24 janvier 2018

Evangile du jour


Mercredi 24 janvier 2018

Le mercredi de la 3e semaine du temps ordinaire

St François de Sales, docteur de l'Église (1567-1622)

Commentaire du jour
Saint Josémaria Escriva de Balaguer : Semer dans le monde entier

Mc 4,1-20.

En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à enseigner au bord de la mer de Galilée. Une foule très nombreuse se rassembla auprès de lui, si bien qu'il monta dans une barque où il s'assit. Il était sur la mer, et toute la foule était près de la mer, sur le rivage.
Il leur enseignait beaucoup de choses en paraboles, et dans son enseignement il leur disait :
« Écoutez ! Voici que le semeur sortit pour semer.
Comme il semait, du grain est tombé au bord du chemin ; les oiseaux sont venus et ils ont tout mangé.
Du grain est tombé aussi sur du sol pierreux, où il n'avait pas beaucoup de terre ; il a levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde ;
et lorsque le soleil s'est levé, ce grain a brûlé et, faute de racines, il a séché.
Du grain est tombé aussi dans les ronces, les ronces ont poussé, l'ont étouffé, et il n'a pas donné de fruit.
Mais d'autres grains sont tombés dans la bonne terre ; ils ont donné du fruit en poussant et en se développant, et ils ont produit trente, soixante, cent, pour un. »
Et Jésus disait : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende ! »
Quand il resta seul, ceux qui étaient autour de lui avec les Douze l'interrogeaient sur les paraboles.
Il leur disait : « C'est à vous qu'est donné le mystère du royaume de Dieu ; mais à ceux qui sont dehors, tout se présente sous forme de paraboles.
Et ainsi, comme dit le prophète : "Ils auront beau regarder de tous leurs yeux, ils ne verront pas ; ils auront beau écouter de toutes leurs oreilles, ils ne comprendront pas ; sinon ils se convertiraient et recevraient le pardon." »
Il leur dit encore : « Vous ne saisissez pas cette parabole ? Alors, comment comprendrez-vous toutes les paraboles ?
Le semeur sème la Parole.
Il y a ceux qui sont au bord du chemin où la Parole est semée : quand ils l'entendent, Satan vient aussitôt et enlève la Parole semée en eux.
Et de même, il y a ceux qui ont reçu la semence dans les endroits pierreux : ceux-là, quand ils entendent la Parole, ils la reçoivent aussitôt avec joie ;
mais ils n'ont pas en eux de racine, ce sont les gens d'un moment ; que vienne la détresse ou la persécution à cause de la Parole, ils trébuchent aussitôt.
Et il y en a d'autres qui ont reçu la semence dans les ronces : ceux-ci entendent la Parole,
mais les soucis du monde, la séduction de la richesse et toutes les autres convoitises les envahissent et étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit.
Et il y a ceux qui ont reçu la semence dans la bonne terre : ceux-là entendent la Parole, ils l'accueillent, et ils portent du fruit : trente, soixante, cent, pour un. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Josémaria Escriva de Balaguer (1902-1975), prêtre, fondateur
Homélie du 28 mai 1964, jour de la Fête-Dieu (Es Cristo que pasa ; trad. Quand le Christ passe, Le Laurier 1989, p.269)

Semer dans le monde entier

« Voici que le semeur est sorti pour semer. » La scène est d'actualité. Aujourd'hui le semeur divin sème encore sa semence à la volée. L'œuvre de salut continue de se réaliser, et le Seigneur veut se servir de nous ; il désire que nous, les chrétiens, nous ouvrions à son amour tous les chemins de la terre ; il nous invite à propager son message divin, par la doctrine et par l'exemple, jusqu'aux confins du monde. Il nous demande, à nous, citoyens de la société qu'est l'Église, et citoyens de la société civile, d'être chacun un autre Christ dans l'accomplissement fidèle de ses devoirs, en sanctifiant son travail professionnel et les obligations de son état.

Si nous considérons ce monde qui nous entoure, et que nous aimons parce qu'il est l'œuvre de Dieu, nous y verrons se réaliser la parabole : la parole de Jésus est féconde, elle suscite en de nombreuses âmes la soif de se donner et d'être fidèles. La vie et le comportement de ceux qui servent Dieu ont modifié l'histoire, et même beaucoup de ceux qui ne connaissent pas le Seigneur sont mus, peut-être sans le savoir, par des idéaux dont l'origine se trouve dans le christianisme.

Nous voyons aussi qu'une partie de la semence tombe dans la terre stérile, ou parmi les épines et les broussailles ; qu'il y a des cœurs qui se ferment à la lumière de la foi. Si les idéaux de paix, de réconciliation, de fraternité sont acceptés et proclamés, ils sont trop souvent démentis par les faits. Quelques-uns s'acharnent en vain à bâillonner la voix de Dieu, en ayant recours, pour empêcher sa diffusion, soit à la force brutale, soit à une arme moins bruyante mais peut-être plus cruelle parce qu'elle insensibilise l'esprit : l'indifférence.







23 janvier 2018

Evangile du jour


Mardi 23 janvier 2018

Le mardi de la 3e semaine du temps ordinaire

Ste Marianne Cope (Barbara Koob), religieuse (1838-1918)

Commentaire du jour
Bienheureux Columba Marmion : Faire la volonté de Dieu

Mc 3,31-35.

En ce temps-là, comme Jésus était dans une maison, arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler.
Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. »
Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »
Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères.
Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Bienheureux Columba Marmion (1858-1923), abbé
L'union à Dieu dans le Christ d'après les lettres de direction de Dom Marmion (Dom R. Thibaut, Eds DDB, p. 19, rev.)

Faire la volonté de Dieu

Vous savez que quand nous sommes en état de grâce, Jésus demeure toujours dans notre cœur. Son grand désir est d'être tout pour nous. Il semble que ce soit un rêve trop beau pour être vrai que Jésus si Bon, si Puissant, si Tendre, veuille être notre frère, et cependant, c'est Lui-même qui nous le dit : « Quiconque fait la Volonté de mon Père qui est au Ciel, Je serai pour lui un frère, une sœur, une mère. » Ce sont les paroles mêmes de Jésus.

Donc, pour arriver au bonheur d'avoir Jésus comme notre frère, notre ami le plus intime, il faut faire la Volonté de son Père. Eh bien ! Quelle est cette Volonté ? D'abord éviter le péché, et, si nous y tombons par faiblesse, en demander pardon aussitôt. Ensuite, faire toutes nos actions pour Lui. Il est si bon qu'Il accepte nos moindres actions faites pour Lui. Vous connaissez vos devoirs ; il reste de les sanctifier en les consacrant à Dieu.







22 janvier 2018

Evangile du jour


Lundi 22 janvier 2018

Le lundi de la 3e semaine du temps ordinaire

St Vincenzo Pallotti, prêtre et fondateur (1795-1850), St Vincent diacre à Saragosse, martyr († 304)

Commentaire du jour
Saint Thomas d'Aquin : Le Prince de ce monde est jeté dehors

Mc 3,22-30.

En ce temps-là, les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c'est par le chef des démons qu'il expulse les démons. »
Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ?
Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir.
Si les gens d'une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir.
Si Satan s'est dressé contre lui-même, s'il est divisé, il ne peut pas tenir ; c'en est fini de lui.
Mais personne ne peut entrer dans la maison d'un homme fort et piller ses biens, s'il ne l'a d'abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison.
Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu'ils auront proférés.
Mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, il n'aura jamais de pardon. Il est coupable d'un péché pour toujours. »
Jésus parla ainsi parce qu'ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), théologien dominicain, docteur de l'Église
Somme théologique (trad. rev. Tournay)

Le Prince de ce monde est jeté dehors

Les miracles du Christ étaient ordonnés à manifester sa divinité ; or celle-ci devait rester cachée aux démons, sinon le mystère de la Passion en aurait été empêché : « S'ils avaient connu le Seigneur de gloire, ils ne l'auraient pas crucifié » (1Co 2,8). Il semble donc que le Christ ne devait pas faire de miracle sur les démons... Pourtant, le prophète Zacharie avait prédit ces prodiges, en s'écriant : « J'ôterai du pays l'esprit impur » (Za 13,2). En effet, les miracles du Christ étaient des preuves en faveur de la foi qu'il enseignait. Or, par la puissance de sa divinité ne devait-il pas abolir dans les hommes qui allaient croire en lui le pouvoir des démons, selon le mot de saint Jean : « Maintenant, le Prince de ce monde est jeté dehors » ? (Jn 12,31)

Il convenait donc qu'entre autres miracles le Christ délivre des démons les hommes qui en étaient possédés... Par ailleurs, écrit saint Augustin, « le Christ s'est fait connaître aux démons pour autant qu'il l'a voulu ; et il l'a voulu pour autant qu'il l'a fallu..., par certains effets matériels de sa puissance ». À voir ses miracles, le démon en est venu à croire par conjecture que le Christ était Fils de Dieu : « Les démons savaient qu'il était le Christ », dit saint Luc (4,41). S'ils confessaient qu'il était le Fils de Dieu, « c'était par voie de conjecture plutôt que par voie de certitude », remarque saint Bède. Quant aux miracles que le Christ a accomplis en expulsant les démons, il ne les a pas faits pour leur utilité, mais pour celle des hommes, afin qu'ils rendent gloire à Dieu. C'est pourquoi il empêchait les démons de parler de ce qui touche à sa louange. Saint Jean Chrysostome observe : « Il ne convenait pas que les démons s'arrogent la gloire du rôle des apôtres, ni qu'une langue de mensonge prêche le mystère du Christ ».







