05 janvier 2009

Evangile du jour

lundi 05 janvier 2009
Lundi du temps de Noël après l'Epiphanie

Saint Edouard (+ 1066), Sainte Emilienne et Sainte Tarsille (6ème s.), Saint Siméon Stylite l'Ancien (+ 459)



Commentaire du jour
Saint Romanos le Mélode : « On lui amena tous ceux qui souffraient »

Les lectures du jour

Mt 4,12-17.23-25.
Quand Jésus apprit l'arrestation de Jean Baptiste, il se retira en Galilée.

Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord du
lac, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali.
Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Isaïe :
Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du
Jourdain, Galilée, toi le carrefour des païens :
le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière.
Sur ceux qui habitaient dans le pays de l'ombre et de la mort, une lumière
s'est levée.
A partir de ce moment, Jésus se mit à proclamer : « Convertissez-vous, car
le Royaume des cieux est tout proche. »
Jésus, parcourant toute la Galilée, enseignait dans leurs synagogues,
proclamait la Bonne Nouvelle du Royaume, guérissait toute maladie et toute
infirmité dans le peuple.
Sa renommée se répandit dans toute la Syrie et on lui amena tous ceux qui
souffraient, atteints de maladies et de tourments de toutes sortes :
possédés, épileptiques, paralysés ; et il les guérit.
De grandes foules le suivirent, venues de la Galilée, de la Décapole, de
Jérusalem, de la Judée, et de la Transjordanie.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Romanos le Mélode (?-vers 560), compositeur d'hymnes
2e Hymne pour l'Épiphanie, § 15-18 (trad. SC 110, p. 289s. rev.)

« On lui amena tous ceux qui souffraient »

      Levons tous les yeux vers le Seigneur qui est aux cieux, en nous
écriant comme le prophète : « Celui qui a été vu sur la terre, celui-là est
notre Dieu qui, par un effet de sa volonté, a conversé avec les hommes »
(Ba 3,38)... Celui qui s'est montré aux prophètes sous diverses apparences,
celui qu'Ézéchiel a contemplé sous un aspect d'homme sur un char de feu
(1,26), et que Daniel a vu Fils d'homme et Ancien des jours, vieux et jeune
à la fois (7,9.13), proclamant en lui un seul Seigneur, c'est lui qui est
apparu et qui a tout illuminé.

      Il a dissipé la nuit sinistre ; grâce à lui tout est midi. Sur le
monde a resplendi la lumière sans soir, Jésus notre sauveur. Le pays de
Zabulon est dans l'abondance et imite le paradis, car « le torrent des
délices l'abreuve » (Ps 35,9) et sourd en lui un courant d'eau toujours
vive... Dans la Galilée nous contemplons « la source d'eau vive » (v. 10),
celui qui est apparu et qui a tout illuminé.

      Moi aussi, je te verrai donc, Jésus, illuminer mon esprit et dire à
mes pensées : « Vous qui avez toujours soif, venez à moi et buvez » (Jn
7,37). Arrose ce coeur humilié que ma course errante a brisé. Elle l'a
consumé de faim et de soif : faim non de nourriture, soif non de boisson,
mais d'écouter la parole de l'Esprit (Am 8,11)... C'est pourquoi il gémit
tout bas, en attendant ton jugement, toi qui es apparu et qui as tout
illuminé...

      Donne-moi un signe clair, purifie mes fautes cachées, car mes
blessures secrètes me minent... Je tombe à tes genoux, Sauveur, comme la
femme avec des pertes de sang. Moi aussi, je saisis ta frange en disant : «
Si seulement j'arrive à la toucher, je serai sauvé » (Mc 5,28). Ne rends
pas vaine ma foi, toi le médecin des âmes...; je te trouverai pour mon
salut, toi qui es apparu et qui as tout illuminé.




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04 janvier 2009

Evangile du jour

dimanche 04 janvier 2009
Solennité de l'Epiphanie de Notre Seigneur

Epiphanie du Seigneur (solennité)
Sainte Angèle de Foligno (+ 1309), Saint Odilon de Cluny (962-1048)



Commentaire du jour
J. B. Bossuet : « Nous avons vu se lever son étoile »

Les lectures du jour

Mt 2,1-12.
Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or,
voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem
et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons
vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »
En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem
avec lui.
Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour
leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent :
« A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète :
Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les
chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger
d'Israël mon peuple. »
Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle
date l'étoile était apparue ;
puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner
avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi
pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »
Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient
vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se
trouvait l'enfant.
Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie.
En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et,
tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs
coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la
myrrhe.
Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils
regagnèrent leur pays par un autre chemin.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

J. B. Bossuet (1627-1704), évêque de Meaux
Élévations sur les mystères, Semaine 17, n°2

« Nous avons vu se lever son étoile »

      Qu'avait cette étoile au-dessus des autres, qui annoncent dans le
ciel la gloire de Dieu ? (Ps 18,2) Qu'avait-elle plus que les autres, pour
mériter d'être appelée l'étoile du Roi des rois, du Christ qui venait de
naître, et d'y amener les mages ? Balaam, prophète parmi les païens, dans
Moab et en Arabie, avait vu Jésus Christ comme une étoile ; et il avait dit
: « Il se lèvera une étoile de Jacob » (Nb 24,17). Cette étoile qui paraît
aux mages était la figure de celle que Balaam avait vue : et qui sait si la
prophétie de Balaam ne s'était pas répandue en Orient ?... Quoi qu'il en
soit, une étoile qui ne paraissait qu'aux yeux n'était pas capable
d'attirer les mages au Roi nouveau-né : il fallait que l'étoile de Jacob et
la lumière du Christ soit levée dans leur coeur. À la présence du signe
qu'il leur donnait au-dehors, Dieu les toucha au-dedans par cette
inspiration dont Jésus a dit : « Nul ne vient à moi, si mon Père ne le tire
» (Jn 6,44).

      L'étoile des mages est donc l'inspiration dans les coeurs. Je ne sais
quoi vous luit en dedans : vous êtes dans les ténèbres et dans les
amusements, ou peut-être dans la corruption du monde : tournez vers
l'Orient, où se lèvent les astres ; tournez-vous à Jésus Christ qui est à
l'Orient, où se lève comme un bel astre l'amour de la vérité et de la
vertu.




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03 janvier 2009

Evangile du jour

samedi 03 janvier 2009
Férie du temps de Noël (3 janv.)

Sainte Geneviève (422-512), Le Saint Nom de Jésus



Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome : « Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde »

Les lectures du jour

Jn 1,29-34.
Le lendemain, comme Jean Baptiste voyait Jésus venir vers lui, il dit : «
Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ;
c'est de lui que j'ai dit : Derrière moi vient un homme qui a sa place
devant moi, car avant moi il était.
Je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l'eau, c'est
pour qu'il soit manifesté au peuple d'Israël. »
Alors Jean rendit ce témoignage : « J'ai vu l'Esprit descendre du ciel
comme une colombe et demeurer sur lui.
Je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau m'a
dit : 'L'homme sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c'est
celui-là qui baptise dans l'Esprit Saint. '
Oui, j'ai vu, et je rends ce témoignage : c'est lui le Fils de Dieu. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Jean Chrysostome (vers 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélie 18 sur l'évangile de saint Jean

« Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde »

      « Voilà l'Agneau de Dieu » dit Jean Baptiste. Jésus lui-même ne parle
pas ; c'est Jean qui dit tout. L'époux a coutume d'agir ainsi ; il ne dit
rien encore à l'épouse, mais il se présente et se tient en silence.
D'autres l'annoncent et lui présentent l'épouse. Quand elle paraît, l'époux
ne la prend pas lui-même, mais il la reçoit des mains d'un autre. Mais
après qu'il l'a ainsi reçue d'autrui, il se l'attache si fortement qu'elle
ne se souvient plus de ceux qu'elle a quittés pour le suivre.

