20 novembre 2015

Evangile du jour


vendredi 20 novembre 2015

Vendredi de la 33e semaine du temps ordinaire

St Edmond le Martyr, roi d'Est-Anglie (841-870), BBses Angèle de St. Joseph et compagnes, martyres († 1936)

Commentaire du jour
Le Missel romain: « Ma maison sera une maison de prière »

Lc 19,45-48.

En ce temps-là, entré dans le Temple, Jésus se mit à en expulser les vendeurs. Il leur déclarait :

« Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière. Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. »

Et il était chaque jour dans le Temple pour enseigner. Les grands prêtres et les scribes, ainsi que les notables, cherchaient à le faire mourir,

mais ils ne trouvaient pas ce qu'ils pourraient faire ; en effet, le peuple tout entier, suspendu à ses lèvres, l'écoutait.




Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Le Missel romain
Préface pour la fête de la dédicace d'une église

« Ma maison sera une maison de prière »

Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire,

de t'offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu,

à toi, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant,

par le Christ, notre Seigneur.


Dans cette maison que tu nous as donnée,

où tu accueilles le peuple qui marche vers toi,

tu nous offres un signe merveilleux de ton alliance :

Ici, tu construis pour ta gloire

le temple vivant que nous sommes ;

Ici, tu édifies l'Église, ton Église universelle,

pour que se constitue le Corps du Christ ;

et cette œuvre s'achèvera en vision de bonheur

dans la Jérusalem céleste.


C'est pourquoi, avec la foule immense des saints,

en ce lieu que tu as consacré,

nous te bénissons, nous te glorifions,

et nous te rendons grâce en chantant : « Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur, Dieu de l'univers. »







19 novembre 2015

Evangile du jour


jeudi 19 novembre 2015

Jeudi de la 33e semaine du temps ordinaire

Ste Mathilde de Hackeborn, moniale et mystique (1241-1299), St Rafał (Józef) Kalinowski, carme polonais (1835-1907)

Commentaire du jour
Saint Augustin : « Si toi aussi, tu avais reconnu ce qui peut te donner la paix »

Lc 19,41-44.

En ce temps-là, lorsque Jésus fut près de Jérusalem, voyant la ville, il pleura sur elle, en disant :

« Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix ! Mais maintenant cela est resté caché à tes yeux.

Oui, viendront pour toi des jours où tes ennemis construiront des ouvrages de siège contre toi, t'encercleront et te presseront de tous côtés ;

ils t'anéantiront, toi et tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas reconnu le moment où Dieu te visitait. »




Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Les Discours sur les psaumes, Ps 121

« Si toi aussi, tu avais reconnu ce qui peut te donner la paix »

       « Que la paix règne en tes murs » (Ps 121,7). O Jérusalem, « cité bâtie comme une ville dont tous les habitants communient dans l'unité » (v. 3), paix en ta force, paix en ton amour ! Car ta force c'est ton amour. Ecoute le Cantique des cantiques : « L'amour est fort comme la mort » (8,6). Quelle parole admirable, frères ! ... Qui résiste à la mort ? On résiste aux flammes, aux flots, au fer, on résiste aux tyrans et aux rois ; vienne la mort, qui peut lui résister ? Rien n'est plus fort qu'elle. L'amour seul peut se mesurer à sa force ; on peut dire que l'amour est fort comme la mort. Parce que l'amour tue ce que nous étions pour nous faire être ce que nous n'étions pas encore, il accomplit en nous une œuvre de mort. Saint Paul est mort de cette mort, lui qui disait : « Le monde est crucifié pour moi et je le suis pour le monde » (Ga 6,14), et de cette mort étaient morts ceux à qui il disait : « Vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu » (Col 3,3).


      L'amour est fort comme la mort... Que la paix soit donc dans ta force, Jérusalem ; que la paix soit dans ton amour. Et par cette force, par cet amour, par cette paix, « que l'abondance soit dans tes tours » (Ps 121,7), c'est-à-dire sur tes hauteurs... Profusion de délices, richesses sans nombre, voilà Dieu, lui qui est un ; voilà celui auquel communient tous les habitants de cette cité. C'est lui qui sera notre abondance en la ville de Jérusalem.







18 novembre 2015

Evangile du jour


mercredi 18 novembre 2015

Mercredi de la 33e semaine du temps ordinaire
Dédicace des Basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul (mém. fac.)

St Odon de Cluny, abbé (857-942), Ste Rose-Philippine Duchesne, religieuse (1769-1852)

Commentaire du jour
Saint Jean-Paul II : « Faites-les fructifier » : travail humain et Règne de Dieu

Lc 19,11-28.

En ce temps-là, comme on l'écoutait, Jésus ajouta une parabole : il était près de Jérusalem et ses auditeurs pensaient que le royaume de Dieu allait se manifester à l'instant même.
Voici donc ce qu'il dit : « Un homme de la noblesse partit dans un pays lointain pour se faire donner la royauté et revenir ensuite.
Il appela dix de ses serviteurs, et remit à chacun une somme de la valeur d'une mine ; puis il leur dit : "Pendant mon voyage, faites de bonnes affaires."
Mais ses concitoyens le détestaient, et ils envoyèrent derrière lui une délégation chargée de dire : "Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous."
Quand il fut de retour après avoir reçu la royauté, il fit convoquer les serviteurs auxquels il avait remis l'argent, afin de savoir ce que leurs affairesavaient rapporté.
Le premier se présenta et dit : "Seigneur, la somme que tu m'avais remise a été multipliée par dix."
Le roi lui déclara : "Très bien, bon serviteur ! Puisque tu as été fidèle en si peu de chose, reçois l'autorité sur dix villes."
Le second vint dire : "La somme que tu m'avais remise, Seigneur, a été multipliée par cinq."

À celui-là encore, le roi dit : "Toi, de même, sois à la tête de cinq villes."

Le dernier vint dire : "Seigneur, voici la somme que tu m'avais remise ; je l'ai gardée enveloppée dans un linge.

En effet, j'avais peur de toi, car tu es un homme exigeant, tu retires ce que tu n'as pas mis en dépôt, tu moissonnes ce que tu n'as pas semé."

Le roi lui déclara : "Je vais te juger sur tes paroles, serviteur mauvais : tu savais que je suis un homme exigeant, que je retire ce que je n'ai pas mis en dépôt, que je moissonne ce que je n'ai pas semé ;

alors pourquoi n'as-tu pas mis mon argent à la banque ? À mon arrivée, je l'aurais repris avec les intérêts."

Et le roi dit à ceux qui étaient là : "Retirez-lui cette somme et donnez-la à celui qui a dix fois plus."

On lui dit : "Seigneur, il a dix fois plus !

– Je vous le déclare : on donnera à celui qui a ; mais celui qui n'a rien se verra enlever même ce qu'il a.

Quant à mes ennemis, ceux qui n'ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et égorgez-les devant moi." »

Après avoir ainsi parlé, Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.




Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
Homélie devant des travailleurs luxembourgeois, mai 1985 (trad. DC 1898, p. 656)

« Faites-les fructifier » : travail humain et Règne de Dieu

En créant l'humanité, l'homme et la femme, Dieu leur dit : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la » (Gn 1, 28). C'est là pour ainsi dire le premier commandement de Dieu, attaché à l'ordre même de la création. Ainsi le travail humain répond à la volonté de Dieu. Quand nous disons : « Que ta volonté soit faite », rapprochons aussi ces paroles du travail qui remplit toutes les journées de notre vie. Nous nous rendons compte que nous nous accordons à cette volonté du Créateur lorsque notre travail et les relations humaines qu'il entraîne sont imprégnés des valeurs d'initiative, de courage, de confiance, de solidarité, qui sont autant de reflets de la ressemblance divine en nous...

Le Créateur a investi l'homme du pouvoir de dominer la terre ; il lui demande ainsi de maîtriser par son propre travail le domaine qu'il lui confie, de mettre en œuvre toutes ses capacités afin de parvenir à l'heureux développement de sa propre personnalité et de la communauté entière. Par son travail, l'homme obéit à Dieu et répond à sa confiance. Cela n'est pas étranger à la demande du Notre Père : « Que ton Règne vienne ». L'homme agit pour que le plan de Dieu se réalise, conscient d'avoir été fait à la ressemblance de Dieu et donc d'avoir reçu de lui sa force, son intelligence, ses aptitudes à réaliser une communauté de vie par l'amour désintéressé qu'il porte à ses frères. Tout ce qui est positif et bon dans la vie de l'homme s'épanouit et rejoint son véritable but dans le Règne de Dieu. Vous avez bien choisi ce mot d'ordre : « Règne de Dieu, vie de l'homme », car la cause de Dieu et la cause de l'homme sont liées l'une à l'autre ; le monde progresse vers le Règne de Dieu grâce aux dons de Dieu qui permettent le dynamisme de l'homme. Autrement dit, prier pour que vienne le Règne de Dieu, c'est tendre de tout son être vers la réalité qui est la fin ultime du travail humain.







17 novembre 2015

Evangile du jour


mardi 17 novembre 2015

Mardi de la 33e semaine du temps ordinaire

Ste Élisabeth de Hongrie, veuve, tertiaire fr. (1207-1231), St Grégoire le Thaumaturge, évêque de Néocésarée († 270)

Commentaire du jour
Jean Tauler : « Zachée, descends vite »

Lc 19,1-10.

Entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait.
Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d'impôts, et c'était quelqu'un de riche.
Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait pas à cause de la foule, car il était de petite taille.
Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui allait passer par là.
Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : « Zachée, descends vite : aujourd'hui il faut que j'aille demeurer dans ta maison. »
Vite, il descendit et reçut Jésus avec joie.
Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. »
Zachée, debout, s'adressa au Seigneur : « Voici, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j'ai fait du tort à quelqu'un, je vaislui rendre quatre fois plus. »
Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd'hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d'Abraham.
En effet, le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Jean Tauler (v. 1300-1361), dominicain à Strasbourg
Sermon 68 (trad. Cerf 1980, p.84)

« Zachée, descends vite »

On lit dans l'évangile que Zachée aurait voulu voir Notre Seigneur, mais il était trop petit. Que fit-il alors ? Il grimpa sur un figuier desséché. Ainsi fait encore l'homme. Il désire voir celui qui opère des merveilles et cause tout un tumulte en lui ; mais il n'est pas de taille suffisante pour cela, il est trop petit. Que faire alors ? Il doit grimper sur le figuier desséché. Le figuier mort symbolise la mort des sens et de la nature, et la vie de l'homme intérieur sur lequel Dieu est porté.

    Que dit Notre Seigneur à Zachée ? « Descends vite. » Tu dois descendre, tu ne dois pas retenir une seule goutte de consolation de toutes tes impressions dans la prière, mais descendre dans ton pur néant, dans ta pauvreté, dans ton impuissance... S'il te reste encore quelque attache de la nature, dès que la vérité t'a donné quelque lumière, tu ne la possèdes pas encore, elle n'est pas devenue ton bien propre ; nature et grâce travaillent encore ensemble, et tu n'en es pas arrivé à l'abandon parfait... ; ce n'est pas encore la pleine pureté. C'est pourquoi Dieu invite un tel homme à descendre, c'est-à-dire qu'il l'appelle à un plein renoncement, à un plein détachement de la nature, en tout ce en quoi elle possède encore quelque chose en propre. « Car aujourd'hui il me faut  demeurer chez toi ; aujourd'hui le salut est arrivé pour cette maison. » Que nous advienne cet aujourd'hui d'éternité !







16 novembre 2015

Evangile du jour


lundi 16 novembre 2015

Lundi de la 33e semaine du temps ordinaire

St Giuseppe Moscati, médecin des pauvres (1880-1927), Ste Marguerite, reine d'Écosse (1046-1093)

Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! »

Lc 18,35-43.

Alors que Jésus approchait de Jéricho, un aveugle mendiait, assis au bord de la route.
Entendant la foule passer devant lui, il s'informa de ce qu'il y avait.
On lui apprit que c'était Jésus le Nazaréen qui passait.
Il s'écria : « Jésus, fils de David, prends pitié de moi ! »
Ceux qui marchaient en tête le rabrouaient pour le faire taire. Mais lui criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! »
Jésus s'arrêta et il ordonna qu'on le lui amène. Quand il se fut approché, Jésus lui demanda :
« Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il répondit : « Seigneur, que je retrouve la vue. »
Et Jésus lui dit : « Retrouve la vue ! Ta foi t'a sauvé. »
À l'instant même, il retrouva la vue, et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu. Et tout le peuple, voyant cela, adressa une louange à Dieu.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies sur l'évangile de Matthieu, n°66,1 (trad. Véricel, Les Pères commentent,  p. 277)

« Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! »

Regardons ces aveugles de Jéricho dans l'évangile de Matthieu : ils valent mieux que beaucoup de ceux qui y voient clair. Ils n'avaient personne pour les guider, ils ne pouvaient voir Jésus s'approcher ; et pourtant ils s'efforçaient d'arriver jusqu'à lui. Ils se mirent à crier à haute voix ; on cherchait à les faire taire : ils criaient plus fort. Ainsi en est-il de l'âme énergique ; ceux qui veulent l'arrêter redoublent son élan.


Le Christ permet qu'on cherche à les faire taire, pour que leur ferveur se montre mieux et pour t'apprendre qu'ils étaient bien dignes d'être guéris. C'est pourquoi il ne leur demande pas s'ils ont la foi, comme il le faisait souvent : leurs cris et leurs efforts pour s'approcher de lui suffisaient pour montrer leur foi. Apprends par là, mon cher ami, que, malgré notre bassesse et notre misère, si nous allons à Dieu de tout cœur, nous pourrons obtenir par nous-mêmes ce que nous demandons. En tout cas, regarde ces deux aveugles ; ils n'avaient qu'un disciple pour les protéger, beaucoup leur imposaient silence ; et pourtant ils ont réussi à triompher des empêchements et à parvenir jusqu'à Jésus. L'évangéliste ne signale en eux aucune qualité exceptionnelle de vie : leur ferveur a tout remplacé.


