mercredi 09 janvier 2008
Mercredi du temps de Noël après l'Epiphanie
Saint Julien et Sainte Basilisse (+ 309), Bse Alix Leclerc (1576-1622)
Commentaire du jour
Cardinal Joseph Ratzinger [Pape Benoît XVI] : « Voyant qu'ils se débattaient avec les rames
, il vient à eux vers la fin de la nuit »
Les lectures du jour
Mc 6,45-52.
Aussitôt après avoir nourri la foule, Jésus obligea ses disciples à monter
dans la barque et à le précéder sur l'autre rive, vers Bethsaïde, pendant
que lui-même renvoyait la foule.
Quand il les eut congédiés, il s'en alla sur la montagne pour prier.
Le soir venu, la barque était au milieu de la mer et lui, tout seul, à
terre.
Voyant qu'ils se débattaient avec les rames, car le vent leur était
contraire, il vient à eux vers la fin de la nuit en marchant sur la mer, et
il allait les dépasser.
En le voyant marcher sur la mer, les disciples crurent que c'était un
fantôme et ils se mirent à pousser des cris,
car tous l'avaient vu et ils étaient bouleversés. Mais aussitôt Jésus leur
parla : « Confiance ! c'est moi ; n'ayez pas peur ! »
Il monta ensuite avec eux dans la barque et le vent tomba ; et en eux-mêmes
ils étaient complètement bouleversés de stupeur,
car ils n'avaient pas compris la signification du miracle des pains : leur
coeur était aveuglé.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Cardinal Joseph Ratzinger [Pape Benoît XVI]
Der Gott Jesu Christi (trad. Le Dieu de Jésus Christ, Fayard 1977, p.82)
« Voyant qu'ils se débattaient avec les rames
, il vient à eux vers la fin de la nuit »
Les apôtres traversent le lac. Jésus seul est à terre, tandis qu'ils
s'épuisent à ramer sans pouvoir avancer, car le vent est contraire. Jésus
prie et dans sa prière il les voit s'efforcer à avancer. Il vient donc à
leur rencontre. Il est clair que ce texte est rempli de symboles
ecclésiologiques : les apôtres sur la mer et contre le vent, et le Seigneur
auprès du Père. Mais ce qui est déterminant c'est que dans sa prière,
lorsqu'il est « auprès du Père », il n'est pas absent ; bien au contraire,
en priant il les voit. Quand Jésus est auprès du Père, il est présent à
l'Eglise. Le problème de l'avènement final du Christ est ici approfondi et
transformé de manière trinitaire : Jésus voit l'Eglise dans le Père et, par
la puissance du Père et par la force de son dialogue avec lui, il est
présent auprès d'elle. C'est justement ce dialogue avec le Père lorsqu'il «
est sur la montagne » qui le rend présent, et inversement. L'Eglise est
pour ainsi dire objet de l'entretien entre le Père et le Fils, donc
elle-même ancrée dans la vie trinitaire.
Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org
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* Féconde Mère du Rédempteur, vous qui êtes la Porte du ciel sans cesse
ouverte et l'Etoile de la mer, secourez ce peuple qui tombe, mais qui
désire se relever. Au grand étonnement de la nature, vous avez donné
naissance à votre divin Auteur. Vierge dans la conception, Vierge après
l'enfantement, vous à qui Gabriel adresse le salut, daignez prendre pitié
des pauvres pécheurs.
* Le financement du fonctionnement et du développement dans de nouvelles
langues de l'Evangile au Quotidien n'est assuré que par votre soutien
généreux. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse
ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
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L'Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH - 67000 STRASBOURG - FRANCE
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09 janvier 2008
Evangile du jour
Evangile du jour
mercredi 09 janvier 2008
Mercredi du temps de Noël après l'Epiphanie
Saint Julien et Sainte Basilisse (+ 309), Bse Alix Leclerc (1576-1622)
Commentaire du jour
Cardinal Joseph Ratzinger [Pape Benoît XVI] : « Voyant qu'ils se débattaient avec les rames
, il vient à eux vers la fin de la nuit »
Les lectures du jour
Mc 6,45-52.
Aussitôt après avoir nourri la foule, Jésus obligea ses disciples à monter
dans la barque et à le précéder sur l'autre rive, vers Bethsaïde, pendant
que lui-même renvoyait la foule.
Quand il les eut congédiés, il s'en alla sur la montagne pour prier.
Le soir venu, la barque était au milieu de la mer et lui, tout seul, à
terre.
Voyant qu'ils se débattaient avec les rames, car le vent leur était
contraire, il vient à eux vers la fin de la nuit en marchant sur la mer, et
il allait les dépasser.
En le voyant marcher sur la mer, les disciples crurent que c'était un
fantôme et ils se mirent à pousser des cris,
car tous l'avaient vu et ils étaient bouleversés. Mais aussitôt Jésus leur
parla : « Confiance ! c'est moi ; n'ayez pas peur ! »
Il monta ensuite avec eux dans la barque et le vent tomba ; et en eux-mêmes
ils étaient complètement bouleversés de stupeur,
car ils n'avaient pas compris la signification du miracle des pains : leur
coeur était aveuglé.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Cardinal Joseph Ratzinger [Pape Benoît XVI]
Der Gott Jesu Christi (trad. Le Dieu de Jésus Christ, Fayard 1977, p.82)
« Voyant qu'ils se débattaient avec les rames
, il vient à eux vers la fin de la nuit »
Les apôtres traversent le lac. Jésus seul est à terre, tandis qu'ils
s'épuisent à ramer sans pouvoir avancer, car le vent est contraire. Jésus
prie et dans sa prière il les voit s'efforcer à avancer. Il vient donc à
leur rencontre. Il est clair que ce texte est rempli de symboles
ecclésiologiques : les apôtres sur la mer et contre le vent, et le Seigneur
auprès du Père. Mais ce qui est déterminant c'est que dans sa prière,
lorsqu'il est « auprès du Père », il n'est pas absent ; bien au contraire,
en priant il les voit. Quand Jésus est auprès du Père, il est présent à
l'Eglise. Le problème de l'avènement final du Christ est ici approfondi et
transformé de manière trinitaire : Jésus voit l'Eglise dans le Père et, par
la puissance du Père et par la force de son dialogue avec lui, il est
présent auprès d'elle. C'est justement ce dialogue avec le Père lorsqu'il «
est sur la montagne » qui le rend présent, et inversement. L'Eglise est
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Mc 6,45-52.
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dans la barque et à le précéder sur l'autre rive, vers Bethsaïde, pendant
que lui-même renvoyait la foule.
Quand il les eut congédiés, il s'en alla sur la montagne pour prier.
Le soir venu, la barque était au milieu de la mer et lui, tout seul, à
terre.
Voyant qu'ils se débattaient avec les rames, car le vent leur était
contraire, il vient à eux vers la fin de la nuit en marchant sur la mer, et
il allait les dépasser.
En le voyant marcher sur la mer, les disciples crurent que c'était un
fantôme et ils se mirent à pousser des cris,
car tous l'avaient vu et ils étaient bouleversés. Mais aussitôt Jésus leur
parla : « Confiance ! c'est moi ; n'ayez pas peur ! »
Il monta ensuite avec eux dans la barque et le vent tomba ; et en eux-mêmes
ils étaient complètement bouleversés de stupeur,
car ils n'avaient pas compris la signification du miracle des pains : leur
coeur était aveuglé.
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Commentaire du jour
Cardinal Joseph Ratzinger [Pape Benoît XVI]
Der Gott Jesu Christi (trad. Le Dieu de Jésus Christ, Fayard 1977, p.82)
« Voyant qu'ils se débattaient avec les rames
, il vient à eux vers la fin de la nuit »
Les apôtres traversent le lac. Jésus seul est à terre, tandis qu'ils
s'épuisent à ramer sans pouvoir avancer, car le vent est contraire. Jésus
prie et dans sa prière il les voit s'efforcer à avancer. Il vient donc à
leur rencontre. Il est clair que ce texte est rempli de symboles
ecclésiologiques : les apôtres sur la mer et contre le vent, et le Seigneur
auprès du Père. Mais ce qui est déterminant c'est que dans sa prière,
lorsqu'il est « auprès du Père », il n'est pas absent ; bien au contraire,
en priant il les voit. Quand Jésus est auprès du Père, il est présent à
l'Eglise. Le problème de l'avènement final du Christ est ici approfondi et
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08 janvier 2008
Evangile du jour
mardi 08 janvier 2008
Mardi du temps de Noël après l'Epiphanie
Saint Apollinaire (+ 180), Saint Lucien (mort en 312)
Commentaire du jour
Sainte Catherine de Sienne : « Il rompit les pains ... partagea aussi les deux poissons entre tous. Et tous furent rassasiés »
Les lectures du jour
Mc 6,34-44.
