05 février 2012

Evangile du jour

dimanche 05 février 2012
Cinquième dimanche du temps ordinaire

Ste Agathe, vierge et martyre († c. 251)



Commentaire du jour
Jean Tauler : « Jésus alla dans un endroit désert, et là il priait »

Les lectures du jour

Mc 1,29-39.


En quittant la synagogue, Jésus, accompagné de Jacques et de Jean, alla chez Simon et André.
Or, la belle-mère de Simon était au lit avec de la fièvre. Sans plus attendre, on parle à Jésus de la malade.
Jésus s'approcha d'elle, la prit par la main, et il la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.
Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous les malades, et ceux qui étaient possédés par des esprits mauvais.
La ville entière se pressait à la porte.
Il guérit toutes sortes de malades, il chassa beaucoup d'esprits mauvais et il les empêchait de parler, parce qu'ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait.
Simon et ses compagnons se mirent à sa recherche.
Quand ils l'ont trouvé, ils lui disent : « Tout le monde te cherche. »
Mais Jésus leur répond : « Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle ; car c'est pour cela que je suis sorti. »
Il parcourut donc toute la Galilée, proclamant la Bonne Nouvelle dans leurs synagogues, et chassant les esprits mauvais.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Jean Tauler (v. 1300-1361), dominicain à Strasbourg
Sermon 15, pour la veille des Rameaux (trad. Cerf 1991, p. 110 rev.)

« Jésus alla dans un endroit désert, et là il priait »

Quand le Fils de Dieu « leva les yeux au ciel et dit : ' Père,
glorifie ton Fils ' » (Jn 17,1), il nous a appris par cette action que nous
devons élever bien haut tous nos sens, nos mains, nos facultés, notre âme,
et prier en lui, avec lui et par lui. Voilà l'œuvre la plus aimable et la
plus sainte que le Fils de Dieu ait faite ici-bas : adorer son Père
bien-aimé. Mais ceci dépasse de beaucoup tout raisonnement, et nous ne
pouvons en aucune façon y atteindre et le comprendre, si ce n'est dans le
Saint Esprit. Saint Augustin et saint Anselme nous disent de la prière
qu'elle est « une élévation de l'âme vers Dieu »... Moi je ne te dis
que ceci : dégage-toi, en vérité, de toi-même et de toutes choses créées,
et élève pleinement ton âme à Dieu au-dessus de toutes les créatures, dans
l'abîme profond. Là, plonge ton esprit dans l'esprit de Dieu, dans un
véritable abandon..., dans une véritable union avec Dieu... Là, demande à
Dieu tout ce qu'il veut qu'on lui demande, ce que tu désires et ce que les
hommes désirent de toi. Et tiens ceci pour certain : ce qu'une pauvre
petite pièce de monnaie est vis-à-vis de cent mille pièces d'or, voilà ce
qu'est toute prière extérieure vis-à-vis de cette prière qui est véritable
union avec Dieu, cet écoulement et cette fusion de l'esprit créé dans
l'esprit incréé de Dieu... Si l'on t'a demandé une prière, il est bon
que tu la fasses de façon extérieure comme tu en as été prié et comme tu
l'as promis. Mais, ce faisant, entraîne ton âme vers les hauteurs et dans
le désert intérieur, pousse là tout ton troupeau comme Moïse (Ex 3,1)... «
Les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité » (Jn 4,23).
En cette prière intérieure s'achèvent toutes les pratiques, toutes les
formules et toutes les sortes de prière qui depuis Adam jusqu'ici ont été
offertes et qui seront encore offertes jusqu'au dernier jour. On mène tout
cela à sa perfection en un instant, dans ce recueillement véritable et
essentiel.




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04 février 2012

Evangile du jour

samedi 04 février 2012
Le samedi de la 4e semaine du temps ordinaire

Ste Jeanne de Valois, reine et fondatrice († 1505),  St André Corsini, évêque (1302-1373)



Commentaire du jour
Isaac le Syrien : « Il fut saisi de pitié envers eux »

Les lectures du jour

Mc 6,30-34.


Après leur première mission, les Apôtres se réunissent auprès de Jésus, et lui rapportent tout ce qu'ils ont fait et enseigné.
Il leur dit : « Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger.
Ils partirent donc dans la barque pour un endroit désert, à l'écart.
Les gens les virent s'éloigner, et beaucoup les reconnurent. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux.
Jésus, voyant une grande foule de gens sur le bord du lac, fut saisi de pitié envers eux, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les instruire longuement.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Isaac le Syrien (7ème siècle), moine près de Mossoul, saint des Églises orthodoxes
Discours ascétiques, 1ère série, n°60 (trad. cf DDB 1981, p. 324)

« Il fut saisi de pitié envers eux »

      N'appelle pas Dieu simplement juste. Car ce n'est pas par rapport à
ce que tu fais qu'il révèle sa justice. Si David le nomme juste et droit
(Ps 32,5), son Fils nous a révélé qu'il est bien plutôt bon et doux : « Il
est bon pour les méchants et les impies » (Lc 6,35)... Où est la justice de
Dieu ? N'est-ce pas en ce que « alors que nous étions pécheurs, le Christ
est mort pour nous » ? (Rm 5,8) Et si Dieu se montre compatissant ici bas,
croyons qu'il l'est depuis toute éternité.

      Loin de nous cette pensée injuste que Dieu ne compatit pas. L'être
propre de Dieu ne change pas comme changent les êtres qui meurent...; rien
ne manque ni ne s'ajoute à ce qu'il a comme il advient aux créatures. Mais
cette compassion que Dieu a depuis le commencement, il l'aura toujours,
pour l'éternité... Comme le dit le bienheureux Cyrille dans son commentaire
de la Genèse, vénère Dieu par amour, et non à cause de ce dur nom de
justice qu'on a mis sur lui. Aime-le comme on devrait l'aimer : non pour la
récompense qu'il te donnera, mais pour ce que nous avons reçu, pour ce
monde qu'il a créé afin de nous l'offrir. Qui pourrait lui rendre quoi que
ce soit en retour de ce qu'il a fait pour nous ? Parmi nos œuvres,
qu'est-ce que nous pourrions lui rendre ? Au commencement, qui l'a persuadé
de nous créer ? Et qui le prie pour nous, quand nous manquons de
reconnaissance ? Qu'elle est admirable, la compassion de Dieu ! Quelle
merveille que la grâce de Dieu notre créateur !... Qui peut dire sa gloire
?




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03 février 2012

Evangile du jour

vendredi 03 février 2012
Le vendredi de la 4e semaine du temps ordinaire

Ste Claudine Thévenet (1774-1837),  St Blaise, évêque et martyr (+ 316)



Commentaire du jour
Saint Cyprien : Jean Baptiste, martyr pour la vérité

Les lectures du jour

Mc 6,14-29.


Comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait : « C'est Jean le Baptiste qui est ressuscité d'entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles. »
Certains disaient : « C'est le prophète Élie. » D'autres disaient encore : « C'est un prophète comme ceux de jadis. »
Hérode entendait ces propos et disait : « Celui que j'ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! »
Car c'était lui, Hérode, qui avait fait arrêter Jean et l'avait mis en prison. En effet, il avait épousé Hérodiade, la femme de son frère Philippe,
et Jean lui disait : « Tu n'as pas le droit de prendre la femme de ton frère. »
Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mettre à mort. Mais elle n'y arrivait pas
parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l'avait entendu, il était très embarrassé, et pourtant, il aimait l'entendre.
Cependant, une occasion favorable se présenta lorsque Hérode, pour son anniversaire, donna un banquet à ses dignitaires, aux chefs de l'armée et aux notables de la Galilée.
La fille d'Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi tout ce que tu veux, je te le donnerai. »
Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c'est la moitié de mon royaume. »
Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu'est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean le Baptiste. »
Aussitôt la jeune fille s'empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean Baptiste. »
Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment fait devant les convives, il ne voulut pas lui opposer un refus.
Aussitôt il envoya un garde avec l'ordre d'apporter la tête de Jean. Le garde s'en alla, et le décapita dans la prison.
Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
Lorsque les disciples de Jean apprirent cela, ils vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr
Exhortation au martyre, 13 ; CSEL 3, 346 (trad. bréviaire 14/10)

Jean Baptiste, martyr pour la vérité

« Il n'y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps
présent et la gloire que Dieu va bientôt révéler en nous » (Rm 8,18). Qui
donc ne travaillerait pas de toutes les façons possibles à obtenir une
telle gloire pour devenir l'ami de Dieu, se réjouir aussitôt en compagnie
de Jésus Christ, et recevoir les récompenses divines après les tourments et
les supplices de cette terre ? Pour les soldats de ce monde, il est
glorieux de rentrer triomphalement dans leur patrie après avoir vaincu
l'ennemi. N'est-ce pas une gloire bien supérieure de revenir
triomphalement, après avoir vaincu le démon, au paradis d'où Adam avait été
chassé à cause de son péché ? D'y rapporter le trophée de la victoire après
avoir abattu celui qui l'avait trompé ? D'offrir à Dieu comme un butin
magnifique une foi intacte, un courage spirituel sans défaillance, un
dévouement digne d'éloges ?... De devenir cohéritier du Christ, d'être
égalé aux anges, de jouir avec bonheur du royaume céleste avec les
patriarches, les apôtres, les prophètes ? Quelle persécution peut vaincre
de telles pensées qui peuvent nous aider à surmonter les supplices ?...
La terre nous emprisonne par ses persécutions, mais le ciel reste
ouvert... Quel honneur et quelle sécurité de sortir de ce monde avec joie,
d'en sortir glorieux en traversant les épreuves et les souffrances ! De
fermer un instant les yeux qui voyaient les hommes et le monde, pour les
rouvrir aussitôt afin de voir Dieu et le Christ !... Si la persécution
assaille un soldat ainsi préparé, elle ne pourra pas vaincre son courage.
Même si nous sommes appelés au ciel avant la lutte, la foi qui s'était
préparée ainsi ne sera pas sans récompense... Dans la persécution Dieu
couronne ses soldats ; dans la paix il couronne la bonne conscience.




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02 février 2012

Evangile du jour

jeudi 02 février 2012
Présentation du Seigneur, fête

St Théophane Vénard, martyr († 1861)



Commentaire du jour
Adam de Perseigne : « Voici le Seigneur Dieu qui vient avec puissance ; il vient illuminer  notre regard » (Is 35,4-5 ; antienne d'ouverture)

Les lectures du jour

Lc 2,22-40.


Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,
selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.
Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C'était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui.
L'Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Messie du Seigneur.
Poussé par l'Esprit, Syméon vint au Temple. Les parents y entraient avec l'enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient.
Syméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu ton salut,
que tu as préparé à la face de tous les peuples :
lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple. »
Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qu'on disait de lui.
Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division.
- Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. - Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre. »
Il y avait là une femme qui était prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d'Aser.
Demeurée veuve après sept ans de mariage, elle avait atteint l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s'éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.
S'approchant d'eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
Lorsqu'ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L'enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Adam de Perseigne (? -1221), abbé cistercien
Sermon 4 pour la Purification (trad. cf En Calcat)

« Voici le Seigneur Dieu qui vient avec puissance ; il vient illuminer  notre regard » (Is 35,4-5 ; antienne d'ouverture)

      Le Père des lumières (Jc 1,17) invite les fils de la lumière (Lc
16,18) à célébrer cette fête de lumière : « Approchez-vous de lui et soyez
inondés de clarté », dit le psaume (33,6). De fait, « celui qui habite une
lumière inaccessible » (1Tm 6,16) a daigné se rendre accessible ; il s'est
abaissé dans la nuée de la chair pour que le faible et le petit puissent
monter jusqu'à lui. Quelle descente de miséricorde ! « Il a incliné les
cieux », c'est-à-dire les sommets de la divinité, « et il est descendu » en
devenant présent dans la chair, « et un nuage obscur était sous ses pieds »
(Ps 17,10)...

      Obscurité nécessaire pour nous rendre la lumière ! La lumière
véritable s'est cachée sous le nuage de la chair, (cf Ex 13,21) nuage
obscur par sa ressemblance avec « notre condition humaine de pécheurs » (Rm
8,3)... Puisque la vraie Lumière a fait de la chair sa cachette, nous qui
sommes des êtres de chair, approchons-nous du Verbe fait chair...pour
apprendre à passer peu à peu de la chair à l'esprit. Approchons-nous
maintenant, car aujourd'hui un soleil nouveau brille plus qu'à l'ordinaire.
Jusque-là il était enfermé à Bethléem dans l'étroitesse d'une crèche et
connu de bien peu de monde, mais aujourd'hui, à Jérusalem, il est présenté
devant un grand nombre dans le Temple du Seigneur... Aujourd'hui, le Soleil
s'élance pour irradier le monde entier...

      Si seulement mon âme pouvait brûler du désir qui enflammait Syméon,
pour que je mérite d'être le porteur d'une si grande lumière ! Mais si
l'âme n'a pas été d'abord purifiée de ses fautes, elle ne pourra pas aller
« à la rencontre du Christ sur les nuées » de la vraie liberté (1Th
4,17)... Alors seulement elle pourra jouir avec Syméon de la lumière
véritable et, comme lui, partir en paix.




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01 février 2012

Evangile du jour

mercredi 01 février 2012
Le mercredi de la 4e semaine du temps ordinaire

Bx Guillaume Repin et ses compagnons, martyr (+ 1793-1794)



Commentaire du jour
Saint José Maria Escriva de Balaguer : « N'est-il pas le charpentier ? »

Les lectures du jour

Mc 6,1-6.


Jésus est parti pour son pays, et ses disciples le suivent.
Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. Les nombreux auditeurs, frappés d'étonnement, disaient : « D'où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ?
N'est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à cause de lui.
Jésus leur disait : « Un prophète n'est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison. »
Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains.
Il s'étonna de leur manque de foi. Alors il parcourait les villages d'alentour en enseignant.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint José Maria Escriva de Balaguer (1902-1975), prêtre, fondateur
Homélie du 19/03/63 in Es Cristo que pasa (trad. Quand le Christ passe, Laurier 1989, p. 106)

« N'est-il pas le charpentier ? »

      Joseph a aimé Jésus comme un père son fils, et il a pris soin de lui,
en lui donnant ce qu'il avait de meilleur. Joseph s'est occupé de cet
enfant comme il lui avait été ordonné et a fait de Jésus un artisan en lui
transmettant son métier. C'est pourquoi les voisins de Nazareth parlaient
de Jésus en l'appelant indistinctement « charpentier » ou « le fils du
charpentier » (Mt 13,55)...

      Jésus devait ressembler à Joseph, par les traits de son caractère,
par sa façon de travailler et de parler. Son réalisme, son esprit
d'observation, sa manière de s'asseoir à table et de partager le pain, son
goût pour exposer la doctrine d'une manière concrète, en prenant pour
exemple les choses de la vie ordinaire, reflètent ce qu'ont été l'enfance
et la jeunesse de Jésus, ce qu'ont été par conséquent ses rapports avec
Joseph. Quelle profondeur dans ce mystère ! Ce Jésus qui est un homme, qui
parle avec l'accent d'une région déterminée d'Israël, qui ressemble à un
artisan nommé Joseph, est bien le Fils de Dieu. Et qui peut apprendre
quelque chose à Dieu ? Cependant il est vraiment homme, et sa vie est
normale : un enfant d'abord, un jeune homme ensuite, qui aide dans
l'atelier de Joseph, et enfin un homme mûr, dans la plénitude de l'âge : «
Jésus grandissait en sagesse et en grâce devant Dieu et devant les hommes »
(Lc 2,52).

