qui exprime de façon bouleversante à la fois le pardon de Dieu et le retour au sein du peuple de Dieu (cf Lc 15; Lc 19,9).







06 août 2014

Evangile du jour


mercredi 06 août 2014



Sts Sixte II et compagnons, martyrs († 258), St Hormisdas, pape (52e) de 514 à 523

Commentaire du jour
Anastase du Sinaï : « Voici qu'apparurent Moïse et Élie, qui s'entretenaient avec lui »

Mt 17,1-9.

Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l'écart, sur une haute montagne.
Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière.
Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s'entretenaient avec lui.
Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est heureux que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. »
Il parlait encore, lorsqu'une nuée lumineuse les couvrit de son ombre ; et, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour ; écoutez-le ! »
Entendant cela, les disciples tombèrent la face contre terre et furent saisis d'une grande frayeur.
Jésus s'approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et n'ayez pas peur ! »
Levant les yeux, ils ne virent plus que lui, Jésus seul.
En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Anastase du Sinaï (?-après 700), moine
Homélie pour la fête de la Transfiguration

« Voici qu'apparurent Moïse et Élie, qui s'entretenaient avec lui »

      Aujourd'hui le Seigneur est vraiment apparu sur la montagne. Aujourd'hui la nature humaine, créée autrefois semblable à Dieu mais obscurcie par les figures informes des idoles, a été transfigurée en l'ancienne beauté de l'homme créé « à l'image et à la ressemblance de Dieu » (Gn 1,26)… Aujourd'hui sur la montagne, l'homme, qui était vêtu de tuniques de peau sombres et tristes (Gn 3,21), a endossé le vêtement divin, « drapé de lumière comme d'un manteau » (Ps 103,2)…


      Moïse contemple de nouveau le feu qui ne consumait pas le buisson (Ex 3,2), mais qui donne la vie à toute chair…, et il dit : « Maintenant je te vois, toi qui es vraiment et pour toujours, toi qui es avec le Père et qui m'as dit : ' Je suis Celui qui est ' (v. 14)… Maintenant je te vois, toi que je désirais voir autrefois en disant : ' Laisse-moi contempler ta gloire ' (Ex 33,18). Je te vois non plus de dos, caché dans le creux du rocher (v. 23), mais je te vois, Dieu plein d'amour pour les hommes, caché dans une forme humaine. Tu ne m'abrites plus de ta droite (v. 22), mais tu es la Droite du Très-Haut révélée au monde. Tu es le médiateur à la fois de l'Ancienne et de la Nouvelle Alliance, Dieu ancien et homme nouveau…


      « Toi qui m'as dit sur le Sinaï : ' Un être humain ne peut pas me voir et rester en vie ' (v. 20), comment peut-on te contempler maintenant face à face sur la terre, dans la chair ? Comment habites-tu parmi les hommes ? Toi qui es la vie et qui donnes la vie, comment te hâtes-tu vers la mort ? Toi qui demeures parmi les êtres au plus haut des cieux, comment avances-tu plus bas que les êtres les plus délaissés, vers ceux qui sont morts ?... Car tu veux apparaître aussi à ceux qui se sont endormis depuis des siècles, visiter les patriarches dans le séjour des morts, descendre délivrer Adam de ses douleurs »… Car c'est ainsi que « resplendiront les justes lors de la résurrection » (Mt 13,43) ; c'est ainsi qu'ils seront glorifiés, ainsi qu'ils seront transfigurés.







05 août 2014

Evangile du jour


mardi 05 août 2014

Le mardi de la 18e semaine du temps ordinaire
Dédicace de la Basilique Sainte Marie-Majeure

Bx Frédéric Janssoone, prêtre o.f.m. (1838-1916), St Abel, archevêque de Reims († 764)

Commentaire du jour
Jean Scot Érigène : « Ce sont des guides aveugles pour des aveugles »

Mt 15,1-2.10-14.

Des pharisiens et des scribes venus de Jérusalem s'approchent de Jésus et lui disent :
« Pourquoi tes disciples désobéissent-ils à la tradition des anciens ? En effet ils ne se lavent pas les mains avant de prendre leur repas. »
Jésus appela la foule et lui dit : « Écoutez et comprenez bien !
Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l'homme impur. Mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui rend l'homme impur. »
Alors les disciples s'avancèrent et lui dirent : « Sais-tu que les pharisiens ont été scandalisés en entendant cette parole ? »
Mais il répondit : « Toute plante que mon Père du ciel n'a pas plantée sera arrachée.
Laissez-les dire : ce sont des guides aveugles pour des aveugles. Si un aveugle guide un aveugle, ils tomberont tous les deux dans un trou. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Jean Scot Érigène (?-v. 870), bénédictin irlandais
Homélie sur le prologue de l'évangile de Jean, 11 (trad. Jean expliqué, DDB 1985, p. 35 rev.)

« Ce sont des guides aveugles pour des aveugles »

      Saint théologien [saint Jean], d'abord tu as appelé le Fils de Dieu « Verbe », la Parole de Dieu ; ensuite tu l'appelles « vie » et « lumière » (1,1.4). C'est à juste titre que tu as changé ses noms, pour nous faire comprendre des significations différentes. Tu l'as nommé « Verbe », car c'est par lui que le Père a dit toutes choses, lorsqu'il a parlé et qu'aussitôt tout a été fait (Ps 33,9). Tu l'as nommé « lumière et vie » parce que le Fils est aussi la lumière et la vie de toutes les choses qui ont été faites par lui. Qu'est-ce qu'il illumine ? Rien d'autre que lui-même et son Père… : il s'illumine lui-même, il se fait connaître au monde, il se manifeste à ceux qui ne le connaissent pas. Cette lumière de la connaissance de Dieu avait quitté le monde, lorsque l'homme a abandonné Dieu.


      La lumière éternelle se révèle au monde de deux façons, par l'Écriture et par la création (Ps 18; Rm 1,20). La connaissance de Dieu ne se renouvelle en nous que par les textes de l'Écriture sainte et la vue de la création. Étudiez les paroles de Dieu et recueillez dans votre cœur ce qu'elles signifient : vous apprendrez à connaître le Verbe. Percevez par vos sens corporels les formes magnifiques des choses accessibles à nos sens, et vous reconnaîtrez en elles Dieu le Verbe. En toutes ces choses, la vérité ne vous révélera rien d'autre que le Verbe lui-même, qui a tout fait (Jn 1,3) ; en-dehors de lui vous ne pouvez rien contempler, parce qu'il est lui-même toutes choses. Il est en toute chose qui existe, quelle qu'elle soit.







