13 mai 2009

Evangile du jour

mercredi 13 mai 2009
Le mercredi de la 5e semaine de Pâques

Notre-Dame de Fatima, Bienheureux Marien de Jesus Euse Hoyos (1845-1926)



Commentaire du jour
Bienheureuse Teresa de Calcutta : « Demeurez en moi, comme moi en vous »

Les lectures du jour

Jn 15,1-8.
Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père
l'enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu'il en
donne davantage.
Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés grâce à la parole que je vous
ai dite :
Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas
porter du fruit par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne, de même vous
non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et
en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi,
vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu'on a jeté
dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette
au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez
tout ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez.
Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit
: ainsi, vous serez pour moi des disciples.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Soeurs Missionnaires de la Charité
Something Beautiful for God (trad. La Joie du don, p. 70)

« Demeurez en moi, comme moi en vous »

      Il n'est pas possible de s'engager dans l'apostolat direct si l'on
n'est pas une âme de prière. Soyons conscients d'être un avec le Christ,
comme il était conscient d'être un avec son Père ; notre activité n'est
véritablement apostolique que dans la mesure où nous le laissons travailler
en nous et à travers nous avec sa puissance, son désir et son amour. Nous
devons parvenir à la sainteté, non pas pour nous sentir en état de
sainteté, mais pour que le Christ puisse pleinement vivre en nous. Le don
total de nous-mêmes à l'amour, à la foi, à la pureté, est lié au service
des pauvres. C'est quand nous aurons appris à chercher Dieu et sa volonté
que nos rapports avec les pauvres deviendront un chemin de sanctification
pour nous et pour autrui.

      Aimez prier : au cours de la journée éprouvez souvent le besoin de
prier et prenez la peine de prier. La prière dilate le coeur jusqu'à la
capacité de ce don que Dieu nous fait de soi-même. Demandez et cherchez, et
votre coeur s'agrandira jusqu'à pouvoir l'accueillir et le garder à vous.


      Devenons un sarment véritable de la vigne Jésus, un sarment qui porte
du fruit. Pour cela, acceptons Jésus dans notre vie comme il lui plaît d'y
venir :
comme Vérité, pour être dite,
comme Vie, pour être vécue,
comme Lumière, pour être allumée,
comme Amour, pour être aimé,
comme Chemin, pour être suivi,
comme Joie, pour être donnée,
comme Paix, pour être répandue,
comme Sacrifice, pour être offert,
parmi nos parents, nos proches et nos voisins.




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12 mai 2009

Evangile du jour

mardi 12 mai 2009
Le mardi de la 5e semaine de Pâques

Saint Achille de Larissa (+ 304), Saint Epiphane (+ 403), Sainte Imelda Lambertini (+ 1333), Saint Pancrace (IVème siècle)



Commentaire du jour
Bienheureux Jean XXIII : « C'est ma paix que je vous donne »

Les lectures du jour

Jn 14,27-31.
C'est la paix que je vous laisse, c'est ma paix que je vous donne ; ce
n'est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas
bouleversés et effrayés.
Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m'en vais, et je reviens vers
vous. Si vous m'aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le
Père, car le Père est plus grand que moi.
Je vous ai dit toutes ces choses maintenant, avant qu'elles n'arrivent ;
ainsi, lorsqu'elles arriveront, vous croirez.
Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car le prince du monde
va venir. Certes, il n'y a rien en moi qui puisse lui donner prise,
mais il faut que le monde sache que j'aime mon Père, et que je fais tout ce
que mon Père m'a commandé. Levez-vous, partons d'ici.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Bienheureux Jean XXIII (1881-1963), pape
Encyclique « Pacem in Terris » (trad. DC 1398 21/04/1963, p. 543 © copyright Libreria Editrice Vaticana rev.)

« C'est ma paix que je vous donne »

Il revient à tout croyant d'être, dans le monde d'aujourd'hui, une
étincelle lumineuse, un foyer d'amour et un ferment pour toute la masse (Mt
5,14; 13,33). Chacun le sera dans la mesure de son union à Dieu. La paix ne
saurait régner entre les hommes si elle ne règne d'abord en chacun d'eux,
si chacun n'observe en lui-même l'ordre voulu par Dieu... Il s'agit, en
fait, d'une entreprise trop sublime et trop élevée pour que sa réalisation
soit au pouvoir de l'homme laissé à ses seules forces, fût-il par ailleurs
animé de la bonne volonté la plus louable. Pour que la société humaine
donne avec la plus parfaite fidélité l'image du royaume de Dieu, le secours
d'en haut est absolument nécessaire... Par sa Passion et
par sa mort, le Christ a vaincu le péché, source première de toutes les
discordes, détresses et inégalités... « C'est lui qui est notre paix... Il
est venu proclamer la paix, paix pour vous qui étiez loin, et paix pour
ceux qui étaient proches » (Ep 2,14s). Et c'est ce même message que nous
fait entendre la liturgie de ces saints jours de Pâques : « Jésus notre
Seigneur, ressuscité, se tint au milieu de ses disciples et leur dit : La
paix soit avec vous, alléluia. Et les disciples, ayant vu le Seigneur,
furent remplis de joie » (cf Jn 20,19s). Le Christ nous a apporté la paix,
nous a laissé la paix : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je
ne vous la donne pas comme le monde la donne ». C'est
cette paix apportée par le Rédempteur que nous lui demandons instamment
dans nos prières. Qu'il bannisse des âmes ce qui peut mettre la paix en
danger, et qu'il transforme tous les hommes en témoins de vérité, de
justice et d'amour fraternel. Qu'il éclaire ceux qui président aux
destinées des peuples... Que le Christ enflamme le coeur de tous les hommes
et leur fasse renverser les barrières qui divisent, resserrer les liens de
l'amour mutuel, user de compréhension à l'égard d'autrui et pardonner à
ceux qui leur ont fait du tort. Et qu'ainsi, grâce à lui, tous les peuples
de la terre forment entre eux une véritable communauté fraternelle, et que
parmi eux ne cesse de fleurir et de régner la paix tant désirée.




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11 mai 2009

Evangile du jour

lundi 11 mai 2009
Le lundi de la 5e semaine de Pâques

Sainte Estelle (3ème siècle), Saint François de Girolamo (+ 1716), Saint Gautier (+ 1070)



Commentaire du jour
Saint José Maria Escriva de Balaguer : « Mon Père l'aimera, nous viendrons vers lui et nous ferons une demeure chez lui »

Les lectures du jour

Jn 14,21-26.
Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c'est celui-là qui
m'aime ; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père ; moi aussi je
l'aimerai, et je me manifesterai à lui. »
Jude lui demanda : « Seigneur, pour quelle raison vas-tu te manifester à
nous, et non pas au monde ? »
Jésus dit alors à ses disciples : « Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle
à ma parole ; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons
demeurer auprès de lui.
Celui qui ne m'aime pas ne restera pas fidèle à mes paroles. Or, la parole
que vous entendez n'est pas de moi : elle est du Père, qui m'a envoyé.
Je vous dis tout cela pendant que je demeure encore avec vous ;
mais le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous
enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint José Maria Escriva de Balaguer (1902-1975), prêtre, fondateur
Homélie du 26/03/1967 in Es Cristo que pasa  (trad. Quand le Christ passe, Le Laurier 1989, p. 192)

« Mon Père l'aimera, nous viendrons vers lui et nous ferons une demeure chez lui »

