21 juin 2013

Evangile du jour


vendredi 21 juin 2013

Le vendredi de la 11e semaine du Temps Ordinaire

St Louis de Gonzague, Jésuite († 1591) - Mémoire

Commentaire du jour
Saint Ambroise : « Ne vous faites pas de trésors sur la terre...; faites-vous des trésors dans le ciel »

Mt 6,19-23.

Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et la rouille les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler.
Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où les mites et la rouille ne dévorent pas, où les voleurs ne percent pas les murs pour voler.
Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.
La lampe du corps, c'est l'œil. Donc, si ton œil est vraiment clair, ton corps tout entier sera dans la lumière ;
mais si ton œil est mauvais, ton corps tout entier sera plongé dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, quelles ténèbres y aura-t-il !



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Nabaoth le pauvre, 58 (trad. coll. Pères dans la foi n°4, DDB 1978, p. 51 rev.)

« Ne vous faites pas de trésors sur la terre...; faites-vous des trésors dans le ciel »

  Tu es le geôlier de tes biens et non leur propriétaire, toi qui enfouis ton or dans la terre (Mt 25,25) ; tu en es le serviteur et non le maître. Le Christ dit : « Là où est ton trésor, là aussi est ton cœur » ; en cet or, c'est donc ton cœur que tu as enterré. Vends plutôt ton or et achète le salut ; vends ce qui est minéral et acquiers le Royaume de Dieu ; vends le champ et rachète pour toi la vie éternelle.

En disant cela je dis la vérité, parce que je m'appuie sur la parole de celui qui est la Vérité : « Si tu veux être parfait, vends ce que tu possèdes et donne le prix aux pauvres ; tu te feras ainsi un trésor dans les cieux » (Mt 19,21). Ne t'attriste pas en entendant ces mots, de peur qu'il ne te soit dit la même parole qu'au jeune homme riche : « Qu'il est difficile à ceux qui possèdent des biens d'entrer dans le Royaume de Dieu » (v. 23). Plus même, lorsque tu lis cette phrase, considère que la mort peut t'arracher ces biens, que la violence de quelqu'un de puissant peut te les enlever. En fin de compte, tu n'auras visé qu'à des biens minuscules à la place de grandes richesses ; ce ne sont que des trésors de monnaie au lieu d'être des trésors de grâce. Par leur nature même, ils sont périssables au lieu de demeurer à jamais.  







20 juin 2013

Evangile du jour


jeudi 20 juin 2013

Le jeudi de la 11e semaine du Temps Ordinaire

St Silvère, pape et martyr (536-537), Bse Margaret Ball, veuve et martyre († 1584)

Commentaire du jour
Saint François d'Assise : Donne-nous aujourd'hui le pain de vie (Jn 6,35)

Mt 6,7-15.

Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait  : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens  : ils s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés.
Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l'ayez demandé.
Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié.
Que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.
Remets-nous nos dettes, comme nous les avons remises nous-mêmes à ceux qui nous devaient.
Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal.
Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi.
Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, à vous non plus votre Père ne pardonnera pas vos fautes. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint François d'Assise (1182-1226), fondateur des Frères mineurs
Notre Père paraphrasé (trad. Desbonnets et Vorreux, Documents, p. 143)

Donne-nous aujourd'hui le pain de vie (Jn 6,35)

« Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour »,
ton Fils bien-aimé, notre Seigneur Jésus Christ,
pour que nous puissions nous rappeler,
mieux comprendre et vénérer
l'amour qu'il a eu pour nous,
et tout ce qu'il a dit, fait et souffert pour nous.

« Pardonne-nous nos offenses »
par ta miséricorde inexprimable,
en vertu de la Passion de ton Fils bien-aimé,
par les mérites et par l'intercession de la Vierge Marie
et de tous tes élus.

« Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. »
Et ce que nous ne pardonnons pas pleinement,
toi, Seigneur, fais que nous le pardonnions pleinement ;
que nous aimions vraiment nos ennemis à cause de toi,
que nous arrivions à te prier sincèrement pour eux ;
qu'à personne nous ne rendions le mal pour le mal,
mais que nous tâchions de faire du bien à tous, en toi.

« Et ne nous soumets pas à la tentation »,
qu'elle soit manifeste ou sournoise,
soudaine, ou lancinante et prolongée.

« Mais délivre-nous du mal »,
passé, présent et futur. Amen !







19 juin 2013

Evangile du jour


mercredi 19 juin 2013

Le mercredi de la 11e semaine du Temps Ordinaire

St Romuald, fondateur des Camaldules († 1027), Ste Julienne (Giuliana) Falconieri, vierge (1270-1341), Bse Elena Aiello, vierge et fondatrice (1895-1961)

Commentaire du jour
Concile Vatican II: « Prie ton Père qui est présent dans le secret »

Mt 6,1-6.16-18.

Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n'y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.
Ainsi, quand tu fais l'aumône, ne fais pas sonner de la trompette devant toi, comme ceux qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense.
Mais toi, quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite,
afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra.
Et quand vous priez, ne soyez pas comme ceux qui se donnent en spectacle : quand ils font leurs prières, ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et les carrefours pour bien se montrer aux hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense.
Mais toi, quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra.
Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme ceux qui se donnent en spectacle : ils se composent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu'ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense.
Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;
ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Concile Vatican II
Constitution sur la Sainte Liturgie « Sacrosanctum Concilium », § 10-12

« Prie ton Père qui est présent dans le secret »

La liturgie est le sommet auquel tend l'action de l'Église, et en même temps la source d'où découle toute sa force intérieure... C'est de la liturgie et principalement de l'eucharistie, comme d'une source, que la grâce découle en nous et qu'on obtient avec le maximum d'efficacité cette sanctification des hommes dans le Christ et cette glorification de Dieu, que visent, comme leur fin, toutes les autres œuvres de l'Église.

Mais, pour obtenir cette pleine efficacité, il faut que les fidèles s'approchent de la sainte liturgie avec les dispositions d'une âme droite, qu'ils mettent en accord leur âme et leur voix, et qu'ils coopèrent à la grâce qui vient d'en haut pour ne pas recevoir cette grâce en vain (cf 2Co 6,1). C'est pourquoi les pasteurs ont le devoir de veiller non seulement à ce que dans l'action liturgique on observe les lois d'une célébration valide et licite, mais aussi à ce que les fidèles y participent de façon consciente, active et fructueuse.

Cependant, la vie spirituelle n'est pas enfermée dans la participation à la seule liturgie. Car si le chrétien est appelé à prier en commun, il doit aussi « entrer dans sa chambre pour prier le Père dans le secret » et même, enseigne l'apôtre Paul, il doit « prier sans relâche » (1Th 5,17). Et l'apôtre nous enseigne aussi à « toujours porter dans notre corps la mort de Jésus, pour que la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre corps » (2Co 4,10-11). C'est pourquoi dans le sacrifice de la messe nous demandons au Seigneur « qu'ayant accueilli l'oblation de l'offrande spirituelle », il fasse pour lui « de nous-mêmes une éternelle offrande » (cf prière eucharistique III).







18 juin 2013

Evangile du jour


mardi 18 juin 2013

Le mardi de la 11e semaine du Temps Ordinaire

St Marc et St Marcellien, martyrs († v. 304), St Léonce de Tripoli, soldat et martyr († v. 304), Bse Osanna Andreasi, tertiaire dominicaine (1449-1505)

Commentaire du jour
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus : L'amour des ennemis

Mt 5,43-48.

Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : " Vous avez appris qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.
Eh bien moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent,
afin d'être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Les publicains eux-mêmes n'en font-ils pas autant ?
Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n'en font-ils pas autant ?
Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), carmélite, docteur de l'Église
Manuscrit autobiographique C 13 v°-14 r°

L'amour des ennemis

      Il se trouve dans la communauté une sœur qui a le talent de
me déplaire en toutes choses ; ses manières, ses paroles, son caractère
me semblaient très désagréables. Cependant c'est une sainte religieuse
qui doit être très agréable au bon Dieu ; aussi ne voulant pas céder à
l'antipathie naturelle que j'éprouvais, je me suis dit que la charité ne
devait pas consister dans les sentiments, mais dans les œuvres. Alors je
me suis appliquée à faire pour cette sœur ce que j'aurais fait pour la
personne que j'aime le plus. À chaque fois que je la rencontrais je priais
le bon Dieu pour elle, lui offrant toutes ses vertus et ses mérites. Je
sentais bien que cela faisait plaisir à Jésus, car il n'est pas d'artiste
qui n'aime à recevoir des louanges de ses œuvres, et Jésus, l'artiste
des âmes, est heureux lorsqu'on ne s'arrête pas à l'extérieur mais que,
pénétrant jusqu'au sanctuaire intime qu'il s'est choisi pour demeure, on
en admire la beauté.