21 janvier 2018

Evangile du jour


Dimanche 21 janvier 2018

Troisième dimanche du temps ordinaire

Ste Agnès, vierge et martyre († 304), BBx Jean Baptiste du Cormier et 13 comp., martyrs († 1794)

Commentaire du jour
Saint Jérôme : « Ils partirent derrière lui »

Mc 1,14-20.

Après l'arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l'Évangile de Dieu ;
il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l'Évangile. »
Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter les filets dans la mer, car c'étaient des pêcheurs.
Il leur dit : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d'hommes. »
Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.
Jésus avança un peu et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque et réparaient les filets.
Aussitôt, Jésus les appela. Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils partirent à sa suite.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église
Homélies sur l'évangile de St Marc ; PL 52, 125-171 (trad. Marc commenté, DDB 1986, p.42s)

« Ils partirent derrière lui »

« Jésus leur dit : Venez à ma suite, et je vous ferai devenir pêcheurs d'hommes. » Heureuse mutation de la pêche : Simon et André sont la pêche de Jésus... Ces hommes sont assimilés à des poissons, pêchés par le Christ, avant d'aller eux-mêmes pêcher d'autres hommes. « Et aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. » Une foi véritable ne connaît pas de délai ; dès qu'ils l'ont entendu, ils ont cru, l'ont suivi et sont devenus pêcheurs. « Aussitôt, laissant leurs filets. » Je pense qu'à travers ces filets, ce sont tous les vices de la vie de ce monde qu'ils ont quittés...

« Et quelques pas plus loin, il vit Jacques, le fils de Zébédée, et Jean, son frère... Aussitôt, il les appela ; et, laissant leur père dans la barque avec ses employés, ils partirent à sa suite. » On me dira : la foi est audacieuse. Quel indice avaient-ils, quelle marque sublime avaient-ils remarquée pour le suivre dès qu'il les a appelés ? Nous réalisons que de toute évidence quelque chose de divin émanait du regard de Jésus, de l'expression de son visage, qui incitait ceux qui regardaient Jésus à se tourner vers lui... Pourquoi dis-je tout cela ? C'est pour vous montrer que la parole du Seigneur agissait, et qu'à travers le moindre de ses mots, il travaillait à son œuvre : « Lui commanda, eux furent créés » (Ps 148,5) ; avec la même simplicité, lui a appelé, eux ont suivi... : « Écoute, ma fille, regarde et tend l'oreille, oublie ton peuple et la maison de ton père ; alors le roi désirera ta beauté » (Ps 44,11-12).

Écoute bien, frère, et suis la trace des apôtres ; écoute la voix du Sauveur, ignore ton père par la chair, et vois le Père véritable de ton âme et de ton esprit... Les apôtres quittent leur père, quittent leur barque, quittent toutes leurs richesses d'alors ; ils abandonnent le monde et ses innombrables richesses ; ils renoncent à tout ce qu'ils possèdent. Mais ce n'est pas la masse des richesses que Dieu considère, c'est l'âme de celui qui y renonce. Eux qui ont quitté peu de chose auraient tout aussi bien renoncé, le cas échéant, à une grande fortune.







20 janvier 2018

Evangile du jour


Samedi 20 janvier 2018

Le samedi de la 2e semaine du temps ordinaire

St Sébastien, martyr († 288), Ste Maria Cristina Brando, vierge et fond. (1856-1906)

Commentaire du jour
L'Imitation de Jésus Christ: Livré aux hommes et à son Père, le Christ nous nourrit de la Parole et du Pain de vie.

Mc 3,20-21.

En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu'il n'était même pas possible de manger.
Les gens de chez lui, l'apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

L'Imitation de Jésus Christ, traité spirituel du 15e siècle
Livre IV, ch. 11 (trad. Ravinaud/Driot, Médiaspaul 1984, p. 237)

Livré aux hommes et à son Père, le Christ nous nourrit de la Parole et du Pain de vie.

Tu m'es témoin, mon Dieu, que rien ne peut me satisfaire, que personne ne peut m'apaiser ; c'est toi seul, mon Dieu, que je désire contempler éternellement. Mais cela n'est pas possible tant que je serai dans ce corps mortel... En attendant, les livres saints seront mes guides, le miroir de ma vie ; et par-dessus tout, ton corps sacré sera mon remède et mon refuge.

Je sais que deux choses me sont ici-bas absolument nécessaires, sans lesquelles cette misérable vie me deviendrait insupportable. Lié aux servitudes de mon corps, j'ai besoin d'aliments et de lumière. C'est pourquoi tu m'as donné ton corps sacré pour soutenir mon corps et mon âme malades, et « Ta parole comme une lampe pour éclairer mes pas » (Ps 118,105). Sans cela, je ne pourrais pas vivre dignement, car la parole de Dieu est la lumière de l'âme, et ton sacrement le pain de vie.

On peut dire aussi que ce sont deux tables dressées parmi les trésors de la sainte Église. L'une est la table de l'autel, qui porte le pain sacré, c'est-à-dire le corps précieux de Jésus Christ ; l'autre est la table de la loi divine, contenant la doctrine éternelle, celle qui enseigne la vraie foi et conduit avec sûreté vers le repos de Dieu.

Je te remercie, ô Créateur et Rédempteur des hommes, qui, pour manifester ton amour au monde entier, nous as préparé ce grand banquet au cours duquel tu donnes en nourriture, non pas le symbole de l'agneau, mais la réalité de ton corps et de ton sang. Banquet sacré où tous les fidèles boivent avec allégresse au calice du salut qui renferme toutes les joies du paradis.







19 janvier 2018

Evangile du jour


Vendredi 19 janvier 2018

Le vendredi de la 2e semaine du temps ordinaire

Sts Marius, Marthe, Audifax et Abacum, martyrs († 270), Bx Marcelo Spinola y Maestre, cardinal (1835-1906)

Commentaire du jour
Concile Vatican II: « Il appela ceux qu'il voulait »

Mc 3,13-19.

En ce temps-là,  Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu'il voulait. Ils vinrent auprès de lui,
et il en institua douze pour qu'ils soient avec lui et pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle
avec le pouvoir d'expulser les démons.
Donc, il établit les Douze : Pierre – c'est le nom qu'il donna à Simon –,
Jacques, fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques – il leur donna le nom de « Boanerguès », c'est-à-dire : « Fils du tonnerre » –,
André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques, fils d'Alphée, Thaddée, Simon le Zélote,
et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Concile Vatican II
Constitution dogmatique sur l'Église, « Lumen Gentium », § 18-19

« Il appela ceux qu'il voulait »

Ce saint synode, à l'exemple du Concile Vatican I, enseigne avec lui et déclare que Jésus Christ, Pasteur éternel, a édifié la sainte Église en envoyant les apôtres comme lui-même avait été envoyé par le Père et a voulu que leurs successeurs, c'est-à-dire les évêques, soient dans son Église pasteurs jusqu'à la fin des temps. Et afin que l'épiscopat lui-même soit un et sans fissure, il a mis à la tête des autres apôtres le bienheureux Pierre qu'il a établi comme principe et fondement perpétuel autant que visible de l'unité de la foi et de la communion...

Le Seigneur Jésus, après avoir prié le Père, a appelé à lui ceux qu'il voulait et en a nommé douze qu'il prendrait avec lui et qu'il enverrait prêcher le Royaume de Dieu ; et ces apôtres il les a constitués en collège ou corps stable, à la tête duquel il a mis Pierre, choisi parmi eux. Il les a envoyés d'abord aux enfants d'Israël et puis à toutes les nations afin que, revêtus de son autorité, ils fassent de tous les peuples ses disciples, les sanctifient et les gouvernent. Ainsi ils propagent l'Église et, sous la conduite du Seigneur, ils en sont les ministres et les pasteurs, tous les jours jusqu'à la fin du monde. Ils ont été pleinement confirmés dans cette mission le jour de la Pentecôte selon la promesse du Seigneur : « Vous recevrez une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre ».