      C'est ce qui s'est passé à l'égard de Jésus Christ. Il est venu pour
épouser l'humanité ; il n'a rien dit lui-même, il n'a fait que se
présenter. C'est Jean, l'ami de l'Époux, qui a mis dans sa main celle de
l'Épouse, en d'autres termes, le coeur des hommes, qu'il a persuadés par sa
prédication. Alors Jésus Christ les a reçus et les a comblés de tant de
biens qu'ils ne sont plus revenus à celui qui les lui avait amenés... Il a
tiré son Épouse de sa condition très humble pour la conduire de la maison
de son Père...

      C'est Jean, l'ami de l'Époux, qui seul a été présent à ces noces ;
c'est lui qui a tout fait alors ; apercevant Jésus qui venait, il a dit : «
Voilà l'Agneau de Dieu ». Et il montrait ainsi que ce n'est pas seulement
par la voix, mais encore des yeux, qu'il rendait témoignage à l'Époux. Il
admirait le Fils de Dieu et, en le contemplant, son coeur tressaillait
d'allégresse et de joie. Avant de l'annoncer, il l'admire présent, et il
fait connaître le don que Jésus est venu apporter : « Voilà l'Agneau de
Dieu ». C'est lui, dit-il, qui enlève le péché du monde, et il le fait sans
cesse, pas seulement au moment de sa Passion quand il a souffert pour nous.
S'il n'offre qu'une seule fois son sacrifice pour les péchés du monde, cet
unique sacrifice purifie à jamais les péchés de tous les hommes jusqu'à la
fin du monde.




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02 janvier 2009

Evangile du jour

vendredi 02 janvier 2009
Férie du temps de Noël (2 janv.)

Saint Basile le Grand (+ 379), Saint Grégoire de Nazianze (+ 389), Saint Macaire (†394)



Commentaire du jour
Saint Augustin : « Je suis la voix qui crie à travers le désert »

Les lectures du jour

Jn 1,19-28.
Voici quel fut le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de
Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? »
Il le reconnut ouvertement, il déclara : « Je ne suis pas le Messie. »
Ils lui demandèrent : « Qui es-tu donc ? Es-tu le prophète Élie ? » Il
répondit : « Non. - Alors es-tu le grand Prophète ? » Il répondit : « Ce
n'est pas moi. »
Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse
à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? »
Il répondit : « Je suis la voix qui crie à travers le désert : Aplanissez
le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. »
Or, certains des envoyés étaient des pharisiens.
Ils lui posèrent encore cette question : « Si tu n'es ni le Messie, ni
Élie, ni le grand Prophète, pourquoi baptises-tu ? »
Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l'eau. Mais au milieu de vous
se tient celui que vous ne connaissez pas :
c'est lui qui vient derrière moi, et je ne suis même pas digne de défaire
la courroie de sa sandale. »
Tout cela s'est passé à Béthanie-de-Transjordanie, à l'endroit où Jean
baptisait.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 293, 7e pour la Nativité de Jean Baptiste

« Je suis la voix qui crie à travers le désert »

      Jean était la voix, mais « au commencement était la Parole » (Jn
1,1). Jean, une voix pour un temps ; le Christ, la Parole dès le
commencement, la Parole éternelle. Enlève la parole, qu'est-ce que la voix
? Là où il n'y a rien à comprendre, c'est un bruit vide. La voix sans la
parole frappe l'oreille, elle n'édifie pas le coeur. Cependant, découvrons
comment les choses s'enchaînent dans notre coeur qu'il s'agit d'édifier. Si
je pense à ce que je dois dire, la parole est déjà dans mon coeur ; mais
lorsque je veux te parler, je cherche comment faire passer dans ton coeur
ce qui est déjà dans le mien. Si je cherche donc comment la parole qui est
déjà dans mon coeur pourra te rejoindre et s'établir dans ton coeur, je me
sers de la voix, et c'est avec cette voix que je te parle : le son de la
voix conduit jusqu'à toi l'idée contenue dans la parole. Alors, il est
vrai, le son s'évanouit ; mais la parole que le son a conduite jusqu'à toi
est désormais dans ton coeur sans avoir quitté le mien.

      Lorsque la parole est passée jusqu'à toi, n'est-ce pas le son qui
semble dire, comme Jean Baptiste : « Lui, il faut qu'il grandisse ; et moi,
que je diminue » ? (Jn 3,30) Le son de la voix a retenti pour accomplir son
service, et il a disparu comme en disant : « Moi, j'ai la joie en plénitude
» (v. 29). Retenons donc la Parole ; ne laissons pas partir la Parole
conçue au plus profond de notre coeur.




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01 janvier 2009

Evangile du jour

jeudi 01 janvier 2009
Solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu

Ste Marie, St Vincent Strambi, évêque (+ 1824)



Commentaire du jour
Saint Maximilien Kolbe : « Lorsque les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son Fils ; il est né d'une femme » (Ga 4,4)

Les lectures du jour

Lc 2,16-21.
Quand les bergers arrivèrent à Bethléem, ils découvrirent Marie et Joseph,
avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.
Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de
cet enfant.
Et tout le monde s'étonnait de ce que racontaient les bergers.
Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son
coeur.
Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce
qu'ils avaient entendu et vu selon ce qui leur avait été annoncé.
Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l'enfant reçut
le nom de Jésus, le nom que l'ange lui avait donné avant sa conception.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Maximilien Kolbe (1894-1941), franciscain, martyr
Conférence du 26/11/1938 (trad. Villepelée, La Mission de l'Immaculée, Lethielleux 2003, p. 24)

« Lorsque les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son Fils ; il est né d'une femme » (Ga 4,4)

      Lorsqu'on regarde l'Immaculée, on éprouve dans le coeur le besoin de
s'approcher d'elle... Ceux qui l'aiment et ceux qui écrivent à son sujet
s'arrêtent pour voir qui elle est, même s'ils ne la connaissent pas en
profondeur. Qui est-elle par rapport à Dieu le Père ? Il est son créateur,
bien sûr ; elle déclare elle-même : « Je suis la servante du Seigneur » (Lc
1,38). Mais qui est-elle encore ? Elle est la préférée du Père éternel. On
ne peut pas concevoir cela ; les mots humains n'arrivent pas à l'exprimer.

