En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à enseigner au bord de la mer de Galilée. Une foule très nombreuse se rassembla auprès de lui, si bien qu'il monta dans une barque où il s'assit. Il était sur la mer, et toute la foule était près de la mer, sur le rivage. « Voici que le semeur est sorti pour semer. » La scène est d'actualité. Aujourd'hui le semeur divin sème encore sa semence à la volée. L'œuvre de salut continue de se réaliser, et le Seigneur veut se servir de nous ; il désire que nous, les chrétiens, nous ouvrions à son amour tous les chemins de la terre ; il nous invite à propager son message divin, par la doctrine et par l'exemple, jusqu'aux confins du monde. Il nous demande, à nous, citoyens de la société qu'est l'Église, et citoyens de la société civile, d'être chacun un autre Christ dans l'accomplissement fidèle de ses devoirs, en sanctifiant son travail professionnel et les obligations de son état. |
24 janvier 2018
Evangile du jour
23 janvier 2018
Evangile du jour
En ce temps-là, comme Jésus était dans une maison, arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler. Vous savez que quand nous sommes en état de grâce, Jésus demeure toujours dans notre cœur. Son grand désir est d'être tout pour nous. Il semble que ce soit un rêve trop beau pour être vrai que Jésus si Bon, si Puissant, si Tendre, veuille être notre frère, et cependant, c'est Lui-même qui nous le dit : « Quiconque fait la Volonté de mon Père qui est au Ciel, Je serai pour lui un frère, une sœur, une mère. » Ce sont les paroles mêmes de Jésus. |
22 janvier 2018
Evangile du jour
En ce temps-là, les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c'est par le chef des démons qu'il expulse les démons. » Les miracles du Christ étaient ordonnés à manifester sa divinité ; or celle-ci devait rester cachée aux démons, sinon le mystère de la Passion en aurait été empêché : « S'ils avaient connu le Seigneur de gloire, ils ne l'auraient pas crucifié » (1Co 2,8). Il semble donc que le Christ ne devait pas faire de miracle sur les démons... Pourtant, le prophète Zacharie avait prédit ces prodiges, en s'écriant : « J'ôterai du pays l'esprit impur » (Za 13,2). En effet, les miracles du Christ étaient des preuves en faveur de la foi qu'il enseignait. Or, par la puissance de sa divinité ne devait-il pas abolir dans les hommes qui allaient croire en lui le pouvoir des démons, selon le mot de saint Jean : « Maintenant, le Prince de ce monde est jeté dehors » ? (Jn 12,31) |
21 janvier 2018
Evangile du jour
Après l'arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l'Évangile de Dieu ; « Jésus leur dit : Venez à ma suite, et je vous ferai devenir pêcheurs d'hommes. » Heureuse mutation de la pêche : Simon et André sont la pêche de Jésus... Ces hommes sont assimilés à des poissons, pêchés par le Christ, avant d'aller eux-mêmes pêcher d'autres hommes. « Et aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. » Une foi véritable ne connaît pas de délai ; dès qu'ils l'ont entendu, ils ont cru, l'ont suivi et sont devenus pêcheurs. « Aussitôt, laissant leurs filets. » Je pense qu'à travers ces filets, ce sont tous les vices de la vie de ce monde qu'ils ont quittés... |
20 janvier 2018
Evangile du jour
En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu'il n'était même pas possible de manger. Tu m'es témoin, mon Dieu, que rien ne peut me satisfaire, que personne ne peut m'apaiser ; c'est toi seul, mon Dieu, que je désire contempler éternellement. Mais cela n'est pas possible tant que je serai dans ce corps mortel... En attendant, les livres saints seront mes guides, le miroir de ma vie ; et par-dessus tout, ton corps sacré sera mon remède et mon refuge. |
19 janvier 2018
Evangile du jour
En ce temps-là, Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu'il voulait. Ils vinrent auprès de lui, Ce saint synode, à l'exemple du Concile Vatican I, enseigne avec lui et déclare que Jésus Christ, Pasteur éternel, a édifié la sainte Église en envoyant les apôtres comme lui-même avait été envoyé par le Père et a voulu que leurs successeurs, c'est-à-dire les évêques, soient dans son Église pasteurs jusqu'à la fin des temps. Et afin que l'épiscopat lui-même soit un et sans fissure, il a mis à la tête des autres apôtres le bienheureux Pierre qu'il a établi comme principe et fondement perpétuel autant que visible de l'unité de la foi et de la communion... |
18 janvier 2018
Evangile du jour
