07 novembre 2015

Evangile du jour


samedi 07 novembre 2015

Samedi de la 31e semaine du temps ordinaire

St Vincenzo Grossi, prêtre et fondateur (1845-1917), St Willibrord, évêque d'Echternach (658-739)

Commentaire du jour
Saint Grégoire de Nazianze : « Celui qui est digne de confiance dans une petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande »

Lc 16,9-15.

Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l'argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.
Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande.
Si donc vous n'avez pas été dignes de confiance pour l'argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ?
Et si, pour ce qui est à autrui, vous n'avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ?
Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'argent. »
Quand ils entendaient tout cela, les pharisiens, eux qui aimaient l'argent, tournaient Jésus en dérision.
Il leur dit alors : « Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes aux yeux des gens, mais Dieu connaît vos cœurs ; en effet, ce qui est prestigieux pour les gens est une chose abominable aux yeux de Dieu.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Grégoire de Nazianze (330-390), évêque et docteur de l'Église
Homélie 14, sur l'amour des pauvres, § 23-25 ; PG 35,887 (trad. Solesmes, Lectionnaire, t. 2, p. 161 rev.; cf bréviaire 1er lun carême)

« Celui qui est digne de confiance dans une petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande »

      Tu dois savoir d'où vient pour toi l'existence, le souffle, l'intelligence et ce qu'il y a de plus précieux, la connaissance de Dieu, d'où vient l'espérance du Royaume de cieux et celle de contempler la gloire que tu vois aujourd'hui de manière obscure, comme dans un miroir, mais que tu verras demain dans toute sa pureté et son éclat (1Co 13,12). D'où vient que tu sois fils de Dieu, héritier avec le Christ (Rm 8,16-17) et, j'oserai dire, que tu sois toi-même un dieu ? D'où vient tout cela et par qui ?


      Ou encore, pour parler de choses moins importantes, celles qui se voient : qui t'a donné de voir la beauté du ciel, la course du soleil, le cycle de la lune, les étoiles innombrables et, en tout cela, l'harmonie et l'ordre qui les conduisent ?... Qui t'a donné la pluie, l'agriculture, les aliments, les arts, les lois, la cité, une vie civilisée, des relations familières avec tes semblables ?


      N'est-ce pas de Celui qui, avant toute chose et en retour de tous ses dons, te demande d'aimer les hommes ?... Alors que lui, notre Dieu et notre Seigneur, n'a pas honte d'être appelé notre Père, allons-nous renier nos frères ? Non, mes frères et mes amis, ne soyons pas des gérants malhonnêtes des biens qui nous sont confiés.







06 novembre 2015

Evangile du jour


vendredi 06 novembre 2015

Vendredi de la 31e semaine du temps ordinaire

St Léonard de Noblat (ou Noblac), ermite en Limousin (VIe s.), BBx 498 Martyrs Espagnols, 1934, 1936 ou 1937

Commentaire du jour
Saint Basile : Se montrer habile

Lc 16,1-8.

Jésus disait encore aux disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.
Il le convoqua et lui dit : "Qu'est-ce que j'apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant."
Le gérant se dit en lui-même : "Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n'en ai pas la force. Mendier ? J'aurais honte.
Je sais ce que je vais faire, pour qu'une fois renvoyé de ma gérance, des gens m'accueillent chez eux."
Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : "Combien dois-tu à mon maître ?"
Il répondit : "Cent barils d'huile." Le gérant lui dit : "Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante."
Puis il demanda à un autre : "Et toi, combien dois-tu ?" Il répondit : "Cent sacs de blé." Le gérant lui dit : "Voici ton reçu, écris quatre-vingts."
Le maître fit l'éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Basile (v. 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l'Église
Homélie 6, sur la richesse ; PG 31,261s (trad. Luc commenté, DDB 1987, p. 108)

Se montrer habile

Considère, homme, celui qui t'a comblé de ses dons. Réfléchis sur toi-même. Rappelle-toi qui tu es, quelles affaires tu conduis, qui te les a confiées, pour quelle raison tu as été préféré à beaucoup. Tu es le serviteur du Dieu bon ; tu as la charge de tes compagnons de service. Ne crois pas que tous ces biens sont destinés à ton ventre. Dispose des biens que tu as entre les mains comme s'ils appartenaient à autrui ; ils te donneront du plaisir pendant quelque temps, puis s'évanouiront et disparaîtront. Mais il t'en sera demandé un compte détaillé...


« Que vais-je faire ? » La réponse était simple : « Je rassasierai les affamés ; j'ouvrirai mes greniers et j'inviterai les pauvres... Vous tous qui manquez de pain, venez à moi. Que chacun prenne une part suffisante des dons que Dieu m'a accordés. Venez y puiser comme à la fontaine publique ».







05 novembre 2015

Evangile du jour


jeudi 05 novembre 2015

Jeudi de la 31e semaine du temps ordinaire

St Guido Maria Conforti, évêque et fondateur (1865-1931), Bx Hryhorij (Grégoire) Lakota, évêque et martyr (1883-1950)

Commentaire du jour
Bienheureux Charles de Foucauld : À la recherche de la brebis perdue

Lc 15,1-10.

En ce temps-là,  les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l'écouter.
Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole :
« Si l'un de vous a cent brebis et qu'il en perd une, n'abandonne-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve ?
Quand il l'a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux,
et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : "Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !"
Je vous le dis : C'est ainsi qu'il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion.
Ou encore, si une femme a dix pièces d'argent et qu'elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu'à ce qu'elle la retrouve ?
Quand elle l'a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : "Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la pièce d'argent que j'avais perdue !"
Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara
Retraite à Nazareth, nov. 1897 (Seuil, Livre de Vie 1966, p. 17 s)

À la recherche de la brebis perdue

Je m'éloignais, je m'éloignais de plus en plus de vous, mon Seigneur et ma vie, et aussi ma vie commençait à être une mort, ou plutôt c'était déjà une mort à vos yeux. Et dans cet état de mort vous me conserviez encore... Toute foi avait disparu, mais le respect et l'estime étaient demeurés intacts. Vous me faisiez d'autres grâces, mon Dieu, vous me conserviez le goût de l'étude, des lectures sérieuses, des belles choses, le dégoût du vice et de la laideur. Je faisais le mal, mais je ne l'approuvais ni ne l'aimais... Vous me donniez cette inquiétude vague d'une conscience mauvaise, qui endormie qu'elle est, n'est pas tout à fait morte.