Jésus, voyant une grande foule de gens sur le bord du lac, fut saisi de
pitié envers eux, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger. Alors,
il se mit à les instruire longuement.
Déjà l'heure était avancée ; ses disciples s'étaient approchés et lui
disaient : « L'endroit est désert et il est déjà tard.
Renvoie-les, qu'ils aillent dans les fermes et les villages des environs
s'acheter de quoi manger. » Il leur répondit :
« Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répliquent : « Allons-nous
dépenser le salaire de deux cents journées pour acheter du pain et leur
donner à manger ? »
Jésus leur demande : « Combien avez-vous de pains ? Allez voir. » S'étant
informés, ils lui disent : « Cinq, et deux poissons. »
Il leur ordonna de les faire tous asseoir par groupes sur l'herbe verte.
Ils s'assirent en rond par groupes de cent et de cinquante.
Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au
ciel, il prononça la bénédiction, rompit les pains, et il les donnait aux
disciples pour qu'ils les distribuent. Il partagea aussi les deux poissons
entre eux tous.
Tous mangèrent à leur faim.
Et l'on ramassa douze paniers pleins de morceaux de pain et de poisson.
Ceux qui avaient mangé les pains étaient au nombre de cinq mille hommes.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), tertiaire dominicaine, docteur de l'Église, co-patronne de l'Europe
Le Dialogue (trad. Hurtaud, 1931, t.2, p. 4-5)
« Il rompit les pains ... partagea aussi les deux poissons entre tous. Et tous furent rassasiés »
[Jésus disait à sainte Catherine :] « C'est toute l'Essence divine
que vous recevez en ce très doux sacrement, sous cette blancheur du pain.
Comme le soleil est indivisible, ainsi Dieu se trouve tout entier et
l'homme tout entier dans la blancheur de l'hostie. Diviserait-on l'hostie
en mille et mille miettes s'il était possible, en chacune je suis encore,
Dieu tout entier, homme tout entier, comme je t'ai dit ...
Supposons qu'il y ait plusieurs personnes à venir chercher de la
lumière avec des cierges. L'une apporte un cierge d'une once, l'autre de
deux onces, un troisième de trois onces, celle-ci d'une livre, celle-là, de
plus encore. Toutes s'approchent de la lumière et chacune allume son
cierge. Dans chaque cierge allumé, quel que soit son volume, l'on voit
désormais la lumière tout entière, sa couleur, sa chaleur et son éclat...
Ainsi advient-il à ceux qui s'approchent de ce sacrement. Chacun apporte
son cierge, c'est-à-dire le saint désir avec lequel il reçoit et prend ce
sacrement. Le cierge est éteint, et il s'allume lorsqu'on reçoit ce
sacrement. Je dis qu'il est éteint parce que par vous-mêmes vous n'êtes
rien. Je vous ai donné, il est vrai, la matière avec laquelle vous pouvez
recevoir et conserver en vous cette lumière. Cette matière, c'est l'amour,
parce que je vous ai créés par amour ; c'est pourquoi vous ne pouvez pas
vivre sans amour. »
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07 janvier 2008
Evangile du jour
lundi 07 janvier 2008
Lundi du temps de Noël après l'Epiphanie
Saint Raymond de Peñafort (+ 1275), Lucien d'Antioche (+ 312)
Commentaire du jour
Odes de Salomon : « Sur ceux qui habitaient dans le pays de l'ombre et de la mort, une lumière s'est levée »
Les lectures du jour
Mt 4,12-17.23-25.
Quand Jésus apprit l'arrestation de Jean Baptiste, il se retira en Galilée.
Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord du
lac, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali.
Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Isaïe :
Pays de Zabulon et pays de Nephtali,route de la mer et pays au-delà du
Jourdain,Galilée, toi le carrefour des païens :
le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière.
Sur ceux qui habitaient dans le pays de l'ombre et de la mort, une lumière
s'est levée.
A partir de ce moment, Jésus se mit à proclamer : « Convertissez-vous, car
le Royaume des cieux est tout proche. »
Jésus, parcourant toute la Galilée, enseignait dans leurs synagogues,
proclamait la Bonne Nouvelle du Royaume, guérissait toute maladie et toute
infirmité dans le peuple.
Sa renommée se répandit dans toute la Syrie et on lui amena tous ceux qui
souffraient, atteints de maladies et de tourments de toutes sortes :
possédés, épileptiques, paralysés ; et il les guérit.
De grandes foules le suivirent, venues de la Galilée, de la Décapole, de
Jérusalem, de la Judée, et de la Transjordanie.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Odes de Salomon (texte chrétien hébraïque du début du 2e siècle)
N° 15 (trad. DDB 1981, p.35)
« Sur ceux qui habitaient dans le pays de l'ombre et de la mort, une lumière s'est levée »
Comme le soleil est la joie de ceux qui recherchent son jour,ainsi ma joie
c'est le Seigneur,car il est mon soleil.Ses rayons m'ont redressé,sa
lumière a dissipé toute ténèbre de mon visage.Grâce à lui j'ai acquis des
yeux,et j'ai vu son jour saint ;j'ai eu des oreilleset j'ai entendu sa
vérité ;j'ai eu la pensée de la scienceet par son moyen je me suis
réjoui.J'ai abandonné la route de l'erreur,je suis allé vers lui,et j'en ai
reçu généreusement le salut.Il m'a donné, selon sa bienveillance,et sa
beauté m'a façonné.En son nom, j'ai revêtu l'incorruptibilité,j'ai
abandonné la corruption par sa grâce.La mortalité a disparu de devant mon
visage,le séjour des morts a été anéanti par ma parole,une vie immortelle
est montée en la terre du Seigneur.Elle a été révélée à ses croyantset
accordée sans réserveà tous ceux qui se confient en lui.Alléluia !
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06 janvier 2008
Evangile du jour
dimanche 06 janvier 2008
Solennité de l'Epiphanie du Seigneur
Epiphanie du Seigneur (solennité)
St Mélaine de Rennes, évêque (v. 355)
Commentaire du jour
Saint Bernard : « Tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui »
Les lectures du jour
Mt 2,1-12.
Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or,
voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem
et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons
vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »
En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem
avec lui.
Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour
leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent :
« A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète :
Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les
chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger
d'Israël mon peuple. »
Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle
date l'étoile était apparue ;
puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner
avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi
pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »
Sur ces paroles du roi, ils partirent.Et voilà que l'étoile qu'ils avaient
vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se
trouvait l'enfant.
Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie.
En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et,
tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs
coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la
myrrhe.
Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils
regagnèrent leur pays par un autre chemin.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
1er sermon pour l'Epiphanie (trad. Brésard, 2000 ans C, p. 44 rev.)
« Tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui »
Le dessein de Dieu n'a pas été seulement de descendre sur terre, mais
d'y être connu ; non seulement de naître, mais de se faire connaître. De
fait, c'est en vue de cette connaissance que nous avons cette célébration
de l'Epiphanie, ce grand jour de sa manifestation. Aujourd'hui, en effet,
les mages sont venus d'Orient à la recherche du Soleil de Justice à son
lever (Ml 3,20), lui de qui nous lisons : « Voici un homme, Orient est son
nom » (Za 6,12). Aujourd'hui ils ont adoré l'enfantement nouveau de la
Vierge, suivant la direction tracée par une nouvelle étoile. Ne
trouvons-nous pas là, frères, un grand motif de joie, comme aussi dans
cette parole de l'apôtre Paul : « La bonté de Dieu notre Sauveur et son
amour pour les hommes nous sont apparus » (Tt 3,4)
Que faites-vous, mages, que faites-vous ? Vous adorez un enfant à la
mamelle, dans une chaumière vulgaire, dans des langes misérables ? Celui-ci
serait-il donc Dieu ? Mais « Dieu réside dans son temple saint, le Seigneur
a son trône dans les cieux » (Ps 10,4), et vous, vous le cherchez dans une
vulgaire étable, sur le sein d'une mère ? Que faites-vous ? Pourquoi
offrez-vous cet or ? Celui-ci serait-il donc roi ? Mais où est sa cour
royale, où est son trône, où est la foule de ses courtisans ? Une étable
est-elle un palais, une crèche un trône, Marie et Joseph les membres de sa
cour ? Comment des hommes sages sont-ils devenus fous au point d'adorer un
petit enfant, méprisable tant par son âge que par la pauvreté des siens ?
