24 janvier 2011

Evangile du jour

lundi 24 janvier 2011
Le lundi de la 3e semaine du temps ordinaire

Semaine de prière pour l'unité des chrétiens - 24 janvier
St François de Sales, Evêque et docteur de l'Eglise (+ 1622) - Mémoire, Bse Marie Poussepin (1653-1744)



Commentaire du jour
Origène : « Il expulse les démons »

Les lectures du jour

Mc 3,22-30.
Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Ce
jésus est possédé par Béelzéboul ; c'est par le chef des démons qu'il
expulse les démons. »
Les appelant près de lui, Jésus disait en parabole : « Comment
Satan peut-il expulser Satan ?
Si un royaume se divise, ce royaume ne peut pas tenir.
Si une famille se divise, cette famille ne pourra pas tenir.
Si Satan s'est dressé contre lui-même, s'il s'est divisé, il ne peut pas
tenir ; c'en est fini de lui.
Mais personne ne peut entrer dans la maison d'un homme fort et piller ses
biens, s'il ne l'a d'abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison.
Amen, je vous le dis : Dieu pardonnera tout aux enfants des hommes,
tous les péchés et tous les blasphèmes qu'ils auront faits.
Mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, il n'obtiendra jamais le
pardon. Il est coupable d'un péché pour toujours. »
Jésus parla ainsi parce qu'ils avaient dit : « Il est possédé par
un esprit impur. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Homélies sur l'Exode, n°1, 5 (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, Médiaspaul 1990, t. 2, p. 14)

« Il expulse les démons »

      Reconnais-le : « en toi s'est levé un nouveau roi, un roi d'Egypte ».
C'est lui qui te réquisitionne pour ses travaux, t'oblige à fabriquer pour
lui la brique et le mortier. C'est lui qui t'impose contremaîtres et
surveillants, lui qui te pousse par le fouet et la verge à des travaux de
terre, te force à lui bâtir des villes. C'est lui qui t'incite à parcourir
le monde, à remuer terres et mers pour satisfaire tes convoitises...

      Ce roi d'Egypte sait que la guerre est imminente. Il pressent la
venue de « celui qui peut dépouiller ses principautés et ses puissances,
triompher d'elles avec audace et les clouer au bois de la croix »...; il
sent toute proche l'heure de la destruction de son peuple. Voilà pourquoi
il déclare : « Le peuple d'Israël est plus puissant que nous ! »
Puisse-t-il en dire autant à notre sujet et nous sentir plus puissants que
lui ! Comment le sentira-t-il ? Si je n'accueille pas les pensées mauvaises
et les convoitises perverses qu'il m'inspire ; si je repousse « ses flèches
enflammées, avec le bouclier de la foi » ; si, chaque fois qu'il fait
quelque suggestion à mon âme, me souvenant du Christ mon Seigneur, je lui
dis : « Arrière, Satan. Il est écrit : ' C'est le Seigneur ton Dieu que tu
adoreras, c'est lui seul que tu serviras ' »...

      Car il vient, le Seigneur Jésus..., pour se soumettre les «
principautés, puissances et pouvoirs », pour soustraire les fils d'Israël
aux violences de leurs ennemis..., pour nous apprendre de nouveau à voir
Dieu en esprit, à délaisser les travaux de Pharaon, à sortir de la terre
d'Égypte, à renoncer aux mœurs barbares des Égyptiens, « à dépouiller
entièrement le vieil homme avec ses œuvres et à revêtir l'homme nouveau
créé selon Dieu », « à nous renouveler sans cesse de jour en jour » à
l'image de celui qui nous a créés, le Christ Jésus notre Seigneur, à qui
sont gloire et puissance dans les siècles des siècles. Amen.

(Références bibliques : Ex 1,8; Col 2,14-15; Ex 1,9; Ep 6,7; Mt 4,10; Dt
6,13; Col 1,16; Ep 4,22-24; Col 3,9-10; 2Co 4,16)




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23 janvier 2011

Evangile du jour

dimanche 23 janvier 2011
Troisième dimanche du temps ordinaire

Semaine de prière pour l'unité des chrétiens - 23 janvier
Ste. Emérentienne, Martyre (+ IVème siècle)



Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome : « Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheur d'hommes »

Les lectures du jour

Mt 4,12-23.
Quand Jésus apprit l'arrestation de Jean Baptiste, il se retira en Galilée.

Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord du
lac, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali.
Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Isaïe :

Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du
Jourdain, Galilée, toi le carrefour des païens :
le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière.
Sur ceux qui habitaient dans le pays de l'ombre et de la mort, une lumière
s'est levée.
A partir de ce moment, Jésus se mit à proclamer :
« Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche. »
Comme il marchait au bord du lac de Galilée, il vit deux frères, Simon,
appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans le
lac : c'étaient des pêcheurs.
Jésus leur dit : « Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs
d'hommes. »
Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.
Plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son
frère Jean, qui étaient dans leur barque avec leur père, en train de
préparer leurs filets. Il les appela.
Aussitôt, laissant leur barque et leur père, ils le suivirent.
Jésus, parcourant toute la Galilée, enseignait dans leurs synagogues,
proclamait la Bonne Nouvelle du Royaume, guérissait toute maladie et toute
infirmité dans le peuple.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies sur l'évangile de Matthieu, n°14, 2

« Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheur d'hommes »

      Quelle pêche admirable du Sauveur ! Admirez la foi et l'obéissance
des disciples. La pêche, vous le savez, demande une attention
ininterrompue. Or, au beau milieu de leur travail, ils entendent l'appel de
Jésus et ils n'hésitent pas un instant ; ils ne disent pas : « Laisse-nous
rentrer à la maison pour parler à nos proches ». Non, ils quittent tout et
ils le suivent, comme Élisée a fait avec Élie (1R 19,20). Telle est
l'obéissance que le Christ nous demande, sans la moindre hésitation, même
si des nécessités apparemment plus urgentes nous pressent. C'est pourquoi,
quand un jeune homme qui voulait le suivre a demandé s'il pouvait aller
ensevelir son père, même cela, il ne le lui a pas laissé faire (Mt 8,21).
Suivre Jésus, obéir à sa parole, est un devoir qui devance tous les
autres.

      Tu me diras peut-être que la promesse qu'il leur faisait était très
grande ? Voilà pourquoi je les admire tellement : alors qu'ils n'avaient vu
encore aucun miracle, ils ont cru à une si grande promesse et ont renoncé à
tout pour le suivre ! C'est parce qu'ils ont cru qu'avec les mêmes paroles
par lesquelles ils avaient été pris comme à la pêche, ils pourraient en
pêcher d'autres.




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22 janvier 2011

Evangile du jour

samedi 22 janvier 2011
Le samedi de la 2e semaine du temps ordinaire

Semaine de prière pour l'unité des chrétiens - 22 janvier
St Vincent le Diacre, martyr (+ 304)



Commentaire du jour
Saint Thomas d'Aquin : Jésus se donne entièrement : il se donne lui-même à manger

Les lectures du jour

Mc 3,20-21.
Jésus entre dans une maison, où de nouveau la foule se rassemble, si bien
qu'il n'était pas possible de manger.
Sa famille, l'apprenant, vint pour se saisir de lui, car ils
affirmaient : « Il a perdu la tête. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), théologien dominicain, docteur de l'Église
Opuscule pour la fête du Corps du Christ (trad. bréviaire)

Jésus se donne entièrement : il se donne lui-même à manger

Le Fils unique de Dieu, voulant nous faire participer à sa divinité,
a pris notre nature afin de diviniser les hommes, lui qui s'est fait homme.
En outre, ce qu'il a pris de nous, il nous l'a entièrement donné pour notre
salut. En effet, sur l'autel de la croix il a offert son corps en sacrifice
à Dieu le Père afin de nous réconcilier avec lui, et il a répandu son sang
pour qu'il soit en même temps notre rançon et notre baptême : rachetés d'un
esclavage lamentable, nous serions purifiés de tous nos péchés.
Et pour que nous gardions toujours la mémoire d'un si grand bienfait,
il a laissé aux fidèles son corps à manger et son sang à boire, sous les
dehors du pain et du vin... Peut-il y avoir rien de plus précieux que ce
banquet où l'on ne nous propose plus, comme dans l'ancienne Loi, de manger
la chair des veaux et des boucs, mais le Christ qui est vraiment Dieu ? Y
a-t-il rien de plus admirable que ce sacrement ?... Personne n'est capable
d'exprimer les délices de ce sacrement, puisqu'on y goûte la douceur
spirituelle à sa source ; et on y célèbre la mémoire de cet amour
insurpassable que le Christ a montré dans sa Passion. Il
voulait que l'immensité de cet amour se grave plus profondément dans le
cœur des fidèles. C'est pourquoi à la dernière Cène, après avoir célébré la
Pâque avec ses disciples, lorsqu'il allait passer de ce monde à son Père,
il a institué ce sacrement comme le mémorial perpétuel de sa Passion,
l'accomplissement des anciennes préfigurations, le plus grand de tous ses
miracles ; et à ceux que son absence remplirait de tristesse, il a laissé
ce sacrement comme réconfort incomparable.




