06 septembre 2012
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Evangile du jour
jeudi 06 septembre 2012
Le jeudi de la 22e semaine du temps ordinaire
Bx Bertrand de Garrigues, o.p. ( 1230)
Commentaire du jour
Saint Patrick : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras »
Les lectures du jour
Lc 5,1-11.
Un jour, Jésus se trouvait sur le bord du lac de Génésareth : la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu.
Il vit deux barques amarrées au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets.
Jésus monta dans une des barques, qui appartenait à Simon, et lui demanda de s'éloigner un peu du rivage. Puis il s'assit et, de la barque, il enseignait la foule.
Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson. »
Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets. »
Ils le firent, et ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient.
Ils firent signe à leurs compagnons de l'autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu'elles enfonçaient.
A cette vue, Simon-Pierre tomba aux pieds de Jésus, en disant : « Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur. »
L'effroi, en effet, l'avait saisi, lui et ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu'ils avaient prise ;
et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, ses compagnons. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. »
Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Patrick (v. 385-v. 461), moine missionnaire, évêque
Confession, 38-40 ; SC 249 (trad. SC p. 111s rev.)
« Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras »
Je suis grandement redevable à Dieu, qui m'a accordé une grâce si
grande que, par mon intermédiaire, « des peuples nombreux » sont nés à
nouveau pour Dieu... : « Je t'ai établi comme une lumière parmi les
nations, pour porter le salut jusqu'à l'extrémité de la terre »... C'est
ainsi que je veux « attendre ce qu'a promis » celui qui ne fait jamais
défaut, comme il en donne l'assurance dans l'Évangile : « Ils viendront de
l'Orient et de l'Occident et se mettront à table avec Abraham, Isaac et
Jacob ». Ainsi nous avons confiance que des croyants viendront du monde
entier.
C'est pourquoi il importe de s'adonner à la pêche comme il faut et
avec vigilance, selon l'exhortation et l'enseignement du Seigneur qui dit :
« Venez à ma suite et je vous ferai pêcheurs d'hommes ». Il dit encore par
les prophètes : « Voici que j'envoie des pêcheurs et des chasseurs en grand
nombre ». C'est pourquoi il était très important de tendre nos filets, afin
qu' « une grande multitude », qu'« une foule » de gens soit prise pour Dieu
et que, pour baptiser et exhorter le peuple, il y ait partout des prêtres,
selon la parole du Seigneur : « Allez donc maintenant instruire toutes les
nations, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit et leur
apprenant à observer tout ce que je vous ai commandé ; et voici que moi je
suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde ».
(Références bibliques : Ez 38,6; Is 49,6; Ac 1,4; Mt 8,11; Mt 4,19; Jr
16,16; Lc 5,6; Lc 6,17; Mt 28,19)
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05 septembre 2012
Evangile du jour
mercredi 05 septembre 2012
Le mercredi de la 22e semaine du temps ordinaire
Bse Mère Teresa de Calcutta (1910-1997), St Laurent Justinien, évêque (1381-1455)
Commentaire du jour
Sainte Thérèse d'Avila : « Il sortit et se retira dans un endroit désert »
Les lectures du jour
Lc 4,38-44.
En quittant la synagogue, Jésus entra chez Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on implora Jésus en sa faveur.
Il se pencha sur elle, interpella vivement la fièvre, et celle-ci quitta la malade. A l'instant même, elle se leva, et elle les servait.
Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des infirmes atteints de diverses maladies les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d'eux, les guérissait.
Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux en criant : « Tu es le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les interpellait vivement et leur interdisait de parler parce qu'ils savaient, eux, qu'il était le Messie.
Quand il fit jour, il sortit et se retira dans un endroit désert. Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu'à lui, et elles le retenaient pour l'empêcher de les quitter.
Mais il leur dit : « Il faut que j'aille aussi dans les autres villes pour leur annoncer la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c'est pour cela que j'ai été envoyé. »
Et il se rendait dans les synagogues de Judée pour y proclamer la Bonne Nouvelle.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église
Le Chemin de la perfection, ch. 24 (trad. Seuil 1961, p.152)
« Il sortit et se retira dans un endroit désert »
Comment ne pas nous rappeler un Maître comme celui qui nous a appris
la prière, qui nous l'a enseignée avec tant d'amour et avec un si vif désir
qu'elle nous soit profitable ? ... Vous savez qu'il nous enseigne à prier
dans la solitude. C'est ainsi que notre Seigneur faisait toujours, quand il
priait, non que cela lui soit nécessaire, mais parce qu'il voulait nous
donner l'exemple. Nous avons déjà dit qu'on ne saurait parler en même temps
à Dieu et au monde. Or ils ne font pas autre chose, ceux qui récitent des
prières et par ailleurs écoutent ce qui se dit autour d'eux, ou s'arrêtent
aux pensées qui se présentent sans se préoccuper de les repousser.
Je ne parle pas de ces indispositions qui surviennent parfois, ni,
surtout de la mélancolie ou de la faiblesse d'esprit qui affligent
certaines personnes et les empêchent, malgré leurs efforts, de se
recueillir. Il en est de même pour ces orages intérieurs qui peuvent
troubler quelquefois les fidèles serviteurs de Dieu, mais que celui-ci
permet pour leur plus grand bien. Dans leur affliction, ils cherchent en
vain le calme. Quoi qu'ils fassent, ils ne peuvent pas être attentifs aux
prières qu'ils prononcent. Leur esprit, loin de se fixer à rien, s'en va
tellement à l'aventure qu'il semble en proie à une sorte de frénésie. A la
peine qu'ils en éprouvent, ils verront que ce n'est pas de leur faute ;
qu'ils ne se tourmentent donc pas... Puisque leur âme est malade, qu'ils
s'appliquent à lui procurer quelque repos et s'occupent de quelque autre
uvre de vertu. Voilà ce que doivent faire les personnes qui veillent sur
eux-mêmes et qui comprennent que l'on ne saurait parler à Dieu et au monde
en même temps.
Ce qui dépend de nous, c'est d'essayer d'être dans la solitude pour
prier. Et plaise à Dieu que cela suffise, je le répète, pour comprendre en
présence de qui nous sommes et quelle réponse le Seigneur fait à nos
demandes ! Pensez-vous qu'il se taise, bien que nous ne l'entendions pas ?
Non, certes. Il parle au cur quand c'est le cur qui le prie.
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04 septembre 2012
Evangile du jour
mardi 04 septembre 2012
Le mardi de la 22e semaine du temps ordinaire
Ste Rosalie, vierge et ermite (c. 1130 1170)
Commentaire du jour
Saint Cyrille de Jérusalem : « Du haut des cieux, ta Parole toute puissante s'élança du trône » (Sg 18,15)
Les lectures du jour
Lc 4,31-37.
Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat.
On était frappé par son enseignement parce que sa parole était pleine d'autorité.
Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par un esprit démoniaque,
qui se mit à crier d'une voix forte : « Ah ! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu ! »
Jésus l'interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme ! » Alors le démon le jeta par terre devant tout le monde et sortit de lui sans lui faire aucun mal.
Tous furent effrayés, et ils se disaient entre eux : « Quelle est cette parole ? Car il commande avec autorité et puissance aux esprits mauvais, et ils sortent ! »
Et la réputation de Jésus se propagea dans toute la région.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Cyrille de Jérusalem (313-350), évêque de Jérusalem et docteur de l'Église
Catéchèses baptismales, n°11, 5-10 (trad. Bouvet, Soleil Levant 1962, p. 211s rev.)
