10 juin 2014

Evangile du jour


mardi 10 juin 2014

Le mardi de la 10e semaine du Temps Ordinaire

Bx Edward Joannes Maria Poppe, prêtre (1890-1924), St Landry, évêque de Paris († v. 656)

Commentaire du jour
Saint Raphaël Arnaiz Baron : Être lumière du monde parce qu'on a reçu la lumière du monde (Jn 8,12)

Mt 5,13-16.

Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Vous êtes le sel de la terre. Si le sel se dénature, comment redeviendra-t-il du sel ? Il n'est plus bon à rien : on le jette dehors et les gens le piétinent.
Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée.
Et l'on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.
De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Raphaël Arnaiz Baron (1911-1938), moine trappiste espagnol
Écrits spirituels, 12/04/1938 (trad. Cerf 2008, p. 408)

Être lumière du monde parce qu'on a reçu la lumière du monde (Jn 8,12)

J'ai cherché la vérité, et je ne l'ai pas trouvée ; j'ai cherché la charité, et j'ai seulement vu chez les hommes quelques étincelles qui n'ont pas rempli mon cœur assoiffé d'elle ; j'ai cherché la paix, et j'ai vu qu'il n'y a pas de paix sur terre. Cette illusion est passée ; elle est passée doucement, sans que je m'en aperçoive ; le Seigneur, qui m'avait illusionné pour m'attirer à lui, m'a ouvert les yeux, et comme je suis heureux maintenant ! « Que cherches-tu parmi les hommes ?, me dit-il. Que cherches-tu sur cette terre dans laquelle tu es un pèlerin ? Quelle paix désires-tu ? » Le Seigneur est bon…; je vois maintenant clairement que la paix véritable se trouve en Dieu ; qu'en Jésus se trouve la véritable charité ; que le Christ est l'unique vérité…

Puisque tu m'as donné la lumière pour voir et comprendre, donne-moi maintenant, Seigneur, un cœur très grand, très grand, pour aimer ces hommes, qui sont tes enfants, mes frères, et dans lesquels mon énorme orgueil voyait des fautes, sans me voir moi-même par contre. Si tu avais donné ce que tu m'as donné au dernier d'entre eux ? Mais tu fais bien toutes choses. Mon âme pleure mes anciennes manies, mes anciennes habitudes ; elle ne cherche plus la perfection dans l'homme ; elle ne pleure plus quand elle ne trouve pas d'endroit « pour se reposer » (Mt 8,20). Elle possède tout. Toi, mon Dieu, tu es celui qui remplis mon âme ; tu es ma joie ; tu es ma paix et mon réconfort. Toi, Seigneur, tu es mon refuge, ma forteresse, ma vie, ma lumière, ma consolation, mon unique vérité et mon unique amour. Je suis heureux ! Je possède tout !







09 juin 2014

Evangile du jour


lundi 09 juin 2014

Le lundi de la 10e semaine du Temps Ordinaire

St Éphrem, diacre et docteur de l'Église († 373), Bse Anna Maria Taigi, mère de famille (1769-1837)

Commentaire du jour
Isaac de l'Étoile : « Heureux les pauvres de cœur »

Mt 5,1-12.

Quand Jésus vit la foule qui le suivait, il gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent.
Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait :
« Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise !
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés !
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés !
Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde !
Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu !
Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu !
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! C'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Isaac de l'Étoile (?-v. 1171), moine cistercien
Sermon 1, pour la Toussaint ; SC 130 (trad. SC, p. 91 rev)

« Heureux les pauvres de cœur »

« Et s'étant assis, il ouvrit la bouche. » Comme je voudrais m'asseoir avec Jésus sur la montagne, m'asseoir à ses pieds et recevoir sa doctrine ! Dans la foule, il est debout, il marche, il agit, il se fatigue, on le presse, de sorte qu'il n'est guère possible, ni à lui ni à ses disciples, de manger le pain de la vie et de l'intelligence, de boire l'eau de la sagesse, qu'on boit dans le calme et que puisent ceux qui sont en paix, car le puits est profond…

Ouvrant donc la bouche pour s'adresser au cœur de Jérusalem, lui parlant au désert, c'est-à-dire sur la montagne, il dit : « Bienheureux les pauvres de cœur. » La Béatitude même parle du bonheur ; le Pauvre volontaire, de la pauvreté ; le Roi, du royaume ; le Doux, de la douceur ; le Consolateur, de la consolation ; le vrai Pain, du rassasiement ; la Miséricorde même, de la miséricorde ; la Pureté des cœurs, de la purification des cœurs ; la vraie Paix et le Fils par nature, de la pacification et de l'adoration filiale…

