12 juin 2015

Evangile du jour


vendredi 12 juin 2015



Bse Marie-Candide de l'Eucharistie, carmélite (1884-1949), Bse Antonia Maria Verna, vierge et fondatrice (1733-1838)

Commentaire du jour
Saint Bonaventure : Voici le cœur qui a tant aimé les hommes

Jn 19,31-37.

Jésus venait de mourir. Comme c'était le jour de la Préparation (c'est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d'autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu'on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes.
Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l'autre homme crucifié avec Jésus.
Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes,
mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l'eau.
Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu'il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez.
Cela, en effet, arriva pour que s'accomplisse l'Écriture : Aucun de ses os ne sera brisé.
Un autre passage de l'Écriture dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu'ils ont transpercé.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l'Église
L'Arbre de vie, 29-30, 47 (trad. cf bréviaire Sacré Cœur et Orval)

Voici le cœur qui a tant aimé les hommes

      Toi qui as été racheté, contemple celui qui pour toi est suspendu à la croix… La sagesse de Dieu a bien voulu que la lance d'un soldat perce et ouvre son côté ; il en est sorti du sang et de l'eau (Jn 19,34). De cette source, du plus profond de son cœur, le Christ donne aux sacrements de l'Église le pouvoir de donner la vie de la grâce… ; il donne à boire de cette « eau vive qui jaillit jusque dans la vie éternelle » (Jn 4,14).


      Lève-toi donc, toi qui aimes le Christ, « sois comme la colombe qui pose son nid au fond de la caverne » (Jr 48,28), et là, « comme l'oiseau qui a trouvé sa demeure » (Ps 83,4), ne cesse pas de veiller ; comme la tourterelle, viens y abriter tes petits et avance ta bouche pour « puiser de l'eau aux sources du salut » (Is 12,3). Voilà en effet « la source qui, jaillie au milieu de l'Éden, se divise en quatre bras » (Gn 2,10) et, répandue dans les cœurs des croyants, arrose et féconde la terre tout entière... Qui que tu sois, cours à cette source de vie et de lumière avec un désir ardent et, dans ton amour de Dieu, crie-lui de toute ta force et de ton cœur : « Beauté inexprimable du Dieu très-haut, resplendissement très pur de la lumière éternelle, Vie qui donnes la vie à tous les vivants, lumière qui donnes son éclat à toute lumière et qui gardes en leur splendeur immuable et en leur diversité les astres qui brillent devant le trône de ta divinité depuis l'origine des temps !


      « Fleuve éternel et inaccessible, limpide et doux, dont la source est cachée aux yeux de tous les mortels, profondeur sans fond, hauteur sans limites, largeur sans bornes, pureté sans aucun trouble ! C'est de toi que découle 'le fleuve qui réjouit la cité de Dieu' (Ps 45,5)..., pour que nous te chantions des hymnes de louange, 'dans les acclamations de joie et d'action de grâce' (Ps 41,5), car nous savons d'expérience 'qu'auprès de toi est la source de la vie et que dans ta lumière nous verrons la lumière' (Ps 35,10) ».







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