08 novembre 2013

Evangile du jour


vendredi 08 novembre 2013

Le vendredi de la 31e semaine du temps ordinaire

Bx John Duns Scot, prêtre o.f.m., théologien († 1308), St Geoffroy, évêque d'Amiens (1066-1115)

Commentaire du jour
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus : La banque de l'amour

Lc 16,1-8.

Jésus disait encore à ses disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé parce qu'il gaspillait ses biens.
Il le convoqua et lui dit : 'Qu'est-ce que j'entends dire de toi ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car désormais tu ne pourras plus gérer mes affaires. '
Le gérant pensa : 'Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance ? Travailler la terre ? Je n'ai pas la force. Mendier ? J'aurais honte.
Je sais ce que je vais faire, pour qu'une fois renvoyé de ma gérance, je trouve des gens pour m'accueillir. '
Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : 'Combien dois-tu à mon maître ?
- Cent barils d'huile. ' Le gérant lui dit : 'Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante. '
Puis il demanda à un autre : 'Et toi, combien dois-tu ? - Cent sacs de blé. ' Le gérant lui dit : 'Voici ton reçu, écris quatre-vingts. '
Ce gérant trompeur, le maître fit son éloge : effectivement, il s'était montré habile, car les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), carmélite, docteur de l'Église
Lettre 142

La banque de l'amour

      « Mes pensées ne sont pas vos pensées », dit le Seigneur (Is 55,8). Le mérite ne consiste pas à faire ni à donner beaucoup, mais plutôt à recevoir, à aimer beaucoup. Il est dit que c'est bien plus doux de donner que de recevoir (Ac 20,35), et c'est vrai, mais alors, quand Jésus veut prendre pour lui la douceur de donner, ce ne serait pas gracieux de refuser. Laissons-le prendre et donner tout ce qu'il voudra. La perfection consiste à faire sa volonté, et l'âme qui se livre entièrement à lui est appelée par Jésus lui-même « sa mère, sa sœur » et toute sa famille (Mt 12,50). Et ailleurs : « Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, c'est-à-dire il fera ma volonté et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui et nous ferons en lui notre demeure » (Jn 14,23). Oh, comme c'est facile de plaire à Jésus, de ravir son cœur, il n'y a qu'à l'aimer sans se regarder soi-même, sans trop examiner ses défauts.


          Ta Thérèse ne se trouve pas dans les hauteurs en ce moment, mais Jésus lui apprend à tirer profit de tout, du bien et du mal qu'elle trouve en soi. Il lui apprend à jouer à la banque de l'amour, ou plutôt non, il joue pour elle sans lui dire comment il s'y prend car cela est son affaire et non pas celle de Thérèse ; ce qui la regarde c'est de s'abandonner, de se livrer sans rien réserver, pas même la jouissance de savoir combien la banque lui rapporte...


      En effet les directeurs [spirituels] font avancer dans la perfection en faisant faire un grand nombre d'actes de vertus et ils ont raison, mais mon directeur qui est Jésus ne m'apprend pas à compter mes actes ; il m'enseigne à faire tout par amour, à ne lui rien refuser, à être contente quand il me donne une occasion de lui prouver que je l'aime, mais cela se fait dans la paix, dans l'abandon, c'est Jésus qui fait tout et moi je ne fais rien.







07 novembre 2013

Evangile du jour


jeudi 07 novembre 2013

Le jeudi de la 31e semaine du temps ordinaire
Au Luxembourg : fête de saint Willibrord, patron secondaire - lectures propres

Bx Vincenzo Grossi, prêtre et fondateur (1845-1917), St Willibrord, évêque d'Echternach (658-738)

Commentaire du jour
Saint Ambroise : Les trois paraboles de la miséricorde

Lc 15,1-10.

Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l'écouter.
Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole :
« Si l'un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve ?
Quand il l'a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules,
et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins ; il leur dit : 'Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue ! '
Je vous le dis : C'est ainsi qu'il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion. »
Ou encore, si une femme a dix pièces d'argent et en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu'à ce qu'elle la retrouve ?
Quand elle l'a retrouvée, elle réunit ses amies et ses voisines et leur dit : 'Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la pièce d'argent que j'avais perdue ! '
De même, je vous le dis : Il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Luc, 7, 207-209 (trad. Véricel, L'Évangile commenté, p. 261 ; cf SC 54, p. 87)

Les trois paraboles de la miséricorde

      Ce n'est pas sans raison que saint Luc nous a présenté à la suite trois paraboles : la brebis qui s'était égarée et a été retrouvée, la drachme qu'on avait égarée et qu'on a retrouvée, le fils prodigue qui était mort et qui est revenu à la vie, pour que, sollicités par ce triple remède, nous soignions nos blessures... Qui sont ce père, ce berger, cette femme? N'est-ce pas Dieu le Père, le Christ, l'Église ? Le Christ, qui a pris sur lui tes péchés, te porte en son corps ; l'Église te cherche ; le Père t'accueille. Comme un berger, il te rapporte ; comme une mère, elle te recherche ; comme un Père, il te revêt. D'abord la miséricorde, puis le secours, enfin la réconciliation.


      Chaque détail convient à chacun : le Rédempteur vient en aide, l'Église secourt, le Père réconcilie. La miséricorde de 1'œuvre divine est la même, mais la grâce varie selon nos mérites. La brebis fatiguée est ramenée par le berger, la drachme égarée est retrouvée, le fils revient sur ses pas vers son père, et revient pleinement repentant d'un égarement qu'il rejette...


      Réjouissons-nous donc de ce que cette brebis, qui s'était égarée en Adam, soit relevée dans le Christ. Les épaules du Christ, ce sont les bras de la croix : c'est là que j'ai déposé mes péchés, c'est sur le noble cou de ce gibet que j'ai reposé.







06 novembre 2013

Evangile du jour


mercredi 06 novembre 2013

Le mercredi de la 31e semaine du temps ordinaire

St Léonard de Noblac, ermite en Limousin (VIe s.)

Commentaire du jour
Saint Josémaria Escriva de Balaguer : Bâtir une tour

Lc 14,25-33.

De grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit :
« Si quelqu'un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple.
Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut pas être mon disciple.
Quel est celui d'entre vous qui veut bâtir une tour, et qui ne commence pas par s'asseoir pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi aller jusqu'au bout ?
Car, s'il pose les fondations et ne peut pas achever, tous ceux qui le verront se moqueront de lui :
'Voilà un homme qui commence à bâtir et qui ne peut pas achever ! '
Et quel est le roi qui part en guerre contre un autre roi, et qui ne commence pas par s'asseoir pour voir s'il peut, avec dix mille hommes, affronter l'autre qui vient l'attaquer avec vingt mille ?
S'il ne le peut pas, il envoie, pendant que l'autre est encore loin, une délégation pour demander la paix.
De même, celui d'entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Josémaria Escriva de Balaguer (1902-1975), prêtre, fondateur
Homélie 01/02/1960 in Amigos de Dios, ch. 4, pts. 65-66 (trad. Amis de Dieu, Le Laurier 2000, p. 96)

Bâtir une tour

      J'aimais monter à l'une des tours de la cathédrale de Burgos [avec des jeunes] et leur faire contempler de près l'arête du toit, véritable dentelle de pierre, fruit d'un labeur patient, coûteux. Au cours de ces conversations, je leur faisais remarquer que d'en bas l'on n'apercevait pas cette merveille ; et…je faisais ce commentaire : voilà le travail de Dieu, l'œuvre de Dieu ! Achever son travail personnel à la perfection, avec la beauté et la splendeur de ces dentelles de pierre délicates. Ils comprenaient alors, devant cette réalité qui parlait d'elle-même, que tout cela était prière, magnifique dialogue avec le Seigneur. Ceux qui ont usé leurs forces à cette tâche, savaient parfaitement que leur effort ne pourrait pas être apprécié à partir des rues de la ville : il était uniquement pour Dieu…


      Nous sommes convaincus que Dieu se trouve partout. Alors nous cultivons les champs en louant le Seigneur, nous sillonnons les mers et exerçons tous les autres métiers en chantant ses miséricordes. Nous demeurons ainsi unis à Dieu à tout instant... Mais n'allez pas oublier que vous vivez aussi en présence des hommes, et qu'ils attendent de vous — de toi ! — un témoignage chrétien.


      Voilà pourquoi, dans notre occupation professionnelle, dans ce qui est humain, nous devons agir de telle sorte que si quelqu'un qui nous connaît et nous aime nous voit travailler, nous n'ayons pas à en rougir, et que nous ne lui donnions pas de raison d'en avoir honte… Il ne vous arrivera pas ce qui est arrivé au personnage d'une parabole qui avait décidé d'élever une tour : Après avoir posé les fondations et se trouvant ensuite incapable d'achever, tous ceux qui le voyaient se mettaient à se moquer de lui, en disant : « Voilà un homme qui a commencé de bâtir et a été incapable d'achever ! » Je vous assure que si vous ne perdez pas le point de vue surnaturel, vous couronnerez votre travail, vous terminerez votre cathédrale.







05 novembre 2013

Evangile du jour


mardi 05 novembre 2013

Le mardi de la 31e semaine du temps ordinaire

St Guido Maria Conforti, évêque et fondateur (1865-1931), Ste Bertille, abbesse de Chelles († v. 705)

Commentaire du jour
Saint Ambroise : « Insiste pour faire entrer les gens afin que ma maison soit remplie »

Lc 14,15-24.

Au cours du repas chez un chef des pharisiens, en entendant parler Jésus, un des convives lui dit : " Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu!"
Jésus lui dit : « Un homme donnait un grand dîner, et il avait invité beaucoup de monde.
A l'heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : 'Venez, maintenant le repas est prêt. '
Mais tous se mirent à s'excuser de la même façon. Le premier lui dit : 'J'ai acheté un champ, et je suis obligé d'aller le voir ; je t'en prie, excuse-moi. '
Un autre dit : 'J'ai acheté cinq paires de bœufs, et je pars les essayer ; je t'en prie, excuse-moi. '
Un troisième dit : 'Je viens de me marier, et, pour cette raison, je ne peux pas venir. '
A son retour, le serviteur rapporta ces paroles à son maître. Plein de colère, le maître de maison dit à son serviteur : 'Dépêche-toi d'aller sur les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux. '
Le serviteur revint lui dire : 'Maître, ce que tu as ordonné est fait, et il reste de la place. '
Le maître dit alors au serviteur : 'Va sur les routes et dans les sentiers, et insiste pour faire entrer les gens, afin que ma maison soit remplie.
Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne profitera de mon dîner. ' »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Luc, 7, 200-203 ; SC 52 (trad. cf SC p. 84)

« Insiste pour faire entrer les gens afin que ma maison soit remplie »

      Les invités s'excusent, alors que le Royaume n'est fermé à personne qui ne s'exclue lui-même par sa propre parole. Dans sa bonté, le Seigneur invite tout le monde, mais c'est notre lâcheté ou notre égarement qui nous écarte. Celui qui préfère acheter une ferme n'a pas sa place au Royaume : au temps de Noé, acheteurs et vendeurs ont été engloutis par le déluge (Lc 17,26-28)… De même celui qui s'excuse parce qu'il vient de se marier, car il est écrit : « Si quelqu'un vient à moi sans me préférer à son père, à sa mère et à sa femme, il ne peut pas être mon disciple » (Lc 14,26)…

      

      Ainsi, après le dédain orgueilleux des riches, le Christ s'est tourné vers les païens ; il fait entrer bons et méchants, pour faire grandir les bons, pour améliorer les dispositions des méchants... Il invite les pauvres, les infirmes, les aveugles, ce qui nous montre que l'infirmité physique n'écarte personne du Royaume..., ou bien que l'infirmité des péchés est guérie par la miséricorde du Seigneur...


      Il envoie donc chercher aux croisées des chemins, car « la Sagesse crie aux carrefours » (Pr 1,20). Il envoie sur les places, car il a fait dire aux pécheurs de quitter les voies larges pour rejoindre le chemin étroit qui conduit à la vie (Mt 7,13). Il envoie sur les routes et le long des haies, car ceux qui se hâtent vers les biens à venir, sans être retenus par les biens présents, engagés sur la voie de la bonne volonté, sont capables d'atteindre le Royaume des cieux, ainsi que ceux qui savent distinguer le mal du bien, comme les champs sont délimités par une haie, c'est-à dire ceux qui opposent le rempart de la foi aux tentations du péché.







04 novembre 2013

Evangile du jour


lundi 04 novembre 2013

Le lundi de la 31e semaine du temps ordinaire

St Charles (Carlo) Borromée, archevêque de Milan, St Félix de Valois, ermite et co-fondateur (1127-1212)

Commentaire du jour
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus : « Tu seras heureux parce qu'ils n'ont rien à te rendre »

Lc 14,12-14.