      Je ne me contentais pas de prier beaucoup pour la sœur qui me
donnait tant de combats, je tâchais de lui rendre tous les services
possibles et quand j'avais la tentation de lui répondre d'une façon
désagréable, je me contentais de lui faire mon plus aimable sourire et je
tâchais de détourner la conversation... Souvent aussi..., ayant quelques
rapports d'emploi avec cette sœur, lorsque mes combats étaient trop
violents, je m'enfuyais comme un déserteur. Comme elle ignorait absolument
ce que je sentais pour elle, jamais elle n'a soupçonné les motifs de ma
conduite et demeure persuadée que son caractère m'est agréable. Un jour
à la récréation, elle me dit à peu près ces paroles d'un air très
content : « Voudriez-vous me dire, ma sœur Thérèse de l'Enfant Jésus,
ce qui vous attire tant vers moi, à chaque fois que vous me regardez, je
vous vois sourire ? » Ah, ce qui m'attirait, c'était Jésus caché au
fond de son âme. Jésus qui rend doux ce qu'il y a de plus amer.







17 juin 2013

Evangile du jour


lundi 17 juin 2013

Le lundi de la 11e semaine du Temps Ordinaire

Bx Marie-Joseph Cassant, moine cistercien († 1903), St Hervé, ermite en Bretagne (VIe s.), St Avit, abbé de Micy-Saint Mesmin († v. 530)

Commentaire du jour
Dorothée de Gaza : « Moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant »

Mt 5,38-42.

Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Vous avez appris qu'il a été dit : œil pour œil, dent pour dent.
Eh bien moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu'un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l'autre.
Et si quelqu'un veut te faire un procès et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.
Et si quelqu'un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui.
Donne à qui te demande ; ne te détourne pas de celui qui veut t'emprunter.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Dorothée de Gaza (v. 500-?), moine en Palestine
Instructions, n° 1, 6-8 ; SC 92 (trad. SC p. 155 rev.)

« Moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant »

      La Loi disait : « Oeil pour œil, dent pour dent » (Ex
21,24). Mais le Seigneur exhorte non seulement à recevoir avec patience le
coup de celui qui nous gifle, mais encore à lui présenter humblement
l'autre joue. Car le but de la Loi était de nous apprendre à ne pas faire
ce que nous ne voulions pas souffrir. Elle nous empêchait donc de faire le
mal par la peur de souffrir. Mais ce qui est demandé maintenant, c'est de
rejeter la haine, l'amour du plaisir, l'amour de la gloire et les autres
tendances mauvaises...

      Le Christ nous apprend par les saints commandements comment
être purifiés de nos passions, afin qu'elles ne nous fassent plus
retomber dans les mêmes péchés. Il nous montre la cause qui fait aller
jusqu'au mépris et à la transgression des préceptes de Dieu ; il nous en
fournit ainsi le remède pour que nous puissions obéir et être sauvés.

      Quel est donc ce remède et quelle est la cause de ce
mépris ? Écoutez ce que dit notre Seigneur lui-même : « Apprenez de
moi que je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour
vos âmes » (Mt 11,29). Voici que brièvement, d'une seule parole, il nous
montre la racine et la cause de tous les maux, avec son remède, source de
tous les biens. Il nous montre que c'est l'élèvement du cœur qui nous a
fait tomber, et qu'il est impossible d'obtenir miséricorde sinon par la
disposition contraire, qui est l'humilité. De fait, l'élèvement engendre
le mépris et la désobéissance qui mène à la mort, tandis que
l'humilité engendre l'obéissance et le salut des âmes : j'entends
l'humilité véritable, non pas un abaissement tout en paroles et en
attitudes, mais une disposition vraiment humble, dans l'intime du cœur et
de l'esprit. C'est pourquoi le Seigneur dit : « Je suis doux et humble
de cœur ». Que celui qui veut trouver le vrai repos pour son âme
apprenne donc l'humilité.







16 juin 2013

Evangile du jour


dimanche 16 juin 2013

Onzième dimanche du temps ordinaire

St Jean-François Régis, prêtre s.j. (1597-1640)

Commentaire du jour
Saint Ambroise : « Ta foi t'a sauvée. Va en paix »

Lc 7,36-50.8,1-3.

Un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table.
Survint une femme de la ville, une pécheresse. Elle avait appris que Jésus mangeait chez le pharisien, et elle apportait un vase précieux plein de parfum.
Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, à ses pieds, et ses larmes mouillaient les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et y versait le parfum.
En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu'elle est : une pécheresse. »
Jésus prit la parole : « Simon, j'ai quelque chose à te dire. - Parle, Maître. »
Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d'argent, l'autre cinquante.
Comme ni l'un ni l'autre ne pouvait rembourser, il remit à tous deux leur dette. Lequel des deux l'aimera davantage ? »
Simon répondit : « C'est celui à qui il a remis davantage, il me semble. - Tu as raison », lui dit Jésus.
Il se tourna vers la femme, en disant à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré chez toi, et tu ne m'as pas versé d'eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux.
Tu ne m'as pas embrassé ; elle, depuis son entrée, elle n'a pas cessé d'embrasser mes pieds.
Tu ne m'as pas versé de parfum sur la tête ; elle, elle m'a versé un parfum précieux sur les pieds.
Je te le dis : si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c'est à cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d'amour. »
Puis il s'adressa à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. »
Les invités se dirent : « Qui est cet homme, qui va jusqu'à pardonner les péchés ? »
Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t'a sauvée. Va en paix ! »
Ensuite Jésus passait à travers villes et villages, proclamant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l'accompagnaient,
ainsi que des femmes qu'il avait délivrées d'esprits mauvais et guéries de leurs maladies : Marie, appelée Madeleine (qui avait été libérée de sept démons),
Jeanne, femme de Kouza, l'intendant d'Hérode, Suzanne, et beaucoup d'autres, qui les aidaient de leurs ressources.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
La Pénitence, II, 8 ; SC 179 (trad. SC p. 175)

« Ta foi t'a sauvée. Va en paix »

       « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de
médecin, mais les malades » (Mt 9,12). Montre donc au médecin ta
blessure, de façon à pouvoir être guéri. Même si tu ne la montres pas,
il la connaît, mais il exige de toi que tu lui fasses entendre ta voix.
Nettoie tes plaies avec tes larmes. C'est ainsi que cette femme dont parle
l'Évangile s'est débarrassée de son péché et de la mauvaise odeur de
son égarement ; c'est ainsi qu'elle s'est purifiée de sa faute, en
lavant les pieds de Jésus avec ses larmes.

      Puisses-tu me réserver à moi aussi, Jésus, le soin de laver
tes pieds, que tu as salis tandis que tu marchais en moi !... Mais où
trouverai-je l'eau vive avec laquelle je pourrai laver tes pieds ? Si je
n'ai pas d'eau, j'ai mes larmes. Fais qu'en lavant tes pieds avec elles, je
puisse me purifier moi-même ! Comment faire en sorte que tu dises de
moi : « Ses nombreux péchés lui sont remis, parce qu'il a beaucoup
aimé » ? J'avoue que ma dette est considérable et qu'il m'a été
« remis davantage », à moi qui ai été arraché au bruit des querelles
de la place publique et aux responsabilités du gouvernement pour être
appelé au sacerdoce. Je crains, par conséquent, d'être considéré comme
un ingrat si j'aime moins, alors qu'il m'a été remis davantage.

      Je ne peux pas comparer à n'importe qui cette femme qui, à
juste titre, a été préférée au pharisien Simon qui recevait le
Seigneur à déjeuner. Cependant, à tous ceux qui veulent mériter le
pardon, elle dispense un enseignement en baisant les pieds du Christ, en
les lavant avec ses larmes, en les essuyant avec ses cheveux, en les
oignant avec du parfum... Si nous ne pouvons pas l'égaler, le Seigneur
Jésus sait venir en aide aux faibles. Là où il n'y a personne qui sache
préparer un repas, amener du parfum, apporter avec soi une fontaine d'eau
vive (Jn 4,10), il vient lui-même.







15 juin 2013

Evangile du jour


samedi 15 juin 2013

Le samedi de la 10e semaine du Temps Ordinaire

Ste Germaine Cousin, vierge (1579-1601), Bse Albertina Berkenbrock, vierge et martyre

Commentaire du jour
Saint [Padre] Pio de Pietrelcina : « Que votre oui soit oui » (Jc 5,12)

Mt 5,33-37.

Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : " Vous avez encore appris qu'il a été dit aux anciens : Tu ne feras pas de faux serments, mais tu t'acquitteras de tes serments envers le Seigneur.
Eh bien moi, je vous dis de ne faire aucun serment, ni par le ciel, car c'est le trône de Dieu,
ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Cité du grand Roi.
Et tu ne jureras pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir.
Quand vous dites 'oui', que ce soit un 'oui', quand vous dites 'non', que ce soit un 'non'. Tout ce qui est en plus vient du Mauvais.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968), capucin
FSI 32, FM 167, Ep 3, 564 (trad. Une pensée, Médiaspaul, p. 51-52)

« Que votre oui soit oui » (Jc 5,12)

      Tu ne sais pas ce que l'obéissance est capable de produire :
par un oui, par un seul oui — « Qu'il me soit fait selon ta parole »
— Marie devient la mère du Très-Haut. Ce faisant elle se déclarait sa
servante (Lc 1,38) mais gardait intacte sa virginité qui était si chère
à Dieu et à ses propres yeux. Par ce oui de Marie le monde obtient le
salut, l'humanité est rachetée. Alors, tâchons nous aussi de faire la
volonté de Dieu et de toujours dire oui au Seigneur...

      Que Marie fasse fleurir en ton âme des vertus toujours
nouvelles et qu'elle veille sur toi. Elle est la mer qu'il faut traverser
pour parvenir aux rivages des splendeurs de l'aurore éternelle ; reste
donc toujours près d'elle...

      Prends appui sur la croix du Christ, à l'exemple de Marie. Tu
y trouveras un grand réconfort. Marie est restée, debout, aux pieds de
son fils crucifié (Jn 19,25). Jamais Jésus ne l'a autant aimée qu'en ce
moment de souffrance inexprimable.







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14 juin 2013

Evangile du jour


vendredi 14 juin 2013

Le vendredi de la 10e semaine du Temps Ordinaire

St Élisée, prophète succ. d'Elie (IXe av. JC), St Méthode, patriarche de Constantinople (790-847)

Commentaire du jour
Tertullien : Là où deux sont réunis, le Christ est présent

Mt 5,27-32.

Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : " Vous avez appris qu'il a été dit : Tu ne commettras pas d'adultère.
Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme et la désire a déjà commis l'adultère avec elle dans son cœur.
Si ton œil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi : car c'est ton intérêt de perdre un de tes membres, et que ton corps tout entier ne soit pas jeté dans la géhenne.
Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi : car c'est ton intérêt de perdre un de tes membres, et que ton corps tout entier ne s'en aille pas dans la géhenne.
Il a été dit encore : Si quelqu'un renvoie sa femme, qu'il lui donne un acte de répudiation.
Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d'union illégitime, la pousse à l'adultère ; et si quelqu'un épouse une femme renvoyée, il est adultère.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Tertullien (v. 155-v. 220), théologien
À son épouse, II, 9 (trad. Genoude rev. ; cf SC 273)

Là où deux sont réunis, le Christ est présent

      Où trouver des paroles pour exprimer toute l'excellence et le
bonheur d'un mariage chrétien ? L'Église en dresse le contrat, l'offrande
eucharistique le confirme, la bénédiction y met le sceau, les anges qui
en sont témoins l'enregistrent, et le Père des cieux le ratifie. Quelle
alliance douce et sainte que celle de deux fidèles portant le même joug
(Mt 11,29), réunis dans la même espérance, dans le même désir, dans la
même discipline, dans le même service ! Tous deux sont enfants d'un même
Père, serviteurs du même maître..., ne forment qu'une seule chair (Mt
19,5), qu'un seul esprit. Ils prient ensemble, ils adorent ensemble, ils
jeûnent ensemble, s'enseignant l'un l'autre, s'encourageant l'un l'autre,
se supportant l'un l'autre.

      Vous les rencontrez ensemble à l'église, ensemble au banquet
divin. Ils partagent également la pauvreté et l'abondance, les
persécutions ou les consolations. Entre eux aucun secret, aucun
faux-fuyant : confiance inviolable, empressement réciproque, aucun sujet
de peine. Ils n'ont pas à se cacher l'un de l'autre pour visiter les
malades, pour assister les indigents ; leur aumône est sans disputes,
leurs sacrifices sans scrupules, l'observance de leurs devoirs quotidiens
sans entraves. Chez eux pas de signes de croix furtifs, de salutations
inquiètes, d'actions de grâces muettes. De leurs bouches, libres comme
leurs cœurs, s'élancent des hymnes et des cantiques ; leur unique
rivalité, c'est à qui célébrera le mieux les louanges du Seigneur. Le
Christ se réjouit de cette union ; à de tels époux il envoie sa paix. «
Là où deux sont réunis », il est présent lui aussi (Mt 18,20) ; et là
où il est présent, l'ennemi de notre salut ne trouve pas de place.







13 juin 2013

Evangile du jour


jeudi 13 juin 2013

Le jeudi de la 10e semaine du Temps Ordinaire

St Antoine de Padoue, prêtre o.f.m. et docteur de l'Église

Commentaire du jour
Benoît XVI: « Va d'abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande »

Mt 5,20-26.

Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Je vous le déclare : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux.
Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu'un commet un meurtre, il en répondra au tribunal.
Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal. Si quelqu'un insulte son frère, il en répondra au grand conseil. Si quelqu'un maudit son frère, il sera passible de la géhenne de feu.
Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l'autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande.
Accorde-toi vite avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu'on ne te jette en prison.
Amen, je te le dis : tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier sou.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Benoît XVI, pape de 2005 à 2013
Homélie du 29/05/2005 au Congrès eucharistique de Bari (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Va d'abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande »

C'est l'unique et même Christ qui est présent dans le pain
eucharistique en tout lieu de la terre. Cela signifie que nous ne pouvons
le rencontrer qu'avec tous les autres. Nous ne pouvons le recevoir que dans
l'unité. N'est-ce pas ce que nous a dit l'apôtre Paul...? Écrivant aux
Corinthiens, il affirme : « Puisqu'il y a un seul pain, à plusieurs nous
sommes un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain » (1Co
10,17). La conséquence est claire : nous ne pouvons pas communier avec le
Seigneur, si nous ne communions pas entre nous. Si nous voulons nous
présenter à lui, nous devons également nous mettre en mouvement pour
aller à la rencontre les uns des autres. C'est pourquoi il faut apprendre
la grande leçon du pardon : ne pas laisser notre âme être rongée par le
ressentiment, mais ouvrir notre cœur à la magnanimité de l'écoute de
l'autre, ouvrir notre cœur à la compréhension de l'autre...
L'eucharistie, répétons-le, est le sacrement de l'unité. Mais
malheureusement, les chrétiens sont divisés, précisément dans le
sacrement de l'unité. Soutenus par l'eucharistie, nous devons d'autant
plus nous sentir incités à tendre de toutes nos forces à cette pleine
unité que le Christ a ardemment souhaitée au Cénacle (Jn 17,21-22)... Je
voudrais réaffirmer ma volonté de prendre l'engagement fondamental
d'œuvrer avec toute mon énergie à la reconstruction de l'unité pleine
et visible de tous les disciples du Christ. Je suis conscient que les
manifestations de bons sentiments ne suffisent pas pour cela. Il faut des
gestes concrets qui entrent dans les âmes et qui secouent les consciences,
sollicitant chacun à cette conversion intérieure qui est le présupposé
de tout progrès sur la route de l'œcuménisme.







12 juin 2013

Evangile du jour


mercredi 12 juin 2013

Le mercredi de la 10e semaine du Temps Ordinaire

St Léon III, pape (96e) de 795 à 816, Bse Marie-Candide de l'Eucharistie, carmélite (1884-1949), Bse Antonia Maria Verna, vierge et fondatrice

Commentaire du jour
Saint Jérôme : Le Christ, accomplissement de la Loi et des prophètes

Mt 5,17-19.

Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas une lettre, pas un seul petit trait ne disparaîtra de la Loi jusqu'à ce que tout se réalise.
Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des cieux.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église
Homélies sur l'évangile de Marc, n°9, 8 ; SC 494 (trad. cf SC p. 171)

Le Christ, accomplissement de la Loi et des prophètes

  Quand je lis l'Évangile et que j'y vois des témoignages tirés de
la Loi ou des prophètes, je ne considère que le Christ. Je n'ai vu
Moïse, je n'ai vu les prophètes, qu'avec l'intention de comprendre ce
qu'ils disent du Christ. Car enfin quand j'arrive à la splendeur du Christ
et que j'aperçois en quelque sorte la lumière resplendissante du soleil
éclatant, je ne peux pas voir la lumière d'une lampe. Si on allume une
lampe en plein jour, peut-elle éclairer ? Quand le soleil se lève, la
lumière de la lampe est invisible. De même, quand le Christ est présent,
la Loi et les prophètes disparaissent totalement. Je ne critique pas la
Loi et des prophètes ; au contraire, je les loue car ils annoncent le
Christ. Mais quand je lis la Loi et les prophètes, mon but n'est pas de
m'en tenir à la Loi et aux prophètes, mais, par la Loi et les prophètes,
de parvenir jusqu'au Christ.   