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21 janvier 2011

Evangile du jour

vendredi 21 janvier 2011
Le vendredi de la 2e semaine du temps ordinaire

Semaine de prière pour l'unité des chrétiens - 21 janvier
Ste Agnès, vierge et martyre (+ 304) - Mémoire



Commentaire du jour
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus : Le mystère de la vocation

Les lectures du jour

Mc 3,13-19.
Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu'il voulait. Ils vinrent
auprès de lui,
et il en institua douze pour qu'ils soient avec lui, et pour les envoyer
prêcher
avec le pouvoir de chasser les esprits mauvais.
Donc, il institua les Douze : Pierre (c'est le nom qu'il donna à
Simon),
Jacques, fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques (il leur donna le
nom de « Boanerguès », c'est-à-dire : « Fils du
tonnerre »),
André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée,
Thaddée, Simon le Zélote,
et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), carmélite, docteur de l'Église
MS A, 2 r°-v°

Le mystère de la vocation

           Je ne vais faire qu'une seule chose : commencer à chanter ce que
je dois redire éternellement -- « les miséricordes du Seigneur ! » (Ps
88,1)... Ouvrant le Saint Évangile, mes yeux sont tombés sur ces mots :
« Jésus étant monté sur une montagne, il appela à lui ceux qu'il lui plut ;
et ils vinrent à lui ». Voilà bien le mystère de ma vocation, de ma vie
tout entière et surtout le mystère des privilèges de Jésus sur mon âme. Il
n'appelle pas ceux qui en sont dignes, mais ceux qu'il lui plaît, ou comme
le dit saint Paul : « Dieu a pitié de qui il veut et il fait miséricorde à
qui il veut faire miséricorde. Ce n'est donc pas l'ouvrage de celui qui
veut ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde » (Rm
9,15-16).           Longtemps je me suis demandé pourquoi le bon Dieu avait
des préférences, pourquoi toutes les âmes ne recevaient pas un égal degré
de grâces, je m'étonnais en le voyant prodiguer des faveurs extraordinaires
aux saints qui l'avaient offensé, comme saint Paul, saint Augustin, et
qu'il forçait pour ainsi dire à recevoir ses grâces, ou bien en lisant la
vie de saints que Notre Seigneur s'est plu à caresser du berceau à la
tombe, sans laisser sur leur passage aucun obstacle qui les empêchât de
s'élever vers lui... Jésus a daigné m'instruire de ce mystère. Il a mis
devant mes yeux le livre de la nature et j'ai compris que toutes les fleurs
qu'il a créées sont belles... Il a voulu créer les grands saints qui
peuvent être comparés aux lys et aux roses ; mais il en a créé aussi de
plus petits et ceux-ci doivent se contenter d'être des pâquerettes ou des
violettes destinées à réjouir les regards du bon Dieu lorsqu'il les abaisse
à ses pieds. La perfection consiste à faire sa volonté, à être ce qu'il
veut que nous soyons.




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20 janvier 2011

Evangile du jour

jeudi 20 janvier 2011
Le jeudi de la 2e semaine du temps ordinaire

Semaine de prière pour l'unité des chrétiens - 20 janvier
St Sébastien, martyr (+ 288), St Fabien, Pape et martyr (+ 250)



Commentaire du jour
Saint Alphonse-Marie de Liguori : « Tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher »

Les lectures du jour

Mc 3,7-12.
Jésus se retira avec ses disciples au bord du lac ; et beaucoup de
gens, venus de la Galilée, le suivirent ;
et aussi beaucoup de gens de Judée, de Jérusalem, d'Idumée, de
Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon avaient appris tout ce
qu'il faisait, et ils vinrent à lui.
Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour qu'il ne
soit pas écrasé par la foule.
Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui
souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher.
Et lorsque les esprits mauvais le voyaient, ils se prosternaient devant lui
et criaient : « Tu es le Fils de Dieu ! »
Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787), évêque et docteur de l'Église
5ème Discours pour la neuvaine de Noël (trad. Éds Saint-Paul 1993, p. 76 rev.)

« Tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher »

      « Dites à ceux qui ont le cœur troublé : Prenez courage et soyez sans
crainte... Dieu viendra lui-même et vous sauvera » (Is 35,4). Cette
prophétie s'est réalisée : qu'il me soit donc permis de m'écrier maintenant
dans l'allégresse : Réjouissez-vous, enfants d'Adam, réjouissez-vous ;
arrière tout découragement ! A la vue de votre faiblesse et de votre
impuissance à résister à tant d'ennemis, « bannissez toute frayeur, Dieu
lui-même viendra et vous sauvera ». Comment est-il venu lui-même, et vous
a-t-il sauvés ? En vous donnant la force nécessaire pour affronter et
surmonter tous les obstacles à votre salut. Et comment le Rédempteur vous
a-t-il procuré cette force ? En se faisant faible, de fort et tout-puissant
qu'il était ; il a pris sur lui notre faiblesse, et nous a communiqué sa
force...

      Dieu est tout-puissant : « Seigneur, s'écriait Isaïe, qui donc
résisterait à la force de ton bras ? » (40,10)... Mais les blessures faites
à l'homme par le péché l'avaient tellement affaibli qu'il était incapable
de résister à ses ennemis. Qu'est-ce que le Verbe éternel, la Parole de
Dieu, a fait ? De fort et tout-puissant, il s'est rendu faible ; il s'est
revêtu de la faiblesse corporelle de l'homme pour procurer à l'homme par
ses mérites la force d'âme nécessaire...; il s'est fait enfant... Enfin, au
terme de sa vie, dans le jardin des Oliviers, il est chargé de liens, dont
il ne peut pas se dégager. Dans le prétoire, il est attaché à la colonne
pour être flagellé. Puis, la croix sur ses épaules, il tombe souvent sur le
chemin, faute de forces. Cloué à la croix, il ne peut pas se délivrer...
Sommes-nous faibles ? Mettons notre confiance en Jésus Christ et nous
pourrons tout : « Je peux tout en Celui qui me rend fort » disait l'apôtre
Paul (Ph 4,13). Je peux tout, non par mes propres forces, mais par celles
que m'ont obtenus les mérites de mon Rédempteur.




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19 janvier 2011

Evangile du jour

mercredi 19 janvier 2011
Le mercredi de la 2e semaine du temps ordinaire

Semaine de prière pour l'unité des chrétiens - 19 janvier
St Canut, roi du Danemark (1040-1086), St Marius et sa famille, martyrs (+ 270)



Commentaire du jour
Sainte Faustine Kowalska : « Navré de l'endurcissement de leurs cœurs »

Les lectures du jour

Mc 3,1-6.
Un jour, Jésus entra dans une synagogue; il y avait là un homme dont la
main était paralysée.
On observait Jésus pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat ; on
pourrait ainsi l'accuser.
Il dit à l'homme qui avait la main paralysée : « Viens te mettre
là devant tout le monde. » Et s'adressant aux autres :
« Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le
mal ? de sauver une vie, ou de tuer ? » Mais ils se
taisaient.
Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l'endurcissement de
leurs cœurs, il dit à l'homme : « Étends la main. » Il
l'étendit, et sa main redevint normale.
Une fois sortis, les pharisiens se réunirent avec les partisans d'Hérode
contre Jésus, pour voir comment le faire périr.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Sainte Faustine Kowalska (1905-1938), religieuse
Petit journal, § 72 (trad. Éds. Parole et dialogue 2002, p. 54)

« Navré de l'endurcissement de leurs cœurs »

      Jésus, Vérité éternelle, notre Vie, j'implore et je mendie ta
miséricorde pour les pauvres pécheurs. Très doux Cœur de mon Seigneur,
rempli de pitié et de miséricorde inexprimable, je te supplie pour les
pauvres pécheurs. Ô Cœur Sacré, source de miséricorde dont les rayons de
grâces inconcevables se répandent sur tout le genre humain, je t'en
supplie, donne la lumière aux pauvres pécheurs. Ô Jésus, souviens-toi de ta
Passion amère et ne permets pas que périssent les âmes rachetées au prix de
ton sang très saint.

      Jésus, lorsque je contemple le don de ton sang, je me réjouis de sa
valeur inestimable, car une goutte aurait suffi pour tous les pécheurs.
Bien que le péché soit un abîme du mal et de l'ingratitude, le prix donné
pour nous est sans commune mesure –- c'est pourquoi, que chaque âme ait
confiance en la Passion du Seigneur, qu'elle mette son espérance dans sa
miséricorde. Dieu ne refusera à personne sa miséricorde. Le ciel et la
terre peuvent changer, mais la miséricorde de Dieu ne s'épuisera jamais (cf
Mt 24,35). Oh, quelle joie brûle dans mon cœur, quand je vois ta bonté
inconcevable, ô mon Jésus. Je désire amener tous les pécheurs à tes pieds,
pour qu'ils louent ton amour infini, pendant les siècles sans fin.