Les apôtres, donc, prêchant partout l'Évangile, qui a été accueilli par les auditeurs sous la motion du Saint-Esprit, ont rassemblé l'Église universelle que le Seigneur avait fondée dans les apôtres et qu'il avait édifiée sur le bienheureux Pierre, leur chef, Jésus Christ étant lui-même la suprême pierre angulaire. La mission divine confiée par le Christ aux apôtres durera jusqu'à la fin des temps, puisque l'Évangile qu'ils doivent prêcher est de tout temps pour l'Église le principe de sa vie entière.

Références bibliques : Jn 20,21 ; Mc 3,13-19 ; Mt 10,1-42 ; Lc 6,13 ; Jn 21,15-17 ; Rm 1,16 ; Mt 28,16-20 ; Mc 16,15 ; Lc 24,45-48 ; Jn 20,21-23 ; Mt 28,20 ; Ac 2,1-36 ; Ac 1,8 ; Mc 16,20 ; Ap 21,14 ; Mt 16,18 ; Ep 2, 20 ; Mt 28,20.







18 janvier 2018

Evangile du jour


Jeudi 18 janvier 2018

Le jeudi de la 2e semaine du temps ordinaire

Ste Marguerite de Hongrie, princesse et moniale († 1270), Bse Maria Teresa Fasce, abbesse o.s.a. (1881-1947)

Commentaire du jour
Saint Alphonse-Marie de Liguori : « Tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher »

Mc 3,7-12.

En ce temps-là, Jésus se retira avec ses disciples près de la mer, et une grande multitude de gens, venus de la Galilée, le suivirent.
De Judée, de Jérusalem, d'Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon vinrent aussi à lui une multitude de gens qui avaient entendu parler de ce qu'il faisait.
Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour que la foule ne l'écrase pas.
Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher.
Et lorsque les esprits impurs le voyaient, ils se jetaient à ses pieds et criaient : « Toi, tu es le Fils de Dieu ! »
Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787), évêque et docteur de l'Église
5ème Discours pour la neuvaine de Noël (trad. Éds Saint-Paul 1993, p. 76 rev.)

« Tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher »

« Dites à ceux qui ont le cœur troublé : Prenez courage et soyez sans crainte... Dieu viendra lui-même et vous sauvera » (Is 35,4). Cette prophétie s'est réalisée : qu'il me soit donc permis de m'écrier maintenant dans l'allégresse : Réjouissez-vous, enfants d'Adam, réjouissez-vous ; arrière tout découragement ! À la vue de votre faiblesse et de votre impuissance à résister à tant d'ennemis, « bannissez toute frayeur, Dieu lui-même viendra et vous sauvera ». Comment est-il venu lui-même, et vous a-t-il sauvés ? En vous donnant la force nécessaire pour affronter et surmonter tous les obstacles à votre salut. Et comment le Rédempteur vous a-t-il procuré cette force ? En se faisant faible, de fort et tout-puissant qu'il était ; il a pris sur lui notre faiblesse, et nous a communiqué sa force...

Dieu est tout-puissant : « Seigneur, s'écriait Isaïe, qui donc résisterait à la force de ton bras ? » (40,10)... Mais les blessures faites à l'homme par le péché l'avaient tellement affaibli qu'il était incapable de résister à ses ennemis. Qu'est-ce que le Verbe éternel, la Parole de Dieu, a fait ? De fort et tout-puissant, il s'est rendu faible ; il s'est revêtu de la faiblesse corporelle de l'homme pour procurer à l'homme par ses mérites la force d'âme nécessaire...; il s'est fait enfant... Enfin, au terme de sa vie, dans le jardin des Oliviers, il est chargé de liens, dont il ne peut pas se dégager. Dans le prétoire, il est attaché à la colonne pour être flagellé. Puis, la croix sur ses épaules, il tombe souvent sur le chemin, faute de forces. Cloué à la croix, il ne peut pas se délivrer... Sommes-nous faibles ? Mettons notre confiance en Jésus Christ et nous pourrons tout : « Je peux tout en Celui qui me rend fort » disait l'apôtre Paul (Ph 4,13). Je peux tout, non par mes propres forces, mais par celles que m'ont obtenues les mérites de mon Rédempteur.







17 janvier 2018

Evangile du jour


Mercredi 17 janvier 2018

Le mercredi de la 2e semaine du temps ordinaire

St Antoine, abbé (251-356), Ste Roseline, prieure (1263-1329)

Commentaire du jour
Sainte Gertrude d'Helfta : « On observait Jésus...pour l'accuser »

Mc 3,1-6.

En ce temps-là, Jésus entra de nouveau dans la synagogue ; il y avait là un homme dont la main était atrophiée.
On observait Jésus pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat. C'était afin de pouvoir l'accuser.
Il dit à l'homme qui avait la main atrophiée : « Lève-toi, viens au milieu. »
Et s'adressant aux autres : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de tuer ? » Mais eux se taisaient.
Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l'endurcissement de leurs cœurs, il dit à l'homme : « Étends la main. » Il l'étendit, et sa main redevint normale.
Une fois sortis, les pharisiens se réunirent en conseil avec les partisans d'Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Sainte Gertrude d'Helfta (1256-1301), moniale bénédictine
Les Exercices, n° 7, Tierce ; SC 127 (trad. SC p. 269 rev.)

« On observait Jésus...pour l'accuser »

À l'heure de la prière, mets-toi en présence de la paix et de l'amour... : ô paix de Dieu qui surpasses tout sentiment (Ph 4,7), plaisante et agréable, douce et préférable à tout, partout où tu pénètres règne une sécurité imperturbable. Toi seule as le pouvoir de mettre un frein à la colère du souverain ; tu ornes le trône du roi par la clémence ; tu illumines le royaume de la gloire par la pitié et la miséricorde. De grâce, prends en main ma cause, à moi le coupable et l'indigent... Voici que déjà le créancier se tient à la porte... il n'est pas prudent pour moi de lui parler, puisque je n'ai pas de quoi payer ma dette. Très doux Jésus, ma paix, combien de temps garderas-tu le silence ?... De grâce, maintenant du moins parle pour moi, disant ce mot charitable : « Moi, je la rachèterai ». Toi, tu es assurément le refuge de tous les pauvres. Tu ne passes auprès de personne sans lui donner le salut. Toi, jamais tu n'as laissé partir celui qui s'était réfugié près de toi, sans qu'il soit réconcilié...

De grâce, mon amour, mon Jésus, à cette heure de la journée tu as été flagellé pour moi, couronné d'épines, abreuvé pitoyablement de souffrances. Tu es mon vrai roi, hors de toi je ne connais personne. Tu t'es fait l'opprobre des hommes, abject et repoussant comme un lépreux (Is 53,3) jusqu'à ce que la Judée refuse de te reconnaître comme son roi (Jn 19,14-15). Par ta grâce, que moi au moins je te reconnaisse comme mon roi ! Mon Dieu, donne-moi cet innocent, si tendrement aimé, mon Jésus, qui pour moi « a payé » si pleinement « ce qu'il n'avait pas dérobé » (Ps 68,5) ; donne-le-moi pour être l'appui de mon âme. Que je le reçoive dans mon cœur ; que par l'amertume de ses douleurs et de sa Passion il réconforte mon esprit...







16 janvier 2018

Evangile du jour


Mardi 16 janvier 2018

Le mardi de la 2e semaine du temps ordinaire

St Marcel I, pape (30e) et martyr († 310), Bse Juana María Condesa Lluch, vierge et fond. (1862-1916)

Commentaire du jour
Benoît XVI: « Le maître du sabbat » : la libération apportée par le Christ

Mc 2,23-28.

Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé ; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis.
Les pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu'ils font le jour du sabbat ! Cela n'est pas permis. »
Et Jésus leur dit : « N'avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu'il fut dans le besoin et qu'il eut faim, lui-même et ceux qui l'accompagnaient ?
Au temps du grand prêtre Abiatar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l'offrande que nul n'a le droit de manger, sinon les prêtres, et il en donna aussi à ceux qui l'accompagnaient. »
Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat.
Voilà pourquoi le Fils de l'homme est maître, même du sabbat. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Benoît XVI, pape de 2005 à 2013
Exhortation apostolique « Sacramentum caritatis » §72 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana rev.)