« Du haut des cieux, ta Parole toute puissante s'élança du trône » (Sg 18,15)
Dieu est esprit (Jn 5,24), et donc celui qui est esprit a engendré
spirituellement..., d'une génération simple et incompréhensible. Le Fils
lui-même dit du Père : « Le Seigneur m'a dit : ' Tu es mon Fils;
aujourd'hui, je t'ai engendré ' » (Ps 2,7). Cet aujourd'hui n'est pas
récent mais éternel ; cet aujourd'hui n'est pas dans le temps, mais avant
tous les siècles. « De mon sein, avant l'étoile du matin, je t'ai engendré
» (Ps 109,3). Crois donc en Jésus Christ, Fils du Dieu vivant, mais Fils
unique comme le dit l'Évangile : « Dieu a tant aimé le monde qu'il lui a
donné son Fils unique, afin que celui qui croit en lui ne périsse pas, mais
qu'il ait la vie éternelle » (Jn 3,16)... Saint Jean témoigne à ce sujet :
« Nous avons contemplé sa gloire, la gloire qu'il tient de son Père comme
Fils unique, plein de grâce et de vérité » (Jn 1,14).
Les démons eux-mêmes, tremblant devant lui, s'écriaient : «
Laisse-nous ! Qu'y a-t-il entre toi et nous, Jésus ? Toi qui es le Fils du
Dieu vivant ! » Il est donc Fils de Dieu par nature, et non pas par
adoption, puisqu'il est né du Père... Le Père, Dieu véritable, a engendré
le Fils semblable à lui-même, Dieu véritable... Le Père a engendré le fils
autrement que, chez les hommes, l'esprit engendre la parole ; car l'esprit
en nous subsiste, tandis que la parole , une fois prononcée, s'évanouit.
Nous savons, nous, que le Christ a été engendré « Parole vivante et
subsistante » (1P 1,23), née du Père éternellement, de façon inexprimable,
de même nature que lui : « Au commencement était la Parole et la Parole
était Dieu » (Jn 1,1). Parole qui comprend la volonté du Père et produit
toutes choses par son ordre ; Parole qui descend et qui remonte (cf Is
55,11)... Parole pleine d'autorité et qui régit tout car « le Père a tout
remis entre les mains du Fils » (Jn 13,3).
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03 septembre 2012
Evangile du jour
lundi 03 septembre 2012
Le lundi de la 22e semaine du temps ordinaire
St Grégoire le Grand, pape et docteur de l'Église (560-604)
Commentaire du jour
Saint Bonaventure : « N'est-ce pas là le fils de Joseph ? »
Les lectures du jour
Lc 4,16-30.
Jésus vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l'habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture.
On lui présenta le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit :
L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres, et aux aveugles qu'ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération,
annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur.
Jésus referma le livre, le rendit au servant et s'assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui.
Alors il se mit à leur dire : « Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit. »
Tous lui rendaient témoignage ; et ils s'étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. Ils se demandaient : « N'est-ce pas là le fils de Joseph ? »
Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : 'Médecin, guéris-toi toi-même. Nous avons appris tout ce qui s'est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton pays ! ' »
Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète n'est bien accueilli dans son pays.
En toute vérité, je vous le déclare : Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël ;
pourtant Élie n'a été envoyé vers aucune d'entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon.
Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; pourtant aucun d'eux n'a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien. »
A ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux.
Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas.
Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l'Église
Méditations sur la vie du Christ ; Opera omnia, t. 12, p. 530s (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 67 rev.)
« N'est-ce pas là le fils de Joseph ? »
Ils me paraissent être parvenus au plus haut degré, ceux qui, de tout
cur et sans feinte, se sont suffisamment possédés pour ne rien chercher
d'autre que d'être méprisé, de ne compter pour rien et de vivre dans
l'abaissement... Tant que vous n'en serez pas arrivés là, pensez que vous
n'avez rien fait. En effet, comme en vérité nous sommes tous « des
serviteurs quelconques », selon la parole du Seigneur (Lc 17,10), même si
nous faisions bien toute chose, tant que nous ne serons pas parvenus à ce
degré d'abaissement, nous ne serons pas encore dans la vérité, mais nous
serons et nous marcherons dans la vanité... Tu sais aussi comment le
Seigneur Jésus a commencé d'abord par faire avant d'enseigner. Il devait
dire plus tard : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cur » (Mt
11,29). Et cela il a voulu d'abord le pratiquer réellement, sans feinte. Il
l'a fait de tout son cur, comme de tout son cur et en vérité il était
humble et doux. Il n'y avait pas de dissimulation en lui (cf 2Co 1,19). Il
s'est enfoncé si profondément dans l'humilité et le mépris et l'abjection,
il s'est anéanti tellement aux yeux de tous, que lorsqu'il s'est mis à
prêcher et à annoncer les merveilles de Dieu et à accomplir des miracles et
des choses admirables, on ne l'estimait pas, on le dédaignait et l'on se
moquait de lui en disant : « N'est-ce pas le fils du charpentier ? » et
d'autres paroles semblables. Ainsi se vérifie la parole de l'apôtre Paul :
« Il s'est anéanti lui-même, prenant la condition d'esclave » (Ph 2,7), non
seulement d'un serviteur ordinaire par l'incarnation, mais d'un serviteur
quelconque par la manière d'une vie humble et méprisée.
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02 septembre 2012
Evangile du jour
dimanche 02 septembre 2012
Vingt-deuxième dimanche du temps ordinaire
BBx Martyrs de Septembre ( 1792)
Commentaire du jour
Concile Vatican II : « C'est du dedans, du cur de l'homme » : le cur de chaque homme, source de paix ou de guerre ?
Les lectures du jour
Mc 7,1-8.14-15.21-23.
Les pharisiens et quelques scribes étaient venus de Jérusalem. Ils se réunissent autour de Jésus,
et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c'est-à-dire non lavées. -
Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, fidèles à la tradition des anciens ;
et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s'être aspergés d'eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d'autres pratiques : lavage de coupes, de cruches et de plats. -
Alors les pharisiens et les scribes demandent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas sans s'être lavé les mains. »
Jésus leur répond : « Isaïe a fait une bonne prophétie sur vous, hypocrites, dans ce passage de l'Écriture : Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cur est loin de moi.
Il est inutile, le culte qu'ils me rendent ; les doctrines qu'ils enseignent ne sont que des préceptes humains.
Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes. »
Il appela de nouveau la foule et lui dit : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien.
Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur. »
Car c'est du dedans, du cur de l'homme, que sortent les pensées perverses : inconduite, vols, meurtres,
adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure.
Tout ce mal vient du dedans, et rend l'homme impur. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Concile Vatican II
Constitution dogmatique sur l'Eglise dans le monde de ce temps « Gaudium et spes », § 82
« C'est du dedans, du cur de l'homme » : le cur de chaque homme, source de paix ou de guerre ?
Il est clair que nous devons tendre à préparer de toutes nos forces
le moment où, de l'assentiment général des nations, toute guerre pourra
être absolument interdite... La construction courageuse de la paix exige
très certainement que [les responsable politiques] ouvrent leur
intelligence et leur cur au-delà des frontières de leur propre pays,
qu'ils renoncent à l'égoïsme national et au désir de dominer les autres
nations, et qu'ils entretiennent un profond respect envers toute
l'humanité, qui s'avance avec tant de difficultés vers une plus grande
unité. Que tous prennent garde cependant de ne pas s'en remettre aux seuls
efforts de quelques-uns, sans se soucier de notre état d'esprit personnel.
Car les chefs d'État, qui sont les répondants du bien commun de leur propre
nation et en même temps les promoteurs du bien universel, sont très
dépendants des opinions et des sentiments de l'ensemble de la population.