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18 janvier 2011

Evangile du jour

mardi 18 janvier 2011
Le mardi de la 2e semaine du temps ordinaire

Ouverture de la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens - 18-25 janvier
Ste Prisca, martyre (Ier ou IIIème siècle), St Libert (+ 593)



Commentaire du jour
Aphraate : Le maître du sabbat

Les lectures du jour

Mc 2,23-28.
Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé ; et ses
disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis.
Les pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu'ils font le jour du
sabbat ! Cela n'est pas permis. »
Jésus leur répond : « N'avez-vous jamais lu ce que fit David,
lorsqu'il fut dans le besoin et qu'il eut faim, lui et ses
compagnons ?
Au temps du grand prêtre Abiathar, il entra dans la maison de Dieu et
mangea les pains de l'offrande que seuls les prêtres peuvent manger, et il
en donna aussi à ses compagnons. »
Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l'homme, et
non pas l'homme pour le sabbat.
Voilà pourquoi le Fils de l'homme est maître, même du sabbat. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Aphraate (?-v. 345), moine et évêque près de Mossoul, saint des Églises orthodoxes
Les Exposés, n°13, 1-2.13 (trad. cf SC 359, p. 589s)

Le maître du sabbat

      Par l'intermédiaire de Moïse son serviteur, le Seigneur a demandé aux
fils d'Israël d'observer le sabbat. Il leur a dit : « Pendant six jours, tu
feras ton travail mais le septième jour est un sabbat, un jour de saint
repos pour le Seigneur ton Dieu » (Ex 20,9)... Il les a avertis : « Tu te
reposeras, toi, ton serviteur, ta servante, tes bœufs et ton âne ». Il a
même ajouté : « Le mercenaire et l'étranger se reposeront également ainsi
que toute bête qui peine à ton service » (Ex 23,12)... Le sabbat n'a pas
été imposé comme une épreuve, un choix entre la vie et la mort, entre la
justice et le péché, comme les autres préceptes par lesquels l'homme peut
vivre ou mourir. Non, le sabbat, en son temps, a été donné au peuple en vue
du repos –- non seulement des hommes mais des bêtes aussi...

      Écoute maintenant quel est le sabbat qui plaît à Dieu. Isaïe l'a
dit : « Donnez du repos à ceux qui sont accablés » (28,12). Et ailleurs :
« Ceux qui gardent le sabbat sans le profaner, ce sont ceux qui sont
réconfortés par mon alliance et choisissent ce qui me plaît » (56,4)... Le
sabbat n'est d'aucun profit pour les méchants, les assassins, les voleurs.
Mais ceux qui choisissent ce qui plait à Dieu et gardent leurs mains du
mal, en ceux-là Dieu habite ; il fait d'eux sa demeure selon sa parole :
« J'habiterai en eux et je marcherai au milieu d'eux » (Lv 26,12; 2Co
6,16)... Nous donc, gardons fidèlement le sabbat de Dieu, c'est-à-dire ce
qui plaît à son cœur. Nous entrerons ainsi dans le sabbat du grand repos,
le sabbat du ciel et de la terre où toute créature se reposera.




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17 janvier 2011

Evangile du jour

lundi 17 janvier 2011
Le lundi de la 2e semaine du temps ordinaire

St Antoine, abbé (251-356) - Mémoire, Ste Roseline, vierge (1263-1329)



Commentaire du jour
Jean-Paul II : L'Eglise, Epouse du Christ

Les lectures du jour

Mc 2,18-22.
Comme les disciples de Jean Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vient
demander à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas,
comme les disciples de Jean et ceux des pharisiens ? »
Jésus répond : « Les invités de la noce pourraient-ils donc
jeûner, pendant que l'Époux est avec eux ? Tant qu'ils ont l'Époux
avec eux, ils ne peuvent pas jeûner.
Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé : ce jour-là ils
jeûneront.
Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d'étoffe
neuve ; autrement la pièce neuve tire sur le vieux tissu et le déchire
davantage.
Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ;
autrement la fermentation fait éclater les outres, et l'on perd à la fois
le vin et les outres. A vin nouveau, outres neuves. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Jean-Paul II
Lettre apostolique « Mulieris dignitatum » §23,26 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

L'Eglise, Epouse du Christ

Les paroles de la lettre aux Éphésiens ont une importance
fondamentale : « Maris, aimez vos femmes, comme le Christ a aimé l'Église :
il s'est livré pour elle, afin de la sanctifier en la purifiant par le bain
d'eau qu'une parole accompagne, car il voulait se la présenter à lui-même
toute resplendissante, sans tache ni ride... ' L'homme quittera son père et
sa mère pour s'attacher à sa femme, et les deux ne feront qu'une seule
chair ' : ce mystère est de grande portée, je veux dire qu'il s'applique au
Christ et à l'Église » (5,25-32; Gn 2,24)...

Le mystère pascal révèle pleinement l'amour sponsal de Dieu. Le
Christ est l'Époux parce qu'« il s'est livré lui-même » : son corps a été
livré, son sang a été versé (Lc 22,19.20). C'est ainsi qu'il « aima jusqu'à
la fin » (Jn 13,1). Le don désintéressé que comprend le sacrifice de la
croix fait ressortir d'une manière décisive le sens sponsal de l'amour de
Dieu. Le Christ est l'Époux de l'Église, comme rédempteur du monde.
L'eucharistie rend présent et réalise à nouveau sacramentellement l'acte
rédempteur du Christ qui crée l'Église, son corps. A ce corps, le Christ
est uni comme l'époux à l'épouse. Tout cela est dit dans lettre aux
Éphésiens. Dans le « grand mystère » du Christ et de l'Église se trouve
introduite l'éternelle « unité des deux » constituée dès le commencement
entre l'homme et la femme.




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16 janvier 2011

Evangile du jour

dimanche 16 janvier 2011
Deuxième dimanche du temps ordinaire

St Marcel, Pape et martyr (+310), St Honorat, évêque d'Arles (+ 429)



Commentaire du jour
Saint Cyrille d'Alexandrie : « Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde »

Les lectures du jour

Jn 1,29-34.
Comme Jean Baptiste voyait Jésus venir vers lui, il dit : « Voici
l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ;
c'est de lui que j'ai dit : Derrière moi vient un homme qui a sa place
devant moi, car avant moi il était.
Je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l'eau,
c'est pour qu'il soit manifesté au peuple d'Israël. »
Alors Jean rendit ce témoignage : « J'ai vu l'Esprit descendre du
ciel comme une colombe et demeurer sur lui.
Je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau m'a
dit : 'L'homme sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c'est
celui-là qui baptise dans l'Esprit Saint. '
Oui, j'ai vu, et je rends ce témoignage : c'est lui le Fils de
Dieu. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l'Église
Sur Isaïe, IV, 2 (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, t. 6, p. 116)

« Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde »

      « Cieux, réjouissez-vous ! Car Dieu a fait miséricorde à Israël.
Sonnez de la trompette, fondements de la terre !... Car Dieu a racheté
Jacob » (Is 44,23 LXX). On peut facilement conclure de ce passage d'Isaïe
que la rémission des péchés, la conversion et la rédemption de tous les
hommes, annoncées par les prophètes, seront accomplies par le Christ aux
derniers jours. En effet, lorsque Dieu, le Seigneur, nous est apparu,
lorsque, devenu homme, il a vécu avec les habitants de la terre, lui
l'Agneau véritable qui enlève le péché du monde, lui, la victime totalement
pure, alors, quel motif de réjouissance pour les puissances d'en haut et
les esprits célestes, pour tous les ordres des saints anges ! Ils
chantaient, ils chantaient sa naissance selon la chair : « Gloire à Dieu au
plus haut des cieux et paix sur la terre ; bienveillance parmi les hommes !
» (Lc 2,14)

      S'il est vrai selon la parole du Seigneur -– et c'est absolument vrai
-– qu'« il y a de la joie dans les cieux chez les saints anges pour un seul
pécheur qui se convertit » (Lc 15,7), comment douter qu'il y ait joie et
liesse chez les esprits d'en haut, lorsque le Christ ramène toute la terre
à la connaissance de la vérité, appelle à la conversion, justifie par la
foi, rend brillant de lumière par la sanctification ? « Les cieux se
réjouissent car Dieu a fait miséricorde », non seulement à l'Israël selon
la chair, mais à l'Israël compris selon l'esprit. « Les fondements de la
terre », c'est-à-dire les ministres sacrés de la prédication de l'Évangile,
ont « sonné de la trompette ». Leur voix éclatante est parvenue partout ;
comme des trompettes sacrées, elle a retenti de toutes parts. Ils ont
annoncé la gloire du Sauveur en tous lieux, ils ont appelé à la
connaissance du Christ aussi bien les juifs que les païens.




