04 novembre 2011

Evangile du jour

vendredi 04 novembre 2011
Le vendredi de la 31e semaine du temps ordinaire

St Charles Borromée, archevêque de Milan (1538-1584),  St Félix de Valois, ermite et co-fondateur († 1212)



Commentaire du jour
Saint José Maria Escriva de Balaguer : « Travailler de ses mains, de façon à pouvoir faire le bien » (Ep 4,28)

Les lectures du jour

Lc 16,1-8.


Jésus disait encore à ses disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé parce qu'il gaspillait ses biens.
Il le convoqua et lui dit : 'Qu'est-ce que j'entends dire de toi ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car désormais tu ne pourras plus gérer mes affaires. '
Le gérant pensa : 'Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance ? Travailler la terre ? Je n'ai pas la force. Mendier ? J'aurais honte.
Je sais ce que je vais faire, pour qu'une fois renvoyé de ma gérance, je trouve des gens pour m'accueillir. '
Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : 'Combien dois-tu à mon maître ?
- Cent barils d'huile. ' Le gérant lui dit : 'Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante. '
Puis il demanda à un autre : 'Et toi, combien dois-tu ? - Cent sacs de blé. ' Le gérant lui dit : 'Voici ton reçu, écris quatre-vingts. '
Ce gérant trompeur, le maître fit son éloge : effectivement, il s'était montré habile, car les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint José Maria Escriva de Balaguer (1902-1975), prêtre, fondateur
Homélie du 19/03/63 in Es Cristo que pasa (trad. Quand le Christ passe, Le Laurier 1989, p. 98)

« Travailler de ses mains, de façon à pouvoir faire le bien » (Ep 4,28)

      Il convient de ne pas oublier que la dignité du travail se fonde sur
l'amour... L'homme ne peut se limiter à faire des choses, à fabriquer des
objets. Le travail naît de l'amour, manifeste l'amour et s'ordonne à
l'amour. Nous reconnaissons Dieu, non seulement dans le spectacle que nous
offre la nature, mais aussi dans l'expérience de notre travail et de notre
effort. Le travail est ainsi prière, action de grâces, parce que nous
savons que c'est Dieu qui nous a placés sur terre, nous savons qu'il nous
aime et que nous sommes les héritiers de ses promesses. Il est juste qu'il
nous dise : « Soit que vous mangiez, soit que vous buviez, et quoi que vous
fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu » (1Co 10,31).

      Le travail professionnel est aussi apostolat, occasion de se donner
aux autres hommes pour leur révéler le Christ et les mener vers Dieu le
Père, ce qui n'est qu'une conséquence de la charité que le Saint Esprit
répand dans nos âmes. Parmi les indications que Paul donne aux Éphésiens,
sur la manière dont le changement de leur conversion doit se manifester...,
nous trouvons celle-ci : « Que celui qui volait ne vole plus ; qu'il prenne
plutôt la peine de travailler de ses mains, de façon à pouvoir faire le
bien en secourant les nécessiteux » (Ep 4,28). Les hommes ont besoin du
pain de la terre pour se nourrir, mais aussi du pain du ciel pour illuminer
et réchauffer leur cœur. Dans votre travail, dans les initiatives qui en
découlent, dans vos conversations, dans vos relations, vous pouvez et vous
devez réaliser ce précepte.

      Si nous travaillons dans cet esprit, notre vie, malgré toutes les
limitations propres à la condition terrestre, sera une anticipation de la
gloire au ciel, de cette communion avec Dieu et avec les saints où
régneront seulement l'amour, la générosité, la fidélité, l'amitié et la
joie. Vous trouverez, dans vos occupations professionnelles ordinaires, le
matériau réel, consistant et solide, qui vous permettra de réaliser toute
votre vie chrétienne, et d'actualiser la grâce qui nous vient du Christ.




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03 novembre 2011

Evangile du jour

jeudi 03 novembre 2011
Le jeudi de la 31e semaine du temps ordinaire

St Martin de Porres († 1639),  St Hubert, évêque de Tongres-Maastricht-Liège († 727)



Commentaire du jour
Saint Jean-Marie Vianney : « Il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit »

Les lectures du jour

Lc 15,1-10.


Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l'écouter.
Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole :
« Si l'un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve ?
Quand il l'a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules,
et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins ; il leur dit : 'Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue ! '
Je vous le dis : C'est ainsi qu'il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion. »
Ou encore, si une femme a dix pièces d'argent et en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu'à ce qu'elle la retrouve ?
Quand elle l'a retrouvée, elle réunit ses amies et ses voisines et leur dit : 'Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la pièce d'argent que j'avais perdue ! '
De même, je vous le dis : Il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), prêtre, curé d'Ars
Sermon pour le 3ème dimanche après Pentecôte, 1er sur la miséricorde

« Il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit »

      La conduite que Jésus Christ tenait pendant sa vie mortelle nous
montre la grandeur de sa miséricorde pour les pécheurs. Nous voyons qu'ils
viennent tous lui tenir compagnie ; et lui, bien loin de les rebuter ou du
moins de s'éloigner d'eux, au contraire, il prend tous les moyens possibles
pour se trouver parmi eux, afin de les attirer à son Père. Il va les
chercher par les remords de conscience ; il les ramène par sa grâce et les
gagne par ses manières amoureuses. Il les traite avec tant de bonté, qu'il
prend même leur défense contre les scribes et les pharisiens qui veulent
les blâmer, et qui semblent ne pas vouloir les souffrir auprès de Jésus
Christ.

      Il va encore plus loin : il veut se justifier de la conduite qu'il
tient à leur égard par une parabole qui leur dépeint, comme l'on ne peut
pas mieux, la grandeur de son amour pour les pécheurs, en leur disant : «
Un bon pasteur qui avait cent brebis, en ayant perdu une, laisse toutes les
autres pour courir après celle qui s'est égarée, et, l'ayant retrouvée, il
la met sur ses épaules pour lui éviter la peine du chemin. Puis, l'ayant
rapportée à son bercail, il invite tous ses amis à se réjouir avec lui
d'avoir retrouvé la brebis qu'il croyait perdue ». Il ajoute encore cette
parabole d'une femme qui, ayant dix drachmes et en ayant perdu une, allume
sa lampe pour la chercher dans tous les coins de sa maison, et l'ayant
retrouvée, elle invite toutes ses amies pour s'en réjouir. « C'est ainsi,
leur dit-il, que tout le ciel se réjouit du retour d'un pécheur qui se
convertit et qui fait pénitence. Je ne suis pas venu pour les justes, mais
pour les pécheurs ; ceux qui sont en santé n'ont pas besoin de médecin,
mais ceux qui sont malades » (Lc 5,31-32).

      Nous voyons que Jésus Christ s'applique à lui-même ces vives images
de la grandeur de sa miséricorde envers les pécheurs. Quel bonheur pour
nous de savoir que la miséricorde de Dieu est infinie ! Quel violent désir
ne devons-nous pas sentir naître en nous d'aller nous jeter aux pieds d'un
Dieu qui nous recevra avec tant de joie !




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02 novembre 2011

Evangile du jour

mercredi 02 novembre 2011
Commémoration de tous les fidèles défunts

Commémoration de tous les fidèles défunts



Commentaire du jour
Saint Cyprien : Notre demeure véritable

Les lectures du jour

Mt 25,31-46.


Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire.
Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres :
il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche.
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : 'Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde.
Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ;
j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi ! '
Alors les justes lui répondront : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu... ? tu avais donc faim, et nous t'avons nourri ? tu avais soif, et nous t'avons donné à boire ?
tu étais un étranger, et nous t'avons accueilli ? tu étais nu, et nous t'avons habillé ?
tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ? '
Et le Roi leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. '
Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : 'Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges.
Car j'avais faim, et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'avais soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ;
j'étais un étranger, et vous ne m'avez pas accueilli ; j'étais nu, et vous ne m'avez pas habillé ; j'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité. '
Alors ils répondront, eux aussi : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ? '
Il leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces petits, à moi non plus vous ne l'avez pas fait. '
Et ils s'en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr
Sur la mort ; PL 4, 583s (trad. DDB 1980, coll. Pères dans la foi n° 14, p. 35 rev.)

Notre demeure véritable

      Il convient de ne jamais perdre de vue, chers frères, que nous avons
renoncé au monde et que nous vivons ici-bas comme des hôtes de passage,
comme des étrangers (He 11,13). Bénissons le jour qui assigne à chacun sa
demeure véritable, et qui, après nous avoir arrachés à ce monde et dégagés
de ses liens, nous rend au paradis et au Royaume des cieux. Quel est celui
qui ne se hâterait pas de regagner sa patrie après quelque temps passé à
l'étranger ? Quel est celui qui...ne souhaiterait pas un vent favorable
pour voguer pour embrasser les siens plus rapidement ? Notre patrie, c'est
le paradis ; dès le début, nous avons eu les patriarches pour pères.

      Pourquoi ne nous hâtons-nous donc pas de voir notre patrie, pourquoi
ne courons-nous pas saluer nos parents ? Une foule d'êtres chers nous
attendent là-bas : des parents, des frères, des enfants, sûrs déjà de leur
propre salut mais préoccupés encore par le nôtre ; ils aspirent à nous voir
parmi eux... C'est là que se trouvent le chœur glorieux des apôtres, la
foule animée des prophètes, l'armée innombrable des martyrs couronnés de
leurs succès contre l'ennemi et la souffrance...; c'est là que rayonnent
les vierges...; c'est là enfin que sont récompensés les hommes qui ont fait
preuve de compassion, qui ont multiplié les actes de charité en subvenant
aux besoins des pauvres et qui, fidèles aux préceptes du Seigneur, sont
parvenus à s'élever des biens terrestres aux trésors du ciel.

      Hâtons-nous donc de satisfaire notre impatience de les rejoindre et
de comparaître au plus vite devant le Christ. Que Dieu découvre en nous
cette aspiration..., lui qui accorde la récompense suprême de sa gloire à
ceux qui l'auront désiré avec le plus d'ardeur.




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01 novembre 2011

Evangile du jour

mardi 01 novembre 2011
Solennité de la Toussaint

Tous les saints - Solennité



Commentaire du jour
Baudouin de Ford : « Je crois à la communion des saints »

Les lectures du jour

Mt 5,1-12a.


Quand Jésus vit la foule qui le suivait, il gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent.
Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait :
« Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise !
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés !
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés !
Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde !
Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu !
Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu !
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! C'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Baudouin de Ford (?-v. 1190), abbé cistercien, puis évêque
Traité de la vie cénobitique ; PL 204, 544s (trad. Lubac, Catholicisme, p. 308 rev.)

« Je crois à la communion des saints »

Frères bien-aimés, veillons avec soin à tout ce qui touche à notre
vie commune, « conservant l'unité de l'esprit dans le lien de la paix » par
« la grâce de notre Seigneur Jésus Christ et l'amour de Dieu et la
communion du Saint Esprit » (Ep 4,3; 2Co 13,13). De l'amour de Dieu procède
l'unité de l'esprit ; de la grâce de notre Seigneur Jésus Christ, le lien
de la paix ; de la communion du Saint Esprit, cette communion qui est
nécessaire à ceux qui vivent en commun... « Je crois, Seigneur, en
l'Esprit Saint, en la sainte Église catholique, en la communion des saints
» (Credo). Là est mon espérance, là est ma confiance, là est toute ma
sécurité dans la confession de ma foi... S'il m'est donné, Seigneur, de «
t'aimer et d'aimer mon prochain » (Mt 22,37-39), bien que mes mérites
soient de peu, mon espérance s'élève bien au-dessus. J'ai confiance que par
la communion de la charité, les mérites des saints me seront utiles et
qu'ainsi la communion des saints suppléera à mon insuffisance et à mon
imperfection... La charité dilate notre espérance jusqu'à la communion des
saints, dans la communion des récompenses. Mais celle-ci concerne les temps
futurs : c'est la communion de la gloire qui sera révélée en nous. Il
y a donc trois communions : la communion de la nature, à laquelle s'est
ajoutée la communion de la faute...; la communion de la grâce ; et enfin
celle de la gloire. Par la communion de la grâce, la communion de la nature
commence d'être rétablie et celle de la faute est exclue ; mais par la
communion de la gloire, celle de la nature sera réparée en perfection et la
colère de Dieu sera tout à fait exclue, lorsque « Dieu essuiera toute larme
des yeux » des saints (Is 25,8; Ap 21,4). Alors tous les saints auront
comme « un seul cœur et une seule âme » ; et « toutes choses leur seront
communes », car Dieu sera « tout en tous » (Ac 4,32; 1Co 15,28). Pour que
nous parvenions à cette communion et que nous nous rassemblions dans l'un,
« que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ, et l'amour de Dieu, et la
communion du Saint Esprit soit toujours avec nous tous. Amen ».




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31 octobre 2011

Evangile du jour

lundi 31 octobre 2011
Le lundi de la 31e semaine du temps ordinaire

St Quentin, martyr (IIIème s.),  St Alphonse Rodriguez, jésuite († 1617)



Commentaire du jour
Saint Vincent de Paul : « Invite les pauvres »

Les lectures du jour

Lc 14,12-14.


Jésus était entré chez un chef des pharisiens pour y prendre son repas. Il disait à celui qui l'avait invité : " Quand tu donneras un déjeuner ou un dîner, n'invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins; sinon, eux aussi t'inviteraient en retour, et la politesse te serait rendue.
Au contraire, quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ;
et tu seras heureux, parce qu'ils n'ont rien à te rendre : cela te sera rendu à la résurrection des justes. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Vincent de Paul (1581-1660), prêtre, fondateur de communautés religieuses
Extrait du rapport sur l'état des œuvres 11/07/1657

« Invite les pauvres »

      C'est honorer notre Seigneur que d'entrer en ses sentiments, de les
estimer, de faire ce qu'il a fait et d'exécuter ce qu'il a ordonné. Or ses
sentiments les plus grands ont été le soin des pauvres pour les guérir, les
consoler, les secourir et les recommander ; c'était là son affection. Et
lui-même a voulu naître pauvre, recevoir en sa compagnie des pauvres,
servir les pauvres, se mettre à la place des pauvres, jusqu'à dire que le
bien et le mal que nous ferons aux pauvres, il le tiendra fait à sa
personne divine (Mt 25,40). Quel plus tendre amour pouvait-il témoigner
pour les pauvres ! Et quel amour, je vous prie, pouvons-nous avoir pour
lui, si nous n'aimons pas ce qu'il a aimé ? Tant y a, c'est l'aimer de la
bonne sorte que d'aimer les pauvres ; c'est le bien servir, et c'est
l'honorer comme il faut que de l'imiter...