      Le Père céleste a voulu que la deuxième personne de la Trinité, son
Fils, ait pour mère, dans le temps, l'Immaculée. Elle est vraiment la Mère
du Fils de Dieu ; chose difficile à comprendre ! Il faut que nous soyons
très unis à la Mère de Dieu pour comprendre plus profondément ce mystère.
La Vierge Marie ne peut pas être comparée aux autres saints du fait qu'elle
est la Mère du Fils de Dieu, vraiment Mère de Dieu... Être créé par Dieu,
être enfant d'adoption : cela, on peut encore le comprendre. Mais être
vraiment la Mère de Dieu dépasse toute notre intelligence... C'est une
vérité de foi que l'Immaculée est réellement la Mère de Dieu et non
seulement la mère de l'humanité de Jésus.

      Par rapport à l'Esprit Saint, elle est son Épouse. Il n'est pas
possible de concevoir cela non plus ! Le Saint Esprit s'est tellement uni à
l'Immaculée qu'elle forme avec lui comme un seul être... En tout cela,
notre intelligence ne suffit pas, car la Trinité est infinie. Et même si
nous avions une connaissance parfaite, il y a une distance infinie entre ce
que nous savons de la Sainte Trinité et ce qu'elle est en réalité. Au ciel,
plus tard, nous découvrirons bien mieux ce mystère. Même après des
milliards et des milliards d'années, cette connaissance restera toujours
limitée, si bien qu'il faudra l'éternité pour arriver à une connaissance
parfaite.




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31 décembre 2008

Evangile du jour

mercredi 31 décembre 2008
7e jour dans l'Octave de Noël

Saint Sylvestre (+ 335)



Commentaire du jour
Saint Thomas d'Aquin : « Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde »

Les lectures du jour

Jn 1,1-18.
Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu, et le Verbe était auprès
de Dieu, et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement auprès de Dieu.
Par lui, tout s'est fait, et rien de ce qui s'est fait ne s'est fait sans
lui.
En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ;
la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas arrêtée.
Il y eut un homme envoyé par Dieu. Son nom était Jean.
Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que
tous croient par lui.
Cet homme n'était pas la Lumière, mais il était là pour lui rendre
témoignage.
Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le
monde.
Il était dans le monde, lui par qui le monde s'était fait, mais le monde ne
l'a pas reconnu.
Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu.
Mais tous ceux qui l'ont reçu, ceux qui croient en son nom, il leur a donné
de pouvoir devenir enfants de Dieu.
Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d'une volonté charnelle, ni
d'une volonté d'homme : ils sont nés de Dieu.
Et le Verbe s'est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa
gloire, la gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce
et de vérité.
Jean Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « Voici celui dont j'ai
dit : Lui qui vient derrière moi, il a pris place devant moi, car avant moi
il était. »
Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce :

après la Loi communiquée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par
Jésus Christ.
Dieu, personne ne l'a jamais vu ; le Fils unique, qui est dans le sein du
Père, c'est lui qui a conduit à le connaître.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), théologien dominicain, docteur de l'Église
Commentaire sur saint Jean, I, 178s (trad. Cerf 2002, t. 1, p. 122)

« Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde »

« Ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que
nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe, la Parole de la
vie, nous vous l'annonçons » (1Jn 1,1-3)... Le Verbe incarné s'est fait
connaître aux apôtres de deux manières : ils l'ont reconnu en premier lieu
par la vue, comme recevant du Verbe lui-même la connaissance du Verbe, et
en second lieu par l'ouïe, en recevant cette fois du témoignage de Jean
Baptiste la connaissance du Verbe. Au sujet du Verbe, Jean
l'évangéliste affirme d'abord : « Nous avons vu sa gloire »... Pour saint
Jean Chrysostome, ces paroles se rattachent à ce qui précède dans
l'évangile de Jean : « Le Verbe s'est fait chair ». L'évangéliste veut dire
: l'incarnation nous a conféré non seulement le bienfait de devenir enfants
de Dieu, mais encore celui de voir sa gloire. En effet, des yeux faibles et
malades ne peuvent pas par eux-mêmes regarder la lumière du soleil ; mais
quand il brille dans un nuage ou dans un corps opaque, alors ils le
peuvent. Avant l'incarnation du Verbe, les esprits humains étaient
incapables de regarder en elle-même la lumière « qui illumine tout homme ».
Afin donc qu'ils ne soient pas privés de la joie de la voir, la lumière
elle-même, le Verbe de Dieu, a voulu revêtir la chair pour que nous
puissions la voir. Alors, les hommes « se tournèrent vers le désert
et ils virent la gloire du Seigneur dans une nuée » (Ex 16,10),
c'est-à-dire le Verbe de Dieu dans la chair... Et saint Augustin remarque
que, pour que nous puissions voir Dieu, le Verbe a guéri les yeux des
hommes en faisant de sa chair un collyre salutaire... Voilà pourquoi
aussitôt après avoir dit : « Le Verbe s'est fait chair » l'évangéliste
ajoute : « Et nous avons vu sa gloire », comme pour dire qu'aussitôt
appliqué le collyre, nos yeux ont été guéris... C'est cette gloire que
Moïse désirait voir et dont il n'a vu que l'ombre et le symbole. Les
apôtres, au contraire, ont vu sa splendeur même.




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30 décembre 2008

Evangile du jour

mardi 30 décembre 2008
6e jour dans l'Octave de Noël

Saint Roger (12ème siècle), Sts Sabin, Exupérance, Marcel, Vénustien et comp., martyrs (+ 303)



Commentaire du jour
Adam de Perseigne : « Les parents de Jésus vinrent le présenter dans le Temple »

Les lectures du jour

Lc 2,36-40.
Il y avait là une femme qui était prophète, Anne, fille de Phanuel, de la
tribu d'Aser.
Demeurée veuve après sept ans de mariage, elle avait atteint l'âge de
quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s'éloignait pas du Temple, servant Dieu
jour et nuit dans le jeûne et la prière.
S'approchant d'eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et
parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

Lorsqu'ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils
retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L'enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce
de Dieu était sur lui.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Adam de Perseigne (? -1221), abbé cistercien
Sermon 4 pour la Purification (trad. Pain de Citeaux 26, p. 15s rev. Tournay)

« Les parents de Jésus vinrent le présenter dans le Temple »

      Que la chair s'approche du Verbe fait chair aujourd'hui, pour y
désapprendre ce qui est de la chair et y apprendre à passer, peu à peu, de
la chair à l'Esprit. Que l'on s'approche donc aujourd'hui, car un nouveau
soleil brille plus que d'ordinaire. Jusque-là renfermé à Bethléem dans
l'étroitesse d'une crèche et connu d'un tout petit nombre de personnes,
aujourd'hui il vient à Jérusalem dans le Temple du Seigneur ; il est
présenté devant plus d'une personne. Jusque-là, toi Bethléem, tu te
réjouissais toute seule de la lumière qui a été donnée pour tous ; fière
d'un privilège d'une nouveauté inouïe, tu pouvais rivaliser avec l'Orient
lui-même pour ta lumière. Bien mieux, chose incroyable à dire, il y avait
chez toi, dans une crèche, plus de lumière que n'en peut diffuser le soleil
de ce monde quand il se lève... Mais aujourd'hui, le Soleil s'élance pour
irradier le monde. Aujourd'hui on offre au Temple de Jérusalem le Seigneur
du Temple.