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15 janvier 2011

Evangile du jour

samedi 15 janvier 2011
Le samedi de la 1re semaine du temps ordinaire

St Rémi, archevêque de Reims († 533), St Paul, ermite (+ 342)



Commentaire du jour
Saint Augustin : « L'homme se leva et le suivit »

Les lectures du jour

Mc 2,13-17.
Jésus sortit de nouveau sur le rivage du lac ; toute la foule venait à
lui, et il les instruisait.
En passant, il aperçut Lévi, fils d'Alphée, assis à son bureau de publicain
(collecteur d'impôts). Il lui dit : « Suis-moi. » L'homme se
leva et le suivit.
Comme il était à table dans sa maison, beaucoup de publicains et de
pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car il y avait
beaucoup de monde.
Même les scribes du parti des pharisiens le suivaient aussi, et, voyant
qu'il mangeait avec les pécheurs et les publicains, ils disaient à ses
disciples : « Il mange avec les publicains et les
pécheurs ! »
Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les
gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis
venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Confessions, X, 27

« L'homme se leva et le suivit »

      Tard je t'ai aimée, ô Beauté si ancienne et si nouvelle ; tard je
t'ai aimée. Voici que tu étais au dedans de moi, et moi, j'étais en dehors
de moi-même. C'est au dehors que je te cherchais ; je me ruais
disgracieusement sur les belles choses de ta création. Tu étais avec moi,
et je n'étais pas avec toi ; j'étais retenu loin de toi par ces choses qui
n'existeraient pas si elles n'étaient pas en toi. Tu as appelé, et ton cri
a forcé ma surdité ; tu as brillé, et ton éclat a chassé ma cécité ; tu as
répandu ton parfum, je l'ai respiré, et voici que j'aspire à toi. Je t'ai
goûté, et j'ai faim de toi, j'ai soif de toi ; tu m'as touché, et j'ai
brûlé du désir de la paix que tu donnes.

      Lorsque je serai uni à toi de tout mon être, il n'y aura plus pour
moi de douleur ni de fatigue. Ma vie, toute pleine de toi, sera alors la
vraie vie. Celui que tu remplis, tu l'allèges ; maintenant, puisque je ne
suis pas encore plein de toi, je suis un poids pour moi-même... Seigneur,
prends pitié de moi ! Mes tristesses mauvaises luttent avec mes bonnes
joies ; sortirais-je victorieux de ce combat ? Prends pitié de moi,
Seigneur ! Le pauvre être que je suis ! Voici mes blessures, je ne te les
cache pas. Tu es le médecin, je suis malade. Tu es miséricorde, je suis
misère.




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14 janvier 2011

Evangile du jour

vendredi 14 janvier 2011
Le vendredi de la 1re semaine du temps ordinaire

Pierre Donders, Prêtre rédemptoriste (1809-1887), Ste Nina (IVème siècle)



Commentaire du jour
Saint Hilaire : « Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi »

Les lectures du jour

Mc 2,1-12.
Jésus était de retour à Capharnaüm, et la nouvelle se répandit qu'il était
à la maison.
Tant de monde s'y rassembla qu'il n'y avait plus de place, même devant la
porte. Il leur annonçait la Parole.
Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes.
Comme ils ne peuvent l'approcher à cause de la foule, ils découvrent le
toit au-dessus de lui, font une ouverture, et descendent le brancard sur
lequel était couché le paralysé.
Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon fils, tes péchés
sont pardonnés. »
Or, il y avait dans l'assistance quelques scribes qui raisonnaient en
eux-mêmes :
« Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc
peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? »
Saisissant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu'ils faisaient,
Jésus leur dit : « Pourquoi tenir de tels raisonnements ?
Qu'est-ce qui est le plus facile ? de dire au paralysé : 'Tes
péchés sont pardonnés', ou bien de dire : 'Lève-toi, prends ton
brancard et marche' ?
Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de
pardonner les péchés sur la terre,
je te l'ordonne, dit-il au paralysé : Lève-toi, prends ton brancard et
rentre chez toi. »
L'homme se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le
monde. Tous étaient stupéfaits et rendaient gloire à Dieu, en disant :
« Nous n'avons jamais rien vu de pareil. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Hilaire (v. 315-367), évêque de Poitiers et docteur de l'Église
Commentaire de l'évangile de Matthieu, 8,5 (trad. SC 254, p. 199 rev.)

« Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi »

[Dans l'évangile de Matthieu, Jésus vient de guérir deux étrangers en
territoire païen.] Dans ce paralytique, c'est la totalité des païens qui
est présentée au Christ pour être guérie. Mais les termes même de la
guérison doivent être étudiés : ce qu'il dit au paralytique n'est pas : «
Sois guéri », ni : « Lève-toi et marche », mais : « Sois ferme, mon fils,
tes péchés te sont remis » (Mt 9,2). En un seul homme, Adam, les péchés
avaient été transmis à toutes les nations. C'est pourquoi celui qui est
appelé fils est présenté pour être guéri..., parce qu'il est la première
œuvre de Dieu...; maintenant il reçoit la miséricorde qui vient du pardon
de la première désobéissance. Nous ne voyons pas en effet que ce
paralytique ait commis de péché ; et ailleurs le Seigneur a dit que la
cécité de naissance n'avait pas été contractée à la suite d'un péché
personnel ou héréditaire (Jn 9,3)... Nul ne peut remettre
les péchés hormis Dieu seul, donc celui qui les a remis est Dieu... Et pour
que l'on puisse comprendre qu'il avait pris notre chair pour remettre aux
âmes leurs péchés et pour procurer aux corps la résurrection, il dit : «
Pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de remettre les
péchés sur la terre, dit-il au paralytique : Lève-toi et prends ton lit ».
Il aurait suffi de dire : « Lève-toi », mais...il a ajouté : « Prends ton
lit et va-t-en chez toi ». D'abord, il a accordé la rémission des péchés,
ensuite il a montré le pouvoir de la résurrection, puis il a enseigné, en
faisant enlever le lit, que la faiblesse et la douleur n'atteindront plus
les corps. Enfin, en renvoyant cet homme guéri à sa propre maison, il a
montré que les croyants doivent retrouver le chemin conduisant au paradis,
ce chemin qu'Adam, père de tous les hommes, avait quitté quand il a été
brisé par la souillure du péché.




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13 janvier 2011

Evangile du jour

jeudi 13 janvier 2011
Le jeudi de la 1re semaine du temps ordinaire

St Hilaire, évêque de Poitiers (+ c.367), Ste Véronique de Binasco (+ 1497)



Commentaire du jour
Odes de Salomon : « Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle »

Les lectures du jour

Mc 1,40-45.
Un lépreux vient trouver Jésus ; il tombe à ses genoux et le
supplie : « Si tu le veux, tu peux me purifier. »
Pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha et lui
dit : « Je le veux, sois purifié. »
A l'instant même, sa lèpre le quitta et il fut purifié.
Aussitôt Jésus le renvoya avec cet avertissement sévère :
« Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et
donne pour ta purification ce que Moïse prescrit dans la Loi : ta
guérison sera pour les gens un témoignage. »
Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de
sorte qu'il n'était plus possible à Jésus d'entrer ouvertement dans une
ville. Il était obligé d'éviter les lieux habités, mais de partout on
venait à lui.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Odes de Salomon (texte chrétien hébraïque du début du 2e siècle)
N° 21 et 25 (trad. Hamman, DDB 1981, p.43, 48)

« Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle »

J'ai levé les bras au ciel, vers la grâce du Seigneur.Il a jeté mes chaînes
loin de moi.Mon protecteur m'a élevé selon sa grâce et son salut.J'ai
dépouillé l'obscurité et j'ai revêtu la lumière ;mes membres n'éprouvent
plus ni peine, ni angoisse, ni douleur.La pensée du Seigneur m'a
secouru ;sa lumière m'a exalté ;j'ai marché en sa présence ;je
m'approcherai de lui en le louant et le glorifiant.Mon cœur a débordé, il a
envahi ma bouche,il a jailli sur mes lèvres.La joie du Seigneur et sa
louange épanouissent mon visage. Alléluia ! Je me suis échappé de mes
chaînes et j'ai fui vers toi, ô mon Dieu ! Tu as été ma droite, mon salut
et mon aide.Tu as contenu ceux qui se dressaient contre moi et ils ont
disparu.Ton visage était avec moi et ta grâce me sauvait.J'étais méprisé et
réprouvé aux yeux de la multitude.Mais tu m'as donné force et secours.Tu as
placé la lumière à ma droite et à ma gauche.Que tout en moi ne soit que
lumière ! J'ai revêtu le vêtement de ton Esprit,et tu as ôté de moi les
vêtements de peau (Gn 3,21).Ta droite m'a élevé et a chassé loin de moi la
maladie.Ta vérité m'a rendu robuste et ta justice m'a sanctifié.J'ai été
justifié par ton amour si doux,et ton repos est pour moi dans les siècles
des siècles.Alleluia !       