04 août 2014

Evangile du jour


lundi 04 août 2014

Le lundi de la 18° semaine du temps ordinaire

St Jean-Marie Vianney, curé d'Ars (1786-1859), Bx Frédéric Janssoone, prêtre o.f.m. (1838-1916)

Commentaire du jour
Saint Thomas More : « Seigneur, sauve-moi ! »

Mt 14,22-36.

Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive, pendant qu'il renverrait les foules.
Quand il les eut renvoyées, il se rendit dans la montagne, à l'écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul.
La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire.
Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer.
En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils disaient : « C'est un fantôme », et la peur leur fit pousser des cris.
Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c'est moi ; n'ayez pas peur ! »
Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau. »
Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.
Mais, voyant qu'il y avait du vent, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! »
Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »
Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba.
Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »
Ayant traversé le lac, ils abordèrent à Génésareth.
Les gens de cet endroit reconnurent Jésus ; ils firent avertir toute la région, et on lui amena tous les malades.
Ils le suppliaient de leur laisser seulement toucher la frange de son manteau, et tous ceux qui la touchèrent furent sauvés.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Thomas More (1478-1535), homme d'État anglais, martyr
Lettre écrite en prison, 1534 (trad. Rogers/bréviaire 22/06 rev.)

« Seigneur, sauve-moi ! »

      Ma chère Meg, je ne peux pas manquer de confiance en Dieu ; pourtant je sens que la peur pourrait bien me submerger. Je me rappellerai que saint Pierre, à cause de son peu de foi, commençait à s'enfoncer sous un coup de vent, et je ferai comme lui : j'en appellerai au Christ et lui demanderai son secours. Ainsi j'espère qu'il me tendra la main, me saisira et ne me laissera pas sombrer dans la mer démontée.


      Et s'il permet que je joue le rôle de Pierre dans sa conduite ultérieure, que je tombe tout à fait, en jurant et en abjurant (mais que notre Seigneur, dans la tendresse de sa miséricorde, m'en préserve, et qu'une telle chute me nuise plutôt que de me rapporter aucun avantage)..., s'il permet que je tombe, j'espère pourtant que dans sa bonté il jettera sur moi, comme sur Pierre, un regard plein de compassion (cf Lc 22,61) et qu'il me relèvera pour que je confesse de nouveau la vérité et que je libère ma conscience. J'espère aussi qu'il me fera supporter courageusement le châtiment et la honte d'un tel reniement.


      Bref, ma chère Margot, je suis absolument certain que, sauf péché de ma part, Dieu ne m'abandonnera pas. En toute espérance et sécurité, je vais donc me confier totalement en lui... Donc, ma chère fille, garde un bon moral, ne te laisse troubler par rien de ce qui peut m'arriver en ce monde. Rien ne peut arriver sans que Dieu le veuille. Et, j'en ai la certitude, tout ce que cela peut être, si mauvais que cela nous paraisse, sera vraiment le meilleur.







03 août 2014

Evangile du jour


dimanche 03 août 2014

Dix-huitième dimanche du temps ordinaire

Bx Augustin Kažotić, évêque o.p. et martyr (v. 1260-1323), Bx Miguel Remon Salvador, o.f.m. conv. et martyr (1907-1936)

Commentaire du jour
Saint Athanase : « Un endroit désert, à l'écart »

Mt 14,13-21.

Jésus partit en barque pour un endroit désert, à l'écart. Les foules l'apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied.
En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de pitié envers eux et guérit les infirmes.
Le soir venu, les disciples s'approchèrent et lui dirent : « L'endroit est désert et il se fait tard. Renvoie donc la foule : qu'ils aillent dans les villages s'acheter à manger ! »
Mais Jésus leur dit : « Ils n'ont pas besoin de s'en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. »
Alors ils lui disent : « Nous n'avons là que cinq pains et deux poissons. »
Jésus dit : « Apportez-les-moi ici. »
Puis, ordonnant à la foule de s'asseoir sur l'herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule.
Tous mangèrent à leur faim et, des morceaux qui restaient, on ramassa douze paniers pleins.
Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Athanase (295-373), évêque d'Alexandrie, docteur de l'Église
24ème lettre festale pour Pâques (trad. Sr. Isabelle de la Source, Lire la Bible, t. 2, p. 31 rev.)

« Un endroit désert, à l'écart »

      Chacun des saints a dû fuir « la voie large et spacieuse » (Mt 7,13), pour demeurer seul, à part, et là, vivre dans la vertu : Élie, Élisée…, Jacob… Le désert et l'abandon des tumultes de la vie procurent à l'homme l'amitié de Dieu ; ainsi Abraham, quand il est sorti du pays des Chaldéens, a été appelé « ami de Dieu » (Jc 2,23). Le grand Moïse aussi, lors de son départ du pays d'Égypte…a parlé avec Dieu face à face, a été sauvé des mains de ses ennemis et a traversé le désert. Tous ceux-là sont l'image de la sortie des ténèbres vers la lumière admirable, et de la montée vers la ville qui est au ciel (He 11,16), la préfiguration du vrai bonheur et de la fête éternelle.


      Quant à nous, nous avons auprès de nous la réalité que des ombres et des symboles annonçaient, je veux dire l'image du Père, notre Seigneur Jésus Christ (Col 2,17; 1,15). Si nous le recevons comme nourriture en tout temps, et si nous marquons de son sang les portes de nos âmes, nous serons libérés des travaux de Pharaon et de ses inspecteurs (Ex 12,7; 5,6s)… Maintenant nous avons trouvé le chemin pour passer de la terre au ciel… Autrefois, par l'intermédiaire de Moïse, le Seigneur précédait les fils d'Israël dans une colonne de feu et de nuée ; maintenant, il nous appelle lui-même en disant : « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive ; de celui qui croit en moi, sortiront des fleuves d'eau vive jaillissant jusqu'à la vie éternelle » (Jn 7,37s).


      Que chacun se prépare donc avec un ardent désir à se rendre à cette fête ; qu'il écoute le Sauveur l'appeler, car c'est lui qui nous console tous et chacun en particulier. Que celui qui a faim vienne à lui : il est le vrai pain (Jn 6,32). Que celui qui a soif vienne à lui : il est la source d'eau vive (Jn 4,10). Que le malade vienne à lui : il est le Verbe, la Parole de Dieu, qui guérit les malades. Si quelqu'un est accablé par les fardeaux du péché et s'en repent, qu'il se réfugie à ses pieds : il est le repos et le port du salut. Que le pécheur ait confiance, car il a dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos » (Mt 11,28).