Le Christ demeure dans son Église : dans ses sacrements, dans sa
liturgie, dans sa prédication, dans toute son activité. D'une manière
spéciale, le Christ demeure présent parmi nous dans le don quotidien de la
sainte eucharistie. C'est pourquoi la messe est le centre et la racine de
la vie chrétienne. Dans toute messe il y a toujours le Christ total, Tête
et Corps (Ep 1,22-23). « Par lui, avec lui et en lui. » Car le Christ est
le Chemin, le Médiateur : en lui nous trouvons tout ; hors de lui notre vie
est vide... Le Christ vit dans le chrétien. La foi nous
dit que l'homme en état de grâce est divinisé. Nous sommes des hommes et
des femmes, non des anges, des êtres en chair et en os, avec un coeur et
des passions, des tristesses et des joies, mais la divinisation s'accomplit
dans l'homme tout entier, comme une anticipation de la résurrection
glorieuse. « Le Christ est ressuscité des morts, prémices de ceux qui se
sont endormis. Car, la mort étant venue par un homme, c'est par un homme
aussi que vient la résurrection des morts. De même en effet que tous
meurent en Adam, tous aussi revivront dans le Christ » (1Co 15,20-22). La vie du Christ est notre vie, selon ce qu'il a promis à ses
apôtres, le jour de la dernière Cène : « Si quelqu'un m'aime il gardera ma
parole, et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons chez
lui notre demeure ». Le chrétien doit, par conséquent, vivre selon la vie
du Christ, en faisant siens les sentiments du Christ, de manière à pouvoir
s'écrier avec saint Paul : « Je vis, mais ce n'est plus moi, c'est le
Christ qui vit en moi » (Ga 2,20).




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10 mai 2009

Evangile du jour

dimanche 10 mai 2009
Cinquième dimanche de Pâques

Saint Isidore le Laboureur (+ 1170), Ste Solange (+ 880), Bienheureux Ivan Merz (1896-1928)



Commentaire du jour
Saint Augustin : « Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments »

Les lectures du jour

Jn 15,1-8.
Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père
l'enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu'il en
donne davantage.
Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés grâce à la parole que je vous
ai dite :
Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas
porter du fruit par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne, de même vous
non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et
en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi,
vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu'on a jeté
dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette
au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez
tout ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez.
Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit
: ainsi, vous serez pour moi des disciples.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Jean, 80, 1; 81, 1.3-4; CCL 36, 527-531.

« Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments »

      Dans le passage de l'Evangile où notre Seigneur dit qu'il est la
vigne et ses disciples les sarments, il parle en tant que Tête de l'Église
et nous ses membres (Ep 5,25), en tant que « le médiateur entre Dieu et les
hommes » (lTm 2,5). En effet, la vigne et les sarments sont de même nature
; voilà pourquoi celui qui était Dieu, d'une autre nature que nous, s'est
fait homme : afin qu'en lui la nature humaine soit comme une vigne dont
nous pourrions être les sarments...

      Il disait aux disciples : « Demeurez en moi, comme moi en vous. » Ils
n'étaient pas en lui de la même manière que lui était en eux. Cette union
réciproque ne lui procure aucun profit ; c'est pour eux qu'elle est un
avantage. Les sarments sont étroitement unis à la vigne mais ne lui
communiquent rien ; c'est d'elle qu'ils reçoivent le principe de leur vie.
La vigne, au contraire, est unie aux sarments pour leur communiquer sa sève
vivifiante, sans rien recevoir d'eux. C'est ainsi que le Christ demeure
dans ses disciples...

      Si le Christ n'avait pas été un homme, il n'aurait pas pu être la
vigne ; cependant, s'il n'était pas également Dieu, il ne fournirait pas
cette grâce aux sarments. Parce qu'on ne peut pas vivre sans cette grâce et
parce que la mort est au pouvoir de notre libre arbitre, notre Seigneur
ajoute : « Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment
qu'on a jeté dehors et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse,
on les jette au feu, et ils brûlent. » (Jn 15,6) C'est pourquoi, si le bois
de la vigne n'a plus de valeur lorsqu'il ne demeure pas uni à la vigne, il
est d'autant plus glorieux quand il le demeure.




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09 mai 2009

Evangile du jour

samedi 09 mai 2009
Le samedi de la 4e semaine de Pâques

Saint Pacôme (+348), Thomas Pickering Martyr en Angleterre (+ 1665)



Commentaire du jour
Saint Cyprien : Demander en invoquant le nom de Jésus

Les lectures du jour

Jn 14,7-14.
Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant
vous le connaissez, et vous l'avez vu. »
Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me
connais pas, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père.
Comment peux-tu dire : 'Montre-nous le Père' ? Tu ne crois donc pas que je
suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis,
je ne les dis pas de moi-même ; mais c'est le Père qui demeure en moi, et
qui accomplit ses propres oeuvres.
Croyez ce que je vous dis : je suis dans le Père, et le Père est en moi ;
si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des oeuvres.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi accomplira les mêmes
oeuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars
vers le Père.
Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le
Père soit glorifié dans le Fils.
Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr
La Prière du Seigneur, 2-3 (trad. DDB 1982, p. 41 rev. ; cf bréviaire)

Demander en invoquant le nom de Jésus

Parmi les avertissements bienfaisants et les préceptes divins par
lesquels le Seigneur a pourvu au salut de son peuple, il nous a donné le
modèle de la prière ; c'est lui-même qui nous a enseigné ce que nous devons
demander dans la prière. Lui qui nous fait vivre nous apprend aussi comment
prier, avec cette bonté qui l'a poussé à nous accorder tant d'autres
bienfaits. Ainsi lorsque nous parlons au Père avec la prière que le Fils
nous a enseignée, nous sommes plus facilement écoutés. Il avait prévu que
viendrait l'heure où « les vrais adorateurs adoreraient le Père en esprit
et en vérité » (Jn 4,24) et il a accompli ce qu'il avait promis. Sanctifiés
par l'Esprit et la vérité qui viennent de lui, nous pouvons également,
grâce à son enseignement, adorer en Esprit et en vérité.
Quelle prière pourrait être plus spirituelle que celle que le Christ nous a
donnée, car c'est grâce à lui que nous avons reçu l'Esprit ? Quelle prière
peut être plus vraie que celle-là, puisqu'elle est sortie de la bouche du
Fils qui est la Vérité ? Prions donc, frères bien-aimés,
comme notre divin Maître nous l'a enseigné. Implorer Dieu avec les paroles
qui viennent de lui est une prière qu'il trouve aimable et filiale ; c'est
faire parvenir à ses oreilles la prière du Christ. Que le Père reconnaisse
la voix de son Fils quand nous lui adressons notre demande. Que celui qui
habite notre coeur soit également notre voix. Il est notre avocat auprès du
Père ; il intercède pour nos péchés quand nous, pécheurs, nous demandons le
pardon de nos fautes. Prononçons donc les paroles de notre avocat, car il a
dit : « Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera
» (Jn 16,23).