      Joseph a été, sur le plan humain, le maître de Jésus. Il l'a entouré,
jour après jour, d'une affection délicate ; il a pris soin de lui avec une
abnégation joyeuse. N'est-ce pas là une bonne raison pour considérer cet
homme juste (Mt 1,19), ce saint patriarche, en qui culmine la foi de
l'Ancienne Alliance, comme un maître de vie intérieure ?




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31 janvier 2012

Evangile du jour

mardi 31 janvier 2012
Le mardi de la 4e semaine du temps ordinaire

St Jean Bosco, prêtre (1815-1888) - Mémoire,  St François-Xavier Bianchi, prêtre (1743-1815)



Commentaire du jour
Bienheureux Jean-Paul II : « L'enfant n'est pas morte : elle dort »

Les lectures du jour

Mc 5,21-43.


Jésus regagna en barque l'autre rive, et une grande foule s'assembla autour de lui. Il était au bord du lac.
Arrive un chef de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds
et le supplie instamment : « Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu'elle soit sauvée et qu'elle vive. »
Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu'elle l'écrasait.
Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans... -
Elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans aucune amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré -. . .
cette femme donc, ayant appris ce qu'on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement.
Car elle se disait : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. »
A l'instant, l'hémorragie s'arrêta, et elle ressentit dans son corps qu'elle était guérie de son mal.
Aussitôt Jésus se rendit compte qu'une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? »
Ses disciples lui répondaient : « Tu vois bien la foule qui t'écrase, et tu demandes : 'Qui m'a touché ? ' »
Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait ce geste.
Alors la femme, craintive et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
Mais Jésus reprit : « Ma fille, ta foi t'a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. »
Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre pour annoncer à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. A quoi bon déranger encore le Maître ? »
Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de la synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. »
Il ne laissa personne l'accompagner, sinon Pierre, Jacques, et Jean son frère.
Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l'agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L'enfant n'est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l'enfant, et ceux qui l'accompagnent. Puis il pénètre là où reposait la jeune fille.
Il saisit la main de l'enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! »
Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher - elle avait douze ans. Ils en furent complètement bouleversés.
Mais Jésus leur recommanda avec insistance que personne ne le sache ; puis il leur dit de la faire manger.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Bienheureux Jean-Paul II
Discours aux jeunes du Chili, 02/04/1987 (trad. DC n°1939, p. 481)

« L'enfant n'est pas morte : elle dort »

      Chers jeunes, l'avenir dépend de vous ; de vous dépendent
l'achèvement de ce millénaire et le commencement du nouveau. Ne soyez donc
pas passifs : assumez vos responsabilités dans tous les domaines qui
s'ouvrent à vous dans notre monde... Prenez vos responsabilités ! « Soyez
prêts », animés par la foi dans le Seigneur, « à rendre compte de
l'espérance qui est en vous » (1P 3,15)... Quel est le motif de votre
confiance ? Votre foi, la reconnaissance et l'acceptation de l'immense
amour que Dieu montre continuellement pour les hommes... Jésus Christ « le
même hier et aujourd'hui et pour l'éternité » (He 13,8) continue à montrer
aux jeunes le même amour que décrit l'Évangile quand il rencontre un ou une
jeune.

      Ainsi nous pouvons contempler la résurrection de la fille de Jaïre,
qui « avait douze ans »... Jaïre expose sa peine au Maître avec franchise ;
avec insistance, il supplie son cœur : « Ma fille est près de mourir ;
viens lui imposer les mains pour qu'elle guérisse et qu'elle vive ». «
Jésus s'en alla avec lui. » Le cœur du Christ, qui s'émeut devant la
douleur humaine de cet homme et de sa fille, ne demeure pas indifférent
devant nos souffrances. Le Christ nous écoute toujours, mais il nous
demande de recourir à lui avec foi... Tous les gestes et toutes les paroles
du Seigneur expriment cet amour.

      Je voudrais m'arrêter particulièrement sur les paroles recueillies
des lèvres mêmes de Jésus : « L'enfant n'est pas morte : elle dort ». Ces
paroles profondément révélatrices m'incitent à penser à la mystérieuse
présence du Seigneur de la vie dans un monde qui semble avoir succombé à
l'impulsion éhontée de la haine, de la violence et de l'injustice. Mais
non, ce monde, qui est le vôtre, n'est pas mort, mais il dort. Dans votre
cœur, chers jeunes, on perçoit le battement fort de la vie, de l'amour de
Dieu. La jeunesse n'est pas morte quand elle est proche du Maître. Oui,
quand elle est proche de Jésus : vous êtes tous proches de Jésus. Écoutez
toutes ses paroles, toutes les paroles, tout. Jeune, aime Jésus, cherche
Jésus. Rencontre Jésus.




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30 janvier 2012

Evangile du jour

lundi 30 janvier 2012
Le lundi de la 4e semaine du temps ordinaire

St Mutien-Marie, religieux (1841-1917),  Ste Martine, vierge et martyre (+ 226)



Commentaire du jour
Bienheureux Charles de Foucauld : « Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui. Il n'y consentit pas »

Les lectures du jour

Mc 5,1-20.


Jésus et ses disciples arrivèrent sur l'autre rive du lac, dans le pays de Géraséniens.
Comme Jésus descendait de la barque, aussitôt un homme possédé d'un esprit mauvais sortit du cimetière à sa rencontre ;
il habitait dans les tombeaux et personne ne pouvait plus l'attacher, même avec une chaîne ;
en effet on l'avait souvent attaché avec des fers aux pieds et des chaînes, mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers, et personne ne pouvait le maîtriser.
Sans arrêt, nuit et jour, il était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres.
Voyant Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui et cria de toutes ses forces :
« Que me veux-tu, Jésus, Fils du Dieu très-haut ? Je t'adjure par Dieu, ne me fais pas souffrir ! »
Jésus lui disait en effet : « Esprit mauvais, sors de cet homme ! »
Et il lui demandait : « Quel est ton nom ? » L'homme lui répond : « Je m'appelle Légion, car nous sommes beaucoup. »
Et ils suppliaient Jésus avec insistance de ne pas les chasser en dehors du pays.
Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture.
Alors, les esprits mauvais supplièrent Jésus : « Envoie-nous vers ces porcs, et nous entrerons en eux. »
Il le leur permit. Alors ils sortirent de l'homme et entrèrent dans les porcs. Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer : il y avait environ deux mille porcs, et ils s'étouffaient dans la mer.
Ceux qui les gardaient prirent la fuite, ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne, et les gens vinrent voir ce qui s'était passé.
Arrivés auprès de Jésus, ils voient le possédé assis, habillé, et devenu raisonnable, lui qui avait eu la légion de démons, et ils furent saisis de crainte.
Les témoins leur racontèrent l'aventure du possédé et l'affaire des porcs.
Alors ils se mirent à supplier Jésus de partir de leur région.
Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui.
Il n'y consentit pas, mais il lui dit : « Rentre chez toi, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde. »
Alors cet homme s'en alla, il se mit à proclamer dans la région de la Décapole tout ce que Jésus avait fait pour lui, et tout le monde était dans l'admiration.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara
Méditations sur les évangiles, n°194 (Œuvres Spirituelles, Seuil 1958, p. 214)

« Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui. Il n'y consentit pas »

      La vraie, la seule perfection, ce n'est pas de mener tel ou tel genre
de vie, c'est de faire la volonté de Dieu ; c'est de mener le genre de vie
que Dieu veut, où il veut, et de le mener comme il l'aurait mené lui-même.
Lorsqu'il nous laisse le choix à nous-mêmes, alors oui, cherchons à le
suivre pas à pas le plus exactement possible, à partager sa vie telle
qu'elle a été, comme l'ont fait ses apôtres pendant sa vie et après sa mort
: l'amour nous pousse à cette imitation. Si Dieu nous laisse ce choix,
cette liberté, c'est précisément parce qu'il veut que nous tendions nos
voiles au vent du pur amour et que, poussés par lui, nous « courions à sa
suite à l'odeur de ses parfums » (Ct 1,4 LXX) dans une exacte imitation,
comme saint Pierre et saint Paul...

