07 octobre 2009

Evangile du jour

mercredi 07 octobre 2009
Le mercredi de la 27e semaine du temps ordinaire

Notre Dame du Rosaire (mémoire)
Notre-Dame du Rosaire, St. Marc, Pape (+ 336)



Commentaire du jour
Une homélie du 5e siècle attribuée à tort à St Jean Chrysostome : « Apprends-nous à prier »

Les lectures du jour

Lc 11,1-4.
Un jour, quelque part, Jésus était en prière. Quand il eut terminé, un de
ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean
Baptiste l'a appris à ses disciples. »
Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : 'Père, que ton nom soit
sanctifié, que ton règne vienne.
Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour.
Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui
ont des torts envers nous. Et ne nous soumets pas à la tentation. ' »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Une homélie du 5e siècle attribuée à tort à St Jean Chrysostome, n°6 sur la prière ; PG 64, 461
(trad. Brésard, 2000 ans A, p. 196 rev. ; cf. bréviaire)

« Apprends-nous à prier »

      Le bien suprême, c'est la prière, la conversation familière avec
Dieu. Elle est relation à Dieu et union avec lui. De même que les yeux du
corps sont éclairés à la vue de la lumière, ainsi l'âme tendue vers Dieu
est illuminée de son ineffable lumière. La prière n'est pas l'effet d'une
attitude extérieure, mais elle vient du coeur. Elle ne s'enferme pas dans
des heures ou des moments déterminés, mais elle est en activité
continuelle, de nuit comme de jour. Ne nous contentons pas d'orienter notre
pensée vers Dieu lorsqu'elle s'applique exclusivement à la prière ; mais
lorsque d'autres occupations -- comme le soin des pauvres ou quelque autre
souci en vue d'une oeuvre bonne et utile -- nous absorbent, il importe
aussi d'y mêler le désir et le souvenir de Dieu, afin d'offrir au Seigneur
de l'univers une nourriture très douce, assaisonnée au sel de l'amour de
Dieu. Nous pouvons en retirer un grand avantage, tout au long de notre vie,
si nous y consacrons une bonne part de notre temps.

      La prière est la lumière de l'âme, la vraie connaissance de Dieu, la
médiatrice entre Dieu et les hommes. Par elle, l'âme s'élève vers le ciel
et embrasse le Seigneur d'une étreinte inexprimable. Comme un nourrisson
vers sa mère, elle crie vers Dieu en pleurant, assoiffée de lait divin.
Elle exprime ses désirs profonds et reçoit des présents qui dépassent tout
ce que l'on peut voir dans la nature. La prière, par laquelle nous nous
présentons avec respect devant Dieu, est la joie du coeur et le repos de
l'âme.




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06 octobre 2009

Evangile du jour

mardi 06 octobre 2009
Le mardi de la 27e semaine du temps ordinaire (de la férie)

St Bruno de Cologne, fondateur (+ 1101), Ste Foy de Conques, vierge et martyre (3ème s.)



Commentaire du jour
Saint Augustin : Deux femmes, deux images de notre vie

Les lectures du jour

Lc 10,38-42.
Alors qu'il était en route avec ses disciples, Jésus entra dans un village.
Une femme appelée Marthe le reçut dans sa maison.
Elle avait une soeur nommée Marie qui, se tenant assise aux pieds du
Seigneur, écoutait sa parole.
Marthe était accaparée par les multiples occupations du service. Elle
intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien ? Ma soeur me laisse
seule à faire le service. Dis-lui donc de m'aider. »
Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites
pour bien des choses.
Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part : elle ne lui
sera pas enlevée. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 104 ; PL 38, 616 (trad. Luc commenté, DDB 1987, p. 92 rev.)

Deux femmes, deux images de notre vie

      Vous comprenez, je crois, que ces deux femmes, toutes deux chères au
Seigneur, toutes deux dignes de son amour, et toutes deux ses disciples...,
ces deux femmes donc, sont l'image de deux formes de vie : la vie de ce
monde et la vie du monde à venir, la vie de travail et la vie de repos, la
vie dans les soucis et la vie dans la béatitude, la vie dans le temps et la
vie éternelle.

      Deux vies : méditons sur elles plus longuement. Considérez de quoi
est faite cette vie-ci : je ne dis pas une vie répréhensible..., une vie de
débauches, d'impiétés ; non, je parle d'une vie de travail, chargée
d'épreuves, d'angoisses, de tentations, de cette vie qui n'a rien de
coupable, de cette vie qui était bien celle de Marthe... Le mal était
absent de cette maison, avec Marthe comme avec Marie ; s'il y avait été,
l'arrivée du Seigneur l'aurait dissipé. Deux femmes, donc, y ont vécu, les
deux ont reçu le Seigneur, deux vies estimables, toutes deux droites, l'une
faite de travail, l'autre de repos... L'une de travail, mais exempte de
compromissions, écueil d'une vie donnée à l'action ; l'autre exempte
d'oisiveté, écueil d'une vie de loisir. Il y avait là deux vies, et la
source même de la vie...

      La vie de Marthe, c'est notre monde ; la vie de Marie, le monde que
nous attendons. Vivons celle-ci avec rectitude, pour obtenir l'autre en
plénitude. Que possédons-nous déjà de cette vie-là ?... En ce moment,
justement, nous menons un peu cette vie-là : loin des affaires, à l'écart
des soucis familiaux, vous vous êtes rassemblés, vous êtes là à écouter.
Vous comportant ainsi, vous ressemblez à Marie. Et cela vous est plus
facile qu'à moi, qui dois prendre la parole. Ce que je dis, cependant,
c'est du Christ que je le tiens, et cette nourriture est celle du Christ.
Car il est le pain commun à tous, et c'est pour cela que je vis en
communion avec vous.




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05 octobre 2009

Evangile du jour

lundi 05 octobre 2009
Le lundi de la 27e semaine du temps ordinaire (de la férie)

Sainte Fleur (1300-1347), Sainte Marie-Faustine Kowalska (1905-1938)



Commentaire du jour
Origène : Le Christ, bon Samaritain

Les lectures du jour

Lc 10,25-37.
Pour mettre Jésus à l'épreuve, un docteur de la Loi lui posa cette question
: « Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle ? »
Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu'y a-t-il d'écrit ? Que lis-tu ? »
L'autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de
toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain
comme toi-même. »
Jésus lui dit : « Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie. »
Mais lui, voulant montrer qu'il était un homme juste, dit à Jésus : « Et
qui donc est mon prochain ? »
Jésus reprit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba
sur des bandits ; ceux-ci, après l'avoir dépouillé, roué de coups, s'en
allèrent en le laissant à moitié mort.
Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de
l'autre côté.
De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l'autre
côté.
Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui ; il le vit et
fut saisi de pitié.
Il s'approcha, pansa ses plaies en y versant de l'huile et du vin ; puis il
le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit
soin de lui.
Le lendemain, il sortit deux pièces d'argent, et les donna à l'aubergiste,
en lui disant : 'Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus,
je te le rendrai quand je repasserai. '
Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l'homme qui était tombé
entre les mains des bandits ? »
Le docteur de la Loi répond : « Celui qui a fait preuve de bonté envers
lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi fais de même. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Homélies sur l'évangile de Luc, 34, 3.7-9; GCS 9, 201-202.204-205.  (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 419-420)