      Or, si ce débonnaire Sauveur se tient honoré de cette imitation,
combien plus devons-nous tenir à grand honneur de nous rendre en cela
semblables à lui ! Ne vous semble-t-il pas que voilà un motif très puissant
pour renouveler en vous votre première ferveur ? Pour moi, je pense que
nous devons nous offrir aujourd'hui à sa divine Majesté..., en sorte que
l'on puisse dire désormais de vous que c'est « la charité de Jésus Christ
qui vous presse » (2Co 5,14).




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30 octobre 2011

Evangile du jour

dimanche 30 octobre 2011
Trente-et-unième dimanche du temps ordinaire

Bx Ange d'Acri († 1739),  Bse. Bienvenue Bojani (1225-1292)



Commentaire du jour
Saint Paschase Radbert : « Si moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres » (Jn 13,14)

Les lectures du jour

Mt 23,1-12.


Jésus déclarait à la foule et à ses disciples :
« Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse.
Pratiquez donc et observez tout ce qu'ils peuvent vous dire. Mais n'agissez pas d'après leurs actes, car ils disent et ne font pas.
Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
Ils agissent toujours pour être remarqués des hommes : ils portent sur eux des phylactères très larges et des franges très longues ;
ils aiment les places d'honneur dans les repas, les premiers rangs dans les synagogues,
les salutations sur les places publiques, ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n'avez qu'un seul enseignant, et vous êtes tous frères.
Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n'avez qu'un seul Père, celui qui est aux cieux.
Ne vous faites pas non plus appeler maîtres, car vous n'avez qu'un seul maître, le Christ.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
Qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Paschase Radbert (?-v. 849), moine bénédictin
Commentaire sur l'évangile de Matthieu, 10, 23; CCM 56B, 1112 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 152)

« Si moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres » (Jn 13,14)

       « Qui s'abaissera sera élevé. » Non seulement le Christ a dit à ses
disciples de ne pas se faire appeler maîtres et de ne pas aimer les
premières places dans les repas ni aucun autre honneur, mais il a donné
lui-même, en sa personne, l'exemple et le modèle de l'humilité. Alors que
le nom de maître lui est donné non par complaisance mais par droit de
nature, car « tout subsiste par lui » (Col 1,17), par son entrée dans la
chair il nous a communiqué un enseignement qui nous conduit tous à la vraie
vie et, parce qu'il est plus grand que nous, il nous a « réconciliés avec
Dieu » (Rm 5,10). Comme s'il nous disait : N'aimez pas les premiers
honneurs, ne désirez pas vous faire appeler maîtres, de même que « ce n'est
pas moi qui recherche ma gloire, il y a quelqu'un qui la recherche » (Jn
8,50). Tenez vos regards fixés sur moi, « car le Fils de l'homme n'est pas
venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie pour la multitude »
(Mt 20,28).

      Assurément, dans ce passage de l'Évangile, le Seigneur instruit non
seulement ses disciples, mais aussi les chefs des Églises, leur prescrivant
à tous de ne pas se laisser entraîner par l'avidité à rechercher les
honneurs. Au contraire, que « celui qui veut devenir grand » soit le
premier à se faire comme lui « le serviteur de tous » (Mt 20,26-27).




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29 octobre 2011

Evangile du jour

samedi 29 octobre 2011
Le samedi de la 30e semaine du temps ordinaire

St Narcisse, évêque de Jérusalem (IIe s.)



Commentaire du jour
Saint François d'Assise : « Va te mettre à la dernière place »

Les lectures du jour

Lc 14,1.7-11.


Un jour de sabbat, Jésus était entré chez un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et on l'observait.
Remarquant que les invités choisissaient les premières places, il leur dit cette parabole :
« Quand tu es invité à des noces, ne va pas te mettre à la première place, car on peut avoir invité quelqu'un de plus important que toi.
Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendrait te dire : 'Cède-lui ta place',
et tu irais, plein de honte, prendre la dernière place. Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t'a invité, il te dira : 'Mon ami, avance plus haut', et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui sont à table avec toi.
Qui s'élève sera abaissé ; qui s'abaisse sera élevé. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint François d'Assise (1182-1226), fondateur des Frères mineurs
Première règle, § 17 (trad. Desbonnets et Vorreux, Documents, p. 71)

« Va te mettre à la dernière place »

Frères, gardons-nous de tout orgueil et de toute vaine gloire.
Gardons-nous de la sagesse de ce monde et de la prudence égoïste. Car celui
qui est esclave de ses tendances égoïstes met beaucoup de volonté et
d'application à tenir des discours, mais beaucoup moins à passer aux actes
: au lieu de rechercher la religion et la sainteté intérieures de l'esprit,
il veut et il désire une religion et une sainteté extérieures bien visibles
aux yeux des hommes. C'est d'eux que le Seigneur dit : « Je vous le dis en
vérité, ils ont reçu leur récompense » (Mt 6,5). Celui, au contraire, qui
est docile à l'esprit du Seigneur veut mortifier et humilier cette chair
égoïste... Il s'applique à l'humilité et à la patience, à la pure
simplicité et à la paix véritable de l'esprit ; ce qu'il désire toujours et
par-dessus tout, c'est la crainte de Dieu, la sagesse de Dieu, et l'amour
de Dieu, Père, Fils et Saint Esprit. Tous les biens, rendons-les au
Seigneur Dieu très-haut et souverain ; reconnaissons que tous les biens lui
appartiennent ; rendons-lui grâces pour tout, puisque c'est de lui que
procèdent tous les biens. Lui, le Dieu très-haut et souverain, le seul vrai
Dieu, qu'il obtienne, qu'on lui rende, qu'il reçoive tous honneurs et
respects, toutes louanges et bénédictions, toute reconnaissance et toute
gloire : car tout bien est à lui, qui seul est bon.




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28 octobre 2011

Evangile du jour

vendredi 28 octobre 2011
Saint Simon et saint Jude (Thaddée), Apôtres, fête

St Simon et St Jude, Apôtres (Ier s.)



Commentaire du jour
Saint Clément de Rome : La succession apostolique

Les lectures du jour

Lc 6,12-19.


En ces jours-là, Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu.
Le jour venu, il appela ses disciples, en choisit douze, et leur donna le nom d'Apôtres :
Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy,
Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, Simon appelé le Zélote,
Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, celui qui fut le traître.
Jésus descendit de la montagne avec les douze Apôtres et s'arrêta dans la plaine. Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une foule de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon,
qui étaient venus l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Ceux qui étaient tourmentés par des esprits mauvais en étaient délivrés.
Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Clément de Rome, pape de 90 à 100 environ
Lettre aux Corinthiens, 42-44 (trad. Quéré, Les Pères apostoliques)

La succession apostolique

           Les apôtres ont reçu pour nous du Seigneur Jésus Christ la
Bonne Nouvelle ; Jésus le Christ a été envoyé par Dieu. Le Christ vient
donc de Dieu, les apôtres du Christ. Ces deux missions procèdent en bel
ordre de la volonté de Dieu. Pourvus d'instructions, remplis de certitude
par la résurrection de notre Seigneur Jésus Christ, affermis par la parole
de Dieu, ils partirent, avec l'assurance de l'Esprit Saint, annoncer que le
Royaume de Dieu était proche. Ils prêchaient dans les campagnes et dans les
villes, et ils y établissaient leurs prémices, et ils les éprouvaient avec
l'aide de l'Esprit, pour en faire les évêques et les diacres des futurs
fidèles... S'étonnera-t-on que les hommes, que Dieu a investis d'une telle
mission dans le Christ, aient eux-mêmes établi les ministres que je viens
d'évoquer ? ... Nos apôtres ont su aussi par notre Seigneur Jésus-Christ
qu'on se querellerait sur les fonctions de l'évêque. Telle est la raison
pour laquelle, dans leur prescience parfaite, ils ont établi les ministres
évoqués plus haut et instituèrent qu'après leur mort d'autres hommes,
dûment éprouvés, prendraient leur succession.




