mercredi 25 août 2010
Le mercredi de la 21e semaine du temps ordinaire
St Louis IX de France, Roi de France ( 1270)
Commentaire du jour
Saint Grégoire de Nysse : « Heureux les curs purs, car ils verront Dieu » (Mt 5,8)
Les lectures du jour
Mt 23,27-32.
Jésus disait : " Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous ressemblez à des tombeaux blanchis à la chaux : à
l'extérieur, ils ont une belle apparence, mais l'intérieur est rempli
d'ossements et de toutes sortes de choses impures.
C'est ainsi que vous, à l'extérieur, pour les gens, vous avez l'apparence
d'hommes justes, mais à l'intérieur vous êtes pleins d'hypocrisie et de
mal.
Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous
bâtissez les tombeaux des prophètes, vous décorez les sépulcres des justes,
et vous dites : 'Si nous avions vécu à l'époque de nos pères, nous
n'aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes. '
Ainsi vous témoignez contre vous-mêmes : vous êtes bien les fils de
ceux qui ont assassiné les prophètes.
Eh bien, vous, achevez donc ce que vos pères ont commencé !
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395), moine et évêque
Homélie 6 sur les Béatitudes ; PG 44,1269 (trad. cf bréviaire)
« Heureux les curs purs, car ils verront Dieu » (Mt 5,8)
La santé du corps est un bien pour la vie humaine. Or, on est heureux
non seulement de connaître la définition de la santé, mais de vivre en
bonne santé... Le Seigneur Jésus ne dit pas qu'on est heureux de savoir
quelque chose au sujet de Dieu, mais qu'on est heureux de le posséder en
soi-même. En effet, « heureux les curs purs, car ils verront Dieu » (Mt
5,8). Il ne dit pas que Dieu se laisse voir par quiconque aura purifié le
regard de son âme... ; une autre parole l'exprime plus clairement : « Le
Royaume de Dieu est au-dedans de vous » (Lc 17,21). Voici ce qu'elle nous
enseigne : celui qui a purifié son cur de toute créature et de tout
attachement déréglé voit l'image de la nature divine dans sa propre
beauté...
Il y a en toi, dans une certaine mesure, une aptitude à voir Dieu.
Celui qui t'a formé a déposé en ton être une immense force. Dieu, en te
créant, a enfermé en toi l'ombre de sa propre bonté, comme on imprime le
dessin d'un cachet dans la cire. Mais le péché a dissimulé cette empreinte
de Dieu ; elle est cachée sous des souillures. Si par un effort de vie
parfaite, tu purifies les souillures attachées à ton cur, la beauté divine
brillera de nouveau en toi. Comme un morceau de fer débarrassé de sa
rouille brille au soleil, de même l'homme intérieur, que le Seigneur
appelle « cur », retrouvera la ressemblance de son modèle lorsqu'il aura
enlevé les taches de rouille qui détérioraient sa beauté.
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25 août 2010
Evangile du jour
24 août 2010
Evangile du jour
mardi 24 août 2010
Fête de St Barthélémy, apôtre
St Barthélemy (Nathanaël), apôtre et martyr (Ier s.)
Commentaire du jour
Saint Pierre Damien : « Comme la pluie et la neige descendent des cieux... ainsi ma parole qui sort de ma bouche » (Is 55,10)
Les lectures du jour
Jn 1,45-51.
Philippe rencontre Nathanaël et lui dit : « Celui dont parlent la
loi de Moïse et les Prophètes, nous l'avons trouvé : c'est Jésus fils
de Joseph, de Nazareth. »
Nathanaël répliqua : « De Nazareth ! Peut-il sortir de là
quelque chose de bon ? » Philippe répond : « Viens, et
tu verras. »
Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare : « Voici un
véritable fils d'Israël, un homme qui ne sait pas mentir. »
Nathanaël lui demande : « Comment me connais-tu ? »
Jésus lui répond : « Avant que Philippe te parle, quand tu étais
sous le figuier, je t'ai vu. »
Nathanaël lui dit : « Rabbi, c'est toi le Fils de Dieu !