Il est inutile de chercher à faire la paix tant que les sentiments
d'hostilité, de mépris et de défiance, tant que les haines raciales et les
partis pris idéologiques divisent les hommes et les opposent. D'où
l'urgence et l'extrême nécessité d'un renouveau dans la formation des
mentalités et d'un changement de ton dans l'opinion publique. Que ceux qui
se consacrent à une oeuvre d'éducation, en particulier auprès des jeunes,
ou qui forment l'opinion publique, considèrent comme leur plus grave devoir
celui d'inculquer à tous les esprits de nouveaux sentiments générateurs de
paix. Nous avons tous assurément à changer notre cur et à ouvrir les yeux
sur le monde, comme sur les tâches que nous pouvons entreprendre tous
ensemble pour le progrès du genre humain.
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01 septembre 2012
Evangile du jour
samedi 01 septembre 2012
Le samedi de la 21e semaine du temps ordinaire
St Gilles, abbé ( 720)
Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome : Faire fructifier les dons reçus
Les lectures du jour
Mt 25,14-30.
Jésus parlait à ses disciples de sa venue ; il disait cette parabole : « Un homme, qui partait en voyage, appela ses serviteurs et leur confia ses biens.
A l'un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit.
Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s'occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres.
De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres.
Mais celui qui n'en avait reçu qu'un creusa la terre et enfouit l'argent de son maître.
Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes.
Celui qui avait reçu les cinq talents s'avança en apportant cinq autres talents et dit : 'Seigneur, tu m'as confié cinq talents ; voilà, j'en ai gagné cinq autres. -
Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. '
Celui qui avait reçu deux talents s'avança ensuite et dit : 'Seigneur, tu m'as confié deux talents ; voilà, j'en ai gagné deux autres. -
Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. '
Celui qui avait reçu un seul talent s'avança ensuite et dit : 'Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n'as pas semé, tu ramasses là où tu n'as pas répandu le grain.
J'ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t'appartient. '
Son maître lui répliqua : 'Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n'ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l'ai pas répandu.
Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l'aurais retrouvé avec les intérêts.
Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix.
Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance. Mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a.
Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents ! '
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies sur l'évangile de Matthieu, n°78, 2-3; PG 58, 713-714
Faire fructifier les dons reçus
La parabole des talents concerne tous les hommes qui, au lieu de
venir en aide à leurs frères par leurs biens, leurs conseils, ou tout autre
moyen, ne vivent que pour eux-mêmes... Dans cette parabole, Jésus veut nous
révéler la longue patience de notre Seigneur, mais, à mon avis, il y fait
aussi allusion à la résurrection générale... Tout d'abord les serviteurs
qui rendent compte de leur gestion reconnaissent sans détour ce qui est le
don de leur maître et ce qui est le fruit de leur gestion. Le premier dit :
« Seigneur, tu m'as confié cinq talents », et le deuxième : « Seigneur, tu
m'as confié deux talents » ; ils reconnaissent ainsi qu'ils tiennent de la
bonté de leur maître le capital qu'ils ont fait valoir à leur profit. Leur
reconnaissance va si loin qu'ils attribuent tout le mérite et toute la
gloire de leur succès à la confiance de leur maître. Que répond alors le
maître ? « Très bien, serviteur bon et fidèle. » N'est-ce pas réellement
être bon que de s'appliquer à faire du bien à ses frères ?... « Entre dans
la joie de ton maître » : il s'agit de la béatitude de la vie éternelle.
Mais il n'en va pas de même pour le mauvais serviteur... Quelle est
donc la réponse du maître ? « Serviteur mauvais et paresseux, il fallait
placer mon argent à la banque », c'est-à-dire qu'il fallait parler,
exhorter, conseiller tes frères. « Mais, réplique l'autre peut-être, les
gens ne m'écoutaient pas ». A quoi le maître répond : « Cela n'est pas ton
affaire... Tu aurais pu au moins mettre cet argent en dépôt et me laisser
le soin de m'en charger à mon retour, avec les intérêts ». Ces intérêts
désignent les bonnes uvres qui procèdent de l'écoute de la Parole que nous
devons dire. « Tu avais seulement à faire la part la plus facile du travail
et à me laisser la plus difficile »... Qu'est-ce à dire ? Celui qui a reçu
pour le bien d'autrui la grâce de la parole et de l'enseignement et n'en
fait pas usage se fera enlever cette grâce. Mais celui qui dépense la grâce
qu'il a reçue avec zèle et sagesse, recevra une grâce plus abondante
encore.
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31 août 2012
Evangile du jour
vendredi 31 août 2012
Le vendredi de la 21e semaine du temps ordinaire
La Vierge Marie Médiatrice - mémoire facultative
St Raymond Nonnat, cardinal ( 1240), St Aidan de Lindisfarne, évêque ( 651)
Commentaire du jour
Saint Ephrem : « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l'heure »
Les lectures du jour
Mt 25,1-13.
Jésus parlait à ses disciples de sa venue ; il disait cette parabole : « Le royaume des cieux sera comparable à des jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe et s'en allèrent à la rencontre de l'époux.
Cinq d'entre elles étaient insensées, et cinq étaient prévoyantes :
les insensées avaient pris leur lampe sans emporter d'huile,
tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leur lampe, de l'huile en réserve.
Comme l'époux tardait, elles s'assoupirent toutes et s'endormirent.
Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : 'Voici l'époux ! Sortez à sa rencontre. '
Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et préparèrent leur lampe.
Les insensées demandèrent aux prévoyantes : 'Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent. '
Les prévoyantes leur répondirent : 'Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous ; allez plutôt vous en procurer chez les marchands. '
Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces et l'on ferma la porte.
Plus tard, les autres jeunes filles arrivent à leur tour et disent : 'Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ! '
Il leur répondit : 'Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas. '
Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l'heure.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église
Commentaire de l'Évangile concordant, §18, 15s ; SC 121 (trad. SC p. 325 rev. ; cf bréviaire 1er jeu. Avent)
« Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l'heure »
Le Seigneur nous a dit : « Cette heure-là, personne ne la connaît, ni
les anges, ni le Fils », pour empêcher toute question sur le moment de son
avènement : « ce n'est pas votre affaire de connaître les jours et les
temps » (Mt 24,36; Ac 1,7). Il nous a caché cela pour que nous veillions,
et que chacun d'entre nous puisse penser que cet avènement se produira
pendant sa vie...
Veillez, car lorsque le corps sommeille, c'est la nature qui nous
domine, et notre action est alors dirigée non par notre volonté, mais par
la force de la nature. Et lorsque règne sur l'âme une lourde torpeur de
faiblesse et de tristesse, c'est l'ennemi qui la domine et la mène contre
son propre gré... C'est pourquoi notre Seigneur a parlé de la vigilance de
l'âme et de celle du corps, afin que le corps ne sombre pas dans un lourd
sommeil ni l'âme dans l'engourdissement. Comme le dit l'Écriture : «
Réveillez-vous dans la droiture » (1Co 15,34) et « Je m'éveille et je suis
avec toi » (Ps 138,18) et « Ne faiblissez pas » (cf Ep 3,13)...
« Cinq d'entre elles, dit le Seigneur, étaient insensées et cinq
étaient sages. » Ce n'est pas leur virginité qu'il a qualifiée de sagesse,
puisqu'elles étaient toutes vierges, mais bien leurs bonnes uvres. Si ta
chasteté égale la sainteté des anges, remarque que la sainteté des anges
est pure de l'envie et de tout autre mal. Si donc tu ne seras pas
réprimandé pour l'impureté, veille à ne pas l'être non plus pour
l'emportement et la colère... « Que vos ceintures soient serrées autour de
vos reins », pour que la chasteté nous allège. « Et vos lampes allumées »
(Lc 12,35), parce que le monde est comme la nuit : il a besoin de la
lumière des justes. « Que votre lumière brille devant les hommes, pour
qu'ils voient vos bonnes uvres et glorifient votre Père qui est dans les
cieux » (Mt 5,16).