Jésus était entré chez un chef des pharisiens pour y prendre son repas. Il disait à celui qui l'avait invité : " Quand tu donneras un déjeuner ou un dîner, n'invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins; sinon, eux aussi t'inviteraient en retour, et la politesse te serait rendue.
Au contraire, quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ;
et tu seras heureux, parce qu'ils n'ont rien à te rendre : cela te sera rendu à la résurrection des justes. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), carmélite, docteur de l'Église
Manuscrit autobiographique C, 28 r°-v°

« Tu seras heureux parce qu'ils n'ont rien à te rendre »

      J'ai remarqué (et c'est tout naturel) que les sœurs les plus saintes sont les plus aimées : on recherche leur conversation, on leur rend des services sans qu'elles les demandent... Les âmes imparfaites au contraire, ne sont point recherchées : sans doute on se tient à leur égard dans les bornes de la politesse religieuse, mais craignant peut-être de leur dire quelques paroles peu aimables, on évite leur compagnie... Voici la conclusion que j'en tire : Je dois rechercher en récréation, en licence, la compagnie des sœurs qui me sont le moins agréables, remplir près de ces âmes blessées l'office du bon Samaritain.


      Une parole, un sourire aimable, suffisent souvent pour épanouir une âme triste. Mais ce n'est pas absolument pour atteindre ce but que je veux pratiquer la charité, car je sais que bientôt je serais découragée : un mot que j'aurai dit avec la meilleure intention sera peut-être interprété tout de travers. Aussi pour ne pas perdre mon temps, je veux être aimable avec tout le monde (et particulièrement avec les sœurs les moins aimables) pour réjouir Jésus et répondre au conseil qu'il donne dans l'Évangile à peu près en ces termes : « Quand vous faites un festin, n'invitez pas vos parents et vos amis, de peur qu'ils ne vous invitent à leur tour, et qu'ainsi vous ayez reçu votre récompense. Mais invitez les pauvres, les boiteux, les paralytiques et vous serez heureux de ce qu'ils ne pourront vous rendre, car votre Père qui voit dans le secret vous en récompensera. » Quel festin pourrait offrir une carmélite à ses sœurs si ce n'est un festin spirituel composé de charité aimable et joyeuse ?


      Pour moi, je n'en connais pas d'autre et je veux imiter saint Paul qui se réjouissait avec ceux qu'il trouvait dans la joie. Il est vrai qu'il pleurait aussi avec les affligés, et les larmes doivent quelquefois paraître dans le festin que je veux servir, mais toujours j'essaierai qu'à la fin ces larmes se changent en joie, puisque le Seigneur aime ceux qui donnent avec joie.


(Références bibliques : Lc 10,33; Lc 14,12-14; Mt 6,4-5; Rm 12,15; Jn 16,20; 2Co 9,7)







03 novembre 2013

Evangile du jour


dimanche 03 novembre 2013

Trente-et-unième dimanche du temps ordinaire

St Martin de Porres, religieux (1579-1639), St Hubert, évêque de Tongres-Maastricht-Liège († 727)

Commentaire du jour
Paul VI: « Zachée cherchait à voir qui était Jésus »

Lc 19,1-10.

Jésus traversait la ville de Jéricho.
Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d'impôts, et c'était quelqu'un de riche.
Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il n'y arrivait pas à cause de la foule, car il était de petite taille.
Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui devait passer par là.
Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et l'interpella : « Zachée, descends vite : aujourd'hui il faut que j'aille demeurer dans ta maison. »
Vite, il descendit, et reçut Jésus avec joie.
Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un pécheur. »
Mais Zachée, s'avançant, dit au Seigneur : « Voilà, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j'ai fait du tort à quelqu'un, je vais lui rendre quatre fois plus. »
Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd'hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d'Abraham.
En effet, le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Paul VI, pape de 1963-1978
Audience générale du 26/08/1970 (trad. DC n°1570, p. 802)

« Zachée cherchait à voir qui était Jésus »

      Aujourd'hui les hommes ont tendance à ne plus chercher Dieu... On recherche tout, sauf Dieu. Dieu est mort, dit-on ; ne nous en occupons plus. Mais Dieu n'est pas mort ; pour tant d'hommes d'aujourd'hui, il est perdu. Alors, ne vaudrait-il pas la peine de le chercher ?


      On recherche tout : ce qui est nouveau et ce qui est ancien ; ce qui est difficile et ce qui est inutile ; ce qui est bon et ce qui est mauvais. On pourrait dire que cette recherche est ce qui caractérise la vie moderne. Pourquoi ne pas rechercher Dieu ? N'est-il pas une « valeur » qui mérite notre recherche ? N'est-il pas une réalité qui requiert une connaissance meilleure que celle purement nominale d'usage courant ? Meilleure que celle de certaines expressions religieuses superstitieuses et extravagantes que nous devons ou bien rejeter parce qu'elles sont fausses ou bien purifier parce qu'elles sont imparfaites ? Meilleure que celle qui se croit déjà informée et oublie que Dieu est un mystère inexprimable, que connaître Dieu est pour nous une question de vie, de vie éternelle ? (cf Jn 17,3) Dieu n'est-il pas, comme on dit, un « problème » qui nous touche de près, qui met en jeu notre pensée, notre conscience, notre destinée, et inévitablement, un jour, notre rencontre personnelle avec lui ?


      Et Dieu ne serait-il pas caché pour que nous ayons à le chercher, par une démarche passionnante qui est pour nous décisive ? Et si c'était Dieu lui-même qui était à notre recherche ?







02 novembre 2013

Evangile du jour


samedi 02 novembre 2013



Bx Pie (Pio) Campidelli, religieux c.p. (1868-1889)

Commentaire du jour
Aphraate : Nos défunts vivent pour lui

Mt 25,31-46.

Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire.
Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres :
il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche.
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : 'Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde.
Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ;
j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi ! '
Alors les justes lui répondront : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu...  ? tu avais donc faim, et nous t'avons nourri ? tu avais soif, et nous t'avons donné à boire ?
tu étais un étranger, et nous t'avons accueilli ? tu étais nu, et nous t'avons habillé ?
tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ? '
Et le Roi leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. '
Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : 'Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges.
Car j'avais faim, et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'avais soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ;
j'étais un étranger, et vous ne m'avez pas accueilli ; j'étais nu, et vous ne m'avez pas habillé ; j'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité. '
Alors ils répondront, eux aussi : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ? '
Il leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces petits, à moi non plus vous ne l'avez pas fait. '
Et ils s'en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Aphraate (?-v. 345), moine et évêque près de Mossoul
Les Exposés, n°22 ; SC 359 (trad. SC p. 841s)

Nos défunts vivent pour lui

      Les gens pieux, sages et bons ne sont pas effrayés par la mort, à cause de la grande espérance qu'ils ont devant eux. Ils pensent tous les jours à la mort comme à un exode, et au dernier jour où seront enfantés les fils d'Adam. L'apôtre Paul dit : « La mort a régné depuis Adam jusqu'à Moïse, même en ceux qui n'ont pas péché, ainsi est-elle passée en tous les fils d'Adam » (Rm 5,14.12)... Elle est passée aussi en tous les hommes de Moïse à la fin du monde. Cependant Moïse a proclamé que son règne serait aboli ; la mort pensait emprisonner tous les hommes et régner sur eux pour toujours..., mais quand le Très Saint a appelé Moïse du sein du buisson, il lui a dit : « Je suis le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob » (Ex 3,6). Entendant ces paroles, la mort a été ébranlée, a tremblé de crainte et a compris...que Dieu est le roi des morts et des vivants et qu'il viendrait un temps où les hommes échapperaient à ses ténèbres. Et voici que Jésus notre Sauveur a répété cette parole aux saducéens et leur a dit : « Il n'est pas un Dieu des morts ; tous vivent pour lui » (Lc 20,38)...


      Car Jésus est venu, le meurtrier de la mort ; il a revêtu un corps de la descendance d'Adam, a été fixé à la croix et a goûté la mort. Elle a compris qu'il allait descendre chez elle. Toute troublée, elle a verrouillé ses portes, mais lui a brisé ses portes, est entré chez elle et a commencé à lui arracher ceux qu'elle détenait. Les morts, voyant la lumière dans les ténèbres, ont levé la tête hors de leur prison et ont vu la splendeur du Roi Messie... Et la mort, voyant les ténèbres commencer à se dissiper et des justes ressusciter, a appris qu'à l'achèvement du temps il ferait sortir de son pouvoir tous les captifs.







01 novembre 2013

Bonne fête de Tous les Saints !

L’EVANGILE AU QUOTIDIEN  - www.levangileauquotidien.org
--------------------------------------------------------------------------------
« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68


Madame, Monsieur,
Chers abonnés,

Toute l’équipe de l’Evangile au quotidien vous souhaite une très joyeuse fête de la Toussaint !


Ce beau jour est dédié à tous les saints, non seulement tous les saints canonisés, mais aussi et surtout tous ceux qui sont déjà dans la béatitude divine et qui ne sont pas canonisés. Ce sont bien sûr à la fois les plus nombreux et les moins connus. L’hommage rendu en ce jour à toute la foule anonyme des saints nous rappelle à nous, fidèles encore de passage sur la terre, la vocation universelle à la sainteté : c'est-à-dire que chaque homme est créé pour la sainteté. « Dans le grand dessein de Dieu, chaque détail est important, disait le pape François dans son homélie du 14 avril 2013, même ton témoignage et le mien, humbles et petits, même le témoignage caché de celui qui vit avec simplicité sa foi dans le quotidien des relations de famille, de travail, d’amitié. Il y a les saints de tous les jours, les saints " cachés ". »

Cette fête est aussi l’occasion de demander à tous les saints d’intercéder en notre faveur. N’oublions pas qu’ils peuvent en effet intercéder pour nous par leurs mérites et par leur affection à notre égard : le surplus de leurs bonnes actions compense nos faiblesses et leur proximité avec Dieu leur permet de le prier pour nous. Tournons-nous particulièrement vers nos saints patrons et utilisons leur soutien pour gravir le chemin parfois difficile qui nous conduira dans la gloire éternelle.


Que nos saints patrons nous protègent, qu’ils prient pour nous, afin que nous puissions servir Dieu comme eux sur la terre, et le glorifier éternellement avec eux dans le Ciel !

Nous profitons de cette belle occasion pour vous informer de la mise en place sur notre site d’un nouveau moteur de recherche sur les saints.

Sachez aussi que nos services mobiles Evangelizo ont été mis à jour avec l’intégration des nouvelles versions :

    - Italienne - calendrier ambrosien

    - Gaélique (irlandais)

    - Malgache

    - Grecque

 

L’équipe française de l’Evangile au quotidien, un service evangelizo.org
Sœur Anne-Emmanuel, Bertrand, Grégor.

- - -

---------------------------------------------------- 
INFORMATIONS
* L'Evangile au Quotidien est gratuitement accessible en services mobiles sur Smartphone, iPhone et Androïd. Voir ici. 
* L'Evangile au Quotidien fonctionne et se développe dans de nouvelles langues grâce à votre soutien généreux. Sont actuellement en préparation : les versions chinoise, hébraïque, coréenne, estonienne, turque et russe. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse postale ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
* Vous pouvez également nous aider par vos initiatives : pour connaître nos besoins, rendez-vous sur la page Nous aider
. 
* Pour répondre, utiliser le formulaire.
----------------------------------------------------- 
L'EVANGILE AU QUOTIDIEN 
4, QUAI KOCH, 
67000 STRASBOURG – France.

 

Evangile du jour


vendredi 01 novembre 2013



Bx Théodore Gyrgy Romža, évêque et martyr (1911-1947)

Commentaire du jour
Catéchisme de l'Église catholique: « Je crois à la communion des saints »

Mt 5,1-12a.

Quand Jésus vit la foule qui le suivait, il gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent.
Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait :
« Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise !
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés !
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés !
Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde !
Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu !
Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu !
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! C'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Catéchisme de l'Église catholique
§ 946, 955-961

« Je crois à la communion des saints »

Après avoir confessé « la sainte Église catholique », le Credo des apôtres ajoute « la communion des saints ». Cet article est, d'une certaine façon, une explicitation du précédent : « Qu'est-ce que l'Église sinon l'assemblée de tous les saints ? » (Nicétas) La communion des saints est précisément l'Église…

La communion de l'Église du ciel et de la terre : « L'union de ceux qui sont encore en chemin avec leurs frères qui se sont endormis dans la paix du Christ ne connaît pas la moindre intermittence ; au contraire, selon la foi constante de l'Église, cette union est renforcée par l'échange des biens spirituels » (Vatican II, LG 49). L'intercession des saints : « Étant plus intimement liés avec le Christ, les habitants du ciel contribuent à affermir plus solidement l'Église en sainteté… Ainsi leur sollicitude fraternelle est du plus grand secours pour notre infirmité » (LG 49). « Ne pleurez pas, je vous serai plus utile après ma mort et je vous aiderai plus efficacement que pendant ma vie » (S. Dominique) ; « Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre » (Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus).