« Bienheureux les pauvres de cœur. » C'est très sagement...que d'abord il propose à tous ce que tous cherchent… Qui ne voudrait être heureux ? Pourquoi, dans l'humanité, les querelles, les luttes, les activités, les démarches, les vexations infligées ou subies ? N'est-ce pas pour arracher d'une manière ou d'une autre et comme on peut ce qui…semble devoir en quelque façon mener au bonheur ?... C'est pourquoi celui qui enseigne tous les hommes…commence par redresser ceux qui s'égarent…; celui qui est « le Chemin, la Vérité et la Vie » commence ainsi : « Heureux les pauvres de cœur. »

(Références bibliques : Mc 6,31; Jn 6,35; Si 15,3; 38,24; Jn 4,11; Is 40,2; Os 2,16; Jn 14,16; 6,32; 14,6)







08 juin 2014

Sainte Pentecôte

L’EVANGILE AU QUOTIDIEN

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www.levangileauquotidien.org

« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68

Madame, Monsieur,
Chers abonnés,

« Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit et leur apprenant à observer tout ce que j'ai prescrit » (Mt 28, 19-20)

 

Telles furent les dernières paroles que Notre-Seigneur adressa à ses Apôtres avant d'être élevé au Ciel le jour de l'Ascension. Les Apôtres mirent en œuvre ce devoir d’évangélisation dès le jour de la Pentecôte, quand, remplis de l'Esprit Saint, ils se mirent à prêcher dans plusieurs langues.

 

2000 ans après, nous continuons ! Et particulièrement en ce jour de Pentecôte, nous partageons dans l’Eglise la mission d’évangéliser car nous sommes tous appelés à transmettre l'Amour de Dieu qui se manifeste dans l'unique Rédempteur du monde, Jésus-Christ. Fidèle à cet appel, le service Evangelizo a la joie de vous présenter ses nouvelles versions linguistiques :

 

-          La version malgache :      Evanjely Anio

-          La version grecque :         Το Ευαγγέλιο κάθε μέρα

-          La version gaélique :        Soiscéal an Lae

-          La version coréenne :       매일복음

 

Cette dernière version permet au service de s’ouvrir à l’Asie. Vous êtes désormais plus de 400.000 personnes abonnées au service quotidien par courriel et les applications iPhone et Android ont été téléchargées 350.000 fois en quatre ans. De plus vous êtes 600.000 à visiter chaque mois notre service sur l’internet.

 

EVANGELIZO est désormais proposé en 14 langues et diffuse l’évangile selon plusieurs calendriers liturgiques (byzantin, maronite, arménien, ambrosien, romain ordinaire et extraordinaire).

 

L’équipe internationale Evangelizo regroupe aujourd’hui plus de 80 personnes venant de nombreux pays. Cette équipe est composée de laïcs de diverses sensibilités spirituelles (tous bénévoles), de religieux romains, arméniens, melkites, maronites, mais aussi de carmélites, bénédictins, jésuites, rédemptoristes du Sacré-Cœur, et Fraternités Monastiques de Jérusalem.

 

Le service est financé par vos dons et la moitié de notre budget est reversé aux communautés religieuses citées plus-haut qui travaillent pour la plupart sur la traduction des commentaires. Ces communautés vous remercient de votre générosité. L’autre moitié du budget est utilisée pour les coûts informatiques et les frais de fonctionnement.

 

Il est possible de faire un don depuis le site.

 

Notre ambition reste toujours la même : diffuser l’Evangile et la spiritualité de l’Eglise au plus grand nombre, gratuitement et sobrement, en s’adaptant aux nouveaux media, pour que la Parole de Dieu pénètre dans l’intimité de notre vie quotidienne.

 

Chers abonnés, nous vous souhaitons une très belle et sainte Pentecôte !

 

Pour l’équipe française de l’Evangile au Quotidien, un service evangelizo.org
Sœur Anne-Emmanuel, Bertrand, Grégor.


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INFORMATIONS
* L'Evangile au Quotidien est gratuitement accessible sur Smartphone, iPhone et Androïd. Voir ici.
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L'EVANGILE AU QUOTIDIEN
4, QUAI KOCH,
67000 STRASBOURG – France

 

Evangile du jour


dimanche 08 juin 2014



Bx Nicolas de Gesturi, religieux o.f.m. cap. (1882-1958), Bx Étienne (István) Sandor, coadjuteur s.d.b. et martyr

Commentaire du jour
Pape François: « Tous nous les entendons proclamer dans nos langues les merveilles de Dieu » (Ac 2,11)

Jn 20,19-23.