C'est toi le roi d'Israël ! »
Jésus reprend : « Je te dis que je t'ai vu sous le figuier, et
c'est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes
encore. »
Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez
les cieux ouverts, avec les anges de Dieu qui montent et descendent
au-dessus du Fils de l'homme. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Pierre Damien (1007-1072), ermite puis évêque, docteur de l'Église
Sermon 42, deuxième pour S. Barthélemy : PL 144, 726, 728 C-D (trad. Orval)
« Comme la pluie et la neige descendent des cieux... ainsi ma parole qui sort de ma bouche » (Is 55,10)
Les apôtres sont ces perles précieuses que saint Jean nous dit
avoir contemplées dans l'Apocalypse et dont les portes de la Jérusalem
céleste sont construites (Ap 21,21)... En effet, lorsque par des signes ou
des miracles les apôtres rayonnent la lumière divine, ils ouvrent l'accès
de la gloire céleste de Jérusalem aux peuples convertis à la foi
chrétienne. Et quiconque est sauvé grâce à eux entre dans la vie, tel un
voyageur franchissant une porte... C'est d'eux encore que le prophète dit :
« Qui sont ceux-là, qui volent ainsi que des nuages ? » (Is 60,8) Ces
nuages se condensent en eau lorsqu'ils arrosent la terre de notre cur avec
la pluie de leur enseignement pour la rendre fertile et porteuse des germes
de bonnes uvres. Barthélemy, dont c'est la fête aujourd'hui,
veut précisément dire en araméen : fils de celui qui porte l'eau. Il est le
fils de ce Dieu qui élève l'esprit de ses prédicateurs à la contemplation
des vérités d'en-haut de sorte qu'ils puissent répandre avec efficacité et
en abondance la pluie de la parole de Dieu dans nos curs. C'est ainsi
qu'ils boivent l'eau à la source pour nous la donner à boire à notre tour.
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23 août 2010
Evangile du jour
lundi 23 août 2010
Le lundi de la 21e semaine du temps ordinaire
Ste Rose de Lima, vierge ( 1617)
Commentaire du jour
Sainte Catherine de Gênes : Dieu fait appel à notre liberté
Les lectures du jour
Mt 23,13-22.
Jésus disait : " Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous fermez à clef le Royaume des cieux devant les hommes;
vous-mêmes n'y entrez pas, et ceux qui essayent d'y entrer, vous ne leur
permettez pas d'entrer!
Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous
parcourez la mer et la terre pour faire un seul converti, et quand vous y
avez réussi, vous en faites un homme voué à la géhenne, deux fois pire que
vous !
Malheureux êtes-vous, guides aveugles, vous qui dites : 'Si l'on fait
un serment par le Temple, il est nul ; mais si l'on fait un serment
par l'or du Temple, on doit s'en acquitter. '
Insensés et aveugles ! Qu'est-ce qui est le plus important :
l'or ? ou bien le Temple par lequel cet or devient sacré ?
Vous dites encore : 'Si l'on fait un serment par l'autel, il est
nul ; mais si l'on fait un serment par l'offrande posée sur l'autel,
on doit s'en acquitter. '
Aveugles ! Qu'est-ce qui est le plus important :
l'offrande ? ou bien l'autel par lequel cette offrande devient
sacrée ?