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12 janvier 2011

Evangile du jour

mercredi 12 janvier 2011
Le mercredi de la 1re semaine du temps ordinaire

Ste Marguerite Bourgeoys (+ 1700), St Aelred de Rievaulx, abbé (+ 1167)



Commentaire du jour
Homélie du 5e siècle sur la prière : « Il alla dans un endroit désert, et là il priait »

Les lectures du jour

Mc 1,29-39.
En quittant la synagogue, Jésus, accompagné de Jacques et de Jean, alla
chez Simon et André.
Or, la belle-mère de Simon était au lit avec de la fièvre. Sans plus
attendre, on parle à Jésus de la malade.
Jésus s'approcha d'elle, la prit par la main, et il la fit lever. La fièvre
la quitta, et elle les servait.
Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous les malades,
et ceux qui étaient possédés par des esprits mauvais.
La ville entière se pressait à la porte.
Il guérit toutes sortes de malades, il chassa beaucoup d'esprits mauvais et
il les empêchait de parler, parce qu'ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un
endroit désert, et là il priait.
Simon et ses compagnons se mirent à sa recherche.
Quand ils l'ont trouvé, ils lui disent : « Tout le monde te
cherche. »
Mais Jésus leur répond : « Partons ailleurs, dans les villages
voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle ; car c'est
pour cela que je suis sorti. »
Il parcourut donc toute la Galilée, proclamant la Bonne Nouvelle dans leurs
synagogues, et chassant les esprits mauvais.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Homélie du 5e siècle sur la prière
Attribué à tort à saint Jean Chrysostome ; PG 64, 461 (trad. bréviaire)

« Il alla dans un endroit désert, et là il priait »

      Le bien suprême, c'est la prière, l'entretien familier avec Dieu...
La prière est la lumière de l'âme, la vraie connaissance de Dieu, la
médiatrice entre Dieu et les hommes. Par elle, l'âme s'élève vers le ciel
et embrasse Dieu dans une étreinte inexprimable. Comme un enfant pleurant
vers sa mère, elle exprime la profondeur de son désir. Elle exprime ses
volontés profondes et elle reçoit des présents qui dépassent toute la
nature visible. Car la prière se présente comme une puissante ambassadrice,
elle réjouit, elle apaise l'âme.

      Lorsque je parle de prière, ne t'imagine pas qu'il s'agisse de
paroles. Elle est un élan vers Dieu, un amour indicible qui ne vient pas
des hommes et dont l'apôtre Paul parle ainsi : « Nous ne savons pas prier
comme il faut, mais l'Esprit lui-même intervient pour nous par des cris
inexprimables » (Rm 8,26). Une telle prière,  si Dieu en fait la grâce à
quelqu'un, est pour lui une richesse perpétuelle, un aliment céleste qui
rassasie l'âme. Celui qui l'a goûté est saisi pour le Seigneur d'un désir
éternel, comme d'un feu dévorant qui embrase son cœur.




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11 janvier 2011

Evangile du jour

mardi 11 janvier 2011
Le mardi de la 1re semaine du temps ordinaire

St Théodose, abbé (+ 529), St Paulin, évêque (+ 804)



Commentaire du jour
Catéchisme de l'Église catholique : « Es-tu venu pour nous perdre ? »

Les lectures du jour

Mc 1,21-28.
Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour
du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.
On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a
autorité, et non pas comme les scribes.
Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit
mauvais, qui se mit à crier :
« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous
perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de
Dieu. »
Jésus l'interpella vivement : « Silence ! Sors de cet
homme. »
L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un
grand cri.
Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient : « Qu'est-ce que cela
veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec
autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui
obéissent. »
Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Catéchisme de l'Église catholique
§ 2851-2854

« Es-tu venu pour nous perdre ? »

      « Mais délivre-nous du Mal » : dans cette demande du Notre Père, le
Mal n'est pas une abstraction, mais il désigne une personne, Satan, le
Mauvais, l'ange qui s'oppose à Dieu. Le « diable » (dia-bolos) est celui
qui « se jette en travers » du dessein de Dieu et de son œuvre de salut
accomplie dans le Christ. « Homicide dès l'origine, menteur et père du
mensonge » (Jn 8,44), « le Satan, le séducteur du monde entier » (Ap 12,9),
c'est par lui que le péché et la mort sont entrés dans le monde et c'est
par sa défaite définitive que la création toute entière sera « libérée du
péché et de la mort » (PE IV). « Nous le savons : l'homme qui est né de
Dieu ne commet pas le péché ; le Fils qui est né de Dieu le protège et le
Mauvais en peut pas l'atteindre. Nous savons que nous appartenons à Dieu,
alors que le monde entier est dominé par le Mauvais » (1Jn 5,18-19)...

      La victoire sur le « prince de ce monde » (Jn 14,30) est acquise, une
fois pour toutes, à l'heure où Jésus se livre librement à la mort pour nous
donner sa vie. C'est le jugement de ce monde et le prince de ce monde est «
jeté bas » (Jn 12,31). « Il se lance à la poursuite de la Femme », mais il
n'a pas de prise sur elle : la nouvelle Ève, « pleine de grâce » de
l'Esprit Saint, est libérée du péché et de la corruption de la mort... «
Alors, furieux de dépit contre la Femme, il s'en va guerroyer contre le
reste de ses enfants » (Ap 12,13.17). C'est pourquoi l'Esprit et l'Église
prient : « Viens, Seigneur Jésus » (Ap 22,17.20) puisque sa venue nous
délivrera du Mauvais.

      En demandant d'être délivrés du Mauvais, nous prions également pour
être libérés de tous les maux, présents, passés et futurs, dont il est
l'auteur ou l'instigateur. Dans cette ultime demande, l'Église porte toute
la détresse du monde devant le Père. Avec la délivrance des maux qui
accablent l'humanité elle implore le don précieux de la paix et la grâce de
l'attente persévérante du retour du Christ. En priant ainsi, elle anticipe
dans l'humilité de la foi la récapitulation de tous et de tout en celui qui
« détient la clef de la mort et de l'Hadès », « le Maître de tout, Il est,
Il était et Il vient » (Ap 1,18.8).




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10 janvier 2011

Evangile du jour

lundi 10 janvier 2011
Le lundi de la 1re semaine du temps ordinaire

Ste Françoise de Sales (Léonie Aviat), fondatrice d'institut (1844-1914)



Commentaire du jour
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] : « Les temps sont accomplis... Venez derrière moi »

Les lectures du jour

Mc 1,14-20.
Après l'arrestation de Jean Baptiste, Jésus partit pour la Galilée
proclamer la Bonne Nouvelle de Dieu ; il disait :
« Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. »
Passant au bord du lac de Galilée, il vit Simon et son frère André en train
de jeter leurs filets : c'étaient des pêcheurs.
Jésus leur dit : « Venez derrière moi. Je ferai de vous des
pêcheurs d'hommes. »
Aussitôt, laissant là leurs filets, ils le suivirent.
Un peu plus loin, Jésus vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean,
qui étaient aussi dans leur barque et préparaient leurs filets.
Jésus les appela aussitôt. Alors, laissant dans la barque leur père avec
ses ouvriers, ils partirent derrière lui.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l'Europe
Das Weihnachtsgeheimnis (trad. La Crèche et la croix, Ad Solem 1995, p. 35)

« Les temps sont accomplis... Venez derrière moi »

      L'enfant de la crèche est le Roi des rois, celui qui règne sur la vie
et la mort. Il dit : « Suis-moi », et qui n'est pas pour lui est contre lui
(Lc 11,23). Il le dit aussi pour nous et nous place devant le choix entre
lumière et ténèbres. Nous ignorons où l'Enfant divin veut nous conduire sur
cette terre, et nous n'avons pas à le demander avant le temps. Tout ce que
nous savons, c'est que pour ceux qui aiment le Seigneur toute chose aboutit
au bien (Rm 8,28), et que les chemins tracés par le Seigneur mènent au-delà
de cette terre.

      En prenant un corps, le Créateur du genre humain nous offre sa
divinité. Dieu s'est fait homme pour que les hommes puissent devenir fils
de Dieu. « O admirable échange ! » C'est pour cette œuvre que le Sauveur
est venu dans le monde. L'un d'entre nous avait rompu le lien de notre
filiation à Dieu ; l'un d'entre nous devait le renouer et expier la faute.
Aucun rejeton de la vieille souche, malade et dégénérée, n'aurait pu le
faire ; il fallait que sur ce tronc soit greffé un plant nouveau, sain et
noble. Il est ainsi devenu l'un de nous et en même temps plus que cela : un
avec nous. C'est bien là ce qu'il y a de merveilleux dans le genre humain :
que nous soyons tous un... Il est venu pour former avec nous un corps
mystérieux : lui le Chef, la tête, et nous ses membres (Ep 5,23.30).