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27 octobre 2011

Evangile du jour

jeudi 27 octobre 2011
Le jeudi de la 30e semaine du temps ordinaire

St Frumence, évêque (IVème s.),  Ste Émeline, religieuse († 1178)



Commentaire du jour
Julienne de Norwich : « Combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants »

Les lectures du jour

Lc 13,31-35.


A ce moment-là, quelques pharisiens s'approchèrent de Jésus pour lui dire : « Va-t'en, pars d'ici : Hérode veut te faire mourir. »
Il leur répliqua : « Allez dire à ce renard : Aujourd'hui et demain, je chasse les démons et je fais des guérisons ; le troisième jour, je suis au but.
Mais il faut que je continue ma route aujourd'hui, demain et le jour suivant, car il n'est pas possible qu'un prophète meure en dehors de Jérusalem.
Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes, toi qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n'avez pas voulu !
Maintenant, Dieu abandonne votre Temple entre vos mains. Je vous le déclare : vous ne me verrez plus jusqu'au jour où vous direz : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Julienne de Norwich (1342-après 1416), recluse anglaise
Révélations de l'amour divin, ch. 31

« Combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants »

      La soif spirituelle du Christ aura une fin. Voici sa soif : son désir
intense d'amour envers nous qui durera jusqu'à ce que nous en soyons
témoins au jugement dernier. Car les élus qui seront la joie et le bonheur
de Jésus durant toute l'éternité sont encore en partie ici-bas, et, après
nous, il y en aura d'autres jusqu'à ce dernier jour. Sa soif ardente est de
nous posséder tous en lui, pour son grand bonheur –- c'est ce qu'il me
semble, du moins...

      En tant que Dieu, il est la béatitude parfaite, bonheur infini qui ne
saurait être augmenté ni diminué... Mais la foi nous enseigne que, par son
humanité, il a voulu subir sa Passion, souffrir toutes sortes de douleurs
et mourir par amour pour nous et pour notre bonheur éternel... En tant
qu'il est notre Tête, le Christ est glorifié et il ne saurait plus souffrir
; mais puisqu'il est aussi le Corps qui unit tous ses membres (Ep 1,23), il
n'est pas encore complètement glorieux et impassible. C'est pourquoi il
éprouve toujours ce désir et cette soif qu'il ressentait sur la croix (Jn
19,28) et qui étaient en lui de toute éternité, il me semble. Et ainsi en
est-il maintenant et en sera-t-il jusqu'à ce que la dernière âme sauvée
soit entrée en cette béatitude.

      Oui, aussi véritablement qu'il y a en Dieu la miséricorde et la
pitié, il y a en lui cette soif et ce désir. En vertu de ce désir qui est
dans le Christ, nous aussi nous le désirons : sans cela aucune âme ne
parvient au Ciel. Ce désir et cette soif procèdent, il me semble, de la
bonté infinie de Dieu, comme sa miséricorde...; et cette soif persistera en
lui, tant que nous serons dans le besoin, nous attirant à sa béatitude.




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26 octobre 2011

Evangile du jour

mercredi 26 octobre 2011
Le mercredi de la 30e semaine du temps ordinaire

St Évariste, pape (Vème) et martyr († 108),  Bx Bonaventure de Potenza († 1711),  St Démétrius, martyr (IVème s.)



Commentaire du jour
Saint Prosper d'Aquitaine : « Alors on viendra de l'Orient et de l'Occident, du nord et du midi »

Les lectures du jour

Lc 13,22-30.


Dans sa marche vers Jérusalem, Jésus passait par les villes et les villages en enseignant.
Quelqu'un lui demanda : « Seigneur, n'y aura-t-il que peu de gens à être sauvés ? » Jésus leur dit :
« Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas.
Quand le maître de la maison se sera levé et aura fermé la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte, en disant : 'Seigneur, ouvre-nous', il vous répondra : 'Je ne sais pas d'où vous êtes. '
Alors vous vous mettrez à dire : 'Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places. '
Il vous répondra : 'Je ne sais pas d'où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal. '
Il y aura des pleurs et des grincements de dents quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous serez jetés dehors.
Alors on viendra de l'orient et de l'occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu.
Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Prosper d'Aquitaine (?-v. 460), théologien laïc
L'Appel de tous les peuples, 9 (trad. coll. Les Pères dans la foi, n°51, p. 39 rev.)

« Alors on viendra de l'Orient et de l'Occident, du nord et du midi »

      Ceux qui viennent à Dieu en s'appuyant sur lui avec le désir d'être
sauvés sont vraiment sauvés : c'est l'inspiration divine qui leur fait
concevoir ce désir de salut ; c'est éclairés par celui qui les appelle
qu'ils arrivent à la connaissance de la vérité. Ils sont en effet les fils
de la promesse, la récompense de la foi, la descendance spirituelle
d'Abraham, « une race élue, un sacerdoce royal » (1P 2,9), prévu de longue
date et prédestiné à la vie éternelle... Par l'intermédiaire d'Isaïe, le
Seigneur nous fait connaître sa grâce qui fait de tout homme une créature
nouvelle : « Voici que je vais faire une chose nouvelle, déjà elle pointe,
ne la reconnaissez-vous pas ? Oui, je vais mettre dans le désert un chemin
et dans la steppe des fleuves..., pour abreuver mon peuple, mon élu, le
peuple que je me suis formé pour qu'il publie mes louanges ». Et
ailleurs...: « Devant moi tout genou fléchira ; par moi jurera toute langue
» (Is 43,19s; 45,23).

      Il est impossible que tout cela n'arrive pas, parce que la prévoyance
de Dieu n'est jamais en défaut ; ses desseins ne changent pas ; sa volonté
est agissante et ses promesses ne sont pas erronées. Donc tous ceux que
désignent ces paroles seront sauvés. Il dépose en effet ses lois dans leur
conscience, il les inscrit avec son doigt dans leurs cœurs (Rm 2,15) ; ils
accèdent à la connaissance de Dieu, non par le biais d'un enseignement
humain, mais sous la direction du maître suprême : « Ainsi donc, ni celui
qui plante n'est grand, ni celui qui arrose, mais celui qui donne la
croissance : Dieu » (1Co 3,7)... A tous il est donné d'avoir un cœur
changé, un jugement droit, une volonté droit également. Chez tous ces
hommes Dieu fait naître la crainte, pour qu'ils soient instruits de ses
commandements... Ils célèbrent la puissance de sa miséricorde, et les
miracles qu'elle a accomplis : car Dieu les a élus, il en a fait ses fils,
ses héritiers de la nouvelle alliance (Jr 31,31).




