mardi 13 novembre 2012
Le mardi de la 32e semaine du temps ordinaire
Ste Agostina Livia Pietrantoni, sur de la Charité et martyre , St Stanislas Kostka, novice S.J. ( 1568)
Commentaire du jour
Saint Augustin : L'humble service
Les lectures du jour
Lc 17,7-10.
Jésus disait aux Apôtres : " Lequel d'entre vous, quand son serviteur vient de labourer ou de garder les bêtes, lui dira à son retour des champs : 'Viens vite à table'?
Ne lui dira-t-il pas plutôt : 'Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et que je boive. Ensuite tu pourras manger et boire à ton tour. '
Sera-t-il reconnaissant envers ce serviteur d'avoir exécuté ses ordres ?
De même vous aussi, quand vous aurez fait tout ce que Dieu vous a commandé, dites-vous : 'Nous sommes des serviteurs quelconques : nous n'avons fait que notre devoir. ' »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermons sur l'évangile de Jean, 14,5 ; CCL 36, 143-144 (trad. Orval rev.)
L'humble service
Avant la venue du Seigneur Jésus, les hommes tiraient gloire
d'eux-mêmes. Il est venu comme un homme pour que diminue la gloire de
l'homme et que grandisse la gloire de Dieu. Car il est venu sans le péché
et nous a trouvés tous pécheurs. S'il est venu pour remettre les péchés,
c'est parce que Dieu est miséricordieux : à l'homme donc de le reconnaître.
Car l'humilité de l'homme c'est sa reconnaissance, et la grandeur de Dieu,
sa miséricorde.
S'il est venu pardonner à l'homme ses péchés, que l'homme donc prenne
conscience de sa petitesse et que Dieu exerce sa miséricorde. « Il faut que
lui grandisse et que je diminue » (Jn 3,30). C'est-à-dire : il faut que
lui, il donne et que moi, je reçoive. Il faut qu'il ait la gloire et que je
la reconnaisse. Que l'homme comprenne où est sa place, qu'il reconnaisse
Dieu et entende ce que dit l'apôtre Paul à l'homme superbe et orgueilleux
qui prétend s'élever : « Qu'as-tu que tu n'aies reçu ? Mais si tu as tout
reçu, pourquoi t'enorgueillir comme si tu ne l'avais pas reçu ? » (1Co 4,7)
Que l'homme qui voulait dire sien ce qui n'est pas à lui comprenne donc
qu'il l'a reçu et qu'il se fasse tout petit, car il lui est bon que Dieu
soit glorifié en lui. Qu'il se diminue donc en lui-même, afin qu'en lui
Dieu grandisse.
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13 novembre 2012
Evangile du jour
12 novembre 2012
Evangile du jour
lundi 12 novembre 2012
Le lundi de la 32e semaine du temps ordinaire
St Josaphat Jean Kuncewicz, évêque et martyr ( 1623) - Mémoire, Sts Benoît de Bénévent, Jean, Matthieu, Isaac et Christian, martyrs ( 1003)
Commentaire du jour
Bienheureux Charles de Foucauld : « Pardonne-lui »
Les lectures du jour
Lc 17,1-6.
Jésus disait à ses disciples : « Il est inévitable qu'il arrive des scandales qui entraînent au péché, mais malheureux celui par qui ils arrivent.
Si on lui attachait au cou une meule de moulin et qu'on le précipite à la mer, ce serait mieux pour lui que d'entraîner au péché un seul de ces petits.
Tenez-vous sur vos gardes ! Si ton frère a commis une faute contre toi, fais-lui de vifs reproches, et, s'il se repent, pardonne-lui.
Même si sept fois par jour il commet une faute contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant : 'Je me repens', tu lui pardonneras. »
Les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! »
Le Seigneur répondit : « La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici : 'Déracine-toi et va te planter dans la mer', et il vous obéirait.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara
Lettre du 15/07/1916 (uvres Spirituelles, Seuil 1958, p. 777)
« Pardonne-lui »
L'amour consiste non à sentir qu'on aime, mais à vouloir aimer. Quand
on veut aimer, on aime ; quand on veut aimer par-dessus tout, on aime
par-dessus tout. S'il arrive qu'on succombe à une tentation, c'est que
l'amour est trop faible, ce n'est pas qu'il n'existe pas. Il faut pleurer,
comme saint Pierre, se repentir comme saint Pierre..., mais comme lui
aussi, dire par trois fois : « Je vous aime, je vous aime, vous savez que
malgré mes faiblesses et mes péchés, je vous aime » (Jn 21,15s).
Quant à l'amour que Jésus a pour nous, il nous l'a assez prouvé pour
que nous y croyions sans le sentir. Sentir que nous l'aimons et qu'il nous
aime, ce serait le ciel ; le ciel n'est, sauf rares moments et rares
exceptions, pas pour ici-bas.