      Et si un jour Dieu veut nous tirer, ou pour un temps ou pour
toujours, de cette voie si belle et si parfaite, ne nous troublons ni ne
nous étonnons pas. Ses desseins sont impénétrables : il peut faire pour
nous, au milieu ou à la fin de la carrière, ce qu'il a fait pour le
Gérasénien aux débuts. Obéissons, faisons sa volonté..., allons où il
voudra, menons le genre de vie que sa volonté nous désignera. Mais partout
rapprochons-nous de lui de toutes nos forces et soyons dans tous les états,
dans toutes les conditions, comme lui-même y aurait été, s'y serait
conduit, si la volonté de son Père l'y avait mis comme elle nous y met.




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29 janvier 2012

Evangile du jour

dimanche 29 janvier 2012
Quatrième dimanche du temps ordinaire

St Gildas le Sage, prêtre (+ 570),  St Sulpice Sévère (IVe siècle)



Commentaire du jour
Saint Jérôme : « Voilà un enseignement nouveau »

Les lectures du jour

Mc 1,21-28.


Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.
On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes.
Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier :
« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. »
Jésus l'interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme. »
L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri.
Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient : « Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. »
Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Marc, 2 ; PLS 2, 125s (trad. DDB 1986, p. 49)

« Voilà un enseignement nouveau »

« Le secouant avec violence, l'esprit impur sortit de lui en
poussant un grand cri. » C'est là sa façon d'exprimer sa douleur : en le
secouant avec violence. Puisqu'il ne pouvait pas altérer l'âme de l'homme,
le démon a exercé sa violence sur son corps. Ces manifestations physiques
étaient d'ailleurs le seul moyen à sa disposition pour signifier qu'il
était en train de sortir. L'esprit pur ayant manifesté sa présence,
l'esprit impur bat en retraite... « Tous furent saisis de frayeur et
s'interrogeaient : ' Qu'est-ce que cela veut dire ? ' » Regardons les Actes
des Apôtres et les signes que les premiers prophètes ont donnés. Que disent
les magiciens du Pharaon face aux prodiges de Moïse ? « C'est le doigt de
Dieu » (Ex 8,15). C'est Moïse qui les accomplit, mais ils reconnaissent la
puissance d'un autre. Plus tard, les apôtres ont fait d'autres prodiges : «
Au nom de Jésus, lève-toi et marche ! » (Ac 3,6) ; « Et Paul ordonna à
l'esprit de sortir de cette femme au nom de Jésus Christ » (Ac 16,18). Le
nom de Jésus est toujours cité. Mais ici, que dit-il lui-même ? « Sors de
cet homme », sans autre précision. C'est en son nom propre qu'il donne
l'ordre à l'esprit de sortir. « Tous furent saisis de frayeur et
s'interrogeaient : ' Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement
nouveau. ' » L'expulsion du démon n'avait en soi rien de nouveau : les
exorcistes des Hébreux le faisaient couramment. Mais que dit Jésus ? Quel
est cet enseignement nouveau ? Où donc est la nouveauté ? C'est qu'il
commande par sa propre autorité aux esprits impurs. Il ne cite personne
d'autre : il donne lui-même les ordres ; il ne parle pas au nom d'un autre,
mais de sa propre autorité.




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28 janvier 2012

Evangile du jour

samedi 28 janvier 2012
Le samedi de la 3e semaine du temps ordinaire

St Thomas d'Aquin, prêtre, Dominicain, docteur de l'Eglise (1225-1274) - Mémoire,  St Pierre Nolasque, prêtre (1189-1256)



Commentaire du jour
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus : « Jésus dormait sur le coussin à l'arrière »

Les lectures du jour

Mc 4,35-41.


Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule en paraboles. Le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l'autre rive. »
Quittant la foule, ils emmènent Jésus dans la barque, comme il était ; et d'autres barques le suivaient.
Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait d'eau.
Lui dormait sur le coussin à l'arrière. Ses compagnons le réveillent et lui crient : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? »
Réveillé, il interpelle le vent avec vivacité et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme.
Jésus leur dit : « Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n'ayez pas la foi ? »
Saisis d'une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), carmélite, docteur de l'Église
Manuscrit autobiographique A, 75 v° - 76 r°

« Jésus dormait sur le coussin à l'arrière »

J'aurais dû, ma Mère chérie, vous parler de la retraite qui précéda
ma profession. Elle fut loin de m'apporter des consolations ; l'aridité la
plus absolue et presque l'abandon furent mon partage. Jésus dormait comme
toujours dans ma petite nacelle ; ah, je vois bien que rarement les âmes le
laissent dormir tranquillement en elles. Jésus est si fatigué de toujours
faire des frais et des avances qu'il s'empresse de profiter du repos que je
lui offre. Il ne se réveillera pas sans doute avant ma grande retraite de
l'éternité, mais au lieu de me faire de la peine cela me fait un extrême
plaisir. Vraiment je suis loin d'être une sainte, rien que cela en est
une preuve. Je devrais, au lieu de me réjouir de ma sécheresse, l'attribuer
à mon peu de ferveur et de fidélité, je devrais me désoler de dormir
(depuis sept ans) pendant mes oraisons et mes actions de grâces. Eh bien,
je ne me désole pas : je pense que les petits enfants plaisent autant à
leurs parents lorsqu'ils dorment que lorsqu'ils sont éveillés ; je pense
que pour faire des opérations, les médecins endorment leurs malades. Enfin
je pense que « Le Seigneur voit notre fragilité, qu'il se souvient que nous
ne sommes que poussière » (Ps 102,14). Ma retraite de profession fut
donc, comme toutes celles qui la suivirent, une retraite de grande aridité.
Cependant, le Bon Dieu me montrait clairement, sans que je m'en aperçoive,
le moyen de lui plaire et de pratiquer les plus sublimes vertus. J'ai
remarqué bien des fois que Jésus ne veut pas me donner de provisions : il
me nourrit à chaque instant d'une nourriture toute nouvelle ; je la trouve
en moi sans savoir comment elle y est. Je crois tout simplement que c'est
Jésus lui-même caché au fond de mon pauvre petit cœur qui me fait la grâce
d'agir en moi et me fait penser tout ce qu'il veut que je fasse au moment
présent.




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27 janvier 2012

Evangile du jour

vendredi 27 janvier 2012
Le vendredi de la 3e semaine du temps ordinaire

Ste Angèle Merici, fondatrice des Ursulines (+ 1540)



Commentaire du jour
Saint Ambroise : Le Christ semé en terre

Les lectures du jour

Mc 4,26-34.


Parlant à la foule en paraboles, Jésus disait : « Il en est du règne de Dieu comme d'un homme qui jette le grain dans son champ :
nuit et jour, qu'il dorme ou qu'il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment.
D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, enfin du blé plein l'épi.
Et dès que le grain le permet, on y met la faucille, car c'est le temps de la moisson. »
Il disait encore : « A quoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole allons-nous le représenter ?
Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde.
Mais quand on l'a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »
Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de la comprendre.
Il ne leur disait rien sans employer de paraboles, mais en particulier, il expliquait tout à ses disciples.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire de l'évangile de Luc, VII, 179-182 ; SC 52 (trad SC p. 75 rev.)