02 août 2014

Evangile du jour


samedi 02 août 2014

Le samedi de la 17e semaine du temps ordinaire

St Eusèbe (Eusebio) de Verceil, évêque († 371), St Pierre-Julien Eymard, prêtre et fondateur (1811-1868)

Commentaire du jour
Bienheureux Guerric d'Igny : La grandeur de Jean le Baptiste

Mt 14,1-12.

En ce temps-là, Hérode, prince de Galilée, apprit la renommée de Jésus
et dit à ses serviteurs : « Cet homme, c'est Jean le Baptiste, il est ressuscité d'entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles. »
Car Hérode avait fait arrêter Jean, l'avait fait enchaîner et mettre en prison, à cause d'Hérodiade, la femme de son frère Philippe.
En effet, Jean lui avait dit : « Tu n'as pas le droit de vivre avec elle. »
Hérode cherchait à le mettre à mort, mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète.
Lorsque arriva l'anniversaire d'Hérode, la fille d'Hérodiade dansa devant tout le monde, et elle plut à Hérode.
Aussi s'engagea-t-il par serment à lui donner tout ce qu'elle demanderait.
Poussée par sa mère, elle dit : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste. »
Le roi fut contrarié, mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner.
Il envoya décapiter Jean dans la prison.
La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l'apporta à sa mère.
Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps, l'ensevelirent et allèrent en informer Jésus.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Bienheureux Guerric d'Igny (v. 1080-1157), abbé cistercien
3e Sermon pour la nativité de Jean Baptiste ; SC 202 (trad. cf SC p. 343)

La grandeur de Jean le Baptiste

      Ce qui a fait la grandeur de Jean, ce qui l'a rendu si grand entre les grands, c'est qu'il a mis le comble à ses vertus...en y ajoutant la plus grande de toutes, l'humilité. Alors qu'on le considérait comme le plus élevé de tous, il a mis au-dessus de lui, spontanément et avec l'empressement de l'amour, Celui qui est le plus humble de tous, et même tellement au-dessus de lui qu'il se déclare indigne de lui enlever ses sandales (Mt 3,11).


      Que d'autres donc s'émerveillent de ce que Jean ait été prédit par les prophètes, annoncé par un ange..., né de parents si saints et si nobles, quoique âgés et stériles..., qu'il ait préparé la voie du Rédempteur dans le désert, qu'il ait ramené les cœurs des pères vers les fils et ceux des fils vers les pères (Lc 1,17), qu'il ait été jugé digne de baptiser le Fils, d'entendre le Père, de voir le Saint Esprit (Lc 3,22), qu'enfin, il ait combattu jusqu'à la mort pour la vérité et que, pour être précurseur du Christ jusque dans le séjour des morts, il ait été martyr du Christ avant sa Passion. Que d'autres s'émerveillent de tout cela...


      Quant à nous, mes frères, c'est son humilité qui nous est proposée comme objet non seulement d'admiration, mais aussi d'imitation. Elle l'a incité à ne pas vouloir passer pour grand, alors qu'il le pouvait... En effet, ce fidèle « ami de l'Époux » (Jn 3,29), qui aimait son Seigneur plus que lui-même, souhaitait « diminuer » pour que « lui il grandisse » (v. 30). Il s'efforçait d'augmenter la gloire du Christ en se faisant lui-même plus petit, exprimant par toute sa conduite ce que dirait l'apôtre Paul : « Ce n'est pas nous-mêmes que nous prêchons, mais le Seigneur Jésus Christ » (2Co 4,5).







Evangile du jour


samedi 02 août 2014

Le samedi de la 17e semaine du temps ordinaire

St Eusèbe (Eusebio) de Verceil, évêque († 371), St Pierre-Julien Eymard, prêtre et fondateur (1811-1868)

Commentaire du jour
Bienheureux Guerric d'Igny : La grandeur de Jean le Baptiste

Mt 14,1-12.

En ce temps-là, Hérode, prince de Galilée, apprit la renommée de Jésus
et dit à ses serviteurs : « Cet homme, c'est Jean le Baptiste, il est ressuscité d'entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles. »
Car Hérode avait fait arrêter Jean, l'avait fait enchaîner et mettre en prison, à cause d'Hérodiade, la femme de son frère Philippe.
En effet, Jean lui avait dit : « Tu n'as pas le droit de vivre avec elle. »
Hérode cherchait à le mettre à mort, mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète.
Lorsque arriva l'anniversaire d'Hérode, la fille d'Hérodiade dansa devant tout le monde, et elle plut à Hérode.
Aussi s'engagea-t-il par serment à lui donner tout ce qu'elle demanderait.
Poussée par sa mère, elle dit : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste. »
Le roi fut contrarié, mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner.
Il envoya décapiter Jean dans la prison.
La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l'apporta à sa mère.
Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps, l'ensevelirent et allèrent en informer Jésus.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Bienheureux Guerric d'Igny (v. 1080-1157), abbé cistercien
3e Sermon pour la nativité de Jean Baptiste ; SC 202 (trad. cf SC p. 343)

La grandeur de Jean le Baptiste

      Ce qui a fait la grandeur de Jean, ce qui l'a rendu si grand entre les grands, c'est qu'il a mis le comble à ses vertus...en y ajoutant la plus grande de toutes, l'humilité. Alors qu'on le considérait comme le plus élevé de tous, il a mis au-dessus de lui, spontanément et avec l'empressement de l'amour, Celui qui est le plus humble de tous, et même tellement au-dessus de lui qu'il se déclare indigne de lui enlever ses sandales (Mt 3,11).


      Que d'autres donc s'émerveillent de ce que Jean ait été prédit par les prophètes, annoncé par un ange..., né de parents si saints et si nobles, quoique âgés et stériles..., qu'il ait préparé la voie du Rédempteur dans le désert, qu'il ait ramené les cœurs des pères vers les fils et ceux des fils vers les pères (Lc 1,17), qu'il ait été jugé digne de baptiser le Fils, d'entendre le Père, de voir le Saint Esprit (Lc 3,22), qu'enfin, il ait combattu jusqu'à la mort pour la vérité et que, pour être précurseur du Christ jusque dans le séjour des morts, il ait été martyr du Christ avant sa Passion. Que d'autres s'émerveillent de tout cela...