11 juin 2013

Nbc

Evangile du jour


mardi 11 juin 2013

Saint Barnabé, Apôtre, mémoire

St Barnabé, apôtre (Ier s.), St Jean de Saint-Facond, prêtre o.e.s.a. († 1479), Bse Hildegard Freund Burjan, fondatrice († 1933)

Commentaire du jour
Concile Vatican II: « Proclamez que le Royaume des cieux est tout proche »

Mt 10,7-13.

Jésus disait aux douze Apôtres : " Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement.
Ne vous procurez ni or ni argent, ni petite monnaie pour en garder sur vous ;
ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. Car le travailleur mérite sa nourriture.
Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez chez lui jusqu'à votre départ.
En entrant dans la maison, saluez ceux qui l'habitent. Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle.
Si elle n'en est pas digne, que votre paix retourne vers vous.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Concile Vatican II
Constitution sur l'Église « Lumen gentium », § 35

« Proclamez que le Royaume des cieux est tout proche »

Le Christ, grand prophète, qui par le témoignage de sa vie et la
puissance de sa parole a proclamé le Royaume du Père, accomplit son
office prophétique jusqu'à la pleine manifestation de la gloire, non
seulement par le moyen de la hiérarchie qui enseigne en son nom et avec
son pouvoir, mais aussi par le moyen des laïcs dont il fait aussi ses
témoins et qu'il remplit du sens de la foi et du don de sa parole, afin
que la puissance de l'Évangile resplendisse dans leur vie quotidienne,
familiale et sociale. Les laïcs se montrent « enfants de la promesse »
(Ga 4,28) lorsque, fermes dans la foi et l'espérance, ils mettent à
profit le temps présent et attendent avec constance la gloire future (Ep
5,16; Rm 8,25)... Cette évangélisation, véritable annonce du Christ
proclamée par la parole et le témoignage de la vie, présente un aspect
tout à fait caractéristique et possède une efficacité particulière du
seul fait qu'elle est accomplie dans les conditions ordinaires de la vie
courante. Cette vocation du laïc laisse apparaître la grande valeur
d'un état de vie sanctifié par un sacrement particulier, à savoir la vie
conjugale et familiale. C'est là, dans la vie familiale, où la religion
chrétienne pénètre la vie tout entière et la transforme, que se trouve
la meilleure école préparant à l'apostolat des laïcs. Là, les
conjoints ont pour vocation propre d'être l'un pour l'autre, et aussi pour
leurs enfants, des témoins de la foi et de l'amour du Christ. La famille
chrétienne proclame à haute voix la puissance déjà présente du Royaume
de Dieu et l'espérance de la vie bienheureuse. Ainsi, par son exemple et
par son témoignage, elle convainc le monde de péché (cf Jn 16,8) et
illumine les hommes en quête de vérité. Les laïcs donc, même
lorsqu'ils sont accaparés par des soucis matériels, peuvent et doivent
exercer une action précieuse pour l'évangélisation du monde.







10 juin 2013

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Evangile du jour


lundi 10 juin 2013

Le lundi de la 10e semaine du Temps Ordinaire

St Landry, évêque de Paris († v. 656), Bx Edward Joannes Maria Poppe, prêtre (1890-1924), Bx Eustache (Joseph) Kugler, religieux o.h. († 1946)

Commentaire du jour
Saint François d'Assise : « Le Royaume des cieux est à eux »

Mt 5,1-12.

Quand Jésus vit la foule qui le suivait, il gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent.
Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait :
« Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise !
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés !
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés !
Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde !
Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu !
Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu !
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! C'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint François d'Assise (1182-1226), fondateur des Frères mineurs
Admonitions, §13-17 (trad. Desbonnets et Vorreux, Documents, p. 48)

« Le Royaume des cieux est à eux »

      « Heureux les pacifiques : ils seront appelés fils de Dieu.
» On ne peut pas savoir ce qu'un serviteur de Dieu possède de patience et
d'humilité tant que tout va selon ses désirs. Mais quand vient le temps
où ceux qui devaient respecter ses volontés se mettent au contraire à
les contester, ce qu'il manifeste alors de patience et d'humilité, voilà
alors exactement ce qu'il en possède, et rien de plus.

      « Heureux ceux qui ont l'esprit de pauvreté, car le Royaume
des cieux leur appartient. » Il y en a beaucoup qui sont épris de
prières et d'offices, et qui infligent fréquemment à leur corps des
mortifications et des abstinences. Mais pour un mot qui leur semble un
affront ou une injustice envers leur cher moi, ou bien pour tel ou tel
objet qu'on leur enlève, les voilà qui s'indignent aussitôt et perdent
la paix de l'âme. Ceux-là n'ont pas le véritable esprit de pauvreté :
car celui qui a le véritable esprit de pauvreté renonce à lui-même, et
chérit ceux qui le frappent sur la joue (Mc 8,34; Mt 5,39).

      « Heureux les pacifiques : ils seront appelés fils de Dieu.
» Sont vraiment pacifiques ceux qui, malgré tout ce qu'ils ont à
souffrir en ce monde pour l'amour de notre Seigneur Jésus Christ, gardent
la paix de l'âme et du corps.

      « Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu. »
Ont vraiment le cœur pur ceux qui méprisent les biens de la terre,
cherchent ceux du ciel et, ainsi purifiés de tout attachement de l'âme et
du cœur, ne cessent jamais d'adorer et de voir rien d'autre que le
Seigneur Dieu vivant et vrai.







09 juin 2013

2C

Evangile du jour


dimanche 09 juin 2013

Dixième dimanche du temps ordinaire

St Éphrem, diacre et docteur de l'Église († 373), Bse Anna Maria Taigi, mère de famille (1769-1837), Bx Louis (Luigi) Boccardo, prêtre et fondateur († 1936)

Commentaire du jour
Concile Vatican II: « Le Seigneur fut saisi de pitié pour elle, et lui dit : ' Ne pleure pas ' »

Lc 7,11-17.

Jésus se rendait dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu'une grande foule.
Il arriva près de la porte de la ville au moment où l'on transportait un mort pour l'enterrer ; c'était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule considérable accompagnait cette femme.
En la voyant, le Seigneur fut saisi de pitié pour elle, et lui dit : « Ne pleure pas. »
Il s'avança et toucha la civière ; les porteurs s'arrêtèrent, et Jésus dit : « Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi. »
Alors le mort se redressa, s'assit et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère.
La crainte s'empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu : « Un grand prophète s'est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. »
Et cette parole se répandit dans toute la Judée et dans les pays voisins.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Concile Vatican II
Constitution sur l'Église dans le monde de ce temps « Gaudium et spes », § 22

« Le Seigneur fut saisi de pitié pour elle, et lui dit : ' Ne pleure pas ' »

      « Image du Dieu invisible », le Christ est l'homme parfait
qui a restauré dans les enfants d'Adam la ressemblance divine, déformée
depuis le premier péché. Parce qu'en lui la nature humaine a été
assumée, non absorbée, cette nature a été élevée en nous aussi à une
dignité sans égale. Car, par son incarnation, le Fils de Dieu s'est en
quelque sorte uni lui-même à tout homme. Il a travaillé avec des mains
d'homme, il a pensé avec une intelligence d'homme, il a agi avec une
volonté d'homme, il a aimé avec un cœur d'homme. Né de la Vierge Marie,
il est vraiment devenu l'un de nous, en tout semblable à nous, hormis le
péché.

      Agneau innocent, par son sang librement répandu, il nous a
mérité la vie. En lui, Dieu nous a réconciliés avec lui-même et entre
nous, nous arrachant à l'esclavage du diable et du péché, en sorte que
chacun de nous peut dire avec l'apôtre Paul : « Le Fils de Dieu m'a aimé
et il s'est livré pour moi ». En souffrant pour nous, il ne nous a pas
simplement donné l'exemple, afin que nous marchions sur ses pas, mais il a
ouvert une route nouvelle : si nous la suivons, la vie et la mort
deviennent saintes et acquièrent un sens nouveau.