Fous, ils le sont devenus, oui, pour devenir sages ; l'Esprit Saint
leur a enseigné d'avance ce que plus tard l'apôtre Paul a proclamé : «
Celui qui veut être sage, qu'il se fasse fou pour être sage. Car puisque le
monde, avec toute sa sagesse, n'a pas pu reconnaître Dieu dans sa Sagesse,
il a plu à Dieu de sauver les croyants par cette folie qu'est la
proclamation de l'Evangile » (1Co 1,21)
Ils se prosternent donc devant ce
pauvre enfant, lui rendent hommage comme à un roi, l'adorent comme un Dieu.
Celui qui les a guidés au dehors par une étoile a répandu sa lumière au
secret de leur coeur.
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05 janvier 2008
Evangile du jour
samedi 05 janvier 2008
Férie du temps de Noël (5 janv.)
Saint Edouard (+ 1066), Sainte Emilienne et Sainte Tarsille (6ème s.), Saint Siméon Stylite l'Ancien (+ 459)
Commentaire du jour
Saint Augustin : « Quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu »
Les lectures du jour
Jn 1,43-51.
Jésus avait rencontré ses premiers disciples; le lendemain, il décida de
partir pour la Galilée. Il rencontre Philippe, et lui dit : « Suis-moi. »
(Philippe était de Bethsaïde, comme André et Pierre.)
Philippe rencontre Nathanaël et lui dit : « Celui dont parlent la loi de
Moïse et les Prophètes, nous l'avons trouvé : c'est Jésus fils de Joseph,
de Nazareth. »
Nathanaël répliqua : « De Nazareth ! Peut-il sortir de là quelque chose de
bon ? » Philippe répond : « Viens, et tu verras. »
Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare : « Voici un véritable
fils d'Israël, un homme qui ne sait pas mentir. »
Nathanaël lui demande : « Comment me connais-tu ? » Jésus lui répond : «
Avant que Philippe te parle, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu. »
Nathanaël lui dit : « Rabbi, c'est toi le Fils de Dieu ! C'est toi le roi
d'Israël ! »
Jésus reprend : « Je te dis que je t'ai vu sous le figuier, et c'est pour
cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. »
Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez les cieux
ouverts, avec les anges de Dieu qui montent et descendent au-dessus du Fils
de l'homme. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermons sur St Jean, n° 7
« Quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu »
Nathanaël était assis sous un figuier, comme à l'ombre de la mort. Et
c'est là où le Seigneur l'a vu, lui dont il est dit : « La lumière s'est
levée sur ceux qui étaient assis à l'ombre de la mort » (Is 9,2). Qu'a-t-il
donc dit à Nathanaël ? Tu me demandes comment je t'ai connu ? Tu me parles
en ce moment, parce que tu as été appelé par Philippe. Mais avant que son
apôtre l'appelle, Jésus avait déjà vu qu'il faisait partie de son Eglise.
Toi, Eglise chrétienne, véritable fils d'Israël..., toi aussi tu connais
maintenant Jésus Christ par les apôtres, comme Nathanaël a connu Jésus
Christ par Philippe. Mais sa miséricorde t'a découvert avant que tu aies pu
le connaître, lorsque tu étais étendu, accablé sous le poids de tes péchés.
Est-ce nous, en effet, qui avons cherché Jésus Christ les premiers ?
N'est-ce pas lui au contraire qui nous a cherchés le premier ? Est-ce nous,
pauvres malades, qui sommes venus au-devant du médecin ? N'est-ce pas
plutôt le médecin qui est venu trouver les malades ? Est-ce que la brebis
ne s'était pas égarée avant que le pasteur, laissant les
quatre-vingt-dix-neuf autres, se soit mis à sa recherche, l'ait trouvée et
rapportée plein de joie sur ses épaules ? (Lc 15,4). La pièce d'argent
n'était-elle pas perdue avant que la femme allume une lampe et la cherche
dans toute sa maison jusqu'à ce qu'elle l'ait trouvée ? (Lc 15,8)
Notre
pasteur a retrouvé sa brebis, mais il a commencé par la chercher ; comme
cette femme, il a retrouvé sa pièce d'argent, mais seulement après l'avoir
cherchée. Nous avons donc été cherchés, et c'est seulement après avoir été
trouvés que nous pouvons parler ; loin de nous donc tout sentiment
d'orgueil. Nous étions perdus sans retour, si Dieu ne nous avait pas
cherchés pour nous retrouver.
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l'enfantement, vous à qui Gabriel adresse le salut, daignez prendre pitié
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04 janvier 2008
Evangile du jour
vendredi 04 janvier 2008
Férie du temps de Noël (4 janv.)
Sainte Angèle de Foligno (+ 1309), Saint Odilon de Cluny (962-1048)
Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome : « Jésus posa son regard sur lui et dit : ' Tu t'appelleras Képha ' (ce qui veut dire : Pierre) »
Les lectures du jour
Jn 1,35-42.
Le lendemain, Jean Baptiste se trouvait de nouveau avec deux de ses
disciples.
Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l'Agneau
de Dieu. »
Les deux disciples entendirent cette parole, et ils suivirent Jésus.
Celui-ci se retourna, vit qu'ils le suivaient, et leur dit : « Que
cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi (c'est-à-dire : Maître), où
demeures-tu ? »
Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils l'accompagnèrent, ils virent
où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C'était vers
quatre heures du soir.
André, le frère de Simon-Pierre, était l'un des deux disciples qui avaient
entendu Jean Baptiste et qui avaient suivi Jésus.
Il trouve d'abord son frère Simon et lui dit : « Nous avons trouvé le
Messie (autrement dit : le Christ).
André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu
es Simon, fils de Jean ; tu t'appelleras Képha » (ce qui veut dire :
pierre).
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome (vers 345-407), évêque d'Antioche puis de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies sur St Jean, n° 19
« Jésus posa son regard sur lui et dit : ' Tu t'appelleras Képha ' (ce qui veut dire : Pierre) »
« Tu es Simon, fils de Jean ; tu t'appelleras désormais Céphas,
c'est-à-dire Pierre »
Voilà le nom que le Christ donne à Simon. Quant à
Jacques et son frère, il les appellera « Fils du tonnerre » (Mc 3,17).
Pourquoi ces changements de nom ? Pour montrer que lui, Jésus, est le même
que celui qui avait établi l'ancienne alliance, qui avait déjà changé le
nom d'Abram en Abraham, celui de Saraï en Sara, et celui de Jacob en Israël
(Gn 17,5s;32,29). Il avait aussi donné leur nom à plusieurs personnes au
moment de leur naissance : Isaac, Samson, les enfants d'Isaïe et d'Osée
Aujourd'hui, nous avons un nom bien supérieur à tous les autres ;
c'est le nom de « chrétien » -- le nom qui fait de nous enfants de Dieu,
amis de Dieu, un même corps avec lui. Y a-t-il un autre nom qui pourrait
plus nous rendre ardents dans les vertus, nous remplir de zèle, nous
pousser à faire le bien ? Gardons-nous bien de faire quoi que ce soit
d'indigne de ce nom si grand et si beau, lié au nom de Jésus Christ
lui-même. Ceux qui portent le nom d'un grand chef militaire ou d'un
personnage illustre se considèrent honorés et font tout pour en rester
dignes. Combien plus, nous qui tirons notre nom non d'un général ou d'un
prince de cette terre, ni même d'un ange, mais du roi des anges, combien
plus devons-nous être prêts à tout perdre, même notre vie, pour l'honneur
de ce saint nom ?
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ouverte et l'Etoile de la mer, secourez ce peuple qui tombe, mais qui
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03 janvier 2008
Evangile du jour
jeudi 03 janvier 2008
Férie du temps de Noël (3 janv.)