« Le maître du sabbat » : la libération apportée par le Christ

La nouveauté radicale que l'eucharistie introduit dans la vie de l'homme s'est révélée à la conscience chrétienne dès les origines. Les fidèles ont immédiatement perçu l'influence profonde que la célébration eucharistique exerçait sur leur style de vie. Saint Ignace d'Antioche (?-v. 110) exprimait cette vérité en appelant les chrétiens « ceux qui sont venus à la nouvelle espérance » ; il les présentait comme ceux qui vivent « selon le dimanche ». Cette formule du grand martyr d'Antioche met clairement en lumière le lien entre la réalité eucharistique et l'existence chrétienne dans son caractère quotidien. L'habitude caractéristique des chrétiens de se réunir le premier jour après le sabbat pour célébrer la résurrection du Christ – selon le récit de saint Justin martyr (v. 100-160) – définit également une forme d'existence renouvelée par la rencontre avec le Christ.

La formule de saint Ignace – « vivre selon le dimanche » – souligne aussi la valeur de modèle que possède ce jour saint par rapport à tout autre jour de la semaine. En effet, il ne se distingue pas par la simple interruption des activités habituelles, comme une sorte de parenthèse dans le rythme normal des jours. Les chrétiens ont toujours ressenti ce jour comme le premier de la semaine, parce qu'en lui on fait mémoire de la nouveauté radicale apportée par le Christ. Le dimanche est donc le jour où le chrétien retrouve la forme eucharistique de son existence, selon laquelle il est appelé à vivre constamment. « Vivre selon le dimanche » signifie vivre dans la conscience de la libération apportée par le Christ et accomplir notre existence comme l'offrande de nous-mêmes à Dieu, pour que sa victoire se manifeste pleinement à tous les hommes à travers un comportement profondément renouvelé.







15 janvier 2018

Evangile du jour


Lundi 15 janvier 2018

Le lundi de la 2e semaine du temps ordinaire

St Arnold Janssen, prêtre et fondateur (1837-1909)

Commentaire du jour
Odes de Salomon : « L'Époux est avec eux »

Mc 2,18-22.

En ce temps-là, comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vint demander à Jésus : « Pourquoi, alors que les disciples de Jean et les disciples des Pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »
Jésus leur dit : « Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l'Époux est avec eux ? Tant qu'ils ont l'Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner.
Mais des jours viendront où l'Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront.
Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d'étoffe neuve ; autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu et la déchirure s'agrandit.
Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; car alors, le vin fera éclater les outres, et l'on perd à la fois le vin et les outres. À vin nouveau, outres neuves. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Odes de Salomon (texte chrétien hébraïque du début du 2e siècle)
N° 2 (trad. DDB 1981, p. 18)

« L'Époux est avec eux »

[Par le baptême] je revêts l'amour du Seigneur (Ga 3,27)... ,
il m'étreint.
Je n'aurais pas su aimer le Seigneur,
si lui-même ne m'avait aimé le premier.
Qui peut comprendre l'amour,
si ce n'est celui qui est aimé ?
J'étreins l'Aimé et mon âme l'aime.

Où est son repos,
là je me trouve (cf Ct 1,7).
Je ne serai plus un étranger ;
le Très-Haut est miséricordieux.
Je suis uni à lui,
car l'Époux a trouvé celui qu'il aime.

Parce que j'aime le Fils,
je deviens fils.
Oui, qui adhère à Celui qui ne meurt pas
sera lui-même immortel.
Celui qui se complaît en la Vie
sera vivant à son tour.

Tel est l'esprit du Seigneur
sans mensonge,
qui apprend aux hommes
à connaître ses voies.
Soyez sages, comprenez
et soyez vigilants. Alléluia !







14 janvier 2018

Evangile du jour


Dimanche 14 janvier 2018

Deuxième dimanche du temps ordinaire

Ste Ninon, vénérée en Géorgie († IVe siècle), Bx Pierre Donders, prêtre c.ss.r. (1809-1887)

Commentaire du jour
Basile de Séleucie : « Nous avons trouvé le Messie »

Jn 1,35-42.

En ce temps-là, Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples.
Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l'Agneau de Dieu. »
Les deux disciples entendirent ce qu'il disait, et ils suivirent Jésus.
Se retournant, Jésus vit qu'ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? »
Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C'était vers la dixième heure (environ quatre heures de l'après-midi).
André, le frère de Simon-Pierre, était l'un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus.
Il trouve d'abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ.
André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t'appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Basile de Séleucie (?-v. 468), évêque
Sermon à la louange de saint André, 4  ; PG 28,1105 (trad. Orval rev.)

« Nous avons trouvé le Messie »

Prenant Pierre avec lui, André conduit au Seigneur son frère selon la nature et le sang pour qu'il devienne disciple comme lui ; c'est le premier exploit d'André. Il fait croître le nombre des disciples ; il y introduit Pierre, en qui le Christ trouvera le chef de ses disciples. C'est si vrai que lorsque, plus tard, Pierre aura une conduite admirable, il la devra à ce qu'André avait semé. La louange adressée à l'un rejaillit également sur l'autre, car les biens de l'un appartiennent à l'autre, et l'un se glorifie des mérites de l'autre.

Quelle joie Pierre a procurée à tous lorsqu'il a répondu tout de suite à la question du Seigneur, rompant le silence embarrassé des disciples ! ... Pierre seul a prononcé ces paroles : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Mt 16,16). Il parlait au nom de tous ; en une phrase, il proclamait le Sauveur et son dessein de salut. Comme cette proclamation s'accorde bien avec celle d'André ! Les paroles qu'André avait dites à Pierre lorsqu'il l'avait conduit au Christ –- « Nous avons trouvé le Messie » — le Père céleste les confirme lorsqu'il les inspire lui-même à Pierre (Mt 16,17) : « Tu es le Messie, le Christ, le fils du Dieu vivant. »







13 janvier 2018

Evangile du jour


Samedi 13 janvier 2018

Le samedi de la 1re semaine du temps ordinaire

St Hilaire, évêque et docteur de l'église (v. 310-367), Bse Véronique Negroni, religieuse (1445-1497)

Commentaire du jour
Saint Alphonse-Marie de Liguori : « L'homme se leva et le suivit »

Mc 2,13-17.

En ce temps-là, Jésus sortit de nouveau le long de la mer ; toute la foule venait à lui, et il les enseignait.
En passant, il aperçut Lévi, fils d'Alphée, assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L'homme se leva et le suivit.
Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi, beaucoup de publicains (c'est-à-dire des collecteurs d'impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car ils étaient nombreux à le suivre.
Les scribes du groupe des pharisiens, voyant qu'il mangeait avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : « Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs ! »
Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787), évêque et docteur de l'Église
6e Discours pour la neuvaine de Noël (trad. Éds Saint-Paul 1993, p. 94 rev.)

« L'homme se leva et le suivit »

Mon bien-aimé Rédempteur, voici mon cœur, je te le donne tout entier ; il n'est plus à moi, il est à toi. En entrant dans le monde, tu as offert au Père Éternel, offert et donné toute ta volonté, comme tu nous l'apprends par la bouche de David : « Il est écrit de moi dans le rouleau du livre de la Loi, que je ferai ta volonté. C'est ce que j'ai toujours voulu, mon Dieu » (Ps 39,8-9). De même, mon bien-aimé Sauveur, je t'offre aujourd'hui toute ma volonté. Autrefois elle t'a été rebelle, c'est par elle que je t'offensais. Maintenant je regrette de tout mon cœur l'usage que j'en ai fait, toutes les fautes qui m'ont misérablement privé de ton amitié. Je m'en repens profondément, et cette volonté je te la consacre sans réserve.

« Seigneur, que veux-tu que je fasse ? » (Ac 22,10) Seigneur, dis-moi ce que tu demandes de moi : je suis prêt à faire tout ce que tu désires. Dispose de moi et de ce qui m'appartient comme il te plaira : j'accepte tout, je consens à tout. Je sais que tu cherches mon plus grand bien : « Je remets donc entièrement mon âme entre tes mains » (Ps 30,6). Par miséricorde, aide-la, conserve-la, fais qu'elle soit toujours à toi, et toute à toi, puisque « tu l'as rachetée, Seigneur, Dieu de vérité », au prix de ton sang (Ps 30,6).







12 janvier 2018

Evangile du jour


Vendredi 12 janvier 2018

Le vendredi de la 1re semaine du temps ordinaire

St Bernardo de Corleone, frère o.f.m. cap. (1605-1667), Ste Marguerite Bourgeoys, vierge et fond. (1620-1700)

Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome : « Voyant leur foi »

Mc 2,1-12.