C'était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.
Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »
Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l'Esprit Saint.
Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Pape François
Exhortation apostolique « Evangelii Gaudium / La Joie de l'Évangile » § 259-261 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana rev.)

« Tous nous les entendons proclamer dans nos langues les merveilles de Dieu » (Ac 2,11)

      Des évangélisateurs « qui ont l'Esprit » veut dire évangélisateurs qui s'ouvrent sans crainte à l'action de l'Esprit Saint. À la Pentecôte, l'Esprit fait sortir les apôtres d'eux-mêmes et les transforme en annonciateurs des grandeurs de Dieu, que chacun commence à comprendre dans sa propre langue. L'Esprit Saint, de plus, infuse la force pour annoncer la nouveauté de l'Évangile avec audace, à voix haute, en tout temps et en tout lieu, même à contre-courant. Invoquons-le aujourd'hui, en nous appuyant sur la prière sans laquelle toute action court le risque de rester vaine, et l'annonce, au final, de manquer d'âme. Jésus veut des évangélisateurs qui annoncent la Bonne Nouvelle non seulement avec des paroles, mais surtout avec leur vie transfigurée par la présence de Dieu…


      Quand on dit que quelque chose « a un esprit », cela désigne habituellement les motifs intérieurs qui poussent, motivent, encouragent et donnent sens à l'action personnelle et communautaire. Une évangélisation faite « avec l'Esprit » n'a rien à voir avec un ensemble de tâches vécues comme une obligation pesante que l'on ne fait que subir ou que l'on doit supporter comme quelque chose qui contredit nos propres inclinations et désirs. Comme je voudrais trouver les paroles pour encourager une période évangélisatrice plus fervente, joyeuse, généreuse, audacieuse, pleine d'amour profond, et de vie contagieuse ! Mais je sais qu'aucune motivation ne sera suffisante si le feu de l'Esprit ne brûle pas dans les cœurs. En définitive, une évangélisation faite avec esprit est une évangélisation avec l'Esprit Saint, parce qu'il est l'âme de l'Église évangélisatrice… J'invoque une fois de plus l'Esprit Saint, je le prie de venir renouveler, secouer, pousser l'Église dans une audacieuse sortie au dehors de soi, pour évangéliser tous les peuples.







Evangile du jour


dimanche 08 juin 2014



Bx Nicolas de Gesturi, religieux o.f.m. cap. (1882-1958), Bx Étienne (István) Sandor, coadjuteur s.d.b. et martyr

Commentaire du jour
Pape François: « Tous nous les entendons proclamer dans nos langues les merveilles de Dieu » (Ac 2,11)

Jn 20,19-23.

C'était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.
Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »
Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l'Esprit Saint.
Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Pape François
Exhortation apostolique « Evangelii Gaudium / La Joie de l'Évangile » § 259-261 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana rev.)

« Tous nous les entendons proclamer dans nos langues les merveilles de Dieu » (Ac 2,11)

      Des évangélisateurs « qui ont l'Esprit » veut dire évangélisateurs qui s'ouvrent sans crainte à l'action de l'Esprit Saint. À la Pentecôte, l'Esprit fait sortir les apôtres d'eux-mêmes et les transforme en annonciateurs des grandeurs de Dieu, que chacun commence à comprendre dans sa propre langue. L'Esprit Saint, de plus, infuse la force pour annoncer la nouveauté de l'Évangile avec audace, à voix haute, en tout temps et en tout lieu, même à contre-courant. Invoquons-le aujourd'hui, en nous appuyant sur la prière sans laquelle toute action court le risque de rester vaine, et l'annonce, au final, de manquer d'âme. Jésus veut des évangélisateurs qui annoncent la Bonne Nouvelle non seulement avec des paroles, mais surtout avec leur vie transfigurée par la présence de Dieu…


      Quand on dit que quelque chose « a un esprit », cela désigne habituellement les motifs intérieurs qui poussent, motivent, encouragent et donnent sens à l'action personnelle et communautaire. Une évangélisation faite « avec l'Esprit » n'a rien à voir avec un ensemble de tâches vécues comme une obligation pesante que l'on ne fait que subir ou que l'on doit supporter comme quelque chose qui contredit nos propres inclinations et désirs. Comme je voudrais trouver les paroles pour encourager une période évangélisatrice plus fervente, joyeuse, généreuse, audacieuse, pleine d'amour profond, et de vie contagieuse ! Mais je sais qu'aucune motivation ne sera suffisante si le feu de l'Esprit ne brûle pas dans les cœurs. En définitive, une évangélisation faite avec esprit est une évangélisation avec l'Esprit Saint, parce qu'il est l'âme de l'Église évangélisatrice… J'invoque une fois de plus l'Esprit Saint, je le prie de venir renouveler, secouer, pousser l'Église dans une audacieuse sortie au dehors de soi, pour évangéliser tous les peuples.