Je n'ai jamais senti cette tristesse, ce malaise, cette inquiétude qu'alors. Mon Dieu, c'était donc un don de vous ; comme j'étais loin de m'en douter ! Que vous êtes bon ! Et en même temps que vous empêchiez mon âme, par cette invention de votre amour, de se noyer irrémédiablement, vous gardiez mon corps : car si j'étais mort alors, j'aurais été en enfer... Ces dangers en voyage, si grands et si multipliés, dont vous m'avez fait sortir comme par miracle ! Cette santé inaltérable dans les lieux les plus malsains, malgré de si grandes fatigues ! Oh, mon Dieu, comme vous aviez la main sur moi, et comme je la sentais peu ! Comme vous m'avez gardé ! Comme vous me couviez sous vos ailes lorsque je ne croyais même pas à votre existence ! Et pendant que vous me gardiez ainsi, le temps se passait, vous jugiez que le moment approchait de me faire rentrer au bercail.


Vous avez dénoué malgré moi toutes les liaisons mauvaises qui m'auraient tenu éloigné de vous ; vous avez dénoué même tous les liens bons qui m'auraient empêché d'être un jour tout à vous... Votre seule main a fait en cela le commencement, le milieu et la fin. Que vous êtes bon ! C'était nécessaire pour préparer mon âme à la vérité ; le démon est trop maître d'une âme qui n'est pas chaste pour y laisser entrer la vérité ; vous ne pouviez pas entrer, mon Dieu, dans une âme où le démon des passions immondes régnait en maître. Vous vouliez entrer dans la mienne, ô bon Pasteur, et vous en avez chassé vous-même votre ennemi.







04 novembre 2015

Evangile du jour


mercredi 04 novembre 2015

Mercredi de la 31e semaine du temps ordinaire

St Charles (Carlo) Borromée, archevêque de Milan, St Félix de Valois, ermite et co-fondateur (1127-1212)

Commentaire du jour
Saint Jean Cassien : Renoncer à tous ses biens

Lc 14,25-33.

De grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit :
« Si quelqu'un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple.
Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple.
Quel est celui d'entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s'asseoir pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi aller jusqu'au bout ?
Car, si jamais il pose les fondations et n'est pas capable d'achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui :
"Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n'a pas été capable d'achever !"
Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s'asseoir pour voir s'il peut, avec dix mille hommes, affronter l'autre qui marche contre lui avec vingt mille ?
S'il ne le peut pas, il envoie, pendant que l'autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix.
Ainsi donc, celui d'entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Jean Cassien (v. 360-435), fondateur de monastère à Marseille
Conférences 3, 6-7; CSEL 13/2, 73-75 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 437)

Renoncer à tous ses biens

Selon la tradition des Pères et l'autorité des saintes Écritures, les renoncements sont au nombre de trois. Le premier concerne ce qui est matériel ; il nous fait mépriser toutes les richesses et les biens du monde. Par le deuxième, nous répudions notre ancienne manière de vivre, avec les vices et les passions de l'âme et de la chair. Par la troisième, nous détachons notre esprit de toutes les réalités présentes et visibles pour ne contempler que les réalités futures et ne désirer que les réalités invisibles. Ces renoncements doivent être observés tous les trois, comme le Seigneur l'a ordonné à Abraham, lorsqu'il lui a dit : « Quitte ton pays, ta famille et la maison de ton père » (Gn 12,1).


Il a dit en premier lieu : « Quitte ton pays », c'est-à-dire les richesses de la terre. En second lieu : « Quitte ta famille », c'est-à-dire les habitudes et les vices passés qui, en s'attachant à nous depuis notre naissance, nous sont étroitement unis par une sorte de parenté. En troisième lieu : « Quitte la maison de ton père », c'est-à-dire tout attachement au monde actuel qui se présente à nos yeux.


Contemplons, comme le dit l'apôtre Paul, « non pas ce qui se voit, mais ce qui ne se voit pas ; ce qui se voit est provisoire, mais ce qui ne se voit pas est éternel » (2Co 4,18) ; « nous, nous sommes citoyens des cieux » (Ph 3,20). Nous sortirons ainsi de la maison de notre ancien père, celui qui était notre père selon le vieil homme, dès notre naissance, quand « nous étions par nature voués à la colère comme tous les autres » (Ep 2,3), et nous porterons toute l'attention de notre esprit aux choses célestes. Notre âme s'élèvera alors jusqu'au monde invisible par la méditation constante des choses de Dieu et la contemplation spirituelle.







03 novembre 2015

Evangile du jour


mardi 03 novembre 2015

Mardi de la 31e semaine du temps ordinaire

St Martin de Porres, religieux (1579-1639), St Hubert, évêque de Tongres-Maastricht-Liège († 727)

Commentaire du jour
La Divine Liturgie de Saint Basile : « Va sur les routes et dans les sentiers...pour faire entrer les gens, afin que ma maison soit remplie »

Lc 14,15-24.

En entendant parler Jésus, un des convives lui dit : « Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu ! »
Jésus lui dit : « Un homme donnait un grand dîner, et il avait invité beaucoup de monde.
À l'heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : "Venez, tout est prêt."
Mais ils se mirent tous, unanimement, à s'excuser. Le premier lui dit : "J'ai acheté un champ, et je suis obligé d'aller le voir ; je t'en prie, excuse-moi."
Un autre dit : "J'ai acheté cinq paires de bœufs, et je pars les essayer ; je t'en prie, excuse-moi."
Un troisième dit : "Je viens de me marier, et c'est pourquoi je ne peux pas venir."
De retour, le serviteur rapporta ces paroles à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur : "Dépêche-toi d'aller sur les places et dans les rues de la ville ; les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux, amène-les ici."
Le serviteur revint lui dire : "Maître, ce que tu as ordonné est exécuté, et il reste encore de la place."
Le maître dit alors au serviteur : "Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie.
Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner." »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

La Divine Liturgie de Saint Basile (4e siècle)
Prière eucharistique, 1ère partie (trad. coll. Icthus, vol. 9, p. 72)

« Va sur les routes et dans les sentiers...pour faire entrer les gens, afin que ma maison soit remplie »

Saint, Saint, Saint es-tu vraiment, Seigneur notre Dieu, il n'est pas de limite à la grandeur de ta sainteté : tu as disposé avec droiture et justice toutes choses. Tu as façonné l'homme avec le limon de la terre, tu l'as honoré de l'image même de Dieu, tu l'as placé dans un Paradis de délices en lui promettant, s'il observait les commandements, l'immortalité et la jouissance des biens éternels. Mais il a transgressé ton commandement, Dieu véritable, et, séduit par la ruse du serpent, victime de son propre péché, il s'est soumis à la mort. Par ton juste jugement, il fut chassé du Paradis dans notre monde, renvoyé à la terre d'où il avait été tiré.


Mais tu disposais pour eux, dans ton Christ, le salut par la nouvelle naissance, car tu n'as pas rejeté pour toujours la créature que tu avais créée dans ta bonté ; tu as veillé sur elle de multiples façons dans la grandeur de ta miséricorde. Tu as envoyé des prophètes, tu as fait des miracles par les saints qui, dans chaque génération, te furent agréables ; tu as donné la Loi pour nous secourir ; tu as établi les anges pour nous garder.