Imitons-les, nous aussi. Même si Dieu ne nous accorde pas tout de suite ce que nous demandons, même si bien des gens cherchent à nous détourner de la prière, ne cessons pas de l'implorer. Car c'est ainsi que nous attirerons le mieux les faveurs de Dieu.







15 novembre 2015

Evangile du jour


dimanche 15 novembre 2015

Trente-troisième dimanche du temps ordinaire

St Albert le Grand, docteur de l'Église (1193-1280), Bse Maddalena Caterina Morano, vierge (1847-1908)

Commentaire du jour
Saint Ephrem : « C'est à l'heure où vous n'y pensez pas que le Fils de l'homme viendra »

Mc 13,24-32.

En ces jours-là, après une pareille détresse, le soleil s'obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté ;
les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées.
Alors on verra le Fils de l'homme venir dans les nuées avec grande puissance et avec gloire.
Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, depuis l'extrémité de la terre jusqu'à l'extrémité du ciel.
Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier : dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l'été est proche.
De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l'homme est proche, à votre porte.
Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas avant que tout cela n'arrive.
Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas.
Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église
Commentaire de l'Évangile concordant, 18,15 ; SC 121 (trad. SC, p. 325s ; cf bréviaire 1er jeu. Avent)

« C'est à l'heure où vous n'y pensez pas que le Fils de l'homme viendra »

Pour empêcher toute question indiscrète sur le moment de son avènement, Jésus déclare : « Cette heure-là, nul ne la connaît, même pas le Fils » (Mt 24,36), et ailleurs : « Ce n'est pas votre affaire de connaître les jours et les temps » (Ac 1,7). Il nous a caché cela pour que nous veillions et que chacun de nous puisse penser que cet avènement se produira durant sa vie. Si le temps de sa venue avait été révélé, vain serait son avènement : les nations et les siècles où il se produira ne l'auraient pas désiré. Il a bien dit qu'il vient, mais il n'a pas précisé à quel moment ; de la sorte toutes les générations et tous les siècles ont soif de lui.


Certes, il a fait connaître les signes de son avènement ; mais on ne voit pas leur terme. Dans le changement constant où nous vivons, ces signes ont déjà eu lieu et ils sont passés et même ils durent toujours. Son ultime avènement est en effet semblable au premier : les justes et les prophètes le désiraient ; ils pensaient qu'il paraîtrait en leur temps. De même aujourd'hui, chacun des fidèles du Christ désire l'accueillir en son propre temps, d'autant plus que Jésus n'a pas dit clairement le jour où il paraîtrait. Ainsi personne ne pourra imaginer que le Christ soit soumis à une loi du temps, à une heure quelconque, lui qui domine les nombres et le temps.







14 novembre 2015

Evangile du jour


samedi 14 novembre 2015

Samedi de la 32e semaine du temps ordinaire

Sts Nicolas Tavelic et comp., prêtres ofm, martyrs († 1391), St Étienne-Théodore Cuénot, évêque et martyr († 1861)

Commentaire du jour
Saint Thomas d'Aquin : Prier avec confiance et avec insistance

Lc 18,1-8.

Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager :
« Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes.
Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : "Rends-moi justice contre mon adversaire."
Longtemps il refusa ; puis il se dit : "Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne,
comme cette veuve commence à m'ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu'elle ne vienne plus sans cesse m'assommer." »
Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice !
Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ?
Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), théologien dominicain, docteur de l'Église
Compendium theologiae, 2ème partie, ch. 1 (trad. Orval)

Prier avec confiance et avec insistance

Une différence distingue la prière faite à Dieu de celle qu'on adresse à un homme. La prière adressée à un homme exige au préalable un certain degré de familiarité grâce à laquelle on aura accès auprès de celui qu'on implore. Tandis que la prière à Dieu nous rend par elle-même familiers de Dieu. Notre âme s'y élève vers lui, s'entretient affectueusement avec lui et l'adore en esprit et en vérité (Jn 4,23).


Cette intimité acquise en priant incite l'homme à se remettre en prière avec confiance. C'est pourquoi il est dit dans le psaume : « J'ai crié », c'est-à-dire j'ai prié avec confiance, « parce que tu m'as exaucé, mon Dieu » (16,6). Reçu dans l'intimité de Dieu par une première prière, le psalmiste prie ensuite avec une confiance accrue. Ainsi, dans la prière à Dieu, l'assiduité ou l'insistance dans la demande n'est-elle pas importune, mais bien plutôt agréable à Dieu. Car « il faut toujours prier, dit l'Évangile, et ne jamais se lasser » ; et ailleurs le Seigneur nous invite à demander : « Demandez et vous recevrez, dit-il, frappez et l'on vous ouvrira » (Mt 7,7).







13 novembre 2015

Evangile du jour


vendredi 13 novembre 2015

Vendredi de la 32e semaine du temps ordinaire

Ste Agostina Livia Pietrantoni, martyre (1864-1894), St Stanislas Kostka, novice s.j. (1550-1568)

Commentaire du jour
Saint Romanos le Mélode : Dieu attend le temps de notre conversion

Lc 17,26-37.

Comme cela s'est passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l'homme.
On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche et où survint le déluge qui les fit tous périr.
Il en était de même dans les jours de Loth : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ;
mais le jour où Loth sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr ;
cela se passera de la même manière le jour où le Fils de l'homme se révélera.
En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et aura ses affaires dans sa maison, qu'il ne descende pas pour les emporter ; et de même celui qui sera dans son champ, qu'il ne retourne pas en arrière.
Rappelez-vous la femme de Loth.
Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera.
Je vous le dis : Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit : l'une sera prise, l'autre laissée.
Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain : l'une sera prise, l'autre laissée. »
[…]
Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent : « Où donc, Seigneur ? » Il leur répondit : « Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les vautours. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Romanos le Mélode (?-v. 560), compositeur d'hymnes
Hymne de Noé (trad. cf Sr. Isabelle de la Source, Lire la Bible, Médiaspaul 1988, t. 1, p. 37 et SC 99, p. 105)

Dieu attend le temps de notre conversion

      Quand je contemple la menace suspendue sur les coupables au temps de Noé, je tremble, moi qui suis coupable aussi de péchés abominables... Les hommes d'alors, le Créateur les menaça d'avance, car il attendait le temps de leur conversion. Pour nous aussi, il y aura l'heure de la fin, inconnue de nous et même cachée aux anges (Mt 24,36). En ce dernier jour, le Christ, le Seigneur d'avant les siècles, viendra, chevauchant les nuées, pour juger la terre, comme l'a vu Daniel (7,13). Avant que cette heure dernière ne tombe sur nous, supplions le Christ en lui criant : « Sauve tous les hommes de la colère, par l'amour que tu nous portes, Rédempteur de l'univers »...