07 juin 2014

Evangile du jour


samedi 07 juin 2014

Le samedi de la 7e semaine de Pâques

St Antoine-Marie Gianelli, évêque et fond. (1789-1846), Bse Marie-Thérèse de Soubiran, fond. (1834-1889)

Commentaire du jour
Jean-Pierre de Caussade : « Le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres qu'on écrirait »

Jn 21,20-25.

Jésus ressuscité venait d'annoncer à Pierre par quel genre de mort il rendrait gloire à Dieu. En se retournant, Pierre aperçoit, marchant à leur suite, le disciple que Jésus aimait. (C'est lui qui, pendant le repas, s'était penché sur la poitrine de Jésus pour lui dire : " Seigneur, quel est celui qui va te livrer?" )
Pierre, voyant ce disciple, dit à Jésus : « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? »
Jésus lui répond : « Si je veux qu'il reste jusqu'à ce que je vienne, est-ce ton affaire ? Mais toi, suis-moi. »
Ainsi se répandit parmi les frères l'idée que ce disciple ne mourrait pas. Or, Jésus n'avait pas dit à Pierre : « Il ne mourra pas », mais : « Si je veux qu'il reste jusqu'à ce que je vienne, est-ce ton affaire ? »
C'est lui, le disciple qui rend témoignage de tout cela, et qui l'a rapporté par écrit, et nous savons que son témoignage est vrai.
Il y a encore beaucoup d'autres choses que Jésus a faites ; et s'il fallait rapporter chacune d'elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l'on écrirait ainsi.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Jean-Pierre de Caussade (1675-1751), jésuite
L'Abandon à la Providence divine, ch. 11, § 191s

« Le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres qu'on écrirait »

      Dès l'origine du monde, Jésus Christ vit en nous ; il opère en nous tout le temps de notre vie…; il a commencé en soi-même et il continue dans ses saints une vie qui ne finira jamais… Si « le monde entier n'est pas capable de contenir tout ce que l'on pourrait écrire de Jésus », de ce qu'il a fait, ou dit, et de sa vie en lui-même, si l'Évangile ne nous en crayonne que quelques petits traits, si la première heure est si inconnue et si féconde, combien faudrait-il écrire d'évangiles pour faire l'histoire de tous les moments de cette vie mystique de Jésus Christ, qui multiplie les merveilles à l'infini et les multipliera éternellement, puisque tous les temps, à proprement parler, ne sont que l'histoire de l'action divine ? Le Saint Esprit a fait marquer en caractères infaillibles et incontestables quelques moments de cette vaste durée ; il a ramassé dans les Écritures quelques gouttes de cette mer ; il a fait voir par quelles manières secrètes et inconnues il a fait paraître Jésus Christ au monde…


      Le reste de l'histoire de cette divine action qui consiste dans toute la vie mystique que Jésus mène dans les âmes saintes, jusqu'à la fin des siècles, n'est que l'objet de notre foi… Le Saint Esprit n'écrit plus d'évangile que dans les cœurs ; toutes les actions, tous les moments des saints sont l'évangile du Saint Esprit ; les âmes saintes sont le papier, leurs souffrances et leurs actions sont l'encre. Le Saint Esprit, par la plume de son action, écrit un évangile vivant. Et on ne pourra le lire qu'au jour de la gloire où, après être sorti de la presse de cette vie, on le publiera.


      Ô la belle histoire ! le beau livre que l'Esprit Saint écrit présentement ! Il est sous la presse, âmes saintes, il n'y a point de jour qu'on n'en arrange les lettres, que l'on n'y applique l'encre, que l'on n'en imprime les feuilles. Mais nous sommes dans la nuit de la foi : le papier est plus noir que l'encre…; c'est une langue de l'autre monde, on n'y comprend rien ; vous ne pouvez lire cet évangile que dans le ciel.







06 juin 2014

Evangile du jour


vendredi 06 juin 2014

Le vendredi de la 7e semaine de Pâques

St Norbert, fondateur de l'Ordre des Prémontrés , St Marcellin Champagnat, prêtre et fond. (1789-1840)

Commentaire du jour
Saint Augustin : « M'aimes-tu ? »

Jn 21,15-19.