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08 mai 2009

Evangile du jour

vendredi 08 mai 2009
Le vendredi de la 4e semaine de Pâques

Saint Désiré (+ 550)



Commentaire du jour
Saint Cyrille d'Alexandrie : « Là où je suis, vous y serez aussi »

Les lectures du jour

Jn 14,1-6.
Ne soyez donc pas bouleversés : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.
Dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure ; sinon,
est-ce que je vous aurais dit : Je pars vous préparer une place ?
Quand je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi ;
et là où je suis, vous y serez aussi.
Pour aller où je m'en vais, vous savez le chemin. »
Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment
pourrions-nous savoir le chemin ? »
Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne
ne va vers le Père sans passer par moi.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Jean, 9 ; PG 74, 182-183 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 373)

« Là où je suis, vous y serez aussi »

« Dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure ;
sinon, est-ce que je vous aurais dit : Je pars vous préparer une place ?
»... Si les demeures auprès du Père n'avaient pas été nombreuses, le
Seigneur aurait dit qu'il partait en avant-coureur, manifestement afin de
préparer les demeures des saints. Mais il savait que beaucoup de demeures
étaient déjà prêtes et attendaient l'arrivée des amis de Dieu. Il donne
donc un autre motif à son départ : préparer la route à notre ascension vers
ces places du ciel en frayant un passage, alors qu'auparavant cette route
était impraticable pour nous. Car le ciel était absolument fermé aux
hommes, et jamais aucun être de chair n'avait pénétré dans ce très saint et
très pur domaine des anges. C'est le Christ qui a inauguré
pour nous ce chemin vers les hauteurs. En s'offrant lui-même à Dieu le Père
comme les prémices de ceux qui dorment dans les tombeaux de la terre, il a
permis à la chair de monter au ciel, et il a été lui-même le premier homme
apparu à ses habitants. Les anges ne connaissaient pas le mystère auguste
et grandiose d'une intronisation céleste de la chair. Ils voyaient avec
étonnement et admiration cette ascension du Christ. Presque troublés à ce
spectacle inconnu, ils s'écriaient : « Quel est celui-là qui arrive d'Edom
? » (Is 63,1), c'est-à-dire de la terre. Donc, notre Seigneur Jésus Christ
« a inauguré pour nous cette voie nouvelle et vivante » (He 10,20). Comme
dit saint Paul : « Il n'est pas entré dans un sanctuaire construit par les
hommes, mais dans le ciel lui-même, afin de se tenir maintenant pour nous
devant la face de Dieu » (He 9,24).




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07 mai 2009

Evangile du jour

jeudi 07 mai 2009
Le jeudi de la 4e semaine de Pâques

Sainte Flavia Domitilla (Ier siècle), Sainte Gisèle (+1060)



Commentaire du jour
Concile Vatican II : « Recevoir celui que j'envoie, c'est me recevoir moi-même »

Les lectures du jour

Jn 13,16-20.
Amen, amen, je vous le dis : le serviteur n'est pas plus grand que son
maître, le messager n'est pas plus grand que celui qui l'envoie.
Si vous savez cela, heureux êtes-vous, pourvu que vous le mettiez en
pratique.
Je ne parle pas pour vous tous. Moi, je sais quels sont ceux que j'ai
choisis, mais il faut que s'accomplisse la parole de l'Écriture : Celui qui
partageait mon pain a voulu me faire tomber.
Je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu'elles n'arrivent ; ainsi,
lorsqu'elles arriveront, vous croirez que moi, JE SUIS.
Amen, amen, je vous le dis : recevoir celui que j'envoie, c'est me recevoir
moi-même ; et me recevoir, c'est recevoir celui qui m'envoie. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Concile Vatican II
Constitution dogmatique sur la révélation « Dei Verbum », § 7-8

« Recevoir celui que j'envoie, c'est me recevoir moi-même »

Ce que Dieu avait révélé pour le salut de toutes les nations, il a
décidé dans sa grande bonté de le maintenir à jamais intact et de le
transmettre à toutes les générations. Aussi le Christ Seigneur, en qui
toute la révélation de Dieu reçoit son achèvement (2Co 1,20; 3,16-4,6),
ayant accompli lui-même et proclamé de sa propre bouche l'Évangile promis
auparavant par les prophètes, a ordonné à ses apôtres de le prêcher à tous
comme la source de toute vérité salvatrice et de toute règle morale, en
leur communiquant les dons divins. L'ordre du Christ a été fidèlement
exécuté par les apôtres qui, dans leur prédication orale, leurs exemples,
dans ce qu'ils ont établi, ont transmis ce qu'ils avaient reçu de la bouche
du Christ ou en le voyant vivre et agir, et aussi ce que le Saint Esprit
leur suggérait. Cet ordre a été fidèlement exécuté par ces apôtres et des
hommes apostoliques qui, sous l'inspiration du même Esprit Saint, ont
consigné par écrit le message du salut.

Pour que l'Evangile soit gardé à jamais intact et vivant dans
l'Église, les apôtres ont laissé comme successeurs les évêques, auxquels «
ils ont transmis leur propre charge d'enseignement » (Saint Irénée). Cette
tradition sainte et la Sainte Écriture des deux Testaments sont donc comme
le miroir dans lequel l'Église, pendant son pèlerinage sur terre, contemple
Dieu, de qui elle reçoit tout, jusqu'à ce qu'elle soit arrivée à son terme
: le voir face à face tel qu'il est. (1Jn 3,2)...

Cette tradition qui vient des apôtres se développe dans l'Église sous
l'assistance du Saint Esprit : en effet, la perception des choses et des
paroles transmises grandit, par la contemplation et l'étude qu'en font les
croyants qui les gardent dans leur coeur (Lc 2,19.51), par la pénétration
profonde des réalités spirituelles qu'ils expérimentent, par la
proclamation qu'en font ceux qui avec la succession épiscopale ont reçu un
charisme assuré de la vérité. L'Église, au cours des siècles, tend
constamment vers la plénitude de la vérité divine, jusqu'à ce que les
paroles de Dieu trouvent en elle leur achèvement.     




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06 mai 2009

Evangile du jour

mercredi 06 mai 2009
Le mercredi de la 4e semaine de Pâques

Ste Prudence (+1492)



Commentaire du jour
Pape Benoît XVI : « Je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver »

Les lectures du jour

Jn 12,44-50.
Jésus, lui, affirmait avec force : « Celui qui croit en moi, ce n'est pas
en moi qu'il croit, mais en celui qui m'a envoyé ;
et celui qui me voit voit celui qui m'a envoyé.
Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui
croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres.
Si quelqu'un entend mes paroles et n'y reste pas fidèle, moi, je ne le
jugerai pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver.
Celui qui me rejette et n'accueille pas mes paroles aura un juge pour le
condamner. La parole que j'ai prononcée, elle le condamnera au dernier
jour.
Car ce que j'ai dit ne vient pas de moi : le Père lui-même, qui m'a envoyé,
m'a donné son commandement sur ce que je dois dire et déclarer ;
et je sais que son commandement est vie éternelle. Donc, ce que je déclare,
je le déclare comme le Père me l'a dit. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Pape Benoît XVI
Encyclique « Spe Salvi »,  § 26 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver »

      Ce n'est pas la science qui rachète l'homme. L'homme est racheté par
l'amour. Cela vaut déjà dans le domaine purement humain. Lorsque quelqu'un,
dans sa vie, fait l'expérience d'un grand amour, il s'agit d'un moment de «
rédemption » qui donne un sens nouveau à sa vie. Mais, très rapidement, il
se rendra compte que cet amour qui lui a été donné ne résout pas, par lui
seul, le problème de sa vie. Il s'agit d'un amour qui demeure fragile ; il
peut être détruit par la mort. L'être humain a besoin de l'amour
inconditionnel. Il a besoin de la certitude qui lui fait dire : « Ni la
mort ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni
l'avenir, ni les astres, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune autre
créature, rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu qui est en Jésus
Christ » (Rm 8,38-39). Si cet amour absolu existe, avec une certitude
absolue, alors –- et seulement alors –- l'homme est « racheté », quel que
soit ce qui lui arrive dans un cas particulier.