      L'Ami des hommes, en voyant la méchanceté qui régnait alors, dit à Noé : « La fin de tout homme est venue devant moi (Gn 6,13) car la terre est remplie d'injustices. Parmi cette génération, tu es vraiment le seul juste (Gn 7,1)... Prends donc du bois imputrescible et fabrique-toi une arche...; comme une matrice elle portera les semences des espèces futures. Tu la feras comme une maison, à l'image de l'Église... En elle je te garderai, toi qui me cries avec foi : ' Sauve tous les hommes de la colère, par l'amour que tu nous portes, Rédempteur de l'univers. ' »


      Avec intelligence, l'élu accomplit son ouvrage..., et il criait avec foi aux hommes sans foi : « Vite ! Sortez de votre péché, rejetez votre méchanceté, repentez-vous ! Lavez la souillure de vos âmes dans les larmes, conciliez-vous par la foi la puissance de notre Dieu... » Mais ces fils de rébellion ne se convertirent pas. À leur perversité, ils ajoutèrent encore leur endurcissement. Dès lors Noé implora Dieu avec des larmes : « Tu m'as fait sortir autrefois du sein de ma mère ; sauve-moi encore dans cette arche secourable. Car je vais m'enfermer dans cette sorte de tombeau, mais quand tu m'appelleras, j'en sortirai par ta puissance ! En elle, je vais préfigurer dès maintenant la résurrection de tous les hommes, quand tu sauveras tes justes du feu, comme tu me sauveras dans les flots du mal en m'arrachant du milieu des impies, moi qui te crie avec foi, à toi le Juge compatissant : ' Sauve tous les hommes de la colère, par l'amour que tu nous portes, Rédempteur de l'univers. ' »







12 novembre 2015

Evangile du jour


jeudi 12 novembre 2015

Jeudi de la 32e semaine du temps ordinaire

St Josaphat Jean Kuncewicz, évêque et martyr (1580-1623), Sts Benoît et ses comp., martyrs († 1003)

Commentaire du jour
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus : « Le règne de Dieu est au milieu de vous »

Lc 17,20-25.

Comme les pharisiens demandaient à Jésus quand viendrait le règne de Dieu, il prit la parole et dit : « La venue du règne de Dieu n'est pas observable.
On ne dira pas : "Voilà, il est ici !" ou bien : "Il est là !" En effet, voici que le règne de Dieu est au milieu de vous. »
Puis il dit aux disciples : « Des jours viendront où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l'homme, et vous ne le verrez pas.
On vous dira : "Voilà, il est là-bas !" ou bien : "Voici, il est ici !" N'y allez pas, n'y courez pas.
En effet, comme l'éclair qui jaillit illumine l'horizon d'un bout à l'autre, ainsi le Fils de l'homme, quand son jour sera là.
Mais auparavant, il faut qu'il souffre beaucoup et qu'il soit rejeté par cette génération.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), carmélite, docteur de l'Église
Manuscrit autobiographique A, 83 v°

« Le règne de Dieu est au milieu de vous »

    C'est par-dessus tout l'Évangile qui m'entretient pendant mes oraisons, en lui je trouve tout ce qui est nécessaire à ma pauvre petite âme. J'y découvre toujours de nouvelles lumières, des sens cachés et mystérieux...


    Je comprends et je sais par expérience que « le Royaume de Dieu est au-dedans de nous ». Jésus n'a point besoin de livres ni de docteurs pour instruire les âmes, lui le Docteur des docteurs, il enseigne sans bruit de paroles. Jamais je ne l'ai entendu parler, mais je sens qu'il est en moi ; à chaque instant, il me guide, m'inspire ce que je dois dire ou faire. Je découvre juste au moment où j'en ai besoin des lumières que je n'avais pas encore vues ; ce n'est pas le plus souvent pendant mes oraisons qu'elles sont le plus abondantes, c'est plutôt au milieu des occupations de ma journée.







11 novembre 2015

Evangile du jour


mercredi 11 novembre 2015

Mercredi de la 32e semaine du temps ordinaire

St Martin, évêque de Tours (v. 316-397) - Mémoire -, St Théodore le Studite, higoumène († 826)

Commentaire du jour
Odes de Salomon : « Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce »

Lc 17,11-19.

Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée.
Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s'arrêtèrent à distance
et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. »
A cette vue, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés.
L'un d'eux, voyant qu'il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.
Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c'était un Samaritain.
Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n'ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ?
Il ne s'est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! »
Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t'a sauvé. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Odes de Salomon (texte chrétien hébraïque du début du 2e siècle)
N°2 ( trad. cf DDB 1981, p.18)

« Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce »

Le Christ est auprès de moi :

j'y adhère et il m'étreint.

Je n'aurais pas su aimer le Seigneur

si lui-même ne m'avait aimé le premier.

Qui peut comprendre l'amour,

si ce n'est celui qui est aimé ?


J'étreins l'aimé et mon âme l'accueille

et là où il se repose, là je me tiens.

Je ne serai plus un étranger pour lui

car il n'y a pas de haine dans le Seigneur.

Je suis lié à lui comme l'amante

qui a trouvé celui qu'elle aime.


Parce que j'aime le Fils,

je deviendrai fils.

Oui, celui qui adhère à celui qui ne meurt pas,

ne mourra pas.

Celui qui se complaît en la Vie,

à son tour sera vivant.

Tel est l'Esprit du Seigneur sans mensonge

qui apprend aux hommes à connaître ses voies.







10 novembre 2015

Evangile du jour


mardi 10 novembre 2015

Mardi de la 32e semaine du temps ordinaire

St Léon I le Grand, pape et docteur de l'Église - Mémoire -, St André (Andrea) Avellino, prêtre théatin (1521-1608)

Commentaire du jour
Saint Ambroise : « Nous sommes des serviteurs quelconques »

Lc 17,7-10.

« Lequel d'entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : "Viens vite prendre place à table" ?
Ne lui dira-t-il pas plutôt : "Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour" ?
Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d'avoir exécuté ses ordres ?
De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : "Nous sommes de simples serviteurs : nous n'avons fait que notre devoir." »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Sur l'Evangile de saint Luc 8, 31-32 (trad. Véricel, Evangile commenté, p. 265 ; cf SC 52,p. 113)

« Nous sommes des serviteurs quelconques »

Que personne ne se glorifie de ce qu'il fait, puisque c'est en simple justice que nous devons notre service au Seigneur... Tant que nous vivons, nous devons toujours travailler pour notre Seigneur. Reconnais donc que tu es un serviteur tenu à un grand nombre de services. Ne te rengorge pas d'être appelé « enfant de Dieu » (1Jn 3,1) : reconnaissons cette grâce, mais n'oublions pas notre nature. Ne te vante pas si tu as bien servi, car tu as fait ce que tu devais faire. Le soleil remplit son rôle, la lune obéit, les anges font leur service. Saint Paul, « l'instrument choisi par le Seigneur pour les païens » (Ac 9,15), écrit : « Je ne mérite pas le nom d'apôtre, parce que j'ai persécuté l'Eglise de Dieu » (1Co 15,9). Et si ailleurs il montre qu'il n'a conscience d'aucune faute, il ajoute ensuite : « Mais je n'en suis pas justifié pour autant » (1Co 4,4). Nous non plus, ne prétendons pas être loués pour nous-mêmes, ne devançons pas le jugement de Dieu.