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30 août 2012
Evangile du jour
jeudi 30 août 2012
Le jeudi de la 21e semaine du temps ordinaire
St Fiacre (Fèvre), abbé ( 670)
Commentaire du jour
Saint Colomban : « Vous êtes la lumière du monde » (Mt 5,14)
Les lectures du jour
Mt 24,42-51.
Jésus parlait à ses disciples de sa venue : " Veillez donc, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra.
Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra.
Quel est donc le serviteur fidèle et sensé à qui le maître de maison a confié la charge de son personnel pour lui donner la nourriture en temps voulu ?
Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera à son travail !
Amen, je vous le déclare : il lui confiera la charge de tous ses biens.
Mais si ce mauvais serviteur se dit : 'Mon maître s'attarde',
et s'il se met à frapper ses compagnons, s'il mange et boit avec les ivrognes,
son maître viendra le jour où il ne l'attend pas et à l'heure qu'il n'a pas prévue :
il se séparera de lui et le mettra parmi les hypocrites ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Colomban (563-615), moine, fondateur de monastères
Instructions spirituelles, n° 12, 2 (trad. bréviaire 28ème mar.)
« Vous êtes la lumière du monde » (Mt 5,14)
Qu'ils sont heureux, qu'ils sont dignes d'envie, « les serviteurs que
le maître, à son retour, trouvera vigilants » (Lc 12,37). Vigilance
bienheureuse qui les tient éveillés pour la rencontre de Dieu, le Créateur
de l'univers, dont la majesté emplit toutes choses et les dépasse toutes.
Et pour moi qui suis son serviteur, malgré mon indignité, Dieu veuille
m'éveiller du sommeil de mon indolence. Qu'il fasse brûler en moi le feu de
l'amour divin ; que la flamme de son amour monte plus haut que les étoiles
; que brûle sans cesse au-dedans de moi le désir de répondre à sa tendresse
infinie. Ah, s'il m'était donné de pouvoir tenir à longueur de nuit ma
lampe allumée et ardente dans le temple du Seigneur ! Si elle pouvait
éclairer tous ceux qui pénètrent dans la maison de mon Dieu ! (cf Mt 5,15)
Seigneur, accorde-moi cet amour qui se garde de tout relâchement, que je
sache tenir toujours ma lampe allumée, sans jamais la laisser s'éteindre ;
qu'en moi elle soit feu, et lumière pour mon prochain.
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29 août 2012
Evangile du jour
mercredi 29 août 2012
Martyre de Saint Jean-Baptiste (mémoire)
Martyre de St Jean-Baptiste (Ier s.) - Mémoire
Commentaire du jour
Saint Maxime de Turin : « Et toi, petit enfant, on t'appellera prophète du Très-Haut » (Lc 1,76)
Les lectures du jour
Mc 6,17-29.
Hérode, prince de Galilé, avait fait arrêter Jean et l'avait mis en prison. En effet, il avait épousé Hérodiade, la femme de son frère Philippe,
et Jean lui disait : « Tu n'as pas le droit de prendre la femme de ton frère. »
Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mettre à mort. Mais elle n'y arrivait pas
parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l'avait entendu, il était très embarrassé, et pourtant, il aimait l'entendre.
Cependant, une occasion favorable se présenta lorsque Hérode, pour son anniversaire, donna un banquet à ses dignitaires, aux chefs de l'armée et aux notables de la Galilée.
La fille d'Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi tout ce que tu veux, je te le donnerai. »
Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c'est la moitié de mon royaume. »
Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu'est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean le Baptiste. »
Aussitôt la jeune fille s'empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean Baptiste. »
Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment fait devant les convives, il ne voulut pas lui opposer un refus.
Aussitôt il envoya un garde avec l'ordre d'apporter la tête de Jean. Le garde s'en alla, et le décapita dans la prison.
Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
Lorsque les disciples de Jean apprirent cela, ils vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque
Sermon 36 (trad. coll. Pères dans la foi n°65, p. 16)
« Et toi, petit enfant, on t'appellera prophète du Très-Haut » (Lc 1,76)
Parmi les titres de gloire du saint et bienheureux Jean Baptiste,
dont nous célébrons la fête aujourd'hui, je ne sais auquel donner la
préférence : à sa naissance miraculeuse ou à sa mort plus miraculeuse
encore. Sa naissance a apporté une prophétie (Lc 1,67s), sa mort la vérité
; sa naissance a annoncé l'arrivée du Sauveur, sa mort a condamné l'inceste
d'Hérode. Cet homme saint...a mérité aux yeux de Dieu de ne pas disparaître
de la même façon que les autres hommes de ce monde : il a quitté ce corps
reçu du Seigneur en le confessant. Jean a accompli en tout la volonté de
Dieu, puisque sa vie comme sa mort correspondent à ses desseins...
Il est encore au creux du ventre de sa mère quand déjà il célèbre
l'arrivée du Seigneur, par ses mouvements de joie, puisqu'il ne pouvait pas
le faire par la voix. Élisabeth dit à la sainte Marie : « Dès l'instant où
ta salutation a frappé mes oreilles, l'enfant a tressailli d'allégresse en
mon sein » (Lc 1,44). Jean exulte donc avant de naître, et avant que ses
yeux ne reconnaissent à quoi ressemble le monde, son esprit reconnaît déjà
celui qui en est le maître. Je pense que c'est là le sens de la phrase du
prophète : « Avant même de te former au ventre maternel, je t'ai connu ;
avant même que tu sois sorti du sein, je t'ai consacré » (Jr 1,5). Ne nous
étonnons donc pas si, enfermé dans la prison où l'avait fait mettre Hérode,
il a continué à prêcher le Christ par l'intermédiaire de ses disciples (Mt
11,2), puisque, enfermé qu'il était dans le sein de sa mère, il annonçait
déjà de ses tressaillements la venue du Seigneur.
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28 août 2012
Evangile du jour
mardi 28 août 2012
Le mardi de la 21e semaine du temps ordinaire
St Augustin, évêque et docteur de l'Église (354-430) - Mémoire
Commentaire du jour
Catéchisme de l'Église catholique : « Purifie d'abord l'intérieur de la coupe »
Les lectures du jour
Mt 23,23-26.
Jésus disait : " Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous payez la dîme sur la menthe, le fenouil et le cumin, mais vous avez négligé ce qu'il y a de plus grave dans la Loi : la justice, la miséricorde et la fidélité. Voilà ce qu'il fallait pratiquer sans négliger le reste.
Guides aveugles ! Vous enlevez le moucheron avec un filtre, et vous avalez le chameau !
Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous purifiez l'extérieur de la coupe et de l'assiette, mais l'intérieur est rempli de cupidité et d'intempérance !