Le Christ, bon Samaritain

      D'après un ancien qui voulait interpréter la parabole du bon
Samaritain, l'homme qui descendait de Jérusalem à Jéricho représente Adam,
Jérusalem le paradis, Jéricho le monde, les brigands les forces hostiles,
le prêtre la Loi, le lévite les prophètes, le Samaritain le Christ. Par
ailleurs, les blessures symbolisent la désobéissance, la monture le corps
du Seigneur... Et la promesse de revenir, faite par le Samaritain,
préfigure, selon cet interprète, le second avènement du Seigneur...     
Ce Samaritain porte nos péchés (cf Mt 8,17) et souffre pour nous. Il porte
le moribond et le conduit dans une auberge, c'est-à-dire dans l'Église.
Celle-ci est ouverte à tous, elle ne refuse son secours à personne et tous
y sont invités par Jésus : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le
poids du fardeau, et moi je vous procurerai le repos » (Mt 11,28). Après y
avoir conduit le blessé, le Samaritain ne part pas aussitôt, mais demeure
toute la journée dans l'hôtellerie auprès du moribond. Il soigne ses
blessures non seulement le jour, mais encore la nuit, l'entourant de toute
sa sollicitude empressée... Vraiment ce gardien des âmes s'est montré plus
proche des hommes que la Loi et les prophètes « en faisant preuve de bonté
» envers celui « qui était tombé entre les mains des bandits » et il «
s'est montré son prochain » moins en paroles qu'en actes.       Il nous est
donc possible, en suivant cette parole : « Soyez mes imitateurs comme je le
suis moi-même du Christ » (1Co 11,1), d'imiter le Christ et d'avoir pitié
de ceux qui « sont tombés entre les mains des bandits », de nous approcher
d'eux, de verser de l'huile et du vin sur leurs plaies et de les bander, de
les charger sur notre propre monture et de porter leurs fardeaux. C'est
pourquoi, pour nous y exhorter le Fils de Dieu a dit en s'adressant à nous
tous plus encore qu'au docteur de la Loi : « Va, et toi aussi, fais de même
».




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04 octobre 2009

Evangile du jour

dimanche 04 octobre 2009
Vingt-septième dimanche du temps ordinaire

St François d'Assise, fondateur (+ 1226)



Commentaire du jour
Concile Vatican II : « Laissez les enfants venir à moi »

Les lectures du jour

Mc 10,2-16.
Des pharisiens l'abordèrent et pour le mettre à l'épreuve, ils lui
demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »
Jésus dit : « Que vous a prescrit Moïse ? »
Ils lui répondirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition
d'établir un acte de répudiation. »
Jésus répliqua : « C'est en raison de votre endurcissement qu'il a formulé
cette loi.
Mais, au commencement de la création, il les fit homme et femme.
A cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère,
il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un. Ainsi, ils ne
sont plus deux, mais ils ne font qu'un.
Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas ! »
De retour à la maison, les disciples l'interrogeaient de nouveau sur cette
question.
Il leur répond : « Celui qui renvoie sa femme pour en épouser une autre est
coupable d'adultère envers elle.
Si une femme a renvoyé son mari et en épouse un autre, elle est coupable
d'adultère. »
On présentait à Jésus des enfants pour les lui faire toucher ; mais les
disciples les écartèrent vivement.
Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à
moi. Ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur
ressemblent.
Amen, je vous le dis : celui qui n'accueille pas le royaume de Dieu à la
manière d'un enfant n'y entrera pas. »
Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Concile Vatican II
Déclaration sur l'Education chrétienne « Gravissimum Educationis », 3

« Laissez les enfants venir à moi »

Les parents, ayant donné la vie à leurs enfants, ont la très grave
obligation de les élever, et à ce titre ils doivent être reconnus comme
leurs premiers et principaux éducateurs. Telle est l'importance de cette
fonction d'éducateurs que, lorsqu'elle vient à faire défaut, elle peut
difficilement être suppléée. Le rôle des parents est, en effet, de créer
une atmosphère familiale, animée par l'amour et la piété envers Dieu et les
hommes, qui favorise l'éducation intégrale, personnelle et sociale de leurs
enfants. La famille est donc la première école des vertus sociales dont
aucune société ne peut se passer. Mais c'est surtout dans
la famille chrétienne, enrichie de la grâce et des devoirs du sacrement de
mariage, que dès leur plus jeune âge les enfants doivent, conformément à la
foi reçue au baptême, apprendre à découvrir Dieu et à l'honorer, ainsi qu'à
aimer le prochain. C'est là qu'ils font la première expérience à la fois
d'une saine vie sociale et de l'Eglise. C'est par la famille qu'ils sont
peu à peu insérés dans la vie de la société civile, ainsi que dans le
peuple de Dieu. Que les parents soient donc bien pénétrés de l'importance
d'une famille vraiment chrétienne pour la vie et le progrès du peuple de
Dieu lui-même.




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03 octobre 2009

Evangile du jour

samedi 03 octobre 2009
Le samedi de la 26e semaine du temps ordinaire (de la férie)

St Gérard de Brogne, abbé (+ 959)



Commentaire du jour
Cardinal John Henry Newman : « Beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez »

Les lectures du jour

Lc 10,17-24.
Les soixante-douze disciples revinrent tout joyeux. Ils racontaient : «
Seigneur, même les esprits mauvais nous sont soumis en ton nom. »
Jésus leur dit : « Je voyais Satan tomber du ciel comme l'éclair.
Vous, je vous ai donné pouvoir d'écraser serpents et scorpions, et pouvoir
sur toute la puissance de l'Ennemi ; et rien ne pourra vous faire du mal.
Cependant, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis ;
mais réjouissez-vous parce que vos noms sont inscrits dans les cieux. »
Jésus, exultant de joie sous l'action de l'Esprit Saint, dit : « Père,
Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as
caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père,
tu l'as voulu ainsi dans ta bonté.
Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît qui est le Fils,
sinon le Père, et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et
celui à qui le Fils veut le révéler. »
Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux
les yeux qui voient ce que vous voyez !
Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir
ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne
l'ont pas entendu. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Cardinal John Henry Newman (1801-1890), prêtre, fondateur de communauté religieuse, théologien
Méditations and Devotions : Part III, 2, 2 « Our Lord refuses sympathy »

« Beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez »

Le partage profond des sentiments peut être appelé une loi éternelle,
car elle est signifiée, ou plutôt accomplie de façon primordiale, dans
l'amour mutuel et indicible de la Trinité. Dieu, infiniment un, a toujours
été aussi trois. Depuis toujours, il se réjouit dans son Fils et son
Esprit, et eux en lui... Quand le Fils a pris chair, il a vécu pendant
trente ans avec Marie et Joseph, formant ainsi une image de la Trinité sur
la terre... Mais il convenait que celui qui allait être le
véritable Grand Prêtre et exercer ce ministère envers toute la race humaine
soit libre des liens des sentiments. Ainsi, autrefois, on avait dit que
Melchisédech était sans père et sans mère (He 7,3)... Quitter sa mère,
comme il le lui signifie à Cana (Jn 2,4), est donc le premier pas solennel
vers l'accomplissement du salut du monde... Jésus a renoncé non seulement à
Marie et à Joseph, mais aussi à ses amis secrets. Quand son temps est
arrivé, il a dû y renoncer. Mais nous pouvons supposer
qu'il était en communion avec les saints patriarches qui avaient préparé et
prophétisé sa venue. Dans une occasion solennelle, on l'a vu s'entretenir
toute la nuit avec Moise et Elie au sujet de sa Passion. Quel champ de
pensée nous est ainsi ouvert sur la personne de Jésus, dont nous savons si
peu de chose ! Quand il passait des nuits entières en prière..., qui
pouvait mieux soutenir le Seigneur et lui rendre de la force que la « foule
admirable » des prophètes dont il était le modèle et l'accomplissement ?
Alors il pouvait s'entretenir avec Abraham « qui avait vu son jour » (Jn
8,56), et avec Moise..., ou avec David et Jérémie, qui l'avaient préfiguré
tout particulièrement, ou avec ceux qui avaient le plus parlé de lui, comme
Isaïe et Daniel. Là il trouvait un fond de grande sympathie. Quand il est
monté à Jérusalem pour souffrir, tous les saints prêtres de l'ancienne
alliance ont dû venir invisiblement à sa rencontre, eux qui avaient offert
des sacrifices préfigurant le sien.