Après le repas au bord du lac, Jésus ressuscité dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. »
Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. »
Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, est-ce que tu m'aimes ? » Pierre fut peiné parce que, pour la troisième fois, il lui demandait : « Est-ce que tu m'aimes ? » et il répondit : « Seigneur, tu sais tout : tu sais bien que je t'aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis.
Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c'est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t'emmener là où tu ne voudrais pas aller. »
Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Puis il lui dit encore : « Suis-moi. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 46, Sur les pasteurs, §30 (trad. cf bréviaire 25e vendr.)

« M'aimes-tu ? »

      J'aperçois tous les bons pasteurs dans l'unique Pasteur (Jn 10,14). Les bons pasteurs, à vrai dire, ne sont pas plusieurs ; ils sont un dans un seul. S'ils étaient plusieurs, ils seraient divisés…; si le Seigneur a confié son troupeau à Pierre, c'était pour mettre l'unité en valeur en lui. Les apôtres étaient plusieurs, mais il est dit à seulement l'un d'entre eux : « Pais mes brebis »... Effectivement lorsque le Christ lui confiait ses brebis comme à un autre lui-même, il voulait qu'il ne fasse qu'un avec lui. Le Sauveur serait la Tête, Pierre représenterait le corps de l'Église (Col 1,18)... Que lui dit-il avant de lui confier ses brebis pour qu'il ne les reçoive pas comme un étranger ? « Pierre, m'aimes-tu ? » Et Pierre répond : « Je t'aime. » Une seconde fois : « M'aimes-tu ? », et une seconde fois : « Je t'aime. » Une troisième fois : « M'aimes-tu ? », et Pierre répond une troisième fois : « Je t'aime. » C'était fortifier l'amour, pour consolider l'unité.


      C'est donc Jésus seul qui est le berger en ses pasteurs, et eux le sont en lui seul…  Ce n'était pas pour annoncer un temps malheureux que Dieu a dit par son prophète : « Je ferai paître mes brebis moi-même », comme s'il n'avait personne à qui les confier. Lorsque Pierre était encore vivant, lorsque les apôtres étaient encore dans cette chair et dans ce monde, cet unique Pasteur en qui sont réunis tous les pasteurs, ne disait-il pas : « J'ai d'autres brebis qui ne sont pas encore de cette bergerie ; il faut que je les y amène aussi, afin qu'il n'y ait qu'un troupeau et qu'un pasteur » ? (Jn 10,16) Tous les pasteurs doivent donc être dans l'unique Pasteur ; tous ils doivent faire entendre seulement sa voix aux brebis… Tous doivent tenir en lui le même langage, sans voix discordantes. « Je vous exhorte, frères, d'avoir tous le même langage et de ne pas tolérer de divisions parmi vous » (1Co 1,10). Cette voix, débarrassée de toute division, pure de toute hérésie, doit être entendue par les brebis, afin qu'elles suivent le Pasteur qui leur dit : « Mes brebis entendent ma voix et me suivent » (Jn 10,27).







05 juin 2014

Evangile du jour


jeudi 05 juin 2014

Le jeudi de la 7e semaine de Pâques

St Boniface, évêque et martyr († 754), Bse Marguerite Lucie Szewczyk, fondatrice (1828-1905)

Commentaire du jour
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus : « Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi »

Jn 17,20-26.

À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, les yeux levés au ciel, il priait ainsi : « Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui accueilleront leur parole et croiront en moi.
Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu'ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m'as envoyé.
Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, pour qu'ils soient un comme nous sommes un :
moi en eux, et toi en moi. Que leur unité soit parfaite ; ainsi, le monde saura que tu m'as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m'as aimé.
Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, et qu'ils contemplent ma gloire, celle que tu m'as donnée parce que tu m'as aimé avant même la création du monde.
Père juste, le monde ne t'a pas connu, mais moi je t'ai connu, et ils ont reconnu, eux aussi, que tu m'as envoyé.
Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître encore, pour qu'ils aient en eux l'amour dont tu m'as aimé, et que moi aussi, je sois en eux. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), carmélite, docteur de l'Église
Manuscrit autobiographique C, 34-35

« Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi »

Je voudrais pouvoir vous dire, ô mon Dieu : « Je vous ai glorifié sur la terre ; j'ai accompli l'œuvre que vous m'avez donnée à faire ; j'ai fait connaître votre nom à ceux que vous m'avez donnés… Mon Père, je souhaite qu'où je serai, ceux que vous m'avez donnés y soient avec moi, et que le monde connaisse que vous les avez aimés comme vous m'avez aimée moi-même » (Jn 17,4s). Oui, Seigneur, voilà ce que je voudrais répéter après vous, avant de m'envoler en vos bras. C'est peut-être de la témérité ? Mais non, depuis longtemps vous m'avez permis d'être audacieuse avec vous. Comme le père de l'enfant prodigue parlant à son fils aîné, vous m'avez dit : « Tout ce qui est à moi est à toi » (Lc 15,31). Vos paroles, ô Jésus, sont donc à moi et je puis m'en servir pour attirer sur les âmes qui me sont unies les faveurs du Père Céleste…