Racontons-nous souvent la double histoire des grâces que Dieu nous a
faites personnellement depuis notre naissance et celle de nos infidélités ;
nous y trouverons...de quoi nous perdre dans une confiance sans bornes en
son amour. Il nous aime parce qu'il est bon, non parce que nous sommes bons
; les mères n'aiment-elles pas leurs enfants dévoyés ? Et nous trouverons
de quoi nous enfoncer dans l'humilité et la défiance de nous. Cherchons à
racheter un peu nos péchés par l'amour du prochain, par le bien fait au
prochain. La charité envers le prochain, les efforts pour faire du bien aux
autres sont un excellent remède à opposer aux tentations : c'est passer de
la simple défense à la contre-attaque.
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11 novembre 2012
Evangile du jour
dimanche 11 novembre 2012
Trente-deuxième dimanche du temps ordinaire
St Martin, évêque de Tours - Mémoire, St Théodore le Studite, higoumène du monastère du Stoudion ( 826)
Commentaire du jour
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus : « Elle a tout donné »
Les lectures du jour
Mc 12,38-44.
Dans son enseignement, Jésus disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à sortir en robes solennelles et qui aiment les salutations sur les places publiques,
les premiers rangs dans les synagogues, et les places d'honneur dans les dîners.
Ils dévorent les biens des veuves et affectent de prier longuement : ils seront d'autant plus sévèrement condamnés. »
Jésus s'était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait la foule déposer de l'argent dans le tronc. Beaucoup de gens riches y mettaient de grosses sommes.
Une pauvre veuve s'avança et déposa deux piécettes.
Jésus s'adressa à ses disciples : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le tronc plus que tout le monde.
Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a tout donné, tout ce qu'elle avait pour vivre. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), carmélite, docteur de l'Église
Manuscrit autobiographique B, 1 r°-v°
« Elle a tout donné »
« Je veux te faire lire dans le livre de vie, où est contenue la
science d'Amour. » La science d'Amour, oh oui, cette parole résonne
doucement à l'oreille de mon âme, je ne désire que cette science-là ; pour
elle, ayant donné toutes mes richesses, j'estime, comme l'épouse du
Cantique [des Cantiques], n'avoir rien donné (Ct 8,7). Je comprends si bien
qu'il n'y a que l'amour qui puisse nous rendre agréables au bon Dieu que
cet amour est le seul bien que j'ambitionne.
Jésus se plaît à me montrer l'unique chemin qui conduit à cette
fournaise divine ; ce chemin c'est l'abandon du petit enfant qui s'endort
sans crainte dans les bras de son Père. « Si quelqu'un est tout petit qu'il
vienne à moi », a dit l'Esprit Saint par la bouche de Salomon (Pr 9,4), et
ce même Esprit d'amour a dit encore que « la miséricorde est accordée aux
petits » (Sg 6,6). En son nom, le prophète Isaïe nous révèle qu'au dernier
jour « le Seigneur conduira son troupeau dans les pâturages, qu'il
rassemblera les petits agneaux et les pressera sur son sein » (Is 40,11)...
Ah, si toutes les âmes faibles et imparfaites sentaient ce que sent
la plus petite de toutes les âmes, l'âme de votre petite Thérèse, pas une
seule ne désespérerait d'arriver au sommet de la montagne de l'amour,
puisque Jésus ne demande pas de grandes actions, mais seulement l'abandon
et la reconnaissance. Il a dit dans le psaume 49 : « Je n'ai nul besoin des
boucs de vos troupeaux, parce que toutes les bêtes des forêts
m'appartiennent et les milliers d'animaux qui paissent sur les collines...
Immolez à Dieu des sacrifices de louanges et d'actions de grâces ». Voilà
donc tout ce que Jésus réclame de nous, il n'a point besoin de nos uvres,
mais seulement de notre amour. Car ce même Dieu qui déclare n'avoir point
besoin de nous dire s'il a faim (Ps 49) n'a pas craint de mendier un peu
d'eau à Samaritaine (Jn 4,7). Il avait soif... Il avait soif d'amour. Ah,
je le sens plus que jamais, Jésus est altéré, il ne rencontre que des
ingrats et des indifférents parmi les disciples du monde. Et parmi ses
disciples à lui, il trouve, hélas, peu de curs qui se livrent à lui sans
réserve, qui comprennent toute la tendresse de son amour infini.
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10 novembre 2012
Evangile du jour
samedi 10 novembre 2012
Le samedi de la 31e semaine du temps ordinaire
St Léon I le Grand, Pape et docteur de l'Église - Mémoire, St André (Andrea) Avellino, prêtre théatin
Commentaire du jour
Saint Clément d'Alexandrie : « Faites-vous des amis »
Les lectures du jour
Lc 16,9-15.
Jésus disait à ses disciples : " Faites-vous, des amis avec l'Argent trompeur, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.
Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est trompeur dans une petite affaire est trompeur aussi dans une grande.
Si vous n'avez pas été dignes de confiance avec l'Argent trompeur, qui vous confiera le bien véritable ?
Et si vous n'avez pas été dignes de confiance pour des biens étrangers, le vôtre, qui vous le donnera ?
Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera le premier, et aimera le second ; ou bien il s'attachera au premier, et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent. »
Les pharisiens, eux qui aimaient l'argent, entendaient tout cela, et ils ricanaient à son sujet.
Il leur dit alors : « Vous êtes, vous, ceux qui se présentent comme des justes aux yeux des hommes, mais Dieu connaît vos curs, car ce qui est prestigieux chez les hommes est une chose abominable aux yeux de Dieu.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Clément d'Alexandrie (150-v. 215), théologien
Sermon « Quel riche peut être sauvé ? », § 31 (trad. coll. Icthus, t. 6, p. 45 rev.)
« Faites-vous des amis »
« Celui qui donnera à boire à l'un de mes disciples, même un simple
verre d'eau fraîche, ne perdra pas sa récompense » (Mt 10,42)... C'est le
seul salaire qui ne perdra pas sa valeur un jour : « Faites-vous des amis
avec le malhonnête argent, afin qu'au jour où vous disparaîtrez, ils vous
reçoivent dans les demeures éternelles ». Les richesses dont nous disposons
ne doivent pas ne servir qu'à nous ; avec des biens injustes on peut faire
une uvre juste et salutaire, et soulager l'un de ceux que le Père a
destinés à ses demeures éternelles... Qu'elle est admirable, cette parole
de l'apôtre Paul : « Dieu aime celui qui donne avec joie » (2Co 9,7), celui
qui fait l'aumône de bon cur, qui sème sans compter afin de moissonner
aussi abondamment, et qui partage sans murmure, hésitation ou réticence...
Et il est encore plus grand, ce mot que le Seigneur dit ailleurs : « Donne
à quiconque te demande » (Lc 6,30)...
Réfléchis alors à la récompense magnifique promise à ta générosité :
les demeures éternelles. Quel beau commerce ! Quelle affaire extraordinaire
! On achète l'immortalité pour de l'argent ; on échange les biens caducs de
ce monde contre une demeure éternelle dans les cieux ! Si donc, vous les
riches, vous avez de la sagesse, appliquez-vous à ce commerce... Pourquoi
vous laissez fasciner par des diamants et des émeraudes, par des maisons
que le feu dévore, que le temps écroule, qu'un tremblement de terre
renverse ? N'aspirez qu'à vivre dans les cieux et à régner avec Dieu. Un
homme, un pauvre, vous donnera ce royaume... D'ailleurs, le Seigneur n'a
pas dit : « Donnez, soyez généreux et larges, secourez vos frères », mais «
Faites-vous des amis ». L'amitié ne naît pas d'un seul don, mais d'une
longue familiarité. Ni la foi, ni la charité, ni la patience ne sont
l'uvre d'un jour : « mais celui qui aura persévéré jusqu'au bout sera
sauvé » (Mt 10,22).
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09 novembre 2012
Evangile du jour
vendredi 09 novembre 2012
Dédicace de la basilique du Latran, fête
Dédicace de la Basilique du Latran - Fête
Bse Carmen de l'Enfant Jésus González Ramos García Prieto, veuve et fondatrice
Commentaire du jour
Saint Aelred de Rievaulx : « Le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c'est vous » (1Co 3,17)
Les lectures du jour
Jn 2,13-22.
Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem.
Il trouva installés dans le Temple les marchands de bufs, de brebis et de colombes, et les changeurs.
Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs bufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs,
et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d'ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. »
Ses disciples se rappelèrent cette parole de l'Écriture : L'amour de ta maison fera mon tourment.
Les Juifs l'interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là ? »
Jésus leur répondit : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. »
Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
Mais le Temple dont il parlait, c'était son corps.
Aussi, quand il ressuscita d'entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu'il avait dit cela ; ils crurent aux prophéties de l'Écriture et à la parole que Jésus avait dite.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Aelred de Rievaulx (1110-1167), moine cistercien
Sermon 8, pour la fête de saint Benoît
« Le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c'est vous » (1Co 3,17)
On a souvent entendu dire que Moïse, après avoir fait sortir Israël
d'Égypte, a construit dans le désert un tabernacle, une tente de
sanctuaire, grâce aux dons des fils de Jacob... Il faut bien voir, comme le
dit l'apôtre Paul, que tout cela était un symbole (1Co 10,6)... C'est vous,
mes frères, qui êtes maintenant le tabernacle de Dieu, le temple de Dieu,
comme l'explique l'apôtre : « Le temple de Dieu est saint, et ce temple,
c'est vous ». Temple où Dieu régnera éternellement, vous êtes sa tente
parce qu'il est avec vous sur la route ; il a soif en vous, il a faim en
vous. Cette tente est encore portée...dans le désert de cette vie, jusqu'à
ce que nous parvenions à la Terre de la Promesse. Alors la tente deviendra
Temple et le véritable Salomon en fera la dédicace « durant sept jours et
encore sept jours » (1R 8,65), c'est-à-dire le double repos...de
l'immortalité pour le corps et la béatitude pour l'âme.