La communion avec les saints… : « Tout comme la communion entre les chrétiens de la terre nous approche de plus près du Christ, ainsi la communauté avec les saints nous unit au Christ de qui découlent…toute grâce et la vie du Peuple de Dieu lui-même » (LG 50)… Dans l'unique famille de Dieu : « Lorsque la charité mutuelle et la louange unanime de la Très Sainte Trinité nous font communier les uns aux autres, nous tous, enfants de Dieu qui ne faisons dans le Christ qu'une seule famille, nous répondons à la vocation profonde de l'Église » (LG 51).

En bref : L'Église est « communion des saints » : cette expression désigne d'abord les « choses saintes », et avant tout l'eucharistie, par laquelle « est représentée et réalisée l'unité des fidèles qui, dans le Christ, forment un seul Corps » (LG 3). Ce terme désigne aussi la communion des « personnes saintes » dans le Christ qui est « mort pour tous » (2Co 5,14), de sorte que ce que chacun fait ou souffre dans et pour le Christ porte du fruit pour tous.







31 octobre 2013

Evangile du jour


jeudi 31 octobre 2013

Le jeudi de la 30e semaine du temps ordinaire

St Quentin, martyr († fin IIIe s.), Bse Marie de l'Immaculée de la Croix (1926-1998)

Commentaire du jour
Concile Vatican II: « Hérode veut te faire mourir »

Lc 13,31-35.

A ce moment-là, quelques pharisiens s'approchèrent de Jésus pour lui dire : « Va-t'en, pars d'ici : Hérode veut te faire mourir. »
Il leur répliqua : « Allez dire à ce renard : Aujourd'hui et demain, je chasse les démons et je fais des guérisons ; le troisième jour, je suis au but.
Mais il faut que je continue ma route aujourd'hui, demain et le jour suivant, car il n'est pas possible qu'un prophète meure en dehors de Jérusalem.
Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes, toi qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n'avez pas voulu !
Maintenant, Dieu abandonne votre Temple entre vos mains. Je vous le déclare : vous ne me verrez plus jusqu'au jour où vous direz : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Concile Vatican II
Déclaration sur les relations de l'Église avec les religions non chrétiennes « Nostra Aetate », 4

« Hérode veut te faire mourir »

Selon le témoignage de l'Écriture Sainte, Jérusalem n'a pas reconnu le temps où elle a été visitée (Lc 19,44) ; en grande partie, les juifs n'ont pas accepté l'Évangile, et ceux qui se sont opposés à sa diffusion ont même été assez nombreux. Néanmoins, selon l'apôtre Paul, « à cause de leurs pères », les juifs restent encore « très chers à Dieu », dont « les dons et l'appel sont irrévocables » (Rm 11,28s). Avec les prophètes et le même apôtre, l'Église attend le jour connu de Dieu seul où tous les peuples invoqueront le Seigneur d'une seule voix et « le serviront sous un même joug » (So 3,9). Du fait que le patrimoine spirituel commun aux chrétiens et aux juifs est si grand, le Concile veut encourager et recommander la connaissance et l'estime mutuelles, qui naîtront surtout d'études bibliques et théologiques, ainsi que d'un dialogue fraternel.

Même si les autorités juives, avec leurs partisans, aient poussé à la mort du Christ, ce qui a été commis durant sa Passion ne peut être imputé ni indistinctement à tous les juifs vivant alors, ni aux juifs de notre temps. S'il est vrai que l'Église est le nouveau peuple de Dieu, les juifs ne doivent cependant pas être présentés comme réprouvés par Dieu ni maudits, comme si cela découlait de l'Écriture. Que tous donc prennent soin de rien enseigner dans la catéchèse et la prédication de la parole de Dieu, qui ne soit conforme à la vérité de l'Évangile et à l'esprit du Christ.

En outre, l'Église, qui réprouve toutes les persécutions contre tous les hommes, quels qu'ils soient, qui se souvient du patrimoine qu'elle a en commun avec les juifs, et qui est poussée non pas par des motifs politiques mais par la charité religieuse de l'Évangile, déplore les haines, les persécutions et toutes les manifestations d'antisémitisme dirigées contre les juifs, quels que soient leur époque et leurs auteurs. D'ailleurs, comme l'Église l'a toujours tenu et comme elle le tient encore, le Christ, dans son immense amour, s'est soumis volontairement à la Passion et à la mort à cause des péchés de tous les hommes, pour que tous obtiennent le salut. Dans sa prédication l'Église a donc le devoir d'annoncer la croix du Christ comme signe de l'amour universel de Dieu et comme source de toute grâce.







30 octobre 2013

Evangile du jour


mercredi 30 octobre 2013

Le mercredi de la 30e semaine du temps ordinaire

Bse Bienvenue (Benvenuta) Boiani (1255-1292), Bx Ange (Angelo) d'Acri, prêtre o.f.m. (1669-1739)

Commentaire du jour
Concile Vatican II: « Vous verrez Abraham, Isaac et Jacob et tous les prophètes dans le royaume de Dieu »

Lc 13,22-30.

Dans sa marche vers Jérusalem, Jésus passait par les villes et les villages en enseignant.
Quelqu'un lui demanda : « Seigneur, n'y aura-t-il que peu de gens à être sauvés ? » Jésus leur dit :
« Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas.
Quand le maître de la maison se sera levé et aura fermé la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte, en disant : 'Seigneur, ouvre-nous', il vous répondra : 'Je ne sais pas d'où vous êtes. '
Alors vous vous mettrez à dire : 'Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places. '
Il vous répondra : 'Je ne sais pas d'où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal. '
Il y aura des pleurs et des grincements de dents quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous serez jetés dehors.
Alors on viendra de l'orient et de l'occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu.
Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Concile Vatican II
Déclaration sur les relations de l'Église avec les religions non chrétiennes « Nostra Aetate », 4

« Vous verrez Abraham, Isaac et Jacob et tous les prophètes dans le royaume de Dieu »

      Scrutant le mystère de l'Église, ce saint Concile se souvient du lien qui relie spirituellement le peuple du Nouveau Testament à la lignée d'Abraham. En effet, l'Église du Christ reconnaît que les débuts de sa foi et de son élection se trouvent déjà chez les patriarches, Moïse et les prophètes, selon le mystère divin du salut. Elle confesse que tous les fidèles du Christ, enfants d'Abraham selon la foi (Ga 3,7), sont inclus dans la vocation de ce patriarche et que le salut de l'Église est symboliquement préfiguré dans la sortie du peuple élu hors de la terre de servitude. C'est pourquoi l'Église ne peut pas oublier qu'elle a reçu la révélation de l'Ancien Testament par ce peuple avec lequel Dieu, dans sa miséricorde inexprimable, a daigné conclure l'antique Alliance, et qu'elle se nourrit de la racine de l'olivier franc sur lequel ont été greffés les rameaux de l'olivier sauvage que sont les païens (Rm 11,17s). L'Église croit, en effet, que le Christ, notre paix, a réconcilié les juifs et les païens par sa croix et en lui-même, des deux, a fait un seul (Ep 2,14s).