Quelques jours après la guérison d'un lépreux, Jésus revint à Capharnaüm, et l'on apprit qu'il était à la maison.
Tant de monde s'y rassembla qu'il n'y avait plus de place, pas même devant la porte, et il leur annonçait la Parole.
Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes.
Comme ils ne peuvent l'approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, ils font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé.
Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. »
Or, il y avait quelques scribes, assis là, qui raisonnaient en eux-mêmes :
« Pourquoi celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? »
Percevant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu'ils se faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenez-vous de tels raisonnements ?
Qu'est-ce qui est le plus facile ? Dire à ce paralysé : "Tes péchés sont pardonnés", ou bien lui dire : "Lève-toi, prends ton brancard et marche" ?
Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre… – Jésus s'adressa au paralysé –
je te le dis, lève-toi, prends ton brancard, et rentre dans ta maison. »
Il se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient frappés de stupeur et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n'avons jamais rien vu de pareil. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies détachées, Sur le paralytique

« Voyant leur foi »

Ce paralytique avait foi en Jésus Christ. Ce qui le prouve c'est la manière dont on l'a présenté au Christ. On l'a descendu par le toit de la maison... Vous savez que les malades sont dans un abaissement si grand et de si mauvaise humeur, que souvent les bons offices qu'on leur rend les chagrinent sur leur lit... Mais ce paralytique est content d'être tiré de sa chambre et livré en spectacle au public, en traversant sur son grabat les places et les rues...

Ce paralytique ne souffre pas d'amour-propre. La foule entoure la maison où est le Sauveur, tous les passages sont fermés, l'entrée encombrée. Peu importe ! On l'introduira par le toit, il en est content : l'amour est tellement habile, la charité tellement ingénieuse ! « Celui qui cherche trouve ; à celui qui frappe, on ouvre la porte. » (Mt 7,8) Ce malade ne dira pas à ses amis qui le portent : « Qu'allez-vous faire ? Pourquoi tant de trouble ? Pourquoi cet empressement ? Attendons que la maison soit libre et que tout le monde soit parti. Alors nous pourrons nous présenter à Jésus laissé presque seul... » Non, le paralytique ne pense rien de semblable ; c'est une gloire pour lui que d'avoir un grand nombre de témoins de sa guérison.







11 janvier 2018

Evangile du jour


Jeudi 11 janvier 2018

Le jeudi de la 1re semaine du temps ordinaire

Saint Hortens de Césarée (2ème s.), évêque, St Thomas de Cori (I), prêtre o.f.m. (1655-1729)

Commentaire du jour
Saint Jean de la Croix : « Jésus étendit la main et le toucha »

Mc 1,40-45.

En ce temps-là, un lépreux vint auprès de Jésus ; il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. »
Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. »
À l'instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié.
Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt
en lui disant : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage. »
Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l'écart, dans des endroits déserts. De partout cependant on venait à lui.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Jean de la Croix (1542-1591), carme, docteur de l'Église
La Vive Flamme d'amour, strophe 2 (trad. Grégoire de Saint Joseph, Seuil 1947,1995, rev Tournay)

« Jésus étendit la main et le toucha »

Ô Vie divine, tu ne touches pas pour tuer, mais pour donner la vie ; tu ne blesses pas, sinon afin de guérir. Quand tu châties, tu touches légèrement, et cela suffit pour consumer le monde. Quand tu caresses, tu poses ta main fort à propos, la douceur de ta caresse n'a point de mesure. Ô Main divine, tu m'as blessé pour me guérir ; tu fais mourir en moi ce qui me prive de la vie de Dieu, en qui maintenant je me vois vivant. Et tu fais cela par ta grâce généreuse, moyennant la touche de celui qui est « la splendeur de ta gloire, la figure de ta substance » (He 1,3), ton Fils unique, ta Sagesse en qui « tu atteins puissamment d'un bout du monde à l'autre » (Sg 8,1). Lui, ton Fils unique, Main miséricordieuse du Père, il est la touche délicate avec laquelle tu m'as touché, blessé et brûlé intérieurement.

Ô touche délicate, Verbe Fils de Dieu, tu pénètres subtilement notre âme par la délicatesse de ton être divin ; tu la touches si délicatement que tu l'absorbes toute entière en toi, d'une manière si divine et si douce « qu'on n'en a jamais entendu parler en Canaan, qu'on ne l'a jamais vu au pays de Témân » (Ba 3,22). Ô touche délicate du Verbe, d'autant plus délicate à mon égard qu'ayant renversé les montagnes et brisé les rochers de la montagne de l'Horeb par l'ombre de ta puissance qui allait devant toi, tu t'es fait sentir si doucement, si fortement au prophète Élie « dans le délicat murmure de l'air » (1R 19,12). Comment es-tu brise légère et subtile ? Dis-moi comment tu touches si légèrement et si délicatement, ô Verbe, Fils de Dieu, toi qui es si puissant et si terrible ? Heureuse, mille fois heureuse l'âme que tu touches si délicatement ! ... « Tu les caches dans le secret de la face, c'est-à-dire ton Verbe, ton Fils, à l'abri du trouble des hommes. » (Ps 30,21)







10 janvier 2018

Evangile du jour


Mercredi 10 janvier 2018

Le mercredi de la 1re semaine du temps ordinaire

Ste Françoise de Sales Aviat, fondatrice (1844-1914), St Grégoire (frère de saint Basile le Grand), évêque

Commentaire du jour
Saint Augustin : « Dans un endroit désert, il priait »

Mc 1,29-39.

En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d'André.
Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade.
Jésus s'approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.
Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d'un mal ou possédés par des démons.
La ville entière se pressait à la porte.
Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu'ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l'aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait.
Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche.
Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. »
Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l'Évangile ; car c'est pour cela que je suis sorti. »
Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l'Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Discours sur le psaume 85, CCL 30, 1176

« Dans un endroit désert, il priait »

Dieu n'aurait pas pu faire aux hommes un plus grand don que son Verbe, sa Parole, par qui il a créé toutes choses. Il l'a fait leur chef, c'est-à-dire leur tête, et d'eux il fait ses membres (Ep 5,23.30), pour que lui il soit à la fois Fils de Dieu et Fils de l'homme : un seul Dieu avec le Père, un seul homme avec les hommes. Il nous a fait ce don pour qu'en parlant à Dieu dans la prière nous ne séparions pas de lui son Fils, et pour qu'en priant, le corps du Fils ne se sépare pas de son chef — pour que ce soit l'unique sauveur de son corps, notre Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, qui en même temps prie pour nous, prie en nous et est prié par nous.

Il prie pour nous comme notre prêtre, il prie en nous comme notre chef, la tête du corps, il est prié par nous comme notre Dieu. Reconnaissons donc nos paroles en lui et ses paroles en nous... Il n'a pas hésité à s'unir à nous. Toute la création lui est assujettie parce que toute la création a été faite par lui : « Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Par lui, tout s'est fait et rien de ce qui s'est fait ne s'est fait sans lui » (Jn 1,1s)... Mais par la suite, si dans les Écritures nous entendons la voix du même Christ gémissant, priant, confessant, n'hésitons pas à lui attribuer ces paroles. Que nous contemplions celui « qui était dans la condition de Dieu » prendre « la condition de serviteur, se faire semblable aux hommes et s'abaisser, en devenant obéissant jusqu'à mourir » (Ph 2,6s). Que nous l'entendions, suspendu sur la croix, faire sienne la prière d'un psaume... Nous prions le Christ donc dans sa condition de Dieu, et lui il prie dans sa condition de serviteur ; d'un côté, le Créateur, de l'autre, un homme uni à la création, formant un seul homme avec nous — la tête et le corps. Nous le prions donc, et nous prions par lui et en lui.







09 janvier 2018

Evangile du jour


Mardi 09 janvier 2018

Le mardi de la 1re semaine du temps ordinaire

Bse Alix Le Clerc, vierge et co-fondatrice (1576-1622), Bse Eurosia Fabris, « Mamma Rosa » (1866-1932)

Commentaire du jour
Catéchisme de l'Église catholique: « Es-tu venu pour nous perdre ? »

Mc 1,21-28.

Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, Jésus se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.
On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes.
Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier :
« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. »
Jésus l'interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. »
L'esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui.
Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. »
Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Catéchisme de l'Église catholique
§ 2851-2854

« Es-tu venu pour nous perdre ? »

« Mais délivre-nous du Mal » : dans cette demande du Notre Père, le Mal n'est pas une abstraction, mais il désigne une personne, Satan, le Mauvais, l'ange qui s'oppose à Dieu. Le « diable » (dia-bolos) est celui qui « se jette en travers » du dessein de Dieu et de son œuvre de salut accomplie dans le Christ. « Homicide dès l'origine, menteur et père du mensonge » (Jn 8,44), « le Satan, le séducteur du monde entier » (Ap 12,9), c'est par lui que le péché et la mort sont entrés dans le monde et c'est par sa défaite définitive que la création toute entière sera « libérée du péché et de la mort » (PE IV). « Nous le savons : l'homme qui est né de Dieu ne commet pas le péché ; le Fils qui est né de Dieu le protège et le Mauvais ne peut pas l'atteindre. Nous savons que nous appartenons à Dieu, alors que le monde entier est dominé par le Mauvais » (1Jn 5,18-19)...

