Un jour, quelque part, Jésus était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples. » Comme les mystères de la prière du Seigneur sont nombreux et profonds ! Ils sont contenus dans de brèves paroles, mais avec quelle richesse !... « Priez ainsi, dit le Seigneur : Notre Père qui es aux cieux »… L'homme nouveau, régénéré et rendu à son Dieu par la grâce divine, commence par dire « Père », parce que désormais il est devenu fils. Le Verbe, la Parole de Dieu, « est venu chez les siens, dit l'Évangile, et les siens ne l'ont pas reçu. Mais tous ceux qui l'ont reçu, ceux qui croient en son nom, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu » (Jn 1,11-12). Celui qui a cru en son nom et qui est devenu enfant de Dieu doit donc commencer à rendre grâce et à proclamer qu'il est enfant de Dieu, en appelant le Dieu qui est aux cieux son Père… |
09 octobre 2013
Evangile du jour
08 octobre 2013
Evangile du jour
Alors qu'il était en route avec ses disciples, Jésus entra dans un village. Une femme appelée Marthe le reçut dans sa maison. « Votre force sera dans le silence » (cf Is 30,15)... Conserver sa force au Seigneur, c'est faire l'unité en tout son être par le silence intérieur, c'est ramasser toutes ses puissances pour les occuper au seul exercice de l'amour ; c'est avoir cet œil simple qui permet à la lumière de nous irradier (Mt 6,22). Une âme qui discute avec son moi, qui s'occupe de ses sensibilités, qui poursuit une pensée inutile, un désir quelconque, cette âme disperse ses forces, elle n'est pas tout ordonnée à Dieu... Il y a encore trop d'humain, c'est une dissonance. |
07 octobre 2013
Evangile du jour
Pour mettre Jésus à l'épreuve, un docteur de la Loi lui posa cette question : « Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle ? » La parabole du bon Samaritain permet de faire deux grandes clarifications. Tandis que le concept de « prochain » se référait jusqu'alors essentiellement aux membres de la même nation et aux étrangers qui s'étaient établis dans la terre d'Israël, et donc à la communauté solidaire d'un pays et d'un peuple, cette limitation est désormais abolie. Celui qui a besoin de moi et que je peux aider, celui-là est mon prochain. |
06 octobre 2013
Evangile du jour
Les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! » Trouver également Dieu dans les plus petites choses et les communes comme dans les grandes, c'est avoir une foi non commune, mais grande et extraordinaire. Se contenter du moment présent, c'est goûter et adorer la volonté divine dans tout ce qui se rencontre à souffrir et à faire, ce qui compose par leur succession le moment présent. Ces âmes simples, par la vivacité de leur foi, adorent Dieu également dans les états les plus humiliants ; rien ne le dérobe à l'œil perçant de leur foi… Rien ne les étonne, ne les dégoûte. |
05 octobre 2013
Evangile du jour
Les soixante-douze disciples revinrent tout joyeux. Ils racontaient : « Seigneur, même les esprits mauvais nous sont soumis en ton nom. » « Une foule considérable s'adjoignit au Seigneur. Lorsque Barnabé arriva et qu'il vit la grâce accordée par Dieu, il s'en réjouit » (Ac 11,21.23). C'est la joie propre à l'évangélisateur. Elle est, comme disait le pape Paul VI, « la douce et réconfortante joie d'évangéliser » (Evangelii nuntiandi, n°80). Et cette joie commence par une persécution, par une grande tristesse, mais elle finit avec la joie. Et ainsi l'Église va de l'avant, comme le dit un saint, entre les persécutions du monde et les consolations du Seigneur (Augustin, La Cité de Dieu, 18,51,2). Ainsi est la vie de l'Église. Si nous voulons aller sur la voie de la mondanité, en négociant avec le monde…, nous n'aurons jamais la consolation du Seigneur. Et si nous recherchons seulement la consolation, ce sera une consolation superficielle, pas celle du Seigneur, ce sera une consolation humaine. L'Église avance toujours entre la croix et la résurrection, entre les persécutions et les consolations du Seigneur. Tel est le chemin : celui qui suit cette route ne se trompe pas. |
04 octobre 2013
Evangile du jour