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02 octobre 2009

Evangile du jour

vendredi 02 octobre 2009
Mémoire des Saints anges gardiens

Les Sts Anges Gardiens



Commentaire du jour
Saint Jean-Marie Vianney : « Leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père »

Les lectures du jour

Mt 18,1-5.10.
Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le
plus grand dans le Royaume des cieux ? »
Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d'eux,
et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour
devenir comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des
cieux.
Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, c'est celui-là qui est le
plus grand dans le Royaume des cieux.
Et celui qui accueillera un enfant comme celui-ci en mon nom, c'est moi
qu'il accueille.
Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs
anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux
cieux.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), prêtre, curé d'Ars
Sermon pour la fête des Saints Anges Gardiens (in Sermons, Beauchesne 1925, t. 4)

« Leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père »

      Mes frères, nos anges gardiens sont nos plus fidèles amis, parce
qu'ils sont avec nous le jour, la nuit, dans tout le temps et dans tous les
lieux ; la foi nous apprend que nous les avons toujours à nos côtés. C'est
ce qui fait dire à David : « Rien ne pourra nous nuire, parce que le
Seigneur a commandé à ses anges d'avoir soin de nous » (Ps 90,11). Et pour
montrer combien sont grands les soins qu'ils prennent de nous, le prophète
dit qu'ils nous portent entre leurs mains, comme une mère porte son enfant.
Ah ! C'est que Dieu prévoyait les dangers sans nombre auxquels nous serions
exposés sur la terre, au milieu de tant d'ennemis, qui tous ne cherchent
que notre perte. Oui, ce sont nos bons anges qui nous consolent dans nos
peines, qui nous avertissent quand le démon vient nous tenter, qui
présentent à Dieu nos prières et toutes nos bonnes actions, qui nous
assistent à la mort et présentent nos âmes à leur souverain juge...

      Depuis le commencement du monde, le commerce des anges avec les
hommes est si fréquent que l'Écriture sainte en fait mention à tout
instant... Presque tous les patriarches et les prophètes ont été instruits
par les anges des volontés du Seigneur. Souvent même, nous voyons que Dieu
s'est fait représenter par des anges. Mais, me direz-vous, si on les
voyait, l'on aurait bien plus de confiance ? Si cela eût été nécessaire au
salut de notre âme, le bon Dieu les aurait rendus visibles. Mais cela
importe peu ; car dans notre religion, nous ne connaissons que par la foi,
et cela, afin que toutes nos actions soient plus méritoires...

      Si vous désirez savoir le nombre des anges, leur fonction, je vous
dirai qu'ils sont sans nombre : les uns sont créés pour honorer Jésus
Christ dans sa vie cachée, souffrante et glorieuse, ou pour être les
gardiens des hommes, sans cesser pour cela de jouir de la présence divine.
Les autres s'occupent à contempler les perfections de Dieu ou bien veillent
à notre conservation, en nous fournissant tous les moyens nécessaires à
notre sanctification. Quoique le bon Dieu se suffise à lui-même, il emploie
néanmoins, pour gouverner le monde, le ministère de ses anges.




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01 octobre 2009

Evangile du jour

jeudi 01 octobre 2009
Le jeudi de la 26e semaine du temps ordinaire

Ste. Thérèse de l'Enfant Jésus (mémoire)
Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus, o.c.d.  (+ 1897)



Commentaire du jour
Saint Ambroise : « Comme des agneaux au milieu des loups »

Les lectures du jour

Lc 10,1-12.
Après cela, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya
deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même
devait aller.
Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu
nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa
moisson.
Allez ! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en
salutations sur la route.
Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord : 'Paix à cette maison. '
S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle
reviendra sur vous.
Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira ; car
le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce
qu'on vous offrira.
Là, guérissez les malades, et dites aux habitants : 'Le règne de Dieu est
tout proche de vous. '
Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis,
sortez sur les places et dites :
'Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous la secouons
pour vous la laisser. Pourtant sachez-le : le règne de Dieu est tout
proche. '
Je vous le déclare : au jour du Jugement, Sodome sera traitée moins
sévèrement que cette ville.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Luc, 7, 44.59 (trad. SC 52, p. 23-28)

« Comme des agneaux au milieu des loups »

      En envoyant des disciples à sa moisson..., Jésus leur dit : « Voici
que je vous envoie, comme des agneaux parmi les loups ». Voilà des animaux
ennemis, mais le bon pasteur ne saurait redouter les loups pour son
troupeau ; ces disciples sont envoyés non pour être une proie, mais pour
répandre la grâce. La sollicitude du bon pasteur fait que les loups ne
peuvent rien entreprendre contre les agneaux. Il les envoie donc pour que
se réalise cette parole : « Ce jour-là, loups et agneaux iront paître
ensemble dans le même pâturage » (Is 65,25)...

      D'ailleurs, les disciples envoyés ont reçu l'ordre de n'avoir pas de
bâton à la main. Qu'est ce que le bâton, sinon l'insigne du pouvoir,
l'instrument qui venge la douleur ? Donc ce que le Seigneur humble a
prescrit, ses disciples l'accomplissent par la pratique de l'humilité. Car
il les envoie semer la foi non par la contrainte, mais par l'enseignement ;
non pas en déployant la force de leur pouvoir, mais en exaltant la doctrine
de l'humilité. Et il a jugé bon de joindre ici l'humilité à la patience,
car Pierre témoigne : « Insulté, le Christ ne rendait pas l'insulte ;
frappé, il n'a pas rendu les coups » (1P 2,23).

      Cela revient à dire : « Soyez mes imitateurs, laissez tomber le goût
de la vengeance, répondez aux coups de l'arrogance non pas en rendant le
mauvais procédé, mais par une patience pleine de bonté. Personne ne doit
imiter pour son propre compte ce qu'il reprend chez autrui ; la douceur
porte des coups plus rudes aux insolents ». Le Seigneur a répondu à un tel
coup en disant : « A celui qui te frappe sur une joue, tends l'autre » (Mt
5,39).





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30 septembre 2009

Evangile du jour

mercredi 30 septembre 2009
Le mercredi de la 26e semaine du temps ordinaire

St. Jérôme, prêtre, docteur de l'Eglise (mémoire)
Saint Jérôme (340-420)



Commentaire du jour
Saint Ignace de Loyola : « Suis-moi »

Les lectures du jour

Lc 9,57-62.
En cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu
iras. »
Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont
des nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer la tête. »
Il dit à un autre : « Suis-moi. » L'homme répondit : « Permets-moi d'aller
d'abord enterrer mon père. »
Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, va
annoncer le règne de Dieu. »
Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi
d'abord faire mes adieux aux gens de ma maison. »
Jésus lui répondit : « Celui qui met la main à la charrue et regarde en
arrière n'est pas fait pour le royaume de Dieu. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Ignace de Loyola (1491-1556), fondateur des jésuites
Exercices spirituels, 2e semaine, 12e jour (trad. DDB 1986, p. 103)

« Suis-moi »

Les trois sortes d'humilité : La première sorte d'humilité est
nécessaire au salut éternel. Elle consiste à m'abaisser et m'humilier
autant que cela m'est possible pour que j'obéisse en tout à la Loi de Dieu
notre Seigneur. De la sorte, même si on faisait de moi le maître de toutes
les choses créées en ce monde ou s'il y allait de ma propre vie temporelle,
je n'envisagerais pas de transgresser un commandement, soit divin soit
humain... La deuxième sorte d'humilité est une humilité
plus parfaite que la première. Elle consiste en ceci : je me trouve à un
point tel que je ne veux ni ne m'incline davantage à avoir la richesse
plutôt que la pauvreté, à vouloir l'honneur plutôt que le déshonneur, à
désirer une vie longue plutôt qu'une vie courte, étant égal le service de
Dieu notre Seigneur et le salut de mon âme... La troisième
sorte d'humilité est l'humilité la plus parfaite : c'est quand, tout en
incluant la première et la deuxième, la louange et la gloire de sa divine
majesté étant égales, pour imiter le Christ notre Seigneur et lui
ressembler plus effectivement je veux et je choisis davantage la pauvreté
avec le Christ pauvre que la richesse, les opprobres avec le Christ couvert
d'opprobres que les honneurs ; et que je désire davantage être tenu pour
insensé et fou pour le Christ qui, le premier, a été tenu pour tel, plutôt
que « sage et prudent » dans ce monde (Mt 11,25).