La victoire sur le « prince de ce monde » (Jn 14,30) est acquise, une fois pour toutes, à l'heure où Jésus se livre librement à la mort pour nous donner sa vie. C'est le jugement de ce monde et le prince de ce monde est « jeté bas » (Jn 12,31). « Il se lance à la poursuite de la Femme », mais il n'a pas de prise sur elle : la nouvelle Ève, « pleine de grâce » de l'Esprit Saint, est libérée du péché et de la corruption de la mort... « Alors, furieux de dépit contre la Femme, il s'en va guerroyer contre le reste de ses enfants » (Ap 12,13.17). C'est pourquoi l'Esprit et l'Église prient : « Viens, Seigneur Jésus » (Ap 22,17.20) puisque sa venue nous délivrera du Mauvais.

En demandant d'être délivrés du Mauvais, nous prions également pour être libérés de tous les maux, présents, passés et futurs, dont il est l'auteur ou l'instigateur. Dans cette ultime demande, l'Église porte toute la détresse du monde devant le Père. Avec la délivrance des maux qui accablent l'humanité elle implore le don précieux de la paix et la grâce de l'attente persévérante du retour du Christ. En priant ainsi, elle anticipe dans l'humilité de la foi la récapitulation de tous et de tout en celui qui « détient la clef de la mort et de l'Hadès », « le Maître de tout, Il est, Il était et Il vient » (Ap 1,18.8)







08 janvier 2018

Evangile du jour


Lundi 08 janvier 2018

Fête du Baptême de Notre Seigneur
Fête du Baptême du Seigneur

St Lorenzo Giustiniani, patriarche de Venise (1381-1456), Bse Eurosia Fabris, mère de famille (1866-1932)

Commentaire du jour
Saint Jérôme : Le baptême de Jésus

Mc 1,7-11.

En ce temps-là, Jean le Baptiste proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m'abaisser pour défaire la courroie de ses sandales.
Moi, je vous ai baptisés avec de l'eau ; lui vous baptisera dans l'Esprit Saint. »
En ces jours-là, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain.
Et aussitôt, en remontant de l'eau, il vit les cieux se déchirer et l'Esprit descendre sur lui comme une colombe.
Il y eut une voix venant des cieux : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église
Homélies sur l'évangile de Marc 1C, SC 494 (trad. SC, rév.)

Le baptême de Jésus

« Et il fut baptisé dans le Jourdain par Jean. » Grande est sa miséricorde : celui qui n'avait pas commis de péché est baptisé comme un pécheur. Dans le baptême du Seigneur tous les péchés sont remis. Mais Il n'est qu'une sorte de préfiguration du baptême du Sauveur, car la vraie rémission des péchés est dans le sang du Christ, dans le mystère de la Trinité.

« Et ressortant de l'eau, il vit les cieux ouverts. » Tout cela est écrit pour nous. Donc avant de recevoir le baptême, nous avons les yeux fermés, nous ne voyons pas les réalités célestes.

« Il vit l'Esprit-Saint descendre comme une colombe et demeurer sur lui. Et il y eut une voix du haut du ciel : tu es mon Fils bien-aimé en qui j'ai mis toute ma faveur ». Nous voyons le mystère de la Trinité : Jésus est baptisé, l'Esprit-Saint descend sous l'apparence d'une colombe, le Père parle du haut du ciel.

« Il vit les cieux ouverts.» L'expression « il vit » montre que les autres n'avaient pas vu. Que l'on n'aille pas s'imaginer les cieux simplement et matériellement ouverts : nous-mêmes qui maintenant sommes en ce lieu, selon la diversité de nos mérites, nous voyons les cieux ouverts ou fermés. Une foi totale voit les cieux ouverts, mais une foi qui doute les voit fermés.

« Il vit les cieux ouverts, et l'Esprit comme une colombe descendre et demeurer sur lui. » (Jn 1,32) Voyez ce que dit l'Écriture : demeurer, c'est-à-dire ne pas s'en aller. Sur le Christ, l'Esprit-Saint est descendu et est demeuré ; tandis que sur les hommes, il descend mais ne demeure pas. En effet espérons-nous que l'Esprit-Saint demeure en nous quand nous haïssons notre frère ou que nous avons des pensées mauvaises ? Si donc nous avons de bonnes pensées, sachons que l'Esprit-Saint habite en nous, mais si nous en avons de mauvaises, c'est le signe que l'Esprit-Saint s'est retiré de nous. C'est pourquoi il est dit du Sauveur : « Celui sur qui tu verras l'Esprit Saint descendre et demeurer, c'est lui. » (Jn 1,33)







07 janvier 2018

Evangile du jour


Dimanche 07 janvier 2018

Épiphanie du Seigneur, Solennité
Solennité de l'Épiphanie du Seigneur

St Raymond de Peñafort, prêtre o.p. (1175-1275), St André Bessette, frère c.s.c. (1845-1937)

Commentaire du jour
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] : « Le Christ est notre paix : d'Israël et des païens il a fait un seul peuple ; par sa chair il a fait tomber le mur de la haine qui les séparait » (Ep 2,14)

Mt 2,1-12.

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem
et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l'orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »
En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui.
Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ.
Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète :
'Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël.' »
Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ;
puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, venez me l'annoncer pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »
Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l'étoile qu'ils avaient vue à l'orient les précédait, jusqu'à ce qu'elle vienne s'arrêter au-dessus de l'endroit où se trouvait l'enfant.
Quand ils virent l'étoile, ils se réjouirent d'une très grande joie.
Ils entrèrent dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l'Europe
Vie cachée et Epiphanie (trad. Source cachée, Cerf 1999, p. 245)

« Le Christ est notre paix : d'Israël et des païens il a fait un seul peuple ; par sa chair il a fait tomber le mur de la haine qui les séparait » (Ep 2,14)

Les personnes réunies autour de la crèche nous offrent déjà une image de l'Église et de son déploiement. Les représentants de l'ancienne lignée royale à qui était promis le Sauveur du monde et les représentants du peuple croyant font le lien entre l'ancienne et la nouvelle Alliance. Les rois du lointain Orient figurent les peuples païens qui devaient recevoir le salut de Juda (Jn 4,22). Ainsi, « l'Église issue des Juifs et des païens » est déjà présente ici.

À la crèche, les rois mages sont les représentants des chercheurs de Dieu de tous pays et de toutes nations. La grâce les a conduits avant même qu'ils n'appartiennent à l'Église visible. Un pur désir de la vérité les habitait, qui ne s'en tenait pas aux limites des enseignements et des traditions de leurs pays. Parce que Dieu est vérité et qu'il veut se laisser trouver par ceux qui le cherchent de tout leur cœur (Jr 29,13), l'étoile devait tôt ou tard briller aux yeux de ces sages pour leur indiquer le chemin vers la vérité. C'est ainsi qu'ils se sont retrouvés devant la Vérité faite homme, qu'ils se prosternent en l'adorant et déposent à ses pieds leur couronne car, comparées à elle, toutes les richesses du monde ne sont qu'un peu de poussière.







06 janvier 2018

Evangile du jour


Samedi 06 janvier 2018

Férie du temps de Noël (6 janv.)

St André Corsini, évêque (1302-1373), Ste Raphaëlle-Marie Porras Ayllon, fondatrice (1850-1925)

Commentaire du jour
Saint Léon le Grand : « Table des origines de Jésus Christ »

Lc 3,23-38.