      C'est ce que l'on vent dire lorsque l'on dit : Jésus Christ nous a «
rachetés ». Par lui nous sommes devenus certains de Dieu -- d'un Dieu qui
ne constitue pas une lointaine « cause première » du monde -- parce que son
Fils unique s'est fait homme et de lui chacun peut dire : « Ma vie
aujourd'hui dans la condition humaine, je la vis dans la foi au Fils de
Dieu qui m'a aimé et qui s'est livré pour moi » (Ga 2,20).




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05 mai 2009

Evangile du jour

mardi 05 mai 2009
Le mardi de la 4e semaine de Pâques

Saint Antonin de Florence (+ 1459), Sainte Jutta von Sangerhausen (+1260), Saint Ange (1185-1220)



Commentaire du jour
Léon XIII : « Le Père et moi, nous sommes Un »

Les lectures du jour

Jn 10,22-30.
On célébrait à Jérusalem l'anniversaire de la dédicace du Temple. C'était
l'hiver.
Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon.
Les Juifs se groupèrent autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de
temps vas-tu nous laisser dans le doute ? Si tu es le Messie, dis-le nous
ouvertement ! »
Jésus leur répondit : « Je vous l'ai dit, et vous ne croyez pas. Les
oeuvres que je fais au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage.
Mais vous ne croyez pas, parce que vous n'êtes pas de mes brebis.
Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, personne ne les
arrachera de ma main.
Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne
peut rien arracher de la main du Père.
Le Père et moi, nous sommes UN. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Léon XIII, pape de 1878 à 1903
Encyclique « Divinum Illud Munus » du 9 mai 1897

« Le Père et moi, nous sommes Un »

      Le mystère de la très sainte Trinité est appelé par les docteurs de
l'Église la substance du Nouveau Testament, c'est-à-dire le plus grand de
tous les mystères, la source et le fondement des autres. C'est pour le
connaître et le contempler que les anges ont été créés dans le ciel et les
hommes sur la terre... C'est pour manifester ce mystère plus clairement que
Dieu lui même est descendu du séjour des anges vers les hommes...

      L'apôtre Paul annonce la Trinité des personnes et l'unité de leur
nature quand il écrit : « Tout est de lui, et par lui, et en lui ; à lui la
gloire pour l'éternité ! » (Rm 11,36)... Saint Augustin écrit, en
commentant ce passage : « Ces paroles ne sont pas à prendre au hasard. ' De
lui ' désigne le Père, ' par lui ' le Fils, ' en lui ' le Saint Esprit ».
Avec justesse l'Église a l'habitude d'attribuer au Père les oeuvres de la
Divinité où resplendit la puissance, au Fils celles où resplendit la
sagesse, à l'Esprit Saint celles où resplendit l'amour. Non pas que toutes
les perfections et les oeuvres extérieures ne sont communes aux personnes
divines : « les oeuvres de la Trinité sont indivisibles, comme l'essence de
la Trinité est indivisible... » (St Augustin).

      Mais, par une certaine comparaison, une certaine affinité entre ces
oeuvres et les propriétés des personnes, les oeuvres sont attribuées ou «
appropriées », comme l'on dit, à une des personnes plutôt qu'aux autres...
De cette façon, le Père, qui est « le principe de toute la divinité » (St
Augustin), est aussi la cause efficiente de toute chose, de l'incarnation
du Verbe, et de la sanctification des âmes : « tout est de lui ». Mais le
Fils, le Verbe, la Parole de Dieu et l'image de Dieu, est aussi la
cause-modèle, l'archétype ; de lui tout ce qui a été créé reçoit sa forme
et sa beauté, l'ordre et l'harmonie. Il est pour nous « le chemin, la
vérité et la vie » (Jn 14,6), le réconciliateur de l'homme avec Dieu : «
tout est par lui ». Le Saint Esprit est la cause ultime de toute chose...,
la bonté divine et l'amour mutuel du Père et du Fils ; par sa force
puissante mais douce, il complète l'amour mutuel du Père et du Fils ; par
sa force puissante mais douce, il complète l'oeuvre cachée du salut éternel
de l'homme et la mène à sa perfection : « tout est en lui ».




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04 mai 2009

Evangile du jour

lundi 04 mai 2009
Le lundi de la 4e semaine de Pâques

Saint Grégoire l'Illuminateur (+ 325), Saint Sylvain ( + 311)



Commentaire du jour
Saint Thomas d'Aquin : « Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé »

Les lectures du jour

Jn 10,1-10.
« Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans la bergerie sans
passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est
un voleur et un bandit.
Celui qui entre par la porte, c'est lui le pasteur, le berger des brebis.
Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il
les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir.
Quand il a conduit dehors toutes ses brebis, il marche à leur tête, et
elles le suivent, car elles connaissent sa voix.
Jamais elles ne suivront un inconnu, elles s'enfuiront loin de lui, car
elles ne reconnaissent pas la voix des inconnus. »
Jésus employa cette parabole en s'adressant aux pharisiens, mais ils ne
comprirent pas ce qu'il voulait leur dire.
C'est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : je
suis la porte des brebis.
Ceux qui sont intervenus avant moi sont tous des voleurs et des bandits ;
mais les brebis ne les ont pas écoutés.
Moi, je suis la porte. Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé
; il pourra aller et venir, et il trouvera un pâturage.
Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire. Moi je suis venu
pour que les hommes aient la vie, pour qu'ils l'aient en abondance.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), théologien dominicain, docteur de l'Église
Commentaire de l'évangile de Jean, 10,3 (trad. cf bréviaire)

« Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé »

« Moi, je suis le bon pasteur. » Il est évident que le titre de
pasteur convient au Christ. Car de même qu'un berger mène paître son
troupeau, ainsi le Christ restaure les fidèles par une nourriture
spirituelle, son propre corps et son propre sang... D'autre part, le Christ
a dit que le pasteur entre par la porte et qu'il est lui-même cette porte ;
il faut donc comprendre que c'est lui qui entre, et par lui-même. C'est
bien vrai : c'est bien par lui-même qu'il entre ; il se manifeste lui-même
et il montre qu'il connaît le Père par lui-même, tandis que nous, nous
entrons par lui, et c'est lui qui nous donne le bonheur parfait. Personne d'autre que lui n'est la porte, parce que personne d'autre
n'est « la vraie lumière, qui éclaire tous les hommes » (Jn 1,9)... C'est
pourquoi aucun homme ne dit qu'il est la porte ; le Christ s'est réservé ce
nom comme lui appartenant en propre. Mais le titre de pasteur, il l'a
communiqué à d'autres, il l'a donné à certains de ses membres. En effet,
Pierre l'a été aussi (Jn 21,15), et les autres apôtres, ainsi que tous les
évêques. « Je vous donnerai des pasteurs selon mon coeur » dit l'Écriture
(Jr 3,15)... Aucun pasteur n'est bon s'il n'est uni au Christ par la
charité, devenant ainsi membre du pasteur véritable. Car
le service du bon pasteur, c'est la charité. C'est pourquoi Jésus dit qu'il
« donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10,11)... Le Christ nous a montré
l'exemple : « Il a donné sa vie pour nous. Nous devons, nous aussi, donner
notre vie pour nos frères » (1Jn 3,16).




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03 mai 2009

Evangile du jour

dimanche 03 mai 2009
Quatrième dimanche de Pâques

Saint Philippe et Saint Jacques le Mineur, apôtres (1er s.)