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29 septembre 2009

Evangile du jour

mardi 29 septembre 2009
Fête des Sts Michel, Gabriel et Raphaël, archanges

Les Saints Archanges Michel, Gabriel, Raphaël



Commentaire du jour
Saint Syméon le Nouveau Théologien : « Les anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père » (Mt 18,10)

Les lectures du jour

Jn 1,47-51.
Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare : « Voici un véritable
fils d'Israël, un homme qui ne sait pas mentir. »
Nathanaël lui demande : « Comment me connais-tu ? » Jésus lui répond : «
Avant que Philippe te parle, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu. »
Nathanaël lui dit : « Rabbi, c'est toi le Fils de Dieu ! C'est toi le roi
d'Israël ! »
Jésus reprend : « Je te dis que je t'ai vu sous le figuier, et c'est pour
cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. »
Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez les cieux
ouverts, avec les anges de Dieu qui montent et descendent au-dessus du Fils
de l'homme. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022), moine grec
Hymne 2 (trad. SC 156, p. 183 rev.)

« Les anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père » (Mt 18,10)

Je te rends grâces, parce que tu m'as donné de vivre,
de te connaître et de t'adorer, mon Dieu.
Car « la vie, c'est de te connaître, toi le seul Dieu » (Jn 17,3),
créateur et auteur de tout,
non engendré, non créé, sans principe, unique,
et ton Fils, engendré de toi,
et l'Esprit très saint, procédant de toi,
la trine unité digne de toute louange...

Qu'y a-t-il chez les anges, chez les archanges,
les souverainetés, les chérubins et les séraphins
et toutes les autres armées célestes,
comme gloire ou comme lumière d'immortalité,
quelle joie, quelle splendeur de vie immatérielle,
sinon l'unique lumière de la Sainte Trinité ?...

Cite-moi un être incorporel ou corporel,
tu trouveras que c'est Dieu qui a tout fait.
Si on te parle d'un être quelconque, ceux du ciel,
ceux de la terre ou ceux des abîmes,
pour eux aussi, pour tous, il n'y a qu'une vie, une gloire,
un désir et un royaume,
une unique richesse, joie, couronne, victoire, paix
ou tout autre éclat que ce soit :
la connaissance du Principe et de la Cause
d'où tout est venu, d'où tout a pris naissance.
Là est celui qui maintient les choses d'en haut et les choses d'en bas,
Là est celui qui met en ordre tous les êtres spirituels,
Là est celui qui règne sur tous les êtres visibles...

Ils ont grandi en connaissance et redoublé de crainte
en voyant Satan tomber
et ses compagnons emportés par la présomption.
Ceux qui sont tombés ont oublié tout cela,
esclaves de leur orgueil ;
tandis que tous ceux qui en ont conservé la connaissance,
soulevés par la crainte et l'amour,
se sont attachés à leur Seigneur.
Ainsi la reconnaissance de sa seigneurie
produisait aussi l'accroissement de leur amour
parce qu'ils voyaient mieux et plus clairement
l'éclat fulgurant de la Trinité.




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28 septembre 2009

Evangile du jour

lundi 28 septembre 2009
Le lundi de la 26e semaine du temps ordinaire (de la férie)

St Wenceslas, martyr (+ 936), St Simón de Rojas, o.ss.t. (+ 1624), St Laurent Ruiz et comp., martyrs (17ème s.)



Commentaire du jour
Jean Cassien : « Venez et apprenez de moi » (Mt 11,29)

Les lectures du jour

Lc 9,46-50.
Une discussion s'éleva entre les disciples pour savoir qui était le plus
grand parmi eux.
Mais Jésus, connaissant la discussion qui occupait leur pensée, prit un
enfant, le plaça à côté de lui
et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom cet enfant, c'est moi qu'il
accueille. Et celui qui m'accueille accueille aussi celui qui m'a envoyé.
Et celui d'entre vous tous qui est le plus petit, c'est celui-là qui est
grand. »
Jean, l'un des Douze, dit à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu'un
chasser les esprits mauvais en ton nom, et nous avons voulu l'en empêcher,
car il n'est pas avec nous pour te suivre. »
Jésus lui répondit : « Ne l'empêchez pas : celui qui n'est pas contre vous
est pour vous. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Jean Cassien (vers 360-435), fondateur de monastère à Marseille
Conférences, n°15, 6-7 (trad. SC 54, p. 216 et Bourguet, L'Evangile médité, p. 53 rev.)

« Venez et apprenez de moi » (Mt 11,29)

      Les grands dans la foi ne se prévalaient aucunement du pouvoir qu'ils
avaient d'opérer des merveilles. Ils confessaient que leur propre mérite
n'y était pour rien, mais que la miséricorde du Seigneur avait tout fait.
Si on admirait leurs miracles, ils repoussaient la gloire humaine avec ces
paroles empruntées aux apôtres : « Frères, pourquoi vous étonner de cela ?
Pourquoi tenir les yeux fixés sur nous, comme si c'était par notre propre
puissance ou par notre ferveur que nous avons fait marcher cet homme ? »
(Ac 3,12) Personne, à leur sens, ne devait être loué pour les dons et les
merveilles de Dieu...

      Mais il arrive parfois que des hommes enclins au mal, blâmables sur
le sujet de la foi, chassent les démons et opèrent des prodiges au nom du
Seigneur. C'est de quoi les apôtres se plaignaient un jour : « Maître,
disaient-ils, nous avons vu un homme qui chasse les démons en ton nom, et
nous l'en avons empêché, parce qu'il ne va pas avec nous ». Sur l'heure, le
Christ répondit : « Ne l'en empêchez pas, car celui qui n'est pas contre
vous est pour vous ». Mais lorsque, à la fin des temps, ces gens diront : «
Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé en ton nom ? N'avons-nous
pas en ton nom chassé les démons ? Et en ton nom n'avons-nous pas fait
quantité de miracles ? », il atteste qu'il répliquera : « Je ne vous ai
jamais connus ; retirez-vous de moi, vous qui faites le mal » (Mt
7,22s).

      A ceux qu'il a gratifiés lui-même de la gloire des signes et des
miracles, le Seigneur donne l'avertissement de ne pas s'élever à cause de
cela : « Ne vous réjouissez pas de ce que les démons vous sont soumis ;
mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux » (Lc
10,20). L'auteur de tous les signes et les miracles appelle ses disciples à
recueillir sa doctrine : « Venez, leur dit-il, et apprenez de moi » -- non
à chasser les démons par la puissance du ciel, ni à guérir les lépreux, ni
à rendre la lumière aux aveugles, ni à ressusciter les morts, mais dit-il :
« Apprenez de moi ceci : que je suis doux et humble de coeur » (Mt
11,28-29).