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25 octobre 2011

Evangile du jour

mardi 25 octobre 2011
Le mardi de la 30e semaine du temps ordinaire

Sts Crépin et Crépinien, Martyrs († c. 285),  Sts Chrysanthe et Ste Darie, martyrs († c. 283)



Commentaire du jour
Saint Ambroise : La graine de moutarde

Les lectures du jour

Lc 13,18-21.


Jésus disait à la foule : " A quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer?
Il est comparable à une graine de moutarde qu'un homme a jetée dans son jardin. Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. »
Il dit encore : « A quoi vais-je comparer le règne de Dieu ?
Il est comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Luc, VII, 176-180 ; SC 52 (trad. cf SC p. 74)

La graine de moutarde

      Voyons pourquoi le Royaume des cieux est comparé à une graine de
moutarde ; un autre passage évoquant la graine de moutarde me revient ;
elle est comparée à la foi quand le Seigneur dit : « Si vous avez de la foi
comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : Va te jeter
dans la mer » (Mt 17,20)... Si donc le Royaume des cieux est comme une
graine de moutarde et la foi comme une graine de moutarde, la foi est
assurément le Royaume des cieux et le Royaume des cieux est la foi. Avoir
la foi, c'est avoir le Royaume des cieux... C'est pourquoi Pierre, qui
avait vraiment la foi, a reçu les clefs du Royaume des cieux pour l'ouvrir
également aux autres (Mt 16,19).

      Apprécions maintenant quelle est la portée de la comparaison. Cette
graine est à coup sûr une chose commune et simple, mais si on la broie,
elle répand sa force. De même la foi semble simple de prime abord, mais
foulée par l'adversité, elle répand sa force... Grains de moutarde, nos
martyrs Félix, Nabor et Victor : ils avaient le parfum de la foi, mais on
les ignorait. La persécution est venue, ils ont déposé les armes, ont tendu
le cou et, abattus par le glaive, ont répandu la beauté de leur martyre «
jusqu'aux confins de la terre » (Ps 18,5)...

      Mais le Seigneur lui-même est une graine de moutarde : tant qu'il
n'avait pas subi d'atteinte, le peuple ne le connaissait pas ; il a choisi
d'être broyé...; il a choisi d'être pressé, si bien que Pierre a dit : «
Les foules te pressent » (Lc 8,45) ; il a choisi d'être semé, comme le
grain « que quelqu'un prend pour le jeter dans son jardin ». Car c'est dans
un jardin que le Christ a été arrêté et enseveli ; il a grandi dans ce
jardin, il y est même ressuscité... Donc vous aussi, semez le Christ dans
votre jardin... Semez le Seigneur Jésus : il est grain quand on l'arrête,
arbre quand il ressuscite, arbre ombrageant le monde ; il est grain quand
on l'ensevelit en terre, arbre quand il s'élève au ciel.




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24 octobre 2011

Evangile du jour

lundi 24 octobre 2011
Le lundi de la 30e semaine du temps ordinaire

St Antoine-Marie Claret, Évêque (1807-1870)



Commentaire du jour
Saint Grégoire le Grand : « Femme, te voilà délivrée de ton infirmité »

Les lectures du jour

Lc 13,10-17.


Jésus était en train d'enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat.
Il y avait là une femme, possédée par un esprit mauvais qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser.
Quand Jésus la vit, il l'interpella : « Femme, te voilà délivrée de ton infirmité. »
Puis, il lui imposa les mains ; à l'instant même elle se trouva toute droite, et elle rendait gloire à Dieu.
Le chef de la synagogue fut indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat. Il prit la parole pour dire à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. »
Le Seigneur lui répliqua : « Esprits faux que vous êtes ! N'est-il pas vrai que le jour du sabbat chacun de vous détache de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ?
Et cette femme, une fille d'Abraham, que Satan avait liée il y a dix-huit ans, n'est-il pas vrai que le jour du sabbat il fallait la délivrer de ce lien ? »
Ces paroles de Jésus couvraient de honte tous ses adversaires, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu'il faisait.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélies sur l'Évangile, n°31 (trad. Le Barroux)

« Femme, te voilà délivrée de ton infirmité »

      « Jésus enseignait dans une synagogue un jour de sabbat. Il y avait
là une femme possédée depuis dix-huit ans d'un esprit qui la rendait
infirme » ... « Elle était courbée, et ne pouvait absolument pas regarder
vers le haut. » Le pécheur, préoccupé des choses de la terre et ne
recherchant pas celles du Ciel, est incapable de regarder vers le haut :
comme il suit des désirs qui le portent vers le bas, son âme, perdant sa
rectitude, s'incurve, et il ne voit plus que ce à quoi il pense sans cesse.
Faites retour sur vos cœurs, frères très chers, et examinez continuellement
les pensées que vous ne cessez de rouler en votre esprit. L'un pense aux
honneurs, un autre à l'argent, un autre encore à augmenter ses propriétés.
Toutes ces choses sont basses, et quand l'esprit s'y investit, il
s'infléchit, perdant sa rectitude. Et parce qu'il ne se relève pas pour
désirer les biens d'en haut, il est comme cette femme courbée, qui ne peut
absolument pas regarder vers le haut...

      Le psalmiste a fort bien décrit notre courbure quand il a dit de
lui-même, comme symbole de tout le genre humain : « J'ai été courbé et
humilié à l'excès » (Ps 37,7). Il considérait que l'homme, bien que créé
pour contempler la lumière d'en haut, a été jeté hors du paradis à cause de
ses péchés, et que par suite, les ténèbres règnent en son âme, lui faisant
perdre l'appétit des choses d'en haut et porter toute son attention vers
celles d'en bas... Si l'homme, perdant de vue les choses du Ciel, ne
pensait qu'aux nécessités de ce monde, il serait sans doute courbé et
humilié, mais non pourtant « à l'excès ». Or, comme non seulement la
nécessité fait tomber ses pensées..., mais qu'en outre le plaisir défendu
le terrasse, il n'est pas seulement courbé, mais « courbé à l'excès ».




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23 octobre 2011

Evangile du jour

dimanche 23 octobre 2011
Trentième dimanche du temps ordinaire

St Jean de Capistran, Prêtre (1386-1456)



Commentaire du jour
Saint Robert Bellarmin : « Quel est le grand commandement ? »

Les lectures du jour

Mt 22,34-40.


Les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent,
et l'un d'entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l'épreuve :
« Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? »
Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit.
Voilà le grand, le premier commandement.
Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Tout ce qu'il y a dans l'Écriture - dans la Loi et les Prophètes - dépend de ces deux commandements. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Robert Bellarmin (1542-1621), jésuite, évêque et docteur de l'Église
La Montée de l'âme vers Dieu, 1 (trad. bréviaire 17/09)

« Quel est le grand commandement ? »

      Qu'est-ce que tu ordonnes, Seigneur, à tes serviteurs ? « Prenez sur
vous mon joug » dis-tu. Et comment est-il, ton joug ? « Mon joug est facile
à porter et mon fardeau, léger. » Qui donc ne porterait bien volontiers un
joug qui n'accable pas, mais qui encourage ; un fardeau qui n'écrase pas,
mais qui réconforte ? Tu as ajouté à juste titre : « Et vous trouverez le
repos » (Mt 11,29). Et quel est ton joug qui ne fatigue pas mais donne le
repos ? C'est le premier et le plus grand des commandements : « Tu aimeras
le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur ». Qu'y a-t-il de plus facile, de
plus agréable, de plus doux que d'aimer la bonté, la beauté, l'amour que tu
es parfaitement, Seigneur mon Dieu ?