      Qu'ils sont heureux, ceux qui s'offrent à Dieu comme le Christ, comme
une colombe, dans la solitude d'un coeur tranquille ! Ceux-là sont mûrs
pour célébrer avec Marie le mystère de la purification... Ce n'est pas la
Mère de Dieu qui a été purifiée en ce jour, elle qui n'a jamais consenti au
péché. C'est l'homme souillé par le péché qui aujourd'hui est purifié par
son enfantement et son offrande volontaire... C'est notre purification qui,
par Marie, a été obtenue... Si nous étreignons avec foi le fruit de ses
entrailles, si nous nous offrons avec lui au Temple, le mystère que nous
célébrons nous purifiera.




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29 décembre 2008

Evangile du jour

lundi 29 décembre 2008
5e jour dans l'Octave de Noël

Saint Thomas Becket (+ 1170)



Commentaire du jour
Sainte Thérèse d'Avila : « Syméon prit l'enfant dans ses bras »

Les lectures du jour

Lc 2,22-35.
Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les
parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,
selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera
consacré au Seigneur.
Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi
du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C'était un homme juste
et religieux, qui attendait la Consolation d'Israël, et l'Esprit Saint
était sur lui.
L'Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le
Messie du Seigneur.
Poussé par l'Esprit, Syméon vint au Temple. Les parents y entraient avec
l'enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient.
Syméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la
paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu ton salut,
que tu as préparé à la face de tous les peuples :
lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple.
»
Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qu'on disait de lui.
Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Vois, ton fils qui est là
provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un
signe de division.
- Et toi-même, ton coeur sera transpercé par une épée. - Ainsi seront
dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église
Le Chemin de la perfection, ch. 31/33 (trad. OC, Cerf 1995, p. 814)

« Syméon prit l'enfant dans ses bras »

Dans l'oraison de quiétude, le Seigneur commence à nous montrer qu'il
entend notre prière et nous accorde son Royaume, afin que nous puissions
véritablement le bénir et sanctifier son nom, et que nous incitions tous
les hommes à faire de même. C'est quelque chose de surnaturel et que nous
ne pouvons pas procurer par nos efforts, quels qu'ils soient. Ici, en
effet, l'âme se plonge dans la paix, ou, pour mieux dire, le Seigneur l'y
plonge par sa présence, ainsi qu'il l'a fait envers le juste Syméon. Alors
toutes les puissances de l'âme s'apaisent, et elle comprend, par un mode de
compréhension très différent de celui qui nous vient par le moyen des sens
extérieurs, qu'elle est tout près de son Dieu, et que, pour un peu, elle en
viendrait à être par l'union une même chose avec lui. Ce n'est pas qu'elle
le voie des yeux du corps ni de ceux de l'âme ; le juste Syméon, lui aussi,
ne voyait au-dehors que l'auguste petit Pauvre, et, aux langes qui
l'enveloppaient, au petit nombre de ceux qui lui faisaient cortège, il
aurait pu le prendre pour le fils de pauvres gens, plutôt que pour le Fils
du Père céleste. Mais l'Enfant lui-même lui a fait savoir qui il était.
Ici, c'est de la même manière que l'âme comprend ; avec moins de clarté
toutefois, parce qu'elle ne sait pas encore comment elle comprend.
Seulement, elle se rend compte qu'elle se trouve dans le Royaume, ou du
moins près du Roi qui doit le lui donner, et elle est saisie d'un si grand
respect qu'elle n'ose lui faire aucune demande.




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28 décembre 2008

Evangile du jour

dimanche 28 décembre 2008
Fête de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph

La Sainte Famille
Saints Innocents



Commentaire du jour
Bienheureuse Teresa de Calcutta : « Ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth »

Les lectures du jour

Lc 2,22-40.
Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les
parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,
selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera
consacré au Seigneur.
Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi
du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C'était un homme juste
et religieux, qui attendait la Consolation d'Israël, et l'Esprit Saint
était sur lui.
L'Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le
Messie du Seigneur.
Poussé par l'Esprit, Syméon vint au Temple. Les parents y entraient avec
l'enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient.
Syméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la
paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu ton salut,
que tu as préparé à la face de tous les peuples :
lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple.
»
Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qu'on disait de lui.
Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Vois, ton fils qui est là
provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un
signe de division.
- Et toi-même, ton coeur sera transpercé par une épée. - Ainsi seront
dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre. »
Il y avait là une femme qui était prophète, Anne, fille de Phanuel, de la
tribu d'Aser.
Demeurée veuve après sept ans de mariage, elle avait atteint l'âge de
quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s'éloignait pas du Temple, servant Dieu
jour et nuit dans le jeûne et la prière.
S'approchant d'eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et
parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

Lorsqu'ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils
retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L'enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce
de Dieu était sur lui.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Soeurs Missionnaires de la Charité
A Simple Path (trad. Un Chemin tout simple, p. 52)

« Ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth »

Vous pouvez prier la Sainte Famille pour la vôtre : Notre Père qui es aux
cieux, tu nous as donné un modèle de vie dans la Sainte Famille de
Nazareth.Aide-nous, Père très-aimant, à faire de notre familleun nouveau
Nazareth où règnent la joie et la paix.Qu'elle soit profondément
contemplative,intensément eucharistique et vibrante de joie.Aide-nous à
rester ensemble à travers bonheur et peinegrâce à la prière
familiale.Apprends-nous à reconnaître Jésus dans chaque membre de notre
propre famille, particulièrement quand il souffre et reste blessé.Que le
Coeur eucharistique de Jésusrende nos coeurs doux et humbles comme le sien
(Mt 11,29).Aide-nous à accomplir saintement notre vocation
familiale.Puissions-nous nous aimer les uns les autrescomme Dieu aime
chacun de nous,chaque jour davantage,et nous pardonner nos fautes les uns
aux autrescomme tu nous pardonnes nos péchés. Aide-nous, Père très aimant,à
prendre tout ce tu nous donneset à donner tout ce que tu nous prendsavec un
large sourire.Coeur immaculé de Marie, cause de notre joie,prie pour
nous.Saints anges gardiens, soyez toujours avec nous, guidez-nous,
protégez-nous.Amen.




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27 décembre 2008

Evangile du jour

samedi 27 décembre 2008
Fête de Saint Jean, apôtre et évangéliste

Saint Jean (+ 103)



Commentaire du jour
Jean Scot Erigène : « Ce qui était depuis le commencement..., ce que nous avons contemplé..., nous vous l'annonçons » (1Jn 1,1-3)

Les lectures du jour

Jn 20,2-8.
Le matin de Pâques, Marie-Madeleine couru trouver Simon-Pierre et l'autre
disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le
Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis. »
Pierre partit donc avec l'autre disciple pour se rendre au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensemble, mais l'autre disciple courut plus
vite que Pierre et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il voit que le linceul est resté là ; cependant il n'entre
pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau,
et il regarde le linceul resté là,
et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais
roulé à part à sa place.
C'est alors qu'entra l'autre disciple, lui qui était arrivé le premier au
tombeau. Il vit, et il crut.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Jean Scot Erigène (?-vers 870), bénédictin irlandais
Homélie sur le prologue de St Jean, §2 (trad. Jean expliqué, DDB 1985, p. 27 rev.)