      Quant à nous, mes frères, c'est son humilité qui nous est proposée comme objet non seulement d'admiration, mais aussi d'imitation. Elle l'a incité à ne pas vouloir passer pour grand, alors qu'il le pouvait... En effet, ce fidèle « ami de l'Époux » (Jn 3,29), qui aimait son Seigneur plus que lui-même, souhaitait « diminuer » pour que « lui il grandisse » (v. 30). Il s'efforçait d'augmenter la gloire du Christ en se faisant lui-même plus petit, exprimant par toute sa conduite ce que dirait l'apôtre Paul : « Ce n'est pas nous-mêmes que nous prêchons, mais le Seigneur Jésus Christ » (2Co 4,5).







01 août 2014

Evangile du jour


vendredi 01 août 2014

Le vendredi de la 17e semaine du temps ordinaire

St Alfonso Maria de' Liguori, docteur de l'Église († 1787), St Pierre Favre, Ier prêtre jésuite (1506-1546)

Commentaire du jour
Saint Augustin : « N'est-il pas le fils du charpentier ? »

Mt 13,54-58.

Jésus alla dans son pays, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu'ils étaient frappés d'étonnement et disaient : " D'où lui viennent cette sagesse et ces miracles?
N'est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s'appelle-t-elle pas Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ?
Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors, d'où lui vient tout cela ? »
Et ils étaient profondément choqués à cause de lui. Jésus leur dit : « Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa propre maison. »
Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 51, §19.30

« N'est-il pas le fils du charpentier ? »

      La réponse du Seigneur Jésus : « Ne saviez-vous pas que je dois être chez mon Père ? » (Lc 2,49), n'affirme pas que Dieu est son Père pour signifier que Joseph ne l'est pas. Comment prouver cela ? Par l'Écriture, qui continue… : « Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis » (v. 51). À qui était-il soumis ? N'est-ce pas à ses parents ? Tous deux donc étaient ses parents… Ils étaient ses parents dans le temps, et Dieu était son Père de toute éternité. Ils étaient les parents du Fils de l'homme ; le Père, de sa Parole, le Verbe, sa Sagesse (1Co 1,24), cette puissance par laquelle il a créé toute chose…


      Ne soyons donc pas surpris que les évangélistes nous donnent la généalogie de Jésus par Joseph plutôt que par Marie (Mt 1,1; Lc 3,23). Si Marie est devenue mère en dehors des désirs de la chair, Joseph est devenu père en dehors de toute union charnelle. Il peut donc être le terme ou le point de départ de la généalogie du Sauveur, tout en n'étant pas son père selon la chair. Sa grande pureté confirme sa paternité. Marie, son épouse, a voulu le nommer en premier : « Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi » (Lc 2,48)…


      Si Marie a enfanté le Sauveur en dehors des lois de la nature, l'Esprit Saint a été à l'œuvre aussi en Joseph, à l'œuvre donc en eux de façon égale. « Joseph était un homme juste », dit l'évangéliste Matthieu (1,19). Le mari était juste, sa femme était juste : l'Esprit Saint reposait sur ces deux justes et a donné un fils à tous les deux.







31 juillet 2014

Evangile du jour


jeudi 31 juillet 2014

Le jeudi de la 17e semaine du temps ordinaire

St Ignace de Loyola, prêtre et fondateur (1491-1556), St Germain, évêque d'Auxerre († à Ravenne en 448)

Commentaire du jour
Saint Augustin : Imiter la patience du Seigneur

Mt 13,47-53.

Jésus disait à la foule cette parabole : " Le Royaume des cieux est encore comparable à un filet qu'on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons.
Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s'assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien.
Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges viendront séparer les méchants des justes
et les jetteront dans la fournaise : là il y aura des pleurs et des grincements de dents.
Avez-vous compris tout cela ? - Oui », lui répondent-ils.
Jésus ajouta : « C'est ainsi que tout scribe devenu disciple du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l'ancien. »
Jésus acheva ainsi de proposer des paraboles, puis il s'éloigna de là.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
La foi et les œuvres, ch. 3-5

Imiter la patience du Seigneur

   Notre Seigneur a été un modèle incomparable de patience : il a supporté un « démon » parmi ses disciples jusqu'à sa Passion (Jn 6,70). Il a dit : « Laissez-les pousser ensemble jusqu'à la moisson, de peur qu'en arrachant l'ivraie, vous n'arrachiez le blé » (Mt 13,29). Comme symbole de l'Église, il a prédit que le filet ramènerait sur le rivage, c'est-à-dire jusqu'à la fin du monde, toutes sortes de poissons, bons et mauvais. Il a fait connaître de plusieurs autres manières, soit ouvertement, soit par paraboles, qu'il y aurait toujours le mélange des bons et des méchants. Et pourtant il affirme qu'il faut veiller sur la discipline de l'Église quand il dit : « Si ton frère a péché contre toi, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute ; s'il t'écoute, tu auras gagné ton frère » (Mt 18,15)…


Mais aujourd'hui, nous voyons des hommes qui ne considèrent que les préceptes rigoureux, qui commandent de réprimer les perturbateurs, de « ne pas donner aux chiens les choses saintes », de « traiter comme un publicain » celui qui méprise l'Église, de retrancher du corps le membre scandaleux (Mt 7,6; 18,17; 5,30). Leur zèle intempestif trouble tellement l'Église qu'ils voudraient arracher l'ivraie avant le temps, et leur aveuglement les rend eux-mêmes ennemis de l'unité de Jésus Christ…


Prenons garde de ne pas laisser entrer dans notre cœur ces pensées présomptueuses, de chercher à nous séparer des pécheurs pour ne pas nous souiller à leur contact, de vouloir former comme un troupeau de disciples purs et saints. Nous ne ferions que rompre l'unité, sous le prétexte de ne pas fréquenter des méchants. Au contraire, rappelons-nous les paraboles de l'Écriture, ses paroles inspirées, ses exemples frappants, où il nous est montré que les méchants seront toujours mêlés aux bons dans l'Église, jusqu'à la fin du monde et au jour du jugement, sans que leur participation aux sacrements soit nuisible aux bons, tant que ceux-ci n'auront pas participé à leurs péchés.    







30 juillet 2014

Evangile du jour


mercredi 30 juillet 2014

Le mercredi de la 17e semaine du temps ordinaire

St Pierre Chrysologue, evêque et docteur de l'Église, St Léopold Mandic, prêtre o.f.m. cap. (1866-1942)

Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome : « Il va vendre tout ce qu'il possède »

Mt 13,44-46.