Quand il commença, Jésus avait environ trente ans ; il était, à ce que l'on pensait, fils de Joseph, fils d'Éli,
fils de Matthate, fils de Lévi, fils de Melki, fils de Jannaï, fils de Joseph,
fils de Mattathias, fils d'Amos, fils de Nahoum, fils de Hesli, fils de Naggaï,
fils de Maath, fils de Mattathias, fils de Séméine, fils de Josek, fils de Joda,
fils de Joanane, fils de Résa, fils de Zorobabel, fils de Salathiel, fils de Néri,
fils de Melki, fils d'Addi, fils de Kosam, fils d'Elmadam, fils d'Er,
fils de Jésus, fils d'Éliézer, fils de Jorim, fils de Matthate, fils de Lévi,
fils de Syméon, fils de Juda, fils de Joseph, fils de Jonam, fils d'Éliakim,
fils de Méléa, fils de Menna, fils de Mattatha, fils de Natham, fils de David,
fils de Jessé, fils de Jobed, fils de Booz, fils de Sala, fils de Naassone,
fils d'Aminadab, fils d'Admine, fils d'Arni, fils d'Esrom, fils de Pharès, fils de Juda,
fils de Jacob, fils d'Isaac, fils d'Abraham, fils de Thara, fils de Nakor,
fils de Sérouk, fils de Ragaou, fils de Phalek, fils d'Éber, fils de Sala,
fils de Kaïnam, fils d'Arphaxad, fils de Sem, fils de Noé, fils de Lamek,
fils de Mathusalem, fils de Hénok, fils de Jareth, fils de Maléléel, fils de Kaïnam,
fils d'Énos, fils de Seth, fils d'Adam, fils de Dieu.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Léon le Grand (?-v. 461), pape et docteur de l'Église
Lettre 31 ; PL 54, 791 (trad. Orval)

« Table des origines de Jésus Christ »

Il ne sert à rien de dire que notre Seigneur, fils de la Vierge Marie, est vraiment homme, si on ne croit pas qu'il l'est de la manière que proclame l'Évangile. Lorsque Matthieu nous parle de la « généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham », il dessine, à partir de l'origine de l'humanité, la lignée des générations jusqu'à Joseph à qui Marie était fiancée. Luc, au contraire, remonte les degrés successifs pour aboutir au commencement du genre humain, et il montre ainsi que le premier et le dernier Adam sont de la même nature (3,23s).

Il était possible, certes, à la Toute-puissance du Fils de Dieu de se manifester pour l'instruction et la justification des hommes de la même manière qu'il était apparu aux patriarches et aux prophètes sous une forme charnelle ; par exemple, lorsqu'il luttait avec Jacob (Gn 32,25) ou qu'il engageait une conversation avec Abraham, acceptant le service de son hospitalité au point de prendre la nourriture qu'il lui présentait (Gn 18). Mais ces apparitions n'étaient que des signes, des images de l'homme dont elles annonçaient la réalité puisée aux racines de ces ancêtres.

Le mystère de notre rédemption, disposé dès avant le temps, depuis l'éternité, aucune image ne pouvait l'accomplir. L'Esprit n'était pas encore descendu en la Vierge, et la puissance du Très-Haut ne l'avait pas encore couverte de son ombre (Lc 1,35). La Sagesse ne s'était pas encore construit une demeure pour que le Verbe s'y incarne et que, la nature de Dieu et celle de l'esclave s'unissant en une seule personne, le Créateur du temps naisse dans le temps, et celui par qui tout a été fait soit engendré parmi toutes les créatures. Si l'homme nouveau ne s'était assimilé à la chair du péché et chargé de notre vieillesse, s'il n'avait daigné, lui, consubstantiel au Père, prendre substance de sa mère et assumer notre nature –- hormis le péché –, l'humanité serait maintenue prisonnière à la merci du démon, et nous ne pourrions jouir de la victoire triomphale du Christ, car elle aurait eu lieu en dehors de notre nature. C'est donc de l'admirable participation du Christ à notre nature que jaillit sur nous la lumière du sacrement de la régénération.







05 janvier 2018

Evangile du jour


Vendredi 05 janvier 2018

Férie du temps de Noël (5 janv.)

St Charles de Saint-André Houben, prêtre c.p. (1821-1893), Ste Genoveva Torres, vierge et fond. (1870-1956)

Commentaire du jour
Saint Romanos le Mélode : Jésus, Sauveur

Jn 1,43-51.

En ce temps-là, Jésus décida de partir pour la Galilée. Il trouve Philippe, et lui dit : « Suis-moi. »
Philippe était de Bethsaïde, le village d'André et de Pierre.
Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l'avons trouvé : c'est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. »
Nathanaël répliqua : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe répond : « Viens, et vois. »
Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n'y a pas de ruse en lui. »
Nathanaël lui demande : « D'où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t'appelle, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu. »
Nathanaël lui dit : « Rabbi, c'est toi le Fils de Dieu ! C'est toi le roi d'Israël ! »
Jésus reprend : « Je te dis que je t'ai vu sous le figuier, et c'est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. »
Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l'homme. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Romanos le Mélode (?-v. 560), compositeur d'hymnes
2e Hymne pour l'Épiphanie, § 15-18 (trad. SC 110, p. 289s. rev.)

Jésus, Sauveur

Levons tous les yeux vers le Seigneur qui est aux cieux, en nous écriant comme le prophète : « Celui qui a été vu sur la terre, celui-là est notre Dieu qui, par un effet de sa volonté, a conversé avec les hommes » (Ba 3,38)... Celui qui s'est montré aux prophètes sous diverses apparences, celui qu'Ézéchiel a contemplé sous un aspect d'homme sur un char de feu (1,26), et que Daniel a vu Fils d'homme et Ancien des jours, vieux et jeune à la fois (7,9.13), proclamant en lui un seul Seigneur, c'est lui qui est apparu et qui a tout illuminé.

Il a dissipé la nuit sinistre ; grâce à lui tout est midi. Sur le monde a resplendi la lumière sans soir, Jésus notre sauveur. Le pays de Zabulon est dans l'abondance et imite le paradis, car « le torrent des délices l'abreuve » (Ps 35,9) et sourd en lui un courant d'eau toujours vive... Dans la Galilée nous contemplons « la source d'eau vive » (v. 10), celui qui est apparu et qui a tout illuminé.

Moi aussi, je te verrai donc, Jésus, illuminer mon esprit et dire à mes pensées : « Vous qui avez toujours soif, venez à moi et buvez » (Jn 7,37). Arrose ce cœur humilié que ma course errante a brisé. Elle l'a consumé de faim et de soif : faim non de nourriture, soif non de boisson, mais d'écouter la parole de l'Esprit (Am 8,11)... C'est pourquoi il gémit tout bas, en attendant ton jugement, toi qui es apparu et qui as tout illuminé...

Donne-moi un signe clair, purifie mes fautes cachées, car mes blessures secrètes me minent... Je tombe à tes genoux, Sauveur, comme la femme avec des pertes de sang. Moi aussi, je saisis ta frange en disant : « Si seulement j'arrive à la toucher, je serai sauvé » (Mc 5,28). Ne rends pas vaine ma foi, toi le médecin des âmes ; je te trouverai pour mon salut, toi qui es apparu et qui as tout illuminé.







04 janvier 2018

Evangile du jour


Jeudi 04 janvier 2018

Férie du temps de Noël (4 janv.)

Ste Angèle (Angela) de Foligno, mystique (v. 1248-1309), Ste Elizabeth Ann Seton, fondatrice (1774-1821)

Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome : « Jésus posa son regard sur lui et dit : 'Tu t'appelleras Képha' (ce qui veut dire : Pierre) »

Jn 1,35-42.

En ce temps-là, Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples.
Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l'Agneau de Dieu. »
Les deux disciples entendirent ce qu'il disait, et ils suivirent Jésus.
Se retournant, Jésus vit qu'ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? »
Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C'était vers la dixième heure (environ quatre heures de l'après-midi).
André, le frère de Simon-Pierre, était l'un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus.
Il trouve d'abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ.
André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t'appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies sur l'évangile de Jean, n°19

« Jésus posa son regard sur lui et dit : 'Tu t'appelleras Képha' (ce qui veut dire : Pierre) »

« Tu es Simon, fils de Jean ; tu t'appelleras désormais Céphas, c'est-à-dire Pierre »... Voilà le nom que le Christ donne à Simon. Quant à Jacques et son frère, il les appellera « Fils du tonnerre » (Mc 3,17). Pourquoi ces changements de nom ? Pour montrer que lui, Jésus, est le même que celui qui avait établi l'ancienne alliance, qui avait déjà changé le nom d'Abram en Abraham, celui de Saraï en Sara, et celui de Jacob en Israël (Gn 17,5s ;32,29). Il avait aussi donné leur nom à plusieurs personnes au moment de leur naissance : Isaac, Samson, les enfants d'Isaïe et d'Osée...

Aujourd'hui, nous avons un nom bien supérieur à tous les autres ; c'est le nom de « chrétien » ; le nom qui fait de nous enfants de Dieu, amis de Dieu, un même corps avec lui. Y a-t-il un autre nom qui pourrait plus nous rendre ardents dans les vertus, nous remplir de zèle, nous pousser à faire le bien ? Gardons-nous bien de faire quoi que ce soit d'indigne de ce nom si grand et si beau, lié au nom de Jésus Christ lui-même. Ceux qui portent le nom d'un grand chef militaire ou d'un personnage illustre se considèrent honorés et font tout pour en rester dignes. Combien plus, nous qui tirons notre nom non d'un général ou d'un prince de cette terre, ni même d'un ange, mais du roi des anges, combien plus devons-nous être prêts à tout perdre, même notre vie, pour l'honneur de ce saint nom ?