Mais pour le moment, si nous sommes de vrais fils spirituels
d'Israël, si nous sommes spirituellement sortis d'Égypte, faisons chacun,
faisons tous des offrandes pour la construction du tabernacle... : « Car
chacun reçoit de Dieu son don particulier, l'un celui-ci, l'autre celui-là
» (1Co 7,7)... Que tout soit donc commun à tous... Que personne ne
considère le charisme qu'il a reçu de Dieu comme son bien propre ; que
personne ne soit jaloux d'un charisme que son frère aurait reçu. Mais que
chacun regarde ce qui est à lui comme étant à tous ses frères, et qu'il
n'hésite pas à considérer comme sien ce qui est à son frère. Selon son
dessein miséricordieux, Dieu agit envers nous de telle sorte que chacun ait
besoin des autres : ce que l'un n'a pas, il peut le trouver en son frère...
« A plusieurs nous ne formons qu'un seul Corps dans le Christ et, chacun
pour sa part, nous sommes membres les uns des autres » (Rm 12,5).
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08 novembre 2012
Evangile du jour
jeudi 08 novembre 2012
Le jeudi de la 31e semaine du temps ordinaire
Bx Jean (John) Duns Scot, prêtre o.f.m., théologien ( 1308), St Geoffroy, évêque d'Amiens ( 1115)
Commentaire du jour
Saint Pierre Chrysologue : « Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue »
Les lectures du jour
Lc 15,1-10.
Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l'écouter.
Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole :
« Si l'un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve ?
Quand il l'a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules,
et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins ; il leur dit : 'Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue ! '
Je vous le dis : C'est ainsi qu'il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion. »
Ou encore, si une femme a dix pièces d'argent et en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu'à ce qu'elle la retrouve ?
Quand elle l'a retrouvée, elle réunit ses amies et ses voisines et leur dit : 'Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la pièce d'argent que j'avais perdue ! '
De même, je vous le dis : Il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église
Sermon 168, 4-6 ; CCL 24 B, 1032-1034 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 439)
« Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue »
Cet homme qui possède cent brebis est le bon pasteur (Jn 10,11), le
Christ, le pasteur miséricordieux qui avait établi tout le troupeau de la
race humaine en une seule brebis, c'est-à-dire en Adam. Il avait placé la
brebis dans le Paradis enchanteur et dans la région des pâturages de vie.
Mais elle, se fiant aux hurlements des loups, a oublié la voix du berger ;
elle a perdu le chemin qui conduit au bercail du salut et s'est trouvée
toute couverte de blessures mortelles. Le Christ est venu dans le monde
chercher la brebis et l'a retrouvée dans le sein de la Vierge. Il est venu,
il est né dans la chair, il a placé la brebis sur la croix, et l'a prise
sur les épaules de sa Passion. Puis, tout rempli de la joie de la
résurrection, il l'a élevée, par son Ascension, jusqu'à la demeure du ciel.
« Il réunit ses amis et ses voisins », c'est-à-dire les anges, « et
il leur dit : ' Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis,
celle qui était perdue ' ». Les anges jubilent et exultent avec le Christ
pour le retour de la brebis du Seigneur. Ils ne s'irritent pas de la voir
siéger devant eux sur le trône de majesté. Car l'envie n'existe plus au
ciel dont elle a été bannie avec le diable. Grâce à l'Agneau qui a enlevé
le péché du monde (Jn 1,29), le péché d'envie ne peut plus pénétrer dans
les cieux.
Frères, le Christ est venu nous chercher sur la terre ; cherchons-le
dans les cieux. Il nous a emportés dans la gloire de sa divinité ; nous,
portons-le dans notre corps par la sainteté de toute notre vie.
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07 novembre 2012
Evangile du jour
mercredi 07 novembre 2012
Le mercredi de la 31e semaine du temps ordinaire
Bx Vincent (Vincenzo) Grossi, prêtre et fondateur "Filles de l'Oratoire", St Florent de Strasbourg, évêque ( 693), St Willibrord, évêque d'Echternach ( 739)
Commentaire du jour
Jean Tauler : « Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut pas être mon disciple »
Les lectures du jour
Lc 14,25-33.
De grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit :
« Si quelqu'un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et surs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple.
Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut pas être mon disciple.
Quel est celui d'entre vous qui veut bâtir une tour, et qui ne commence pas par s'asseoir pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi aller jusqu'au bout ?
Car, s'il pose les fondations et ne peut pas achever, tous ceux qui le verront se moqueront de lui :
'Voilà un homme qui commence à bâtir et qui ne peut pas achever ! '
Et quel est le roi qui part en guerre contre un autre roi, et qui ne commence pas par s'asseoir pour voir s'il peut, avec dix mille hommes, affronter l'autre qui vient l'attaquer avec vingt mille ?
S'il ne le peut pas, il envoie, pendant que l'autre est encore loin, une délégation pour demander la paix.