09 novembre 2015

Evangile du jour


lundi 09 novembre 2015

Dédicace de la basilique du Latran, fête
Dédicace de la Basilique du Latran - Fête

Bx Luigi Beltrame Quattrocchi, laïc exemplaire (1880-1951), Bse Carmen de l'Enfant Jésus, veuve et fond. (1834-1899)

Commentaire du jour
Saint Hilaire : « Le Temple dont il parlait, c'était son Corps »

Jn 2,13-22.

Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem.
Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs.
Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs,
et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d'ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. »
Ses disciples se rappelèrent qu'il est écrit : L'amour de ta maison fera mon tourment.
Des Juifs l'interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? »
Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. »
Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.
Aussi, quand il se réveilla d'entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu'il avait dit cela ; ils crurent à l'Écriture et à la parole que Jésus avait dite.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Hilaire (v. 315-367), évêque de Poitiers et docteur de l'Église
Traité sur le psaume 64, PL 9, 416s (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 361)

« Le Temple dont il parlait, c'était son Corps »

    Le Seigneur dit : « C'est ici mon repos à tout jamais » et il « choisit Sion pour le lieu de sa demeure » (Ps 131,14). Mais Sion et son temple sont détruits. Où se tiendra le trône éternel de Dieu ? Où sera son repos à tout jamais ? Où sera son temple pour qu'il y habite ? L'apôtre Paul nous répond : « Le temple de Dieu, c'est vous ; en vous habite l'Esprit de Dieu » (1Co 3,16). Voilà la maison et le temple de Dieu ; ils sont remplis de sa doctrine et de sa puissance. Ils sont le séjour de la sainteté du cœur de Dieu.


    Mais cette demeure, c'est Dieu qui l'édifie. Construite de main d'homme, elle ne durerait pas, ni même si elle était fondée sur les doctrines humaines. Nos vains labeurs et nos inquiétudes ne suffisent pas à la protéger. Le Seigneur s'y prend bien autrement ; il ne l'a pas fondée sur la terre ni sur les sables mouvants, mais elle repose sur les prophètes et les apôtres (Ep 2,20) ; elle se construit sans cesse de pierres vivantes (1P 2,5). Elle se développera jusqu'aux ultimes dimensions du corps du Christ. Sans cesse son édification se poursuit ; autour d'elle montent de nombreuses maisons qui se rassembleront dans une grande et bienheureuse cité (Ps 121,3).







08 novembre 2015

Evangile du jour


dimanche 08 novembre 2015

Trente-deuxième dimanche du temps ordinaire

St Geoffroy, évêque d'Amiens (1066-1115), Bx John Duns Scot, prêtre o.f.m., théologien († 1308)

Commentaire du jour
Thomas de Celano : Tout donner parce que le Christ a tout donné

Mc 12,38-44.

En ce temps-là, dans son enseignement, Jésus disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d'apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques,
les sièges d'honneur dans les synagogues, et les places d'honneur dans les dîners.
Ils dévorent les biens des veuves et, pour l'apparence, ils font de longues prières : ils seront d'autant plus sévèrement jugés. »
Jésus s'était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l'argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes.
Une pauvre veuve s'avança et mit deux petites pièces de monnaie.
Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres.
Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu'elle possédait, tout ce qu'elle avait pour vivre. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Thomas de Celano (v. 1190-v. 1260), biographe de saint François et de sainte Claire
« Vita prima » de Saint François, §76 (trad. Desbonnets et Vorreux, Documents, p. 257)

Tout donner parce que le Christ a tout donné

François, petit pauvre et père des pauvres, voulait vivre en tout comme un pauvre ; il souffrait de rencontrer plus pauvre que lui, non pas par vanité mais à cause de la tendre compassion qu'il leur portait. Il ne voulait qu'une tunique de tissu rêche et très commun ; encore lui arrivait-il bien souvent de la partager avec un malheureux. Mais il était, lui, un pauvre très riche, car poussé par sa grande charité à secourir les pauvres comme il le pouvait, il s'en allait chez les riches de ce monde au temps des plus grands froids et leur demandait de lui prêter un manteau ou une pelisse. On les lui apportait avec plus d'empressement encore qu'il n'en avait mis à les demander. « J'accepte, disait-il alors, à condition que vous ne vous attendiez plus à les revoir. » Au premier pauvre rencontré, François, le cœur en fête, offrait ce qu'il venait de recevoir.


Rien ne lui causait plus de peine que de voir insulter un pauvre ou maudire une créature quelconque. Un frère s'était un jour laissé aller à des paroles blessantes contre un pauvre qui demandait l'aumône : « Est-ce que, par hasard, lui avait-il dit, tu ne serais pas riche tout en faisant semblant d'être pauvre ? » Ces paroles ont fait très mal à François, le père des pauvres ; il a infligé au délinquant une terrible semonce, puis lui a ordonné de se dépouiller de ses vêtements en présence du pauvre et de lui baiser les pieds en lui demandant pardon. « Celui qui parle mal à un pauvre, disait-il, injurie le Christ, dont le pauvre présente au monde le noble symbole, puisque le Christ, pour nous, s'est fait pauvre en ce monde » (2Co 8,9).







07 novembre 2015

Evangile du jour


samedi 07 novembre 2015

Samedi de la 31e semaine du temps ordinaire

St Vincenzo Grossi, prêtre et fondateur (1845-1917), St Willibrord, évêque d'Echternach (658-739)

Commentaire du jour
Saint Grégoire de Nazianze : « Celui qui est digne de confiance dans une petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande »

Lc 16,9-15.

Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l'argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.
Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande.
Si donc vous n'avez pas été dignes de confiance pour l'argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ?
Et si, pour ce qui est à autrui, vous n'avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ?
Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'argent. »
Quand ils entendaient tout cela, les pharisiens, eux qui aimaient l'argent, tournaient Jésus en dérision.
Il leur dit alors : « Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes aux yeux des gens, mais Dieu connaît vos cœurs ; en effet, ce qui est prestigieux pour les gens est une chose abominable aux yeux de Dieu.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Grégoire de Nazianze (330-390), évêque et docteur de l'Église
Homélie 14, sur l'amour des pauvres, § 23-25 ; PG 35,887 (trad. Solesmes, Lectionnaire, t. 2, p. 161 rev.; cf bréviaire 1er lun carême)

« Celui qui est digne de confiance dans une petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande »

      Tu dois savoir d'où vient pour toi l'existence, le souffle, l'intelligence et ce qu'il y a de plus précieux, la connaissance de Dieu, d'où vient l'espérance du Royaume de cieux et celle de contempler la gloire que tu vois aujourd'hui de manière obscure, comme dans un miroir, mais que tu verras demain dans toute sa pureté et son éclat (1Co 13,12). D'où vient que tu sois fils de Dieu, héritier avec le Christ (Rm 8,16-17) et, j'oserai dire, que tu sois toi-même un dieu ? D'où vient tout cela et par qui ?