Sainte Geneviève (422-512), Le Saint Nom de Jésus
Commentaire du jour
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Edith Stein] : « L'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde »
Les lectures du jour
Jn 1,29-34.
Le lendemain, comme Jean Baptiste voyait Jésus venir vers lui, il dit : «
Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ;
c'est de lui que j'ai dit : Derrière moi vient un homme qui a sa place
devant moi, car avant moi il était.
Je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l'eau, c'est
pour qu'il soit manifesté au peuple d'Israël. »
Alors Jean rendit ce témoignage : « J'ai vu l'Esprit descendre du ciel
comme une colombe et demeurer sur lui.
Je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau m'a
dit : 'L'homme sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c'est
celui-là qui baptise dans l'Esprit Saint.'
Oui, j'ai vu, et je rends ce témoignage : c'est lui le Fils de Dieu. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Edith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, co-patronne de l'Europe
Les Noces de l'Agneau, 14/9/1940 (trad. Source cachée, Cerf 1999, p. 260)
« L'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde »
Dans l'Apocalypse, l'apôtre Jean écrit : « Voici ce que j'ai vu : en
face du trône
il y avait un Agneau, il se tenait debout et il était comme
immolé » (Ap 5,6). Tandis qu'il contemplait cette vision, un souvenir
demeurait encore bien vivant en lui : celui du jour inoubliable où, au bord
du Jourdain, Jean le Baptiste avait désigné Jésus comme « l'Agneau de Dieu
qui enlève le péché du monde »
Mais pourquoi le Seigneur lui-même
avait-il choisi l'agneau pour être son symbole par excellence ? Pourquoi se
montrait-il encore sous cette apparence sur le trône éternel de la gloire ?
Parce qu'il était innocent comme un agneau et humble comme un agneau, et
parce qu'il était venu pour « se laisser mener à l'abattoir comme un agneau
» (Is 53,7). Cela aussi l'apôtre Jean l'avait contemplé, quand le Seigneur
s'était laissé lier les mains au jardin des Oliviers et s'était laissé
clouer sur la croix au Golgotha. Là, au Golgotha, le vrai sacrifice de la
réconciliation avait été accompli. Les anciens sacrifices en avaient perdu
leur force et, comme l'ancien sacerdoce, ils ont cessé bientôt lorsque le
Temple a été détruit. Tout cela Jean l'avait vécu. C'est pourquoi il ne
s'est pas étonné de voir l'Agneau sur le trône
Comme l'Agneau devait
être tué pour être élevé sur le trône de la gloire, ainsi pour tous ceux
qui sont choisis pour « le repas de noce de l'Agneau » (Ap 19,9) le chemin
vers la gloire passe par la souffrance et par la croix. Ceux qui veulent
s'unir à l'Agneau doivent se laisser fixer avec lui à la croix. Tous ceux
qui sont marqués du sang de l'Agneau (cf Ex 12,7) y sont appelés, et ce
sont tous les baptisés. Mais tous ne comprennent pas l'appel et tous ne le
suivent pas.
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02 janvier 2008
Evangile du jour
mercredi 02 janvier 2008
Férie du temps de Noël (2 janv.)
Saint Basile le Grand (+ 379), Saint Grégoire de Nazianze (+ 389), Saint Macaire (394)
Commentaire du jour
Bienheureux Guerric d'Igny : « Une voix qui crie dans le désert »
Les lectures du jour
Jn 1,19-28.
Voici quel fut le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de
Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? »
Il le reconnut ouvertement, il déclara : « Je ne suis pas le Messie. »
Ils lui demandèrent : « Qui es-tu donc ? Es-tu le prophète Élie ? » Il
répondit : « Non. Alors es-tu le grand Prophète ? » Il répondit : « Ce
n'est pas moi. »
Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse
à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? »
Il répondit : « Je suis la voix qui crie à travers le désert : Aplanissez
le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. »
Or, certains des envoyés étaient des pharisiens.
Ils lui posèrent encore cette question : « Si tu n'es ni le Messie, ni
Élie, ni le grand Prophète, pourquoi baptises-tu ? »
Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l'eau. Mais au milieu de vous
se tient celui que vous ne connaissez pas :
c'est lui qui vient derrière moi, et je ne suis même pas digne de défaire
la courroie de sa sandale. »
Tout cela s'est passé à Béthanie-de-Transjordanie, à l'endroit où Jean
baptisait.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Bienheureux Guerric d'Igny (v.1080-1157), abbé cistercien
4e sermon pour l'Avent (trad. SC 166, p. 134)
« Une voix qui crie dans le désert »
« Au désert, une voix crie : préparez la route au Seigneur ! »
Frères, il nous faut avant tout réfléchir sur la grâce de la solitude, sur
la béatitude du désert qui, dès le début de l'ère du salut, a mérité d'être
consacré au repos des saints. Certes, le désert a été sanctifié pour nous
par la voix de Jean, celui qui criait dans le désert, qui y prêchait et y
donnait le baptême de pénitence. Avant lui déjà les plus grands prophètes
avaient toujours eu la solitude pour amie, en tant qu'auxiliaire de
l'Esprit. Toutefois, une grâce de sanctification incomparablement plus
excellente s'est attachée à ce lieu quand Jésus y a succédé à Jean. A son
tour, avant de prêcher aux pénitents, Jésus a estimé devoir préparer un
lieu pour les y recevoir ; il est allé au désert pendant quarante jours
pour consacrer une vie nouvelle en ce lieu renouvelé... et cela, moins pour
lui-même que pour ceux qui habiteront après lui au désert.
Si donc, tu t'es fixé au désert, restes-y et attends là celui qui te
sauvera de la faiblesse de ton esprit et de la tempête... Plus
merveilleusement que la multitude qui l'y a suivi (Lc 4,42) le Seigneur t'y
rassasiera, toi qui l'as suivi... Au moment où tu croiras qu'il t'a depuis
longtemps abandonné, c'est alors que lui, n'oubliant pas sa bonté, viendra
te consoler et te dira : « Je me suis souvenu de toi, ému de pitié pour ta
jeunesse et ton premier amour, quand tu m'as suivi au désert » (Jr 2,2) Le
Seigneur fera de ton désert un paradis de délices ; et toi, tu proclameras
(comme le prophète) que la gloire du Liban lui a été donnée, la beauté du
Carmel et de Saron (Is 35,2)... Alors de ton âme rassasiée jaillira l'hymne
de ta louange : « Que le Seigneur soit glorifié de ses merveilles envers
les fils des hommes! Il a rassasié l'âme avide et comblé l'âme affamée. »
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01 janvier 2008
Evangile du jour
mardi 01 janvier 2008
Solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu
Sainte Marie, St Vincent Strambi, évêque (+ 1824)
Commentaire du jour
Saint Proclus de Constantinople : « Lorsque les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son Fils ; il est né d'une femme » (Ga 4,4)
Les lectures du jour
Lc 2,16-21.
Quand les bergers arrivèrent à Bethléem, ils découvrirent Marie et Joseph,
avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.
Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de
cet enfant.
Et tout le monde s'étonnait de ce que racontaient les bergers.
Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son
coeur.
Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce
qu'ils avaient entendu et vu selon ce qui leur avait été annoncé.
Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l'enfant reçut
le nom de Jésus, le nom que l'ange lui avait donné avant sa conception.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Proclus de Constantinople (vers 390-446), évêque
Sermon n° 1 ; PG 65, 682 (trad. cf Solesmes, Lectionnaire, t. 1, p. 625)
« Lorsque les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son Fils ; il est né d'une femme » (Ga 4,4)
Que la nature tressaille de joie et qu'exulte tout le genre humain,
puisque les femmes sont elles aussi à l'honneur. Que l'humanité danse en
choeur...: « Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé » (Rm 5,20). La
sainte Mère de Dieu nous a réunis ici, la Vierge Marie, trésor très pur de
la virginité, paradis spirituel du second Adam, lieu de l'union des
natures, lieu d'échange où notre salut a été conclu, chambre nuptiale en
laquelle le Christ a épousé notre chair. Elle est ce buisson spirituel que
le feu de l'enfantement d'un Dieu n'a pas brûlé, le nuage léger qui a porté
celui qui trône sur les chérubins, la toison très pure qui a reçu la rosée
céleste
Marie, servante et mère, vierge, ciel, pont unique entre Dieu et
les hommes, métier à tisser de l'incarnation sur lequel la tunique de
l'union des natures s'est trouvée admirablement confectionnée : le Saint
Esprit en a été le tisserand. Dans sa bonté, Dieu n'a pas dédaigné
naître d'une femme, même si celui qui devait en être formé était lui-même
la vie. Mais si la mère n'était pas restée vierge, cet enfantement n'aurait
rien d'étonnant ; c'est tout simplement un homme qui serait né. Mais
puisqu'elle est demeurée vierge même après l'enfantement, comment ne
pourrait-il pas s'agir de Dieu et d'un mystère inexprimable ? Il est né
d'une manière ineffable, sans souillure, lui qui plus tard entrera sans
obstacle, toute portes closes, et devant qui Thomas s'écriera en
contemplant l'union de ses deux natures : « Mon Seigneur et mon Dieu » (Jn
20,28). Par amour pour nous, celui qui par nature est incapable de
souffrir s'est exposé à de nombreuses souffrances. Le Christ n'est pas du
tout devenu Dieu peu à peu ; absolument pas ! Mais étant Dieu, sa
miséricorde l'a poussé à devenir homme, comme la foi nous l'enseigne. Nous
ne prêchons pas un homme devenu Dieu, mais nous proclamons Dieu fait chair.
Il s'est donné pour mère sa servante, lui qui par sa nature ne connaît pas
de mère et qui s'est incarné dans le temps sans père.
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31 décembre 2007
Evangile du jour
lundi 31 décembre 2007
7e jour dans l'Octave de Noël
Saint Sylvestre (+ 335)
Commentaire du jour
Cardinal John Henry Newman : « Et le Verbe s'est fait chair »
Les lectures du jour
Jn 1,1-18.
Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu,et le Verbe était auprès
de Dieu,et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement auprès de Dieu.
Par lui, tout s'est fait,et rien de ce qui s'est fait ne s'est fait sans
lui.
En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ;
la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas arrêtée.
Il y eut un homme envoyé par Dieu.Son nom était Jean.
Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que
tous croient par lui.
Cet homme n'était pas la Lumière, mais il était là pour lui rendre
témoignage.
Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le
monde.
Il était dans le monde, lui par qui le monde s'était fait, mais le monde ne
l'a pas reconnu.
Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu.
Mais tous ceux qui l'ont reçu, ceux qui croient en son nom, il leur a donné
de pouvoir devenir enfants de Dieu.
Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d'une volonté charnelle, ni
d'une volonté d'homme : ils sont nés de Dieu.
Et le Verbe s'est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa
gloire, la gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce
et de vérité.
Jean Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « Voici celui dont j'ai
dit : Lui qui vient derrière moi, il a pris place devant moi, car avant moi
il était. »
Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce :
après la Loi communiquée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par
Jésus Christ.
Dieu, personne ne l'a jamais vu ; le Fils unique, qui est dans le sein du
Père, c'est lui qui a conduit à le connaître.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Cardinal John Henry Newman (1801-1890), prêtre, fondateur de communauté religieuse, théologien
PPS, t. 2, n° 3
« Et le Verbe s'est fait chair »
Le Verbe était dès l'origine, le Fils Unique de Dieu. Avant que les
mondes soient créés, avant même que soit le temps, il était, dans le sein
du Père éternel, Dieu de Dieu et Lumière de Lumière, suprêmement béni dans
la connaissance qu'il avait du Père et dans la connaissance que le Père
avait de lui, recevant de lui toute perfection divine mais toujours un avec
celui qui l'avait engendré. Comme il est dit au début de l'Evangile : « Au
commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe
était Dieu »
Il aurait pu en vérité, lorsque l'homme est tombé, demeurer dans la
gloire qu'il avait avec le Père. Mais cet amour insondable qui s'était
montré à l'origine de notre création, insatisfait de voir son oeuvre gâtée,
l'a fait descendre du sein de son Père pour accomplir sa volonté et réparer
le mal dont le péché était cause. Avec une indulgence admirable, il est
venu, non plus revêtu de puissance, mais de faiblesse, sous la forme d'un
serviteur, sous l'apparence de l'homme déchu qu'il avait dessein de
relever. Ainsi il s'est humilié, souffrant toutes les infirmités de notre
nature, semblable à notre chair pécheresse, pareil au pécheur à l'exception
du péché, pur de toute faute mais soumis à toute tentation, et à la fin «
obéissant jusqu'à la mort, à la mort sur la croix » (Ph 2,8)...
Ainsi le Fils de Dieu est devenu le Fils de l'homme -- mortel, mais
non pécheur ; héritier de nos infirmités, non de notre faute ; rejeton de
l'ancienne race, mais « commencement de la nouvelle création de Dieu » (cf
Ap 3,14). Marie, sa mère,
a donné une nature créée à celui qui était son
Créateur. Ainsi il est venu en ce monde, non pas sur les nuées du ciel,
mais né ici-bas, né d'une femme ; lui, fils de Marie, et elle, mère de
Dieu... Il était vraiment Dieu et homme, mais une seule personne
, un seul
Christ.
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30 décembre 2007
Evangile du jour
dimanche 30 décembre 2007
Fête de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph
La Sainte Famille
Saint Roger (12ème siècle), Sts Sabin, Exupérance, Marcel, Vénustien et comp., martyrs (+ 303)
Commentaire du jour
Jean Tauler : « Lève-toi
car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l'enfant »
Les lectures du jour
Mt 2,13-15.19-23.
Après la visite des mages à Bethléem, l'ange du Seigneur apparaît en songe
à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l'enfant et sa mère, et fuis en
Égypte. Reste là-bas jusqu'à ce que je t'avertisse, car Hérode va
rechercher l'enfant pour le faire périr. »
Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en
Égypte,
où il resta jusqu'à la mort d'Hérode. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur
avait dit par le prophète : D'Égypte, j'ai appelé mon fils.
Après la mort d'Hérode, l'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en
Égypte
et lui dit : « Lève-toi ; prends l'enfant et sa mère, et reviens au pays
d'Israël, car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l'enfant. »
Joseph se leva, prit l'enfant et sa mère, et rentra au pays d'Israël.
Mais, apprenant qu'Arkélaüs régnait sur la Judée à la place de son père
Hérode, il eut peur de s'y rendre. Averti en songe, il se retira dans la
région de Galilée
et vint habiter dans une ville appelée Nazareth. Ainsi s'accomplit ce que
le Seigneur avait dit par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Jean Tauler (vers 1300-1361), dominicain à Strasbourg
Sermon n° 2, pour la veille de l'Epiphanie (trad. Cerf 1991, p. 225)
« Lève-toi
car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l'enfant »
Quand Joseph était en exil avec l'enfant et la mère, il a appris de
l'ange, pendant son sommeil, qu'Hérode était mort ; mais, ayant entendu
dire qu'Archelaüs son fils régnait dans le pays, il n'en a pas moins
continué d'avoir grande crainte que l'enfant ne soit tué. Hérode, qui
poursuivait l'enfant et voulait le tuer, c'est le monde qui, sans aucun
doute, tue l'enfant, le monde qu'il faut nécessairement fuir si on veut
sauver l'enfant. Mais une fois qu'on a fui le monde extérieurement
,
Archelaüs se lève et règne : il y a encore tout un monde en toi, un monde
dont tu ne triompheras pas sans beaucoup d'application et le secours de
Dieu.