Le Christ semé en terre

      C'est dans un jardin que le Christ a été arrêté et enseveli ; il a
grandi dans ce jardin, il y est même ressuscité. Et ainsi il est devenu un
arbre... Donc vous aussi, semez le Christ dans votre jardin... Avec le
Christ, broyez la graine de moutarde, pressez-la et semez la foi. La foi
est pressée quand nous croyons au Christ crucifié. Paul a pressé la foi
quand il disait : « Je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu
avec le prestige du langage humain ou de la sagesse. Parmi vous, je n'ai
rien voulu connaître d'autre que Jésus Christ, ce Messie crucifié » (1Co
2,1-2)... Or nous semons la foi quand d'après l'Évangile ou les lectures
des apôtres et des prophètes nous croyons à la Passion du Seigneur ; nous
semons la foi lorsque nous la couvrons en quelque sorte du terrain labouré
et ameubli de la chair du Seigneur... Quiconque en effet a cru que le Fils
de Dieu s'est fait homme croit qu'il est mort pour nous et croit qu'il est
ressuscité pour nous. Je sème donc la foi quand je plante la sépulture du
Christ au milieu de mon jardin.

     Vous voulez savoir que le Christ est une graine et que c'est lui qui
est semé ? « Tant que le grain de blé ne tombe pas en terre pour y mourir,
il demeure seul ; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruits » (Jn
12,24)... C'est le Christ lui-même qui le dit. Donc il est à la fois grain
de blé, parce qu'il « fortifie le cœur de l'homme » (Ps 103,15), et graine
de moutarde, parce qu'il réchauffe le cœur de l'homme... Il est grain de
blé quand il est question de sa résurrection, parce que la parole de Dieu
et la preuve de sa résurrection nourrissent les âmes, augmentent
l'espérance, affermissent l'amour –- car le Christ est « le pain de Dieu
descendu du ciel » (Jn 6,33). Et il est graine de moutarde, parce qu'il y a
plus d'amertume et d'aigreur à parler de la Passion du Seigneur.




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26 janvier 2012

Evangile du jour

jeudi 26 janvier 2012
Mémoire des Sts Timothée et Tite, évêques, compagnons de saint Paul

St Timothée, Evêque, compagnon de St. Paul - Mémoire,  St Tite, Evêque et compagnon de St. Paul - Mémoire (1er s.)



Commentaire du jour
Saint Cyrille de Jérusalem : Timothée et Tite répandent la foi des apôtres à travers le monde

Les lectures du jour

Lc 10,1-9.


Parmi ses disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller.
Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson.
Allez ! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route.
Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord : 'Paix à cette maison. '
S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous.
Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira ; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira.
Là, guérissez les malades, et dites aux habitants : 'Le règne de Dieu est tout proche de vous. '


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Cyrille de Jérusalem (313-350), évêque de Jérusalem et docteur de l'Église
Catéchèses en vue du baptême n°18, § 23-25 (trad. bréviaire 17e merc. rev.)

Timothée et Tite répandent la foi des apôtres à travers le monde

      L'Église est appelée catholique (ou universelle) parce qu'elle existe
dans le monde entier, d'une extrémité à l'autre de la terre, et parce
qu'elle enseigne de façon universelle et sans défaillance toutes les
doctrines que les hommes ont besoin de connaître, sur les réalités visibles
et invisibles, célestes et terrestres. En outre, elle est appelée
catholique parce qu'elle soumet à la vraie religion tout le genre humain,
chefs et sujets, savants et ignorants, parce qu'elle soigne et guérit
universellement toutes les sortes de péchés, commis par l'âme et par le
corps, enfin parce qu'elle possède en elle toutes les sortes de vertus, en
actions ou en paroles, quel que soit leur nom, et toutes les diverses
sortes de dons spirituels.

      Ce nom d'Église -- qui veut dire convocation -- lui convient tout à
fait parce qu'elle convoque et rassemble tous les hommes, ainsi que le
Seigneur ordonne dans le Lévitique : « Convoque toute la communauté à
l'entrée de la Tente du Témoignage » (Lv 8,3)... Et dans le Deutéronome,
Dieu dit à Moïse : « Convoque devant moi le peuple, et qu'ils entendent mes
paroles » (4,10)... Le psalmiste dit aussi : « Je te rendrai grâce dans la
grande assemblée, dans un peuple nombreux je te louerai » (34,18)...

      Mais dans la suite le Sauveur a institué, à partir des nations
païennes, une seconde assemblée : notre sainte Église, celle des chrétiens,
celle dont il a dit à Pierre : « Et sur cette pierre je bâtirai mon Église,
et la puissance de la mort ne l'emportera pas sur elle » (Mt 16,18)...
Lorsque la première assemblée qui était en Judée a été détruite, les
Églises du Christ se sont multipliées par toute la terre.  C'est d'elles
que parlent les psaumes lorsqu'ils disent : « Chantez au Seigneur un
cantique nouveau, sa louange est dans l'assemblée des saints » (149,1)...
C'est de la même Église sainte et catholique que Paul écrit à Timothée : «
Tu dois savoir comment te comporter dans la maison de Dieu, sa communauté,
l'Église du Dieu vivant, qui est le pilier et le soutien de la vérité »
(1Tm 3,15).




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25 janvier 2012

Evangile du jour

mercredi 25 janvier 2012
Fête de la conversion de St Paul, Apôtre

Clôture de la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens - 18-25 janvier
Conversion de Saint Paul - Fête



Commentaire du jour
Saint Fulgence de Ruspe : « Paul était en route et approchait de Damas ; une lumière venant de ciel l'enveloppa soudain de sa clarté » (Ac 9,3)

Les lectures du jour

Mc 16,15-18.


Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création.
Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné.
Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils chasseront les esprits mauvais ; ils parleront un langage nouveau ;
ils prendront des serpents dans leurs mains, et, s'ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s'en trouveront bien. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Fulgence de Ruspe (467-532), évêque en Afrique du Nord
Un sermon attribué, n° 59 Appendice ; PL 65, 929 (trad. En Calcat)

« Paul était en route et approchait de Damas ; une lumière venant de ciel l'enveloppa soudain de sa clarté » (Ac 9,3)

      Saul est envoyé sur le chemin de Damas pour devenir aveugle, car s'il
est aveuglé, c'est pour voir le vrai Chemin (Jn 14,6)... Il perd la vue
corporelle, mais son cœur est illuminé pour que la vraie lumière brille à
la fois aux yeux de son cœur et à ceux de son corps... Il est envoyé
au-dedans de lui-même, pour se chercher lui-même. Il errait en sa propre
compagnie, voyageur inconscient, et il ne se trouvait pas car
intérieurement il avait perdu le chemin.

      C'est pourquoi il a entendu une voix qui lui disait... : « Détourne
tes pas du chemin de Saul, pour trouver la foi de Paul. Enlève la tunique
de ton aveuglement et revêts-toi du Sauveur (Ga 3,27)... J'ai voulu
manifester dans ta chair l'aveuglement de ton cœur, afin que tu puisses
voir ce que tu ne voyais pas, et que tu ne sois pas semblable à ' ceux qui
ont des yeux et ne voient pas, des oreilles et n'entendent pas ' (Ps
113,5-6). Que Saul s'en retourne avec ses lettres inutiles (Ac 22,5), pour
que Paul écrive ses épîtres si nécessaires. Que Saul l'aveugle
disparaisse...pour que Paul devienne la lumière des croyants »...

      Paul, qui t'a transformé ainsi ? « Vous voulez savoir qui a fait cela
? Cet homme qu'on appelle le Christ... Il a oint mes yeux et il m'a dit : '
Va à la piscine de Siloé, lave-toi, et vois '. J'y suis allé, je me suis
lavé, et maintenant je vois (Jn 9,11). Pourquoi cet étonnement ? Celui qui
m'a créé, voici qu'il m'a recréé ; avec la puissance dont il m'a créé,
maintenant il m'a guéri ; moi j'avais péché, mais lui m'a purifié. »

      Viens donc, Paul, laisse-là le vieux Saul, bientôt tu vas voir Pierre
aussi... Ananie, touche Saul et donne-nous Paul ; chasse au loin le
persécuteur, envoie en mission le prédicateur : les agneaux n'auront plus
peur, les brebis du Christ seront dans la joie. Touche le loup qui
poursuivait le Christ pour que maintenant, avec Pierre, il mène paître les
brebis.