Jésus disait à la foule ces paraboles : « Le Royaume des cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l'homme qui l'a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète ce champ.
Ou encore : Le Royaume des cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines.
Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète la perle.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélie 18 sur la lettre aux Hébreux

« Il va vendre tout ce qu'il possède »

      « La pauvreté rend l'homme humble », dit l'Écriture, et le Christ commence ses Béatitudes par celle-ci : « Heureux les pauvres en esprit »… Voulez-vous entendre l'éloge de la pauvreté ? Jésus Christ l'a embrassée lui-même, lui qui « n'avait pas d'endroit où reposer sa tête », et il disait à ses disciples : « Ne vous procurez ni or, ni argent, ni deux tuniques. » Paul son apôtre disait : « Nous sommes comme si nous ne possédions rien et néanmoins nous possédons tout », et Pierre dit : « Je n'ai pas d'or ni d'argent »… Que personne donc ne regarde la pauvreté comme un déshonneur, car comparés à la vertu, tous les biens de ce monde ne sont que paille et poussière. Si nous voulons posséder le Royaume des cieux, aimons donc la pauvreté : « Vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel »…


      Personne n'est plus riche que ceux qui embrassent la pauvreté volontairement et de grand cœur…; ils sont plus riches qu'un roi. Les rois ont de grands besoins, ils craignent de manquer de ressources ; alors qu'aux pauvres dont nous parlons, rien ne manque, ils ne craignent rien. Je vous le demande, en effet, des deux qui est le plus riche, celui qui s'inquiète pour amasser toujours plus…, ou celui qui jouit de peu comme s'il était dans l'abondance ?... L'argent rend esclave : « Les dons et les présents aveuglent les yeux des sages », dit l'Écriture… Partagez donc vos biens avec les pauvres, cherchez et suivez Jésus Christ…, et un jour vous entendrez cette parole bienheureuse : « Venez, les bénis de mon Père ; venez recevoir en héritage le Royaume préparé pour vous depuis le commencement du monde. »


(Références bibliques : Pr 10,4 LXX; Mt 5,2; 8,20; 10,9; 2Co 6,10; Ac 3,6; Mt 19,21; Si 20,29; Mt 25,34)     







29 juillet 2014

Evangile du jour


mardi 29 juillet 2014

Sainte Marthe, mémoire

Ste Marthe, Vierge († vers l'an 81), Bx Urbain II, pape (157e) de 1088 à 1099

Commentaire du jour
Saint François de Sales : « Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare » (Jn 11,5)

Jn 11,19-27.

Beaucoup de Juifs étaient venus manifester leur sympathie à Marthe et à Marie, dans leur deuil.
Lorsque Marthe apprit l'arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait à la maison.
Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort.
Mais je sais que, maintenant encore, Dieu t'accordera tout ce que tu lui demanderas. »
Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. »
Marthe reprit : « Je sais qu'il ressuscitera au dernier jour, à la résurrection. »
Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra ;
et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? »
Elle répondit : « Oui, Seigneur, tu es le Messie, je le crois ; tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint François de Sales (1567-1622), évêque de Genève et docteur de l'Église
Introduction à la vie dévote, III, 19 (français modernisé)

« Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare » (Jn 11,5)

      Aimez tout le monde d'un grand amour de charité, mais réservez votre amitié profonde pour ceux qui peuvent échanger avec vous des choses bonnes... Si vous échangez dans le domaine des connaissances, votre amitié est certes louable ; plus encore si vous communiez dans le domaine de la prudence, de la discrétion, de la force et de la justice. Mais si votre relation est fondée sur la charité, la dévotion et la perfection chrétienne, ô Dieu, que votre amitié sera précieuse ! Elle sera excellente parce qu'elle vient de Dieu, excellente parce qu'elle tend à Dieu, excellente parce que son lien, c'est Dieu, parce qu'elle durera éternellement en Dieu. Qu'il fait bon aimer sur la terre comme on aime au ciel, apprendre à s'aimer en ce monde comme nous le ferons éternellement en l'autre !


      Je ne parle pas ici de l'amour simple de charité, car il doit être porté à tous les hommes ; mais je parle de l'amitié spirituelle, par laquelle deux ou trois ou plusieurs communient dans la vie spirituelle et deviennent un seul esprit entre eux (cf Ac 4,32). C'est vraiment à bon droit que peuvent chanter de telles âmes heureuses : « Combien il est bon et agréable que les frères habitent ensemble ! » (Ps 132,1)... Il me semble que toutes les autres amitiés ne sont que l'ombre de celle-ci... Pour des chrétiens vivant dans le monde, il leur est nécessaire de s'aider les uns les autres par de saintes amitiés ; par ce moyen ils s'encouragent, se soutiennent, se portent mutuellement vers le bien... Personne ne saurait nier que notre Seigneur ait aimé d'une amitié plus douce et plus spéciale saint Jean, Lazare, Marthe et Madeleine, car l'Écriture le témoigne.







28 juillet 2014

Evangile du jour


lundi 28 juillet 2014

Le lundi de la 17e semaine du temps ordinaire

St Victor I, pape (14e) de 189 à 199, St Pedro Poveda Castroverde, prêtre et martyr (1874-1936)

Commentaire du jour
Pape François: « Le Royaume des cieux est comparable à du levain »

Mt 13,31-35.

Jésus proposa à la foule une autre parabole : " Le Royaume des cieux est comparable à une graine de moutarde qu'un homme a semée dans son champ.
C'est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel font leurs nids dans ses branches. »
Il leur dit une autre parabole : « Le Royaume des cieux est comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé. »
Tout cela, Jésus le dit à la foule en paraboles, et il ne leur disait rien sans employer de paraboles,
accomplissant ainsi la parole du prophète : C'est en paraboles que je parlerai, je proclamerai des choses cachées depuis les origines.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Pape François
Exhortation apostolique « Evangelii Gaudium / La Joie de l'Évangile » §111-114 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana rev.)