      Si nous acceptons de mettre nos mains dans celles de l'Enfant divin,
si nous répondons « Oui » à son « Suis-moi », alors nous sommes siens et la
voie est libre pour que passe en nous sa vie divine. Tel est le
commencement de la vie éternelle en nous. Ce n'est pas encore la vision
béatifique dans la lumière de gloire, c'est encore l'obscurité de la foi ;
mais ce n'est plus l'obscurité de ce monde -- c'est être déjà dans le
Royaume de Dieu.




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09 janvier 2011

Evangile du jour

dimanche 09 janvier 2011
Fête du Baptême du Seigneur

Bse Alix Leclerc (1576-1622), St Julien et Ste Basilisse, martyrs (+ c. 313)



Commentaire du jour
Homélie attribuée à saint Hippolyte de Rome : « En lui j'ai mis tout mon amour »

Les lectures du jour

Mt 3,13-17.
Jésus, arrivant de Galilée, paraît sur les bords du Jourdain, et il vient à
Jean pour se faire baptiser par lui.
Jean voulait l'en empêcher et disait : « C'est moi qui ai besoin
de me faire baptiser par toi, et c'est toi qui viens à moi ! »
Mais Jésus lui répondit : « Pour le moment, laisse-moi
faire ; c'est de cette façon que nous devons accomplir parfaitement ce
qui est juste. » Alors Jean le laisse faire.
Dès que Jésus fut baptisé, il sortit de l'eau ; voici que les cieux
s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et
venir sur lui.
Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils
bien-aimé ; en lui j'ai mis tout mon amour. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Homélie attribuée à saint Hippolyte de Rome (?-v. 235), prêtre et martyr
Homélie du 4e siècle pour l'Épiphanie, la Sainte Théophanie ; PG 10, 852 (trad. Orval et Delhougne, p. 336 rev.)

« En lui j'ai mis tout mon amour »

      Le Christ, créateur de toutes choses, est descendu comme une pluie,
s'est fait connaître comme une source, s'est répandu comme un fleuve (Os
6,3; Jn 4,14; 7,38) et le voici baptisé dans le Jourdain... La Source
insaisissable, qui fait jaillir la vie pour tous les hommes et qui n'a pas
de fin, a été cachée par des eaux pauvres et éphémères. Celui qui est
présent partout, qui n'est nulle part absent, celui qui est insaisissable
par les anges et invisible aux hommes, vient au baptême selon sa volonté...


      « Et voici que les cieux s'ouvrirent, et il y eut une voix disant : '
Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j'ai mis tout mon amour '. » Le
Bien-aimé engendre l'amour, et la lumière immatérielle engendre « la
lumière inaccessible » (1Tm 6,16). « Celui-ci est mon Fils bien-aimé »...
Dans l'arche de Noé, la colombe a manifesté l'amour de Dieu pour les hommes
(Gn 8,11). Maintenant l'Esprit descend sous cette apparence, pareil à celle
qui a apporté une pousse d'olivier, et s'arrête au-dessus de celui à qui il
rend témoignage. Pourquoi ? Pour que l'on comprenne avec certitude que
c'est bien la voix du Père...: « La voix du Seigneur sur les eaux, le Dieu
de gloire déchaîne le tonnerre, le Seigneur sur la masse des eaux » (Ps
28,3). Que dit cette voix ? « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j'ai
mis tout mon amour. » Il est celui qu'on appelle fils de Joseph, et il est
mon Fils unique selon l'être divin. « Celui-ci est mon Fils bien-aimé » :
il a faim et il nourrit des foules innombrables, il peine et il soulage
ceux qui peinent. Il n'a pas où reposer la tête et il porte tout dans sa
main, il souffre et il guérit les souffrances. On le frappe mais il accorde
au monde la liberté, on transperce son côté mais il répare le côté d'Adam.




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08 janvier 2011

Evangile du jour

samedi 08 janvier 2011
Samedi du temps de Noël après l''Épiphanie

St Apollinaire l'Apologiste, évêque et martyr (+ 180), Ste Gudule, patronne de Bruxelles (Née vers 712)



Commentaire du jour
Jean Scot Érigène : « Il faut qu'il grandisse, et moi, que je diminue »

Les lectures du jour

Jn 3,22-30.
Jésus se rendit en Judée, accompagné de ses disciples ; il y séjourna
avec eux, et il baptisait.
Jean, de son côté, baptisait à Aïnone, près de Salim, où l'eau était
abondante. On venait là pour se faire baptiser.
En effet, Jean n'avait pas encore été mis en prison.
Or, les disciples de Jean s'étaient mis à discuter avec un Juif à propos
des bains de purification.
Ils allèrent donc trouver Jean et lui dirent : « Rabbi, celui qui
était avec toi de l'autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu
témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui ! »
Jean répondit : « Un homme ne peut rien s'attribuer, sauf ce
qu'il a reçu du Ciel.
Vous-mêmes pouvez témoigner que j'ai dit : Je ne suis pas le Messie,
je suis celui qui a été envoyé devant lui.
L'époux, c'est celui à qui l'épouse appartient ; quant à l'ami de
l'époux, il se tient là, il entend la voix de l'époux, et il en est tout
joyeux. C'est ma joie, et j'en suis comblé.
Lui, il faut qu'il grandisse ; et moi, que je diminue.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Jean Scot Érigène (?-v. 870), bénédictin irlandais
Homélie sur le prologue de l'évangile de Jean, ch. 16 (trad. SC 151, p. 281 rev.)

« Il faut qu'il grandisse, et moi, que je diminue »

      « Jean n'était pas la Lumière, mais il a été envoyé pour rendre
témoignage à la Lumière. » (Jn 1,8) Le précurseur de la Lumière n'était pas
la Lumière. Pourquoi alors l'appelle-t-on couramment « lampe qui brûle »
(Jn 5,35) et « étoile du matin » ? Il était une lampe qui brûle et qui
éclaire mais le feu dont il brûlait n'était pas le sien, la lumière dont il
brillait n'était pas la sienne. Il était l'étoile du matin, mais il ne
tirait pas de lui-même sa propre lumière : la grâce de celui dont il était
le précurseur brûlait et resplendissait en lui. Il n'était pas la lumière,
mais il participait à la lumière ; ce qui brillait en lui et par lui
n'était pas de lui...

      En effet, aucune créature, qu'elle soit douée de raison ou douée
d'intelligence, n'est pas lumière par elle-même en sa propre substance ;
elle participe à la Lumière unique et véritable, la Lumière substantielle
qui est partout et en toutes choses que notre intelligence voit briller.




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07 janvier 2011

Evangile du jour

vendredi 07 janvier 2011
Vendredi du temps de Noël après l''Épiphanie

St Raymond de Penyafort, prêtre (+ 1275), o.p., St Lucien d'Antioche, prêtre et martyr (+ 312)



Commentaire du jour
Saint Bonaventure : « Jésus étendit la main et le toucha »

Les lectures du jour

Lc 5,12-16.
Jésus était dans une ville quand survint un homme couvert de lèpre ;
celui-ci, en voyant Jésus, tomba la face contre terre et lui demanda :
« Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. »
Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois
purifié. » A l'instant même, sa lèpre le quitta.
Alors Jésus lui ordonna de ne le dire à personne : « Va plutôt te
montrer au prêtre et donne pour ta purification ce que Moïse a
prescrit ; ta guérison sera pour les gens un témoignage. »
On parlait de lui de plus en plus. De grandes foules accouraient pour
l'entendre et se faire guérir de leurs maladies.
Mais lui se retirait dans les endroits déserts, et il priait.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l'Église
Vie de Saint François, Legenda major, ch. 1 (trad. cf. Vorreux, Éds franciscaines 1951, p. 572)

« Jésus étendit la main et le toucha »

      Un jour que François priait dans la solitude et que, emporté par sa
ferveur, il était tout absorbé en Dieu, le Christ en croix lui est apparu.
A cette vue, « son âme s'est fondue » (Ct 5,6) et le souvenir de la Passion
du Christ l'a percé si profondément qu'à partir de ce moment il pouvait
difficilement se retenir de pleurer et de soupirer lorsqu'il venait à
penser au Crucifié ; lui-même en a fait un jour l'aveu peu de temps avant
sa mort. Et voilà comment il a compris que c'était à lui que s'adressait la
parole de l'Évangile : « Si tu veux venir après moi, renonce à toi-même,
prends ta croix et suis-moi » (Mt 16,24).

      Il s'est abandonné dès lors à l'esprit de pauvreté, au goût de
l'humilité et aux élans d'une piété profonde. Alors que jadis non seulement
la compagnie, mais la vue d'un lépreux, même de loin, le secouait
d'horreur, il se mettait dorénavant, avec une parfaite insouciance pour
lui-même, à leur rendre tous les services possibles, toujours humble et
très humain, à cause du Christ crucifié qui, selon la parole du prophète, a
été considéré et « méprisé comme un lépreux » (Is 53,3).