      L'Église reste également toujours attentive aux paroles de l'apôtre Paul au sujet de ceux de sa race « à qui appartiennent l'adoption filiale, la gloire, les alliances, la Loi, le culte, les promesses et les patriarches, et de qui le Christ  est né selon la chair » (Rm 9,4-5), le fils de la Vierge Marie. Elle se souvient aussi que les apôtres, fondements et colonnes de l'Église, sont nés du peuple juif, ainsi qu'un grand nombre des premiers disciples qui ont annoncé au monde l'Évangile du Christ.







29 octobre 2013

Evangile du jour


mardi 29 octobre 2013

Le mardi de la 30e semaine du temps ordinaire

St Gaetano Errico, prêtre et fond. (1791-1860), Bse Chiara Luce Badano (1971-1990)

Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome : Être levain dans la pâte

Lc 13,18-21.

Jésus disait à la foule : " A quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer?
Il est comparable à une graine de moutarde qu'un homme a jetée dans son jardin. Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. »
Il dit encore : « A quoi vais-je comparer le règne de Dieu ?
Il est comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies sur les Actes des apôtres, n° 20 (trad. cf AELF)

Être levain dans la pâte

      Est-il rien de plus dérisoire qu'un chrétien qui ne se soucie pas des autres ? Ne prends pas comme prétexte ta pauvreté : la veuve qui a mis deux petites pièces dans le tronc du Temple (Mc 12,42) se lèverait contre toi ; Pierre aussi, qui disait au boiteux : « Je n'ai ni or ni argent » (Ac 3,6), et Paul, si pauvre qu'il avait souvent faim. N'objecte pas ta condition sociale, car les apôtres étaient humbles aussi et de basse condition. N'invoque pas ton ignorance, car ils étaient des hommes sans lettres. Même si tu étais esclave ou fugitif, tu pourrais toujours faire ce qui dépend de toi. Tel était Onésime dont Paul fait l'éloge (Phl; Col 4,9). Serais-tu de santé fragile ? Timothée l'était aussi. Oui, qui que nous soyons, n'importe qui peut être utile à son prochain, s'il veut vraiment faire ce qu'il peut.


      Vois-tu combien les arbres de la forêt sont vigoureux, beaux, élancés ? Et cependant, dans nos jardins, nous préférons des arbres fruitiers ou des oliviers couverts de fruits. De beaux arbres stériles..., tels sont les hommes qui ne considèrent que leur propre intérêt...


      Si le levain ne fait pas lever la pâte, il n'est pas un vrai ferment. Si un parfum n'embaume pas ceux qui approchent, pouvons-nous l'appeler un parfum ? Ne dis donc pas qu'il est impossible d'avoir une bonne influence sur les autres, car si tu es vraiment chrétien, il est impossible qu'il ne se passe rien ; cela fait partie de l'essence même du chrétien... Il serait aussi contradictoire de dire qu'un chrétien ne peut pas être utile à son prochain que de dénier au soleil la possibilité d'éclairer et de réchauffer.







28 octobre 2013

Evangile du jour


lundi 28 octobre 2013

Saint Simon et saint Jude (Thaddée), Apôtres, fête

Sts Simon et Jude (Thaddée), Apôtres (Ier siècle)

Commentaire du jour
Concile Vatican II: « Il y avait là...une foule de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, de Tyr et de Sidon, qui étaient venus l'entendre »

Lc 6,12-19.

En ces jours-là, Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu.
Le jour venu, il appela ses disciples, en choisit douze, et leur donna le nom d'Apôtres :
Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy,
Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, Simon appelé le Zélote,
Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, celui qui fut le traître.
Jésus descendit de la montagne avec les douze Apôtres et s'arrêta dans la plaine. Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une foule de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon,
qui étaient venus l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Ceux qui étaient tourmentés par des esprits mauvais en étaient délivrés.
Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Concile Vatican II
Constitution dogmatique sur l'Eglise « Lumen gentium », § 24-25

« Il y avait là...une foule de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, de Tyr et de Sidon, qui étaient venus l'entendre »

      En tant que successeurs des apôtres, les évêques reçoivent du Seigneur, à qui tout pouvoir a été donné au ciel et sur la terre, la mission d'enseigner toutes les nations et de prêcher l'Évangile à toute créature, afin que par la foi, le baptême et l'observance des commandements, tous les hommes parviennent au salut. Pour remplir cette mission, le Christ Seigneur a promis aux apôtres le Saint Esprit et le leur a envoyé du ciel le jour de la Pentecôte, afin qu'avec la force de cet Esprit ils soient ses témoins jusqu'aux extrémités de la terre, devant les nations, les peuples et les rois. Cette charge que le Seigneur a confiée aux pasteurs de son peuple est un véritable service, qui dans les saintes Écritures est appelé de façon significative diakonia, c'est-à-dire ministère…


      Parmi les charges principales des évêques, une place éminente revient à la prédication de l'Évangile. Les évêques, en effet, proclament la foi et amènent au Christ de nouveaux disciples ; ce sont des enseignants authentiques, revêtus de l'autorité du Christ, qui prêchent au peuple commis à leur soin les vérités de foi à croire et à appliquer dans la pratique de la vie. Ils éclairent ces mêmes vérités à la lumière du Saint Esprit en tirant du trésor de la révélation du neuf et de l'ancien ; ils les font fructifier et veillent à écarter de leur troupeau les erreurs qui le menacent. Les évêques, quand ils enseignent en communion avec le pontife romain, doivent être respectés par tous comme les témoins de la vérité divine et catholique. Les fidèles doivent accepter l'instruction donnée par leur évêque au nom de Jésus Christ en matière de foi et de morale et y adhérer avec un respect religieux.


(Références bibliques : Mt 28,18-20; Mc 16,15-16; Ac 1,8; 2,1s; 9,15; 1,17.25; Mt 13,52)     







27 octobre 2013

Evangile du jour


dimanche 27 octobre 2013

Trentième dimanche du temps ordinaire
En Belgique et en France : solennité de la dédicace des églises - lectures propres

St Évariste, pape (5e) 97 à 105 et martyr († 108)

Commentaire du jour
Saint Augustin : « Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis »

Lc 18,9-14.