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24 janvier 2012

Evangile du jour

mardi 24 janvier 2012
Le mardi de la 3e semaine du temps ordinaire

Semaine de prière pour l'unité des chrétiens - 24 janvier
St François de Sales, Evêque et docteur de l'Eglise (+ 1622) - Mémoire,  Bse Marie Poussepin (1653-1744)



Commentaire du jour
Saint Augustin : « Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère »

Les lectures du jour

Mc 3,31-35.


Comme Jésus était dans une maison, sa mère et ses frères arrivent. Restant au-dehors, ils le font demander.
Beaucoup de gens étaient assis autour de lui ; et on lui dit : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui te cherchent. »
Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »
Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères.
Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sur la sainte virginité, ch. 5

« Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère »

      Celles qui se consacrent entièrement au Seigneur ne doivent pas
s'affliger de ce qu'en gardant leur virginité comme Marie, elles ne peuvent
pas devenir mères selon la chair... Celui qui est le fruit d'une seule
Vierge sainte est la gloire et l'honneur de toutes les autres saintes
vierges, car comme Marie elles sont les mères du Christ si elles font la
volonté de son Père. La gloire et le bonheur de Marie d'être la mère du
Christ éclatent surtout dans les paroles du Seigneur : « Quiconque fait la
volonté de mon Père qui est dans les Cieux, celui-là est mon frère, ma
sœur, ma mère ». Il indique ainsi la parenté spirituelle qui le rattache au
peuple qu'il a racheté. Ses frères et ses sœurs sont les saints hommes et
les saintes femmes qui sont cohéritiers avec lui de son héritage céleste
(Rm 8,17).

      Sa mère est l'Église tout entière, parce que c'est elle qui, par la
grâce de Dieu, enfante les membres du Christ, c'est-à-dire ceux qui lui
sont fidèles. Sa mère est encore toute âme sainte, qui fait la volonté de
son Père et dont la charité féconde se manifeste dans ceux qu'elle enfante
pour lui, « jusqu'à ce que lui-même soit formé en eux » (Ga 4,19)...

      Entre toutes les femmes, Marie est la seule qui soit en même temps
vierge et mère, non seulement par l'esprit, mais aussi par le corps. Elle
est mère selon l'esprit...des membres du Christ, c'est-à-dire de
nous-mêmes, parce qu'elle a coopéré par sa charité à enfanter dans l'Église
les fidèles, qui sont les membres de ce divin chef, notre tête (Ep
4,15-16), dont elle est vraiment mère selon la chair. Il fallait, en effet,
que notre chef naisse selon la chair d'une vierge pour nous apprendre que
ses membres devaient naître selon l'esprit d'une autre vierge qui est
l'Église. Marie est donc la seule qui soit mère et vierge à la fois
d'esprit et de corps. Mais l'Église tout entière, dans les saints qui
doivent posséder le Royaume de Dieu, est, selon l'esprit, elle aussi mère
du Christ et vierge du Christ.




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23 janvier 2012

Evangile du jour

lundi 23 janvier 2012
Le lundi de la 3e semaine du temps ordinaire

Semaine de prière pour l'unité des chrétiens - 23 janvier
Ste. Emérentienne, Martyre (+ IVe siècle)



Commentaire du jour
Isaac de l'Étoile : L'envie : un blasphème contre l'Esprit Saint

Les lectures du jour

Mc 3,22-30.


Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Ce Jésus est possédé par Béelzéboul ; c'est par le chef des démons qu'il expulse les démons. »
Les appelant près de lui, Jésus disait en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ?
Si un royaume se divise, ce royaume ne peut pas tenir.
Si une famille se divise, cette famille ne pourra pas tenir.
Si Satan s'est dressé contre lui-même, s'il s'est divisé, il ne peut pas tenir ; c'en est fini de lui.
Mais personne ne peut entrer dans la maison d'un homme fort et piller ses biens, s'il ne l'a d'abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison.
Amen, je vous le dis : Dieu pardonnera tout aux enfants des hommes, tous les péchés et tous les blasphèmes qu'ils auront faits.
Mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, il n'obtiendra jamais le pardon. Il est coupable d'un péché pour toujours. »
Jésus parla ainsi parce qu'ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Isaac de l'Étoile (?-v. 1171), moine cistercien
Sermon 39, 2-6 ; SC 207 (trad. SC, p. 321)

L'envie : un blasphème contre l'Esprit Saint

      « C'est par Béelzéboul, prince des démons, qu'il chasse les démons
»... Le propre des gens malfaisants et animés par l'envie est de fermer les
yeux tant qu'ils le peuvent sur le mérite d'autrui et, lorsque vaincus par
l'évidence ils ne le peuvent plus, de le déprécier ou de le dénaturer.
Ainsi, quand la foule exulte de dévotion et s'émerveille à la vue des
oeuvres du Christ, les scribes et les Pharisiens soit ferment les yeux à ce
qu'ils savent être vrai, soit rabaissent ce qui est grand, soit dénaturent
ce qui est bon. Une fois, par exemple, feignant d'être ignorants, ils ont
dit à celui qui a fait tant de signes merveilleux : « Quel signe fais-tu
pour que nous croyions en toi ? » (Jn 6,30) Ici, ne pouvant pas nier les
faits avec impudence, ils les déprécient méchamment..., et ils les
dénaturent en disant : « C'est par Béelzéboul, prince des démons qu'il
chasse les démons ».

      Voilà, chers frères, ce blasphème contre l'Esprit qui lie ceux qu'il
a saisis des chaînes d'une faute éternelle. Ce n'est pas que ce soit
impossible au pénitent de recevoir le pardon de tout, s'il « produit des
fruits qui expriment sa conversion » (Lc 3,8). Seulement, écrasé sous un
tel poids de malice, il n'a pas la force d'aspirer à cette pénitence
honorable qui mérite le pardon... Celui qui, percevant avec évidence chez
son frère la grâce et l'opération du Saint Esprit..., ne craint pas de
dénaturer et de calomnier et d'attribuer insolemment à l'esprit mauvais ce
qu'il sait pertinemment être du Saint Esprit, celui-là est tellement
abandonné par cet Esprit de grâce qu'il ne veut plus de la pénitence qui
lui obtiendrait le pardon. Il est complètement obscurci, aveuglé par sa
propre malice. Quoi de plus grave en effet que d'oser, par envie envers un
frère qu'on a reçu l'ordre d'aimer comme soi-même (Mt 19,19), blasphémer la
bonté de Dieu...et insulter sa majesté en voulant discréditer un homme ?




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22 janvier 2012

Evangile du jour

dimanche 22 janvier 2012
Troisième dimanche du temps ordinaire

Semaine de prière pour l'unité des chrétiens - 22 janvier
St Vincent le Diacre, martyr (+ 304)



Commentaire du jour
Saint Léon le Grand : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle »

Les lectures du jour

Mc 1,14-20.