« Ce qui était depuis le commencement..., ce que nous avons contemplé..., nous vous l'annonçons » (1Jn 1,1-3)

      Pierre et Jean courent tous deux au tombeau. Le tombeau du Christ
c'est l'Écriture sainte, dans laquelle les mystères les plus obscurs de sa
divinité et de son humanité sont défendus, si j'ose dire, par une muraille
de rocher. Mais Jean court plus vite que Pierre, car la puissance de la
contemplation totalement purifiée pénètre les secrets des oeuvres divines
d'un regard plus perçant et plus vif que la puissance de l'action, qui a
encore besoin d'être purifiée.

      Pierre entre cependant le premier dans le tombeau ; Jean le suit.
Tous deux courent, et tous deux entrent. Ici Pierre est l'image de la foi,
et Jean représente l'intelligence... La foi doit donc entrer la première
dans le tombeau, image de l'Écriture sainte, et l'intelligence entrer à sa
suite...

      Pierre, qui représente aussi la pratique des vertus, voit par la
puissance de la foi et de l'action le Fils de Dieu enfermé d'une manière
ineffable et merveilleuse dans les limites de la chair. Jean, lui, qui
représente la plus haute contemplation de la vérité, admire le Verbe de
Dieu, parfait en lui-même et infini dans son origine, c'est-à-dire dans son
Père. Pierre, conduit par la révélation divine, regarde en même temps les
choses éternelles et les choses de ce monde, unies dans le Christ. Jean
contemple et annonce l'éternité du Verbe pour le faire connaître aux âmes
croyantes.

     Je dis donc que Jean est un aigle spirituel au vol rapide, qui voit
Dieu ; je l'appelle théologien. Il domine toute la création visible et
invisible, il va au-delà de toutes les facultés de l'intellect, et il entre
divinisé en Dieu qui lui donne en partage sa propre vie divine.





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26 décembre 2008

Evangile du jour

vendredi 26 décembre 2008
Fête de Saint Etienne, premier martyr

Saint Etienne (+ 35)



Commentaire du jour
Saint Fulgence de Ruspe : « Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres » (Jn 13,35)

Les lectures du jour

Mt 10,17-22.
Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux tribunaux et vous
flagelleront dans leurs synagogues.
Vous serez traînés devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y
aura là un témoignage pour eux et pour les païens.
Quand on vous livrera, ne vous tourmentez pas pour savoir ce que vous direz
ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette
heure-là.
Car ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père qui
parlera en vous.
Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant ; les enfants
se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort.
Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura
persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Fulgence de Ruspe (467-532), évêque
Sermon 3, pour la fête de saint Étienne ; CCL 91A, 905 (trad. bréviaire)

« Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres » (Jn 13,35)

      La charité qui a fait descendre le Christ du ciel sur la terre, c'est
elle qui a élevé saint Étienne de la terre jusqu'au ciel. L'amour, qui
existait d'abord chez le Roi, a resplendi à sa suite chez le soldat...

      Là où Étienne est monté le premier, lapidé sous les yeux de Paul,
c'est là que Paul l'a suivi, secouru par les prières d'Étienne. C'est ici
la vraie vie, mes frères, celle où Paul n'est pas accablé pour le meurtre
d'Étienne, mais où Étienne se réjouit de la compagnie de Paul, parce que la
charité apporte sa joie à l'un comme à l'autre. Chez Étienne, l'amour a
surmonté l'hostilité de ses ennemis ; chez Paul, « la charité a recouvert
une multitude de péchés » (1P 4,8). Chez l'un comme chez l'autre, l'amour a
pareillement obtenu de posséder le Royaume des cieux.

      La charité est donc la source et l'origine de tous les biens, une
protection invincible, la route qui mène au ciel. Celui qui marche selon la
charité ne pourra ni s'égarer, ni avoir de crainte. Elle dirige, elle
protège, elle conduit au but. C'est pourquoi, mes frères, puisque le Christ
a dressé l'échelle de la charité, par laquelle tout chrétien peut monter au
ciel, soyez courageusement fidèles à cet amour, pratiquez-le entre vous et,
en progressant dans l'amour, faites votre ascension.




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25 décembre 2008

Evangile du jour

jeudi 25 décembre 2008
Solennité de la Nativité du Seigneur (messe du jour)

Nativité du Seigneur


Commentaire du jour
Saint Basile : « Nous avons vu sa gloire, la gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique »

Les lectures du jour

Jn 1,1-18.
Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu, et le Verbe était auprès
de Dieu, et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement auprès de Dieu.
Par lui, tout s'est fait, et rien de ce qui s'est fait ne s'est fait sans
lui.
En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ;
la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas arrêtée.
Il y eut un homme envoyé par Dieu. Son nom était Jean.
Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que
tous croient par lui.
Cet homme n'était pas la Lumière, mais il était là pour lui rendre
témoignage.
Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le
monde.
Il était dans le monde, lui par qui le monde s'était fait, mais le monde ne
l'a pas reconnu.
Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu.
Mais tous ceux qui l'ont reçu, ceux qui croient en son nom, il leur a donné
de pouvoir devenir enfants de Dieu.
Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d'une volonté charnelle, ni
d'une volonté d'homme : ils sont nés de Dieu.
Et le Verbe s'est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa
gloire, la gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce
et de vérité.
Jean Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « Voici celui dont j'ai
dit : Lui qui vient derrière moi, il a pris place devant moi, car avant moi
il était. »
Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce :

après la Loi communiquée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par
Jésus Christ.
Dieu, personne ne l'a jamais vu ; le Fils unique, qui est dans le sein du
Père, c'est lui qui a conduit à le connaître.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Basile (vers 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l'Église
Homélie sur la naissance du Christ ; PG 31, 1471s (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 62)

« Nous avons vu sa gloire, la gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique »

« En voyant l'étoile, les mages se sont réjouis d'une grande joie »
(Mt 2,10). Aujourd'hui, nous aussi, accueillons cette grande joie en nos
coeurs, joie que les anges annoncent aux bergers. Adorons avec les mages,
rendons gloire avec les bergers, chantons avec les anges : « Il nous est né
aujourd'hui un sauveur qui est le Christ Seigneur ; le Seigneur Dieu qui
nous est apparu »... Cette fête est commune à la création tout entière
: les étoiles courent dans le ciel, les mages arrivent des pays païens, la
terre reçoit dans une grotte. Il n'est rien qui ne contribue à cette fête,
rien qui n'y vienne les mains pleines. Faisons éclater nous-mêmes un chant
de joie...; fêtons le salut du monde, le jour de la naissance de
l'humanité. Aujourd'hui est abolie la condamnation qui frappait Adam. Que
l'on ne dise plus jamais : « Tu es terre et tu retourneras à la terre » (Gn
3,19) mais : « Uni à celui qui descend du ciel, tu seras exalté dans le
ciel »... « Un enfant nous est né, un fils nous est donné, éternelle
est sa puissance » (Is 9,5)... Quel abîme de bonté et d'amour pour les
hommes ! Unis-toi donc à ceux qui, dans la joie, reçoivent leur Seigneur
qui descend du ciel et qui adorent le Grand Dieu dans ce petit enfant. La
puissance de Dieu se manifeste dans ce corps comme la lumière par les
fenêtres, et resplendit aux yeux de ceux dont le coeur est pur (Mt 5,8).
Avec eux, nous pourrons alors « le visage découvert, contempler comme en un
miroir la gloire du Seigneur, et être nous-mêmes transfigurés de gloire en
gloire » (2Co 3,18), par la grâce de notre Seigneur Jésus Christ et son
amour pour les hommes.