Et quand vint la plénitude des temps, tu nous a parlé dans ton Fils unique, par qui tu as créé l'univers ; il est le rayonnement de ta gloire et l'image de ta nature ; il porte tout par sa puissante parole ; il n'a pas gardé jalousement son égalité avec Dieu, mais Dieu de toute éternité, il a paru sur la terre, il a vécu avec les hommes, a pris chair de la Vierge Marie, accepté la condition d'esclave, assumé notre corps de misère, pour nous rendre conformes à son corps de gloire (He 1,2-3 ;Ph 2,6-7 ;3,21).


Comme par l'homme le péché était entré dans le monde, et par le péché la mort, il a plu à ton Fils unique, lui qui était éternellement dans ton sein, ô Père, mais est né d'une femme, de condamner le péché dans sa chair, afin que ceux qui mouraient en Adam, aient la vie dans le Christ (Rm 5,12 ;8,3). En habitant dans ce monde, il nous a donné des préceptes de salut, nous a détournés de l'erreur des idoles, amenés à te connaître, toi, Dieu véritable. Par là il nous a conquis pour lui comme un peuple choisi, un sacerdoce royal, une nation sainte (1P 2,9).







02 novembre 2015

Evangile du jour


lundi 02 novembre 2015



Bse Marguerite de Lorraine, duchesse d'Alençon († 1521), Bx Pie (Pio) Campidelli, religieux c.p. (1868-1889)

Commentaire du jour
Saint Braulion de Saragosse : « En voyant la veuve, le Seigneur Jésus...lui dit : ' Ne pleure pas ' » (Lc 7,13)

Mt 25,31-46.

Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire.
Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs :
il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : "Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde.
Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ;
j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi !"
Alors les justes lui répondront : "Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t'avons nourri ? tu avais soif, et nous t'avons donné à boire ?
tu étais un étranger, et nous t'avons accueilli ? tu étais nu, et nous t'avons habillé ?
tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ?"
Et le Roi leur répondra : "Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait."
Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : "Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.
Car j'avais faim, et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'avais soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ;
j'étais un étranger, et vous ne m'avez pas accueilli ; j'étais nu, et vous ne m'avez pas habillé ; j'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité."
Alors ils répondront, eux aussi : "Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?"
Il leur répondra : "Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces plus petits, c'est à moi que vous ne l'avez pas fait."
Et ils s'en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Braulion de Saragosse (vers 590-651), évêque
Lettre 19 ; PL 80, 665 (trad. bréviaire rev.)

« En voyant la veuve, le Seigneur Jésus...lui dit : ' Ne pleure pas ' » (Lc 7,13)

      Le Christ, espérance de tous les croyants, appelle ceux qui quittent ce monde non pas des morts mais des dormants lorsqu'il dit : « Lazare, notre ami, s'est endormi » (Jn 11,11) ; l'apôtre Paul à son tour ne veut pas que nous soyons « attristés au sujet de ceux qui se sont endormis » (1Th 4,13). Par là, si notre foi tient que « tous ceux qui croient » au Christ, selon sa parole dans l'Évangile, « ne mourront jamais » (Jn 11,26), nous savons que lui n'est pas mort et que nous-mêmes ne mourrons pas. C'est parce que « au signal donné par la voix de l'archange et à l'appel de la trompette divine, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts ressusciteront » (1Th 4,16). Que l'espérance de la résurrection nous encourage donc, puisque nous reverrons alors ceux que nous avons perdus. Il importe que nous croyions fermement en lui, c'est-à-dire que nous obéissions à ses préceptes, car il met sa puissance suprême à relever les morts plus facilement que nous n'éveillons ceux qui sont endormis.


      Voilà ce que nous disons et pourtant, je ne sais par quel sentiment, nous nous réfugions dans les larmes, et le sentiment du regret entame notre foi. Hélas ! que la condition de l'homme est pitoyable, et sans le Christ combien notre vie est vaine ! Mais toi, ô mort, qui as la cruauté de briser l'union des époux et de séparer ceux que l'amitié unit, dès maintenant ta force est écrasée. Dès maintenant ton joug impitoyable est broyé par celui qui te menaçait par les paroles du prophète Osée : « Ô mort, je serai ta mort » (Os 13,14 Vulg). C'est pourquoi, avec l'apôtre Paul, nous jetons ce défi : « Ô mort, où est ta victoire ? Ô mort, où est ton dard venimeux ? » (1Co 15,55) Celui qui t'a vaincu nous a rachetés, il a livré son âme bien-aimée aux mains des impies, afin de faire d'eux ses bien-aimés.


      Il serait trop long de rappeler tout ce qui dans les saintes Écritures devrait nous apporter à tous la consolation. Qu'il nous suffise d'espérer en la résurrection et d'élever nos regards vers la gloire de notre Rédempteur, car c'est en lui que nous sommes déjà ressuscités, comme notre foi nous le fait penser, selon le mot de l'apôtre Paul : « Si nous sommes morts avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui » (Rm 6, 8).







01 novembre 2015

Belle fête de Toussaint

L’EVANGILE AU QUOTIDIEN - www.levangileauquotidien.org

--------------------------------------------------------------------------------
« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68

Madame, Monsieur,
Chers abonnés,

Toute l’équipe de l’Evangile au Quotidien vous souhaite une très belle fête de la Toussaint ! La liturgie du 1er novembre nous invite à partager la joie céleste de la foule innombrable des saints, que nous voyons, avec les yeux de la foi, resplendir dans le firmament de Dieu. Ces saints, astres glorieux, sont tous unis par la volonté d’incarner l’Evangile durant leur existence terrestre, animés par l’Esprit Saint. Honorer les saints, c’est regarder leur exemple et ranimer en nous le désir d’être leur semblable : heureux de vivre dans la proximité de Dieu. C’est là notre vocation à tous.

Pour être saint, il n’est pas nécessaire d’accomplir des exploits hors du commun, ni d’avoir des dons exceptionnels. Il est nécessaire avant tout d’écouter Jésus, et de le suivre, sans se décourager face aux difficultés. Celui qui aime Jésus d’un amour sincère accepte de mourir à lui-même, comme le grain de blé tombé à terre meurt pour donner naissance à un nouvel épi. En effet, celui qui veut garder sa vie pour lui-même la perd, et celui qui se donne, se perd, et trouve ainsi la vie (Jn 12, 24-25). Toute forme de sainteté passe toujours par le chemin de la croix, le chemin du renoncement à soi-même.

L’expérience des saints est pour nous un encouragement à suivre les mêmes pas, à ressentir la joie de celui qui a confiance en Dieu, car l’unique cause de tristesse sur terre est de vivre loin de Dieu.