« Le Royaume des cieux est comparable à du levain »

      Tout le Peuple de Dieu annonce l'Évangile. L'évangélisation est la tâche de l'Église, mais cette Église, l'agent de l'évangélisation, est bien plus qu'une institution organique et hiérarchique, car avant tout c'est un peuple qui est en marche vers Dieu…


      Le salut, que Dieu réalise et que l'Église annonce joyeusement, est destiné à tous, et Dieu a établi un chemin pour s'unir à chaque être humain de tous les temps. Il a choisi de les convoquer comme peuple et non pas comme des êtres isolés (Vatican II LG 9). Personne ne se sauve tout seul, c'est-à-dire, ni comme individu isolé ni par ses propres forces. Dieu nous attire en tenant compte de la trame complexe des relations interpersonnelles que comporte la vie dans une communauté humaine. Ce peuple que Dieu s'est choisi et a convoqué, c'est l'Église. Jésus ne dit pas aux apôtres de former un groupe exclusif, un groupe d'élite. Jésus dit : « Allez : de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,19). Saint Paul affirme qu'au sein du peuple de Dieu, dans l'Église, « il n'y a ni juif ni Grec…, car tous vous ne faites qu'un dans le Christ Jésus » (Ga 3,28). Je voudrais dire à ceux qui se sentent loin de Dieu et de l'Église, à ceux qui sont craintifs et indifférents : Le Seigneur t'appelle toi aussi à faire partie de son peuple et il le fait avec grand respect et amour !


      Être Église c'est être le Peuple de Dieu, en accord avec le grand projet d'amour du Père. Cela appelle à être le ferment de Dieu au sein de l'humanité. Cela veut dire annoncer et porter le salut de Dieu dans notre monde, qui souvent se perd, a besoin de réponses qui donnent courage et espérance, qui donnent une nouvelle vigueur sur le chemin. L'Église doit être le lieu de la miséricorde gratuite, où tout le monde peut se sentir accueilli, aimé, pardonné et encouragé à vivre selon la bonne vie de l'Évangile.







27 juillet 2014

Evangile du jour


dimanche 27 juillet 2014

Dix-septième dimanche du temps ordinaire

St Pantaléon, médecin et martyr († v. 305), St Célestin Ier, pape (43e) de 422 à 432

Commentaire du jour
Saint Basile : « Il va vendre tout ce qu'il possède »

Mt 13,44-52.

Jésus disait à la foule ces paraboles : « Le Royaume des cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l'homme qui l'a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète ce champ.
Ou encore : Le Royaume des cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines.
Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète la perle.
Le Royaume des cieux est encore comparable à un filet qu'on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons.
Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s'assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien.
Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges viendront séparer les méchants des justes
et les jetteront dans la fournaise : là il y aura des pleurs et des grincements de dents.
Avez-vous compris tout cela ? - Oui », lui répondent-ils.
Jésus ajouta : « C'est ainsi que tout scribe devenu disciple du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l'ancien. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Basile (v. 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l'Église
Grandes Règles monastiques, § 8 (trad. Lèbe, Maredsous 1969, p. 71 rev.)

« Il va vendre tout ce qu'il possède »

      Notre Seigneur Jésus Christ a vivement et souvent insisté : « Si quelqu'un veut venir à moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive » (Mt 16,24)… Et ailleurs : « Si tu veux être parfait, va, vends tout ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres », après quoi il ajoute : « puis viens et suis-moi » (Mt 19,21).


      Pour celui qui sait comprendre, la parabole du marchand veut dire la même chose : « Le Royaume des cieux est semblable à un marchand qui recherche des pierres précieuses ; lorsqu'il en a trouvé une d'un grand prix, il court vendre tout ce qu'il a, afin de pouvoir l'acheter. » La pierre précieuse désigne certainement ici le Royaume des cieux, et le Seigneur nous montre qu'il est impossible de l'obtenir, si nous n'abandonnons pas tout ce que nous possédons : richesse, gloire, noblesse de naissance et tout ce que tant d'autres recherchent avidement.


      Le Seigneur a aussi déclaré qu'il est impossible de s'occuper convenablement de ce que l'on fait quand l'esprit est sollicité par diverses choses : « Personne ne peut servir deux maîtres », a-t-il dit (Mt 6,24). C'est pourquoi « le trésor qui est dans le ciel » est le seul que nous puissions choisir pour y attacher notre cœur : « Car où est votre trésor, là est votre cœur » (Mt 6,20s)… Pour tout dire, il s'agit de transporter notre cœur dans la vie du ciel, en sorte qu'on puisse dire : « Notre patrie est dans les cieux » (Ph 3,20). Surtout c'est commencer à devenir semblable au Christ, « qui, de riche qu'il était, s'est fait pauvre pour nous » (2Co 8,9).







26 juillet 2014

Evangile du jour


samedi 26 juillet 2014

Le samedi de la 16e semaine du temps ordinaire
Au Canada : fête de Sainte Anne, patronne de la province du Québec - lectures propres

Sts Anne et Joachim, mère et père de la Sainte Vierge, St Georges Preca, prêtre et fondateur († 1962)

Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome : La parabole de l'ivraie

Mt 13,24-30.

Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le Royaume des cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ.
Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l'ivraie au milieu du blé et s'en alla.
Quand la tige poussa et produisit l'épi, alors l'ivraie apparut aussi.
Les serviteurs du maître vinrent lui dire : 'Seigneur, n'est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D'où vient donc qu'il y a de l'ivraie ? '
Il leur dit : 'C'est un ennemi qui a fait cela. ' Les serviteurs lui disent : 'Alors, veux-tu que nous allions l'enlever ? '
Il répond : 'Non, de peur qu'en enlevant l'ivraie, vous n'arrachiez le blé en même temps.
Laissez-les pousser ensemble jusqu'à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d'abord l'ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, rentrez-le dans mon grenier. ' »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies sur l'évangile de Matthieu, n°46, 1-2

La parabole de l'ivraie

      C'est la méthode du diable de mêler le mensonge à la vérité et de lui en donner l'apparence et la couleur, pour mieux tromper les âmes simples et faciles à séduire. Voilà pourquoi, dans la semence jetée par l'ennemi, notre Seigneur ne parle que de l'ivraie, qui ressemble beaucoup au blé. Ensuite il indique comment l'ennemi s'y prend : « pendant que les gens dormaient ». Voilà le grave danger que courent les responsables de l'Église, à qui la garde du champ a été confiée ; ce danger, d'ailleurs, ne menace pas seulement les chefs, mais aussi tous les fidèles. Cela nous montre aussi que l'erreur vient toujours après la vérité ; les faux prophètes viennent après les vrais... Le Christ nous dit cela pour nous apprendre à ne pas nous endormir…, à vivre dans une grande vigilance. C'est pourquoi il dit dans un autre endroit : « Celui qui aura tenu bon jusqu'au bout, celui-là sera sauvé » (Mt 10,22)...