Celui qui fait un serment par l'autel fait donc un serment par l'autel et
par tout ce qui est posé dessus ;
et celui qui fait un serment par le Temple fait un serment par le Temple et
par Celui qui l'habite ;
et celui qui fait un serment par le ciel fait un serment par le trône divin
et par Celui qui siège sur ce trône.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Sainte Catherine de Gênes (1447-1510), laïque, mystique
Le Libre Arbitre (trad. Études carmélitaines 1959 ; cf Orval)
Dieu fait appel à notre liberté
Dieu incite l'homme à se lever du péché... Plus promptement l'homme
reconnaît sa misère, plus vite aussi il s'humilie et s'abandonne à Dieu,
connaissant que c'est à Dieu qu'il appartient de faire cette uvre de
conversion en lui. Il en prend conscience peu à peu par les inspirations
continuelles que Dieu lui envoie, et voyant l'uvre et l'avantage qu'il en
retire il dit en lui-même : « Il me semble vraiment que Dieu n'ait pas
autre choses à faire que de s'occuper de moi. Qu'elles sont douces et
pleines d'amour les uvres de Dieu sur nous ! » ...
Dès cette vie, servir Dieu est en vérité régner. Quand Dieu délivre
l'homme du péché qui le rend esclave, il le dégage de toute servitude et il
l'établit dans une vraie liberté. Autrement l'homme va toujours de désir en
désir sans jamais s'apaiser ; plus il a plus il voudrait avoir ; cherchant
à se satisfaire, jamais il n'est content. En effet, quiconque a un désir en
est possédé ; à cette chose qu'il aime, il s'est vendu ; cherchant sa
liberté, suivant ses appétits avec offense de Dieu, il s'en rend esclave
sans fin.
Considère donc la force et la puissance de notre libre arbitre qui
renferme en soi deux choses si opposées et si contraires l'une à l'autre :
la vie ou la mort éternelles. Il ne peut être violenté par aucune créature
s'il ne le veut pas ; c'est pourquoi, tant que ce sera en ton pouvoir,
réfléchis bien et prends garde à ce que tu fais.
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22 août 2010
Evangile du jour
dimanche 22 août 2010
Vingt-et-unième dimanche du temps ordinaire
Ste Marie, Reine
Commentaire du jour
Saint Anselme : « Prendre place au festin dans le Royaume de Dieu »
Les lectures du jour
Lc 13,22-30.
Dans sa marche vers Jérusalem, Jésus passait par les villes et les villages
en enseignant.
Quelqu'un lui demanda : « Seigneur, n'y aura-t-il que peu de gens
à être sauvés ? » Jésus leur dit :
« Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite, car, je vous le
déclare, beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas.
Quand le maître de la maison se sera levé et aura fermé la porte, si vous,
du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte, en disant :
'Seigneur, ouvre-nous', il vous répondra : 'Je ne sais pas d'où vous
êtes. '
Alors vous vous mettrez à dire : 'Nous avons mangé et bu en ta
présence, et tu as enseigné sur nos places. '
Il vous répondra : 'Je ne sais pas d'où vous êtes. Éloignez-vous de
moi, vous tous qui faites le mal. '
Il y aura des pleurs et des grincements de dents quand vous verrez Abraham,
Isaac et Jacob et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous
serez jetés dehors.
Alors on viendra de l'orient et de l'occident, du nord et du midi, prendre
place au festin dans le royaume de Dieu.
Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront
derniers. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Anselme (1033-1109), moine, évêque, docteur de l'Église
Proslogion, 25-26 (trad. Orval)
« Prendre place au festin dans le Royaume de Dieu »
Quel grand bonheur que de posséder le Royaume de Dieu ! Quelle joie
pour toi, cur humain, pauvre cur habitué à la souffrance et écrasé par
les malheurs, si tu regorgeais d'un tel bonheur... Et pourtant, si
quelqu'un d'autre, que tu aimerais comme toi-même, avait part à un bonheur
identique, ta joie redoublerait, car tu ne te réjouirais pas moins pour lui
que pour toi-même. Et si deux ou trois ou beaucoup plus encore possédaient
ce même bonheur, tu ressentirais autant de joie pour chacun d'eux que pour
toi-même, puisque tu aimerais chacun autant que toi-même.