En ce temps-là, Jésus se retira avec ses disciples près de la mer, et une grande multitude de gens, venus de la Galilée, le suivirent. « Dites à ceux qui ont le cœur troublé : Prenez courage et soyez sans crainte... Dieu viendra lui-même et vous sauvera » (Is 35,4). Cette prophétie s'est réalisée : qu'il me soit donc permis de m'écrier maintenant dans l'allégresse : Réjouissez-vous, enfants d'Adam, réjouissez-vous ; arrière tout découragement ! À la vue de votre faiblesse et de votre impuissance à résister à tant d'ennemis, « bannissez toute frayeur, Dieu lui-même viendra et vous sauvera ». Comment est-il venu lui-même, et vous a-t-il sauvés ? En vous donnant la force nécessaire pour affronter et surmonter tous les obstacles à votre salut. Et comment le Rédempteur vous a-t-il procuré cette force ? En se faisant faible, de fort et tout-puissant qu'il était ; il a pris sur lui notre faiblesse, et nous a communiqué sa force... |
17 janvier 2018
Evangile du jour
En ce temps-là, Jésus entra de nouveau dans la synagogue ; il y avait là un homme dont la main était atrophiée. À l'heure de la prière, mets-toi en présence de la paix et de l'amour... : ô paix de Dieu qui surpasses tout sentiment (Ph 4,7), plaisante et agréable, douce et préférable à tout, partout où tu pénètres règne une sécurité imperturbable. Toi seule as le pouvoir de mettre un frein à la colère du souverain ; tu ornes le trône du roi par la clémence ; tu illumines le royaume de la gloire par la pitié et la miséricorde. De grâce, prends en main ma cause, à moi le coupable et l'indigent... Voici que déjà le créancier se tient à la porte... il n'est pas prudent pour moi de lui parler, puisque je n'ai pas de quoi payer ma dette. Très doux Jésus, ma paix, combien de temps garderas-tu le silence ?... De grâce, maintenant du moins parle pour moi, disant ce mot charitable : « Moi, je la rachèterai ». Toi, tu es assurément le refuge de tous les pauvres. Tu ne passes auprès de personne sans lui donner le salut. Toi, jamais tu n'as laissé partir celui qui s'était réfugié près de toi, sans qu'il soit réconcilié... |
16 janvier 2018
Evangile du jour
Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé ; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. La nouveauté radicale que l'eucharistie introduit dans la vie de l'homme s'est révélée à la conscience chrétienne dès les origines. Les fidèles ont immédiatement perçu l'influence profonde que la célébration eucharistique exerçait sur leur style de vie. Saint Ignace d'Antioche (?-v. 110) exprimait cette vérité en appelant les chrétiens « ceux qui sont venus à la nouvelle espérance » ; il les présentait comme ceux qui vivent « selon le dimanche ». Cette formule du grand martyr d'Antioche met clairement en lumière le lien entre la réalité eucharistique et l'existence chrétienne dans son caractère quotidien. L'habitude caractéristique des chrétiens de se réunir le premier jour après le sabbat pour célébrer la résurrection du Christ – selon le récit de saint Justin martyr (v. 100-160) – définit également une forme d'existence renouvelée par la rencontre avec le Christ. |
15 janvier 2018
Evangile du jour
En ce temps-là, comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vint demander à Jésus : « Pourquoi, alors que les disciples de Jean et les disciples des Pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » [Par le baptême] je revêts l'amour du Seigneur (Ga 3,27)... , |
14 janvier 2018
Evangile du jour
En ce temps-là, Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples. Prenant Pierre avec lui, André conduit au Seigneur son frère selon la nature et le sang pour qu'il devienne disciple comme lui ; c'est le premier exploit d'André. Il fait croître le nombre des disciples ; il y introduit Pierre, en qui le Christ trouvera le chef de ses disciples. C'est si vrai que lorsque, plus tard, Pierre aura une conduite admirable, il la devra à ce qu'André avait semé. La louange adressée à l'un rejaillit également sur l'autre, car les biens de l'un appartiennent à l'autre, et l'un se glorifie des mérites de l'autre. |
13 janvier 2018
Evangile du jour
En ce temps-là, Jésus sortit de nouveau le long de la mer ; toute la foule venait à lui, et il les enseignait. Mon bien-aimé Rédempteur, voici mon cœur, je te le donne tout entier ; il n'est plus à moi, il est à toi. En entrant dans le monde, tu as offert au Père Éternel, offert et donné toute ta volonté, comme tu nous l'apprends par la bouche de David : « Il est écrit de moi dans le rouleau du livre de la Loi, que je ferai ta volonté. C'est ce que j'ai toujours voulu, mon Dieu » (Ps 39,8-9). De même, mon bien-aimé Sauveur, je t'offre aujourd'hui toute ma volonté. Autrefois elle t'a été rebelle, c'est par elle que je t'offensais. Maintenant je regrette de tout mon cœur l'usage que j'en ai fait, toutes les fautes qui m'ont misérablement privé de ton amitié. Je m'en repens profondément, et cette volonté je te la consacre sans réserve. |