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24 décembre 2008

Venite adoremus, Christus natus est nobis !

L'EVANGILE AU QUOTIDIEN


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"Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle." Jn 6, 68


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Madame, Monsieur,


Chers abonnés,


 


Toute l’équipe de l’Evangile au Quotidien vous souhaite une très heureuse et très sainte fête de Noël !


 


« Gloria in excelsis Deo, et in terra pax hominibus bonae voluntatis ! » En cette sainte nuit de Noël, les Anges vont entonner ce cantique autour de l'autel tout comme ils étaient autour de la crèche. Ils chantent notre bonheur : Gloire à Dieu ! Paix aux hommes !  


La nuit enveloppait le monde entier avant que se lève la lumière véritable, avant la naissance du Christ. Aujourd'hui, les merveilles abondent, les richesses se multiplient, car le trésor est ouvert : celle qui enfante est mère et vierge, celui qui est enfanté est Dieu et homme...


 


Que cette fête de Noël soit l'occasion de partager des réjouissances familiales et amicales et d'approfondir notre compréhension du mystère du Christ !


 


Vous remerciant très vivement pour votre fidélité et votre soutien, recevez, chers abonnés, l'assurance de nos sentiments dévoués et fraternels.


 


L'Equipe française de l'Evangile au Quotidien,


Sr. Anne-Emmanuel, Isabelle, Bertrand, Eric, Thérèse et Grégor.



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Evangile du jour

mercredi 24 décembre 2008
Nativité du Seigneur Jésus-Christ (messe de la nuit)

ce soir : NATIVITE DU SEIGNEUR , solennité
Ste Adèle, veuve et abbesse (+ 735), Sts Martyrs d'Antioche en Syrie



Commentaire du jour
Saint Bernard : « La gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière »

Les lectures du jour

Lc 2,1-14.
En ces jours-là, parut un édit de l'empereur Auguste, ordonnant de recenser
toute la terre -
ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de
Syrie. -
Et chacun allait se faire inscrire dans sa ville d'origine.
Joseph, lui aussi, quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en
Judée, à la ville de David appelée Bethléem, car il était de la maison et
de la descendance de David.
Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte.
Or, pendant qu'ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait
enfanter.
Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l'emmaillota et le coucha
dans une mangeoire, car il n'y avait pas de place pour eux dans la salle
commune.
Dans les environs se trouvaient des bergers qui passaient la nuit dans les
champs pour garder leurs troupeaux.
L'ange du Seigneur s'approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa
lumière. Ils furent saisis d'une grande crainte,
mais l'ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je viens vous
annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple :
Aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le
Messie, le Seigneur.
Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né
emmailloté et couché dans une mangeoire. »
Et soudain, il y eut avec l'ange une troupe céleste innombrable, qui louait
Dieu en disant :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes
qu'il aime. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien au 12e siècle et docteur de l'Église
5e Sermon pour la Vigile de Noël

« La gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière »

      La nuit enveloppait le monde entier avant que se lève la lumière
véritable, avant la naissance du Christ ; la nuit régnait aussi en chacun
de nous, avant notre conversion et notre régénération intérieure.
N'était-ce pas la nuit la plus profonde, les ténèbres les plus épaisses sur
la face de la terre quand nos pères honoraient des faux dieux ?... Et une
autre nuit sombre n'était-t-elle pas en nous quand nous vivions sans Dieu
en ce monde, suivant nos passions et les attraits de ce monde, faisant des
choses dont nous rougissons aujourd'hui comme d'autant d'oeuvres de
ténèbres ?...

      Mais maintenant vous êtes sortis de votre sommeil, vous vous êtes
sanctifiés, devenus enfants de la lumière, enfants du jour, et non plus des
ténèbres et de la nuit (1Th 5,5)... « Demain vous verrez la majesté de Dieu
en vous. » Aujourd'hui, le Fils s'est fait pour nous justice venue de Dieu
; demain, il se manifestera comme notre vie, pour que nous paraissions avec
lui dans la gloire. Aujourd'hui un petit enfant est né pour nous, pour nous
empêcher de nous élever dans la vaine gloire et, en nous convertissant,
devenir comme de petits enfants (Mt 18,3). Demain il va se montrer en sa
grandeur pour nous pousser à la louange et pour que nous aussi nous
puissions être glorifiés et loués lorsque Dieu décernera à chacun sa
gloire... « Nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel
qu'il est » (1Jn 3,2). Aujourd'hui, en effet, nous ne le voyons pas en
lui-même, mais comme en un miroir (1Co 13,12) ; maintenant il reçoit ce qui
relève de nous. Mais demain nous le verrons en nous, lorsqu'il nous donnera
ce qui relève de lui, quand il se montrera tel qu'il est en lui-même et
nous prendra pour nous élever jusqu'à lui.




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23 décembre 2008

Evangile du jour

mardi 23 décembre 2008
Férie de l'Avent : semaine avant Noël (23 déc.)

Semaine préparatoire à Noël 7
St Jean de Kenty (+ 1473), St Servule (+ 570)



Commentaire du jour
Saint Irénée de Lyon : « Sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu »

Les lectures du jour

Lc 1,57-66.
Quand arriva le moment où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un
fils.
Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait prodigué sa
miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle.
Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l'enfant. Ils
voulaient le nommer Zacharie comme son père.
Mais sa mère déclara : « Non, il s'appellera Jean. »
On lui répondit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »
On demandait par signes au père comment il voulait l'appeler.
Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Son nom est Jean.
» Et tout le monde en fut étonné.
A l'instant même, sa bouche s'ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il
bénissait Dieu.
La crainte saisit alors les gens du voisinage, et dans toute la montagne de
Judée on racontait tous ces événements.
Tous ceux qui les apprenaient en étaient frappés et disaient : « Que sera
donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Irénée de Lyon (vers 130-vers 208), évêque, théologien et martyr
Contre les hérésies III, 10, 1 (trad. Cerf 1984, p. 301 ; cf SC 211)

« Sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu »

À propos de Jean le Baptiste, nous lisons chez Luc : « Il sera grand
devant le Seigneur, et il ramènera beaucoup des fils d'Israël au Seigneur
leur Dieu, et lui-même marchera devant lui dans l'esprit et la puissance
d'Élie, afin de préparer pour le Seigneur un peuple bien disposé »
(1,15-17). Pour qui donc a-t-il préparé un peuple, et devant quel Seigneur
a-t-il été grand ? Sans aucun doute devant Celui qui a dit que Jean avait
quelque chose de « plus qu'un prophète » et que « personne d'entre les
enfants des femmes n'était plus grand que Jean Baptiste » (Mt 11,9.11). Car
il préparait un peuple en annonçant d'avance à ses compagnons de servitude
la venue du Seigneur et en leur prêchant la pénitence, afin que, lorsque le
Seigneur serait présent, ils soient tous en état de recevoir son pardon,
pour être revenus à Celui auquel ils s'étaient rendus étrangers par leurs
péchés... Oui, « dans sa miséricorde », Dieu « nous a visités,
Soleil levant venu d'en haut ; il a brillé pour ceux qui étaient assis dans
les ténèbres et l'ombre de la mort, et il a dirigé nos pas sur le chemin de
la paix » (Lc 1,78-79). C'est en ces termes que Zacharie, délivré du
mutisme qu'il s'était attiré par son incrédulité et rempli d'un Esprit
nouveau, bénissait Dieu d'une manière nouvelle. Car tout était dorénavant
nouveau, du fait que le Verbe, par un processus nouveau, venait d'accomplir
1e dessein de sa venue dans la chair, afin que l'homme, qui s'en était allé
hors de Dieu, soit réintégré par lui dans l'amitié de Dieu. Et c'est
pourquoi cet homme apprenait à honorer Dieu d'une manière nouvelle.