Votre amour m'a prévenue dès mon enfance, il a grandi avec moi, et maintenant c'est un abîme dont je ne puis sonder la profondeur. L'amour attire l'amour ; aussi, mon Jésus, le mien s'élance vers vous, il voudrait combler l'abîme qui l'attire, mais hélas, ce n'est pas même une goutte de rosée perdue dans l'océan ! Pour vous aimer comme vous m'aimez, il me faut emprunter votre propre amour, alors seulement je trouve le repos. Ô mon Jésus, c'est peut-être une illusion, mais il me semble que vous ne pouvez combler une âme de plus d'amour que vous n'en avez comblé la mienne ; c'est pour cela que j'ose vous demander d'aimer ceux que vous m'avez donnés comme vous m'avez aimée moi-même. Un jour, au ciel, si je découvre que vous les aimez plus que moi, je m'en réjouirai, reconnaissant dès maintenant que ces âmes méritent votre amour bien plus que la mienne ; mais ici-bas, je ne puis concevoir une plus grande immensité d'amour que celle qu'il vous a plu de me prodiguer gratuitement sans aucun mérite de ma part.







04 juin 2014

Evangile du jour


mercredi 04 juin 2014

Le mercredi de la 7e semaine de Pâques

Ste Clotilde, reine des Francs (476-545), St Filippo Smaldone, prêtre et fondateur (1848-1923)

Commentaire du jour
Bienheureuse Teresa de Calcutta : « Pour qu'ils aient en eux ma joie »

Jn 17,11b-19.

À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, les yeux levés au ciel, il priait ainsi : « Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné en partage, pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes.
Quand j'étais avec eux, je les gardais dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné. J'ai veillé sur eux, et aucun ne s'est perdu, sauf celui qui s'en va à sa perte de sorte que l'Écriture soit accomplie.
Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, en ce monde, pour qu'ils aient en eux ma joie, et qu'ils en soient comblés.
Je leur ai fait don de ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu'ils ne sont pas du monde, de même que moi je ne suis pas du monde.
Je ne demande pas que tu les retires du monde, mais que tu les gardes du Mauvais.
Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde.
Consacre-les par la vérité : ta parole est vérité.
De même que tu m'as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.
Et pour eux je me consacre moi-même, afin qu'ils soient, eux aussi, consacrés par la vérité.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
Jesus, the Word to Be Spoken, ch. 12, 21-22 (trad. Jésus, Celui qu'on invoque, Nouvelle Cité 1988, p. 160)

« Pour qu'ils aient en eux ma joie »

      Jésus peut prendre totalement possession de notre âme si seulement elle s'abandonne à lui avec joie. « Un saint triste est un triste saint », avait l'habitude de dire saint François de Sales. Sainte Thérèse d'Avila ne s'inquiétait de ses sœurs que lorsqu'elle voyait l'une d'entre elles perdre sa joie.


      Aux enfants, aux pauvres, à tous ceux qui souffrent et sont seuls, donnez un sourire joyeux ; ne leur offrez pas seulement vos soins mais aussi votre cœur. Peut-être que nous ne serons pas en mesure de donner beaucoup, mais nous pouvons toujours donner la joie qui jaillit d'un cœur aimant Dieu. La joie est très communicative. Soyez donc pleins de joie lorsque vous serez parmi les pauvres.







03 juin 2014

Evangile du jour


mardi 03 juin 2014

Le mardi de la 7e semaine de Pâques
Au Rwanda : solennité de Sts Charles Lwanga et ses compagnons - lectures propres

St Jean XXIII, pape (261e) de 1958 à 1963, Sts Charles Lwanga et ses compagnons - Mémoire

Commentaire du jour
Saint Cyrille d'Alexandrie : « Comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés »

Jn 17,1-11a.