Ainsi donc, dans cette plénitude d'amour qui unira les innombrables
bienheureux et où personne n'aimera l'autre moins que soi-même, chacun
jouira du bonheur de l'autre autant que du sien propre. Et le cur de
l'homme, à peine capable de contenir sa propre joie, sera immergé dans
l'océan de si grandes et si nombreuses béatitudes. Or, vous le savez, on se
réjouit du bonheur de quelqu'un dans la mesure où on l'aime ; ainsi, en
cette parfaite béatitude où chacun aimera Dieu incomparablement plus que
soi-même et que tous les autres, le bonheur infini de Dieu sera pour chacun
une source de joie incomparable.
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21 août 2010
Evangile du jour
samedi 21 août 2010
Le samedi de la 20e semaine du temps ordinaire
St Pie X, pape ( 1914) - Mémoire
Commentaire du jour
Saint Isaac le Syrien : « Qui s'abaissera sera élevé »
Les lectures du jour
Mt 23,1-12.
Jésus déclarait à la foule et à ses disciples :
« Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse.
Pratiquez donc et observez tout ce qu'ils peuvent vous dire. Mais n'agissez
pas d'après leurs actes, car ils disent et ne font pas.
Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens ;
mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
Ils agissent toujours pour être remarqués des hommes : ils portent sur
eux des phylactères très larges et des franges très longues ;
ils aiment les places d'honneur dans les repas, les premiers rangs dans les
synagogues,
les salutations sur les places publiques, ils aiment recevoir des gens le
titre de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n'avez
qu'un seul enseignant, et vous êtes tous frères.
Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n'avez qu'un seul
Père, celui qui est aux cieux.
Ne vous faites pas non plus appeler maîtres, car vous n'avez qu'un seul
maître, le Christ.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
Qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Isaac le Syrien (7ème siècle), moine près de Mossoul
Discours ascétiques, 1ère série n°49 (trad. DDB 1981, p.273)
« Qui s'abaissera sera élevé »
La providence de Dieu, qui veille à donner à chacun de nous ce qui
lui est bon, a mené à nous toutes choses pour nous porter à l'humilité. Car
si tu t'enorgueillis des grâces de la providence, celle-ci t'abandonne, et
tu retombes... Sache donc qu'il ne t'appartient pas, ni à toi ni à ta
vertu, de résister aux tendances mauvaises, mais que seule la grâce te
tient dans sa main, pour que tu ne craignes pas... Gémis, pleure,
souviens-toi de tes fautes au temps de ton épreuve afin d'être délivré de
l'orgueil et d'acquérir l'humilité. Cependant ne désespère pas. Prie Dieu
humblement de pardonner tes péchés.
L'humilité, même sans les uvres, efface beaucoup de fautes. Mais au
contraire les uvres sans elle ne servent à rien ; elles nous préparent
même bien des maux. Obtiens donc par l'humilité le pardon de tes
injustices. Ce que le sel est à toute nourriture, l'humilité l'est à toute
vertu. Elle peut briser la force de nombreux péchés... Si nous la
possédons, elle fait de nous des fils de Dieu, et elle nous mène à Dieu
sans même le secours des uvres bonnes. C'est pourquoi en dehors d'elle
toutes nos uvres sont vaines, sont vaines toutes les vertus, et sont
vaines toutes les peines.
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20 août 2010
Evangile du jour
vendredi 20 août 2010
Le vendredi de la 20e semaine du temps ordinaire
St Bernard de Clairvaux, abbé et docteur de l'Église (1091-1153) -Mémoire
Commentaire du jour
Pape Benoît XVI : « Tout...dépend de ces deux commandements »
Les lectures du jour
Mt 22,34-40.
Les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens,
se réunirent,
et l'un d'entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour
le mettre à l'épreuve :
« Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? »
Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout
ton cur, de toute ton âme et de tout ton esprit.
Voilà le grand, le premier commandement.
Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain
comme toi-même.