12 janvier 2018
Evangile du jour
Quelques jours après la guérison d'un lépreux, Jésus revint à Capharnaüm, et l'on apprit qu'il était à la maison. Ce paralytique avait foi en Jésus Christ. Ce qui le prouve c'est la manière dont on l'a présenté au Christ. On l'a descendu par le toit de la maison... Vous savez que les malades sont dans un abaissement si grand et de si mauvaise humeur, que souvent les bons offices qu'on leur rend les chagrinent sur leur lit... Mais ce paralytique est content d'être tiré de sa chambre et livré en spectacle au public, en traversant sur son grabat les places et les rues... |
11 janvier 2018
Evangile du jour
En ce temps-là, un lépreux vint auprès de Jésus ; il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Ô Vie divine, tu ne touches pas pour tuer, mais pour donner la vie ; tu ne blesses pas, sinon afin de guérir. Quand tu châties, tu touches légèrement, et cela suffit pour consumer le monde. Quand tu caresses, tu poses ta main fort à propos, la douceur de ta caresse n'a point de mesure. Ô Main divine, tu m'as blessé pour me guérir ; tu fais mourir en moi ce qui me prive de la vie de Dieu, en qui maintenant je me vois vivant. Et tu fais cela par ta grâce généreuse, moyennant la touche de celui qui est « la splendeur de ta gloire, la figure de ta substance » (He 1,3), ton Fils unique, ta Sagesse en qui « tu atteins puissamment d'un bout du monde à l'autre » (Sg 8,1). Lui, ton Fils unique, Main miséricordieuse du Père, il est la touche délicate avec laquelle tu m'as touché, blessé et brûlé intérieurement. |
10 janvier 2018
Evangile du jour
En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d'André. Dieu n'aurait pas pu faire aux hommes un plus grand don que son Verbe, sa Parole, par qui il a créé toutes choses. Il l'a fait leur chef, c'est-à-dire leur tête, et d'eux il fait ses membres (Ep 5,23.30), pour que lui il soit à la fois Fils de Dieu et Fils de l'homme : un seul Dieu avec le Père, un seul homme avec les hommes. Il nous a fait ce don pour qu'en parlant à Dieu dans la prière nous ne séparions pas de lui son Fils, et pour qu'en priant, le corps du Fils ne se sépare pas de son chef — pour que ce soit l'unique sauveur de son corps, notre Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, qui en même temps prie pour nous, prie en nous et est prié par nous. |
09 janvier 2018
Evangile du jour
Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, Jésus se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. « Mais délivre-nous du Mal » : dans cette demande du Notre Père, le Mal n'est pas une abstraction, mais il désigne une personne, Satan, le Mauvais, l'ange qui s'oppose à Dieu. Le « diable » (dia-bolos) est celui qui « se jette en travers » du dessein de Dieu et de son œuvre de salut accomplie dans le Christ. « Homicide dès l'origine, menteur et père du mensonge » (Jn 8,44), « le Satan, le séducteur du monde entier » (Ap 12,9), c'est par lui que le péché et la mort sont entrés dans le monde et c'est par sa défaite définitive que la création toute entière sera « libérée du péché et de la mort » (PE IV). « Nous le savons : l'homme qui est né de Dieu ne commet pas le péché ; le Fils qui est né de Dieu le protège et le Mauvais ne peut pas l'atteindre. Nous savons que nous appartenons à Dieu, alors que le monde entier est dominé par le Mauvais » (1Jn 5,18-19)... |
08 janvier 2018
Evangile du jour
En ce temps-là, Jean le Baptiste proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m'abaisser pour défaire la courroie de ses sandales. « Et il fut baptisé dans le Jourdain par Jean. » Grande est sa miséricorde : celui qui n'avait pas commis de péché est baptisé comme un pécheur. Dans le baptême du Seigneur tous les péchés sont remis. Mais Il n'est qu'une sorte de préfiguration du baptême du Sauveur, car la vraie rémission des péchés est dans le sang du Christ, dans le mystère de la Trinité. |
07 janvier 2018
Evangile du jour
Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem Les personnes réunies autour de la crèche nous offrent déjà une image de l'Église et de son déploiement. Les représentants de l'ancienne lignée royale à qui était promis le Sauveur du monde et les représentants du peuple croyant font le lien entre l'ancienne et la nouvelle Alliance. Les rois du lointain Orient figurent les peuples païens qui devaient recevoir le salut de Juda (Jn 4,22). Ainsi, « l'Église issue des Juifs et des païens » est déjà présente ici. |
06 janvier 2018
Evangile du jour