      Devenu conforme à l'image du Fils, « Premier-né d'une
multitude de frères », le chrétien reçoit « les prémices de l'Esprit
»... Par cet Esprit, « gage de l'héritage », tout l'homme est
renouvelé intérieurement, dans l'attente de « la rédemption du corps »
: « Si l'Esprit de Celui a ressuscité Jésus d'entre les morts demeure en
vous, Celui qui a ressuscité Jésus Christ d'entre les morts donnera aussi
la vie à vos corps mortels, par son Esprit qui habite en vous »... Telle
est la qualité et la grandeur du mystère de l'homme,  qui brille aux
yeux des croyants grâce à la révélation chrétienne. C'est donc par le
Christ et dans le Christ que s'éclaire l'énigme de la douleur et de la
mort qui, hors de son Évangile, nous écrase. « Le Christ est
ressuscité, par sa mort il a vaincu la mort, et il nous a abondamment
donné la vie », pour que, devenus fils dans le Fils, nous criions dans
l'Esprit : « Abba, Père ! »

(Références bibliques : Col 1,15; He 4,15; Ga 2,20; 1P 2,21; He
10,20;  Rm 8,29.23; Ep 1,14; Rm 8,23.11; liturgie pascale byzantine; Rm
8,15)







08 juin 2013

Evangile du jour


samedi 08 juin 2013



St Médard de Noyon, évêque (v. 457 - v. 545), Bx Nicolas de Gesturi, religieux o.f.m. cap. († 1958)

Commentaire du jour
Saint Jean Eudes : « Voici ta mère » (Jn 19,27)

Lc 2,41-51.

Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume.
Comme ils s'en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s'en aperçoivent.
Pensant qu'il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher.
C'est au bout de trois jours qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions,
et tous ceux qui l'entendaient s'extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! »
Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m'ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C'est chez mon Père que je dois être. »
Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait.
Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Jean Eudes (1601-1680), prêtre, prédicateur, fondateur d'instituts religieux
Le Cœur admirable, livre 11, ch. 2 passim

« Voici ta mère » (Jn 19,27)

      Marie nous regarde et nous aime en quelque sorte comme son fils
et comme ses propres enfants, qui portent cette glorieuse qualité pour
deux raisons. En premier lieu, parce qu'étant mère du Chef, de la tête,
elle est par conséquent mère des membres (cf Col 2,19). En second lieu,
parce que notre Sauveur, en la croix, nous a donnés à sa mère en
qualité d'enfants. Il nous l'a donnée, non seulement en qualité de reine
et de souveraine, mais en la qualité la plus avantageuse pour nous qui
puisse s'imaginer, c'est à dire en qualité de mère, en disant à chacun
de nous ce qu'il dit à son disciple bien-aimé : « Voilà votre mère ».
Et il nous donne à elle, non pas seulement en qualité de serviteurs ou
d'esclaves, ce qui serait un grand honneur pour nous, mais en qualité
d'enfants.

      « Voilà votre fils », lui dit-il, parlant de chacun de nous
en la personne de saint Jean, comme s'il lui disait : « Voilà tous mes
membres que je vous donne pour être vos enfants ; je les mets en ma place,
afin que vous les regardiez comme moi-même, et que vous les aimiez du
même amour dont vous m'aimez ; aimez les aussi comme je les aime ». Mère
de Jésus, vous nous regardez et nous aimez comme vos enfants, et comme les
frères de votre fils Jésus, et du même cœur ; et vous nous aimez et
aimerez éternellement du même amour maternel dont vous l'aimez.

      C'est pourquoi, mes frères, dans toutes vos affaires,
nécessités, perplexités et afflictions, ayez recours à ce cœur de
notre très charitable mère. C'est un cœur qui veille toujours sur nous
et sur les plus petites choses qui nous touchent. C'est un cœur si plein
de bonté, de douceur, de miséricorde et de libéralité, que jamais aucun
de ceux qui l'ont invoqué avec humilité et confiance, ne s'en est
retourné sans consolation.







07 juin 2013

Evangile du jour


vendredi 07 juin 2013



St Antoine-Marie Gianelli, évêque de Bobbio (Plaisance), Bse Marie-Thérèse de Soubiran, vierge et fond. (1834-1889)

Commentaire du jour
Guillaume de Saint-Thierry : « Tout joyeux, il la prend sur ses épaules »

Lc 15,3-7.

Jésus disait cette parabole :
« Si l'un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve ?
Quand il l'a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules,
et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins ; il leur dit : 'Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue ! '
Je vous le dis : C'est ainsi qu'il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Guillaume de Saint-Thierry (v. 1085-1148), moine bénédictin puis cistercien
Oraisons méditatives, n°8, 6 ; SC 324 (trad. cf SC p.139)

« Tout joyeux, il la prend sur ses épaules »

Pour mes mains, Seigneur, qui ont fait ce qu'elles ne devaient pas,
tes mains ont été transpercées de clous, et tes pieds pour mes pieds.
Pour les dérèglements de ma vue, tes yeux se sont endormis dans la mort,
et tes oreilles pour ceux de mon ouïe. La lance du soldat a ouvert ton
côté, pour que, par ta plaie, s'écoulent toutes les impuretés de mon
cœur si longtemps enflammé et rongé de maladie. Pour finir, tu es mort
pour que je vive ; tu as été enseveli afin que je ressuscite. Tel est le
baiser de ta douceur, donné à ton Épouse ; c'est là l'étreinte de ton
amour... Ce baiser, le larron l'a reçu sur la croix après sa confession ;
Pierre l'a reçu quand son Seigneur l'a regardé alors qu'il le niait, et
il est sorti pour pleurer. Beaucoup de ceux qui t'ont crucifié, convertis
à toi après ta Passion, ont fait alliance avec toi en ce baiser...; quand
tu as embrassé les publicains et les pécheurs, tu es devenu leur ami et
leur convive...

Seigneur, où emportes-tu ceux que tu embrasses et étreins, sinon
jusqu'à ton cœur ? Ton cœur, Jésus, est cette douce manne de ta
divinité, que tu gardes à l'intérieur, dans le vase d'or de ton âme qui
dépasse toute connaissance. Bienheureux ceux que ton étreinte attire vers
elle ! Bienheureux ceux qui, enfouis dans ces profondeurs, ont été
cachés par toi dans le secret de ton cœur, ceux que tu portes sur tes
épaules, à l'abri des troubles de cette vie. Bienheureux ceux qui n'ont
d'autre espoir que dans la chaleur et la protection de tes ailes.

La force de tes épaules protège ceux que tu caches dans le fond de
ton cœur. Là ils peuvent dormir tranquillement. Une douce attente les
réjouit entre les murs de l'enclos d'une sainte conscience et de l'attente
de la récompense que tu as promise. Leur faiblesse ne les fait pas
défaillir, ni aucune inquiétude murmurer.

(Références bibliques : Jn 19,34; Lc 23,42; 22,61; Ac 2,41; Mt 9,10; He
9,4; Ps 30,21; 90,4; Lc 13,34; Ps 67,14)      







06 juin 2013

Evangile du jour


jeudi 06 juin 2013

Le jeudi de la 9e semaine du Temps Ordinaire

St Norbert, fondateur de l'Ordre des Prémontrés , St Marcellin Champagnat, prêtre  et fondateur († 1840), St Raphaël Guizar Valencia, évêque de Veracruz († 1938)

Commentaire du jour
Saint [Padre] Pio de Pietrelcina : L'amour de Dieu et des hommes

Mc 12,28-34.

Un scribe, s'avança vers Jésus et lui demanda : " Quel est le premier de tous les commandements?"
Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.
Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est l'Unique et qu'il n'y en a pas d'autre que lui.
L'aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices. »
Jésus, voyant qu'il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n'es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n'osait plus l'interroger.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968), capucin
Ep 3, 1246, 1010 (trad. Une pensée, Mediaspaul, p. 54)

L'amour de Dieu et des hommes

      Je suis consumé par une double flamme : l'amour de Dieu et des
hommes. C'est comme un volcan au-dedans de moi, toujours en éruption, que
Jésus a mis dans mon cœur, pourtant si petit...

      Mon Dieu, sois toujours plus présent à mon pauvre cœur et
achève en moi l'œuvre que tu as commencée. J'entends au plus intime de
moi-même cette voix qui me répète : « Sanctifie-toi et sanctifie les
autres ! »

      C'est bien ce que je veux, chère enfant à qui j'écris tout
cela, mais je ne sais pas par où commencer. Aide-moi. Je sais que Jésus
t'aime bien et tu le mérites. Parle-lui donc pour moi : je lui demande la
grâce d'être un fils de saint François moins indigne, qui puisse servir
d'exemple à mes confrères de sorte qu'ils gardent leur ferveur et qu'elle
augmente en moi, jusqu'à faire de moi un parfait capucin.