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06 janvier 2011

Evangile du jour

jeudi 06 janvier 2011
Jeudi du temps de Noël après l''Épiphanie

St André Corsini, évêque (1302-1373), Ste. Raphële-Marie Porras, Fondatrice (1850-1925)



Commentaire du jour
Saint Irénée de Lyon : « L'Esprit du Seigneur est sur moi »

Les lectures du jour

Lc 4,14-22.
Lorsque Jésus, avec la puissance de l'Esprit, revint en Galilée, sa
renommée se répandit dans toute la région.
Il enseignait dans les synagogues des Juifs, et tout le monde faisait son
éloge.
Il vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l'habitude, il
entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la
lecture.
On lui présenta le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le
passage où il est écrit :
L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par
l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux
prisonniers qu'ils sont libres, et aux aveugles qu'ils verront la lumière,
apporter aux opprimés la libération,
annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur.
Jésus referma le livre, le rendit au servant et s'assit. Tous, dans la
synagogue, avaient les yeux fixés sur lui.
Alors il se mit à leur dire : « Cette parole de l'Écriture, que
vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit. »
Tous lui rendaient témoignage ; et ils s'étonnaient du message de
grâce qui sortait de sa bouche. Ils se demandaient : « N'est-ce
pas là le fils de Joseph ? »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr
Contre les hérésies, III, 17 (trad. Cerf 19898, p. 356)

« L'Esprit du Seigneur est sur moi »

      « L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint » (Is 61,1).
C'est lui l'Esprit dont le Seigneur disait : « Car ce n'est pas vous qui
parlerez, mais l'Esprit de votre Père qui parlera en vous » (Mt 10,20). De
même encore, lorsqu'il donnait à ses disciples le pouvoir de faire renaître
les hommes en Dieu, il leur disait : « Allez, enseignez toutes les nations,
les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit » (Mt 28,19). En
effet, il avait promis par les prophètes de répandre cet Esprit dans les
derniers temps sur ses serviteurs et ses servantes afin qu'ils prophétisent
(Jl 3,1-2).

      Voilà pourquoi cet Esprit est descendu sur le Fils de Dieu devenu
Fils de l'homme : par là, il s'accoutumait à demeurer dans le genre humain,
à reposer sur les hommes, à résider dans l'ouvrage modelé par Dieu. Il
réalisait en eux la volonté du Père et les renouvelait en les faisant
passer de leur ancien mode de vie à la nouveauté du Christ.




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05 janvier 2011

Evangile du jour

mercredi 05 janvier 2011
Mercredi du temps de Noël après l''Épiphanie

St Siméon Stylite l'Ancien (+ 459), ermite



Commentaire du jour
Bienheureux John Henry Newman : « Il vient à eux vers la fin de la nuit en marchant sur la mer »

Les lectures du jour

Mc 6,45-52.
Aussitôt après avoir nourri la foule, Jésus obligea ses disciples à monter
dans la barque et à le précéder sur l'autre rive, vers Bethsaïde, pendant
que lui-même renvoyait la foule.
Quand il les eut congédiés, il s'en alla sur la montagne pour prier.
Le soir venu, la barque était au milieu de la mer et lui, tout seul, à
terre.
Voyant qu'ils se débattaient avec les rames, car le vent leur était
contraire, il vient à eux vers la fin de la nuit en marchant sur la mer, et
il allait les dépasser.
En le voyant marcher sur la mer, les disciples crurent que c'était un
fantôme et ils se mirent à pousser des cris,
car tous l'avaient vu et ils étaient bouleversés. Mais aussitôt Jésus leur
parla : « Confiance ! c'est moi ; n'ayez pas
peur ! »
Il monta ensuite avec eux dans la barque et le vent tomba ; et en
eux-mêmes ils étaient complètement bouleversés de stupeur,
car ils n'avaient pas compris la signification du miracle des pains :
leur cœur était aveuglé.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Bienheureux John Henry Newman (1801-1890), prêtre, fondateur de communauté religieuse, théologien
« Lead, kindly Light », Verses on Various Occasions

« Il vient à eux vers la fin de la nuit en marchant sur la mer »

Guide, tendre Lumière, au milieu de ces ombres,
Guide-moi plus avant.
La nuit est sombre, et je suis loin de ma demeure,
Guide-moi plus avant.
Veille sur ma démarche : que m'importe de voir
Le lointain horizon ? Un seul pas me suffit.

Je ne t'ai pas toujours priée comme aujourd'hui
D'être ainsi, toi, mon Guide.
J'aimais alors choisir et connaître ma route ;
Désormais sois mon Guide.
J'aimais l'éclat du jour ; en dépit de mes craintes
L'orgueil réglait mes voies : oublie tout ce passé.

Trop longtemps, j'en suis sûr, m'a béni ta puissance,
Pour n'être plus mon Guide
Parmi lande et marée, et rocher et torrent,
Tant que dure la nuit.
Et avec le matin me souriront ces faces
Que j'ai toujours aimées et qu'un temps je perdis.




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04 janvier 2011

Evangile du jour

mardi 04 janvier 2011
Mardi du temps de Noël après l''Épiphanie

Bse. Angèle de Foligno (+ 1309), Ste. Elizabeth Ann Seton, fondatrice des Sœurs de la Charité de Saint-Joseph (1774-1821)



Commentaire du jour
Pape Benoît XVI : « Jésus prit les pains..., prononça la bénédiction, les rompit et les donnait aux disciples »

Les lectures du jour

Mc 6,34-44.
Jésus, voyant une grande foule de gens sur le bord du lac, fut saisi de
pitié envers eux, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger. Alors,
il se mit à les instruire longuement.
Déjà l'heure était avancée ; ses disciples s'étaient approchés et lui
disaient : « L'endroit est désert et il est déjà tard.
Renvoie-les, qu'ils aillent dans les fermes et les villages des environs
s'acheter de quoi manger. » Il leur répondit :
« Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répliquent :
« Allons-nous dépenser le salaire de deux cents journées pour acheter
du pain et leur donner à manger ? »
Jésus leur demande : « Combien avez-vous de pains ? Allez
voir. » S'étant informés, ils lui disent : « Cinq, et deux
poissons. »
Il leur ordonna de les faire tous asseoir par groupes sur l'herbe verte.
Ils s'assirent en rond par groupes de cent et de cinquante.
Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au
ciel, il prononça la bénédiction, rompit les pains, et il les donnait aux
disciples pour qu'ils les distribuent. Il partagea aussi les deux poissons
entre eux tous.
Tous mangèrent à leur faim.
Et l'on ramassa douze paniers pleins de morceaux de pain et de poisson.
Ceux qui avaient mangé les pains étaient au nombre de cinq mille hommes.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Pape Benoît XVI
Homélie pour le Congrès eucharistique italien, 29/05/05 (trad. Osservatore Romano rev. ; cf DC 2339, p. 634 © Libreria Editrice Vaticana)

« Jésus prit les pains..., prononça la bénédiction, les rompit et les donnait aux disciples »

      « Sans le dimanche, nous ne pouvons pas vivre ». En l'an 304,
l'empereur Dioclétien a interdit aux chrétiens, sous peine de mort, de
posséder les Écritures et de se réunir le dimanche pour célébrer
l'eucharistie... Quand à Abitène, dans la Tunisie actuelle, quarante-neuf
chrétiens ont été surpris un dimanche alors qu'ils célébraient
l'eucharistie..., ils ont été arrêtés et conduits devant le tribunal... Là,
ils ont dit : « Sine dominico non possumus » : sans nous réunir en
assemblée le dimanche pour célébrer l'eucharistie, nous ne pouvons pas
vivre. Les forces nous manqueraient pour affronter les difficultés
quotidiennes et ne pas succomber...

      Le Fils de Dieu, étant devenu chair, pouvait devenir pain et être
ainsi la nourriture de son peuple en chemin vers la terre promise du ciel.
Nous avons besoin de ce pain pour affronter les difficultés et la fatigue
du voyage. Le dimanche, Jour du Seigneur, est l'occasion propice pour
puiser notre force en lui, qui est le Seigneur de la vie. Le précepte
d'assister à l'eucharistie le dimanche n'est donc pas un devoir imposé de
l'extérieur, un fardeau qui pèse sur nos épaules. Au contraire, participer
à la célébration dominicale, se nourrir du pain eucharistique et faire
l'expérience de la communion des frères et des sœurs dans le Christ, est un
besoin pour le chrétien et une joie. C'est ainsi que le chrétien peut
trouver l'énergie nécessaire pour le chemin que nous devons parcourir
chaque semaine.




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03 janvier 2011

Evangile du jour

lundi 03 janvier 2011
Lundi du temps de Noël après l''Épiphanie

Ste Geneviève, vierge (422-512), Le Saint Nom de Jésus



Commentaire du jour
Romanos le Mélode : « Sur ceux qui habitaient dans le pays de l'ombre et de la mort, une lumière s'est levée »

Les lectures du jour

Mt 4,12-17.23-25.
Quand Jésus apprit l'arrestation de Jean Baptiste, il se retira en Galilée.

Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord du
lac, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali.
Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Isaïe :

Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du
Jourdain, Galilée, toi le carrefour des païens :
le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière.
Sur ceux qui habitaient dans le pays de l'ombre et de la mort, une lumière
s'est levée.
A partir de ce moment, Jésus se mit à proclamer :
« Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche. »
Jésus, parcourant toute la Galilée, enseignait dans leurs synagogues,
proclamait la Bonne Nouvelle du Royaume, guérissait toute maladie et toute
infirmité dans le peuple.
Sa renommée se répandit dans toute la Syrie et on lui amena tous ceux qui
souffraient, atteints de maladies et de tourments de toutes sortes :
possédés, épileptiques, paralysés ; et il les guérit.
De grandes foules le suivirent, venues de la Galilée, de la Décapole, de
Jérusalem, de la Judée, et de la Transjordanie.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Romanos le Mélode (?-v. 560), compositeur d'hymnes
2ème hymne pour l'Épiphanie, 1,3,8 (trad. SC 110, p. 271s rev.)

« Sur ceux qui habitaient dans le pays de l'ombre et de la mort, une lumière s'est levée »

      Sur Adam aveuglé dans l'Éden un soleil est apparu, surgissant de
Bethléem, et lui a ouvert les yeux en les lavant dans les eaux du Jourdain.
Sur celui que couvraient l'ombre et les ténèbres, s'est levée la lumière
qui ne s'éteindra jamais. Plus de nuit pour lui, tout est jour ; le moment
de l'aube est né pour lui, car c'est au crépuscule qu'il s'était caché,
comme dit l'Écriture (Gn 3,8). Celui qui était tombé le soir a trouvé
l'aurore qui l'illumine, il a échappé à l'obscurité, il s'est avancé vers
le matin qui s'est manifesté et a tout illuminé...

      Chante, chante, Adam, adore celui qui vient à toi ; alors que tu
t'éloignais, il s'est manifesté à toi pour que tu puisses le voir, le
toucher et l'accueillir. Celui que tu avais craint quand tu as été trompé,
pour toi s'est fait semblable à toi. Il est descendu sur la terre pour te
prendre aux cieux, il est devenu mortel pour que toi tu deviennes Dieu et
que tu revêtes ta beauté première. Voulant te rouvrir les portes de l'Éden,
il a habité Nazareth. Pour tout cela, chante-le, homme, et glorifie par un
psaume celui qui s'est manifesté et a tout illuminé...

      Les yeux des enfants de la terre ont reçu la force de contempler le
visage céleste ; les regards des êtres de glaise (Gn 2,7) ont perçu le
rayonnement sans ombre de la lumière immatérielle, que les prophètes et les
rois n'ont pas vu, mais qu'ils avaient désiré voir (Mt 13,17). Le grand
Daniel a été appelé un homme de désirs, parce qu'il désirait contempler
celui que nous contemplons. David aussi a espéré ce décret ; ce qui était
caché, maintenant on peut le comprendre : c'est celui qui s'est manifesté
et a tout illuminé.




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02 janvier 2011

Evangile du jour

dimanche 02 janvier 2011
Épiphanie du Seigneur - Solennité

Épiphanie du Seigneur - Solennité
St Basile le Grand, docteur de l'Église (+ 379) - Mémoire, St Grégoire de Nazianze (+ 389) - Mémoire, St Macaire d'Alexandrie, anachorète († c. 394)



Commentaire du jour
Saint Bruno de Segni : L'or, l'encens et la myrrhe

Les lectures du jour

Mt 2,1-12.
Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or,
voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem
et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de
naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous
prosterner devant lui. »
En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem
avec lui.
Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour
leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui
répondirent :
« A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le
prophète :
Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les
chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger
d'Israël mon peuple. »
Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle
date l'étoile était apparue ;
puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous
renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé,
avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant
lui. »
Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient
vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où
se trouvait l'enfant.
Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie.
En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ;
et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs
coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de
la myrrhe.
Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils
regagnèrent leur pays par un autre chemin.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Bruno de Segni (v. 1045-1123), évêque
1er sermon sur l'Épiphanie ; PL 165, 863 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 334)

L'or, l'encens et la myrrhe

      Guidés par l'étoile, les mages venant d'Orient jusqu'à Bethléem sont
entrés dans la maison où la bienheureuse Vierge Marie demeurait avec
l'enfant ; ouvrant leurs trésors, ils ont offert trois dons au Seigneur :
l'or, l'encens et la myrrhe, par lesquels ils l'ont confessé vrai Dieu,
vrai homme et vrai roi.

      Ce sont bien les dons que la sainte Eglise ne cesse d'offrir à Dieu
son Sauveur. Elle offre l'encens lorsqu'elle le confesse et croit en lui
comme étant le véritable Seigneur, créateur de l'univers ; elle offre la
myrrhe lorsqu'elle affirme qu'il a pris la substance de notre chair, dans
laquelle il a voulu souffrir et mourir pour notre salut ; elle offre l'or
quand elle n'hésite pas à proclamer qu'il règne éternellement avec le Père
et l'Esprit Saint...

      Cette offrande peut recevoir un autre sens mystique. Selon Salomon,
l'or signifie la sagesse céleste : « Le trésor le plus désirable se trouve
dans la bouche du sage » (cf Pr 21,20)... Selon le psalmiste, l'encens
symbolise la prière pure : « Que ma prière, Seigneur, s'élève devant toi
comme un encens » (Ps 140,2). Car, si notre prière est pure, elle exhale
vers Dieu un parfum plus pur que la fumée de l'encens ; et de même que
cette fumée monte vers le ciel, ainsi notre prière se dirige vers le
Seigneur. La myrrhe symbolise la mortification de notre chair. Donc nous
offrons l'or au Seigneur lorsque nous resplendissons devant lui par la
lumière de la sagesse céleste... Nous lui offrons de l'encens lorsque nous
élevons vers lui une prière pure. Et de la myrrhe lorsque, par
l'abstinence, « mortifiant notre chair avec ses vices et ses convoitises »
(Ga 5,24), nous portons la croix à la suite de Jésus.




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01 janvier 2011

Evangile du jour

samedi 01 janvier 2011
Solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu

Ste Marie, Mère de Dieu, solennité, St Vincent Strambi, évêque (+ 1824)



Commentaire du jour
Saint Léon le Grand : Marie, Mère de Dieu, Mère du Prince de la Paix (Cf. Is 11,5)

Les lectures du jour

Lc 2,16-21.
Quand les bergers arrivèrent à Bethléem, ils découvrirent Marie et Joseph,
avec le nouveau-né couché dans une mangeoire.
Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de
cet enfant.
Et tout le monde s'étonnait de ce que racontaient les bergers.
Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son
cœur.
Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout
ce qu'ils avaient entendu et vu selon ce qui leur avait été annoncé.
Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l'enfant reçut
le nom de Jésus, le nom que l'ange lui avait donné avant sa conception.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Léon le Grand (?-v. 461), pape et docteur de l'Église
6ème sermon pour Noël, 2, 3, 5 (trad. bréviaire ; cf SC 22 bis, p. 139s)

Marie, Mère de Dieu, Mère du Prince de la Paix (Cf. Is 11,5)

      La fête de Noël renouvelle pour nous les premiers instants de Jésus,
né de la Vierge Marie. Et lorsque nous adorons la naissance de notre
Sauveur, il se trouve que nous célébrons notre propre origine. En effet,
lorsque le Christ vient au monde, le peuple chrétien commence :
l'anniversaire de la tête, c'est l'anniversaire du corps.

      Or, dans les trésors de la générosité divine, que pouvons-nous
trouver qui soit aussi bien accordé à la dignité de la fête de Noël que
cette paix proclamée par le cantique des anges lors de la nativité du
Seigneur ? (Lc 2,14) Car c'est la paix qui engendre des fils de Dieu, qui
favorise l'amour, qui enfante l'amitié, qui est le repos des bienheureux,
la demeure de l'éternité. Son ouvrage propre, son bienfait particulier,
c'est d'unir à Dieu ceux qu'elle sépare de ce monde-ci... Donc, ceux qui «
ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d'une volonté charnelle, ni
d'une volonté d'homme », mais qui « sont nés de Dieu » (Jn 1,13) doivent
offrir au Père la volonté unanime de fils artisans de paix. Tous ceux qui
sont devenus par adoption les membres du Christ, doivent accourir pour
rejoindre ensemble le premier-né de la nouvelle création, celui qui est
venu faire « non pas sa propre volonté, mais la volonté de celui qui
l'envoie » (Jn 6,38). Les héritiers que la grâce du Père adopte ne sont pas
des héritiers divisés ou disparates ; ils ont les mêmes sentiments et le
même amour. Ceux qui sont recréés selon l'Image unique (cf He 1,3; Gn 1,27)
doivent avoir une âme qui lui ressemble. La naissance du Seigneur Jésus,
c'est la naissance de la paix. Comme le dit Saint Paul : « C'est lui, le
Christ, qui est notre paix » (Ep 2,14).




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