De même, celui d'entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Jean Tauler (v. 1300-1361), dominicain à Strasbourg
Sermon 21, 4ème pour l'Ascension (trad. cf Cerf 1991, p. 155)
« Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut pas être mon disciple »
Puisque notre Tête est montée aux cieux, il convient que ses membres
(Col 2,19) suivent leur Chef..., passant par le chemin qu'il a pris si
péniblement. Car « il fallait que le Christ souffre ainsi pour entrer dans
sa gloire » (Lc 24,26). Nous devons suivre notre Chef, si digne d'amour,
lui qui a porté l'étendard devant nous. Que chaque homme prenne sa croix et
le suive ; et nous arriverons là où il est. On voit bien que beaucoup
suivent ce monde-ci pour des honneurs dérisoires, et pour cela renoncent au
confort physique, à leur foyer, à leurs amis, s'exposant aux périls de la
guerre - tout cela pour acquérir des biens extérieurs ! Il est donc juste
que nous pratiquions le plein renoncement pour acquérir le pur bien qui est
Dieu, et qu'ainsi nous suivions notre Chef...
Il n'est pas rare de trouver des hommes qui désirent être les témoins
du Seigneur dans la paix, c'est à dire pourvu que tout aille selon leurs
désirs. Volontiers ils veulent devenir des saints, mais sans fatigue, sans
ennui, sans difficulté, sans qu'il leur en coûte rien. Ils ambitionnent de
connaître Dieu, de le goûter, de le sentir, mais il ne faut pas qu'il y ait
d'amertume. Alors, dès qu'il faut travailler, dès que l'amertume, les
ténèbres, les tentations viennent les trouver, dès qu'ils ne sentent plus
Dieu et qu'ils se sentent délaissés intérieurement, ainsi qu'au dehors,
leurs belles résolutions s'évanouissent. Ce ne sont pas de vrais témoins,
des témoins comme il en faut pour le Sauveur... Ah, puissions-nous nous
affranchir de cette recherche-là et chercher la paix en tout temps, au sein
même du malheur ! C'est là seulement que naît la vraie paix, celle qui
demeure.
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06 novembre 2012
Evangile du jour
mardi 06 novembre 2012
Le mardi de la 31e semaine du temps ordinaire
St Léonard de Noblac, ermite en Limousin (VIe s.)
Commentaire du jour
La Didachè : Rassemblés des quatre vents au banquet de Dieu
Les lectures du jour
Lc 14,15-24.
Au cours du repas chez un chef des pharisiens, en entendant parler Jésus, un des convives lui dit : " Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu!"
Jésus lui dit : « Un homme donnait un grand dîner, et il avait invité beaucoup de monde.
A l'heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : 'Venez, maintenant le repas est prêt. '
Mais tous se mirent à s'excuser de la même façon. Le premier lui dit : 'J'ai acheté un champ, et je suis obligé d'aller le voir ; je t'en prie, excuse-moi. '
Un autre dit : 'J'ai acheté cinq paires de bufs, et je pars les essayer ; je t'en prie, excuse-moi. '
Un troisième dit : 'Je viens de me marier, et, pour cette raison, je ne peux pas venir. '
A son retour, le serviteur rapporta ces paroles à son maître. Plein de colère, le maître de maison dit à son serviteur : 'Dépêche-toi d'aller sur les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux. '
Le serviteur revint lui dire : 'Maître, ce que tu as ordonné est fait, et il reste de la place. '
Le maître dit alors au serviteur : 'Va sur les routes et dans les sentiers, et insiste pour faire entrer les gens, afin que ma maison soit remplie.
Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne profitera de mon dîner. ' »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
La Didachè (entre 60-120), catéchèse judéo-chretienne
§ 9,10,14 (trad. Deiss, Fleurus 1963, p.16s rev.)
Rassemblés des quatre vents au banquet de Dieu
Au sujet de l'eucharistie, rendez grâce ainsi :
D'abord pour le calice :
Nous te rendons grâce, notre Père,
pour la sainte vigne de David ton serviteur
que tu nous as révélée par Jésus, ton Enfant.
Gloire à toi dans les siècles !
Puis pour le pain rompu :
Nous te rendons grâce, notre Père,
pour la vie et la connaissance
que tu nous as révélées par Jésus, ton Enfant.
Gloire à toi dans les siècles !
De même que ce pain que nous rompons,
autrefois disséminé sur les collines,
a été recueilli pour n'en faire plus qu'un,
que ton Église soit rassemblée ainsi
des extrémités de la terre dans ton Royaume.
Car à toi sont la gloire et la puissance dans les siècles !
Après vous être rassasiés, rendez grâce ainsi :
Nous te rendons grâce, Père saint,
pour ton saint nom
que tu as fait habiter en nos curs,
pour la connaissance, la foi et l'immortalité
que tu nous a révélées par Jésus, ton Enfant.
Gloire à toi dans les siècles !
C'est toi, Maître tout-puissant, qui as créé l'univers,
à la louange de ton nom ;
tu as donné en jouissance
nourriture et breuvage à tous les hommes.