05 juin 2013

Evangile du jour


mercredi 05 juin 2013

Le mercredi de la 9e semaine du Temps Ordinaire

St Boniface, évêque et martyr († 754)

Commentaire du jour
Catéchisme de l'Église catholique: Le Dieu des vivants

Mc 12,18-27.

Des sadducéens - ceux qui affirment qu'il n'y a pas de résurrection - viennent trouver Jésus, et ils l'interrogeaient :
« Maître, Moïse nous a donné cette loi : Si un homme a un frère qui meurt en laissant une femme, mais aucun enfant, qu'il épouse la veuve pour donner une descendance à son frère.
Il y avait sept frères ; le premier se maria, et mourut sans laisser de descendance.
Le deuxième épousa la veuve, et mourut sans laisser de descendance. Le troisième pareillement.
Et aucun des sept ne laissa de descendance. Et finalement, la femme mourut aussi.
A la résurrection, quand ils ressusciteront, de qui sera-t-elle l'épouse, puisque les sept l'ont eue pour femme ? »
Jésus leur dit : « N'êtes-vous pas dans l'erreur, en méconnaissant les Écritures, et la puissance de Dieu ?
Lorsqu'on ressuscite d'entre les morts, on ne se marie pas, mais on est comme les anges dans les cieux.
Quant à dire que les morts doivent ressusciter, n'avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, au récit du buisson ardent, comment Dieu lui a dit : Moi, je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob ?
Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous êtes complètement dans l'erreur. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Catéchisme de l'Église catholique
§ 293-294

Le Dieu des vivants

      C'est une vérité fondamentale que l'Écriture et la Tradition
ne cessent d'enseigner et de célébrer : « Le monde a été créé pour
la gloire de Dieu ». Dieu a créé toutes choses, explique saint
Bonaventure, « non pour accroître sa gloire, mais pour manifester et
communiquer cette gloire ». Car Dieu n'a pas d'autre raison pour créer
que son amour et sa bonté : « C'est la clé de l'amour qui a ouvert sa
main pour produire les créatures » (S. Thomas d'Aquin)...

      La gloire de Dieu c'est que se réalise cette manifestation et
cette communication de sa bonté en vue desquelles le monde a été créé.
Faire de nous « des fils adoptifs par Jésus Christ : tel fut le dessein
bienveillant de sa volonté à la louange de gloire de sa grâce » (Ep
1,5-6). « Car la gloire de Dieu, c'est l'homme vivant, et la vie de
l'homme, c'est la vision de Dieu : si déjà la révélation de Dieu par
la création procura la vie à tous les êtres qui vivent sur la terre,
combien plus la manifestation du Père par le Verbe procure-t-elle la vie
à ceux qui voient Dieu » (S. Irénée). La fin ultime de la création,
c'est que Dieu, « qui est le Créateur de tous les êtres, devienne enfin
' tout en tous ' (1 Co 15,28), en procurant à la fois sa gloire et notre
béatitude » (Vatican II).







04 juin 2013

Evangile du jour


mardi 04 juin 2013

Le mardi de la 9e semaine du Temps Ordinaire

St François Caracciolo, prêtre et co-fondateur (1563-1608), St Filippo Smaldone, prêtre et fondateur († 1923)

Commentaire du jour
Saint Pierre Chrysologue : « De qui est cette effigie ? »

Mc 12,13-17.

On envoya à Jésus des pharisiens et des hérodiens pour le prendre au piège en le faisant parler,
et ceux-ci viennent lui dire : « Maître, nous le savons : tu es toujours vrai ; tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne fais pas de différence entre les gens, mais tu enseignes le vrai chemin de Dieu. Est-il permis, oui ou non, de payer l'impôt à l'empereur ? Devons-nous payer, oui ou non ? »
Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi voulez-vous me mettre à l'épreuve ? Faites-moi voir une pièce d'argent. »
Ils le firent, et Jésus leur dit : « Cette effigie et cette légende, de qui sont-elles ? De l'empereur César », répondent-ils.
Jésus leur dit : « A César, rendez ce qui est à César, et à Dieu, ce qui est à Dieu. » Et ils étaient remplis d'étonnement à son sujet.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église
Sermon 148 ; PL 52, 596 (trad. Année en fête, Migne 2000, p. 51 rev.)

« De qui est cette effigie ? »

      Homme, pourquoi es-tu si vil à tes propres yeux, alors que tu es si précieux aux yeux de Dieu ? Pourquoi te déshonores-tu quand Dieu t'a tellement honoré ? Pourquoi te demandes-tu avec quoi tu es créé, et négliges-tu de rechercher pour quel but ? Cette demeure du monde que tu vois, n'est-elle pas tout entière bâtie pour toi ? Pour toi la lumière a jailli, afin de chasser les ténèbres ; pour toi la nuit est disposée et le jour mesuré ; pour toi le ciel brille de l'éclat du soleil, de la lune et des étoiles ; pour toi la terre se couvre de fleurs, de forêts, de fruits ; pour toi vivent dans l'air, dans les champs, dans l'eau la multitude merveilleuse de tous les animaux, de peur que la tristesse et la solitude n'assombrissent la joie de la création naissante.       Dieu t'a façonné à partir de la terre (Gn 2,7), afin que tu sois le maître des choses de cette terre, tout en partageant avec elles une nature commune. Cependant, tout terrestre que tu sois, Dieu ne t'a pas nivelé au point que tu ne sois plus au niveau des cieux, en ce qui concerne ton âme. Pour que tu aies l'intelligence en commun avec Dieu, et le corps en commun avec les animaux, Dieu t'a fait don d'une âme céleste et d'un corps terrestre ; ainsi en toi se noue une union permanente entre ciel et terre.       Ton Créateur cherche encore ce qu'il pourrait ajouter à ton élévation : voilà qu'il va jusqu'à déposer en toi son image (Gn 1,26), afin que cette image visible rende le Créateur invisible présent sur terre... S'il en est ainsi, comment considérer comme un déshonneur que Dieu, dans sa bonté, accueille en lui-même ce qu'il a créé en toi et qu'il veuille apparaître en réalité sous l'aspect de l'homme ?... La Vierge a conçu et elle a enfanté un fils (Mt 1,23-25).







Evangile du jour


mardi 04 juin 2013

Le mardi de la 9e semaine du Temps Ordinaire

St François Caracciolo, prêtre et co-fondateur (1563-1608), St Filippo Smaldone, prêtre et fondateur († 1923)

Commentaire du jour
Saint Pierre Chrysologue : « De qui est cette effigie ? »

Mc 12,13-17.

On envoya à Jésus des pharisiens et des hérodiens pour le prendre au piège en le faisant parler,
et ceux-ci viennent lui dire : « Maître, nous le savons : tu es toujours vrai ; tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne fais pas de différence entre les gens, mais tu enseignes le vrai chemin de Dieu. Est-il permis, oui ou non, de payer l'impôt à l'empereur ? Devons-nous payer, oui ou non ? »
Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi voulez-vous me mettre à l'épreuve ? Faites-moi voir une pièce d'argent. »
Ils le firent, et Jésus leur dit : « Cette effigie et cette légende, de qui sont-elles ? De l'empereur César », répondent-ils.
Jésus leur dit : « A César, rendez ce qui est à César, et à Dieu, ce qui est à Dieu. » Et ils étaient remplis d'étonnement à son sujet.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église
Sermon 148 ; PL 52, 596 (trad. Année en fête, Migne 2000, p. 51 rev.)

« De qui est cette effigie ? »

      Homme, pourquoi es-tu si vil à tes propres yeux, alors que tu es si précieux aux yeux de Dieu ? Pourquoi te déshonores-tu quand Dieu t'a tellement honoré ? Pourquoi te demandes-tu avec quoi tu es créé, et négliges-tu de rechercher pour quel but ? Cette demeure du monde que tu vois, n'est-elle pas tout entière bâtie pour toi ? Pour toi la lumière a jailli, afin de chasser les ténèbres ; pour toi la nuit est disposée et le jour mesuré ; pour toi le ciel brille de l'éclat du soleil, de la lune et des étoiles ; pour toi la terre se couvre de fleurs, de forêts, de fruits ; pour toi vivent dans l'air, dans les champs, dans l'eau la multitude merveilleuse de tous les animaux, de peur que la tristesse et la solitude n'assombrissent la joie de la création naissante.       Dieu t'a façonné à partir de la terre (Gn 2,7), afin que tu sois le maître des choses de cette terre, tout en partageant avec elles une nature commune. Cependant, tout terrestre que tu sois, Dieu ne t'a pas nivelé au point que tu ne sois plus au niveau des cieux, en ce qui concerne ton âme. Pour que tu aies l'intelligence en commun avec Dieu, et le corps en commun avec les animaux, Dieu t'a fait don d'une âme céleste et d'un corps terrestre ; ainsi en toi se noue une union permanente entre ciel et terre.       Ton Créateur cherche encore ce qu'il pourrait ajouter à ton élévation : voilà qu'il va jusqu'à déposer en toi son image (Gn 1,26), afin que cette image visible rende le Créateur invisible présent sur terre... S'il en est ainsi, comment considérer comme un déshonneur que Dieu, dans sa bonté, accueille en lui-même ce qu'il a créé en toi et qu'il veuille apparaître en réalité sous l'aspect de l'homme ?... La Vierge a conçu et elle a enfanté un fils (Mt 1,23-25).