A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il leva les yeux au ciel et pria ainsi : « Père, l'heure est venue. Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie.
Ainsi, comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.
Or, la vie éternelle, c'est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ.
Moi, je t'ai glorifié sur la terre en accomplissant l'œuvre que tu m'avais confiée.
Toi, Père, glorifie-moi maintenant auprès de toi : donne-moi la gloire que j'avais auprès de toi avant le commencement du monde.
J'ai fait connaître ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé fidèlement ta parole.
Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m'as donné vient de toi,
car je leur ai donné les paroles que tu m'avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis venu d'auprès de toi, et ils ont cru que c'était toi qui m'avais envoyé.
Je prie pour eux ; ce n'est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m'as donnés : ils sont à toi,
et tout ce qui est à moi est à toi, comme tout ce qui est à toi est à moi, et je trouve ma gloire en eux.
Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné en partage, pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Jean, 4,2 (trad. bréviaire 3e sam. Pâques rev.)

« Comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés »

      « Je meurs pour tous, dit le Seigneur, afin de communiquer ma vie à tous, et j'ai fait de ma chair une rançon pour la chair de tous. Car la mort sera mise à mort dans ma mort, et la nature humaine qui était tombée ressuscitera avec moi. Pour cela je suis devenu l'un d'entre vous, c'est-à-dire un homme de la descendance d'Abraham, pour ' me rendre semblable en tout à mes frères ' » (He 2,17)… En effet, ni le démon qui possédait le pouvoir de la mort, ni la mort elle-même, ne pouvaient être vaincus autrement ; il fallait que le Christ se donne pour nous, un seul en rançon pour tous ; car il était au-dessus de tous. C'est pourquoi il est dit dans les psaumes qu'il s'est offert pour nous à Dieu son Père comme une victime sans tache : « Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, mais tu m'as formé un corps. Tu ne demandais pas d'holocauste pour le péché. Alors j'ai dit : Voici, je viens » (Ps 39,7s; He 10,5)…


      Apprenons par ses propres paroles que le Christ a offert sa chair pour la vie du monde : « Père saint, dit-il, garde-les. » Et encore : « Pour eux je me consacre moi-même » (Jn 17,11.19)… Autrement dit : « Je m'offre comme un sacrifice très pur et d'agréable odeur » (cf Gn 8,21; Ep 5,2). En effet, selon la Loi, ce qui était consacré, ce qu'on appelait sacré ou saint, c'est ce qui était apporté sur l'autel. Le Christ a donc donné son propre corps pour la vie de tous, et en retour il a implanté sa vie en nous… Lorsque ce Verbe de Dieu, sa Parole qui donne la vie, a habité dans notre chair, il l'a rétablie dans le bien qu'il avait en propre, c'est-à-dire dans la vie.







02 juin 2014

Evangile du jour


lundi 02 juin 2014

Le lundi de la 7e semaine de Pâques

Sts Pothin, Blandine et 46 compagnons, martyrs († 177), St Felice de Nicosie, religieux o.f.m. cap. (1715-1787)

Commentaire du jour
Saint Raphaël Arnaiz Baron : « Je vous ai dit tout cela pour que vous trouviez en moi la paix »

Jn 16,29-33.

A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il parlait à ses disciples. Ceux-ci lui disent alors : " Voici que tu parles ouvertement, sans employer de paraboles.
Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et qu'il n'y a pas besoin de t'interroger : voilà pourquoi nous croyons que tu es venu de Dieu. »
Jésus leur répondit : « C'est maintenant que vous croyez !
L'heure vient - et même elle est venue - où vous serez dispersés chacun de son côté, et vous me laisserez seul ; pourtant je ne suis pas seul, puisque le Père est avec moi.
Je vous ai dit tout cela pour que vous trouviez en moi la paix. Dans le monde, vous trouverez la détresse, mais ayez confiance : moi, je suis vainqueur du monde. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Raphaël Arnaiz Baron (1911-1938), moine trappiste espagnol
Écrits spirituels, 20/01/1937 (trad. Cerf 2008, p. 300)

« Je vous ai dit tout cela pour que vous trouviez en moi la paix »

      « Seigneur mon Dieu, je vois combien la patience m'est nécessaire ; car cette vie est pleine de contradictions. Elle ne peut jamais être exempte de douleurs et de combats, quoi que je fasse pour avoir la paix. —Il en est ainsi, mon enfant ; mais je ne veux pas que tu cherches une paix telle que tu n'aies ni tentations à vaincre, ni contrariétés à souffrir. Crois, au contraire, avoir trouvé la paix lorsque tu seras exercé par beaucoup de tribulations et éprouvé par beaucoup de contrariétés » (L'Imitation de Jésus Christ, 3, 12)…


      Comme nous nous trompons quelquefois, nous qui cherchons la vraie paix de Dieu !... C'est que, souvent, ce que nous cherchons n'est pas la paix de Dieu, mais plutôt la paix du monde…Quand le monde cherche la paix, c'est ainsi qu'il la conçoit : silence, quiétude, amour sans larmes, beaucoup d'égoïsme camouflé. L'homme cherche cette paix-là pour se reposer, pour ne pas souffrir ; il cherche la paix des hommes, la paix sensible, cette paix que le monde représente dans un cloître sous le soleil, avec des cyprès et des oiseaux ; cette paix sans tentations et sans croix...