Tout ce qu'il y a dans l'Écriture - dans la Loi et les Prophètes - dépend
de ces deux commandements. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Pape Benoît XVI
Encyclique « Deus caritas est », § 18 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)
« Tout...dépend de ces deux commandements »
Il y a une interaction nécessaire entre amour de Dieu et amour du
prochain... Si le contact avec Dieu me fait complètement défaut dans ma
vie, je ne peux jamais voir en l'autre que l'autre, et je ne réussis pas à
reconnaître en lui l'image divine. Si par contre dans ma vie je néglige
complètement l'attention à l'autre, désirant seulement être « pieux » et
accomplir mes « devoirs religieux », alors même ma relation à Dieu se
dessèche. Alors, cette relation est seulement « correcte », mais sans
amour. Seule ma disponibilité à aller à la rencontre du prochain, à lui
témoigner de l'amour, me rend aussi sensible devant Dieu. Seul le service
du prochain ouvre mes yeux sur ce que Dieu fait pour moi et sur sa manière
à lui de m'aimer.
Les saints - pensons par exemple à la bienheureuse Teresa de
Calcutta -- ont puisé dans la rencontre avec le Seigneur dans l'eucharistie
leur capacité à aimer le prochain de manière toujours nouvelle, et
réciproquement cette rencontre a acquis son réalisme et sa profondeur
précisément grâce à leur service des autres.
Amour de Dieu et amour du prochain sont inséparables, c'est un unique
commandement. Tous les deux cependant vivent de l'amour prévenant de Dieu
qui nous a aimés le premier. Ainsi, il n'est plus question d'un
« commandement » qui nous prescrit l'impossible de l'extérieur, mais au
contraire d'une expérience de l'amour, donnée de l'intérieur, un amour qui,
de par sa nature, doit par la suite être partagé à d'autres. L'amour
grandit par l'amour. L'amour est « divin » parce qu'il vient de Dieu et
qu'il nous unit à Dieu, et, à travers ce processus d'unification, il nous
transforme en un Nous, qui surpasse nos divisions et qui nous fait devenir
un, jusqu'à ce que, à la fin, Dieu soit « tout en tous ».
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19 août 2010
Evangile du jour
jeudi 19 août 2010
Le jeudi de la 20e semaine du temps ordinaire
St Jean-Eudes, fondateur ( 1680)
Commentaire du jour
Saint Grégoire le Grand : « Heureux les invités aux noces de l'Agneau » (Ap 19,9)
Les lectures du jour
Mt 22,1-14.
Jésus disait en paraboles :
« Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les
noces de son fils.
Il envoya ses serviteurs pour appeler à la noce les invités, mais ceux-ci
ne voulaient pas venir.
Il envoya encore d'autres serviteurs dire aux invités : 'Voilà :
mon repas est prêt, mes bufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout
est prêt : venez au repas de noce. '
Mais ils n'en tinrent aucun compte et s'en allèrent, l'un à son champ,
l'autre à son commerce ;
les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.
Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et
brûla leur ville.
Alors il dit à ses serviteurs : 'Le repas de noce est prêt, mais les
invités n'en étaient pas dignes.
Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous rencontrerez,
invitez-les au repas de noce. '
Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu'ils
rencontrèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie
de convives.
Le roi entra pour voir les convives. Il vit un homme qui ne portait pas le
vêtement de noce,
et lui dit : 'Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement
de noce ? ' L'autre garda le silence.
Alors le roi dit aux serviteurs : 'Jetez-le, pieds et poings liés,
dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements
de dents. '
Certes, la multitude des hommes est appelée, mais les élus sont peu
nombreux. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélies sur l'Évangile, n°38
« Heureux les invités aux noces de l'Agneau » (Ap 19,9)
Avez-vous compris quel est ce roi, père d'un fils qui est
lui-même roi ? C'est celui dont le psalmiste disait : « Ô Dieu, donne au
roi ton jugement, au fils du roi ta justice » (71,1)... « Il célébrait les
noces de son fils. » Le Père a donc célébré les noces du roi son Fils,
quand il lui a uni l'Église dans le mystère de l'Incarnation. Et le sein de
la Vierge Mère a été la chambre nuptiale de cet Époux. C'est pourquoi un
psaume dit encore : « Du soleil il a fait sa tente, et lui-même est comme
un époux qui sort de son pavillon de noces » (Ps 18,5-6)...