Pharisien aveugle, purifie d'abord l'intérieur de la coupe afin que l'extérieur aussi devienne pur.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Catéchisme de l'Église catholique
§ 1455-1458
« Purifie d'abord l'intérieur de la coupe »
La confession des péchés (l'aveu), même d'un point de vue simplement
humain, nous libère et facilite notre réconciliation avec les autres. Par
l'aveu, l'homme regarde en face les péchés dont il s'est rendu coupable ;
il en assume la responsabilité et par là, il s'ouvre de nouveau à Dieu et à
la communion de l'Église afin de rendre possible un nouvel avenir. L'aveu
au prêtre constitue une partie essentielle du sacrement de pénitence... : «
Lorsque les fidèles du Christ s'efforcent de confesser tous les péchés qui
leur viennent à la mémoire, on ne peut pas douter qu'ils les présentent
tous au pardon de la miséricorde divine... [Mais] ' si le malade rougit de
découvrir sa plaie au médecin, la médecine ne soigne pas ce qu'elle ignore
' » (Concile de Trente; S. Jérôme)
D'après le commandement de l'Église, « tout fidèle parvenu à l'âge de
la discrétion doit confesser au moins une fois par an les péchés graves
dont il a conscience »... Sans être strictement nécessaire, la confession
des fautes quotidiennes (péchés véniels) est néanmoins vivement recommandée
par l'Église. En effet, la confession régulière de nos péchés véniels nous
aide à former notre conscience, à lutter contre nos penchants mauvais, à
nous laisser guérir par le Christ, à progresser dans la vie de l'Esprit. En
recevant plus fréquemment, par ce sacrement, le don de la miséricorde du
Père, nous sommes poussés à être miséricordieux comme lui (Lc 6,36)...
« Quand tu commences à te repentir de ce que tu as fait, c'est alors
que tes uvres bonnes commencent, parce que tu accuses tes uvres
mauvaises. Le commencement des uvres bonnes, c'est la confession des
uvres mauvaises. Tu ' fais la vérité ' et tu ' viens à la lumière ' » (S.
Augustin; Jn 12,13).
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27 août 2012
Evangile du jour
lundi 27 août 2012
Le lundi de la 21e semaine du temps ordinaire
Ste Monique ( 388) - Mémoire
Commentaire du jour
Concile Vatican II : « Malheureux êtes-vous, guides aveugles »
Les lectures du jour
Mt 23,13-22.
Jésus disait : " Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez à clef le Royaume des cieux devant les hommes; vous-mêmes n'y entrez pas, et ceux qui essayent d'y entrer, vous ne leur permettez pas d'entrer!
Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous parcourez la mer et la terre pour faire un seul converti, et quand vous y avez réussi, vous en faites un homme voué à la géhenne, deux fois pire que vous !
Malheureux êtes-vous, guides aveugles, vous qui dites : 'Si l'on fait un serment par le Temple, il est nul ; mais si l'on fait un serment par l'or du Temple, on doit s'en acquitter. '
Insensés et aveugles ! Qu'est-ce qui est le plus important : l'or ? ou bien le Temple par lequel cet or devient sacré ?
Vous dites encore : 'Si l'on fait un serment par l'autel, il est nul ; mais si l'on fait un serment par l'offrande posée sur l'autel, on doit s'en acquitter. '
Aveugles ! Qu'est-ce qui est le plus important : l'offrande ? ou bien l'autel par lequel cette offrande devient sacrée ?
Celui qui fait un serment par l'autel fait donc un serment par l'autel et par tout ce qui est posé dessus ;
et celui qui fait un serment par le Temple fait un serment par le Temple et par Celui qui l'habite ;
et celui qui fait un serment par le ciel fait un serment par le trône divin et par Celui qui siège sur ce trône.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Concile Vatican II
Constitution sur l'Église dans le monde de ce temps « Gaudium et spes », § 83,1 ; 82,4
« Malheureux êtes-vous, guides aveugles »
Pour construire la paix, la toute première condition est
l'élimination des causes de discorde entre les hommes, car ce sont elles
qui alimentent les guerres, à commencer par les injustices. Beaucoup de
celles-ci proviennent d'inégalités excessives d'ordre économique, ainsi que
du retard à y apporter les remèdes nécessaires. D'autres naissent de
l'esprit de domination, du mépris des personnes et, si nous recherchons les
causes plus profondes, de l'envie, de la méfiance, de l'orgueil et des
autres sentiments égoïstes. Comme l'homme ne peut pas supporter tant de
désordres, il s'ensuit que le monde, même lorsqu'il ne connaît pas les
atrocités de la guerre, n'en est pas moins continuellement agité par des
rivalités et des actes de violence. En outre, comme ces maux se retrouvent
dans les rapports entre les nations elles-mêmes, il est absolument
indispensable que...les institutions internationales développent et
affermissent leur coopération et leur coordination, et que l'on provoque
sans se lasser la création d'organismes promoteurs de paix. L'Église
du Christ, plongée dans les angoisses de notre temps..., n'abandonne pas
pour autant une très ferme espérance. Elle veut, sans arrêt, à temps et à
contretemps, présenter à notre époque le message qui lui vient des apôtres
: « Voici maintenant le temps favorable » de la conversion des curs, «
voici maintenant le jour du salut » (2Co 6,2).
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26 août 2012
Evangile du jour
dimanche 26 août 2012
Vingt-et-unième dimanche du temps ordinaire
St Zéphyrin, pape ( 217), Ste Jeanne-Élisabeth Bichier des Âges, vierge et fondatrice ( 1832), St Césaire d'Arles (470-543)
Commentaire du jour
Saint [Padre] Pio de Pietrelcina : « Tu as les paroles de la vie éternelle »
Les lectures du jour
Jn 6,60-69.
Jésus avait dit dans la synagogue de Capharnaüm : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle. » Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, s'écrièrent : « Ce qu'il dit là est intolérable, on ne peut pas continuer à l'écouter ! »
Jésus connaissait par lui-même ces récriminations des disciples. Il leur dit : « Cela vous heurte ?
Et quand vous verrez le Fils de l'homme monter là où il était auparavant ?. . .
C'est l'esprit qui fait vivre, la chair n'est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie.
Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas, et celui qui le livrerait.
Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. »
A partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s'en allèrent et cessèrent de marcher avec lui.
Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »
Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu as les paroles de la vie éternelle.
Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint, le Saint de Dieu. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968), capucin
Ep 3, 980 ; GF, 196s (trad. Une Pensée , Médiaspaul, p. 26-27)
« Tu as les paroles de la vie éternelle »
Sois patient et persévère dans la pratique de la méditation. Au
début, contente-toi de n'avancer qu'à tout petits pas. Plus tard, tu auras
des jambes qui ne demanderont qu'à courir, ou mieux, des ailes pour voler.
Contente-toi d'obéir. Ce n'est jamais facile, mais c'est Dieu que
nous avons choisi comme notre part. Accepte de n'être encore qu'une petite
abeille dans le nid ; bien vite elle deviendra une de ces grandes ouvrières
habiles à la fabrication du miel. Reste toujours humble devant Dieu et
devant les hommes, dans l'amour. Alors le Seigneur te parlera en vérité et
t'enrichira de ses dons.
Il arrive que les abeilles traversent de grandes distances dans les
prés avant de parvenir aux fleurs qu'elles ont choisies ; ensuite,
fatiguées mais satisfaites et chargées de pollen, elles rentrent à la ruche
pour y accomplir la transformation silencieuse, mais féconde, du nectar des
fleurs en nectar de vie. Fais de même : après avoir écouté la Parole,
médite-la attentivement, examine ses divers éléments, cherche sa
signification profonde. Alors elle te deviendra claire et lumineuse ; elle
aura le pouvoir de transformer tes inclinations naturelles en une pure
élévation de l'esprit ; et ton cur sera toujours plus étroitement uni au
cur du Christ.
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25 août 2012
Evangile du jour
samedi 25 août 2012
Le samedi de la 20e semaine du temps ordinaire
St Louis IX de France, roi de France ( 1270)
Commentaire du jour
Saint Benoît : « Le plus grand parmi vous sera votre serviteur »
Les lectures du jour
Mt 23,1-12.