Car il y a trois ennemis forts et acharnés que tu as à vaincre en
toi, et c'est à peine si jamais on en triomphe. Tu seras attaqué par
l'orgueil de l'esprit : tu veux être vu, considéré, écouté
Le second
ennemi, c'est ta propre chair qui t'assaille par l'impureté corporelle et
spirituelle... Le troisième ennemi est celui qui t'attaque en t'inspirant
la méchanceté, des pensées amères, des soupçons, des jugements
malveillants, de la haine et des désirs de vengeance
Veux-tu devenir de
plus en plus cher à Dieu ? Tu dois renoncer complètement à de tels
procédés, car tout cela c'est bien Archelaüs, le méchant. Crains et prends
garde ; en vérité il veut tuer l'enfant
Joseph a été averti par l'ange et rappelé au pays d'Israël. Israël
signifie « terre de vision » ; Egypte veut dire « ténèbres »
C'est dans le
sommeil, c'est seulement dans le véritable abandon et la vraie passivité
que tu recevras l'invitation à en sortir, ainsi qu'il en est advenu pour
Joseph
Tu peux alors te rendre en Galilée, qui veut dire « passage ». Ici
l'on est au-dessus de toutes choses, on a tout traversé, et on arrive à
Nazareth, « la vraie floraison », le pays où s'épanouissent des fleurs de
la vie éternelle. Là on est certain de trouver un véritable avant-goût de
la vie éternelle ; là il y a pleine sécurité, paix inexprimable, joie et
repos ; là ne parviennent que les abandonnés, ceux qui se soumettent à Dieu
jusqu'à ce qu'il les dégage et qui ne cherchent pas à se libérer eux-mêmes
par la violence. Voilà ceux qui arrivent à cette paix, à cette floraison, à
Nazareth, et y trouvent ce qui fera leur joie éternelle. Que ce soit notre
partage à tous, et qu'en cela nous aide notre Dieu tout digne d'amour !
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29 décembre 2007
Evangile du jour
samedi 29 décembre 2007
5e jour dans l'Octave de Noël
Saint Thomas Becket (+ 1170)
Commentaire du jour
Bienheureux Jean XXIII : « Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix »
Les lectures du jour
Lc 2,22-35.
Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les
parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,
selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera
consacré au Seigneur.
Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi
du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C'était un homme juste
et religieux, qui attendait la Consolation d'Israël, et l'Esprit Saint
était sur lui.
L'Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le
Messie du Seigneur.
Poussé par l'Esprit, Syméon vint au Temple. Les parents y entraient avec
l'enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient.
Syméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la
paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu ton salut,
que tu as préparé à la face de tous les peuples :
lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple.
»
Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qu'on disait de lui.
Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Vois, ton fils qui est là
provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un
signe de division.
- Et toi-même, ton coeur sera transpercé par une épée. - Ainsi seront
dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Bienheureux Jean XXIII (1881-1963), pape
Journal de l'âme, § 1958-1963 (trad. Cerf 1964, p. 464)
« Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix »
Après ma première messe sur la tombe de saint Pierre, voici les mains
du Saint Père Pie X, posées sur ma tête en bénédiction de bon augure pour
moi et pour ma vie sacerdotale commençante. Et après plus d'un demi-siècle,
voici mes propres mains étendues sur les catholiques -- et pas seulement
les catholiques -- du monde entier, en un geste de paternité universelle
Comme saint Pierre et ses successeurs, je suis préposé au gouvernement de
l'Eglise du Christ tout entière, une, sainte, catholique et apostolique.
Tous ces mots sont sacrés et surpassent de façon inimaginable toute
exaltation personnelle ; ils me laissent dans la profondeur de mon néant,
élevé à la sublimité d'un ministère qui l'emporte sur toute grandeur et
toute dignité humaines.
Quand, le 28 octobre 1958, les cardinaux de la sainte Eglise romaine
m'ont désigné à la responsabilité du troupeau universel du Christ Jésus, à
soixante-dix-sept ans, la conviction s'est répandue que je serais un pape
de transition. Au lieu de cela, me voici à la veille de ma quatrième année
de pontificat et dans la perspective d'un solide programme à déployer à la
face du monde entier qui regarde et attend. Quant à moi, je me trouve comme
saint Martin, qui « n'a pas craint de mourir ni refusé de vivre ».
Je dois toujours me tenir prêt à mourir même subitement et à vivre
autant qu'il plaira au Seigneur de me laisser ici-bas. Oui, toujours. Au
seuil de ma quatre-vingtième année, je dois me tenir prêt : à mourir ou à
vivre. Et dans un cas comme dans l'autre, je dois veiller à ma
sanctification. Puisque partout on m'appelle « Saint Père », comme si
c'était mon premier titre, eh bien, je dois et veux l'être pour de vrai.
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ouverte et l'Etoile de la mer, secourez ce peuple qui tombe, mais qui
désire se relever. Au grand étonnement de la nature, vous avez donné
naissance à votre divin Auteur. Vierge dans la conception, Vierge après
l'enfantement, vous à qui Gabriel adresse le salut, daignez prendre pitié
des pauvres pécheurs.
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28 décembre 2007
Evangile du jour
vendredi 28 décembre 2007
Fête des Saint Innocents, martyrs
Saints Innocents
Commentaire du jour
Saint Quodvultdeus : Enfants et témoins du Christ
Les lectures du jour
Mt 2,13-18.
Après la visite des mages à Bethléem, l'ange du Seigneur apparaît en songe
à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l'enfant et sa mère, et fuis en
Égypte. Reste là-bas jusqu'à ce que je t'avertisse, car Hérode va
rechercher l'enfant pour le faire périr. »
Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en
Égypte,
où il resta jusqu'à la mort d'Hérode. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur
avait dit par le prophète : D'Égypte, j'ai appelé mon fils.
Alors Hérode, voyant que les mages l'avaient trompé, entra dans une
violente fureur. Il envoya tuer tous les enfants de moins de deux ans à
Bethléem et dans toute la région, d'après la date qu'il s'était fait
préciser par les mages.
Alors s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Jérémie :
Un cri s'élève dans Rama, des pleurs et une longue plainte : c'est Rachel
qui pleure ses enfants et ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont
plus.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Quodvultdeus, évêque à Carthage de 437 à 453
Sermon 2 sur le Crédo ; PL 40, 655 (trad. Orval)
Enfants et témoins du Christ
Pourquoi as-tu peur, Hérode, d'entendre qu'un roi est né ? Il n'est
pas venu pour te détrôner mais pour vaincre le démon. Mais toi, tu ne le
comprends pas, et tu prends peur et tu entres en fureur. Pour perdre le
seul enfant que tu recherches, tu deviens le cruel assassin d'un grand
nombre. Ni l'amour des mères en larmes, ni le deuil des pères pleurant
leurs fils, ni les cris et les gémissements des enfants ne te retiennent.
Tu massacres ces petits dans leurs corps parce que la peur te tue en ton
coeur. Et tu penses que, si tu arrives à tes fins, tu pourras vivre
longtemps, alors que c'est la vie elle-même que tu cherches à tuer. Celui
qui est la source de la grâce, à la fois petit et grand, qui est couché
dans une crèche, fait trembler ton trône. Il réalise son dessein par toi
mais à ton insu. Il accueille les enfants de ses ennemis et en fait ses
enfants d'adoption.
Ces petits meurent pour le Christ sans le savoir ; leurs parents
pleurent la mort de martyrs. Alors qu'ils ne savaient pas encore parler, le
Christ les rend capables d'être ses témoins. Voilà comment règne ce Roi.
Déjà il opère la libération et donne le salut. Mais toi, Hérode, tu ignores
tout cela ; tu prends peur et tu entres en fureur. Et quand tu t'irrites
contre un petit enfant, tu te mets déjà à son service sans le savoir.
Qu'il est grand le don de la grâce ! Par quels mérites ces enfants
ont-ils gagné la victoire ? Ils ne parlent pas encore, et déjà ils
confessent le Christ. Leurs corps sont encore incapables d'engager le
combat, et déjà ils remportent les palmes de la victoire.
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27 décembre 2007
Evangile du jour
jeudi 27 décembre 2007
Fête de Saint Jean, apôtre et évangéliste
Saint Jean (+ 103)
Commentaire du jour
Pape Benoît XVI : L'enseignement de l'apôtre saint Jean
Les lectures du jour
Jn 20,2-8.
Le matin de Pâques, Marie-Madeleine couru trouver Simon-Pierre et l'autre
disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le
Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis. »
Pierre partit donc avec l'autre disciple pour se rendre au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensemble, mais l'autre disciple courut plus
vite que Pierre et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il voit que le linceul est resté là ; cependant il n'entre
pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau,
et il regarde le linceul resté là,
et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais
roulé à part à sa place.