      Aujourd'hui je bénis du fond de mon âme ce Dieu qui m'aime tant… Il m'aime avec mes misères, mes péchés, mes larmes et mes joies ; il me veut dans cette paix dont parle Thomas de Kempis [dans L'Imitation]… Que Dieu est grand ! La paix de mon âme est la paix de celui qui n'attend rien de personne. Ce que l'âme attend en ce monde, c'est seulement le désir de vivre unie à sa volonté ; et cette attente est sereine, dans la paix, malgré la triste fatigue de ne pas voir Dieu encore. L'accompagner sur la croix coûte quelquefois des larmes abondantes. Considérer que nous avons encore une volonté propre, tant de misères, de défauts, de péchés, ne peut pas ne pas causer du chagrin… Tout est combat, douleur, mais Jésus est au centre, cloué sur une croix, et il encourage l'âme à poursuivre. Au milieu de la bataille que nous livrons dans le monde, Jésus est là, le visage serein, qui nous dit que « celui qui le suit ne marche pas dans les ténèbres » (Jn 8,12).







01 juin 2014

Evangile du jour


dimanche 01 juin 2014

Septième dimanche de Pâques

St Annibale Maria Di Francia, prêtre et fond. (1851-1927), St Justin, philosophe et martyr († v. 165)

Commentaire du jour
Cardinal Joseph Ratzinger [Benoît XVI: « J'ai fait connaître ton nom aux hommes »

Jn 17,1-11a.

A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il leva les yeux au ciel et pria ainsi : « Père, l'heure est venue. Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie.
Ainsi, comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.
Or, la vie éternelle, c'est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ.
Moi, je t'ai glorifié sur la terre en accomplissant l'œuvre que tu m'avais confiée.
Toi, Père, glorifie-moi maintenant auprès de toi : donne-moi la gloire que j'avais auprès de toi avant le commencement du monde.
J'ai fait connaître ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé fidèlement ta parole.
Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m'as donné vient de toi,
car je leur ai donné les paroles que tu m'avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis venu d'auprès de toi, et ils ont cru que c'était toi qui m'avais envoyé.
Je prie pour eux ; ce n'est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m'as donnés : ils sont à toi,
et tout ce qui est à moi est à toi, comme tout ce qui est à toi est à moi, et je trouve ma gloire en eux.
Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné en partage, pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Cardinal Joseph Ratzinger [Benoît XVI, pape de 2005 à 2013]
Der Gott Jesu Christi (trad. Le Dieu de Jésus Christ, Fayard 1977, p. 17)

« J'ai fait connaître ton nom aux hommes »

            Qu'est-ce que cela veut dire, le nom de Dieu ? ... Dans le livre de l'Apocalypse, l'adversaire de Dieu, la Bête, ne porte pas un nom mais un nombre : 666 (Ap 13,18). La Bête est numéro et elle transforme en numéros. Ce que cela signifie, nous le savons, nous qui avons fait l'expérience du monde des camps de concentration ; leur horreur vient justement de ce qu'ils effacent les visages... Dieu, lui, a des noms et appelle par un nom. Il est personne et cherche la personne. Il a un visage et cherche notre visage. Il a un cœur et cherche notre cœur. Pour lui, nous ne sommes pas des fonctions dans la grande machine du monde, mais ce sont justement ceux qui n'ont aucune fonction qui sont les siens. Le nom, c'est la possibilité d'être appelé, c'est la communion.


            C'est pour cette raison que le Christ est le vrai Moïse, l'achèvement de la révélation du nom. Il ne vient pas apporter, comme nom, un mot nouveau. Il fait plus : il est lui-même la face de Dieu ; il est lui-même le nom de Dieu. Il est la possibilité même qu'a Dieu d'être appelé « tu », d'être appelé comme personne, comme cœur. Son nom propre « Jésus » mène à son terme le nom mystérieux du buisson ardent (Ex 3,14) ; maintenant il apparaît clairement que Dieu n'avait pas fini de parler, qu'il n'avait que provisoirement interrompu son discours. Car le nom de Jésus contient le mot « Yahvé » dans sa forme hébraïque et lui ajoute autre chose : « Dieu sauve ». Yahvé, c'est-à-dire « Je suis celui qui suis », veut dire maintenant, compris à partir de Jésus : « Je suis celui qui vous sauve ». Son être est salut.