      En outre, est-ce que tu ne promets pas une récompense à ceux qui
observent tes commandements « plus désirables que l'or et plus doux que le
miel du rayon » ? (Ps 18,11) Oui, parfaitement, tu promets une récompense
et une récompense infinie, comme dit ton apôtre saint Jacques : « Le
Seigneur a préparé la couronne de vie pour ceux qu'il aime » (1,12)... Et
c'est ainsi que parle saint Paul, s'inspirant d'Isaïe : « L'œil n'a pas vu,
l'oreille n'a pas entendu, le cœur de l'homme n'a pas imaginé ce que Dieu a
préparé pour ceux qui l'aiment » (1Co 2,9).

      Vraiment, « il y a grand profit à garder tes commandements ». Non
seulement le premier et le plus grand des commandements est profitable à
celui qui y obéit, non pas à Dieu qui le prescrit : les autres
commandements perfectionnent l'homme obéissant, le fortifient, l'éduquent,
le mettent en valeur, enfin le rendent bon et bienheureux. Si tu es sage,
comprends que tu as été créé pour la gloire de Dieu et ton salut éternel,
que là est ta fin, le centre de ton âme, le trésor de ton cœur. Si tu
parviens à cette fin, tu seras heureux ; si tu y manques, tu seras
malheureux.




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22 octobre 2011

Evangile du jour

samedi 22 octobre 2011
Le samedi de la 29e semaine du temps ordinaire

Bx Jean-Paul II, pape de 1978 à 2005,  Ste Salomé (Ier siècle),  Stes. Élodie et Nunillon, martyres († 851)



Commentaire du jour
Saint Nersès Snorhali : « Peut-être donnera-t-il du fruit à l'avenir »

Les lectures du jour

Lc 13,1-9.


Un jour, des gens vinrent rapporter à Jésus l'affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu'ils offraient un sacrifice.
Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ?
Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux.
Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu'elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ?
Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière. »
Jésus leur disait encore cette parabole : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n'en trouva pas.
Il dit alors à son vigneron : 'Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n'en trouve pas. Coupe-le. A quoi bon le laisser épuiser le sol ? '
Mais le vigneron lui répondit : 'Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier.
Peut-être donnera-t-il du fruit à l'avenir. Sinon, tu le couperas. ' »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Nersès Snorhali (1102-1173), patriarche arménien
Jésus, Fils unique du Père, §677-679 ; SC 203 (trad. SC p. 171 rev.)

« Peut-être donnera-t-il du fruit à l'avenir »

Ne me maudis pas comme le figuier (cf Mt 21,19),Bien que je sois pareil à
l'arbre stérile,De peur que le feuillage de la foiNe soit desséché avec le
fruit de mes œuvres.Mais fixe-moi dans le bien,Comme le sarment sur la
sainte Vigne,Dont prend soin ton Père céleste (Jn 15,2)Et que fait
fructifier l'Esprit par la croissance.Et l'arbre que je suis, stérile en
fruits savoureux,Mais fécond en fruits amers,Ne l'arrache pas de ton
vignoble,Mais change-le, en creusant dans le fumier.




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21 octobre 2011

Evangile du jour

vendredi 21 octobre 2011
Le vendredi de la 29e semaine du temps ordinaire

St Hilarion, solitaire († 372),  Ste Ursule et ses Compagnes, martyres (Vème s.)



Commentaire du jour
Bienheureux Jean-Paul II : Les signes des temps où nous sommes

Les lectures du jour

Lc 12,54-59.


Jésus disait à la foule : " Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu'il va pleuvoir, et c'est ce qui arrive.
Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu'il fera très chaud, et cela arrive.
Esprits faux ! L'aspect de la terre et du ciel, vous savez le juger ; mais le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger ?
Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste ?
Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin efforce-toi de te libérer envers lui, pour éviter qu'il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre au percepteur des amendes, et que celui-ci ne te jette en prison.
Je te le dis : tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier centime. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Bienheureux Jean-Paul II
Lettre Apostolique « Novo millennio innuente » § 33 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)

Les signes des temps où nous sommes

      Le fait que l'on enregistre aujourd'hui, dans le monde, malgré les
vastes processus de sécularisation, une exigence diffuse de spiritualité,
qui s'exprime justement en grande partie dans un besoin renouvelé de
prière, n'est-il pas un « signe des temps » ? Les autres religions,
désormais amplement présentes dans les territoires d'ancienne chrétienté,
proposent aussi leurs réponses à ce besoin, et elles le font parfois avec
des modalités attrayantes. Nous qui avons la grâce de croire au Christ,
révélateur du Père et Sauveur du monde, nous avons le devoir de montrer à
quelles profondeurs peut porter la relation avec lui.

La grande tradition mystique de l'Église, en Orient comme en
Occident, peut exprimer beaucoup à ce sujet. Elle montre comment la prière
peut progresser, comme un véritable dialogue d'amour, au point de rendre la
personne humaine totalement possédée par le Bien-Aimé divin, vibrant au
contact de l'Esprit, filialement abandonnée dans le cœur du Père. On fait
alors l'expérience vivante de la promesse du Christ : « Celui qui m'aime
sera aimé de mon Père ; moi aussi je l'aimerai, et je me manifesterai à lui
» (Jn 14,21)...

Oui, chers frères et sœurs, nos communautés chrétiennes doivent
devenir d'authentiques écoles de prière, où la rencontre avec le Christ ne
s'exprime pas seulement en demande d'aide, mais aussi en action de grâce,
louange, adoration, contemplation, écoute, affection ardente, jusqu'à une
vraie « folie » du cœur. Il s'agit donc d'une prière intense, qui toutefois
ne détourne pas de l'engagement dans l'histoire: en ouvrant le cœur à
l'amour de Dieu, elle l'ouvre aussi à l'amour des frères et rend capable de
construire l'histoire selon le dessein de Dieu.




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20 octobre 2011

Evangile du jour

jeudi 20 octobre 2011
Le jeudi de la 29e semaine du temps ordinaire

Ste Adeline, abbesse († 1125),  Ste Irène de Tomar († 653)



Commentaire du jour
Sainte Faustine Kowalska : « Jeter un feu sur la terre » : le don de l'Esprit Saint (Ac 2,3)

Les lectures du jour

Lc 12,49-53.


Jésus disait à ses disciples : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé !
Je dois recevoir un baptême, et comme il m'en coûte d'attendre qu'il soit accompli !
Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division.
Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ;
ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Sainte Faustine Kowalska (1905-1938), religieuse
Petit Journal, 1411 (trad. Parole et Dialogue 2002, p. 470)

« Jeter un feu sur la terre » : le don de l'Esprit Saint (Ac 2,3)

Ô Esprit de Dieu, Esprit de vérité et de lumière,
Demeure constamment en mon âme par ta grâce divine.
Que ton souffle dissipe les ténèbres
Et que dans ta lumière les bonnes actions se multiplient.