Après l'arrestation de Jean Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer la Bonne Nouvelle de Dieu ; il disait :
« Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. »
Passant au bord du lac de Galilée, il vit Simon et son frère André en train de jeter leurs filets : c'étaient des pêcheurs.
Jésus leur dit : « Venez derrière moi. Je ferai de vous des pêcheurs d'hommes. »
Aussitôt, laissant là leurs filets, ils le suivirent.
Un peu plus loin, Jésus vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient aussi dans leur barque et préparaient leurs filets.
Jésus les appela aussitôt. Alors, laissant dans la barque leur père avec ses ouvriers, ils partirent derrière lui.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Léon le Grand (?-v. 461), pape et docteur de l'Église
Sermon 1 pour la Nativité du Seigneur, 1-3 ; PL 54, 190 (trad. Orval rev ; cf bréviaire 25/12)

« Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle »

Rendons grâce, frères bien-aimés, à Dieu le Père, par son Fils, dans
l'Esprit Saint ; car dans sa grande miséricorde et son amour pour nous, il
nous a pris en pitié, et « alors que nous étions morts des suites de nos
fautes, il nous a rendu la vie dans le Christ » (Ep 2,5) pour nous façonner
et nous créer à nouveau. Rejetons donc l'homme ancien avec ses agissements
(Col 3,9) et puisque nous sommes admis à participer à la naissance du
Christ, renonçons à notre façon terre à terre de vivre. Chrétien,
prends conscience de ta dignité : puisque tu participes maintenant à la
nature divine (2P 1,4), ne retourne pas aux errements de ta conduite
passée. Rappelle-toi qui est ta tête et de quel corps tu es le membre (Ep
4,15-16). Souviens-toi que tu as été « arraché à la puissance des ténèbres
et transporté dans la lumière et le Royaume de Dieu » (Col 1,13). Par le
sacrement du baptême tu es devenu le temple du Saint Esprit (1Co 6,19) ;
garde-toi de mettre en fuite un hôte si grand par tes mauvaises actions et
de retomber ainsi sous la domination du démon, car tu as été racheté par le
sang du Christ.




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21 janvier 2012

Evangile du jour

samedi 21 janvier 2012
Le samedi de la 2e semaine du temps ordinaire

Semaine de prière pour l'unité des chrétiens - 21 janvier
Ste Agnès, vierge et martyre (+ 304) - Mémoire



Commentaire du jour
Bienheureux Jean XXIII : Jésus se donne jusqu'au bout (Jn 13,1)

Les lectures du jour

Mc 3,20-21.


Jésus entre dans une maison, où de nouveau la foule se rassemble, si bien qu'il n'était pas possible de manger.
Sa famille, l'apprenant, vint pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Bienheureux Jean XXIII (1881-1963), pape
Prière à Jésus dans le Saint Sacrement, in Discorsi, Messaggi, Colloqui, Éds. Vatican, t. 4, p. 395

Jésus se donne jusqu'au bout (Jn 13,1)

      Jésus, nourriture des âmes qui dépasse toute réalité naturelle, ce
peuple immense crie vers toi. Il s'efforce de donner à sa vocation humaine
et chrétienne un nouvel élan, de l'embellir de vertus intérieures, toujours
prêt au sacrifice dont tu es l'image même, par la parole et par l'exemple.
Tu es le premier de nos frères ; tu as précédé les pas de chacun de nous ;
tu as pardonné les fautes de tous. Et tu les appelles tous à un témoignage
de vie plus noble, plus actif, plus compréhensif.

      Jésus, « pain de vie » (Jn 6,35), unique et seul aliment essentiel de
l'âme, accueille tous les peuples à ta table. Elle est déjà la réalité
divine sur la terre, le gage des bontés célestes, la certitude d'une
entente heureuse entre les peuples et d'une lutte pacifique en vue du vrai
progrès et de la civilisation. Nourris par toi et de toi, les hommes seront
forts dans la foi, joyeux dans l'espérance, actifs dans la charité. Les
bonnes volontés triompheront des pièges tendus par le mal ; elles
triompheront de l'égoïsme, de la paresse. Et les hommes droits et craignant
Dieu entendront s'élever de la terre, dont l'Église ici-bas veut être
l'image, les premiers échos mystérieux et doux de la cité de Dieu. Tu nous
conduis aux bons pâturages ; tu nous protèges. Montre-nous, Jésus, les
biens de la terre des vivants (Ps 26,13).




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20 janvier 2012

Evangile du jour

vendredi 20 janvier 2012
Le vendredi de la 2e semaine du temps ordinaire

Semaine de prière pour l'unité des chrétiens - 20 janvier
St Sébastien, martyr († 288),  St Fabien, Pape et martyr (+ 250)



Commentaire du jour
Concile Vatican II : « Il en institua douze pour qu'ils soient avec lui » : les évêques, successeurs des apôtres

Les lectures du jour

Mc 3,13-19.


Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu'il voulait. Ils vinrent auprès de lui,
et il en institua douze pour qu'ils soient avec lui, et pour les envoyer prêcher
avec le pouvoir de chasser les esprits mauvais.
Donc, il institua les Douze : Pierre (c'est le nom qu'il donna à Simon),
Jacques, fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques (il leur donna le nom de « Boanerguès », c'est-à-dire : « Fils du tonnerre »),
André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, Thaddée, Simon le Zélote,
et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Concile Vatican II
Constitution sur l'Église « Lumen gentium», § 26

« Il en institua douze pour qu'ils soient avec lui » : les évêques, successeurs des apôtres

      L'évêque, revêtu de la plénitude du sacrement de l'ordre, porte « la
responsabilité de dispenser la grâce du sacerdoce suprême », en particulier
en ce qui concerne l'eucharistie, qu'il offre lui-même ou fait offrir, et
d'où vient continuellement à l'Église vie et croissance. Cette Église du
Christ est vraiment présente en toutes les communautés locales des fidèles
légitimement réunis autour de leurs pasteurs et que le Nouveau Testament
lui-même appelle « églises » (Ac 8,1; 14,22). En effet, là où elles se
trouvent, se trouve aussi le peuple nouveau appelé par Dieu dans l'Esprit
Saint et dans une pleine assurance (1Th 1,5). C'est en elles que l'annonce
de l'Évangile du Christ rassemble les fidèles et qu'est célébré le mystère
de la Cène du Seigneur « afin que, par la Chair et le Sang du Seigneur,
soit étroitement unis tous les frères de la communauté ».

      Toute assemblée eucharistique relevant du ministère sacré de l'évêque
est un signe de cette charité et de cette « unité du Corps mystique sans
laquelle le salut n'est pas possible ». Dans ces assemblées, souvent
petites, pauvres et éloignées les unes des autres, le Christ est présent,
lui qui par sa puissance rassemble l'Église « une, sainte, catholique et
apostolique ». En effet, « la participation au Corps et au Sang du Christ
ne fait rien d'autre que de nous transformer en ce que nous recevons »...

      Ainsi les évêques, priant et travaillant pour leur peuple, répandent
sur lui en abondance et sous des formes diverses la plénitude de la
sainteté du Christ. Par le ministère de la parole, ils font passer dans les
croyants la puissance de Dieu qui apporte le salut (Rm 1,16), et par les
sacrements dont, par leur propre autorité, ils organisent la distribution
régulière et féconde, ils sanctifient les fidèles.




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19 janvier 2012

Evangile du jour

jeudi 19 janvier 2012
Le jeudi de la 2e semaine du temps ordinaire

Semaine de prière pour l'unité des chrétiens - 19 janvier
St Canut, roi du Danemark (1040-1086),  St Marius et sa famille, martyrs (+ 270)



Commentaire du jour
Saint Bernard : « Tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher »

Les lectures du jour

Mc 3,7-12.