La sainteté exige un effort constant, mais elle est à la portée de tous car, plus que l’œuvre de l’homme, elle est un don de Dieu. Que la Très Sainte Vierge Marie fasse de nous de fidèles disciples de son fils Jésus-Christ !

(Homélie du pape Benoît XVI, 1er novembre 2006).


L’équipe française de l’Evangile au Quotidien, un service evangelizo.org

----------------------------------------------------
INFORMATIONS
* L'Evangile au Quotidien est gratuitement accessible sur Smartphone, iPhone et Androïd. Voir ici.
* L'Evangile au Quotidien fonctionne et se développe dans de nouvelles langues grâce à votre soutien généreux. Vous pouvez adresser votre contribution directement en ligne depuis le site. Merci.
* Vous pouvez également nous aider par vos initiatives : pour connaître nos besoins, rendez-vous sur la page Nous aider. 
* Pour répondre, utiliser le formulaire.
-----------------------------------------------------

 

 

 

Evangile du jour


dimanche 01 novembre 2015



St Nuño Alvarès Pereira, frère o.c. (1360-1431), Bx Théodore Gyrgy Romža, évêque et martyr (1911-1947)

Commentaire du jour
Sainte Catherine de Sienne : « Je crois à la communion des saints » (Credo)

Mt 5,1-12a.

En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent de lui.
Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait :
« Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.
Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux êtes-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! C'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), tertiaire dominicaine, docteur de l'Église, copatronne de l'Europe
Le Dialogue, ch. 41 (trad. Hurtaud, Téqui 1976, p. 131 rev)

« Je crois à la communion des saints » (Credo)

Dieu a dit à Sainte Catherine : L'âme juste qui achève sa vie dans la charité est enchaînée désormais dans l'amour et ne peut plus croître en vertu ; le temps est passé. Mais elle peut toujours aimer de l'amour qu'elle avait quand elle est venue à moi, et qui est la mesure de son amour (Lc 6,38). Toujours elle me désire, toujours elle m'aime, et son désir n'est jamais frustré : elle a faim et elle est rassasiée ; rassasiée, elle a encore faim ; elle échappe au dégoût de la satiété comme à la souffrance de la faim. C'est dans l'amour que les bienheureux jouissent de mon éternelle vision, et qu'ils participent à ce bien que j'ai en moi-même et que je communique à chacun selon sa mesure ; cette mesure, c'est le degré d'amour qu'ils avaient en venant à moi.


Parce qu'ils sont demeurés dans ma charité et dans celle du prochain et qu'ils sont unis par la charité, chacun se réjouit de participer au bien des autres, en plus du bien universel qu'il possède. Les saints partagent la joie et l'allégresse des anges, au milieu desquels ils sont placés... Ils participent aussi tout particulièrement au bonheur de ceux qu'ils aimaient sur terre, plus étroitement, d'une affection à part. Par cet amour ils croissaient ensemble en grâce et en vertu ; l'un était pour l'autre une occasion de manifester ma gloire et de louer mon nom. Cet amour ils ne l'ont pas perdu dans l'éternelle vie, ils le gardent toujours. C'est lui qui fait surabonder leur bonheur, par la joie que chacun ressent du bonheur de l'autre.







31 octobre 2015

Evangile du jour


samedi 31 octobre 2015

Samedi de la 30e semaine du temps ordinaire

St Quentin, martyr († fin IIIe s.), Bse Irene Stefani, missionnaire au Kenya (1891-1930)

Commentaire du jour
Saint Bernard : Le secret de la dernière place

Lc 14,1.7-11.

Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d'un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l'observaient.
Jésus dit une parabole aux invités lorsqu'il remarqua comment ils choisissaient les premières places, et il leur dit :
« Quand quelqu'un t'invite à des noces, ne va pas t'installer à la première place, de peur qu'il ait invité un autre plus considéré que toi.
Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire : "Cède-lui ta place" ; et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place.
Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t'a invité, il te dira : "Mon ami, avance plus haut", et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi.
En effet, quiconque s'élève sera abaissé ; et qui s'abaisse sera élevé. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Sermon 37 sur le Cantique des Cantiques (trad. Beguin, Seuil 1953, p. 438 rev)

Le secret de la dernière place

Si nous savions clairement à quelle place Dieu nous met chacun, nous devrions acquiescer à la vérité, sans nous situer jamais ni au-dessus, ni au-dessous de cette place. Mais dans notre état présent, les décrets de Dieu sont enveloppés de ténèbres, et sa volonté nous est cachée. Il est donc plus sûr, selon le conseil de la Vérité elle-même, de choisir la dernière place, d'où on nous tirera ensuite avec honneur pour nous en donner une meilleure. Si l'on passe sous une porte trop basse, on peut se baisser tant qu'on voudra sans rien craindre, mais si l'on se redresse ne serait-ce que d'un doigt au-dessus de la hauteur de la porte, on se cognera la tête. C'est pourquoi il ne faut craindre aucune humiliation, mais redouter et réprimer le moindre mouvement de suffisance.


Ne vous comparez ni à ceux qui sont plus grands que vous, ni à vos inférieurs, ni à d'autres, ni même à un seul. Qu'en savez-vous ? Imaginons un homme qui vous paraît le plus vil et le plus méprisable de tous, dont la vie infâme vous fait horreur. Vous pensez pouvoir le mépriser non seulement par rapport à vous-même, qui vivez soi-disant dans la sobriété, la justice et la piété, mais même comparé à d'autres malfaiteurs, vous disant qu'il est le pire. Mais savez-vous s'il ne sera pas un jour meilleur que vous et s'il ne l'est pas déjà au regard du Seigneur ? C'est pourquoi Dieu n'a pas voulu que nous prenions une place moyenne, ni l'avant-dernière, ni même l'une des dernières, mais il a dit : «     Prends la dernière place », afin d'être vraiment seul au dernier rang. Alors tu ne songeras pas, je ne dis pas à te préférer, mais simplement à te comparer, à qui que ce soit.







30 octobre 2015

Evangile du jour


vendredi 30 octobre 2015

Vendredi de la 30e semaine du temps ordinaire

Bse Benvenuta Boiani, tertiaire o.p. (1255-1292), Bx Ange (Angelo) d'Acri, prêtre o.f.m. (1669-1739)

Commentaire du jour
Saint Jean-Paul II : « Le sabbat a été fait pour l'homme » (Mc 2,27)

Lc 14,1-6.

Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d'un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l'observaient.
Or voici qu'il y avait devant lui un homme atteint d'hydropisie.
Prenant la parole, Jésus s'adressa aux docteurs de la Loi et aux pharisiens pour leur demander : « Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ? »
Ils gardèrent le silence. Tenant alors le malade, Jésus le guérit et le laissa aller.
Puis il leur dit : « Si l'un de vous a un fils ou un bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas aussitôt l'en retirer, même le jour du sabbat ? »
Et ils furent incapables de trouver une réponse.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
Lettre apostolique « Dies Domini », 61 (trad. DC 2186, p. 674 © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Le sabbat a été fait pour l'homme » (Mc 2,27)

Au terme de toute l'œuvre  de la création, le « shabbat », septième jour béni et consacré par Dieu, se relie immédiatement à l'œuvre du sixième jour, où Dieu a fait l'homme « à son image, comme sa ressemblance » (Gn 1,26). Ce lien très étroit entre le « jour de Dieu » et le « jour de l'homme » n'a pas échappé aux Pères quand ils ont médité sur le récit biblique de la création. Ambroise dit à ce sujet : « Je rends grâce au Seigneur notre Dieu, qui a fait une œuvre telle qu'il puisse s'y reposer. Il a fait le ciel, mais je ne lis pas qu'il se soit reposé ; il a fait la terre, mais je ne lis pas qu'il se soit reposé ; il a fait le soleil, la lune et les étoiles, et là non plus, je ne lis pas qu'il se soit reposé, mais je lis qu'il a fait l'homme et qu'alors il se reposa, en ayant quelqu'un à qui il puisse remettre ses péchés ». Ainsi, le « jour de Dieu » sera à jamais directement lié au « jour de l'homme ».


Quand le commandement de Dieu dit : « Tu te souviendras du jour du sabbat pour le sanctifier » (Ex 20,8), la pause ordonnée pour honorer le jour qui lui est consacré n'est nullement un commandement pesant pour l'homme, mais plutôt une aide qui lui permet de reconnaître sa dépendance vitale et libératrice à l'égard du Créateur, ainsi que sa vocation à collaborer à son œuvre et à accueillir sa grâce. En honorant le « repos » de Dieu, l'homme se redécouvre pleinement lui-même ; ainsi le jour du Seigneur se révèle profondément marqué par la bénédiction divine (Gn 2,3) et, grâce à elle, on pourrait le dire doué comme les animaux et les hommes d'une sorte de « fécondité » (Gn 1,22.28). Cette fécondité s'exprime surtout en ce que le sabbat ravive et, en un sens, « multiplie » le temps lui-même, accroissant en l'homme, par la mémoire du Dieu vivant, la joie de vivre et le désir de promouvoir et de donner la vie.







29 octobre 2015

Evangile du jour


jeudi 29 octobre 2015

Jeudi de la 30e semaine du temps ordinaire

St Gaetano Errico, prêtre et fond. (1791-1860), Bx Michele Rua, Ier successeur de don Bosco

Commentaire du jour
Saint Jérôme : « Jérusalem, Jérusalem, combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants »

Lc 13,31-35.

À ce moment-là, quelques pharisiens s'approchèrent de Jésus pour lui dire : « Pars, va t'en d'ici : Hérode veut te tuer. »
Il leur répliqua : « Allez dire à ce renard : voici que j'expulse les démons et je fais des guérisons aujourd'hui et demain, et, le troisième jour, j'arrive au terme.
Mais il me faut continuer ma route aujourd'hui, demain et le jour suivant, car il ne convient pas qu'un prophète périsse en dehors de Jérusalem.
Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n'avez pas voulu !
Voici que votre Temple est abandonné à vous-mêmes. Je vous le déclare : vous ne me verrez plus jusqu'à ce que vienne le jour où vous direz : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église
Traité sur le psaume 95 : CCL 78, p. 154-155 ; Lettre 58,2-4 : PL 22, 580 (trad. Orval)

« Jérusalem, Jérusalem, combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants »

La croix du Christ est le soutien du genre humain : sur cette colonne est bâtie sa demeure. Quand je parle de la croix, je vise non pas le bois mais la Passion. Cette croix, elle se trouve aussi bien en Bretagne qu'en Inde, et dans l'univers entier... Heureux celui qui porte dans son cœur la croix et la résurrection, ainsi que le lieu de la naissance et le lieu de l'ascension du Christ. Heureux celui qui possède Bethléem dans son cœur et dans le cœur de qui le Christ naît chaque jour... Heureux celui dans le cœur de qui le Christ ressuscite chaque jour parce que chaque jour il fait pénitence pour ses péchés même légers. Heureux celui qui chaque jour s'élève du Mont des Oliviers au Royaume des cieux, là où sont grasses les olives et où naît la lumière du Christ...


Ce n'est pas d'avoir été à Jérusalem, mais d'avoir bien vécu à Jérusalem que l'on doit se féliciter. La cité qu'il faut chercher, ce n'est pas celle qui a tué les prophètes et versé le sang du Christ, mais celle qu'un fleuve impétueux met en liesse (Ps 46,5), celle qui, bâtie sur une montagne, ne peut être cachée (Mt 5,12), celle que l'apôtre Paul proclame la mère des saints et en laquelle il se réjouit de résider avec les justes (Ga 4,26-27).







28 octobre 2015

Evangile du jour


mercredi 28 octobre 2015

Saint Simon et saint Jude (Thaddée), apôtres, fête

Sts Simon et Jude (Thaddée), Apôtres (Ier siècle), Sts Vincent, Sabine et Christète, martyrs († v. 305)

Commentaire du jour
Saint Cyrille d'Alexandrie : « Il en choisit douze et leur donna le nom d'Apôtres, d'envoyés »

Lc 6,12-19.

En ces jours-là, Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu.
Le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d'Apôtres :
Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy,
Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, Simon appelé le Zélote,
Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, qui devint un traître.
Jésus descendit de la montagne avec eux et s'arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon.
Ils étaient venus l'entendre et se faire guérir de leurs maladies ; ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs retrouvaient la santé.
Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Jean, 3,130 (trad. bréviaire)

« Il en choisit douze et leur donna le nom d'Apôtres, d'envoyés »

    Notre Seigneur Jésus Christ a institué des guides et des enseignants pour le monde entier, et des « intendants de ses mystères divins » (1Co 4,1). Il leur a prescrit de briller et d'éclairer comme des flambeaux non seulement dans le pays des Juifs..., mais partout sous le soleil, pour les hommes habitant sur toute la surface de la terre. Elle est donc vraie, cette parole de saint Paul : « On ne s'attribue pas cet honneur à soi-même, on le reçoit par appel de Dieu » (He 5,4)...


    S'il estimait devoir envoyer ses disciples comme le Père l'avait envoyé lui-même (Jn 20,21), il était nécessaire que ceux-ci, appelés à être ses imitateurs, découvrent pour quelle tâche le Père avait envoyé son Fils. Il nous a donc expliqué de diverses manières le caractère de sa propre mission. Il a dit un jour : « Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs pour qu'ils se convertissent » (Lc 5,32). Et encore : « Je suis descendu du ciel non pas pour faire ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé » (Jn 6,38). Et une autre fois : « Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui » (Jn 3,17).