03 juin 2013

Evangile du jour


lundi 03 juin 2013

Le lundi de la 9e semaine du Temps Ordinaire

Bx Jean XXIII, pape (261e) de 1958 à 1963, Sts Charles Lwanga et ses compagnons - Mémoire, Ste Clotilde, reine des Francs (476-545)

Commentaire du jour
Saint Basile : « Il lui restait encore quelqu'un : son fils bien-aimé. Il le leur envoya en dernier »

Mc 12,1-12.

Jésus se mit à parler en paraboles aux chefs des prêtres, aux scribes et aux anciens : " Un homme planta une vigne, il l'entoura d'une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il la donna en fermage à des vignerons, et partit en voyage.
Le moment venu, il envoya son serviteur auprès des vignerons pour se faire remettre par ceux-ci ce qui lui revenait du produit de la vigne.
Mais les vignerons se saisirent du serviteur, le frappèrent, et le renvoyèrent sans rien lui donner.
De nouveau, il leur envoya un autre serviteur ; et celui-là, ils l'assommèrent et l'insultèrent.
Il en envoya encore un autre, et celui-là, ils le tuèrent ; puis beaucoup d'autres serviteurs : ils frappèrent les uns et tuèrent les autres.
Il lui restait encore quelqu'un : son fils bien-aimé. Il l'envoya vers eux en dernier. Il se disait : 'Ils respecteront mon fils. '
Mais ces vignerons-là se dirent entre eux : 'Voici l'héritier : allons-y ! tuons-le, et l'héritage va être à nous ! '
Ils se saisirent de lui, le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne.
Que fera le maître de la vigne ? Il viendra, fera périr les vignerons, et donnera la vigne à d'autres.
N'avez-vous pas lu ce passage de l'Écriture ? La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire.
C'est là l'œuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux ! »
Les chefs des Juifs cherchaient à arrêter Jésus, mais ils eurent peur de la foule. (Ils avaient bien compris que c'était pour eux qu'il avait dit cette parabole.) Ils le laissèrent donc et s'en allèrent.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Basile (v. 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l'Église
Grandes Règles monastiques, § 2 (trad.  Lèbe, Maredsous 1969, p. 53-54 rev.)

« Il lui restait encore quelqu'un : son fils bien-aimé. Il le leur envoya en dernier »

      Dieu avait créé l'homme à son image et à sa ressemblance (Gn 1,26), il l'avait jugé digne de le connaître lui-même, mis par le don d'intelligence au-dessus de tous les animaux, établi dans la jouissance des délices incomparables du Paradis, et enfin constitué maître de tout ce qui se trouvait sur la terre. Cependant, lorsqu'il l'a vu, dévoyé par le serpent, tomber dans le péché et, par le péché, dans la mort et les souffrances qui y conduisent, il ne l'a pas rejeté. Au contraire, il lui a donné d'abord le secours de sa Loi ; il a désigné des anges pour le garder et prendre soin de lui ; il a envoyé des prophètes pour lui reprocher sa méchanceté et lui enseigner la vertu...       Lorsque, malgré ces grâces et bien d'autres encore, les hommes ont persisté dans la désobéissance, il ne s'est pas détourné d'eux. Après avoir offensé notre bienfaiteur par notre indifférence devant les marques de sa bienveillance, nous n'avons pas été abandonnés par la bonté du Seigneur ni retranchés de son amour, mais nous avons été tirés de la mort et rendus à la vie par notre Seigneur Jésus Christ, et la manière dont nous avons été sauvés est digne d'une admiration plus grande encore. « Bien qu'il ait été Dieu, il n'a pas jugé bon de garder jalousement son égalité avec Dieu, mais il s'est abaissé jusqu'à prendre la condition d'esclave » (Ph 2,6-7). « Il a pris nos faiblesses, il a porté nos souffrances, il a été meurtri pour nous », afin de nous sauver par ses blessures (Is 53,4-5). Il « nous a rachetés de la malédiction en se faisant malédiction pour nous » (Ga 3,13) ; il a souffert la mort la plus infamante pour nous conduire à la vie de la gloire.       Et il ne lui a pas suffi de rendre la vie à ceux qui étaient dans la mort, il les a revêtus de la dignité divine et leur a préparé dans le repos éternel un bonheur qui dépasse toute imagination humaine. « Que rendrons-nous donc au Seigneur » pour tout ce qu'il nous a donné ? (Ps 115,12) Il est si bon qu'il ne demande rien en compensation de ses bienfaits : il se contente d'être aimé.







Evangile du jour


lundi 03 juin 2013

Le lundi de la 9e semaine du Temps Ordinaire

Bx Jean XXIII, pape (261e) de 1958 à 1963, Sts Charles Lwanga et ses compagnons - Mémoire, Ste Clotilde, reine des Francs (476-545)

Commentaire du jour
Saint Basile : « Il lui restait encore quelqu'un : son fils bien-aimé. Il le leur envoya en dernier »

Mc 12,1-12.

Jésus se mit à parler en paraboles aux chefs des prêtres, aux scribes et aux anciens : " Un homme planta une vigne, il l'entoura d'une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il la donna en fermage à des vignerons, et partit en voyage.
Le moment venu, il envoya son serviteur auprès des vignerons pour se faire remettre par ceux-ci ce qui lui revenait du produit de la vigne.
Mais les vignerons se saisirent du serviteur, le frappèrent, et le renvoyèrent sans rien lui donner.
De nouveau, il leur envoya un autre serviteur ; et celui-là, ils l'assommèrent et l'insultèrent.
Il en envoya encore un autre, et celui-là, ils le tuèrent ; puis beaucoup d'autres serviteurs : ils frappèrent les uns et tuèrent les autres.
Il lui restait encore quelqu'un : son fils bien-aimé. Il l'envoya vers eux en dernier. Il se disait : 'Ils respecteront mon fils. '
Mais ces vignerons-là se dirent entre eux : 'Voici l'héritier : allons-y ! tuons-le, et l'héritage va être à nous ! '
Ils se saisirent de lui, le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne.
Que fera le maître de la vigne ? Il viendra, fera périr les vignerons, et donnera la vigne à d'autres.
N'avez-vous pas lu ce passage de l'Écriture ? La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire.
C'est là l'œuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux ! »
Les chefs des Juifs cherchaient à arrêter Jésus, mais ils eurent peur de la foule. (Ils avaient bien compris que c'était pour eux qu'il avait dit cette parabole.) Ils le laissèrent donc et s'en allèrent.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Basile (v. 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l'Église
Grandes Règles monastiques, § 2 (trad.  Lèbe, Maredsous 1969, p. 53-54 rev.)

« Il lui restait encore quelqu'un : son fils bien-aimé. Il le leur envoya en dernier »

      Dieu avait créé l'homme à son image et à sa ressemblance (Gn 1,26), il l'avait jugé digne de le connaître lui-même, mis par le don d'intelligence au-dessus de tous les animaux, établi dans la jouissance des délices incomparables du Paradis, et enfin constitué maître de tout ce qui se trouvait sur la terre. Cependant, lorsqu'il l'a vu, dévoyé par le serpent, tomber dans le péché et, par le péché, dans la mort et les souffrances qui y conduisent, il ne l'a pas rejeté. Au contraire, il lui a donné d'abord le secours de sa Loi ; il a désigné des anges pour le garder et prendre soin de lui ; il a envoyé des prophètes pour lui reprocher sa méchanceté et lui enseigner la vertu...       Lorsque, malgré ces grâces et bien d'autres encore, les hommes ont persisté dans la désobéissance, il ne s'est pas détourné d'eux. Après avoir offensé notre bienfaiteur par notre indifférence devant les marques de sa bienveillance, nous n'avons pas été abandonnés par la bonté du Seigneur ni retranchés de son amour, mais nous avons été tirés de la mort et rendus à la vie par notre Seigneur Jésus Christ, et la manière dont nous avons été sauvés est digne d'une admiration plus grande encore. « Bien qu'il ait été Dieu, il n'a pas jugé bon de garder jalousement son égalité avec Dieu, mais il s'est abaissé jusqu'à prendre la condition d'esclave » (Ph 2,6-7). « Il a pris nos faiblesses, il a porté nos souffrances, il a été meurtri pour nous », afin de nous sauver par ses blessures (Is 53,4-5). Il « nous a rachetés de la malédiction en se faisant malédiction pour nous » (Ga 3,13) ; il a souffert la mort la plus infamante pour nous conduire à la vie de la gloire.       Et il ne lui a pas suffi de rendre la vie à ceux qui étaient dans la mort, il les a revêtus de la dignité divine et leur a préparé dans le repos éternel un bonheur qui dépasse toute imagination humaine. « Que rendrons-nous donc au Seigneur » pour tout ce qu'il nous a donné ? (Ps 115,12) Il est si bon qu'il ne demande rien en compensation de ses bienfaits : il se contente d'être aimé.