Mais à nous, tu as fait la grâce
d'une nourriture spirituelle
et d'un breuvage pour la vie éternelle,
par Jésus, ton Enfant.
Par-dessus tout, nous te rendons grâce
de ce que tu es puissant.
Gloire à toi dans les siècles !
Souviens-toi, Seigneur, de ton Église,
pour la délivrer du mal,
pour la rendre parfaite dans ton amour.
Rassemble-la des quatre vents, cette Église sanctifiée,
dans ton Royaume que tu lui as préparé.
Car à toi sont la puissance et la gloire dans les siècles !
« Que le Seigneur vienne » (Ap 22,20) et que ce monde passe.
Hosanna à la maison de David !
Celui qui est saint, qu'il s'approche ;
celui qui ne l'est pas, qu'il fasse pénitence.
« Marana tha ! » (1Co 16,22). Amen.
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05 novembre 2012
Evangile du jour
lundi 05 novembre 2012
Le lundi de la 31e semaine du temps ordinaire
St Guy-Marie (Guido Maria) Conforti, évêque et fondateur, Ste Bertille, moniale à Jouarre puis abbesse de Chelles ( v. 705)
Commentaire du jour
Saint Grégoire de Nazianze : « Invite les pauvres »
Les lectures du jour
Lc 14,12-14.
Jésus était entré chez un chef des pharisiens pour y prendre son repas. Il disait à celui qui l'avait invité : " Quand tu donneras un déjeuner ou un dîner, n'invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins; sinon, eux aussi t'inviteraient en retour, et la politesse te serait rendue.
Au contraire, quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ;
et tu seras heureux, parce qu'ils n'ont rien à te rendre : cela te sera rendu à la résurrection des justes. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Grégoire de Nazianze (330-390), évêque et docteur de l'Église
Sermon sur l'amour des pauvres ; PG 35, 858 (trad. coll. Icthus, t. 6, p. 124 rev.)
« Invite les pauvres »
Dieu, ému par la grande détresse de l'homme, lui a donné la Loi et
les prophètes, après lui avoir donné la loi non écrite de la nature (cf Rm
1,26)...; finalement, il s'est livré lui-même pour la vie du monde. Il nous
a prodigué des apôtres, des évangélistes, des docteurs, des pasteurs, des
guérisons, des prodiges. Il nous a ramenés à la vie, a détruit la mort, a
triomphé de celui qui nous avait vaincus, nous a donné l'Alliance
préfigurative, l'Alliance en vérité, les charismes de l'Esprit Saint, le
mystère du salut nouveau... Dieu nous comble de biens spirituels, si
nous voulons les recevoir : n'hésite pas à venir en aide à ceux qui en ont
besoin. Donne surtout à celui qui te demande, et même avant qu'il demande,
faisant inlassablement aumône de la doctrine spirituelle... A défaut de ces
dons, propose-lui au moins des services plus modestes : donne-lui à manger,
offre-lui de vieux habits, fournis-lui des médicaments, bande ses plaies,
interroge-le sur ses épreuves, enseigne-lui la patience. Approche-toi de
lui sans crainte. Pas de danger que tu t'en trouves plus mal ou que tu
contractes sa maladie... Appuie-toi sur la foi ; que la charité triomphe de
tes réticences... Ne méprise pas tes frères, ne reste pas sourd à leurs
appels, ne les fuis pas. Vous êtes membres d'un même corps (1Co 12,12s),
même si lui est brisé par le malheur ; de même qu'à Dieu, « à toi le pauvre
est confié » (Ps 9,35).
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04 novembre 2012
Evangile du jour
dimanche 04 novembre 2012
Trente-et-unième dimanche du temps ordinaire
St Charles (Carlo) Borromée, archevêque de Milan (1538-1584), St Félix de Valois, ermite et co-fondateur ( 1212)
Commentaire du jour
Saint Bernard : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cur »
Les lectures du jour
Mc 12,28b-34.
Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s'avança pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? »
Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.
Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est l'Unique et qu'il n'y en a pas d'autre que lui.
L'aimer de tout son cur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices. »
Jésus, voyant qu'il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n'es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n'osait plus l'interroger.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Sermons sur le Cantique des Cantiques, n°83 (trad. uvres mystiques, p. 849 rev.)
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cur »
J'ai lu que Dieu est amour (1Jn 4,16), non pas qu'il serait honneur
ou dignité. Ce n'est pas que Dieu ne veut pas être honoré, puisqu'il dit :
« Si je suis votre père, où est l'honneur qui me revient ? » (Ml 1,6) Il
parle là en père. Mais s'il se montrait époux, je pense qu'il changerait de
discours et dirait : « Si je suis votre époux, où est l'amour qui m'est dû
? » Car déjà il avait dit : « Si je suis votre Seigneur, où est la crainte
que vous me devez ? » (ibid.) Il demande donc d'être respecté comme
Seigneur, honoré comme Père, aimé comme Époux.