En parlant aux soixante-douze disciples Jésus disait : " Malheureuse es-tu, Corazine! Malheureuse es-tu, Bethsaïde! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil, et se seraient assis dans la cendre en signe de pénitence. Notre époque est tout à la fois dramatique et fascinante. Tandis que, d'un côté, les hommes semblent rechercher ardemment la prospérité matérielle et se plonger toujours davantage dans le matérialisme de la consommation, d'un autre côté, on voit surgir une quête angoissante du sens, un besoin d'intériorité, un désir d'apprendre des formes et des méthodes nouvelles de concentration et de prière. Dans les cultures imprégnées de religiosité, mais aussi dans les sociétés sécularisées, on recherche la dimension spirituelle de la vie comme antidote à la déshumanisation… L'Église a un immense patrimoine spirituel à offrir à l'humanité dans le Christ qui se proclame « la voie, la vérité et la vie » (Jn 14,6)… |
Evangile du jour
En parlant aux soixante-douze disciples Jésus disait : " Malheureuse es-tu, Corazine! Malheureuse es-tu, Bethsaïde! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil, et se seraient assis dans la cendre en signe de pénitence. Notre époque est tout à la fois dramatique et fascinante. Tandis que, d'un côté, les hommes semblent rechercher ardemment la prospérité matérielle et se plonger toujours davantage dans le matérialisme de la consommation, d'un autre côté, on voit surgir une quête angoissante du sens, un besoin d'intériorité, un désir d'apprendre des formes et des méthodes nouvelles de concentration et de prière. Dans les cultures imprégnées de religiosité, mais aussi dans les sociétés sécularisées, on recherche la dimension spirituelle de la vie comme antidote à la déshumanisation… L'Église a un immense patrimoine spirituel à offrir à l'humanité dans le Christ qui se proclame « la voie, la vérité et la vie » (Jn 14,6)… |
03 octobre 2013
Evangile du jour
Parmi ses disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller. En nous souvenant de la recommandation de Jésus : « La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux ; priez donc le Maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson », nous éprouvons grandement le besoin de prier pour les vocations au sacerdoce et à la vie consacrée. Il n'est pas surprenant que, là où l'on prie avec ferveur, les vocations fleurissent. La sainteté de l'Église dépend essentiellement de l'union avec le Christ et de l'ouverture au mystère de la grâce, qui agit dans le cœur des croyants. C'est pourquoi, je voudrais inviter tous les fidèles à cultiver une relation intime avec le Christ, Maître et Pasteur de son peuple, en imitant Marie, qui gardait dans son cœur les divins mystères et les méditait assidûment (Lc 2,19). Avec elle, qui tient une place centrale dans le mystère de l'Église, nous prions : |
02 octobre 2013
Evangile du jour
Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le Royaume des cieux ? » Les anges s'occupent activement de nous dans l'Église ; on nous dit « qu'ils sont les serviteurs envoyés pour exercer leur ministère en faveur de ceux qui doivent être les héritiers du salut » (He 1,14). Il n'y a pas de chrétien si humble qui n'ait des anges pour le servir, s'il vit par la foi et par l'amour. Quoiqu'ils soient si grands, si glorieux, si purs, si merveilleux que leur vue seule nous jetterait à terre, comme cela est arrivé au prophète Daniel (10,9)…, pourtant ils sont des « serviteurs comme nous » (Ap 19,10) et nos compagnons de travail. Ils veillent sur nous ; ils défendent jusqu'au plus humble d'entre nous, si nous sommes au Christ. |
01 octobre 2013
Evangile du jour