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22 décembre 2008

Evangile du jour

lundi 22 décembre 2008
Férie de l'Avent : semaine avant Noël (22 déc.)

Ste Françoise-Xavière Cabrini, fondatrice (+ 1917), Bse Marie Mancini de Pise, veuve et o.p. (+ 1431)



Commentaire du jour
Pape Benoît XVI : « Marie rendit grâce au Seigneur »

Les lectures du jour

Lc 1,46-56.
Marie rendit grâce au Seigneur en disant : « Mon âme exalte le Seigneur,
mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur.
Il s'est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront
bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !
Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race à
jamais. »
Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s'en retourna
chez elle.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Pape Benoît XVI
Encyclique « Deus caritas est », § 41 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Marie rendit grâce au Seigneur »

Le Magnificat de Marie –- portrait, pour ainsi dire, de son âme –-
est entièrement brodé de fils de l'Écriture Sainte, de fils tirés de la
Parole de Dieu. On voit ainsi apparaître que, dans la Parole de Dieu, Marie
est vraiment chez elle, elle en sort et elle y rentre avec un grand
naturel. Elle parle et pense au moyen de la Parole de Dieu ; la Parole de
Dieu devient sa parole, et sa parole naît de la Parole de Dieu. De plus, se
manifeste ainsi que ses pensées sont au diapason des pensées de Dieu, que
sa volonté consiste à vouloir avec Dieu. Étant profondément pénétrée par la
Parole de Dieu, elle peut devenir la mère de la Parole incarnée.
Enfin, Marie est une femme qui aime. Comment pourrait-il en être autrement
? Comme croyante qui, dans la foi, pense avec les pensées de Dieu et veut
avec la volonté de Dieu, elle ne peut qu'être une femme qui aime. Nous le
percevons à travers ses gestes silencieux, auxquels se réfèrent les récits
des évangiles de l'enfance. Nous le voyons à travers la délicatesse avec
laquelle, à Cana, elle perçoit les besoins dans lesquels sont pris les
époux et elle les présente à Jésus. Nous le voyons dans l'humilité avec
laquelle elle accepte d'être délaissée durant la période de la vie publique
de Jésus, sachant que son fils doit fonder une nouvelle famille et que
l'heure de sa mère arrivera seulement au moment de la croix... À l'heure de
la Pentecôte, ce seront les disciples qui se rassembleront autour d'elle
dans l'attente de l'Esprit Saint (Ac 1,14).




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21 décembre 2008

Evangile du jour

dimanche 21 décembre 2008
Quatrième Dimanche de l'Avent

Sts Pierre Thi et André Dung, martyrs au Tonkin (+ 1839), St Pierre Canisius, docteur de l'Eglise (+ 1597)



Commentaire du jour
Pape Benoît XVI : Marie, femme de foi, d'espérance et d'amour

Les lectures du jour

Lc 1,26-38.
Au sixième mois d'Elisabeth, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une
ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison
de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L'ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le
Seigneur est avec toi. »
A cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que
pouvait signifier cette salutation.
L'ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce
auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de
Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui
donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de
fin. »
Marie dit à l'ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis
vierge ? »
L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du
Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître
sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu.
Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa
vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait : 'la
femme stérile'.
Car rien n'est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour
moi selon ta parole. » Alors l'ange la quitta.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Pape Benoît XVI
Encyclique « Deus caritas est », § 41 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

Marie, femme de foi, d'espérance et d'amour

Les saints sont les vrais porteurs de lumière dans l'histoire, parce
qu'ils sont des hommes et des femmes de foi, d'espérance et d'amour. Parmi
les saints, il y a par excellence Marie, Mère du Seigneur et miroir de
toute sainteté. Dans l'évangile de Luc, nous la trouvons engagée dans un
service de charité envers sa cousine Élisabeth, auprès de laquelle elle
demeure « environ trois mois » (1,56), pour l'assister dans la phase finale
de sa grossesse. « Magnificat anima mea Dominum », dit-elle à l'occasion de
cette visite : « Mon âme exalte le Seigneur » (1,46). Elle exprime
ainsi tout le programme de sa vie : ne pas se mettre elle-même au centre,
mais faire place à Dieu, rencontré tant dans la prière que dans le service
du prochain –- alors seulement le monde devient bon. Marie est grande
précisément parce qu'elle ne veut pas se rendre elle-même grande, mais elle
veut rendre Dieu grand. Elle est humble : elle ne veut être rien d'autre
que la servante du Seigneur (Lc 1,38.48). Elle sait qu'elle contribue au
salut du monde, non pas en accomplissant son oeuvre, mais seulement en se
mettant pleinement à la disposition des initiatives de Dieu. Elle est une
femme d'espérance : uniquement parce qu'elle croit aux promesses de Dieu et
qu'elle attend le salut d'Israël ; l'ange peut venir chez elle et l'appeler
au service décisif de ces promesses. C'est une femme de foi : « Heureuse
celle qui a cru », lui dit Élisabeth.




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20 décembre 2008

Evangile du jour

samedi 20 décembre 2008
Férie de l'Avent : semaine avant Noël (20 déc.)

St Dominique de Silos, abbé (+ 1073)



Commentaire du jour
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Edith Stein] : « Mère de tous les vivants » (Gn 3,20)

Les lectures du jour

Lc 1,26-38.
Au sixième mois d'Elisabeth, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une
ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison
de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L'ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le
Seigneur est avec toi. »
A cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que
pouvait signifier cette salutation.
L'ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce
auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de
Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui
donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de
fin. »
Marie dit à l'ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis
vierge ? »
L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du
Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître
sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu.
Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa
vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait : 'la
femme stérile'.
Car rien n'est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour
moi selon ta parole. » Alors l'ange la quitta.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Edith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, co-patronne de l'Europe
Les Noces de l'Agneau (trad. Source cachée, p. 261)

« Mère de tous les vivants » (Gn 3,20)

      « J'ai vu descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la cité sainte, la
Jérusalem nouvelle, toute prête, comme une fiancée parée pour son époux »
(Ap 21, 2). Comme le Christ lui-même est descendu du ciel sur la terre, son
épouse, la sainte Église, a aussi son origine dans le ciel ; elle est née
de la grâce de Dieu, elle est descendue avec le Fils de Dieu lui-même et
lui est indissolublement unie. Elle est construite de pierres vivantes (1P
2,5) ; et sa pierre de fondation (Ep 2,20) a été posée quand le Verbe de
Dieu a assumé la nature humaine dans le sein de la Vierge. En cet
instant-là s'est noué entre l'âme de l'enfant divin et l'âme de sa mère
virginale le lien de l'union la plus intime, que nous appelons nuptiale.