Entre ces trois sentiments, lequel a le plus de prix ? L'amour, sans
aucun doute. Car sans amour, le respect est pénible et l'honneur reste sans
retour. La crainte est servile, tant que l'amour ne vient pas l'affranchir,
et un honneur qui n'est pas inspiré par l'amour n'est pas honneur, il est
adulation. A Dieu seul, certes, honneur et gloire, mais Dieu ne les accepte
qu'assaisonnés du miel de l'amour.
L'amour se suffit, il plaît par lui-même, il est son propre mérite et
sa propre récompense. L'amour ne veut pas d'autre cause, pas d'autre fruit
que lui-même. Son vrai fruit, c'est d'être. J'aime parce que j'aime. J'aime
pour aimer... De tous les mouvements de l'âme, de ses sentiments et de ses
affections, l'amour est le seul qui permette à la créature de répondre à
son créateur, sinon d'égal à égal, du moins de semblable à semblable (cf Gn
1,26).
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03 novembre 2012
Evangile du jour
samedi 03 novembre 2012
Le samedi de la 30e semaine du temps ordinaire
St Martin de Porres, religieux du Tiers Ordre de St-Dominique, St Hubert, évêque de Tongres-Maastricht-Liège ( 727)
Commentaire du jour
Saint [Padre] Pio de Pietrelcina : « Qui s'élève sera abaissé, qui s'abaisse sera élevé »
Les lectures du jour
Lc 14,1.7-11.
Un jour de sabbat, Jésus était entré chez un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et on l'observait.
Remarquant que les invités choisissaient les premières places, il leur dit cette parabole :
« Quand tu es invité à des noces, ne va pas te mettre à la première place, car on peut avoir invité quelqu'un de plus important que toi.
Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendrait te dire : 'Cède-lui ta place',
et tu irais, plein de honte, prendre la dernière place. Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t'a invité, il te dira : 'Mon ami, avance plus haut', et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui sont à table avec toi.
Qui s'élève sera abaissé ; qui s'abaisse sera élevé. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968), capucin
GB 69 (trad. Une pensée, Médiaspaul, 1991, p. 81)
« Qui s'élève sera abaissé, qui s'abaisse sera élevé »
L'humilité c'est la vérité, et la vérité, c'est que je ne suis que
néant. Par conséquent, tout ce qui est bon en moi vient de Dieu. Or, il
arrive souvent que nous gaspillions ce que Dieu a mis de bon en nous. Quand
je vois les gens me demander quelque chose, il m'arrive de ne pas penser à
ce que je pourrais leur donner, mais à ce que je ne suis pas capable de
donner, et par conséquent bien des âmes restent sur leur soif parce que je
n'ai pas su leur transmettre le don de Dieu.
L'idée que, chaque jour, le Seigneur vient chez nous et nous donne
tout, cela devrait nous rendre humbles. Or c'est le contraire qui se passe,
car le démon fait sourdre en nous des bouffées d'orgueil. Cela ne nous fait
guère honneur. Il faut donc lutter contre notre orgueil. Quand nous n'en
pouvons plus, arrêtons-nous un instant, faisons un acte d'humilité ; alors
Dieu, qui aime les curs humbles, viendra à notre rencontre.
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02 novembre 2012
Evangile du jour
vendredi 02 novembre 2012
Commémoration de tous les fidèles défunts
feast
Bx Pie (Pio) Campidelli, religieux c.p.
Commentaire du jour
Saint Ambroise : « Pourquoi pleures-tu ? » (Jn 20,13)
Les lectures du jour
Mt 25,31-46.
Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire.
Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres :
il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche.
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : 'Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde.
Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ;
j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi ! '
Alors les justes lui répondront : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu... ? tu avais donc faim, et nous t'avons nourri ? tu avais soif, et nous t'avons donné à boire ?
tu étais un étranger, et nous t'avons accueilli ? tu étais nu, et nous t'avons habillé ?
tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ? '
Et le Roi leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. '
Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : 'Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges.
Car j'avais faim, et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'avais soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ;
j'étais un étranger, et vous ne m'avez pas accueilli ; j'étais nu, et vous ne m'avez pas habillé ; j'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité. '
Alors ils répondront, eux aussi : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ? '
Il leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces petits, à moi non plus vous ne l'avez pas fait. '
Et ils s'en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Sur la mort de son frère, I, 70-71 (trad. coll. Pères dans la foi, n°84, p. 50 rev.)
« Pourquoi pleures-tu ? » (Jn 20,13)
Qu'ils pleurent, ceux qui ne peuvent pas avoir l'espérance de la
résurrection ; ce n'est pas la volonté de Dieu qui la leur ôte mais la
dureté de ce qu'ils croient. Il faut qu'il y ait une différence entre les
serviteurs du Christ et les païens. La voici : eux, ils pleurent les leurs
qu'ils pensent morts pour toujours ; ils ne trouvent nulle fin à leurs
larmes, n'atteignent nul repos pour leur tristesse..., tandis que pour nous
la mort n'est pas la fin de notre existence mais la fin de notre vie.