Jésus déclarait à la foule et à ses disciples :
« Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse.
Pratiquez donc et observez tout ce qu'ils peuvent vous dire. Mais n'agissez pas d'après leurs actes, car ils disent et ne font pas.
Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
Ils agissent toujours pour être remarqués des hommes : ils portent sur eux des phylactères très larges et des franges très longues ;
ils aiment les places d'honneur dans les repas, les premiers rangs dans les synagogues,
les salutations sur les places publiques, ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n'avez qu'un seul enseignant, et vous êtes tous frères.
Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n'avez qu'un seul Père, celui qui est aux cieux.
Ne vous faites pas non plus appeler maîtres, car vous n'avez qu'un seul maître, le Christ.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
Qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Benoît (480-547), moine, copatron de l'Europe
Règle monastique, ch. 7 (trad. Rochais rev.)
« Le plus grand parmi vous sera votre serviteur »
Frères, la divine Écriture nous crie : « Tout homme qui s'élève sera
abaissé et qui s'abaisse sera élevé ». En disant cela, elle nous montre
donc que tout élèvement est une forme d'orgueil. Le psalmiste témoigne
qu'il s'en préserve quand il dit : « Seigneur, mon cur n'est pas hautain
ni mon regard altier ; je n'ai marché ni dans le faste, ni dans les
splendeurs qui me dépassent » (Ps 130,1)... Il s'ensuit, frères, que si
nous voulons atteindre le sommet de l'humilité suprême et si nous voulons
parvenir rapidement à cette hauteur céleste où l'on monte par l'humilité de
la vie présente, il nous faut dresser et gravir par nos actes cette échelle
qui apparut en songe à Jacob, où il vit « des anges descendre et monter »
(Gn 28,12). Sans nul doute, cette descente et cette montée ne signifient
rien d'autre pour nous sinon qu'on descend par l'élèvement et qu'on monte
par l'humilité. Or cette échelle dressée, c'est notre vie en ce monde que
le Seigneur élève jusqu'au ciel quand notre cur s'humilie... Le
premier degré de l'humilité consiste à garder toujours présent à l'esprit
la crainte de Dieu et à éviter de jamais oublier. On se souviendra toujours
de tout ce que Dieu a commandé... Pour être vigilant sur la malignité de
ses pensées, le frère vraiment humble répètera sans cesse en son cur : «
Je serai sans tache devant Dieu si je me garde de mon péché » (Ps 17,24).
Quant à faire notre volonté propre, l'Écriture nous l'interdit quand elle
nous dit : « Détourne-toi de tes volontés » (Si 18,30). De même nous
demandons à Dieu dans le Notre Père que sa volonté soit faite en nous... «
Les yeux du Seigneur considèrent les bons et les méchants ; le Seigneur
jette constamment du haut du ciel ses regards sur les fils des hommes pour
voir s'il en est un de sensé qui cherche Dieu » (Pr 15,3; Ps 13,2)...
Ayant gravi tous les degrés de l'humilité, le moine parviendra donc bientôt
à cet amour de Dieu, qui, devenu parfait, chasse la crainte (1Jn 4,18).
Grâce à cet amour, tout ce qu'auparavant il observait non sans frayeur, il
commencera à l'observer sans aucune peine, comme naturellement et par
habitude..., par amour du Christ, par habitude du bien et par goût de la
vertu. Voilà ce que, dès lors, le Seigneur daignera manifester par l'Esprit
Saint en son ouvrier.
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24 août 2012
Evangile du jour
vendredi 24 août 2012
Fête de St Barthélémy, apôtre
St Barthélemy (Nathanaël), apôtre et martyr (Ier s.)
Commentaire du jour
Pape Benoît XVI : « Viens et tu verras » : l'apôtre Barthélémy-Nathanaël rencontre le Fils de Dieu
Les lectures du jour
Jn 1,45-51.
Philippe rencontre Nathanaël et lui dit : « Celui dont parlent la loi de Moïse et les Prophètes, nous l'avons trouvé : c'est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. »
Nathanaël répliqua : « De Nazareth ! Peut-il sortir de là quelque chose de bon ? » Philippe répond : « Viens, et tu verras. »
Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare : « Voici un véritable fils d'Israël, un homme qui ne sait pas mentir. »
Nathanaël lui demande : « Comment me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe te parle, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu. »
Nathanaël lui dit : « Rabbi, c'est toi le Fils de Dieu ! C'est toi le roi d'Israël ! »
Jésus reprend : « Je te dis que je t'ai vu sous le figuier, et c'est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. »
Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez les cieux ouverts, avec les anges de Dieu qui montent et descendent au-dessus du Fils de l'homme. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Pape Benoît XVI
Audience générale du 4/10/06 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)
« Viens et tu verras » : l'apôtre Barthélémy-Nathanaël rencontre le Fils de Dieu
Traditionnellement, l'apôtre Barthélémy est identifié à Nathanaël. Ce
Nathanaël venait de Cana (Jn 21,2) et il est donc possible qu'il ait été
témoin du grand signe accompli par Jésus en ce lieu (Jn 2,1-11).
L'identification des deux personnages est probablement motivée par le fait
que ce Nathanaël, dans la scène de vocation que rapporte l'évangile de
Jean, est placé à côté de Philippe, c'est-à-dire à la place qu'occupe
Barthélemy dans les listes des apôtres rapportées par les autres évangiles.
À ce Nathanaël, Philippe avait raconté qu'il avait trouvé « celui
dont parlent la loi de Moïse et les prophètes : Jésus, fils de Joseph, de
Nazareth ». Comme nous le savons, Nathanaël lui a opposé un préjugé plutôt
décidé : « De Nazareth ! Peut-il sortir de là quelque chose de bon ? »
Cette sorte de contestation est, à sa manière, importante pour nous. Elle
nous fait voir en effet que, selon les attentes juives, le Messie ne
pouvait pas venir d'un village aussi obscur que Nazareth (cf Jn 7,42). Mais
en même temps, elle met en évidence la liberté de Dieu, qui surprend nos
attentes en nous faisant le trouver précisément là où nous ne l'attendions
pas. Par ailleurs, nous savons que Jésus, en réalité, n'était pas
exclusivement « de Nazareth » mais qu'il était né à Bethléem et que
finalement il venait du ciel, du Père qui est dans les cieux.
L'histoire de Nathanaël nous suggère une autre réflexion : dans notre
rapport avec Jésus, nous ne devons pas nous contenter seulement de paroles.
Dans sa réplique, Philippe adresse à Nathanaël une invitation importante :
« Viens et tu verras ! » Notre connaissance de Jésus a surtout besoin d'une
expérience vivante. Le témoignage d'autrui est certainement important, car
normalement toute notre vie chrétienne commence par l'annonce qui parvient
jusqu'à nous grâce à un ou plusieurs témoins, mais ensuite, c'est
nous-mêmes qui devons être impliqués personnellement dans une relation
intime et profonde avec Jésus.
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23 août 2012
Evangile du jour
jeudi 23 août 2012
Le jeudi de la 20e semaine du temps ordinaire
Ste Rose de Lima, vierge ( 1617)
Commentaire du jour
Saint Jacques de Saroug : « Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils »
Les lectures du jour
Mt 22,1-14.
Jésus disait en paraboles :
« Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils.
Il envoya ses serviteurs pour appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir.
Il envoya encore d'autres serviteurs dire aux invités : 'Voilà : mon repas est prêt, mes bufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez au repas de noce. '
Mais ils n'en tinrent aucun compte et s'en allèrent, l'un à son champ, l'autre à son commerce ;
les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.
Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et brûla leur ville.
Alors il dit à ses serviteurs : 'Le repas de noce est prêt, mais les invités n'en étaient pas dignes.
Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce. '
Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu'ils rencontrèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives.
Le roi entra pour voir les convives. Il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce,
et lui dit : 'Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ? ' L'autre garda le silence.
Alors le roi dit aux serviteurs : 'Jetez-le, pieds et poings liés, dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents. '
Certes, la multitude des hommes est appelée, mais les élus sont peu nombreux. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Jacques de Saroug (v. 449-521), moine et évêque syrien
Homélie sur le voile de Moïse (trad. Guéranger rev. ; cf Delhougne, p. 295)
« Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils »
Dans ses desseins mystérieux, le Père avait préparé une Épouse pour
son Fils unique et il la lui avait présentée sous les images de la
prophétie... Moïse a écrit dans son livre que « l'homme quitterait son père
et sa mère pour s'attacher à sa femme de sorte que les deux ne fassent
réellement plus qu'un » (Gn 2,24). Le prophète Moïse nous a parlé en ces
termes de l'homme et de la femme pour annoncer le Christ et son Église.
Avec l'il perçant du prophète, il a contemplé le Christ devenant un avec
l'Église grâce au mystère de l'eau : il a vu le Christ attirer à lui
l'Église dès le sein virginal, et l'Église attirer à elle le Christ dans
l'eau du baptême. L'Époux et l'Épouse ont été ainsi totalement unis d'une
manière mystique ; voilà pourquoi Moïse, le visage voilé (Ex 34,33), a
contemplé le Christ et l'Église ; il a appelé l'un « homme » et l'autre «
femme », pour éviter de montrer aux Hébreux la réalité dans toute sa
clarté... Le voile devait encore recouvrir ce mystère pour un temps ;
personne ne connaissait la signification de cette grande image ; on
ignorait ce qu'elle représentait.
Après la célébration de leurs noces, Paul est venu. Il a vu le voile
étendu sur leur splendeur, et l'a soulevé pour révéler le Christ et son
Épouse au monde entier. Il a montré que c'était bien eux que Moïse avait
décrits dans sa vision prophétique. Exultant d'une joie divine, l'apôtre a
proclamé : « Ce mystère est grand » (Ep 5,32). Il a révélé ce que
représentait cette image voilée que le prophète appelait l'homme et la
femme : « Je le sais, dit-il, c'est le Christ et son Église qui ne sont
plus deux mais un seul » (Ep 5,31 ).
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22 août 2012
Evangile du jour
mercredi 22 août 2012
Le mercredi de la 20e semaine du temps ordinaire
Ste Marie, Reine
Commentaire du jour
Saint Grégoire le Grand : « Pourquoi êtes-vous restés là toute la journée sans rien faire ? »
Les lectures du jour
Mt 20,1-16a.
Jésus disait cette parabole : « Le Royaume des cieux est comparable au maître d'un domaine qui sortit au petit jour afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne.
Il se mit d'accord avec eux sur un salaire d'une pièce d'argent pour la journée, et il les envoya à sa vigne.
Sorti vers neuf heures, il en vit d'autres qui étaient là, sur la place, sans travail.
Il leur dit : 'Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est juste. '
Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même.
Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d'autres qui étaient là et leur dit : 'Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ? '
Ils lui répondirent : 'Parce que personne ne nous a embauchés. ' Il leur dit : 'Allez, vous aussi, à ma vigne. '
Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : 'Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers. '
Ceux qui n'avaient commencé qu'à cinq heures s'avancèrent et reçurent chacun une pièce d'argent.
Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d'argent.
En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine :
'Ces derniers venus n'ont fait qu'une heure, et tu les traites comme nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur ! '
Mais le maître répondit à l'un d'entre eux : 'Mon ami, je ne te fais aucun tort. N'as-tu pas été d'accord avec moi pour une pièce d'argent ?
Prends ce qui te revient, et va-t'en. Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi :
n'ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien ? Vas-tu regarder avec un il mauvais parce que moi, je suis bon ? '
Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélies sur l'Évangile, n°19 (trad. Le Barroux)
« Pourquoi êtes-vous restés là toute la journée sans rien faire ? »
Nous pouvons répartir ces diverses heures du jour entre les âges de
la vie de chaque homme. Le petit jour, c'est l'enfance de notre
intelligence. La troisième heure peut s'entendre de l'adolescence, car le
soleil y prend alors déjà, pour ainsi dire, de la hauteur, en ce que les
ardeurs de la jeunesse commencent à s'y échauffer. La sixième heure, c'est
l'âge de la maturité : le soleil y établit comme son point d'équilibre,
puisque l'homme est alors dans la plénitude de sa force. La neuvième heure
désigne la vieillesse, où le soleil descend en quelque sorte du haut du
ciel, parce que les ardeurs de l'âge mûr s'y refroidissent. Enfin, la
onzième heure est cet âge qu'on nomme extrême vieillesse... Puisque les uns
sont conduits à une vie honnête dès l'enfance, d'autres durant
l'adolescence, d'autres à l'âge mûr, d'autres dans la vieillesse, d'autres
enfin dans l'âge très avancé, c'est comme s'ils étaient appelés à la vigne
aux différentes heures du jour.
Examinez donc votre façon de vivre, frères, et voyez si vous avez
commencé à agir comme les ouvriers de Dieu. Réfléchissez bien, et
considérez si vous travaillez à la vigne du Seigneur... Celui qui a négligé
de vivre pour Dieu jusqu'en son dernier âge est comme l'ouvrier resté sans
rien faire jusqu'à la onzième heure... « Pourquoi êtes-vous là toute la
journée sans rien faire ? » C'est comme si l'on disait clairement : « Si
vous n'avez pas voulu vivre pour Dieu durant votre jeunesse et votre âge
mûr, repentez-vous du moins en votre dernier âge... Venez quand même sur
les chemins de la vie »...
N'est-ce pas à la onzième heure que le larron est venu ? (Lc 23,39s)
Ce n'est pas par son âge avancé, mais par son supplice qu'il s'est trouvé
arrivé au soir de sa vie. Il a confessé Dieu sur la croix, et il a rendu
son dernier souffle presque au moment où le Seigneur rendait sa sentence.
Et le Maître du domaine, admettant le larron avant Pierre dans le repos du
paradis, a bien distribué le salaire en commençant par le dernier.
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21 août 2012
Evangile du jour
mardi 21 août 2012
Le mardi de la 20e semaine du temps ordinaire
St Pie X, pape ( 1914) - Mémoire
Commentaire du jour
Saint Irénée de Lyon : « Viens, suis-moi »
Les lectures du jour
Mt 19,23-30.
Jésus disait à ses disciples : " Amen, je vous le dis : un riche entrera difficilement dans le Royaume des cieux.
Je vous le répète : il est plus facile à un chameau de passer par un trou d'aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume des cieux. »
Entendant ces paroles, les disciples furent profondément déconcertés, et ils disaient : « Qui donc peut être sauvé ? »
Jésus les regarda et dit : « Pour les hommes, c'est impossible, mais pour Dieu tout est possible. »
Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre : alors, qu'est-ce qu'il y aura pour nous ? »
Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : quand viendra le monde nouveau, et que le Fils de l'homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m'avez suivi, vous siégerez vous-mêmes sur douze trônes pour juger les douze tribus d'lsraël.
Et tout homme qui aura quitté à cause de mon nom des maisons, des frères, des surs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra beaucoup plus, et il aura en héritage la vie éternelle.