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27 septembre 2009

Evangile du jour

dimanche 27 septembre 2009
Vingt-sixième dimanche du temps ordinaire

St Vincent de Paul, prêtre et fondateur (+ 1660)



Commentaire du jour
Saint Augustin : « Celui qui vous donnera un verre d'eau au nom de votre appartenance au Christ...ne restera pas sans récompense »

Les lectures du jour

Mc 9,38-43.45.47-48.
Jean, l'un des Douze, disait à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu'un
chasser des esprits mauvais en ton nom ; nous avons voulu l'en empêcher,
car il n'est pas de ceux qui nous suivent. »
Jésus répondit : « Ne l'empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon
nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ;
celui qui n'est pas contre nous est pour nous.
Et celui qui vous donnera un verre d'eau au nom de votre appartenance au
Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense.
Celui qui entraînera la chute d'un seul de ces petits qui croient en moi,
mieux vaudrait pour lui qu'on lui attache au cou une de ces meules que
tournent les ânes, et qu'on le jette à la mer.
Et si ta main t'entraîne au péché, coupe-la. Il vaut mieux entrer manchot
dans la vie éternelle que d'être jeté avec tes deux mains dans la géhenne,
là où le feu ne s'éteint pas.
Si ton pied t'entraîne au péché, coupe-le. Il vaut mieux entrer estropié
dans la vie éternelle que d'être jeté avec tes deux pieds dans la géhenne.
Si ton oeil t'entraîne au péché, arrache-le. Il vaut mieux entrer borgne
dans le royaume de Dieu que d'être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne,

là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
3e Sermon sur le psaume 36 (trad. Solesmes, Lectionnaire, t. 3, p. 1005 rev.)

« Celui qui vous donnera un verre d'eau au nom de votre appartenance au Christ...ne restera pas sans récompense »

      Donne les biens de ce monde et reçois les biens éternels. Donne la
terre et reçois le ciel. Mais à qui donner ?... Écoute l'Écriture te dire
comment prêter au Seigneur lui-même : « Celui-là prête au Seigneur, qui a
pitié du pauvre » (Pr 19,17). Assurément Dieu n'a pas besoin de toi ; mais
un autre en a besoin. Ce que tu donnes à l'un, un autre le reçoit. Car le
pauvre n'a pas de quoi te rendre ; il le voudrait, mais il ne trouve rien ;
seule demeure en lui sa volonté bienveillante de prier pour toi. Mais quand
un pauvre prie pour toi, c'est comme s'il disait à Dieu : « Seigneur, j'ai
reçu un prêt, sois ma caution ». Dès lors, si le pauvre auquel tu as
affaire est insolvable, il a un bon garant, car Dieu te dit : « Donne avec
assurance, c'est moi le répondant... C'est moi qui rendrai, c'est moi qui
reçois, c'est à moi que tu donnes ».

      Crois-tu que Dieu te dise : « C'est moi qui reçois, c'est à moi que
tu donnes » ? Oui, assurément, si le Christ est Dieu, et là il n'y a pas de
doute. Car il a dit : « J'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger ». Et
comme on lui demande : « Quand est-ce que nous t'avons vu avoir faim ? »,
il veut montrer qu'il est réellement le garant des pauvres, qu'il répond
pour tous ses membres... Il déclare : « Ce que vous avez fait au plus petit
de mes disciples, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25,35s).




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26 septembre 2009

Evangile du jour

samedi 26 septembre 2009
Le samedi de la 25e semaine du temps ordinaire (de la férie)

St Côme et St Damien, martyrs (3ème s.), au Canada : les Saints Martyrs canadiens



Commentaire du jour
Saint Thomas d'Aquin : Notre titre de gloire : le Fils de l'homme livré aux mains des hommes

Les lectures du jour

Lc 9,43-45.
Et tous étaient frappés d'étonnement devant la grandeur de Dieu.
« Mettez-vous bien en tête ce que je vous dis là : le Fils de l'homme va
être livré aux mains des hommes. »
Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles, elles restaient voilées
pour eux, si bien qu'ils n'en saisissaient pas le sens, et ils avaient peur
de l'interroger sur ces paroles.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), théologien dominicain, docteur de l'Église
Commentaire sur l'épître aux Galates, 6 (trad in Mennessier, Saint Thomas d'Aquin, Cerf 1965 ; cf. Orval)

Notre titre de gloire : le Fils de l'homme livré aux mains des hommes

      « Pour moi, dit saint Paul, que jamais je ne me glorifie sinon dans
la croix de notre Seigneur Jésus Christ. » (Ga 6,14) Vois, note saint
Augustin, là où le sage selon le monde a cru trouver la honte, l'apôtre
Paul découvre un trésor ; ce qui à l'autre est apparu comme une folie est
devenu pour lui sagesse (1Co 1,17s) et titre de gloire.      Chacun en
effet tire gloire de ce qui le fait grand à ses yeux. S'il se croit un
grand homme parce qu'il est riche, il se glorifie de ses biens. Celui qui
ne voit de grandeur pour lui qu'en Jésus Christ met sa gloire en Jésus seul
; tel était l'apôtre Paul : « Si je vis, ce n'est plus moi, mais le Christ
qui vit en moi », disait-il (Ga 2,20). C'est pourquoi il ne se glorifie que
dans le Christ, et avant tout dans la croix du Christ. C'est qu'en elle
sont rassemblés tous les motifs qu'on peut en avoir.      Il est des gens
qui se font gloire de l'amitié des grands et des puissants ; Paul n'a
besoin que de la croix du Christ, pour y découvrir le signe le plus évident
de l'amitié de Dieu. « La preuve que Dieu nous aime c'est que le Christ,
alors que nous étions encore pécheurs, est mort pour nous. » (Rm 5,8) Non,
il n'est rien qui manifeste davantage l'amour de Dieu pour nous que la mort
du Christ. « Oh, témoignage inestimable de l'amour ! s'écrie saint
Grégoire. Pour racheter l'esclave, tu as livré le Fils. »




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25 septembre 2009

Evangile du jour

vendredi 25 septembre 2009
Le vendredi de la 25e semaine du temps ordinaire (de la férie)

St Firmin d'Amiens, évêque (2ème s.)



Commentaire du jour
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus : « ' Quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai à moi tous les hommes. ' Il signifiait par là de quel genre de mort il allait mourir » (Jn 12 ,32-33)

Les lectures du jour

Lc 9,18-22.
Un jour, Jésus priait à l'écart. Comme ses disciples étaient là, il les
interrogea : « Pour la foule, qui suis-je ? »
Ils répondirent : « Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres, un
prophète d'autrefois qui serait ressuscité. »
Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Pierre prit la parole et répondit : « Le Messie de Dieu. »
Et Jésus leur défendit vivement de le révéler à personne,
en expliquant : « Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il
soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu'il
soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), carmélite, docteur de l'Église
Poésie 52 « L'Abandon est le fruit délicieux de l'amour »

« ' Quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai à moi tous les hommes. ' Il signifiait par là de quel genre de mort il allait mourir » (Jn 12 ,32-33)

Il est sur cette terre
Un Arbre merveilleux
Sa racine, ô mystère !
Se trouve dans les cieux.

Jamais sous son ombrage
Rien ne saurait blesser ;
Là, sans craindre l'orage
On peut se reposer.

De cet Arbre ineffable
L'Amour voilà le nom,
Et son fruit délectable
S'appelle l'abandon.

Ce fruit dès cette vie
Me donne le bonheur ;
Mon âme est réjouie
Par sa divine odeur.