      Ou encore, pour parler de choses moins importantes, celles qui se voient : qui t'a donné de voir la beauté du ciel, la course du soleil, le cycle de la lune, les étoiles innombrables et, en tout cela, l'harmonie et l'ordre qui les conduisent ?... Qui t'a donné la pluie, l'agriculture, les aliments, les arts, les lois, la cité, une vie civilisée, des relations familières avec tes semblables ?


      N'est-ce pas de Celui qui, avant toute chose et en retour de tous ses dons, te demande d'aimer les hommes ?... Alors que lui, notre Dieu et notre Seigneur, n'a pas honte d'être appelé notre Père, allons-nous renier nos frères ? Non, mes frères et mes amis, ne soyons pas des gérants malhonnêtes des biens qui nous sont confiés.







06 novembre 2015

Evangile du jour


vendredi 06 novembre 2015

Vendredi de la 31e semaine du temps ordinaire

St Léonard de Noblat (ou Noblac), ermite en Limousin (VIe s.), BBx 498 Martyrs Espagnols, 1934, 1936 ou 1937

Commentaire du jour
Saint Basile : Se montrer habile

Lc 16,1-8.

Jésus disait encore aux disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.
Il le convoqua et lui dit : "Qu'est-ce que j'apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant."
Le gérant se dit en lui-même : "Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n'en ai pas la force. Mendier ? J'aurais honte.
Je sais ce que je vais faire, pour qu'une fois renvoyé de ma gérance, des gens m'accueillent chez eux."
Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : "Combien dois-tu à mon maître ?"
Il répondit : "Cent barils d'huile." Le gérant lui dit : "Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante."
Puis il demanda à un autre : "Et toi, combien dois-tu ?" Il répondit : "Cent sacs de blé." Le gérant lui dit : "Voici ton reçu, écris quatre-vingts."
Le maître fit l'éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Basile (v. 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l'Église
Homélie 6, sur la richesse ; PG 31,261s (trad. Luc commenté, DDB 1987, p. 108)

Se montrer habile

Considère, homme, celui qui t'a comblé de ses dons. Réfléchis sur toi-même. Rappelle-toi qui tu es, quelles affaires tu conduis, qui te les a confiées, pour quelle raison tu as été préféré à beaucoup. Tu es le serviteur du Dieu bon ; tu as la charge de tes compagnons de service. Ne crois pas que tous ces biens sont destinés à ton ventre. Dispose des biens que tu as entre les mains comme s'ils appartenaient à autrui ; ils te donneront du plaisir pendant quelque temps, puis s'évanouiront et disparaîtront. Mais il t'en sera demandé un compte détaillé...


« Que vais-je faire ? » La réponse était simple : « Je rassasierai les affamés ; j'ouvrirai mes greniers et j'inviterai les pauvres... Vous tous qui manquez de pain, venez à moi. Que chacun prenne une part suffisante des dons que Dieu m'a accordés. Venez y puiser comme à la fontaine publique ».







05 novembre 2015

Evangile du jour


jeudi 05 novembre 2015

Jeudi de la 31e semaine du temps ordinaire

St Guido Maria Conforti, évêque et fondateur (1865-1931), Bx Hryhorij (Grégoire) Lakota, évêque et martyr (1883-1950)

Commentaire du jour
Bienheureux Charles de Foucauld : À la recherche de la brebis perdue

Lc 15,1-10.

En ce temps-là,  les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l'écouter.
Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole :
« Si l'un de vous a cent brebis et qu'il en perd une, n'abandonne-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve ?
Quand il l'a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux,
et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : "Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !"
Je vous le dis : C'est ainsi qu'il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion.
Ou encore, si une femme a dix pièces d'argent et qu'elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu'à ce qu'elle la retrouve ?
Quand elle l'a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : "Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la pièce d'argent que j'avais perdue !"
Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara
Retraite à Nazareth, nov. 1897 (Seuil, Livre de Vie 1966, p. 17 s)

À la recherche de la brebis perdue

Je m'éloignais, je m'éloignais de plus en plus de vous, mon Seigneur et ma vie, et aussi ma vie commençait à être une mort, ou plutôt c'était déjà une mort à vos yeux. Et dans cet état de mort vous me conserviez encore... Toute foi avait disparu, mais le respect et l'estime étaient demeurés intacts. Vous me faisiez d'autres grâces, mon Dieu, vous me conserviez le goût de l'étude, des lectures sérieuses, des belles choses, le dégoût du vice et de la laideur. Je faisais le mal, mais je ne l'approuvais ni ne l'aimais... Vous me donniez cette inquiétude vague d'une conscience mauvaise, qui endormie qu'elle est, n'est pas tout à fait morte.


Je n'ai jamais senti cette tristesse, ce malaise, cette inquiétude qu'alors. Mon Dieu, c'était donc un don de vous ; comme j'étais loin de m'en douter ! Que vous êtes bon ! Et en même temps que vous empêchiez mon âme, par cette invention de votre amour, de se noyer irrémédiablement, vous gardiez mon corps : car si j'étais mort alors, j'aurais été en enfer... Ces dangers en voyage, si grands et si multipliés, dont vous m'avez fait sortir comme par miracle ! Cette santé inaltérable dans les lieux les plus malsains, malgré de si grandes fatigues ! Oh, mon Dieu, comme vous aviez la main sur moi, et comme je la sentais peu ! Comme vous m'avez gardé ! Comme vous me couviez sous vos ailes lorsque je ne croyais même pas à votre existence ! Et pendant que vous me gardiez ainsi, le temps se passait, vous jugiez que le moment approchait de me faire rentrer au bercail.


Vous avez dénoué malgré moi toutes les liaisons mauvaises qui m'auraient tenu éloigné de vous ; vous avez dénoué même tous les liens bons qui m'auraient empêché d'être un jour tout à vous... Votre seule main a fait en cela le commencement, le milieu et la fin. Que vous êtes bon ! C'était nécessaire pour préparer mon âme à la vérité ; le démon est trop maître d'une âme qui n'est pas chaste pour y laisser entrer la vérité ; vous ne pouviez pas entrer, mon Dieu, dans une âme où le démon des passions immondes régnait en maître. Vous vouliez entrer dans la mienne, ô bon Pasteur, et vous en avez chassé vous-même votre ennemi.







04 novembre 2015

Evangile du jour


mercredi 04 novembre 2015

Mercredi de la 31e semaine du temps ordinaire

St Charles (Carlo) Borromée, archevêque de Milan, St Félix de Valois, ermite et co-fondateur (1127-1212)

Commentaire du jour
Saint Jean Cassien : Renoncer à tous ses biens

Lc 14,25-33.

De grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit :
« Si quelqu'un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple.
Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple.
Quel est celui d'entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s'asseoir pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi aller jusqu'au bout ?
Car, si jamais il pose les fondations et n'est pas capable d'achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui :
"Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n'a pas été capable d'achever !"
Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s'asseoir pour voir s'il peut, avec dix mille hommes, affronter l'autre qui marche contre lui avec vingt mille ?
S'il ne le peut pas, il envoie, pendant que l'autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix.
Ainsi donc, celui d'entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Jean Cassien (v. 360-435), fondateur de monastère à Marseille
Conférences 3, 6-7; CSEL 13/2, 73-75 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 437)

Renoncer à tous ses biens

Selon la tradition des Pères et l'autorité des saintes Écritures, les renoncements sont au nombre de trois. Le premier concerne ce qui est matériel ; il nous fait mépriser toutes les richesses et les biens du monde. Par le deuxième, nous répudions notre ancienne manière de vivre, avec les vices et les passions de l'âme et de la chair. Par la troisième, nous détachons notre esprit de toutes les réalités présentes et visibles pour ne contempler que les réalités futures et ne désirer que les réalités invisibles. Ces renoncements doivent être observés tous les trois, comme le Seigneur l'a ordonné à Abraham, lorsqu'il lui a dit : « Quitte ton pays, ta famille et la maison de ton père » (Gn 12,1).


Il a dit en premier lieu : « Quitte ton pays », c'est-à-dire les richesses de la terre. En second lieu : « Quitte ta famille », c'est-à-dire les habitudes et les vices passés qui, en s'attachant à nous depuis notre naissance, nous sont étroitement unis par une sorte de parenté. En troisième lieu : « Quitte la maison de ton père », c'est-à-dire tout attachement au monde actuel qui se présente à nos yeux.


Contemplons, comme le dit l'apôtre Paul, « non pas ce qui se voit, mais ce qui ne se voit pas ; ce qui se voit est provisoire, mais ce qui ne se voit pas est éternel » (2Co 4,18) ; « nous, nous sommes citoyens des cieux » (Ph 3,20). Nous sortirons ainsi de la maison de notre ancien père, celui qui était notre père selon le vieil homme, dès notre naissance, quand « nous étions par nature voués à la colère comme tous les autres » (Ep 2,3), et nous porterons toute l'attention de notre esprit aux choses célestes. Notre âme s'élèvera alors jusqu'au monde invisible par la méditation constante des choses de Dieu et la contemplation spirituelle.







03 novembre 2015

Evangile du jour


mardi 03 novembre 2015

Mardi de la 31e semaine du temps ordinaire

St Martin de Porres, religieux (1579-1639), St Hubert, évêque de Tongres-Maastricht-Liège († 727)

Commentaire du jour
La Divine Liturgie de Saint Basile : « Va sur les routes et dans les sentiers...pour faire entrer les gens, afin que ma maison soit remplie »

Lc 14,15-24.

En entendant parler Jésus, un des convives lui dit : « Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu ! »
Jésus lui dit : « Un homme donnait un grand dîner, et il avait invité beaucoup de monde.
À l'heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : "Venez, tout est prêt."
Mais ils se mirent tous, unanimement, à s'excuser. Le premier lui dit : "J'ai acheté un champ, et je suis obligé d'aller le voir ; je t'en prie, excuse-moi."
Un autre dit : "J'ai acheté cinq paires de bœufs, et je pars les essayer ; je t'en prie, excuse-moi."
Un troisième dit : "Je viens de me marier, et c'est pourquoi je ne peux pas venir."
De retour, le serviteur rapporta ces paroles à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur : "Dépêche-toi d'aller sur les places et dans les rues de la ville ; les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux, amène-les ici."
Le serviteur revint lui dire : "Maître, ce que tu as ordonné est exécuté, et il reste encore de la place."
Le maître dit alors au serviteur : "Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie.
Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner." »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

La Divine Liturgie de Saint Basile (4e siècle)
Prière eucharistique, 1ère partie (trad. coll. Icthus, vol. 9, p. 72)

« Va sur les routes et dans les sentiers...pour faire entrer les gens, afin que ma maison soit remplie »

Saint, Saint, Saint es-tu vraiment, Seigneur notre Dieu, il n'est pas de limite à la grandeur de ta sainteté : tu as disposé avec droiture et justice toutes choses. Tu as façonné l'homme avec le limon de la terre, tu l'as honoré de l'image même de Dieu, tu l'as placé dans un Paradis de délices en lui promettant, s'il observait les commandements, l'immortalité et la jouissance des biens éternels. Mais il a transgressé ton commandement, Dieu véritable, et, séduit par la ruse du serpent, victime de son propre péché, il s'est soumis à la mort. Par ton juste jugement, il fut chassé du Paradis dans notre monde, renvoyé à la terre d'où il avait été tiré.


Mais tu disposais pour eux, dans ton Christ, le salut par la nouvelle naissance, car tu n'as pas rejeté pour toujours la créature que tu avais créée dans ta bonté ; tu as veillé sur elle de multiples façons dans la grandeur de ta miséricorde. Tu as envoyé des prophètes, tu as fait des miracles par les saints qui, dans chaque génération, te furent agréables ; tu as donné la Loi pour nous secourir ; tu as établi les anges pour nous garder.


Et quand vint la plénitude des temps, tu nous a parlé dans ton Fils unique, par qui tu as créé l'univers ; il est le rayonnement de ta gloire et l'image de ta nature ; il porte tout par sa puissante parole ; il n'a pas gardé jalousement son égalité avec Dieu, mais Dieu de toute éternité, il a paru sur la terre, il a vécu avec les hommes, a pris chair de la Vierge Marie, accepté la condition d'esclave, assumé notre corps de misère, pour nous rendre conformes à son corps de gloire (He 1,2-3 ;Ph 2,6-7 ;3,21).


Comme par l'homme le péché était entré dans le monde, et par le péché la mort, il a plu à ton Fils unique, lui qui était éternellement dans ton sein, ô Père, mais est né d'une femme, de condamner le péché dans sa chair, afin que ceux qui mouraient en Adam, aient la vie dans le Christ (Rm 5,12 ;8,3). En habitant dans ce monde, il nous a donné des préceptes de salut, nous a détournés de l'erreur des idoles, amenés à te connaître, toi, Dieu véritable. Par là il nous a conquis pour lui comme un peuple choisi, un sacerdoce royal, une nation sainte (1P 2,9).







02 novembre 2015

Evangile du jour


lundi 02 novembre 2015



Bse Marguerite de Lorraine, duchesse d'Alençon († 1521), Bx Pie (Pio) Campidelli, religieux c.p. (1868-1889)

Commentaire du jour
Saint Braulion de Saragosse : « En voyant la veuve, le Seigneur Jésus...lui dit : ' Ne pleure pas ' » (Lc 7,13)

Mt 25,31-46.

Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire.
Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs :
il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : "Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde.
Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ;
j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi !"
Alors les justes lui répondront : "Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t'avons nourri ? tu avais soif, et nous t'avons donné à boire ?
tu étais un étranger, et nous t'avons accueilli ? tu étais nu, et nous t'avons habillé ?
tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ?"
Et le Roi leur répondra : "Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait."
Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : "Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.
Car j'avais faim, et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'avais soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ;
j'étais un étranger, et vous ne m'avez pas accueilli ; j'étais nu, et vous ne m'avez pas habillé ; j'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité."
Alors ils répondront, eux aussi : "Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?"
Il leur répondra : "Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces plus petits, c'est à moi que vous ne l'avez pas fait."
Et ils s'en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Braulion de Saragosse (vers 590-651), évêque
Lettre 19 ; PL 80, 665 (trad. bréviaire rev.)