Puisque notre existence est restaurée par une condition meilleure, que donc
l'arrivée de la mort balaie tous nos pleurs...
Combien notre consolation est plus grande, nous qui croyons que nos
bonnes actions promettent des récompenses meilleures après la mort. Les
païens ont leur consolation : c'est de penser que la mort est un repos pour
tous nos maux. Comme ils pensent que leurs morts sont privés de jouir de
la vie, ils pensent aussi qu'ils sont privés de toute faculté de sentir et
libérés de la douleur des peines dures et incessantes que nous supportons
dans cette vie. Mais nous, de même que nous devons avoir l'esprit plus
élevé à cause de la récompense attendue, nous devons aussi mieux supporter
notre douleur grâce à cette consolation... Nos morts ont été envoyés non
pas loin de nous, mais avant nous -- eux que la mort ne prendra pas, mais
que l'éternité recevra.
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01 novembre 2012
Sainte fête de la Toussaint !
L’EVANGILE AU QUOTIDIEN
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« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68
Chère Madame, cher Monsieur,
Chers abonnés,
Sainte fête de la Toussaint !
Par cette célébration de tous les saints connus et inconnus, l'Église honore la foule innombrable des vivants et lumineux témoins du Christ.
C’est l’occasion de nous souvenir que le désir de devenir saint doit brûler en tout chrétien : « L’appel à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection de la charité s’adresse à tous ceux qui croient au Christ, quels que soient leur rang et leur état » (C.E.C §2013). Mais comment goûter à cette « union toujours plus intime avec le Christ » ?
« Le chemin de la perfection passe par la croix. Il n’y a pas de sainteté sans renoncement et sans combat spirituel. Les enfants de notre mère la Sainte Église espèrent justement la grâce de la persévérance finale et la récompense de Dieu leur Père pour les bonnes œuvres accomplies avec sa grâce en communion avec Jésus » (C.E.C §2015-2016).
Au milieu de cette joie, nous sommes heureux de vous annoncer l’extension du service EVANGELIZO en version grecque : evaggeliokathemera.org. Puisse ce service être un soutien quotidien pour les membres de ce peuple éprouvé. N’hésitez pas à informer vos connaissances de cette nouveauté.
C.E.C : Catéchisme de l’Eglise Catholique
L’Equipe française de l’Evangile au Quotidien
Sr. Anne-Emmanuel, Bertrand, Grégor.
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INFORMATIONS
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Evangile du jour
jeudi 01 novembre 2012
Solennité de la Toussaint
Tous les saints - Solennité
Bx Théodore (Tivadar) Gyrgy Roma, évêque et martyr
Commentaire du jour
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus : La communion des saints
Les lectures du jour
Mt 5,1-12a.
Quand Jésus vit la foule qui le suivait, il gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent.
Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait :
« Heureux les pauvres de cur : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise !
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés !
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés !
Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde !
Heureux les curs purs : ils verront Dieu !
Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu !
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! C'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), carmélite, docteur de l'Église
Derniers entretiens, 15/07/1897
La communion des saints
Sur Marie de l'Eucharistie voulait allumer les cierges pour une
procession ; elle n'avait pas d'allumette, mais voyant la petite lampe qui
brûle devant les reliques, elle s'en approche. Hélas, elle la trouve à demi
éteinte ; il ne reste plus qu'une faible lueur sur la mèche carbonisée.
Elle réussit cependant à allumer son cierge et, par ce cierge, tous ceux de
la communauté se trouvèrent allumés. C'est donc cette petite lampe à demi
éteinte qui a produit ces belles flammes qui, à leur tour, peuvent en
produire une infinité d'autres et même embraser l'univers. Pourtant ce
serait toujours à la petite lampe qu'on devrait la première cause de cet
embrasement. Comment, sachant cela, les belles flammes pourraient-elles se
glorifier d'avoir fait un incendie pareil, puisqu'elles n'ont été allumées
que par correspondance avec la petite étincelle ?... Il en est de
même pour la communion des saints. Souvent, sans le savoir, les grâces et
les lumières que nous recevons sont dues à une âme cachée, parce que le bon
Dieu veut que les saints se communiquent les uns aux autres la grâce par la
prière, afin qu'au ciel ils s'aiment d'un grand amour, d'un amour bien plus
grand encore que celui de la famille, même la famille la plus idéale de la
terre. Combien de fois ai-je pensé que je pouvais devoir toutes les grâces
que j'ai reçues aux prières d'une âme qui m'aurait demandée au bon Dieu et
que je ne connaîtrai qu'au ciel. Oui, une toute petite étincelle pourra
faire naître de grandes lumières dans toute l'Église, comme des docteurs et
des martyrs qui seront sans doute bien au-dessus d'elle au ciel ; mais
comment pourrait-on penser que leur gloire ne deviendra pas la sienne ? Au
ciel on ne rencontrera pas de regards indifférents, parce que tous les élus
reconnaîtront qu'ils se doivent entre eux les grâces qui leur ont mérité la
couronne.
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