Comme le temps approchait où Jésus allait être enlevé de ce monde, il prit avec courage la route de Jérusalem. L'Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans [les] religions [non chrétiennes]. Elle considère avec un respect sincère ces manières d'agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, tout en différant sous bien des aspects de ce qu'elle-même tient et propose, reflètent cependant souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes. Mais elle annonce sans cesse, et elle est tenue de le faire, le Christ qui est « la voie, la vérité et la vie » (Jn 14,6), en qui les hommes trouvent la plénitude de la vie religieuse et en qui Dieu s'est réconcilié toutes choses (2Co 5,18s). Elle exhorte donc ses enfants pour que, avec prudence et charité, par le dialogue et par la collaboration avec ceux qui suivent d'autres religions, et tout en témoignant de la foi et de la vie chrétiennes, ils reconnaissent, préservent et fassent progresser les biens spirituels, éthiques et socio-culturels qui se trouvent chez eux. |
30 septembre 2013
Evangile du jour
Une discussion s'éleva entre les disciples pour savoir qui était le plus grand parmi eux. Nous ne pouvons pas invoquer Dieu, Père de tous les hommes, si nous refusons de nous conduire fraternellement envers certains des hommes créés à l'image de Dieu (Gn 1,27). La relation de l'homme à Dieu le Père et la relation de l'homme à ses frères humains sont si étroitement liées que l'Écriture dit : « Celui qui n'aime pas ne connaît pas Dieu » (1Jn 4,8). |
29 septembre 2013
Evangile du jour
Jésus disait cette parabole : « Il y avait un homme riche, qui portait des vêtements de luxe et faisait chaque jour des festins somptueux. Dieu a destiné la terre et tout ce qu'elle contient à l'usage de tous les hommes et de tous les peuples, en sorte que les biens de la création doivent être mis en abondance à la disposition de tous, selon la règle de la justice, qui est inséparable de la charité. Quelles que soient les formes de la propriété, adaptées aux légitimes institutions des peuples, selon des circonstances diverses et changeantes, on doit toujours tenir compte de cette destination universelle des biens. C'est pourquoi, en utilisant ces biens, l'homme ne doit pas considérer les choses qu'il possède légitimement comme n'appartenant qu'à lui, mais il doit aussi les considérer comme communes, en ce sens qu'elles peuvent profiter non seulement à lui, mais aussi aux autres. |
28 septembre 2013
Evangile du jour
Comme tout le monde était dans l'admiration devant tout ce que faisait Jésus, il dit à ses disciples : Parmi toutes les grandes choses et les merveilles que l'on peut dire du Christ, il en est une qui dépasse absolument l'admiration dont est capable l'esprit humain ; la fragilité de notre intelligence mortelle ne sait pas comment la comprendre ou l'imaginer. C'est que la toute-puissance de la majesté divine, la Parole même du Père (Jn 1,1), la propre Sagesse de Dieu (1Co 1,24), en laquelle toutes choses ont été créées — ce qui est visible comme ce qui est invisible (Jn 1,3; Col 1,16) — s'est laissé enfermer dans les limites de cet homme qui s'est manifesté en Judée. Tel est l'objet de notre foi. Et il y a plus encore : nous croyons que la Sagesse de Dieu est entrée dans le sein d'une femme, qu'elle est née dans les vagissements et les pleurs communs à tous les nourrissons. Et nous avons appris qu'après cela le Christ a connu le trouble devant la mort au point de s'écrier : « Mon âme est triste à en mourir » (Mt 26,38), et qu'enfin il a été traîné à une mort honteuse entre toutes parmi les hommes, même si nous savons qu'il est ressuscité le troisième jour… |
27 septembre 2013
Evangile du jour
Un jour, Jésus priait à l'écart. Comme ses disciples étaient là, il les interrogea : « Pour la foule, qui suis-je ? » « Alors, il enjoignit aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Christ. » Pourquoi cet ordre ? Pour que, une fois que tout sujet de scandale serait écarté, la croix et sa Passion accomplies, tout obstacle capable de détourner la foule de croire en lui repoussé, la connaissance exacte de qui il était puisse se graver profondément et à tout jamais dans les cœurs. Sa puissance n'avait pas encore brillé d'une façon éclatante. Avant que les apôtres ne la prêchent, il attendait que l'évidence de la vérité et que l'autorité des faits puissent confirmer leur témoignage. |
26 septembre 2013
Evangile du jour