Ce fruit, quand je le touche,
Me paraît un trésor ;
Le portant à ma bouche,
Il m'est plus doux encor.

Il me donne en ce monde
Un océan de paix ;
En cette paix profonde
Je repose à jamais.

Seul l'abandon me livre
En tes bras, ô Jésus.
C'est lui qui me fait vivre
De la vie des élus.




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24 septembre 2009

Evangile du jour

jeudi 24 septembre 2009
Le jeudi de la 25e semaine du temps ordinaire (de la férie)

St Gérard Sagredo, évêque et martyr (+ 1046), Notre-Dame de la Merci



Commentaire du jour
Saint Clément de Rome : Dieu se donne à voir en Jésus, son Fils bien-aimé

Les lectures du jour

Lc 9,7-9.
Hérode, prince de Galilée, apprit tout ce qui se passait, et il ne savait
que penser, parce que certains disaient que Jean le Baptiste était
ressuscité d'entre les morts.
D'autres disaient : « C'est le prophète Élie qui est apparu. » D'autres
encore : « C'est un prophète d'autrefois qui est ressuscité. »
Quant à Hérode, il disait : « Jean, je l'ai fait décapiter ; mais qui est
cet homme dont j'entends tellement parler ? » Et il cherchait à le voir.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Clément de Rome, pape de 90 à 100 environ
Lettre aux Corinthiens ; prière universelle (trad. coll. Icthus, vol. 2, p. 68)

Dieu se donne à voir en Jésus, son Fils bien-aimé

Que l'Artisan de l'univers
conserve intact sur la terre
le nombre de ses élus,
par son enfant bien-aimé, Jésus Christ.

Par lui il nous a appelés des ténèbres à la lumière,
de l'ignorance à la connaissance de la gloire de son nom.
Nous mettons notre espérance en toi,
Principe de toute la création.

Tu as ouvert les yeux de nos coeurs,
afin qu'ils te connaissent,
Toi le seul Très-Haut, dans les cieux,
le Saint qui repose au milieu des saints.

Tu abaisses l'insolence des superbes,
tu déjoues les calculs des nations,
tu élèves les humbles et renverses les puissants,
tu enrichis et appauvris,
tu prends et tu donnes la vie.

Unique bienfaiteur des esprits,
et Dieu de toute chair,
tu scrutes les profondeurs,
tu surveilles les oeuvres des hommes,
Secours dans les dangers,
Sauveur des désespérés,
Créateur et Gardien de tout esprit vivant...

Nous t'en prions, ô Tout-Puissant,
sois notre secours et notre défenseur.
Sauve les opprimés,
prends en pitié les petits,
relève ceux qui sont tombés.
Montre-toi à ceux qui sont dans le besoin,
guéris les malades,
ramène ceux qui de ton peuple se sont égarés,
donne la nourriture à ceux qui ont faim,
la liberté à nos prisonniers ;
redresse les faibles,
console les pusillanimes ;
et que tous les peuples reconnaissent,
que seul tu es Dieu,
que Jésus Christ est ton enfant,
que nous sommes ton peuple et les brebis de ton bercail.




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23 septembre 2009

Evangile du jour

mercredi 23 septembre 2009
Le mercredi de la 25e semaine du temps ordinaire

Ste Thècle, vierge et martyre (1er s.), St Lin, pape et martyr (+ 67), St Constant, sacristain (5ème s.), St Pio de Petrelcina (Padre Pio), capucin (+ 1968)



Commentaire du jour
Saint Hilaire : « Ils allaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle »

Les lectures du jour

Lc 9,1-6.
Jésus convoqua les Douze, et il leur donna pouvoir et autorité pour dominer
tous les esprits mauvais et guérir les maladies ;
il les envoya proclamer le règne de Dieu et faire des guérisons.
Il leur dit : « N'emportez rien pour la route, ni bâton, ni sac, ni pain,
ni argent ; n'ayez pas chacun une tunique de rechange.
Si vous trouvez l'hospitalité dans une maison, restez-y ; c'est de là que
vous repartirez.
Et si les gens refusent de vous accueillir, sortez de la ville en secouant
la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. »
Ils partirent, et ils allaient de village en village, annonçant la Bonne
Nouvelle et faisant partout des guérisons.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Hilaire (v. 315-367), évêque de Poitiers et docteur de l'Église
Commentaire sur le psaume 65, §19-20 ; CSEL 22, 261 (trad. Solesmes, Lectionnaire, t. 3, p. 873)

« Ils allaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle »

      Quelle est « la parole de louange » (Ps 65,8) qu'il faut faire
entendre ? Celle-ci assurément : « Il a donné la vie à l'âme » des croyants
(v.9) ; car Dieu a accordé la constance et la persévérance dans la
profession de la foi à la prédication des apôtres et à la confession des
martyrs, et la prédication du Royaume des cieux a parcouru la terre en tous
sens comme par des pas. En effet « leur message s'est répandu sur toute la
terre » (Ps 18,5). Et ailleurs, le Saint Esprit proclame la gloire de cette
course spirituelle : « Comme ils sont beaux, les pas de ceux qui annoncent
la bonne nouvelle, de ceux qui annoncent la paix » (Is 52,7). C'est donc
cette parole de louange de Dieu qu'il faut faire entendre par la
proclamation, selon le témoignage du psalmiste : « Il a donné la vie à mon
âme et n'a pas laissé chanceler mes pas » (LXX). En effet, les apôtres ne
se sont pas laissés détourner de la course de leur prédication par les
terreurs des menaces humaines, et la fermeté de leurs pas solidement posés
ne s'est pas laissée écarter du chemin de la foi...

      Pourtant, après avoir dit : « Il n'a pas laissé chanceler mes pas »,
le psalmiste ajoute : « Ô Dieu, tu nous as éprouvés, tu nous as épurés par
le feu comme on épure l'argent » (v.10). Cette parole, commencée au
singulier, se rapporte donc à plusieurs. Car unique est l'Esprit et une la
foi des croyants, selon ce qui est dit dans les Actes des Apôtres : « Les
croyants n'avaient qu'une seule âme et un seul coeur » (Ac 4,32)...

      Mais que signifie cette comparaison : « Ils ont été épurés au feu,
comme on épure l'argent » ?  A mon sens, si on épure l'argent, c'est
uniquement pour en séparer les scories qui adhèrent à la matière encore
brute... C'est pourquoi, quand Dieu met à l'épreuve ceux qui croient en
lui, ce n'est pas qu'il ignore leur foi, mais parce que « la persévérance
produit la valeur » comme le dit l'apôtre Paul (Rm 5,4). Dieu les soumet à
l'épreuve, non pour les connaître, mais pour les amener à la consommation
de la vertu. Ainsi, purifiés par le feu et dégagés de tout alliage avec les
vices de la chair, ils pourront resplendir de l'éclat d'une innocence qui a
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22 septembre 2009

Evangile du jour

mardi 22 septembre 2009
Le mardi de la 25e semaine du temps ordinaire

St Maurice et comp. martyrs de la Légion Thébéenne (v. 286)



Commentaire du jour
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Edith Stein] : « Ma mère et mes frères »

Les lectures du jour

Lc 8,19-21.
Sa mère et ses frères vinrent le trouver, mais ils ne pouvaient pas arriver
jusqu'à lui à cause de la foule.
On le fit savoir à Jésus : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui
veulent te voir. »
Il leur répondit : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui entendent la
parole de Dieu, et qui la mettent en pratique. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Edith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l'Europe
La Femme et sa destinée (trad. Amiot-Dumont, 1956, p. 126 ; cf  Orval)

« Ma mère et mes frères »

      Malgré l'unité organique réelle de la tête et du corps, l'Église se
tient à côté du Christ comme une personne indépendante. En tant que Fils du
Père éternel, le Christ vivait avant le commencement des temps et avant
toute existence humaine. Ensuite, par l'acte de la création, l'humanité
vivait avant que le Christ n'ait pris sa nature et ne se soit intégré à
elle. Mais par son Incarnation, il lui a apporté sa vie divine ; par son
oeuvre de rédemption, il l'a rendu capable de recevoir la grâce si bien
qu'il l'a recréé une deuxième fois... L'Église est l'humanité rachetée,
nouvellement créée de la substance même du Christ.