Commentaire du jour
Saint Antoine de Padoue : « Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis »

Les lectures du jour

Jn 10,11-18.
Je suis le bon pasteur, le vrai berger. Le vrai berger donne sa vie pour
ses brebis.
Le berger mercenaire, lui, n'est pas le pasteur, car les brebis ne lui
appartiennent pas : s'il voit venir le loup, il abandonne les brebis et
s'enfuit ; le loup s'en empare et les disperse.
Ce berger n'est qu'un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment
pour lui.
Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me
connaissent,
comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie
pour mes brebis.
J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là
aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un
seul troupeau et un seul pasteur.
Le Père m'aime parce que je donne ma vie pour la reprendre ensuite.
Personne n'a pu me l'enlever : je la donne de moi-même. J'ai le pouvoir de
la donner, et le pouvoir de la reprendre : voilà le commandement que j'ai
reçu de mon Père. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Antoine de Padoue (vers 1195-1231), franciscain, docteur de l'Eglise
Sermons pour le dimanche et les fêtes des saints (trad. Bayart, Eds. franciscaines 1944, p. 140)

« Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis »

      « Je suis le bon pasteur. » Le Christ peut dire à bon droit : « Je
suis. » Pour lui, rien n'est passé ni futur ; tout lui est présent. C'est
ce qu'il dit de lui-même dans l'Apocalypse : « Je suis l'alpha et l'oméga,
le principe et la fin ; celui qui est, qui était et qui viendra, le
Tout-Puissant » (Ap 1,8). Et dans l'Exode : « Je suis celui qui est. Tu
diras aux fils d'Israël : ' Celui qui est m'a envoyé vers vous ' » (Ex
3,14).

      « Je suis le bon pasteur. » Le mot « pasteur » vient du mot « paître
». Le Christ nous repaît de sa chair et de son sang, chaque jour, dans le
sacrement de l'autel. Jessé, le père de David, a dit à Samuel : « Mon
dernier fils est un enfant et il paît les brebis » (1S 16,11). Notre David
à nous, petit et humble, comme un bon pasteur, paît aussi ses brebis...

      On lit aussi dans Isaïe : « Comme un pasteur, il paîtra son troupeau
; dans ses bras il rassemblera les agneaux, il les portera dans son sein ;
il portera lui-même les brebis mères (Is 40,11)... Le bon berger, en effet,
quand il mène son troupeau au pâturage, ou qu'il l'en ramène, rassemble les
tout petits agneaux qui ne peuvent pas encore marcher ; il les prend en ses
bras, les porte en son sein ; il porte aussi les mères, celles qui doivent
mettre bas ou celles qui viennent d'être délivrées. Ainsi fait Jésus Christ
: chaque jour, il nous nourrit des enseignements de l'Évangile et des
sacrements de l'Église. Il nous rassemble dans ses bras, qu'il a étendus
sur la croix « pour réunir en un seul corps les enfants de Dieu qui étaient
dispersés » (Jn 11,52). Il nous a recueillis dans le sein de sa
miséricorde, comme une mère recueille son enfant.




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02 mai 2009

Evangile du jour

samedi 02 mai 2009
Le samedi de la 3e semaine de Pâques

St Athanase d'Alexandrie , évêque et docteur de l'Eglise (+ 375), Boris de Bulgarie Khan des Bulgares (+ 907)



Commentaire du jour
Sainte Thérèse d'Avila : « Quant à nous, nous croyons »

Les lectures du jour

Jn 6,60-69.
Jésus avait dit dans la synagogue de Capharnaüm : « Celui qui mange ma
chair et boit mon sang a la vie éternelle. »

Beaucoup de ses
disciples, qui avaient entendu, s'écrièrent : « Ce qu'il dit là est
intolérable, on ne peut pas continuer à l'écouter ! »
Jésus connaissait par lui-même ces récriminations des disciples. Il leur
dit : « Cela vous heurte ?
Et quand vous verrez le Fils de l'homme monter là où il était auparavant ?.
. .
C'est l'esprit qui fait vivre, la chair n'est capable de rien. Les paroles
que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie.
Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet
depuis le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas, et celui qui
le livrerait.
Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à
moi si cela ne lui est pas donné par le Père. »
A partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s'en allèrent et cessèrent
de marcher avec lui.
Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »
Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu
as les paroles de la vie éternelle.
Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint, le Saint de
Dieu. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église
Le Chemin de la perfection, 34/36 (trad. Seuil 1961, p. 200)

« Quant à nous, nous croyons »

      Demande qui voudra le pain matériel ! Pour nous, demandons au Père
éternel que nous méritions de recevoir notre pain céleste avec des
dispositions telles que, si nous n'avons pas la joie de le contempler des
yeux du corps, tant il se cache, il se dévoile du moins aux yeux de l'âme
et se manifeste à elle. C'est là une tout autre nourriture pleine de joie
et de délices ; elle est le soutien de la vie...

      Je connais une personne à qui le Seigneur avait donné une foi si
vive, que quand elle entendait quelqu'un dire qu'il aurait voulu vivre au
temps où le Christ, notre Bien, était en ce monde, elle riait en elle-même.
Puisque nous le possédons, se disait-elle, dans le Saint Sacrement aussi
véritablement qu'alors, que désirons-nous de plus ?... Elle se considérait
à ses pieds ; elle y pleurait en compagnie de Madeleine, absolument comme
si elle l'avait vu des yeux du corps dans la maison du pharisien (Lc
7,36s). Alors même qu'elle ne sentait pas de dévotion, la foi lui disait
qu'il était vraiment là.

      En effet, il faudrait se faire plus stupide qu'on n'est et s'aveugler
volontairement pour avoir le moindre doute ici. Ce n'est point là un
travail de l'imagination, comme quand nous considérons notre Seigneur sur
la croix ou dans une autre circonstance de sa Passion ; nous nous
représentons alors la chose en nous-mêmes telle qu'elle s'est passée. Ici,
elle a lieu réellement ; c'est une vérité certaine, et il ne faut pas aller
chercher notre Seigneur ailleurs, bien loin de nous. Nous le savons, en
effet, tant que la matière du pain n'est pas consumée par la chaleur
naturelle du corps, le bon Jésus est en nous ; par conséquent,
approchons-nous de lui. Quand il était en ce monde, le simple contact de
ses vêtements guérissait les malades ; pourquoi douter, si nous avons la
foi, qu'il ne fasse encore des miracles, quand il nous est si intimement
uni ? Pourquoi ne nous donnerait-il pas ce que nous lui demandons,
puisqu'il est dans notre propre maison ?




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01 mai 2009

Evangile du jour

vendredi 01 mai 2009
Le vendredi de la 3e semaine de Pâques

Saint Joseph, travailleur (1er s.), Thamar ou Tamara, Reine de Géorgie (+ 1212)



Commentaire du jour
Saint Colomban : « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson »

Les lectures du jour

Jn 6,52-59.
Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous
donner sa chair à manger ? »
Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas
la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez
pas la vie en vous.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je
le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie
boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure
en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le
Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi.
Tel est le pain qui descend du ciel : il n'est pas comme celui que vos
pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra
éternellement. »
Voilà ce que Jésus a dit, dans son enseignement à la synagogue de
Capharnaüm.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Colomban (563-615), moine, fondateur de monastères
Instruction spirituelle, 12, 2, 3 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 309 rev.)

« Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson »

      Frères très chers, étanchez votre soif aux eaux de la source divine
dont nous désirons vous parler : étanchez-la, mais ne l'éteignez pas ;
buvez, mais ne soyez pas rassasiés. La source vivante, la source de vie
nous appelle et nous dit : « Celui qui a soif, qu'il vienne à moi et qu'il
boive » (Jn 7,37). Comprenez ce que vous buvez. Que le prophète vous le
dise et qu'elle vous le dise la source elle-même : « Parole du Seigneur,
ils m'ont abandonnée, moi la source d'eau vive » (Jr 2,13). C'est donc le
Seigneur lui-même notre Dieu, Jésus Christ, qui est cette source de vie et
c'est pourquoi il nous invite à venir à lui pour que nous le buvions. Il le
boit celui qui aime, il le boit celui qui se nourrit de la Parole de
Dieu... Buvons donc à la source que d'autres ont abandonnée.

      Pour que nous mangions de ce pain, pour que nous buvions à cette
source..., il se dit « le pain vivant qui donne la vie au monde » (Jn 6,51)
et que nous devons manger... Voyez d'où coule cette source, voyez aussi
d'où descend ce pain : c'est le même, en effet, qui est pain et source, le
Fils Unique, notre Dieu, le Christ Seigneur, dont nous devons sans cesse
avoir faim.

      Notre amour nous le donne en nourriture, notre désir nous le fait
manger ; rassasiés, nous le désirons encore. Allons à lui comme à une
fontaine et buvons-le toujours dans l'excès de notre amour, buvons-le
toujours dans un désir toujours nouveau, prenons notre joie dans la douceur
de son amour. Le Seigneur est doux et bon. Nous le mangeons et le buvons,
sans cesser d'avoir faim et soif de lui, car nous ne saurions épuiser cette
nourriture et cette boisson. Nous mangeons de ce pain, nous ne l'épuisons
pas ; nous buvons à cette source, elle ne tarit pas. Ce pain est éternel,
cette source coule sans fin.




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30 avril 2009

Evangile du jour

jeudi 30 avril 2009
Le jeudi de la 3e semaine de Pâques

Saint Joseph-Benoît Cottolengo (1786-1842), Saint Pie V, pape (+ 1572)



Commentaire du jour
Saint François de Sales : « Vos pères ont mangé la manne et il sont morts ; mais le pain du ciel, celui qui en mange ne mourra pas »

Les lectures du jour

Jn 6,44-51.
Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire vers
moi, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu
lui-même. Tout homme qui écoute les enseignements du Père vient à moi.
Certes, personne n'a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu :
celui-là seul a vu le Père.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi a la vie éternelle.
Moi, je suis le pain de la vie.
Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ;
mais ce pain-là, qui descend du ciel, celui qui en mange ne mourra pas.
Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu'un mange
de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma
chair, donnée pour que le monde ait la vie. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint François de Sales (1567-1622), évêque de Genève et docteur de l'Église
Traité de l'amour de Dieu, 3, 15

« Vos pères ont mangé la manne et il sont morts ; mais le pain du ciel, celui qui en mange ne mourra pas »

La manne était savourée de quiconque la mangeait, mais différemment
néanmoins, selon la diversité des appétits de ceux qui la prenaient, et ne
fut jamais savourée totalement, car elle avait plus de différentes saveurs
qu'il n'y avait de variété de goûts chez les Israélites (Sg 16,20-21). Nous
verrons et savourerons là-haut au ciel toute la Divinité, mais jamais nul
des bienheureux ni tous ensemble ne la verront ou savoureront totalement...
Ainsi les poissons jouissent de la grandeur incroyable
de l'océan, et jamais pourtant aucun poisson, ni même toute la multitude
des poissons, n'a vu toutes les plages ni n'a trempé ses écailles en toutes
les eaux de la mer ; et les oiseaux s'égayent à leur gré dans la vasteté de
l'air, mais jamais aucun oiseau, ni même toute la race des oiseaux
ensemble, n'a battu des ailes toutes les contrées de l'air et n'est jamais
parvenu à la suprême région de celui-ci. Nos esprits, à leur gré et selon
toute l'étendue de leurs souhaits, nageront en l'océan et voleront en l'air
de la Divinité, et se réjouiront éternellement de voir que cet air est tant
infini, cet océan si vaste, qu'il ne peut être mesuré par leurs ailes, et
que jouissant sans réserve ni exception quelconque de tout cet abîme infini
de la Divinité, ils ne peuvent néanmoins jamais égaler leur jouissance à
cette infinité, laquelle demeure toujours infiniment infinie au-dessus de
leur capacité.




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29 avril 2009

Evangile du jour

mercredi 29 avril 2009
Fête de sainte Catherine de Sienne, vierge, tertiaire dominicaine, docteur de l'Église, copatronne de l'Europe

Saint Hugues de Cluny (1024-1109), Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)



Commentaire du jour
Saint Grégoire de Nysse : Sainte Catherine de Sienne, vierge et docteur de l'Église

Les lectures du jour

Mt 11,25-30.
En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Père, Seigneur du ciel et de la
terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux
savants, tu l'as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté.
Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le
Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils
veut le révéler.
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je
vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble
de coeur, et vous trouverez le repos.
Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395), moine et évêque
Sur Mt 19 (trad. Quéré-Jaulmes, Centurion 1969, p. 210 rev. Tournay)

Sainte Catherine de Sienne, vierge et docteur de l'Église

      Le mariage est bon...; toi qui es consacrée à Dieu, honore aussi la
mère dont tu es née. Et toi qui est mariée, honore de ton côté celle qui
est née d'une mère sans être mère elle-même ; elle n'est pas mère, mais
elle est l'épouse du Christ. Que la femme mariée appartienne elle aussi au
Christ ; mais que la vierge consacrée soit toute à lui. Que la première ne
s'attache pas au monde ; mais que la seconde s'en libère totalement... «
Certes, tous ne comprennent pas ce langage ; mais ceux-là seuls à qui c'est
donné » dit Jésus (Mt 19,11).

      Mesurez-vous la profondeur de la pensée du Christ ?... Si tu répands
sur Dieu tout le feu de ton âme, sans te laisser tirailler entre l'amour de
ce qui passe et l'amour de ce qui demeure, entre l'amour du visible et
celui de l'invisible, alors Dieu lui-même t'a blessée de flèches de choix ;
tu connais la beauté de ton Époux et tu peux chanter cet hymne : «
Seigneur, tu es ma joie, l'objet de tous mes désirs ! » (Ct 5,16) Tu
demeureras toute au Christ, jusqu'à ce que tu contemples le Christ ton
Époux... Mais lorsque tu entends le Christ déclarer que « ce n'est pas tout
le monde qui peut comprendre cette parole, mais ceux à qui Dieu l'a révélé
», pense que cela est donné à ceux qu'il a choisis et qui ouvrent leur
coeur à ces choses. « Il ne s'agit pas de la volonté de l'homme ou de sa
course acharnée, mais tout dépend de la miséricorde de Dieu. » (Rm 9,16)




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28 avril 2009

Evangile du jour

mardi 28 avril 2009
Le mardi de la 3e semaine de Pâques

St Louis-Marie Grignon de Montfort (+ 1716), Saint Pierre Chanel (1803-1841)



Commentaire du jour
Saint Cyrille d'Alexandrie : « C'est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel »

Les lectures du jour

Jn 6,30-35.
Ils lui dirent alors : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous
puissions le voir, et te croire ? Quelle oeuvre vas-tu faire ?
Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l'Écriture : Il leur a
donné à manger le pain venu du ciel. »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n'est pas Moïse qui
vous a donné le pain venu du ciel ; c'est mon Père qui vous donne le vrai
pain venu du ciel.
Le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au
monde. »
Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous de ce pain-là, toujours. »
Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à
moi n'aura plus jamais faim ; celui qui croit en moi n'aura plus jamais
soif.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l'Église
Sur Isaïe, IV, 1 (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, Mediaspaul 2000, t. 6, p. 112)

« C'est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel »

      « Chantez au Seigneur un cantique nouveau ! » (Ps 95,1) Nouveau est
le cantique, pour s'accorder aux réalités nouvelles ; Paul l'a écrit : « Si
quelqu'un est dans le Christ, il est une créature nouvelle ; le monde
ancien s'en est allé, un monde nouveau a été fait » (2Co 5,17). Ceux qui
étaient Israélites par le sang ont été libérés de la tyrannie des Égyptiens
grâce au médiateur de ce temps-là, le très sage Moïse ; ils ont été libérés
de la corvée des briques, des sueurs inutiles des tâches terrestres..., de
la cruauté des surveillants, de la dureté inhumaine de Pharaon. Ils ont
traversé la mer ; dans le désert, ils ont mangé la manne ; ils ont bu l'eau
jaillie du rocher ; ils ont passé le Jourdain à pied sec ; ils ont été
introduits dans la Terre de la promesse.

      Or, pour nous, tout cela s'est renouvelé, et le monde nouveau est
incomparablement meilleur que l'ancien. Nous avons été libérés d'un
esclavage, non terrestre, mais spirituel ; nous avons été délivrés non plus
des tâches de cette terre, mais de la souillure des plaisirs charnels. Nous
avons échappé non aux contremaîtres égyptiens ou au tyran impie et
impitoyable, homme comme nous, mais aux démons malins et impurs qui
incitent à pécher, et au chef de leur engeance, Satan.

      Nous avons traversé les flots de la vie présente, comme une mer, avec
son tumulte et ses folles agitations. Nous avons mangé la manne
spirituelle, le pain descendu du ciel, qui donne la vie au monde. Nous
avons bu l'eau jaillie du rocher, en faisant nos délices des eaux vives du
Christ. Nous avons traversé le Jourdain grâce au saint baptême que nous
avons été jugés dignes de recevoir. Nous sommes entrés dans la Terre
promise aux saints et préparée pour eux, cette terre dont le Seigneur fait
mémoire en disant : « Bienheureux les doux, car ils recevront la terre en
héritage » (Mt 5,4).




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27 avril 2009

Evangile du jour

lundi 27 avril 2009
Le lundi de la 3e semaine de Pâques

Zita Servante à Lucques (+ 1278)



Commentaire du jour
Pierre le Vénérable : « À la recherche de Jésus »

Les lectures du jour

Jn 6,22-29.
Le lendemain, la foule restée sur l'autre rive du lac se rendit compte
qu'il n'y avait eu là qu'une seule barque, et que Jésus n'y était pas monté
avec ses disciples, qui étaient partis sans lui.
Cependant, d'autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de
l'endroit où l'on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu
grâce.
La foule s'était aperçue que Jésus n'était pas là, ni ses disciples non
plus. Alors les gens prirent les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à
la recherche de Jésus.
L'ayant trouvé sur l'autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu
arrivé ici ? »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non
parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain
et que vous avez été rassasiés.
Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture
qui se garde jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils
de l'homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son empreinte. »
Ils lui dirent alors : « Que faut-il faire pour travailler aux oeuvres de
Dieu ? » Jésus leur répondit :
« L'oeuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Pierre le Vénérable (1092-1156), abbé de Cluny
Sermon sur la louange du saint sépulcre (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, Mediaspaul 2000, t. 6, p. 58

« À la recherche de Jésus »

      Écoutez, tous les peuples ; écoutez, nations répandues sur la surface
de la terre ; prêtez l'oreille, tribus et races diverses (cf Ap 7,9), vous
tous qui vous croyiez abandonnés et vous pensiez jusqu'à présent
méprisables ; prêtez l'oreille et réjouissez-vous : votre Créateur ne vous
a pas oubliés. Il n'a pas voulu laisser plus longtemps sa colère retenir
ses miséricordes ; maintenant il veut sauver dans sa bonté non seulement le
petit nombre des juifs, mais encore votre multitude innombrable. Écoutez le
saint prophète Isaïe... : « En ce jour-là, la racine de Jessé sera dressée
comme un signe pour les peuples » (11,10)...

      Comme l'a attesté Jésus lui-même, il est celui que « Dieu, le Père, a
marqué de son sceau », pour qu'il soit un signe. Mais un signe pour quoi ?
Pour qu'exalté en haut de l'étendard de la croix, tel le serpent de bronze
élevé au milieu du camp (Nb 21), il tourne vers lui les regards non
seulement du peuple juif, mais de l'univers entier, et qu'il attire à lui
par sa mort sur la croix le coeur de tous les hommes. Il leur apprendrait
ainsi à mettre en lui toute leur espérance. En guérissant toutes leurs
faiblesses, en pardonnant tous leurs péchés, en ouvrant à tous le Royaume
des cieux fermé depuis si longtemps, il leur montrerait qu'il est bien «
celui qui devait être envoyé..., celui qu'attendaient les nations » (Gn
49,10 Vulg.). Ce signe, il l'a dressé lui-même pour les peuples afin de «
réunir les exilés d'Israël et de rassembler des quatre vents les dispersés
de Juda » (Is 11,12).




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26 avril 2009

Evangile du jour

dimanche 26 avril 2009
Troisième dimanche de Pâques

Bse Alida (1249-1309)



Commentaire du jour
Saint Grégoire le Grand : « C'est bien moi ! Touchez-moi »

Les lectures du jour

Lc 24,35-48.
A leur tour, ils racontaient ce qui s'était passé sur la route, et comment
ils l'avaient reconnu quand il avait rompu le pain.
Comme ils en parlaient encore, lui-même était là au milieu d'eux, et il
leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Frappés de stupeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit.
Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées
qui surgissent en vous ?
Voyez mes mains et mes pieds : c'est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un
esprit n'a pas de chair ni d'os, et vous constatez que j'en ai. »
Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds.
Dans leur joie, ils n'osaient pas encore y croire, et restaient saisis
d'étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? »
Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé.
Il le prit et le mangea devant eux.
Puis il déclara : « Rappelez-vous les paroles que je vous ai dites quand
j'étais encore avec vous : Il fallait que s'accomplisse tout ce qui a été
écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. »
Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures.
Il conclut : « C'est bien ce qui était annoncé par l'Écriture : les
souffrances du Messie, sa résurrection d'entre les morts le troisième jour,

et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes
les nations, en commençant par Jérusalem.
C'est vous qui en êtes les témoins.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Grégoire le Grand (vers 540-604), pape, docteur de l'Église
Homélies sur les évangiles, n°26 ; PL 76,1197 (trad. Barroux rev. ; cf Delhougne, p. 204)

« C'est bien moi ! Touchez-moi »