Il a donc envoyé ses serviteurs pour inviter ses amis à de
telles noces. Il les a envoyés une première fois et une deuxième fois,
c'est-à-dire d'abord les prophètes, puis les apôtres, pour annoncer
l'incarnation du Seigneur... Par les prophètes il a annoncé comme future
l'incarnation de son fils unique, et par les apôtres il l'a prêchée une
fois accomplie...
« Mais ils n'en tinrent aucun compte et s'en allèrent, l'un à
son champ, l'autre à son commerce. » Aller à son champ, c'est s'adonner
sans retenue aux tâches d'ici-bas. Aller à son commerce, c'est rechercher
avidement son profit dans les affaires de ce monde. L'un et l'autre
négligent de penser au mystère de l'incarnation du Verbe et d'y conformer
leur vie... Plus grave encore, certains, non contents de mépriser la faveur
de celui qui les appelle, le persécutent... Toutefois, le Seigneur ne
laissera pas de places vides au festin des noces du roi son Fils. Il envoie
chercher d'autres convives, car la parole de Dieu, bien qu'elle reste
encore méconnue de beaucoup, trouvera bien un jour où se reposer...
Mais vous, frères, qui par la grâce de Dieu êtes déjà entrés
dans la salle du festin, c'est-à-dire dans la sainte Église, examinez-vous
bien attentivement, de peur qu'à son entrée, le roi ne trouve quelque chose
à reprendre dans le vêtement de votre âme.
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18 août 2010
Evangile du jour
mercredi 18 août 2010
Le mercredi de la 20e semaine du temps ordinaire
St. Alberto Hurtado Cruchaga, Prêtre (1901-1952), Les martyrs des pontons de Rochefort (1794-1795)
Commentaire du jour
Saint Cyrille de Jérusalem : L'homme de la onzième heure
Les lectures du jour
Mt 20,1-16.
Jésus disait cette parabole : « Le Royaume des cieux est
comparable au maître d'un domaine qui sortit au petit jour afin d'embaucher
des ouvriers pour sa vigne.
Il se mit d'accord avec eux sur un salaire d'une pièce d'argent pour la
journée, et il les envoya à sa vigne.
Sorti vers neuf heures, il en vit d'autres qui étaient là, sur la place,
sans travail.
Il leur dit : 'Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce
qui est juste. '
Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et
fit de même.
Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d'autres qui étaient là et
leur dit : 'Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien
faire ? '
Ils lui répondirent : 'Parce que personne ne nous a embauchés. ' Il
leur dit : 'Allez, vous aussi, à ma vigne. '
Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : 'Appelle les
ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir
par les premiers. '
Ceux qui n'avaient commencé qu'à cinq heures s'avancèrent et reçurent
chacun une pièce d'argent.
Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils
reçurent, eux aussi, chacun une pièce d'argent.
En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine :
'Ces derniers venus n'ont fait qu'une heure, et tu les traites comme nous,
qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur ! '
Mais le maître répondit à l'un d'entre eux : 'Mon ami, je ne te fais
aucun tort. N'as-tu pas été d'accord avec moi pour une pièce
d'argent ?
Prends ce qui te revient, et va-t'en. Je veux donner à ce dernier autant
qu'à toi :
n'ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien ? Vas-tu
regarder avec un il mauvais parce que moi, je suis bon ? '
Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Cyrille de Jérusalem (313-350), évêque de Jérusalem et docteur de l'Église
Catéchèse baptismale 13 (trad. Bouvet, Soleil Levant 1962, p. 285s rev.)