C'est alors qu'entra l'autre disciple, lui qui était arrivé le premier au
tombeau. Il vit, et il crut.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Pape Benoît XVI
Audience générale du 9/8/06 (trad. DC n° 2365, p. 821 © Libreria Editrice Vaticana)
L'enseignement de l'apôtre saint Jean
S'il est une caractéristique qui ressort des écrits de saint Jean,
c'est l'amour
Certes, Jean n'est pas l'unique auteur des origines
chrétiennes à parler de l'amour. Étant donné que cela est constitutif et
essentiel au christianisme, tous les auteurs du Nouveau Testament en
parlent, bien qu'avec des accentuations diverses. Si nous prenons
maintenant le temps de réfléchir sur ce thème dans saint Jean, c'est parce
qu'il nous en a tracé avec insistance et d'une manière incisive les lignes
principales. Nous nous en remettons donc à ses paroles. Une chose est
certaine: il n'a pas fait un traité abstrait, philosophique ou même
théologique, sur ce qu'est l'amour. Non, Jean n'est pas un théoricien. En
effet, le véritable amour, par sa nature, n'est jamais purement spéculatif,
mais il est en référence directe, concrète et vérifiable, à des personnes
réelles. Eh bien, Jean, en tant qu'apôtre et ami de Jésus, nous fait voir
quelles sont les composantes ou mieux les phases de l'amour chrétien.
La première composante concerne la source même de l'amour, que l'apôtre
Jean situe en Dieu, en arrivant à affirmer que « Dieu est amour » (1Jn
4,16). Jean est l'unique auteur du Nouveau Testament à nous donner comme
une sorte de définition de Dieu. Il dit par exemple que « Dieu est Esprit »
(Jn 4,24) ou que « Dieu est lumière » (1Jn 1,15). Ici, par une intuition
fulgurante, il proclame que « Dieu est amour ». Remarquons-le bien : il
n'est pas affirmé simplement que « Dieu aime » et encore moins que «
l'amour est Dieu ». En d'autres mots, Jean ne se limite pas à décrire
l'agir divin, mais il remonte jusqu'à ses racines. De plus, il ne veut pas
attribuer une qualité divine à un amour générique et peut-être impersonnel.
Il ne remonte pas de l'amour à Dieu, mais il se tourne directement vers
Dieu pour définir sa nature par la dimension infinie de l'amour. Par là,
Jean veut dire que le constitutif essentiel de Dieu est l'amour et donc
toute l'activité de Dieu naît de l'amour et est marquée par l'amour. Tout
ce que Dieu fait, il le fait par amour et avec amour, même si nous ne
pouvons pas comprendre tout de suite que c'est de l'amour, le véritable
amour.
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26 décembre 2007
Evangile du jour
mercredi 26 décembre 2007
Fête de Saint Etienne, premier martyr
Saint Etienne (+ 35)
Commentaire du jour
Saint Césaire d'Arles : Saint Etienne, le premier à suivre dans les pas du Christ
Les lectures du jour
Mt 10,17-22.
Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux tribunaux et vous
flagelleront dans leurs synagogues.
Vous serez traînés devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y
aura là un témoignage pour eux et pour les païens.
Quand on vous livrera, ne vous tourmentez pas pour savoir ce que vous direz
ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette
heure-là.
Car ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père qui
parlera en vous.
Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant ; les enfants
se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort.
Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura
persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Césaire d'Arles (470-543), moine et évêque
Sermons au peuple, n° 37 (trad. SC 243, p. 233)
Saint Etienne, le premier à suivre dans les pas du Christ
« Le Christ a souffert pour nous, vous laissant un exemple pour que
vous suiviez ses pas » (1P 2,21). Quel exemple du Seigneur aurons-nous à
suivre ? Est-ce celui de ressusciter les morts ? Est-ce de marcher sur la
mer ? Pas du tout, mais d'être doux et humbles de coeur (Mt 11,29) et
d'aimer non seulement nos amis mais même nos ennemis (Mt 5,44).
« Afin que vous suiviez ses pas », écrit saint Pierre. Le bienheureux
évangéliste Jean le dit aussi : « Celui qui dit qu'il demeure dans le
Christ doit marcher comme lui il a marché » (1Jn 2,6). Comment le Christ
a-t-il marché? Sur la croix il a prié pour ses ennemis, en disant : « Père,
pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font » (Lc 23,34). Ils ont en
effet perdu le sens et sont possédés d'un esprit mauvais, et alors qu'ils
nous persécutent, ils souffrent du diable une plus grande persécution.
C'est pourquoi nous devons prier plus pour leur délivrance que pour leur
condamnation.
C'est bien ce qu'a fait le bienheureux Étienne, lui qui le premier a
suivi très glorieusement les pas du Christ. Car, alors qu'il était frappé
d'une grêle de pierres, il a prié debout pour lui-même ; mais pour ses
ennemis, s'étant mis à genoux, il s'est écrié de toutes ses forces : «
Seigneur Jésus Christ, ne leur impute pas ce péché » (Ac 7,60). Donc, si
nous pensons que nous ne pouvons pas imiter notre Seigneur, imitons au
moins celui qui était son serviteur comme nous.
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25 décembre 2007
Evangile du jour
mardi 25 décembre 2007
Solennité de la Nativité du Seigneur (messe du jour)
Nativité du Seigneur
Commentaire du jour
Bienheureux Guerric d'Igny : « Voilà le signe qui vous est donné : un nouveau-né
couché dans une mangeoire » (Lc 2,12)
Les lectures du jour
Jn 1,1-18.
Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu,et le Verbe était auprès
de Dieu,et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement auprès de Dieu.
Par lui, tout s'est fait,et rien de ce qui s'est fait ne s'est fait sans
lui.
En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ;
la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas arrêtée.
Il y eut un homme envoyé par Dieu.Son nom était Jean.
Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que
tous croient par lui.
Cet homme n'était pas la Lumière, mais il était là pour lui rendre
témoignage.
Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le
monde.
Il était dans le monde, lui par qui le monde s'était fait, mais le monde ne
l'a pas reconnu.
Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu.
Mais tous ceux qui l'ont reçu, ceux qui croient en son nom, il leur a donné
de pouvoir devenir enfants de Dieu.
Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d'une volonté charnelle, ni
d'une volonté d'homme : ils sont nés de Dieu.
Et le Verbe s'est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa
gloire, la gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce
et de vérité.
Jean Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « Voici celui dont j'ai
dit : Lui qui vient derrière moi, il a pris place devant moi, car avant moi
il était. »
Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce :
après la Loi communiquée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par
Jésus Christ.
Dieu, personne ne l'a jamais vu ; le Fils unique, qui est dans le sein du
Père, c'est lui qui a conduit à le connaître.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Bienheureux Guerric d'Igny (vers 1080-1157), abbé cistercien
1er sermon pour la Nativité (trad. Brésard, 2000 ans C ; cf SC 166, p. 167s)
« Voilà le signe qui vous est donné : un nouveau-né
couché dans une mangeoire » (Lc 2,12)
« Un petit enfant nous est né » (Is 9,5). Et le Dieu de majesté,
s'anéantissant lui-même (Ph 2,7), s'est rendu semblable non seulement au
corps terrestre d'un mortel, mais encore à l'âge tendre et faible des
enfants
Ô sainte et douce enfance qui restitue à l'homme la véritable
innocence ! Par toi tout âge peut revenir à une bienheureuse enfance (Mt
18,3) et devenir conforme à l'Enfant-Dieu, non par la petitesse de ses
membres, mais par l'humilité du coeur et la douceur des moeurs
Pour te servir d'exemple, Dieu a voulu, alors qu'il était le plus
grand de tous, devenir le plus humble et le plus petit de tous. C'était peu
pour lui de se rendre au-dessous des anges en prenant la condition de la
nature mortelle ; il lui a fallu se faire plus petit que les hommes en
prenant l'âge et la faiblesse d'un enfant. Que l'homme pieux et humble y
prête attention, et qu'il s'en félicite. Que l'homme impie et orgueilleux y
prête attention, et qu'il en soit confondu. Qu'ils voient le Dieu infini
devenu enfant, un tout-petit qu'il faut adorer
En cette première manifestation aux mortels, Dieu préfère se montrer
sous les traits d'un petit enfant, apparaître plus aimable que redoutable.