Jésus dit une parabole pour certains hommes qui étaient convaincus d'être justes et qui méprisaient tous les autres :
« Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L'un était pharisien, et l'autre, publicain.
Le pharisien se tenait là et priait en lui-même : 'Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes : voleurs, injustes, adultères, ou encore comme ce publicain.
Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne. '
Le publicain, lui, se tenait à distance et n'osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : 'Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis ! '
Quand ce dernier rentra chez lui, c'est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste, et non pas l'autre. Qui s'élève sera abaissé ; qui s'abaisse sera élevé. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Les Discours sur les psaumes, Ps 85, 2-3 (trad. Perret, Cerf 1982, p. 129s rev.)

« Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis »

        « Tends l'oreille, Seigneur, écoute-moi car je suis pauvre et indigent » (Ps 85,1). Il ne tend pas l'oreille vers le riche, mais vers le pauvre et l'indigent, vers celui qui est humble et confesse ses fautes, vers celui qui implore la miséricorde, non vers celui qui est rassasié, qui s'élève, qui se vante comme s'il ne lui manquait rien, et qui va dire : « Je te rends grâce de ce que je ne suis pas comme ce publicain. » Car ce pharisien riche exaltait ses mérites ; le pauvre publicain confessait ses péchés...


      Tous ceux qui refusent l'orgueil sont pauvres devant Dieu et nous savons qu'il tend son oreille vers les pauvres et les indigents. Ils ont reconnu que leur espoir ne peut pas reposer sur l'or ni sur l'argent ni sur ces biens qu'ils possèdent en abondance, pour un temps... Quand quelqu'un méprise en lui-même tout ce dont l'orgueil sait si bien se gonfler, c'est un pauvre de Dieu. Dieu incline vers lui son oreille car il sait les souffrances de son cœur...


      Apprenez donc à être pauvres et indigents, que vous ayez ou non quelque chose en ce monde. On peut trouver un mendiant orgueilleux et un riche pénétré du sentiment de sa misère. « Dieu se refuse aux orgueilleux », qu'ils soient vêtus de soie ou couverts de haillons ; « il donne sa grâce aux humbles » (Jc 4,6; Pr 3,34), qu'ils possèdent des biens de ce monde ou qu'ils n'en possèdent pas. Dieu considère le dedans : c'est là qu'il pèse, là qu'il examine. Tu ne vois pas la balance de Dieu ; tes sentiments, tes projets, tes pensées, voilà ce qu'il met dans le plateau... S'il y a autour de toi ou en toi quelque chose qui te pousse à la suffisance, rejette-le. Que Dieu soit toute ton assurance. Sois pauvre de lui, afin qu'il te remplisse de lui-même.







26 octobre 2013

Evangile du jour


samedi 26 octobre 2013

Le samedi de la 29e semaine du temps ordinaire

Bx Bonaventure de Potenza, prêtre o.f.m.  (1651-1711)

Commentaire du jour
Saint Léon le Grand : « Si vous ne vous convertissez pas »

Lc 13,1-9.

Un jour, des gens vinrent rapporter à Jésus l'affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu'ils offraient un sacrifice.
Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ?
Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux.
Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu'elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ?
Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière. »
Jésus leur disait encore cette parabole : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n'en trouva pas.
Il dit alors à son vigneron : 'Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n'en trouve pas. Coupe-le. A quoi bon le laisser épuiser le sol ? '
Mais le vigneron lui répondit : 'Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier.
Peut-être donnera-t-il du fruit à l'avenir. Sinon, tu le couperas. ' »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Léon le Grand (?-v. 461), pape et docteur de l'Église
20ème sermon sur la Passion ; SC 74 bis (trad. SC p. 245 rev.)

« Si vous ne vous convertissez pas »

      Efforçons-nous d'être trouvés associés à la résurrection du Christ et de passer de la mort à la vie tandis que nous sommes encore en ce corps. Car, pour tout homme, passer par une conversion, de quelque nature qu'elle soit, passer d'un état à un autre, signifie la fin de quelque chose — n'être plus ce qu'on était — et le commencement d'une autre — être ce qu'on n'était pas. Mais il est important de savoir pour qui on meurt et pour qui on vit, car il y a une mort qui fait vivre et une vie qui fait mourir.


      Et c'est justement dans ce monde éphémère que l'on recherche l'une et l'autre ; c'est de la qualité de nos actions ici-bas que dépendra la différence des rétributions éternelles. Mourons donc au diable et vivons pour Dieu ; mourons au péché pour ressusciter à la justice ; que disparaisse l'être ancien pour que se lève l'être nouveau. Puisque, selon la parole de la Vérité, « Personne ne peut servir deux maîtres » (Mt 6,24), prenons pour maître non celui qui fait trébucher ceux qui sont debout pour les mener à la ruine, mais celui qui relève ceux qui sont tombés pour les conduire à la gloire.







25 octobre 2013

Evangile du jour


vendredi 25 octobre 2013

Le vendredi de la 29e semaine du temps ordinaire

Sts Crépin et Crépinien, Martyrs († c. 285), Bx Carlo Gnocchi, « génie de la charité chrétienne »

Commentaire du jour
Concile Vatican II: Discerner les temps où nous sommes

Lc 12,54-59.

Jésus disait à la foule : " Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu'il va pleuvoir, et c'est ce qui arrive.
Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu'il fera très chaud, et cela arrive.
Esprits faux ! L'aspect de la terre et du ciel, vous savez le juger ; mais le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger ?
Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste ?
Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin efforce-toi de te libérer envers lui, pour éviter qu'il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre au percepteur des amendes, et que celui-ci ne te jette en prison.
Je te le dis : tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier centime. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Concile Vatican II
Constitution sur l'Eglise dans le monde de ce temps « Gaudium et spes », § 1-2, 4, 10

Discerner les temps où nous sommes

      Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de notre temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n'est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur. En effet, leur communauté croît en rassemblant des hommes unis dans le Christ, conduits par l'Esprit Saint dans leur marche vers le Royaume du Père, et porteurs d'un message de salut qu'ils doivent proposer à tous. C'est pourquoi la communauté des chrétiens se reconnaît réellement et intimement solidaire du genre humain et de son histoire… Le deuxième Concile du Vatican n'hésite donc pas à s'adresser, non seulement aux enfants de l'Église et à tous ceux qui invoquent le nom du Christ, mais à tous les hommes…