Ô Esprit de Dieu, Esprit d'amour et de miséricorde,
Qui verses en mon cœur le baume de la confiance,
Ta grâce confirme mon âme dans le bien,
Lui donnant une force invincible : la constance !

Ô Esprit de Dieu, Esprit de paix et de joie,
Qui réconfortes mon cœur assoiffé,
Qui verses en lui la vivante source de l'amour divin,
Et le rends intrépide dans la lutte.

Ô Esprit de Dieu, le plus aimable hôte de mon âme,
Je désire de mon côté t'être fidèle,
Tant aux jours de joie qu'aux heures de souffrances ;
Je désire, Esprit de Dieu, vivre toujours en ta présence.

Ô Esprit de Dieu, qui imprègnes mon être
Et me fais connaître ta vie divine et trinitaire,
Tu m'inities à ton Être divin;
Unie ainsi à toi, j'ai la vie éternelle.




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19 octobre 2011

Evangile du jour

mercredi 19 octobre 2011
Le mercredi de la 29e semaine du temps ordinaire

St Paul de la Croix († 1776),  Sts Jean de Brébeuf, Isaac Jogues et comp, martyrs († 1649)



Commentaire du jour
Bienheureux John Henry Newman : « Tenez-vous prêts »

Les lectures du jour

Lc 12,39-48.


Jésus disait à ses disciples : " Vous le savez bien : si le maître de maison connaissait l'heure où le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer le mur de sa maison.
Vous aussi, tenez-vous prêts : c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra. »
Pierre dit alors : « Seigneur, cette parabole s'adresse-t-elle à nous, ou à tout le monde ? »
Le Seigneur répond : « Quel est donc l'intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de ses domestiques pour leur donner, en temps voulu, leur part de blé ?
Heureux serviteur, que son maître, en arrivant, trouvera à son travail.
Vraiment, je vous le déclare : il lui confiera la charge de tous ses biens.
Mais si le même serviteur se dit : 'Mon maître tarde à venir', et s'il se met à frapper serviteurs et servantes, à manger, à boire et à s'enivrer,
son maître viendra le jour où il ne l'attend pas et à l'heure qu'il n'a pas prévue ; il se séparera de lui et le mettra parmi les infidèles.
Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n'a pourtant rien préparé, ni accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups.
Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, n'en recevra qu'un petit nombre. A qui l'on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l'on a beaucoup confié, on réclamera davantage.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Bienheureux John Henry Newman (1801-1890), théologien, fondateur de l'Oratoire en Angleterre
Sermon « Watching » ; PPS, t. 4, n° 22

« Tenez-vous prêts »

      Notre Sauveur a donné cet avertissement lorsqu'il était sur le point
de quitter ce monde, du moins de le quitter visiblement. Il prévoyait les
centaines d'années qui pourraient s'écouler avant son retour. Il
connaissait son propre dessein, celui de son Père : laisser graduellement
le monde à lui-même, en retirer graduellement les gages de sa présence
miséricordieuse. Il prévoyait l'oubli où il tomberait parmi ses disciples
eux-mêmes..., l'état du monde et de l'Église tel que nous le voyons
aujourd'hui, où son absence prolongée a fait croire qu'il ne reviendra
jamais.

      Aujourd'hui, il murmure miséricordieusement à nos oreilles de ne pas
nous fier à ce que nous voyons, de ne pas partager l'incrédulité générale,
de ne pas nous laisser entraîner par le monde, « mais de prendre garde, de
veiller et de prier » (Lc 21,34.36), et d'attendre sa venue. Cet
avertissement miséricordieux devrait nous être toujours présent à l'esprit,
tant il est précis, solennel et pressant.

      Notre Seigneur avait prédit sa première venue ; et pourtant, il a
surpris lorsqu'il est venu. Il viendra de façon bien plus soudaine encore
la seconde fois, et il surprendra les hommes, maintenant que, sans dire
combien de temps s'écoulera avant son retour, il a laissé notre vigilance à
la garde de la foi et de l'amour... Nous devons en effet non seulement
croire, mais veiller; non seulement aimer, mais veiller, non seulement
obéir, mais veiller. Veiller pour quoi ? Pour ce grand événement qu'est la
venue du Christ...  Un devoir particulier semble nous être donné...: la
plupart d'entre nous ont une idée générale de ce que veut dire croire,
craindre, aimer et obéir, mais peut-être que nous comprenons moins bien ce
que veut dire « veiller ».




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18 octobre 2011

Evangile du jour

mardi 18 octobre 2011
Fête de St Luc, évangéliste

St Luc, Évangéliste (Ier s.),  St Pierre d'Alcantara, franciscain espagnol († 1562)



Commentaire du jour
Concile Vatican II : Le témoignage de saint Luc : « J'ai décidé, après m'être informé soigneusement de tout..., d'en écrire un exposé suivi » (Lc 1,3)

Les lectures du jour

Lc 10,1-9.


Parmi ses disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller.
Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson.
Allez ! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route.
Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord : 'Paix à cette maison. '
S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous.
Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira ; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira.
Là, guérissez les malades, et dites aux habitants : 'Le règne de Dieu est tout proche de vous. '


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Concile Vatican II
Constitution dogmatique sur la révélation « Dei Verbum », § 18-19

Le témoignage de saint Luc : « J'ai décidé, après m'être informé soigneusement de tout..., d'en écrire un exposé suivi » (Lc 1,3)

      Parmi toutes les Écritures, même le Nouveau Testament, les évangiles
l'emportent à juste titre, du fait qu'ils sont le témoignage principal sur
la vie et l'enseignement du Verbe incarné, notre Sauveur. Que les quatre
évangiles aient une origine apostolique, l'Église partout et toujours l'a
affirmé et l'affirme. Ce que les apôtres ont prêché sur l'ordre du Christ,
plus tard, eux-mêmes et des hommes apostoliques nous l'ont transmis, sous
l'inspiration de l'Esprit divin, dans des écrits qui sont le fondement de
notre foi, c'est-à-dire l'Évangile à quatre formes, selon Matthieu, Marc,
Luc et Jean.

      De façon ferme et absolument constante, la sainte Mère Église a
affirmé et affirme, que les quatre évangiles énumérés, dont elle atteste
sans hésiter l'historicité, transmettent fidèlement ce que Jésus le Fils de
Dieu, pendant qu'il vivait parmi les hommes, a réellement fait et enseigné
en vue de leur salut éternel, jusqu'au jour où il fut enlevé au ciel (Ac
1,1-2). Après l'Ascension du Seigneur, les apôtres ont transmis à leurs
auditeurs ce que Jésus avait dit et fait, avec cette intelligence plus
profonde dont ils jouissaient eux-mêmes, instruits qu'ils étaient par les
événements glorieux du Christ et enseignés par la lumière de l'Esprit de
vérité (Jn 14,26).

      Les auteurs sacrés ont composé les quatre évangiles, en triant
certains détails entre beaucoup de ceux que la parole ou déjà l'écriture
avait transmis, en en faisant entrer quelques-uns en une synthèse, ou en
les exposant en tenant compte de l'état des églises, en gardant enfin la
forme d'une proclamation, afin de pouvoir ainsi toujours nous communiquer
des choses vraies et authentiques sur Jésus. Ils les ont écrits dans cette
intention, soit d'après leur propre mémoire, leurs propres souvenirs, soit
d'après le témoignage de ceux « qui furent dès le début témoins oculaires
et serviteurs de la Parole », afin que nous « connaissions la vérité des
enseignements que nous avons reçus » (Lc 1,1-2).