Ainsi, puisqu'il vient sauver et non juger, il montre pour l'instant ce qui
pourrait susciter l'amour, et remet à plus tard ce qui pourrait inspirer la
crainte. Approchons-nous donc avec confiance du trône de sa grâce (He
4,16), nous qui ne pouvons même pas penser sans trembler au trône de sa
gloire. Ici, rien de terrible ni de sévère à redouter. Au contraire, tout
est bonté et douceur pour t'inspirer confiance. Vraiment, rien de plus
facile à apaiser que le coeur de cet enfant ; il devance tes offrandes de
paix et de satisfaction, et le premier, il t'envoie des messagers de paix
pour t'encourager à une réconciliation, à toi le coupable. Il te suffit de
le vouloir, et de le vouloir vraiment et parfaitement. Non seulement il
t'accordera son pardon, mais il te comblera de sa grâce. Bien plus,
estimant que ce n'est pas un gain négligeable que d'avoir retrouvé la
brebis perdue, il célébrera une fête avec ses anges (Lc 15,7).
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24 décembre 2007
Evangile du jour
lundi 24 décembre 2007
Nativité du Seigneur Jésus-Christ (messe de la nuit)
ce soir : NATIVITE DU SEIGNEUR , solennité
Ste Adèle, veuve et abbesse (+ 735), Sts Martyrs d'Antioche en Syrie
Commentaire du jour
Julien de Vézelay : « Tu as fait resplendir cette nuit des clartés de la vraie lumière » (Prière d'ouverture de la messe)
Les lectures du jour
Lc 2,1-14.
En ces jours-là, parut un édit de l'empereur Auguste, ordonnant de recenser
toute la terre
ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de
Syrie.
Et chacun allait se faire inscrire dans sa ville d'origine.
Joseph, lui aussi, quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en
Judée, à la ville de David appelée Bethléem, car il était de la maison et
de la descendance de David.
Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte.
Or, pendant qu'ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait
enfanter.
Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l'emmaillota et le coucha
dans une mangeoire, car il n'y avait pas de place pour eux dans la salle
commune.
Dans les environs se trouvaient des bergers qui passaient la nuit dans les
champs pour garder leurs troupeaux.
L'ange du Seigneur s'approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa
lumière. Ils furent saisis d'une grande crainte,
mais l'ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je viens vous
annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple :
Aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le
Messie, le Seigneur.
Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né
emmailloté et couché dans une mangeoire. »
Et soudain, il y eut avec l'ange une troupe céleste innombrable, qui louait
Dieu en disant :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes
qu'il aime. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Julien de Vézelay (vers 1080-vers 1160), moine bénédictin
1er sermon pour Noël (trad. SC 192, p. 45s ; cf Delhougne, Le Pères commentent)
« Tu as fait resplendir cette nuit des clartés de la vraie lumière » (Prière d'ouverture de la messe)
« Un silence paisible enveloppait toute chose, et la nuit était au
milieu de son cours rapide. Alors ta Parole toute-puissante, Seigneur, est
venue de ton trône royal » (Sg 18,14-15). Ce texte de l'Écriture désigne le
temps très saint où la Parole toute-puissante de Dieu est venue jusqu'à
nous pour nous parler de notre salut. Partant du secret le plus intime du
Père, elle est descendue dans le sein d'une mère
La Parole de Dieu vient
donc à nous de son trône royal ; elle s'abaisse pour nous élever ; elle
s'appauvrit pour nous enrichir ; elle se fait homme pour nous diviniser.
Cette Parole avait dit : Que le monde soit, et le monde a été fait ;
elle avait dit : Que l'homme soit, et l'homme a été fait. Mais ce qu'elle
avait créé, la Parole ne l'a pas recréé aussi facilement. Elle a créé par
son commandement, mais elle a recréé par sa mort. Elle a créé en
commandant, mais elle a recréé en souffrant. « Vous m'avez donné bien de la
peine », dit-elle (cf Ml 2,17). L'univers, dans toute sa complexité, ne m'a
donné aucune peine pour l'organiser et le gouverner, car « je déploie ma
vigueur d'un bout du monde à l'autre et je gouverne l'univers avec douceur
» (Sg 8,1). Seul l'homme, violateur de ma loi, m'a donné de la peine, avec
ses péchés. C'est pourquoi, venant du trône céleste, je n'ai pas refusé de
me renfermer dans le sein d'une vierge et de m'unir en une seule personne
avec l'humanité déchue. Dès ma naissance on m'enveloppe de langes, on me
couche dans une mangeoire parce qu'il n'y a pas de place à l'auberge pour
le Créateur du monde
Toutes choses étaient plongées au milieu du silence, c'est-à-dire
entre les prophètes qui ne parlaient plus et les apôtres qui parleront plus
tard
Que la parole du Seigneur vienne encore maintenant vers ceux qui font
silence. Ecoutons ce que le Seigneur nous dit au fond de nous-mêmes. Que
les mouvements et les cris malencontreux de notre chair se taisent, que les
images désordonnées de notre spectacle intérieur fassent silence, pour que
nos oreilles attentives écoutent librement ce que dit l'Esprit, pour
qu'elles écoutent la voix qui est au-dessus du firmament.
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23 décembre 2007
Evangile du jour
dimanche 23 décembre 2007
Quatrième Dimanche de l'Avent
Quatrième Dimanche de l'Avent et Semaine avant Noël 7
St Jean de Kenty (+ 1473), St Servule (+ 570)
Commentaire du jour
Aelred de Rielvaux : « On lui donnera le nom d'Emmanuel »
Les lectures du jour
Mt 1,18-24.
Voici quelle fut l'origine de Jésus Christ.Marie, la mère de Jésus, avait
été accordée en mariage à Joseph ; or, avant qu'ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer
publiquement ; il décida de la répudier en secret.
Il avait formé ce projet, lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe
et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi
Marie, ton épouse : l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit
Saint ;
elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus
(c'est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c'est lui qui sauvera son peuple de
ses péchés. »
Tout cela arriva pour que s'accomplît la parole du Seigneur prononcée par
le prophète :
Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on
donnera le nom d'Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».
Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait
prescrit : il prit chez lui son épouse
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Aelred de Rielvaux (1110-1167), moine cistercien
Sermon pour l'Annonciation (trad. cf. Solesmes, Lectionnaire, t.1, p. 395)
« On lui donnera le nom d'Emmanuel »
« Emmanuel, qui se traduit ' Dieu-avec-nous ' ». Oui, Dieu avec nous
! Jusqu'alors, il était « Dieu au-dessus de nous », « Dieu en face de nous
», mais aujourd'hui il est « Emmanuel ». Aujourd'hui il est Dieu avec nous
dans notre nature, avec nous dans sa grâce ; avec nous dans notre
faiblesse, avec nous dans sa bonté ; avec nous dans notre misère, avec nous
dans sa miséricorde ; avec nous par amour, avec nous par lien de famille,
avec nous par tendresse, avec nous par compassion
Dieu avec nous!
Vous n'avez pas pu, vous les fils d'Adam, monter au ciel pour être avec
Dieu ; Dieu descend du ciel pour être Emmanuel, Dieu-avec-nous. Il vient
chez nous pour être Emmanuel, Dieu-avec-nous, et nous, nous négligeons de
venir à Dieu pour être en lui ! « Vous, humains, jusqu'où votre coeur
sera-t-il engourdi ? Pourquoi aimez-vous le néant et cherchez-vous le
mensonge ? » (Ps 4,3) Voici venue la vérité ; « pourquoi aimer le néant et
chercher le mensonge ? » Voici venue la parole vraie et inaltérable ; «
pourquoi chercher le mensonge ? » Voici Emmanuel, voici Dieu-avec-nous.
Comment pourrait-il être davantage avec moi ? Petit comme moi, faible
comme moi, nu comme moi, pauvre comme moi -- en tout, il est devenu
semblable à moi, prenant ce qui est mien et donnant ce qui est sien. Je
gisais mort, sans voix, sans sens ; la lumière même de mes yeux n'était
plus avec moi. Il est descendu aujourd'hui, cet homme si grand, « ce
prophète puissant en oeuvres et en paroles » (Lc 24,19). « Il a posé sa
face sur ma face, sa bouche sur ma bouche, ses mains sur mes mains » (2R
4,34) et il s'est fait Emmanuel, Dieu-avec-nous !
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* Féconde Mère du Rédempteur, vous qui êtes la Porte du ciel sans cesse
ouverte et l'Etoile de la mer, secourez ce peuple qui tombe, mais qui
désire se relever. Au grand étonnement de la nature, vous avez donné
naissance à votre divin Auteur. Vierge dans la conception, Vierge après
l'enfantement, vous à qui Gabriel adresse le salut, daignez prendre pitié
des pauvres pécheurs.
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