      La cellule primitive de cette humanité rachetée, c'est Marie ; c'est
en elle que s'est accompli pour la première fois la purification et la
sanctification par le Christ, c'est elle la première qui a été remplie de
l'Esprit Saint. Avant que le Fils de Dieu soit né de la Sainte Vierge, il a
créé cette Vierge pleine de grâce et, en elle et avec elle, l'Église...

      Toute âme purifiée par le baptême et élevée à l'état de grâce est,
par là même, créée par le Christ et née pour le Christ. Mais elle est créée
dans l'Église et elle naît par l'Église... Ainsi l'Église est la mère de
tous ceux à qui s'adresse la rédemption. Elle l'est par son union intime
avec le Christ, et parce qu'elle se tient à ses côtés en qualité d'Épouse
du Christ pour collaborer à son oeuvre de rédemption.




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19 septembre 2009

Evangile du jour

samedi 19 septembre 2009
Le samedi de la 24e semaine du temps ordinaire

Ste Emilie de Rodat, fondatrice (+ 1852), Apparition de ND de La Salette



Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende »

Les lectures du jour

Lc 8,4-15.
Comme une grande foule se rassemblait, et que de toutes les villes on
venait vers Jésus, il dit en parabole :
« Le semeur est sorti pour semer la semence. Comme il semait, du grain est
tombé au bord du chemin, les passants l'ont piétiné, et les oiseaux du ciel
ont tout mangé.
Du grain est tombé aussi dans les pierres, il a poussé, et il a séché parce
qu'il n'avait pas d'humidité.
Du grain est tombé aussi au milieu des ronces, et, en poussant, les ronces
l'ont étouffé.
Enfin, du grain est tombé dans la bonne terre, il a poussé, et il a porté
du fruit au centuple. » En disant cela, il élevait la voix : « Celui qui a
des oreilles pour entendre, qu'il entende ! »
Ses disciples lui demandaient quel était le sens de cette parabole.
Il leur déclara : « A vous il est donné de connaître les mystères du
royaume de Dieu, mais les autres n'ont que les paraboles, afin que se
réalise la prophétie : Ils regarderont sans regarder, ils écouteront sans
comprendre.
Voici le sens de la parabole. La semence, c'est la parole de Dieu.
Ceux qui sont au bord du chemin, ce sont ceux qui ont entendu ; puis le
démon survient et il enlève de leur coeur la Parole, pour les empêcher de
croire et d'être sauvés.
Ceux qui sont dans les pierres, lorsqu'ils entendent, ils accueillent la
Parole avec joie ; mais ils n'ont pas de racines, ils croient pour un
moment, et, au moment de l'épreuve, ils abandonnent.
Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont ceux qui ont entendu, mais qui
sont étouffés, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs
de la vie, et ne parviennent pas à maturité.
Et ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la
Parole dans un coeur bon et généreux, la retiennent, et portent du fruit
par leur persévérance.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Eglise
Sermon n° 44 sur St Matthieu  ; PG 57, 467 (trad. Véricel, L'Evangile commenté, p. 140)

« Celui qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende »

      Si la semence sèche, ce n'est pas à cause de la chaleur. Jésus n'a
pas dit qu'elle a séché à cause de la chaleur, mais « faute de racine ». Si
la parole est étouffée, cela ne vient pas des épines, mais de ceux qui les
ont laissé pousser en liberté. Avec de la volonté, tu peux les empêcher de
pousser, tu peux faire de la richesse un usage convenable. C'est pour cela
que le Sauveur parle non du « monde » mais du « souci du monde », non de «
la richesse » mais de la « séduction de la richesse ». N'accusons donc pas
les choses elles-mêmes, mais la corruption de notre conscience...

      Ce n'est pas le cultivateur, tu le vois, ce n'est pas la semence,
c'est la terre où elle est reçue qui explique tout, c'est-à-dire les
dispositions de notre coeur. Là aussi la bonté de Dieu pour l'homme est
immense, puisque, loin d'exiger une même mesure de vertu, il accueille les
premiers, ne repousse pas les seconds et donne une place aux troisièmes...


      Il faut donc d'abord écouter la Parole avec attention, puis la garder
fidèlement en mémoire, puis être plein de courage, puis mépriser la
richesse et se délivrer de l'amour de tous les biens du monde. Si Jésus met
l'attention pour la Parole au premier rang et avant toutes les autres
conditions, c'est qu'elle est la condition nécessaire. « Comment croire
sans d'abord l'entendre ? » (Rm, 10,14) Et nous aussi, si nous ne faisons
pas attention à ce qui nous est dit, nous ne connaîtrons pas les devoirs à
remplir. Après seulement viennent le courage et le mépris des biens du
monde. Pour mettre à profit ces leçons, fortifions-nous de toute façon :
soyons attentifs à la Parole, poussons profondément nos racines et
débarrassons-nous de tout le souci du monde.




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18 septembre 2009

Evangile du jour

vendredi 18 septembre 2009
Le vendredi de la 24e semaine du temps ordinaire

St Joseph de Cupertino (+ 1663), Saint Thomas de Villeneuve, évêque (+ 1555)



Commentaire du jour
Jean-Paul II : « Les douze étaient avec lui, ainsi que quelques femmes »

Les lectures du jour

Lc 8,1-3.
Ensuite Jésus passait à travers villes et villages, proclamant la Bonne
Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l'accompagnaient,
ainsi que des femmes qu'il avait délivrées d'esprits mauvais et guéries de
leurs maladies : Marie, appelée Madeleine (qui avait été libérée de sept
démons),
Jeanne, femme de Kouza, l'intendant d'Hérode, Suzanne, et beaucoup
d'autres, qui les aidaient de leurs ressources.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Jean-Paul II
Mulieris Dignitatem, § 16 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Les douze étaient avec lui, ainsi que quelques femmes »

      Depuis le commencement de la mission du Christ, la femme montre à son
égard et à l'égard de tout son mystère une sensibilité particulière qui
correspond à l'une des caractéristiques de sa féminité. Il convient de
relever en outre que cela est confirmé particulièrement face au mystère
pascal, non seulement au moment de la crucifixion, mais encore à l'aube de
la résurrection. Les femmes sont les premières près du tombeau. Elles sont
les premières à le trouver vide. Elles sont les premières à entendre : « Il
n'est pas ici, car il est ressuscité comme il l'avait dit » (Mt 28,6).
Elles sont les premières à étreindre ses pieds (Mt 28,9). Elles sont aussi
les premières appelées à annoncer cette vérité aux apôtres (Mt 28,1-10; Lc
24,8-11).       L'Evangile de Jean (cf aussi Mc 16,9) met en relief le rôle
particulier de Marie de Magdala. Elle est la première à rencontrer le
Christ ressuscité... C'est pour cela qu'on l'a même appelée « l'apôtre des
apôtres ». Marie de Magdala a été, avant les apôtres, témoin oculaire du
Christ ressuscité et, pour cette raison, elle a été aussi la première à lui
rendre témoignage devant les apôtres.       Cet événement, en un sens, est
comme le couronnement de tout ce qui a été dit précédemment sur la
transmission par le Christ de la vérité divine aux femmes, sur un pied
d'égalité avec les hommes. On peut dire que les paroles du prophète sont
ainsi accomplies : « Je répandrai mon Esprit sur toute chair. Vos fils et
vos filles prophétiseront » (Jl 3,1). Cinquante jours après la résurrection
du Christ, ces paroles sont encore une fois confirmées au Cénacle de
Jérusalem, à la descente de l'Esprit Saint, le Paraclet (Ac 2,17). Tout ce
qui a été dit ici sur l'attitude du Christ à l'égard des femmes confirme et
éclaire dans l'Esprit Saint la vérité sur l'égalité de l'homme et de la
femme.