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17 octobre 2011

Evangile du jour

lundi 17 octobre 2011
Le lundi de la 29e semaine du temps ordinaire

St Ignace d'Antioche, évêque et Martyr († c. 115)



Commentaire du jour
Saint Basile : Amasser pour soi-même ou être riche en vue de Dieu ?

Les lectures du jour

Lc 12,13-21.


Du milieu de la foule, un homme demanda à Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. »
Jésus lui répondit : « Qui m'a établi pour être votre juge ou pour faire vos partages ? »
Puis, s'adressant à la foule : « Gardez-vous bien de toute âpreté au gain ; car la vie d'un homme, fût-il dans l'abondance, ne dépend pas de ses richesses. »
Et il leur dit cette parabole : « Il y avait un homme riche, dont les terres avaient beaucoup rapporté.
Il se demandait : 'Que vais-je faire ? Je ne sais pas où mettre ma récolte. '
Puis il se dit : 'Voici ce que je vais faire : je vais démolir mes greniers, j'en construirai de plus grands et j'y entasserai tout mon blé et tout ce que je possède.
Alors je me dirai à moi-même : Te voilà avec des réserves en abondance pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l'existence. '
Mais Dieu lui dit : 'Tu es fou : cette nuit même, on te redemande ta vie. Et ce que tu auras mis de côté, qui l'aura ? '
Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d'être riche en vue de Dieu. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Basile (v. 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l'Église
Homélie 6, sur la richesse ; PG 31, 261 (trad. cf Delhougne, p. 426 et Luc commenté, DDB 1987, p. 108)

Amasser pour soi-même ou être riche en vue de Dieu ?

       « Que vais-je faire ? Je vais agrandir mes greniers ! » Pourquoi
avaient-elles tant rapporté, les terres de cet homme qui ne devait faire
qu'un mauvais usage de sa richesse ? C'est pour qu'on voie se manifester
avec plus d'éclat l'immense bonté d'un Dieu qui étend sa grâce sur tous,
« car il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes, et lever
son soleil sur les méchants comme sur les bons » (Mt 5,45)... Tels étaient
les bienfaits de Dieu à l'égard de ce riche : une terre féconde, un climat
tempéré, d'abondantes semences, des bœufs pour le labour, et tout ce qui
assure la prospérité. Et lui, que rendait-il en retour ? Mauvaise humeur,
misanthropie et égoïsme. C'est ainsi qu'il remerciait son bienfaiteur.

      Il oubliait que nous appartenons tous à la même nature humaine ; il
n'a pas pensé qu'il fallait distribuer son superflu aux pauvres ; il n'a
tenu aucun compte de ces préceptes divins : « Ne refuse pas un bienfait à
qui est dans le besoin » (Pr 3,27), « Que la bienveillance et la fidélité
ne te quittent jamais » (3,3), « Partage ton pain avec celui qui a faim »
(Is 58,7). Tous les prophètes, tous les sages lui criaient ces préceptes,
mais il faisait la sourde oreille. Ses greniers craquaient, trop étroits
pour le blé qu'on y entassait, mais son cœur n'était pas rassasié... Il ne
voulait se défaire de rien, tout en n'arrivant pas à tout stocker. Ce
problème le harcelait : « Que vais-je faire ? » se répétait-il. Qui ne
prendrait en pitié un homme aussi obsédé ? L'abondance le rend
malheureux...; il se lamente tout comme les indigents : « Que vais-je
faire ? Comment me nourrir, me vêtir ? »...

      Considère, homme, celui qui t'a comblé de ses dons. Réfléchis un peu
sur toi-même : Qui es-tu ? Qu'est-ce qui t'a été confié ? De qui as-tu reçu
cette charge ? Pourquoi as-tu été choisi ? Tu es le serviteur du Dieu bon ;
tu as la charge de tes compagnons de service... « Que vais-je faire ? » La
réponse était simple : « Je rassasierai les affamés, j'inviterai les
pauvres... Vous tous qui manquez de pain, venez puiser les dons accordés
par Dieu qui coulent comme d'une fontaine ».




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16 octobre 2011

Evangile du jour

dimanche 16 octobre 2011
Vingt-neuvième dimanche du temps ordinaire

Ste Marguerite-Marie Alacoque, († 1690),  St Gérard Majella, rédemptoriste († 1755),  Ste Marie-Marguerite d'Youville, veuve et fondatrice († 1771)



Commentaire du jour
Saint Laurent de Brindisi : Être réellement une image de Dieu

Les lectures du jour

Mt 22,15-21.


Les pharisiens se concertèrent pour voir comment prendre en faute Jésus en le faisant parler.
Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d'Hérode : « Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le vrai chemin de Dieu ; tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne fais pas de différence entre les gens.
Donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l'impôt à l'empereur ? »
Mais Jésus, connaissant leur perversité, riposta : « Hypocrites ! pourquoi voulez-vous me mettre à l'épreuve ?
Montrez-moi la monnaie de l'impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d'argent.
Il leur dit : « Cette effigie et cette légende, de qui sont-elles ? -
De l'empereur César », répondirent-ils. Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Laurent de Brindisi (1559-1619), capucin, docteur de l'Église
Sermon pour le 22e dimanche après la Pentecôte, 2-5 ; Opera omnia 8, 335 (trad. Brésard, 2000 ans A, p. 248)

Être réellement une image de Dieu

       « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à
Dieu. » Il faut rendre à chacun ce qui lui revient. Voilà une parole
vraiment pleine de sagesse et de science célestes. Car elle nous enseigne
qu'il y a deux sortes de pouvoir, l'un terrestre et humain, l'autre céleste
et divin... Elle nous apprend que nous sommes ainsi tenus à une double
obéissance, l'une aux lois humaines et l'autre aux lois divines... Il nous
faut payer à César la pièce portant l'effigie et l'inscription de César, à
Dieu ce qui a reçu le sceau de l'image et de la ressemblance divines : « La
lumière de ton visage a laissé sur nous ton empreinte, Seigneur » (Ps 4,7
Vulg).

      Nous avons été créés à l'image et à la ressemblance de Dieu (Gn
1,26). Tu es homme, ô chrétien. Tu es donc la monnaie du trésor divin, une
pièce portant l'effigie et l'inscription de l'empereur divin. Dès lors, je
demande avec le Christ : « Cette effigie et cette légende, de qui
sont-elles ? » Tu réponds : « De Dieu ». Je te réponds : « Pourquoi donc ne
rends-tu pas à Dieu ce qui est à lui ? »

      Si nous voulons être réellement une image de Dieu, nous devons
ressembler au Christ, puisqu'il est l'image de la bonté de Dieu et
« l'effigie exprimant son être » (He 1,3). Et Dieu « a destiné ceux qu'il
connaissait par avance à être l'image de son Fils » (Rm 8,29). Le Christ a
vraiment rendu à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. Il
a observé de la manière la plus parfaite les préceptes contenus dans les
deux tables de la loi divine « en devenant obéissant jusqu'à mourir, et à
mourir sur une croix » (Ph 2,8), et ainsi il était orné au plus haut degré
de toutes les vertus visibles et cachées.




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