Jésus se retira avec ses disciples au bord du lac ; et beaucoup de gens, venus de la Galilée, le suivirent ;
et aussi beaucoup de gens de Judée, de Jérusalem, d'Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon avaient appris tout ce qu'il faisait, et ils vinrent à lui.
Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour qu'il ne soit pas écrasé par la foule.
Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher.
Et lorsque les esprits mauvais le voyaient, ils se prosternaient devant lui et criaient : « Tu es le Fils de Dieu ! »
Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Les Degrés de l'humilité et de l'orgueil, ch. 3, §6.12

« Tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher »

Suivez l'exemple de notre Sauveur qui a voulu subir sa Passion afin
d'apprendre la compassion, s'assujettir à la misère afin de comprendre les
misérables. De même qu'il « a appris l'obéissance par ce qu'il a enduré »
(He 5,8), il a voulu apprendre aussi la miséricorde... Peut-être allez-vous
trouver bizarre ce que je viens de dire du Christ : lui qui est la sagesse
de Dieu (1Co 1,24), qu'a-t-il pu apprendre ?... Vous reconnaissez
qu'il est Dieu et homme en une seule personne. En tant que Dieu éternel, il
a toujours eu connaissance de tout ; en tant qu'homme, né dans le temps, il
a appris beaucoup de choses dans le temps. Puisqu'il a commencé d'être dans
notre chair, il a aussi commencé d'apprendre par expérience les misères de
la chair. Il aurait été plus heureux et plus sage pour nos premiers parents
de ne pas avoir fait cette expérience, mais leur créateur est « venu
chercher ce qui était perdu » (Lc 19,10). Il a eu pitié de son œuvre et est
venu la trouver, descendant miséricordieusement là où elle avait péri
misérablement... Ce n'était pas simplement pour partager leur malheur,
mais pour compatir à leur misère et les en libérer : pour devenir
miséricordieux, non comme un Dieu en son bonheur éternel, mais comme un
homme qui partage la situation des hommes... Merveilleuse logique de
l'amour ! Comment aurions-nous pu connaître cette miséricorde admirable si
elle ne s'était penchée sur la misère existante ? Comment aurions-nous pu
comprendre la compassion de Dieu si elle était restée humainement étrangère
à la souffrance ?... A la miséricorde d'un Dieu, le Christ a donc uni celle
d'un homme, sans la changer, mais en la multipliant, comme il est écrit : «
Tu sauveras hommes et bêtes, Seigneur. Mon Dieu, comme tu as fait abonder
ta miséricorde ! » (Ps 35,7-8 Vulg)




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18 janvier 2012

Evangile du jour

mercredi 18 janvier 2012
Le mercredi de la 2e semaine du temps ordinaire

Ouverture de la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens - 18-25 janvier
Ste Prisca, martyre (Ier ou IIIe siècle),  St Libert (+ 593)



Commentaire du jour
Sainte Gertrude d'Helfta : « On observait Jésus...pour l'accuser »

Les lectures du jour

Mc 3,1-6.


Un jour, Jésus entra dans une synagogue; il y avait là un homme dont la main était paralysée.
On observait Jésus pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat ; on pourrait ainsi l'accuser.
Il dit à l'homme qui avait la main paralysée : « Viens te mettre là devant tout le monde. » Et s'adressant aux autres :
« Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal ? de sauver une vie, ou de tuer ? » Mais ils se taisaient.
Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l'endurcissement de leurs cœurs, il dit à l'homme : « Étends la main. » Il l'étendit, et sa main redevint normale.
Une fois sortis, les pharisiens se réunirent avec les partisans d'Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Sainte Gertrude d'Helfta (1256-1301), moniale bénédictine
Les Exercices, n° 7, Tierce ; SC 127 (trad. SC p. 269 rev.)

« On observait Jésus...pour l'accuser »

      A l'heure de la prière, mets-toi en présence de la paix et de
l'amour... : ô paix de Dieu qui surpasses tout sentiment (Ph 4,7),
plaisante et agréable, douce et préférable à tout, partout où tu pénètres
règne une sécurité imperturbable. Toi seule as le pouvoir de mettre un
frein à la colère du souverain ; tu ornes le trône du roi par la clémence ;
tu illumines le royaume de la gloire par la pitié et la miséricorde. De
grâce, prends en main ma cause, à moi le coupable et l'indigent... Voici
que déjà le créancier se tient à la porte...  il n'est pas prudent pour moi
de lui parler, puisque je n'ai pas de quoi payer ma dette. Très doux Jésus,
ma paix, combien de temps garderas-tu le silence ?... De  grâce, maintenant
du moins parle pour moi, disant ce mot charitable : « Moi, je la rachèterai
». Toi, tu es assurément le refuge de tous les pauvres. Tu ne passes auprès
de personne sans lui donner le salut. Toi, jamais tu n'as laissé partir
celui qui s'était réfugié près de toi, sans qu'il soit réconcilié...

      De grâce, mon amour, mon Jésus, à cette heure de la journée tu as été
flagellé pour moi, couronné d'épines, abreuvé pitoyablement de souffrances.
Tu es mon vrai roi, hors de toi je ne connais personne. Tu t'es fait
l'opprobre des hommes, abject et repoussant comme un lépreux (Is 53,3)
jusqu'à ce que la Judée refuse de te reconnaître comme son roi (Jn
19,14-15). Par ta grâce, que moi au moins je te reconnaisse comme mon roi !
Mon Dieu, donne-moi cet innocent, si tendrement aimé, mon Jésus, qui pour
moi « a payé » si pleinement « ce qu'il n'avait pas dérobé » (Ps 68,5) ;
donne-le moi pour être l'appui de mon âme. Que je le reçoive dans mon cœur
; que par l'amertume de ses douleurs et de sa Passion il réconforte mon
esprit...

      Et toi, paix de Dieu, sois le cher lien qui m'enchaîne pour jamais à
Jésus. Sois le soutien de ma force..., afin que je ne fasse « qu'un seul
cœur et une seule âme » avec Jésus (Ac 4,32)... Par toi, je demeurerai
attachée pour jamais à mon Jésus.




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17 janvier 2012

Evangile du jour

mardi 17 janvier 2012
Le mardi de la 2e semaine du temps ordinaire

St Antoine, abbé (251-356) - Mémoire,  Ste Roseline, vierge (1263-1329)



Commentaire du jour
Léon XIII : « Tu te souviendras du jour du sabbat pour le sanctifier » (Ex 20,8)

Les lectures du jour

Mc 2,23-28.


Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé ; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis.
Les pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu'ils font le jour du sabbat ! Cela n'est pas permis. »
Jésus leur répond : « N'avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu'il fut dans le besoin et qu'il eut faim, lui et ses compagnons ?
Au temps du grand prêtre Abiathar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l'offrande que seuls les prêtres peuvent manger, et il en donna aussi à ses compagnons. »
Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat.
Voilà pourquoi le Fils de l'homme est maître, même du sabbat. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Léon XIII, pape de 1878 à 1903
Encyclique « Rerum novarum », 32

« Tu te souviendras du jour du sabbat pour le sanctifier » (Ex 20,8)

      La vie du corps, quelque précieuse et désirable qu'elle soit, n'est
pas le but dernier de notre existence. Elle est une voie et un moyen pour
arriver, par la connaissance du vrai et l'amour du bien, à la perfection de
la vie de l'âme. C'est l'âme qui porte gravée en elle-même l'image et la
ressemblance de Dieu (Gn 1,26). C'est en elle que réside cette souveraineté
dont l'homme a été investi quand il a reçu l'ordre de soumettre la nature
et de mettre à son service les terres et les mers (Gn 1,28)... De ce point
de vue, tous les hommes sont égaux ; il n'y a pas de différence entre
riches et pauvres, maîtres et serviteurs, princes et sujets : « Ils n'ont
tous qu'un même Seigneur » (Rm 10,12).

      Il n'est permis à personne de violer impunément cette dignité de
l'homme que Dieu lui-même honore avec un grand respect, ni d'entraver la
marche de l'homme vers cette perfection qui correspond à la vie éternelle
et céleste...

      C'est de là que découle la nécessité du repos et de la cessation du
travail le jour du Seigneur. Le repos, d'ailleurs, ne doit pas être entendu
comme une plus large part faite à une oisiveté stérile, ou encore moins
comme un désœuvrement qui provoque l'immoralité et dissipe les salaires,
mais bien comme un repos sanctifié par la religion... Tel est surtout le
caractère et la raison de ce repos du septième jour dont Dieu avait fait
déjà un des principaux articles de la Loi : « Souviens-toi de sanctifier le
jour du sabbat » (Ex 20,8), et dont il avait lui-même donné l'exemple par
ce mystérieux repos pris aussitôt après la création de l'homme : « Il se
reposa le septième jour de tout le travail qu'il avait fait » (Gn 2,2).




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