      Pour accomplir sa tâche, l'Église a le devoir à tout moment de scruter les signes des temps et de les interpréter à la lumière de l'Évangile, de telle sorte qu'elle puisse répondre, d'une manière adaptée à chaque génération, aux questions éternelles des hommes sur le sens de la vie présente et future… Il est donc nécessaire de connaître et de comprendre ce monde dans lequel nous vivons : ses attentes, ses aspirations, son caractère souvent dramatique… Marqués par la situation complexe du monde actuel, un très grand nombre de nos contemporains ont beaucoup de mal à discerner les valeurs permanentes ; en même temps, ils ne savent pas comment les harmoniser avec les découvertes récentes. Partagés entre l'espoir et l'angoisse, s'interrogeant sur l'évolution actuelle du monde, ils sont en proie à l'inquiétude. Cette évolution appelle l'homme à apporter une réponse ; bien plus, elle l'oblige à y répondre…


      L'Église, elle, croit que le Christ, mort et ressuscité pour tous, offre à l'homme, par son Esprit, la lumière et la force pour lui permettre de répondre à sa très haute vocation… Elle croit aussi que la clé, le centre et la fin de toute l'histoire humaine se trouvent en son Seigneur et Maître.    







24 octobre 2013

Evangile du jour


jeudi 24 octobre 2013

Le jeudi de la 29e semaine du temps ordinaire

St Antoine-Marie Claret, évêque (1807-1870), St Louis Guanella, prêtre et fond. (1842-1915)

Commentaire du jour
Catéchisme de l'Église catholique: « Je suis venu jeter un feu sur la terre »

Lc 12,49-53.

Jésus disait à ses disciples : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé !
Je dois recevoir un baptême, et comme il m'en coûte d'attendre qu'il soit accompli !
Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division.
Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ;
ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Catéchisme de l'Église catholique
§ 696. 728-730

« Je suis venu jeter un feu sur la terre »

        Les symboles de l'Esprit Saint : le feu. Alors que l'eau signifiait la naissance et la fécondité de la vie donnée dans l'Esprit Saint, le feu symbolise l'énergie transformante des actes de l'Esprit Saint. Le prophète Élie, qui « se leva comme un feu et dont la parole brûlait comme une torche » (Si 48,1), par sa prière attire le feu du ciel sur le sacrifice du mont Carmel, préfiguration du feu de l'Esprit Saint qui transforme ce qu'il touche. Jean Baptiste, « qui marche devant le Seigneur avec 'l'esprit' et la puissance d'Élie » (Lc 1,17) annonce le Christ comme celui qui « baptisera dans l'Esprit Saint et le feu » (Lc 3,16), cet Esprit dont Jésus dira : « Je suis venu jeter un feu sur la terre et combien je voudrais qu'il soit déjà allumé. » C'est sous la forme de langues « qu'on aurait dites de feu » que l'Esprit Saint se pose sur les disciples au matin de la Pentecôte et les remplit de lui (Ac 2,3-4). La tradition spirituelle retiendra ce symbolisme du feu comme l'un des plus expressifs de l'action de l'Esprit Saint : « N'éteignez pas l'Esprit » (1Th 5,19)...


      Jésus ne révèle pas pleinement l'Esprit Saint tant que lui-même n'a pas été glorifié par sa mort et sa résurrection... C'est seulement quand l'heure est venue où il va être glorifié que Jésus promet la venue de l'Esprit Saint, puisque sa mort et sa résurrection seront l'accomplissement de la promesse faite aux pères. L'Esprit de vérité, l'autre Paraclet, sera donné par le Père à la prière de Jésus (Jn 14,16s) ; il sera envoyé par le Père au nom de Jésus ; Jésus l'enverra d'auprès du Père car il est issu du Père... Enfin, vient l'heure de Jésus : Jésus remet son esprit entre les mains du Père au moment où par sa mort il est vainqueur de la mort, de sorte que, « ressuscité des morts par la gloire du Père » (Rm 6,4), il donne aussitôt l'Esprit Saint en soufflant sur ses disciples (Jn 20,22).







23 octobre 2013

Evangile du jour


mercredi 23 octobre 2013

Le mercredi de la 29e semaine du temps ordinaire

St Jean de Capistran, prêtre o.f.m. (1386-1456)

Commentaire du jour
Bienheureuse Teresa de Calcutta : « Heureux ce serviteur, que son maître, en arrivant, trouvera à son travail »

Lc 12,39-48.

Jésus disait à ses disciples : " Vous le savez bien : si le maître de maison connaissait l'heure où le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer le mur de sa maison.
Vous aussi, tenez-vous prêts : c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra. »
Pierre dit alors : « Seigneur, cette parabole s'adresse-t-elle à nous, ou à tout le monde ? »
Le Seigneur répond : « Quel est donc l'intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de ses domestiques pour leur donner, en temps voulu, leur part de blé ?
Heureux serviteur, que son maître, en arrivant, trouvera à son travail.
Vraiment, je vous le déclare : il lui confiera la charge de tous ses biens.
Mais si le même serviteur se dit : 'Mon maître tarde à venir', et s'il se met à frapper serviteurs et servantes, à manger, à boire et à s'enivrer,
son maître viendra le jour où il ne l'attend pas et à l'heure qu'il n'a pas prévue ; il se séparera de lui et le mettra parmi les infidèles.
Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n'a pourtant rien préparé, ni accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups.
Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, n'en recevra qu'un petit nombre. A qui l'on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l'on a beaucoup confié, on réclamera davantage.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
Something Beautiful for God, p. 73 (trad. La Joie du don, p. 68, rev)

« Heureux ce serviteur, que son maître, en arrivant, trouvera à son travail »

      Seigneur très aimé, fais que je puisse te voir aujourd'hui et chaque jour dans la personne de tes malades et, en les soignant, te servir. Si tu te caches sous la figure déplaisante du coléreux, du mécontent, de l'arrogant, fais que je puisse encore te reconnaître et dire : « Jésus, toi mon patient, comme il est doux de te servir ». Seigneur, donne-moi cette foi qui voit clair, et jamais alors ma tâche ne sera monotone, toujours la joie jaillira quand je me prêterai aux caprices et répondrai aux désirs de tous les pauvres souffrants…


      Mon Dieu, puisque tu es Jésus mon patient, daigne aussi être pour moi un Jésus de patience, indulgent avec mes fautes et tenant compte de l'intention, car elle est de t'aimer et de te servir dans la personne de chacun de tes malades. Seigneur, augmente ma foi (Lc 17,5), bénis mes efforts et ma tâche, maintenant et à jamais.