Quand il commença, Jésus avait environ trente ans ; il était, à ce que l'on pensait, fils de Joseph, fils d'Éli, Il ne sert à rien de dire que notre Seigneur, fils de la Vierge Marie, est vraiment homme, si on ne croit pas qu'il l'est de la manière que proclame l'Évangile. Lorsque Matthieu nous parle de la « généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham », il dessine, à partir de l'origine de l'humanité, la lignée des générations jusqu'à Joseph à qui Marie était fiancée. Luc, au contraire, remonte les degrés successifs pour aboutir au commencement du genre humain, et il montre ainsi que le premier et le dernier Adam sont de la même nature (3,23s). |
05 janvier 2018
Evangile du jour
En ce temps-là, Jésus décida de partir pour la Galilée. Il trouve Philippe, et lui dit : « Suis-moi. » Levons tous les yeux vers le Seigneur qui est aux cieux, en nous écriant comme le prophète : « Celui qui a été vu sur la terre, celui-là est notre Dieu qui, par un effet de sa volonté, a conversé avec les hommes » (Ba 3,38)... Celui qui s'est montré aux prophètes sous diverses apparences, celui qu'Ézéchiel a contemplé sous un aspect d'homme sur un char de feu (1,26), et que Daniel a vu Fils d'homme et Ancien des jours, vieux et jeune à la fois (7,9.13), proclamant en lui un seul Seigneur, c'est lui qui est apparu et qui a tout illuminé. |
04 janvier 2018
Evangile du jour
En ce temps-là, Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples. « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t'appelleras désormais Céphas, c'est-à-dire Pierre »... Voilà le nom que le Christ donne à Simon. Quant à Jacques et son frère, il les appellera « Fils du tonnerre » (Mc 3,17). Pourquoi ces changements de nom ? Pour montrer que lui, Jésus, est le même que celui qui avait établi l'ancienne alliance, qui avait déjà changé le nom d'Abram en Abraham, celui de Saraï en Sara, et celui de Jacob en Israël (Gn 17,5s ;32,29). Il avait aussi donné leur nom à plusieurs personnes au moment de leur naissance : Isaac, Samson, les enfants d'Isaïe et d'Osée... |
03 janvier 2018
Evangile du jour
En ce temps-là, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; Dans l'Apocalypse, l'apôtre Jean voit « un Agneau ; il se tenait debout et il était comme immolé » (Ap 5,6)... Au bord du Jourdain, Jean le Baptiste avait désigné Jésus comme « l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». L'apôtre Jean avait alors compris cette parole, et il comprenait maintenant cette image. Celui qui marchait autrefois sur les bords du Jourdain et qui s'était maintenant montré à lui « en vêtement blanc, avec des yeux de flamme » et avec l'épée du juge, lui « le Premier et le Dernier » (Ap 1,13-17), il avait accompli en vérité tout ce qu'esquissaient en symbole les rites de l'ancienne Alliance. |
02 janvier 2018
Evangile du jour
Voici le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? » « Moi, je baptise dans l'eau ; mais au milieu de vous se trouve quelqu'un que vous ne connaissez pas. » Ce n'est pas dans l'esprit, mais dans l'eau que Jean baptise. Impuissant à pardonner les péchés, il lave par l'eau le corps des baptisés, mais ne lave pas l'esprit par le pardon. Pourquoi donc baptise-t-il, s'il ne remet pas les péchés par son baptême ? Pourquoi, sinon pour rester dans son rôle de précurseur ? De même qu'en naissant, il avait précédé le Seigneur qui allait naître, il précédait aussi, en baptisant, le Seigneur qui allait baptiser. Précurseur du Christ par sa prédication, il le devenait également en donnant un baptême qui était l'image du sacrement à venir. |
01 janvier 2018
Evangile du jour
En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d'aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. En prenant dans ses bras pour la première fois son petit enfant, l'Emmanuel, Marie a discerné en lui une lumière incomparablement plus belle que le soleil, elle a ressenti un feu qu'aucune eau n'aurait pu éteindre. Elle a reçu, voilée par ce petit corps qui venait de naître d'elle, l'éclatante lumière qui illumine toute chose, et elle a mérité de porter dans ses bras le Verbe de Dieu qui porte tout ce qui existe (He 1,3). Comment ne serait-elle pas envahie par la connaissance de Dieu, comme par les eaux débordantes de la mer (Is 11,9), et ravie hors d'elle-même, emportée dans les hauteurs, dans une admirable contemplation ? Comment ne s'étonnerait-elle pas de se voir devenue mère, elle qui est vierge, et, toute joyeuse, de se voir devenue Mère de Dieu ? Elle comprend qu'en elle sont accomplis les promesses faites aux patriarches et les oracles des prophètes, les désirs de ses pères anciens qui l'attendaient de tous leurs vœux. |