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17 septembre 2009

Evangile du jour

jeudi 17 septembre 2009
Le jeudi de la 24e semaine du temps ordinaire

Ste Hildegarde de Bingen, abbesse (+ 1179), St Lambert, évêque et martyr (+ 696), Renaud Solitaire dans la forêt de Craon (+ 1104), St Robert Bellarmin, cardinal et docteur de l'Eglise (+ 1621)



Commentaire du jour
Saint Bernard : « C'est à cause de son grand amour »

Les lectures du jour

Lc 7,36-50.
Un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et
prit place à table.
Survint une femme de la ville, une pécheresse. Elle avait appris que Jésus
mangeait chez le pharisien, et elle apportait un vase précieux plein de
parfum.
Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, à ses pieds, et ses larmes
mouillaient les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les
couvrait de baisers et y versait le parfum.
En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : «
Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche,
et ce qu'elle est : une pécheresse. »
Jésus prit la parole : « Simon, j'ai quelque chose à te dire. - Parle,
Maître. »
Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait
cinq cents pièces d'argent, l'autre cinquante.
Comme ni l'un ni l'autre ne pouvait rembourser, il remit à tous deux leur
dette. Lequel des deux l'aimera davantage ? »
Simon répondit : « C'est celui à qui il a remis davantage, il me semble. -
Tu as raison », lui dit Jésus.
Il se tourna vers la femme, en disant à Simon : « Tu vois cette femme ? Je
suis entré chez toi, et tu ne m'as pas versé d'eau sur les pieds ; elle,
elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux.
Tu ne m'as pas embrassé ; elle, depuis son entrée, elle n'a pas cessé
d'embrasser mes pieds.
Tu ne m'as pas versé de parfum sur la tête ; elle, elle m'a versé un parfum
précieux sur les pieds.
Je te le dis : si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c'est à
cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu
d'amour. »
Puis il s'adressa à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. »
Les invités se dirent : « Qui est cet homme, qui va jusqu'à pardonner les
péchés ? »
Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t'a sauvée. Va en paix ! »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Sermon 7 sur le Cantique des cantiques

« C'est à cause de son grand amour »

« Qu'il me donne un baiser de sa bouche. » (Ct 1,2) Qui parle ainsi ?
L'épouse [du Cantique des cantiques]. Et qui est cette épouse? L'âme
assoiffée de Dieu. Et à qui parle-t-elle? A son Dieu... On ne saurait
trouver de noms plus tendres, pour exprimer la tendresse réciproque de Dieu
et de l'âme, que ceux d'Époux et d'épouse. Tout leur est commun, ils ne
possèdent rien en propre ni à part. Unique est leur héritage, unique leur
table, unique leur maison, unique même la chair qu'ensemble ils constituent
(Gn 2,24)... Si donc le mot aimer convient spécialement et
en premier lieu aux époux, ce n'est pas sans de bonnes raisons qu'on donne
le nom d'épouse à l'âme qui aime Dieu. La preuve qu'elle aime, c'est
qu'elle demande à Dieu un baiser. Elle ne souhaite ni la liberté, ni une
récompense, ni un héritage, ni même un enseignement, mais un baiser, à la
manière d'une chaste épouse, soulevée par un saint amour et incapable de
cacher la flamme dont elle brûle... Oui, son amour est
chaste puisqu'elle désire seulement celui qu'elle aime, et non quelque
chose qui serait à lui. Son amour est saint, puisqu'elle aime non pas dans
un désir lourd de la chair mais dans la pureté de l'esprit. Son amour est
ardent, puisqu'enivrée de cet amour même, elle en oublie la grandeur de
Celui qu'elle aime. N'est-ce pas lui, en effet, qui d'un regard fait
trembler la terre ? (Ps 103,32) Et c'est à lui qu'elle demande un baiser ?
N'est-elle pas ivre ? Oui, elle est ivre d'amour pour son Dieu... Quelle
force dans l'amour! Quelle confiance et quelle liberté dans l'Esprit!
Comment manifester plus clairement que « l'amour parfait bannit la crainte
» ? (1Jn 4,18)




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16 septembre 2009

Evangile du jour

mercredi 16 septembre 2009
Le mercredi de la 24e semaine du temps ordinaire

St Cyprien, évêque et martyr (+ 258), Ste Edith de Wilton, o.s.b. (+ 984), St Victor III, pape (+ 1087), St Corneille, pape et martyr (+ 253)



Commentaire du jour
Saint Bernard : L'ignorance de ceux qui ne se convertissent pas

Les lectures du jour

Lc 7,31-35.
A qui donc vais-je comparer les hommes de cette génération ? A qui
ressemblent-ils ?
Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s'interpellent entre
eux : 'Nous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé. Nous avons
entonné des chants de deuil, et vous n'avez pas pleuré. '
Jean Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas de pain, il ne boit pas
de vin, et vous dites : 'C'est un possédé ! '
Le Fils de l'homme est venu ; il mange et il boit, et vous dites : 'C'est
un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs. '
Mais la sagesse de Dieu se révèle juste auprès de tous ses enfants. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Sermon 38 sur le Cantique des Cantiques (trad. Béguin, Seuil 1953, p. 442 rev.)

L'ignorance de ceux qui ne se convertissent pas

L'apôtre Paul dit : « Quelques uns sont dans l'ignorance de Dieu »
(1Co 15,34). Je dis, moi, que sont dans cette ignorance tous ceux qui ne
veulent pas se convertir à Dieu. Car ils refusent cette conversion pour
l'unique raison qu'ils imaginent solennel et sévère ce Dieu qui est toute
douceur ; ils imaginent dur et implacable celui qui n'est que miséricorde ;
ils pensent violent et terrible celui qui ne désire que notre adoration.
Ainsi l'impie se ment à lui-même en se fabriquant une idole au lieu de
connaître Dieu tel qu'il est.

Que craignent ces gens de peu de foi ? Que Dieu ne veuille pas
pardonner leurs péchés ? Mais de ses propres mains, il les a cloués à la
croix. Que craignent-ils donc encore ? D'être eux-mêmes faibles et
vulnérables ? Mais il connaît bien l'argile dont il nous a faits. De quoi
ont-ils donc peur ? D'être trop accoutumés au mal pour délier les chaînes
de l'habitude ? Mais le Seigneur a libéré ceux qui étaient dans les fers
(Ps 145,7). Craignent-ils donc que Dieu, irrité par l'immensité de leurs
fautes, hésite à leur tendre une main secourable ? Mais là où abonde le
péché, la grâce surabonde (Rm 5,20). Ou encore, l'inquiétude pour leurs
vêtements, la nourriture ou les autres besoins de leur vie, les
empêche-t-elle de quitter leurs biens ? Mais Dieu sait que nous avons
besoin de tout cela (Mt 6,32). Que veulent-ils de plus? Qu'est-ce qui fait
obstacle à leur salut ? C'est qu'ils ignorent Dieu, qu'ils ne croient pas à
nos paroles. Qu'ils se fient donc à l'expérience d'autrui.




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