Hérode, prince de Galilée, apprit tout ce qui se passait, et il ne savait que penser, parce que certains disaient que Jean le Baptiste était ressuscité d'entre les morts. Les voies d'accès à la connaissance de Dieu : Créé à l'image de Dieu, appelé à connaître et à aimer Dieu, l'homme qui cherche Dieu découvre certaines « voies » pour accéder à la connaissance de Dieu. On les appelle aussi « preuves de l'existence de Dieu », non pas dans le sens des preuves que cherchent les sciences naturelles, mais dans le sens d'« arguments convergents et convaincants » qui permettent d'atteindre à de vraies certitudes. |
25 septembre 2013
Evangile du jour
Jésus convoqua les Douze, et il leur donna pouvoir et autorité pour dominer tous les esprits mauvais et guérir les maladies ; Depuis que je suis venu ici, je n'ai pas arrêté : je parcourais activement les villages, je baptisais tous les bébés qui ne l'avaient pas encore été... Quant aux enfants, ils ne me laissaient ni réciter l'office divin, ni manger ni me reposer tant que je ne leur avais pas enseigné une prière. Alors j'ai commencé à saisir que le Royaume des cieux appartient à ceux qui leur ressemblent (Mc 10,14). Ainsi, comme je ne pouvais pas sans impiété repousser une demande aussi pieuse, en commençant par la confession de foi au Père, au Fils et à l'Esprit Saint, je leur enseignais le Credo des Apôtres, le Pater Noster et l'Ave Maria. J'ai remarqué qu'ils étaient très doués ; s'il y avait quelqu'un pour les former à la foi chrétienne, je suis sûr qu'ils deviendraient de très bons chrétiens. |
24 septembre 2013
Evangile du jour
La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver, mais ils ne pouvaient pas arriver jusqu'à lui à cause de la foule, Que j'aurais bien voulu être prêtre pour prêcher sur la Sainte Vierge ! Une seule fois m'aurait suffi pour dire tout ce que je pense à ce sujet. |
23 septembre 2013
Evangile du jour
Comme la foule se rassemblait autour de Jésus, il disait en parabole : " Personne, après avoir allumé une lampe, ne la cache sous un couvercle ou ne la met en dessous du lit; on la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière. Rien n'est plus froid qu'un chrétien non appliqué à sauver les autres. À cet égard tu ne peux pas prétexter la pauvreté : la veuve qui a donné ses deux piécettes se lèverait pour t'accuser (Lc 21,2). Pierre aussi, qui disait : « Je n'ai ni or ni argent » (Ac 3,6). Et Paul, qui était si pauvre que souvent il avait faim et manquait des vivres nécessaires (1Co 4,11). Tu ne peux pas non plus objecter ton humble naissance : eux aussi étaient de condition modeste. L'ignorance ne te sera pas une meilleure excuse : eux aussi étaient sans lettres... N'invoque pas non plus la maladie : Timothée était sujet à de fréquents malaises (1Tm 5,23)... N'importe qui peut être utile à son prochain s'il veut faire son possible... |
22 septembre 2013
Evangile du jour
Jésus disait encore à ses disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé parce qu'il gaspillait ses biens. « Aucun serviteur ne peut servir deux maîtres. » Non pas qu'il y en ait deux : il n'y a qu'un seul Maître. Car même s'il y a des gens qui servent l'argent, en soi il ne possède aucun droit à être maître ; ce sont eux-mêmes qui se chargent du joug de cet esclavage. En effet, l'argent n'a aucun pouvoir juste, mais constitue un esclavage injuste. C'est pourquoi Jésus dit : « Faites-vous des amis avec l'argent trompeur », pour que, par notre générosité envers les pauvres, nous obtenions la faveur des anges et des saints. |
21 septembre 2013
Evangile du jour
Jésus, sortant de Capharnaüm, vit un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit : « Suis-moi. » L'homme se leva et le suivit. « Jésus vit un homme assis au bureau de la douane ; son nom était Matthieu. Il lui dit : ' Suis-moi. ' » Il l'a vu non pas tant avec les yeux du corps qu'avec le regard intérieur de sa miséricorde… Il a vu le publicain, et parce qu'il l'a vu d'un regard qui prend pitié et qui choisit, « il lui dit : ' Suis-moi ' », c'est-à-dire imite-moi. En lui demandant de le suivre, il l'invitait moins à marcher derrière lui qu'à vivre comme lui ; car « celui qui déclare demeurer dans le Christ doit marcher dans la voie où lui, Jésus, a marché » (1Jn 2,6)… |