« En voyant la veuve, le Seigneur Jésus...lui dit : ' Ne pleure pas ' » (Lc 7,13)

      Le Christ, espérance de tous les croyants, appelle ceux qui quittent ce monde non pas des morts mais des dormants lorsqu'il dit : « Lazare, notre ami, s'est endormi » (Jn 11,11) ; l'apôtre Paul à son tour ne veut pas que nous soyons « attristés au sujet de ceux qui se sont endormis » (1Th 4,13). Par là, si notre foi tient que « tous ceux qui croient » au Christ, selon sa parole dans l'Évangile, « ne mourront jamais » (Jn 11,26), nous savons que lui n'est pas mort et que nous-mêmes ne mourrons pas. C'est parce que « au signal donné par la voix de l'archange et à l'appel de la trompette divine, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts ressusciteront » (1Th 4,16). Que l'espérance de la résurrection nous encourage donc, puisque nous reverrons alors ceux que nous avons perdus. Il importe que nous croyions fermement en lui, c'est-à-dire que nous obéissions à ses préceptes, car il met sa puissance suprême à relever les morts plus facilement que nous n'éveillons ceux qui sont endormis.


      Voilà ce que nous disons et pourtant, je ne sais par quel sentiment, nous nous réfugions dans les larmes, et le sentiment du regret entame notre foi. Hélas ! que la condition de l'homme est pitoyable, et sans le Christ combien notre vie est vaine ! Mais toi, ô mort, qui as la cruauté de briser l'union des époux et de séparer ceux que l'amitié unit, dès maintenant ta force est écrasée. Dès maintenant ton joug impitoyable est broyé par celui qui te menaçait par les paroles du prophète Osée : « Ô mort, je serai ta mort » (Os 13,14 Vulg). C'est pourquoi, avec l'apôtre Paul, nous jetons ce défi : « Ô mort, où est ta victoire ? Ô mort, où est ton dard venimeux ? » (1Co 15,55) Celui qui t'a vaincu nous a rachetés, il a livré son âme bien-aimée aux mains des impies, afin de faire d'eux ses bien-aimés.


      Il serait trop long de rappeler tout ce qui dans les saintes Écritures devrait nous apporter à tous la consolation. Qu'il nous suffise d'espérer en la résurrection et d'élever nos regards vers la gloire de notre Rédempteur, car c'est en lui que nous sommes déjà ressuscités, comme notre foi nous le fait penser, selon le mot de l'apôtre Paul : « Si nous sommes morts avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui » (Rm 6, 8).







01 novembre 2015

Belle fête de Toussaint

L’EVANGILE AU QUOTIDIEN - www.levangileauquotidien.org

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« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68

Madame, Monsieur,
Chers abonnés,

Toute l’équipe de l’Evangile au Quotidien vous souhaite une très belle fête de la Toussaint ! La liturgie du 1er novembre nous invite à partager la joie céleste de la foule innombrable des saints, que nous voyons, avec les yeux de la foi, resplendir dans le firmament de Dieu. Ces saints, astres glorieux, sont tous unis par la volonté d’incarner l’Evangile durant leur existence terrestre, animés par l’Esprit Saint. Honorer les saints, c’est regarder leur exemple et ranimer en nous le désir d’être leur semblable : heureux de vivre dans la proximité de Dieu. C’est là notre vocation à tous.

Pour être saint, il n’est pas nécessaire d’accomplir des exploits hors du commun, ni d’avoir des dons exceptionnels. Il est nécessaire avant tout d’écouter Jésus, et de le suivre, sans se décourager face aux difficultés. Celui qui aime Jésus d’un amour sincère accepte de mourir à lui-même, comme le grain de blé tombé à terre meurt pour donner naissance à un nouvel épi. En effet, celui qui veut garder sa vie pour lui-même la perd, et celui qui se donne, se perd, et trouve ainsi la vie (Jn 12, 24-25). Toute forme de sainteté passe toujours par le chemin de la croix, le chemin du renoncement à soi-même.

L’expérience des saints est pour nous un encouragement à suivre les mêmes pas, à ressentir la joie de celui qui a confiance en Dieu, car l’unique cause de tristesse sur terre est de vivre loin de Dieu.

La sainteté exige un effort constant, mais elle est à la portée de tous car, plus que l’œuvre de l’homme, elle est un don de Dieu. Que la Très Sainte Vierge Marie fasse de nous de fidèles disciples de son fils Jésus-Christ !

(Homélie du pape Benoît XVI, 1er novembre 2006).


L’équipe française de l’Evangile au Quotidien, un service evangelizo.org

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Evangile du jour


dimanche 01 novembre 2015



St Nuño Alvarès Pereira, frère o.c. (1360-1431), Bx Théodore Gyrgy Romža, évêque et martyr (1911-1947)

Commentaire du jour
Sainte Catherine de Sienne : « Je crois à la communion des saints » (Credo)

Mt 5,1-12a.

En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent de lui.
Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait :
« Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.
Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux êtes-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! C'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), tertiaire dominicaine, docteur de l'Église, copatronne de l'Europe
Le Dialogue, ch. 41 (trad. Hurtaud, Téqui 1976, p. 131 rev)

« Je crois à la communion des saints » (Credo)

Dieu a dit à Sainte Catherine : L'âme juste qui achève sa vie dans la charité est enchaînée désormais dans l'amour et ne peut plus croître en vertu ; le temps est passé. Mais elle peut toujours aimer de l'amour qu'elle avait quand elle est venue à moi, et qui est la mesure de son amour (Lc 6,38). Toujours elle me désire, toujours elle m'aime, et son désir n'est jamais frustré : elle a faim et elle est rassasiée ; rassasiée, elle a encore faim ; elle échappe au dégoût de la satiété comme à la souffrance de la faim. C'est dans l'amour que les bienheureux jouissent de mon éternelle vision, et qu'ils participent à ce bien que j'ai en moi-même et que je communique à chacun selon sa mesure ; cette mesure, c'est le degré d'amour qu'ils avaient en venant à moi.


Parce qu'ils sont demeurés dans ma charité et dans celle du prochain et qu'ils sont unis par la charité, chacun se réjouit de participer au bien des autres, en plus du bien universel qu'il possède. Les saints partagent la joie et l'allégresse des anges, au milieu desquels ils sont placés... Ils participent aussi tout particulièrement au bonheur de ceux qu'ils aimaient sur terre, plus étroitement, d'une affection à part. Par cet amour ils croissaient ensemble en grâce et en vertu ; l'un était pour l'autre une occasion de manifester ma gloire et de louer mon nom. Cet amour ils ne l'ont pas perdu dans l'éternelle vie, ils le gardent toujours. C'est lui qui fait surabonder leur bonheur, par la joie que chacun ressent du bonheur de l'autre.