Comment le corps du Seigneur, une fois ressuscité, est-il resté un
corps véritable, alors qu'il a pu entrer auprès des disciples malgré les
portes fermées ? Nous devons savoir que l'action divine n'aurait plus rien
d'admirable si la raison humaine pouvait la comprendre, et que la foi
n'aurait pas de mérite si la raison lui fournissait des preuves
expérimentales. De telles oeuvres de notre Rédempteur, qui par elles-mêmes
sont absolument incompréhensibles, doivent être méditées à la lumière de
ses autres actions, en sorte que nous soyons amenés à croire à ces faits
merveilleux par d'autres qui le sont plus encore. Car ce corps du Seigneur
qui rejoignait les disciples malgré les portes fermées est le même que sa
Nativité a rendu visible aux hommes quand il est sorti du sein fermé de la
Vierge. Il ne faut donc pas s'étonner si notre Rédempteur, après être
ressuscité pour vivre à jamais, est entré malgré les portes fermées,
puisqu'en venant en ce monde pour mourir, il est sorti du sein de la Vierge
sans l'ouvrir. Comme la foi de ceux qui regardaient ce
corps visible demeurait hésitante, le Seigneur leur a présenté à toucher
cette chair qu'il avait fait passer à travers les portes fermées... Or, ce
qui se touche se corrompt nécessairement, et ce qui ne se corrompt pas ne
peut pas être touché. Mais d'une manière merveilleuse et incompréhensible,
notre Rédempteur nous a donné à voir après sa résurrection un corps à la
fois incorruptible et palpable. En le montrant incorruptible, il nous
invitait à la récompense ; en le donnant à toucher, il nous confirmait dans
la foi. Il s'est fait donc voir à la fois incorruptible et palpable, pour
bien manifester qu'après sa résurrection son corps restait de même nature,
mais qu'il était élevé à une gloire tout autre.




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25 avril 2009

Evangile du jour

samedi 25 avril 2009
Fête de saint Marc, évangéliste

Saint Marc (Ier siècle)



Commentaire du jour
Saint Irénée de Lyon : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création »

Les lectures du jour

Mc 16,15-20.
Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres : « Allez dans le monde entier.
Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création.
Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire
sera condamné.
Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon
nom, ils chasseront les esprits mauvais ; ils parleront un langage nouveau
;
ils prendront des serpents dans leurs mains, et, s'ils boivent un poison
mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades,
et les malades s'en trouveront bien. »
Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s'assit à
la droite de Dieu.
Quant à eux, ils s'en allèrent proclamer partout la Bonne Nouvelle. Le
Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui
l'accompagnaient.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Irénée de Lyon (vers 130-vers 208), évêque, théologien et martyr
Contre les hérésies, III, 1 (trad. Cerf 1984, p. 276 rev.)

« Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création »

Le Seigneur de toutes choses a donné à ses apôtres le pouvoir de
proclamer l'Évangile. Et c'est par eux que nous avons connu la vérité,
c'est-à-dire l'enseignement du Fils de Dieu. C'est à eux que le Seigneur a
dit : « Celui qui vous écoute m'écoute ; celui qui vous rejette me rejette
et rejette celui qui m'a envoyé » (Lc 10,16). Car nous n'avons pas connu le
plan de notre salut par d'autres que par ceux qui nous ont fait parvenir
l'Évangile. Cet Évangile, ils l'ont d'abord prêché. Puis,
par la volonté de Dieu, ils nous l'ont transmis dans des Écritures pour
qu'il devienne « le pilier et le soutien » de notre foi (1Tm 3,15). Il
n'est pas permis de dire qu'ils ont prêché avant d'avoir obtenu la
connaissance parfaite, comme osent le prétendre certains, qui se targuent
d'être les correcteurs des apôtres. En effet, après que notre Seigneur est
ressuscité d'entre les morts et que les apôtres ont été « revêtus de la
force d'en-haut » (Lc 24,49) par la venue de l'Esprit Saint, ils ont été
remplis de certitude au sujet de tout et ils ont possédé la connaissance
parfaite. Alors, ils s'en allèrent « jusqu'aux extrémités de la terre »,
(Ps 18,5;Rm 10,18) proclamant la Bonne Nouvelle des biens qui nous viennent
de Dieu et annonçant aux hommes la paix du Ciel. Ils possédaient, tous
également et chacun en particulier, l'Évangile de Dieu.




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24 avril 2009

Evangile du jour

vendredi 24 avril 2009
Le vendredi de la 2e semaine de Pâques

Sainte Marie-Euphrasie Pelletier (+ 1868), Saint Fidèle de Sigmaringen (1577-1622)



Commentaire du jour
Saint Ephrem : « Ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restaient »

Les lectures du jour

Jn 6,1-15.
Après cela, Jésus passa de l'autre côté du lac de Tibériade (appelé aussi
mer de Galilée).
Une grande foule le suivait, parce qu'elle avait vu les signes qu'il
accomplissait en guérissant les malades.
Jésus gagna la montagne, et là, il s'assit avec ses disciples.
C'était un peu avant la Pâque, qui est la grande fête des Juifs.
Jésus leva les yeux et vit qu'une foule nombreuse venait à lui. Il dit à
Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu'ils aient à manger ?
»
Il disait cela pour le mettre à l'épreuve, car lui-même savait bien ce
qu'il allait faire.
Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait
pas pour que chacun ait un petit morceau de pain. »
Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :
« Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons, mais
qu'est-ce que cela pour tant de monde ! »
Jésus dit : « Faites-les asseoir. » Il y avait beaucoup d'herbe à cet
endroit. Ils s'assirent donc, au nombre d'environ cinq mille hommes.
Alors Jésus prit les pains, et, après avoir rendu grâce, les leur distribua
; il leur donna aussi du poisson, autant qu'ils en voulaient.
Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Ramassez les
morceaux qui restent, pour que rien ne soit perdu. »
Ils les ramassèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui
restaient des cinq pains d'orge après le repas.
A la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C'est
vraiment lui le grand Prophète, celui qui vient dans le monde. »
Mais Jésus savait qu'ils étaient sur le point de venir le prendre de force
et faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira, tout seul, dans
la montagne.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Ephrem (vers 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église
Diatesseron, 12, 4-5, 11 (trad. SC 121, p. 214s)

« Ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restaient »

      En un clin d'oeil, le Seigneur a multiplié un peu de pain. Ce que les
hommes font en dix mois de travail, ses dix doigts l'ont fait en un
instant... Pourtant, ce n'est pas à sa puissance qu'il a mesuré ce miracle,
mais à la faim de ceux qui étaient là. Si le miracle avait été mesuré à sa
puissance, il serait impossible de l'évaluer ; mesuré à la faim de ces
milliers de gens, le miracle a dépassé les douze corbeilles. Chez les
artisans, la puissance est inférieure au désir des clients, ils ne peuvent
pas faire tout ce qu'on leur demande ; les réalisations de Dieu, au
contraire, dépassent tout désir...

      Rassasiés au désert comme jadis les Israélites à la prière de Moïse,
ils se sont écriés : « Celui-ci est le prophète dont il est dit qu'il
viendra dans le monde. » Ils faisaient allusion aux paroles de Moïse : « Le
Seigneur vous suscitera un prophète », non pas n'importe lequel, mais « un
prophète comme moi » (Dt 18,15), qui vous rassasiera de pain dans le
désert. Comme moi il a marché sur la mer, il est apparu dans la nuée
lumineuse (Mt 17,5), il a libéré son peuple. Il a remis Marie à Jean, comme
Moïse a remis son troupeau à Josué... Mais le pain de Moïse n'était pas
parfait ; il a été donné seulement aux Israélites. Voulant signifier que
son don est supérieur à celui de Moïse et l'appel des nations encore plus
parfait, notre Seigneur a dit : « Quiconque mangera de mon pain vivra
éternellement », car « le pain de Dieu est descendu des cieux » et il est
donné au monde entier (Jn 6,51).




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