02 juin 2013

Evangile du jour

dimanche 02 juin 2013
Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ, solennité

Solennité du Corps et du Sang du Christ
Sts Pothin, Blandine et 46  compagnons, martyrs († 177), St Félix (Giacomo Amoroso) de Nicosie, religieux o.f.m. cap.



Commentaire du jour
Saint Augustin : Soyez ce que vous voyez, et recevez ce que vous êtes

Les lectures du jour

Lc 9,11b-17.


La foule s'en aperçut et le suivit. Il leur fit bon accueil�; il leur parlait du règne de Dieu, et il guérissait ceux qui en avaient besoin.
Le jour commençait à baisser. Les Douze s'approchèrent de lui et lui dirent�: «�Renvoie cette foule, ils pourront aller dans les villages et les fermes des environs pour y loger et trouver de quoi manger�: ici nous sommes dans un endroit désert.�»
Mais il leur dit�: «�Donnez-leur vous-mêmes à manger.�» Ils répondirent�: «�Nous n'avons pas plus de cinq pains et deux poissons... à moins d'aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce monde.�»
Il y avait bien cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples�: «�Faites-les asseoir par groupes de cinquante.�»
Ils obéirent et firent asseoir tout le monde.
Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il les bénit, les rompit et les donna à ses disciples pour qu'ils distribuent à tout le monde.
Tous mangèrent à leur faim, et l'on ramassa les morceaux qui restaient�: cela remplit douze paniers.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 272, Aux nouveaux baptisés, sur le sacrement

Soyez ce que vous voyez, et recevez ce que vous êtes

      Ce que vous voyez sur l'autel de Dieu..., c'est le pain et la
coupe : c'est cela que vos yeux vous apprennent. Mais ce dont votre foi
doit être instruite, c'est que ce pain est le corps du Christ, que cette
coupe est le sang du Christ. Ce peu de paroles suffisent peut-être pour
votre foi ; mais la foi cherche à s'instruire... Comment ce pain est-il
son corps, et cette coupe, ou plutôt son contenu, peut-il être son sang ?

      Mes frères, c'est cela que l'on appelle des sacrements : ils
expriment autre chose que ce qu'ils présentent à nos regards. Ce que nous
voyons est une apparence matérielle, tandis que ce que nous comprenons est
un fruit spirituel. Si vous voulez comprendre ce qu'est le corps du Christ,
écoutez l'apôtre Paul, qui dit aux fidèles : « Vous êtes le corps du
Christ ; et chacun pour votre part, vous êtes les membres de ce corps »
(1Co 12,27). Donc, si c'est vous qui êtes le corps du Christ et ses
membres, c'est le symbole de ce que vous êtes qui se trouve sur la table
du Seigneur, et c'est votre mystère que vous recevez. Vous répondez : «
Amen » à ce que vous êtes, et par cette réponse, vous y souscrivez. On
vous dit : « Le corps du Christ », et vous répondez : « Amen ». Soyez
donc membres du corps du Christ, pour que cet amen soit véridique.

      Pourquoi donc le corps est-il dans le pain ? Ici encore, ne
disons rien de nous-mêmes, écoutons encore l'apôtre qui, en parlant de
ce sacrement, nous dit : « Puisqu'il y a un seul pain, la multitude que
nous sommes est un seul corps » (1Co 10,17). Comprenez cela et soyez dans
la joie : unité, vérité, dévotion, charité ! « Un seul pain » : qui
est ce pain unique ? « Un seul corps, nous qui sommes multitude. »
Rappelez-vous qu'on ne fait pas du pain avec un seul grain, mais avec
beaucoup... Soyez donc ce que vous voyez, et recevez ce que vous êtes.




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01 juin 2013

Evangile du jour

samedi 01 juin 2013
Le samedi de la 8e semaine du Temps Ordinaire

St Annibale Maria Di Francia, prêtre et fond. († 1927), St Justin, philosophe et martyr († v. 165) - Mémoire



Commentaire du jour
Saint Athanase : « Qui t'a donné cette autorité ? »

Les lectures du jour

Mc 11,27-33.


Jésus et ses disciples reviennent à Jérusalem. Et comme Jésus allait et venait dans le Temple, les chefs des prêtres, les scribes et les anciens vinrent le trouver.
Ils lui demandaient�: «�Par quelle autorité fais-tu cela�? Ou bien qui t'a donné autorité pour le faire�?�»
Jésus leur dit�: «�Je vais vous poser une seule question. Répondez-moi, et je vous dirai par quelle autorité je fais cela.
Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes�? Répondez-moi.�»
Ils faisaient en eux-mêmes ce raisonnement�: «�Si nous disons�: 'Du ciel', il va dire�: 'Pourquoi donc n'avez-vous pas cru à sa parole�? '
Mais allons-nous dire�: 'Des hommes'�?�» Ils redoutaient la foule, car tout le monde estimait que Jean était réellement un prophète.
Ils répondent donc à Jésus�: «�Nous ne savons pas�!�» Alors Jésus leur dit�: «�Moi non plus, je ne vous dirai pas par quelle autorité je fais cela.�»


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Athanase (295-373), évêque d'Alexandrie, docteur de l'Église
Discours contre les Ariens, 2, 78-79 (trad. bréviaire 6e mar. rev.)

« Qui t'a donné cette autorité ? »

      La sagesse personnelle de Dieu, son Fils unique, a créé et
réalisé toute chose. En effet, un psaume dit : « Tu as tout fait avec
sagesse » (103,24)... De même que notre parole humaine est l'image de
cette Parole qui est le Fils de Dieu (cf Jn 1,1), ainsi notre sagesse est,
elle aussi, l'image de ce Verbe qui est la Sagesse en personne. Parce que
nous possédons en elle la capacité de connaître et de penser, nous
devenons capables d'accueillir la Sagesse créatrice, et par elle nous
pouvons connaître son Père. « Car celui qui a le Fils a aussi le Père
» (1Jn 2,23), et encore : « Celui qui m'accueille accueille celui qui m'a
envoyé » (Mt 10,40)...

      « Puisque le monde, avec le moyen de la sagesse, n'a pas su
reconnaître Dieu à travers les œuvres de la sagesse de Dieu, il a plu à
Dieu de sauver les croyants par cette folie qu'est la proclamation de
l'Évangile » (1Co 1,21). Désormais Dieu ne veut plus, comme dans les
temps anciens, être connu par des images et des ombres de la Sagesse : il
a voulu que la véritable Sagesse en personne prenne chair, devienne homme,
subisse la mort de la croix, afin qu'à l'avenir tous les croyants puissent
être sauvés par la foi en cette Sagesse incarnée.

      C'est donc elle qui est la Sagesse de Dieu. Auparavant, elle se
faisait connaître par son image introduite dans les choses créées...et
de cette façon faisait connaître le Père. Par la suite, elle, qui est le
Verbe, est devenue chair, comme dit saint Jean (1,14). Après avoir «
détruit la mort » (1Co 15,26) et sauvé l'humanité, elle s'est
manifestée plus clairement elle-même et, par elle-même, elle a
manifesté son Père. Ce qui lui a fait dire : « Donne-leur de te
connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et celui que tu as envoyé,
Jésus Christ » (Jn 17,3). Toute la terre a donc été remplie de sa
connaissance. Car il y a une seule connaissance, du Père par le Fils, et
du Fils à partir du Père. Le Père met sa joie en lui, et le Fils se
réjouit de la même joie dans le Père, ainsi qu'il le dit : « J'y
trouvais ma joie, je me réjouissais jour après jour en sa présence »
(Pr 8,30).




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