    Il résumait en quelques paroles la fonction des apôtres en disant qu'il les a envoyés comme le Père l'avait envoyé lui-même : ils sauraient par là qu'il leur incombe d'appeler les pécheurs à se convertir, de soigner les malades, corporellement et spirituellement ; dans leurs fonctions d'intendants, de ne chercher aucunement à faire leur propre volonté, mais la volonté de celui qui les a envoyés ; enfin de sauver le monde dans la mesure où il recevra les enseignements du Seigneur.







27 octobre 2015

Evangile du jour


mardi 27 octobre 2015

Mardi de la 30e semaine du temps ordinaire

St Évariste, pape (5e) 97 à 105 et martyr († 108) , Bx Salvador Mollar Ventura, o.f.m. et martyr (1896-1936)

Commentaire du jour
Saint Maxime de Turin : « Comparable à une graine de moutarde qu'un homme a prise et jetée dans son jardin »

Lc 13,18-21.

Jésus disait donc : « À quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer ?
Il est comparable à une graine de moutarde qu'un homme a prise et jetée dans son jardin. Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. »
Il dit encore : « À quoi pourrai-je comparer le règne de Dieu ?
Il est comparable au levain qu'une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque
Sermon 26 (trad. coll. Pères dans la foi, Migne 1996, p. 124)

« Comparable à une graine de moutarde qu'un homme a prise et jetée dans son jardin »

A propos de ce que dit l'Evangile : « Un homme l'a pris et l'a jeté dans son jardin », quel est cet homme, à votre avis, qui a semé le grain qu'il avait reçu, comme un grain de moutarde dans son petit jardin ? Je pense, moi, que c'est celui dont l'Evangile dit : « Et voici un homme nommé Joseph, membre du conseil, qui était d'Arimathie... Il alla trouver Pilate. Il lui demanda la permission de descendre le corps du Seigneur et de l'ensevelir. La permission accordée, il le mit dans la sépulture préparée dans son jardin » (Lc 23,50-53). C'est la raison pour laquelle l'Ecriture dit : « Un homme l'a pris et l'a enfoui dans son jardin ». Dans le jardin de Joseph se mêlaient les parfums de diverses fleurs, mais pareille graine n'y avait pas été déposée. Le jardin spirituel de son âme était embaumé du parfum de ses vertus, mais le Christ embaumé n'y avait pas encore pris place. En ensevelissant le Sauveur dans le monument de son jardin, il l'accueillit plus profondément dans le creux de son cœur.







26 octobre 2015

Evangile du jour


lundi 26 octobre 2015

Lundi de la 30e semaine du temps ordinaire

Sts Lucien et Marcien, martyrs à Nicomédie († v. 250), Bx Bonaventure de Potenza, prêtre o.f.m.  (1651-1711)

Commentaire du jour
Homélie attribuée à Eusèbe d'Alexandrie : Le sabbat devient le premier jour de la création nouvelle

Lc 13,10-17.

Jésus était en train d'enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat.
Voici qu'il y avait là une femme, possédée par un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser.
Quand Jésus la vit, il l'interpella et lui dit : « Femme, te voici délivrée de ton infirmité. »
Et il lui imposa les mains. À l'instant même elle redevint droite et rendait gloire à Dieu.
Alors le chef de la synagogue, indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat, prit la parole et dit à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. »
Le Seigneur lui répliqua : « Hypocrites ! Chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache-t-il pas de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ?
Alors cette femme, une fille d'Abraham, que Satan avait liée voici dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ? »
À ces paroles de Jésus, tous ses adversaires furent remplis de honte, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu'il faisait.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Homélie attribuée à Eusèbe d'Alexandrie (fin du 5ème siècle)
Sermons sur le dimanche, 16, 1-2 ; PG 86, 416-421 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 250)

Le sabbat devient le premier jour de la création nouvelle

La semaine comporte évidemment sept jours : Dieu nous en a donné six pour travailler, et il nous en a donné un pour prier, nous reposer et nous libérer de nos péchés... Je vais t'exposer les raisons pour lesquelles la tradition de garder le dimanche et de nous abstenir de travailler nous a été transmise. Lorsque le Seigneur a confié le sacrement aux disciples, « il prit le pain, prononça la bénédiction, le rompit et le donna à ses disciples, en disant : ' Prenez, mangez : ceci est mon corps, rompu pour vous en rémission des péchés '. De même, il leur donna la coupe en disant : ' Buvez-en tous : ceci est mon sang, le sang de l'Alliance Nouvelle, répandu pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Faites cela en mémoire de moi ' » (Mt 26,26s ;1Co 11,24).


Le jour saint du dimanche est donc celui où l'on fait mémoire du Seigneur. C'est pourquoi on l'a appelé « le jour du Seigneur ». Et il est comme le seigneur des jours. En effet, avant la Passion du Seigneur, il n'était pas appelé « jour du Seigneur » mais « premier jour ». En ce jour, le Seigneur a établi le fondement de la résurrection, c'est-à-dire qu'il a entrepris la création ; en ce jour, il a donné au monde les prémices de la résurrection ; en ce jour, comme nous l'avons dit, il a ordonné de célébrer les saints mystères. Ce jour a donc été pour nous le commencement de toute grâce : commencement de la création du monde, commencement de la résurrection, commencement de la semaine. Ce jour, qui renferme en lui-même trois commencements, préfigure la primauté de la sainte Trinité.







25 octobre 2015

Evangile du jour


dimanche 25 octobre 2015

Trentième dimanche du temps ordinaire

Sts Crépin et Crépinien, Martyrs († v. 285), Bx Carlo Gnocchi, « génie de la charité chrétienne »

Commentaire du jour
Saint Grégoire de Nysse : « Aussitôt l'homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route »

Mc 10,46-52.

En ce temps-là, tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin.
Quand il entendit que c'était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »
Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! »
Jésus s'arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l'aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t'appelle. »
L'aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus.
Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L'aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! »
Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t'a sauvé. » Aussitôt l'homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395), moine et évêque
La Vie de Moïse, II, 231-233, 251-253 ; SC 1ter (trad. cf SC p. 265s)

« Aussitôt l'homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route »

      [Sur le mont Sinaï, Moïse dit au Seigneur : « De grâce, fais-moi voir ta gloire ». Dieu lui répondit : « Je ferai passer devant toi toute ma beauté..., mais tu ne peux pas voir ma face » (Ex 33,18s).] Ressentir ce désir me semble provenir d'une âme animée d'amour à l'égard de la beauté essentielle, une âme que l'espérance ne cesse d'entraîner de la beauté qu'elle a vue à celle qui est au-delà... Cette demande audacieuse, qui dépasse les limites du désir, c'est de ne pas jouir de la Beauté par des miroirs et des reflets, mais face à face. La voix divine accorde ce qui est demandé par le fait même qu'elle le refuse... : la munificence de Dieu lui accorde l'accomplissement de son désir ; mais en même temps elle ne lui promet pas le repos ou la satiété... C'est en cela que consiste la véritable vision de Dieu : dans le fait que celui qui lève les yeux vers lui ne cesse jamais de le désirer. C'est pourquoi il dit : « Tu ne pourras pas voir mon visage »...