      Considère maintenant le zèle des serviteurs ; ils veulent arracher l'ivraie tout de suite. Même s'ils manquent de réflexion, cela prouve leur sollicitude pour le bon grain. Ils ne recherchent qu'une chose : non pas tirer vengeance de celui qui a semé l'ivraie, mais sauver la moisson… Que répond le Maître ? « Non, pas encore. » Admirable réponse qui interdit les guerres, la violence, l'effusion du sang pour la cause de l'Église. Oui, il faut épargner la vie des hérétiques ; autrement on allumerait partout des guerres et des divisions sans cesse. « Attendez le moment favorable... Patientez, car peut-être qu'ils sortiront des ténèbres de leur erreur et d'ivraie deviendront pur froment... Si vous l'arrachez maintenant, vous nuirez à la moisson, en arrachant ceux qui pourront changer et devenir meilleurs. »    







25 juillet 2014

Evangile du jour


vendredi 25 juillet 2014

Fête de saint Jacques (le majeur), Apôtre

St Jacques le Majeur, apôtre et martyr († v. 42), Bx Ángel Darío Acosta Zurita, prêtre et martyr (1908-1931)

Commentaire du jour
Saint Basile : « Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? »

Mt 20,20-28.

La mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, s'approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande.
Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Voilà mes deux fils : ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume. »
Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? » Ils lui dirent : « Nous le pouvons. »
Il leur dit : « Ma coupe, vous y boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder ; il y a ceux pour qui ces places sont préparées par mon Père. »
Les dix autres avaient entendu, et s'indignèrent contre les deux frères.
Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : les chefs des nations païennes commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand sera votre serviteur ;
et celui qui veut être le premier sera votre esclave.
Ainsi, le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Basile (v. 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l'Église
Homélie sur le psaume 115, §4 (trad. Solesmes, t. 3, p. 731)

« Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? »

      « Que rendrai-je au Seigneur ? » (Ps 115,12). Non pas des sacrifices, ni des holocaustes, ni les observances du culte légal, mais ma vie elle-même tout entière. Et c'est pourquoi, dit le psalmiste, « j'élèverai la coupe du salut » (v. 13). Le labeur qu'il a enduré dans les combats de sa dévotion filiale envers Dieu et la constance par laquelle, jusqu'à en mourir, il a résisté au péché, le psalmiste appelle cela sa coupe.


      C'est à propos de cette coupe que le Seigneur lui-même s'exprime dans les évangiles : « Père, s'il est possible, que cette coupe passe loin de moi » (Mt 26,39). Et encore aux disciples : « Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Il voulait parler de cette mort qu'il voulait souffrir pour le salut du monde. C'est pourquoi, dit-il, « j'élèverai la coupe du salut », c'est-à-dire, je suis tendu de tout mon être, assoiffé, vers la consommation du martyre, au point que je tiens les tourments endurés dans les combats de l'amour filial pour un repos de l'âme et du corps, et non une souffrance. Moi-même donc, dit-il, je m'offrirai au Seigneur, comme un sacrifice et une oblation… Et je suis prêt à témoigner de ces promesses devant tout le peuple, car « je tiendrai mes promesses au Seigneur, oui, devant tout son peuple ! » (v. 14).







24 juillet 2014

Prière, jeûne et don pour les Chrétiens d’Irak et de Syrie.

L’EVANGILE AU QUOTIDIEN
http://www.levangileauquotidien.org
Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Jn 6, 68

 

Chère Madame, Cher Monsieur,
Chers abonnés,

 

Permettez-nous de vous adresser un message exceptionnel en raison des circonstances secouant le Proche-Orient, en particulier l’Irak et la Syrie.
Les communautés chrétiennes du Proche-Orient, notamment par la voix de leurs évêques, disent combien elles ont besoin d’être soutenues dans les grandes difficultés qu’elles vivent en ce moment.

 

Ces communautés ont besoin de notre prière et de notre aide. Ensemble, nous pouvons faire beaucoup pour eux. Nous vous invitons donc à vous associer ce vendredi 25 juillet à une première journée de prière et de jeûne initiée en France par le cardinal Philippe Barbarin, et de manifester votre solidarité par un acte de générosité.

 

EVANGELIZO prend l’initiative de collecter des dons pour apporter une aide d’urgence à ces communautés chrétiennes si éprouvées, de soulager la détresse de leurs fidèles réfugiés d’Irak et de Syrie.

L’intégralité de vos dons sera versée via l’Aide à l’Eglise en Détresse (AED) et L’Œuvre d’Orient, deux organisations catholiques spécialisées dans l’aide directe aux communautés locales. Nous vous tiendrons informés du montant total des fonds récoltés et de leur utilisation précise. L’intégralité de votre don sera affectée à cette aide, sans frais administratifs. Un reçu fiscal vous sera envoyé : pensez à indiquer votre mail.

 

Nous vous remercions d’adresser vos dons, en précisant « Chrétiens d’Orient »
-          au dos de votre chèque envoyé à l’Evangile au Quotidien, 4, Quai Koch 67000 Strasbourg - France;
-          dans la zone « message au site marchand », figurant sur la deuxième page du formulaire de don, si vous choisissez d’utiliser le formulaire de don en ligne accessible depuis le site à l’adresse suivante : http://levangileauquotidien.org/helpus/FR/

 

Que vous puissiez ou non faire un don, le plus important demeure de nous associer par la prière aux souffrances des Chrétiens actuellement persécutés et d’offrir cette prière en particulier pour la paix dans cette région.

 

D’avance, nous vous en remercions très chaleureusement.
Recevez, chère Madame, cher Monsieur, chers abonnés, l’assurance  de nos sentiments dévoués,


L’Equipe française de l’Evangile au Quotidien.

 

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PS : Information « dons et réduction d’impôt » : Si vous déclarez vos impôts en France, vous pourrez bénéficier d’une réduction de votre impôt sur le revenu égale à 66 % de votre don. Il vous suffira de reporter ce don dans votre prochaine déclaration d’impôts, en y joignant le reçu fiscal que notre association vous délivrera.

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« L’EVANGILE AU QUOTIDIEN », 4, QUAI KOCH 67000 STRASBOURG FRANCE

Evangile du jour


jeudi 24 juillet 2014

Le jeudi de la 16e semaine du temps ordinaire
Au Liban : fête de saint Charbel Makhlouf, patron du Liban - lectures propres

St Charbel Makhlouf, prêtre et moine maronite (1828-1898), Bx Cristóbal de Santa Catalina, prêtre et fond. (1638-1690)

Commentaire du jour
Saint Bernard : « Beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu »

Mt 13,10-17.

Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? »
Il leur répondit : « A vous il est donné de connaître les mystères du Royaume des cieux, mais à eux ce n'est pas donné.
Celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance ; mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a.
Si je leur parle en paraboles, c'est parce qu'ils regardent sans regarder, qu'ils écoutent sans écouter et sans comprendre.
Ainsi s'accomplit pour eux la prophétie d'Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
Le cœur de ce peuple s'est alourdi : ils sont devenus durs d'oreille, ils se sont bouché les yeux, pour que leurs yeux ne voient pas, que leurs oreilles n'entendent pas, que leur cœur ne comprenne pas, et qu'ils ne se convertissent pas. Sinon, je les aurais guéris !
Mais vous, heureux vos yeux parce qu'ils voient, et vos oreilles parce qu'elles entendent !
Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Sermons sur le Cantique des Cantiques, n°2, 4s (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, t. 6, p. 60)

« Beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu »

      Même avant la venue du Sauveur, les saints n'ont pas ignoré que Dieu avait pour le genre humain des desseins de paix. Car « il ne faisait rien sur la terre sans le révéler à ses serviteurs les prophètes ». Ce dessein, pourtant, restait caché à beaucoup…; mais ceux qui pressentaient la rédemption d'Israël annonçaient que le Christ viendrait dans la chair et, avec lui, la paix… : « Il y aura la paix sur la terre quand il viendra »…


Cependant, tandis qu'ils prédisaient la paix et que l'auteur de la paix tardait à venir, la foi du peuple chancelait, puisque personne n'était là pour le racheter et le sauver. On se plaignait de ces retards ; si souvent « annoncé autrefois par la bouche des saints prophètes », le Prince de la paix semblait ne devoir jamais venir… Comme si quelqu'un dans la foule répondait aux prophètes : « Combien de temps nous tiendrez-vous encore en suspens ? Voilà longtemps que vous annoncez la paix et elle ne vient pas. Vous promettez des merveilles, et c'est toujours le trouble. Cette promesse nous a été redite ' de bien des manières et sous des formes variées ', les anges l'ont annoncée à nos pères, et nos pères nous l'ont racontée : 'Paix, paix : or il n'y a pas de paix '… Que Dieu prouve que « ses messagers sont dignes de foi », si du moins ils sont ses messagers ! Qu'il vienne lui-même »…


De là, ces promesses douces et consolantes : « Voici que le Seigneur va paraître, il ne mentira pas. S'il tarde, attends-le, car il va venir, il ne tardera pas » ; ou encore : « Son temps est proche ; ses jours ne tarderont pas. » Et enfin, dans la bouche de celui qui est promis, ces paroles : « Me voici, je vais faire couler vers vous comme un fleuve de paix, et la gloire des nations comme un torrent qui déborde. »


(Références bibliques : Am 3,7; Mi 5,5; Lc 1,70; Is 9,5; He 1,1; Jr 6,14; Si 36,15; cf Ha 2,3; Is 14,1 Vulg; Is 33,12)    







Evangile du jour


jeudi 24 juillet 2014

Le jeudi de la 16e semaine du temps ordinaire
Au Liban : fête de saint Charbel Makhlouf, patron du Liban - lectures propres

St Charbel Makhlouf, prêtre et moine maronite (1828-1898), Bx Cristóbal de Santa Catalina, prêtre et fond. (1638-1690)

Commentaire du jour
Saint Bernard : « Beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu »

Mt 13,10-17.

Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? »
Il leur répondit : « A vous il est donné de connaître les mystères du Royaume des cieux, mais à eux ce n'est pas donné.
Celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance ; mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a.
Si je leur parle en paraboles, c'est parce qu'ils regardent sans regarder, qu'ils écoutent sans écouter et sans comprendre.
Ainsi s'accomplit pour eux la prophétie d'Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
Le cœur de ce peuple s'est alourdi : ils sont devenus durs d'oreille, ils se sont bouché les yeux, pour que leurs yeux ne voient pas, que leurs oreilles n'entendent pas, que leur cœur ne comprenne pas, et qu'ils ne se convertissent pas. Sinon, je les aurais guéris !
Mais vous, heureux vos yeux parce qu'ils voient, et vos oreilles parce qu'elles entendent !
Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Sermons sur le Cantique des Cantiques, n°2, 4s (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, t. 6, p. 60)

« Beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu »

      Même avant la venue du Sauveur, les saints n'ont pas ignoré que Dieu avait pour le genre humain des desseins de paix. Car « il ne faisait rien sur la terre sans le révéler à ses serviteurs les prophètes ». Ce dessein, pourtant, restait caché à beaucoup…; mais ceux qui pressentaient la rédemption d'Israël annonçaient que le Christ viendrait dans la chair et, avec lui, la paix… : « Il y aura la paix sur la terre quand il viendra »…


Cependant, tandis qu'ils prédisaient la paix et que l'auteur de la paix tardait à venir, la foi du peuple chancelait, puisque personne n'était là pour le racheter et le sauver. On se plaignait de ces retards ; si souvent « annoncé autrefois par la bouche des saints prophètes », le Prince de la paix semblait ne devoir jamais venir… Comme si quelqu'un dans la foule répondait aux prophètes : « Combien de temps nous tiendrez-vous encore en suspens ? Voilà longtemps que vous annoncez la paix et elle ne vient pas. Vous promettez des merveilles, et c'est toujours le trouble. Cette promesse nous a été redite ' de bien des manières et sous des formes variées ', les anges l'ont annoncée à nos pères, et nos pères nous l'ont racontée : 'Paix, paix : or il n'y a pas de paix '… Que Dieu prouve que « ses messagers sont dignes de foi », si du moins ils sont ses messagers ! Qu'il vienne lui-même »…


De là, ces promesses douces et consolantes : « Voici que le Seigneur va paraître, il ne mentira pas. S'il tarde, attends-le, car il va venir, il ne tardera pas » ; ou encore : « Son temps est proche ; ses jours ne tarderont pas. » Et enfin, dans la bouche de celui qui est promis, ces paroles : « Me voici, je vais faire couler vers vous comme un fleuve de paix, et la gloire des nations comme un torrent qui déborde. »


(Références bibliques : Am 3,7; Mi 5,5; Lc 1,70; Is 9,5; He 1,1; Jr 6,14; Si 36,15; cf Ha 2,3; Is 14,1 Vulg; Is 33,12)