Beaucoup de premiers seront derniers, beaucoup de derniers seront premiers.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr
Contre les hérésies, IV, 14,1 ; SC 100 (trad. SC p. 537 rev.)
« Viens, suis-moi »
Pour avoir suivi la Parole de Dieu, son appel, spontanément et
librement dans la générosité de sa foi, Abraham était devenu « l'ami de
Dieu » (Jc 2,23). Ce n'était pas à cause d'une indigence que le Verbe de
Dieu s'est acquis cette amitié d'Abraham, lui qui est parfait dès
l'origine ; « Avant qu'Abraham ait été, dit-il, je suis » (Jn 8,58). Mais
c'était pour pouvoir, lui qui est bon, donner à Abraham la vie éternelle...
Au commencement non plus, ce n'était pas parce qu'il avait besoin de
l'homme que Dieu a modelé Adam, mais pour avoir quelqu'un en qui déposer
ses bienfaits.
Ce n'était pas davantage parce qu'il avait besoin de notre service
qu'il nous a commandé de le suivre, mais pour nous procurer le salut. Car
suivre le Sauveur c'est avoir part au salut, comme suivre la lumière c'est
avoir part à la lumière. Lorsque des hommes sont dans la lumière, ce ne
sont pas eux qui illuminent la lumière et la font resplendir, mais ils sont
illuminés et rendus resplendissants par elle... Dieu accorde ses bienfaits
à ceux qui le servent parce qu'ils le servent, et à ceux qui le suivent
parce qu'ils le suivent ; mais il ne reçoit d'eux nul bienfait, car il est
parfait et sans besoin.
Si Dieu sollicite le service des hommes, c'est pour pouvoir, lui qui
est bon et miséricordieux, accorder ses bienfaits à ceux qui persévèrent
dans son service. Car, si Dieu n'a besoin de rien, l'homme a besoin de la
communion de Dieu. La gloire de l'homme, c'est de persévérer dans le
service de Dieu. C'est pourquoi le Seigneur disait à ses disciples : « Ce
n'est pas vous qui m'avez choisi, mais moi qui vous ai choisis » (Jn
15,16), indiquant par là que...pour avoir suivi le Fils de Dieu, ils
étaient glorifiés par lui : « Père, je veux que là où je suis, eux aussi
soient avec moi, afin qu'ils contemplent ma gloire » (Jn 17,24).
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20 août 2012
Evangile du jour
lundi 20 août 2012
Le lundi de la 20e semaine du temps ordinaire
St Bernard de Clairvaux, abbé et docteur de l'Église (1091-1153) - Mémoire
Commentaire du jour
Récit de trois compagnons de saint François d'Assise : La joie du détachement spirituel
Les lectures du jour
Mt 19,16-22.
Quelqu'un s'approcha de Jésus et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? »
Jésus lui dit : « Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon ? Il n'y a qu'un seul être qui soit bon ! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. -
Lesquels ? » lui dit-il. Jésus reprit : « Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d'adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage.
Honore ton père et ta mère. Et aussi : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »
Le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l'ai observé : que me manque-t-il encore ? »
Jésus lui répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. »
A ces mots, le jeune homme s'en alla tout triste, car il avait de grands biens.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Récit de trois compagnons de saint François d'Assise (v. 1244)
§ 27-29 (trad. Debonnets, Documents, p. 828)
La joie du détachement spirituel
Un jour, en secret, Messire Bernard s'approcha de François, qui
n'avait encore aucun compagnon. « Frère, dit Bernard, pour l'amour de mon
Seigneur qui me les a confiés, je veux distribuer tous mes biens, de la
manière qui te paraîtra la plus appropriée. » François répondit : « Demain,
nous irons à l'église et le livre des Évangiles nous fera connaître de
quelle manière le Seigneur enseigna ses disciples ». Le matin donc, ils se
levèrent et, en compagnie d'un autre homme appelé Pierre qui lui aussi
désirait devenir frère, ils se rendirent à l'église... Ils entrèrent pour
prier et, parce qu'ils étaient sans instruction et ne savaient pas où
trouver la parole de l'Évangile sur la renonciation au monde, ils
demandaient au Seigneur qu'il daigne leur montrer sa volonté dès la
première ouverture du livre.
Leur prière terminée, le bienheureux François prit le livre fermé et,
agenouillé devant l'autel, il l'ouvrit. A la première ouverture se présenta
ce conseil du Seigneur : « Si tu veux être parfait, va, vends tout ce que
tu possèdes et donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel ». A
cette découverte le bienheureux François se réjouit beaucoup et rendit
grâces à Dieu. Mais comme il avait une vraie dévotion à la Trinité, il
voulut avoir la confirmation par un triple témoignage. Il ouvrit donc le
livre une seconde et une troisième fois. A la seconde ouverture il trouva :
« N'emportez rien sur la route » (Lc 9,3) et à la troisième : « Celui qui
veut me suivre doit renoncer à soi-même » (Lc 9,23)... François dit :
« Frères, voilà notre vie et notre règle, et celle de tous ceux qui
voudront se joindre à notre groupe. Allez, et ce que vous avez entendu,
faites-le ! »
Bernard, qui était très riche, s'en alla ; en vendant tout ce qu'il
possédait, il réunit une grande somme d'argent dont il distribua la
totalité aux pauvres de la ville... A partir de cette heure, tous trois
vécurent suivant la règle du saint Évangile que le Seigneur leur avait
montrée. C'est ce que le bienheureux François dit dans son Testament :
« C'est le Seigneur lui-même qui m'a révélé que je devais vivre selon la
forme du saint Évangile ».
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19 août 2012
Evangile du jour
dimanche 19 août 2012
Vingtième dimanche du temps ordinaire
St Jean-Eudes, fondateur ( 1680)
Commentaire du jour
Saint Nersès Snorhali : « Mon sang est la vraie boisson »
Les lectures du jour
Jn 6,51-58.
Après avoir nourri la foule avec cinq pains et deux poissons, Jésus disait : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. »
Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi.
Tel est le pain qui descend du ciel : il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Nersès Snorhali (1102-1173), patriarche arménien
Jésus, Fils unique du Père, § 749-758 ; SC 203 (trad. SC p. 185 rev.)
« Mon sang est la vraie boisson »
Après que tu eus accompli les paroles de l'Écriture,
Et remis au Père ton esprit,
Quand le soldat t'a frappé de la lance,
Une source a jailli de ton côté sacré (Jn 19,34) :
L'eau pour laver à la fontaine sacrée du baptême,
Le sang pour boire dans le mystère de l'eucharistie,
A cause de la blessure de celle qui est née du côté d'Adam (Gn 2,21),
Par laquelle le premier homme a péché.
Moi qui suis constitué d'une chair marquée par le péché originel
Et d'un sang pétri par la poussière (Gn 2,7),
Tu m'as lavé par la rosée de ton côté.
Et puis après, je suis retombé dans le péché.
Ne permets pas que j'y reste,
Mais daigne me laver de nouveau ;
Et si cette grâce n'est pas accordée,
Que du moins mes péchés soient arrosés de mes larmes.
Ouvre ma bouche au ruisseau
Du sang sacré coulant de ton côté,
Comme l'enfant à la mamelle
Qui tire vers lui le sein de sa mère,
Pour que je boive la joie
Et que j'exulte dans l'Esprit Saint,
Et que devienne savoureux le goût de cette coupe
D'amour immaculé de vin sans mélange...
Toi qui es le présent éternel de l'homme éphémère,
Toi que je réclame comme présent,
Toi qui es donateur de présents pour les créatures,
Mortelles et immortelles...,
Accorde-moi ta personne comme don de la grâce,
Toi qui distribues à tous la vie.
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