      Le Seigneur, qui avait répondu ainsi à Moïse, s'exprime de la même façon à ses disciples, mettant en lumière le sens de ce symbole. « Si quelqu'un veut me suivre », dit-il (Lc 9,23) et non : « Si quelqu'un veut me précéder ». A celui qui lui adresse une prière au sujet de la vie éternelle, il propose la même chose : « Viens, suis-moi » (Lc 18,22). Or celui qui suit est tourné vers le dos de celui qui le conduit. Donc l'enseignement que reçoit Moïse sur la manière dont il est possible de voir Dieu est celui-ci : suivre Dieu où qu'il conduise, c'est là voir Dieu...


      Il n'est pas possible en effet à celui qui ignore le chemin de voyager en sécurité s'il ne suit pas le guide. Le guide lui montre le chemin en le précédant ; celui qui suit alors ne s'écartera pas du bon chemin, s'il est toujours tourné vers le dos de celui qui le conduit. En effet, s'il se laisse aller sur le côté ou s'il fait face à son guide, il s'engage dans une autre voie que celle que lui montre le guide. C'est pourquoi Dieu dit à celui qu'il conduit : « Tu ne verras pas mon visage », c'est-à-dire : « Ne fais pas face à ton guide ». Car alors tu courrais en sens contraire de lui... Tu vois combien il importe d'apprendre à suivre Dieu. Pour celui qui le suit ainsi, aucune des contradictions du mal ne s'oppose plus à sa marche.







24 octobre 2015

Evangile du jour


samedi 24 octobre 2015

Samedi de la 29e semaine du temps ordinaire

St Antoine-Marie Claret, évêque (1807-1870), St Louis Guanella, prêtre et fond. (1842-1915)

Commentaire du jour
Guillaume de Saint-Thierry : « Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez »

Lc 13,1-9.

À ce moment, des gens qui se trouvaient là rapportèrent à Jésus l'affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu'ils offraient.
Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ?
Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même.
Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu'elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ?
Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. »
Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu'un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n'en trouva pas.
Il dit alors à son vigneron : "Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n'en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?"
Mais le vigneron lui répondit : "Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier.
Peut-être donnera-t-il du fruit à l'avenir. Sinon, tu le couperas." »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Guillaume de Saint-Thierry (v. 1085-1148), moine bénédictin puis cistercien
Oraisons méditatives, n° 5 (trad. cf. Pain de Cîteaux, 21 et SC 324, p. 99)

« Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez »

Pauvre de moi, ma conscience m'accuse sans cesse et la vérité ne peut pas m'excuser en disant : il n'a pas su ce qu'il faisait. Pardonne donc, Seigneur, au prix de ton précieux sang, tous les péchés où je suis tombé, consciemment ou inconsciemment... Oui, Seigneur, j'ai vraiment péché, et volontairement, et beaucoup. Après avoir reçu la connaissance de ta vérité, j'ai offensé l'Esprit de grâce ; pourtant, lors de mon baptême, il m'avait accordé gratuitement la rémission des péchés. Mais moi, après avoir reçu la connaissance de ta vérité, je suis revenu à mes péchés, « comme le chien à son vomissement » (2P 2,22 ; Pr 26,11).


Ô Fils de Dieu, t'ai-je foulé aux pieds en te reniant ? Pourtant je ne peux pas dire que Pierre, en te reniant, t'a foulé aux pieds, lui qui t'aimait si ardemment, même s'il t'a renié une première fois, une deuxième et une troisième fois... À moi aussi Satan a parfois réclamé ma foi pour la passer au crible comme du froment ; mais ta prière est descendue jusqu'à moi, de sorte que ma foi n'a jamais failli (Lc 22,31-32), elle ne t'a pas abandonné... Tu sais combien j'ai toujours voulu adhérer à la foi en toi ; toi donc, garde-moi dans cette volonté jusqu'au bout.


Toujours j'ai cru en toi..., toujours je t'ai aimé, même quand j'ai péché contre toi. Mes péchés, je les regrette, et à en mourir. Mais de mon amour, je n'ai aucun regret, sinon de ne pas t'avoir aimé autant que je l'aurais dû.







23 octobre 2015

Evangile du jour


vendredi 23 octobre 2015

Vendredi de la 29e semaine du temps ordinaire

St Jean de Capistran, prêtre o.f.m. (1386-1456), Bx Arnould (Julien-Nicolas) Rèche, frère f.e.c. († 1890)

Commentaire du jour
Le Missel romain: Savoir lire les signes de notre temps

Lc 12,54-59.

S'adressant aussi aux foules, Jésus disait : « Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu'il va pleuvoir, et c'est ce qui arrive.
Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu'il fera une chaleur torride, et cela arrive.
Hypocrites ! Vous savez interpréter l'aspect de la terre et du ciel ; mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l'interpréter ?
Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste ?
Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin mets tout en œuvre pour t'arranger avec lui, afin d'éviter qu'il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l'huissier, et que l'huissier ne te jette en prison.
Je te le dis : tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier centime. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Le Missel romain
Prière eucharistique pour des rassemblements C

Savoir lire les signes de notre temps

Nous te rendons grâce,

Père fidèle et plein de tendresse,

de nous avoir donné Jésus ton Fils,

notre Seigneur et notre frère.

Son amour s'est manifesté

aux pauvres et aux malades, aux petits et aux pécheurs.

Il n'est resté indifférent à aucune détresse.

Sa vie et son message sont pour nous la preuve

que tu es un Dieu qui prends soin des hommes,

comme un père porte le souci de ses enfants.

C'est pourquoi nous te louons et nous te glorifions,

nous célébrons ta bonté et ta fidélité

et avec les anges et tous les saints

nous proclamons l'hymne de ta gloire...


Nous qui allons recevoir son corps et son sang,

fortifie-nous et renouvelle-nous à son image...

Donne à tous les membres de l'Église

de savoir lire les signes des temps

et de grandir dans la fidélité à l'Évangile.

Rends-nous attentifs à tous les hommes

afin que nous partagions dans la charité

leurs tristesses et leurs angoisses,

leurs espérances et leurs joies

et que nous leur montrions le chemin du salut.







22 octobre 2015

Evangile du jour


jeudi 22 octobre 2015

Jeudi de la 29e semaine du temps ordinaire

St Jean-Paul II, « le Géant de Dieu » (1920-2005), Stes Nunilon et Alodie, vierges et martyres († 851)

Commentaire du jour
Denys le Chartreux : « Je vous laisse la paix, c'est ma paix que je vous donne » (Jn 14,27)

Lc 12,49-53.

Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé !
Je dois recevoir un baptême, et quelle angoisse est la mienne jusqu'à ce qu'il soit accompli !
Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division.
Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ;
ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Denys le Chartreux (1402-1471), moine
Commentaire sur l'évangile de Luc ; Opera omnia, 12, 72 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 431 rev.)

« Je vous laisse la paix, c'est ma paix que je vous donne » (Jn 14,27)

« Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ? » C'est comme si le Christ disait : « Ne pensez pas que je sois venu donner aux hommes la paix selon la chair et ce monde-ci, la paix sans aucune règle, qui les ferait vivre en bonne entente dans le mal et qui leur assurerait la prospérité sur cette terre. Non, je vous le dis, je ne suis pas venu apporter une paix de ce genre mais la division, une bonne et très salutaire séparation des esprits et même des corps. Ainsi, parce qu'ils aiment Dieu et recherchent la paix intérieure, ceux qui croient en moi se trouveront naturellement en désaccord avec les méchants ; ils se sépareront de ceux qui tentent de les détourner du progrès spirituel et de la pureté de l'amour divin, ou s'efforcent de leur créer des difficultés ».


Donc, la paix spirituelle, la paix intérieure, la bonne paix, c'est la tranquillité de l'âme en Dieu, et la bonne entente selon l'ordre juste. Le Christ est venu apporter cette paix avant toutes choses... La paix intérieure a sa source dans l'amour. Elle consiste en une joie inaltérable de l'âme qui est en Dieu. On l'appelle la paix du cœur. Elle est le commencement et un certain avant-goût de la paix des saints qui sont dans la patrie, de la paix de l'éternité.







21 octobre 2015

Evangile du jour


mercredi 21 octobre 2015

Mercredi de la 29e semaine du temps ordinaire

Ste Laura Montoya Upegui, vierge et fond. (1874-1949), Bx Pino Puglisi, prêtre à Palerme et martyr (1937-1993)

Commentaire du jour
Saint Fulgence de Ruspe : « Serviteurs du Christ et intendants des mystères de Dieu » (1Co 4,1)

Lc 12,39-48.

Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait, il n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
Vous aussi, tenez-vous prêts : c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra. »
Pierre dit alors : « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tous ? »
Le Seigneur répondit : « Que dire de l'intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de son personnel pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ?
Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d'agir ainsi !
Vraiment, je vous le déclare : il l'établira sur tous ses biens.
Mais si le serviteur se dit en lui-même : "Mon maître tarde à venir", et s'il se met à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s'enivrer,
alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s'y attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas, il l'écartera et lui fera partager le sort des infidèles.
Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n'a rien préparé et n'a pas accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups.
Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, celui-là n'en recevra qu'un petit nombre. À qui l'on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l'on a beaucoup confié, on réclamera davantage.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Fulgence de Ruspe (467-532), évêque en Afrique du Nord
Sermon I, 2-3 ; CCL 91 A, 889 (trad. Orval)

« Serviteurs du Christ et intendants des mystères de Dieu » (1Co 4,1)

Pour préciser le rôle des serviteurs qu'il a placés à la tête de son peuple, le Seigneur dit cette parole que rapporte l'Évangile : « Quel est l'intendant sage et fidèle que le maître établira sur les gens de sa maison pour leur donner en temps voulu leur mesure de blé ? Heureux ce serviteur que le maître, à son retour, trouvera occupé de la sorte »... Si nous nous demandons quelle est cette mesure de blé, saint Paul nous l'indique ; c'est « la mesure de foi que Dieu vous a départie » (Rm 12,3). Ce que le Christ appelle mesure de blé, Paul le nomme mesure de foi pour nous apprendre qu'il n'y a pas d'autre blé spirituel que le mystère de la foi chrétienne. Cette mesure de blé, nous vous la donnons au nom du Seigneur chaque fois que, éclairés par le don spirituel de la grâce, nous vous parlons selon la règle de la vraie foi. Cette mesure, vous la recevez par les intendants du Seigneur chaque jour où vous entendez de la bouche des serviteurs de Dieu la parole de vérité.


Qu'elle soit notre nourriture, cette mesure de blé que Dieu nous donne en partage. Tirons-en l'aliment de notre bonne conduite afin de parvenir à la récompense de la vie éternelle. Croyons en celui qui se donne lui-même à nous comme nourriture pour que nous ne défaillions pas en chemin (Mt 15,32), et qui se réserve comme notre récompense pour que nous trouvions la joie dans la patrie. Croyons et espérons en lui ; aimons-le par-dessus tout et en tout. Car le Christ est notre aliment et il sera notre récompense. Le Christ est la nourriture et le réconfort des voyageurs en marche ; il est l'assouvissement et l'exultation des bienheureux en leur repos.







20 octobre 2015

Evangile du jour


mardi 20 octobre 2015

Mardi de la 29e semaine du temps ordinaire

Ste Maria Bertilla Boscardin, vierge (1888-1922), Bx Jacques Kern, prêtre prémontré (1897-1924)

Commentaire du jour
Saint Ambroise : « Pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte »

Lc 12,35-38.

Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées.
Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte.
Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : c'est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir.
S'il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils !



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
12e sermon sur le psaume 118 ; CSEL 62, 258 (trad. Solesmes, Lectionnaire, t. 3, p. 1033 rev.)

« Pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte »

Le Dieu Verbe secoue le paresseux et réveille le dormeur. En effet, celui qui vient frapper à la porte veut toujours entrer. Mais cela dépend de nous s'il n'entre pas toujours ou s'il ne demeure pas toujours. Que ta porte soit ouverte à celui qui vient ; ouvre ton âme, élargis les capacités de ton esprit, afin de découvrir les richesses de la simplicité, les trésors de la paix, la douceur de la grâce. Dilate ton cœur ; cours à la rencontre du soleil de la lumière éternelle qui « illumine tout homme » (Jn 1,9). Il est certain que cette lumière véritable brille pour tous ; mais si quelqu'un ferme ses fenêtres, il se privera lui-même de la lumière éternelle.

Donc même le Christ reste dehors, si tu fermes la porte de ton âme. Certes, il pourrait entrer, mais il ne veut pas s'introduire de force, il ne veut pas contraindre ceux qui le refusent. Issu de la Vierge, sorti de son sein, il irradie tout l'univers, afin de resplendir pour tous. Ceux qui désirent recevoir la lumière qui brille d'un éclat perpétuel lui ouvrent ; aucune nuit ne viendra l'interrompre. En effet, le soleil que nous voyons chaque jour cède la place aux ténèbres de la nuit ; mais le Soleil de justice (Ml 3,20) ne connaît pas de couchant, car la Sagesse n'est pas vaincue par le mal.