03 janvier 2018

Evangile du jour


Mercredi 03 janvier 2018

Férie du temps de Noël (3 janv.)

Ste Geneviève, vierge à Paris (422-512), St Cyriaque Élie Chavara, prêtre de rite syro-malabar

Commentaire du jour
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] : « Voici l'Agneau de Dieu »

Jn 1,29-34.

En ce temps-là, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ;
c'est de lui que j'ai dit : L'homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était.
Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l'eau, c'est pour qu'il soit manifesté à Israël. »
Alors Jean rendit ce témoignage : « J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui.
Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau m'a dit : "Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l'Esprit Saint."
Moi, j'ai vu, et je rends témoignage : c'est lui le Fils de Dieu. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l'Europe
Les Noces de l'Agneau, 14/9/1940 (trad. Source cachée, Cerf 1999, p. 259)

« Voici l'Agneau de Dieu »

Dans l'Apocalypse, l'apôtre Jean voit « un Agneau ; il se tenait debout et il était comme immolé » (Ap 5,6)... Au bord du Jourdain, Jean le Baptiste avait désigné Jésus comme « l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». L'apôtre Jean avait alors compris cette parole, et il comprenait maintenant cette image. Celui qui marchait autrefois sur les bords du Jourdain et qui s'était maintenant montré à lui « en vêtement blanc, avec des yeux de flamme » et avec l'épée du juge, lui « le Premier et le Dernier » (Ap 1,13-17), il avait accompli en vérité tout ce qu'esquissaient en symbole les rites de l'ancienne Alliance.

Lorsque au jour le plus saint et le plus solennel de l'année le grand prêtre pénétrait dans le Saint des Saints, le lieu terriblement saint de la Présence divine, il avait pris auparavant deux boucs : l'un pour le charger des péchés du peuple afin qu'il les emporte au désert, l'autre pour asperger de son sang la tente et l'arche d'alliance (Lv 16). C'était le sacrifice pour le péché offert pour le peuple... Ensuite il sacrifiait un holocauste pour lui et pour tout le peuple et faisait brûler entièrement les restes de la victime d'expiation... C'était un jour solennel et saint que ce jour de la Réconciliation...

Mais qu'est-ce qui avait donc réalisé la réconciliation ? Ce n'était pas le sang des animaux immolés ni le grand prêtre de la descendance d'Aaron, comme saint Paul l'a dit dans sa lettre aux Hébreux (ch. 8-9). C'était l'ultime sacrifice de réconciliation, celui qui était préfiguré dans tous les sacrifices prescrits par la Loi, et c'était « le grand prêtre selon l'ordre de Melchisédech » (Ps 110,4)... Il était aussi le véritable Agneau pascal à cause duquel l'ange exterminateur passait son chemin devant les maisons des Hébreux alors qu'il frappait les Égyptiens (Ex 12,23). Le Seigneur lui-même l'avait donné à entendre à ses disciples quand il a mangé l'agneau pascal avec eux pour la dernière fois et s'est donné ensuite lui-même à eux en nourriture.







02 janvier 2018

Evangile du jour


Mardi 02 janvier 2018

Férie du temps de Noël (2 janv.)

St Basile le Grand, docteur de l'Église († 379), St Grégoire de Nazianze, docteur de l'Église († 389)

Commentaire du jour
Saint Grégoire le Grand : « Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas : c'est lui qui vient derrière moi »

Jn 1,19-28.

Voici le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? »
Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. »
Ils lui demandèrent : « Alors qu'en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. »
Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? »
Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. »
Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens.
Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? »
Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l'eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ;
c'est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. »
Cela s'est passé à Béthanie, de l'autre côté du Jourdain, à l'endroit où Jean baptisait.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélies sur l'Évangile, n°7 (trad. Le Barroux rev.)

« Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas : c'est lui qui vient derrière moi »

« Moi, je baptise dans l'eau ; mais au milieu de vous se trouve quelqu'un que vous ne connaissez pas. » Ce n'est pas dans l'esprit, mais dans l'eau que Jean baptise. Impuissant à pardonner les péchés, il lave par l'eau le corps des baptisés, mais ne lave pas l'esprit par le pardon. Pourquoi donc baptise-t-il, s'il ne remet pas les péchés par son baptême ? Pourquoi, sinon pour rester dans son rôle de précurseur ? De même qu'en naissant, il avait précédé le Seigneur qui allait naître, il précédait aussi, en baptisant, le Seigneur qui allait baptiser. Précurseur du Christ par sa prédication, il le devenait également en donnant un baptême qui était l'image du sacrement à venir.

Jean a annoncé un mystère lorsqu'il a déclaré que le Christ se tenait au milieu des hommes et qu'il ne leur était pas connu, puisque le Seigneur, quand il s'est montré dans la chair, était à la fois visible en son corps et invisible en sa majesté. Et Jean ajoute : « Celui qui vient après moi a passé devant moi » (Jn 1,15)... ; il explique les causes de la supériorité du Christ lorsqu'il précise : « Car il était avant moi », comme pour dire clairement : « S'il l'emporte sur moi, alors qu'il est né après moi, c'est que le temps de sa naissance ne le resserre pas dans des limites. Né d'une mère dans le temps, il est engendré par le Père hors du temps ».

Jean manifeste quel humble respect il lui doit, en poursuivant : « Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de sa sandale ». Il était de coutume chez les anciens que si quelqu'un refusait d'épouser une jeune fille qui lui était promise, il dénouait la sandale de celui à qui il revenait d'être son époux. Or le Christ ne s'est-il pas manifesté comme l'Époux de la sainte Église ?... Mais parce que les hommes ont pensé que Jean était le Christ — ce que Jean lui-même nie — il se déclare indigne de dénouer la courroie de sa sandale. C'est comme s'il disait clairement... : « Je ne m'arroge pas à tort le nom d'époux » (cf Jn 3,29).







01 janvier 2018

Evangile du jour


Lundi 01 janvier 2018

Solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu

Ste Marie, Mère de Dieu, St Vincent-Marie Strambi, évêque c.p. (1745-1824)

Commentaire du jour
Saint Amédée de Lausanne : « Marie retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur »

Lc 2,16-21.

En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d'aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.
Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant.
Et tous ceux qui entendirent s'étonnaient de ce que leur racontaient les bergers.
Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.
Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé.
Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l'enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l'ange lui avait donné avant sa conception.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Amédée de Lausanne (1108-1159), moine cistercien, puis évêque
4ème Homélie mariale (trad. Pain de Cîteaux rev. ; cf SC 72, p. 129s)

« Marie retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur »

En prenant dans ses bras pour la première fois son petit enfant, l'Emmanuel, Marie a discerné en lui une lumière incomparablement plus belle que le soleil, elle a ressenti un feu qu'aucune eau n'aurait pu éteindre. Elle a reçu, voilée par ce petit corps qui venait de naître d'elle, l'éclatante lumière qui illumine toute chose, et elle a mérité de porter dans ses bras le Verbe de Dieu qui porte tout ce qui existe (He 1,3). Comment ne serait-elle pas envahie par la connaissance de Dieu, comme par les eaux débordantes de la mer (Is 11,9), et ravie hors d'elle-même, emportée dans les hauteurs, dans une admirable contemplation ? Comment ne s'étonnerait-elle pas de se voir devenue mère, elle qui est vierge, et, toute joyeuse, de se voir devenue Mère de Dieu ? Elle comprend qu'en elle sont accomplis les promesses faites aux patriarches et les oracles des prophètes, les désirs de ses pères anciens qui l'attendaient de tous leurs vœux.

Elle voit que le Fils de Dieu lui est remis ; elle se réjouit de se voir confier le salut du monde. Elle entend le Seigneur Dieu lui dire au fond du cœur : « Je t'ai choisie parmi tout ce que j'ai créé ; je t'ai bénie entre toutes les femmes (Lc 1,42) ; je t'ai remis mon Fils entre les mains ; je t'ai confié mon Unique. N'aie pas peur d'allaiter celui que tu as enfanté, ni d'élever Celui que tu as mis au monde. Sache qu'Il n'est pas seulement ton Dieu, mais encore ton Fils. Il est mon Fils et il est ton Fils, mon Fils par la divinité, ton Fils par l'humanité qu'Il a assumée en toi. » Avec quelle affection et avec quel zèle, avec quelle humilité et quel respect, avec quel amour et quel dévouement Marie a répondu à cet appel ! Les hommes ne peuvent le savoir, mais Dieu le sait, Lui qui scrute les reins et les cœurs (Ps 7,10)... Heureuse celle à qui il a été donné d'élever Celui qui protège et nourrit tout, de porter Celui qui porte l'univers.