      Cachée du monde entier, la Jérusalem céleste était descendue sur la
terre. De cette première union nuptiale devaient naître toutes les pierres
qui s'ajouteraient à la puissante construction, toutes les âmes que la
grâce éveillerait à la vie. La mère épouse devait ainsi devenir la mère de
tous les rachetés.




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17 janvier 2008

Evangile du jour

jeudi 17 janvier 2008
Le jeudi de la 1re semaine du temps ordinaire

Sainte Roseline (+ 1329), Saint Antoine (+ 356)



Commentaire du jour
Jean Paul II : « Jésus étendit la main et le toucha »

Les lectures du jour

Mc 1,40-45.
Un lépreux vient trouver Jésus ; il tombe à ses genoux et le supplie : « Si
tu le veux, tu peux me purifier. »
Pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit
: « Je le veux, sois purifié. »
A l'instant même, sa lèpre le quitta et il fut purifié.
Aussitôt Jésus le renvoya avec cet avertissement sévère :
« Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne
pour ta purification ce que Moïse prescrit dans la Loi : ta guérison sera
pour les gens un témoignage. »
Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de
sorte qu'il n'était plus possible à Jésus d'entrer ouvertement dans une
ville. Il était obligé d'éviter les lieux habités, mais de partout on
venait à lui.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Jean Paul II
Homélie prononcée devant des jeunes

« Jésus étendit la main et le toucha »

Le geste affectueux de Jésus qui s'approche des lépreux, les
réconfortant et les guérissant, a son expression pleine et mystérieuse dans
la Passion. Supplicié et défiguré par la sueur de sang, par la
flagellation, par le couronnement d'épines, par la crucifixion, abandonné
par la population oublieuse de ses bienfaits, dans sa Passion Jésus
s'identifie avec les lépreux ; il devient leur image et leur symbole, comme
le prophète Isaïe en avait eu l'intuition en contemplant le mystère du
Serviteur du Seigneur : « Il n'avait ni beauté ni éclat, il était méprisé,
abandonné des hommes, semblable à quelqu'un devant qui on cache son
visage... Et nous, nous pensions qu'il était châtié, frappé par Dieu et
humilié » (Is 53,2-4). Mais c'est précisément des plaies du corps
supplicié de Jésus et de la puissance de sa résurrection que jaillissent la
vie et l'espérance pour tous les hommes frappés du mal et des infirmités.
L'Eglise a toujours été fidèle à sa mission d'annoncer la parole du
Christ, unie au geste concret de miséricorde solidaire à l'égard des plus
humbles, des derniers. Au cours des siècles, il y a eu un crescendo de
dévouement bouleversant et extraordinaire en faveur de ceux qui étaient
frappés par les maladies humainement les plus répugnantes. L'histoire met
nettement en lumière le fait que les chrétiens ont été les premiers à se
préoccuper du problème des lépreux. L'exemple du Christ avait fait école ;
il a été fécond en gestes de solidarité, de dévouement, de générosité et de
charité désintéressée.




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* Féconde Mère du Rédempteur, vous qui êtes la Porte du ciel sans cesse
ouverte et l'Etoile de la mer, secourez ce peuple qui tombe, mais qui
désire se relever. Au grand étonnement de la nature, vous avez donné
naissance à votre divin Auteur. Vierge dans la conception, Vierge après
l'enfantement, vous à qui Gabriel adresse le salut, daignez prendre pitié
des pauvres pécheurs.

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16 janvier 2008

Evangile du jour

mercredi 16 janvier 2008
Le mercredi de la 1re semaine du temps ordinaire

Saint Marcel (+310), Saint Honorat (+ 429), Bienheureuse Stéphanie Quinzani (+1530)



Commentaire du jour
Saint Augustin : « Dans un endroit désert, il priait »

Les lectures du jour

Mc 1,29-39.
En quittant la synagogue, Jésus, accompagné de Jacques et de Jean, alla
chez Simon et André.
Or, la belle-mère de Simon était au lit avec de la fièvre. Sans plus
attendre, on parle à Jésus de la malade.
Jésus s'approcha d'elle, la prit par la main, et il la fit lever. La fièvre
la quitta, et elle les servait.
Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous les malades,
et ceux qui étaient possédés par des esprits mauvais.
La ville entière se pressait à la porte.
Il guérit toutes sortes de malades, il chassa beaucoup d'esprits mauvais et
il les empêchait de parler, parce qu'ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un
endroit désert, et là il priait.
Simon et ses compagnons se mirent à sa recherche.
Quand ils l'ont trouvé, ils lui disent : « Tout le monde te cherche. »
Mais Jésus leur répond : « Partons ailleurs, dans les villages voisins,
afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle ; car c'est pour cela que
je suis sorti. »
Il parcourut donc toute la Galilée, proclamant la Bonne Nouvelle dans leurs
synagogues, et chassant les esprits mauvais.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Discours sur le psaume 85, CCL 30, 1176

« Dans un endroit désert, il priait »

Dieu n'aurait pas pu faire aux hommes un plus grand don que son
Verbe, sa Parole, par qui il a créé toutes choses. Il l'a fait leur chef,
c'est-à-dire leur tête, et d'eux il fait ses membres (Ep 5,23.30), pour que
lui il soit à la fois Fils de Dieu et Fils de l'homme : un seul Dieu avec
le Père, un seul homme avec les hommes. Il nous a fait ce don pour qu'en
parlant à Dieu dans la prière nous ne séparions pas de lui son Fils, et
pour qu'en priant, le corps du Fils ne se sépare pas de son chef -- pour
que ce soit l'unique sauveur de son corps, notre Seigneur Jésus Christ,
Fils de Dieu, qui en même temps prie pour nous, prie en nous et est prié
par nous. Il prie pour nous comme notre prêtre, il prie en nous comme
notre chef, la tête du corps, il est prié par nous comme notre Dieu.
Reconnaissons donc nos paroles en lui et ses paroles en nous... Il n'a pas
hésité à s'unir à nous. Toute la création lui est assujettie parce que
toute la création a été faite par lui : « Au commencement était le Verbe,
la Parole de Dieu, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était
Dieu. Par lui, tout s'est fait et rien de ce qui s'est fait ne s'est fait
sans lui » (Jn 1,1s)... Mais par la suite, si dans les Ecritures nous
entendons la voix du même Christ gémissant, priant, confessant, n'hésitons
pas à lui attribuer ces paroles. Que nous contemplions celui « qui était
dans la condition de Dieu » prendre « la condition de serviteur, se faire
semblable aux hommes et s'abaisser, en devenant obéissant jusqu'à mourir »
(Ph 2,6s). Que nous l'entendions, suspendu sur la croix, faire sienne la
prière d'un psaume... Nous prions le Christ donc dans sa condition de Dieu,
et lui il prie dans sa condition de serviteur ; d'un côté, le Créateur, de
l'autre, un homme uni à la création, formant un seul homme avec nous -- la
tête et le corps. Nous le prions donc, et nous prions par lui et en lui.




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désire se relever. Au grand étonnement de la nature, vous avez donné
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l'enfantement, vous à qui Gabriel adresse le salut, daignez prendre pitié
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