L'homme de la onzième heure
L'un des bandits crucifiés avec Jésus s'écriait : « Souviens-toi de
moi, Seigneur ! Maintenant, c'est vers toi que je me tourne... Je ne te dis
pas mes uvres car elles me font trembler. Tout homme est bien disposé
envers son compagnon de route, me voici ton compagnon de route vers la
mort. Souviens-toi de moi, ton compagnon de voyage, non pas maintenant,
mais quand tu vas arriver dans ton Royaume » (Lc 23,42).
Quelle puissance t'a donc illuminé, ô bon larron ? Qui t'a donc
appris à adorer ainsi celui qui est méprisé et crucifié avec toi ? Ô
lumière éternelle qui illumines ceux qui sont dans les ténèbres (Lc 1,79) !
« Prends courage... En vérité, je te le dis, aujourd'hui tu seras avec moi
dans le paradis, puisque aujourd'hui tu as entendu ma voix et tu n'as pas
endurci ton cur (Ps 94,8). Parce qu'il a désobéi, Adam a été vite expulsé
du jardin du paradis... Pour toi qui obéis à la foi aujourd'hui,
aujourd'hui tu seras sauvé. Pour Adam, le bois avait été occasion de
chute ; pour toi, le bois va te faire entrer dans le paradis...
Ô grâce immense et inexprimable : Abraham, le fidèle par excellence,
n'était pas encore entré, et le larron entre. Paul en est frappé
d'étonnement et dit : « Là où le péché a été abondant, la grâce a été
surabondante ! » (Rm 5,20). Ceux qui avaient peiné tout le jour n'étaient
pas encore entrés dans le Royaume, et lui, l'homme de la onzième heure, il
est admis sans retard. Que personne ne murmure contre le maître : « Je ne
fais tort à personne ; n'ai-je pas le pouvoir de faire ce que je veux chez
moi ? » Le larron veut être juste..., je me contente de sa foi... Moi, le
pasteur, j'ai trouvé la brebis perdue, je la prends sur mes épaules (Lc
15,5) parce qu'elle a dit : « J'ai erré, mais souviens-toi de moi,
Seigneur, quand tu entreras dans ton Royaume ».
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17 août 2010
Evangile du jour
mardi 17 août 2010
Le mardi de la 20e semaine du temps ordinaire
Ste Jeanne Delanoue, vierge et fondatrice ( 1732)
Commentaire du jour
Saint Pierre Damien : Tout quitter pour suivre le Christ
Les lectures du jour
Mt 19,23-30.
Jésus disait à ses disciples : " Amen, je vous le dis : un riche entrera
difficilement dans la Royaume des cieux.
Je vous le répète : il est plus facile à un chameau de passer par un
trou d'aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume des cieux. »
Entendant ces paroles, les disciples furent profondément déconcertés, et
ils disaient : « Qui donc peut être sauvé ? »
Jésus les regarda et dit : « Pour les hommes, c'est impossible,
mais pour Dieu tout est possible. »
Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Voilà que nous
avons tout quitté pour te suivre : alors, qu'est-ce qu'il y aura pour
nous ? »
Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : quand viendra
le monde nouveau, et que le Fils de l'homme siégera sur son trône de
gloire, vous qui m'avez suivi, vous siégerez vous-mêmes sur douze trônes
pour juger les douze tribus d'lsraël.
Et tout homme qui aura quitté à cause de mon nom des maisons, des frères,
des surs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra beaucoup
plus, et il aura en héritage la vie éternelle.
Beaucoup de premiers seront derniers, beaucoup de derniers seront premiers.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Pierre Damien (1007-1072), ermite puis évêque, docteur de l'Église
Sermon 9 ; PL 144, 549-553 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 499)
Tout quitter pour suivre le Christ
C'est une grande chose, en vérité, de « tout quitter », mais
une plus grande de « suivre le Christ » car, comme nous l'apprenons dans
les livres, beaucoup ont tout quitté mais n'ont pas suivi le Christ. Suivre
le Christ est notre tâche, c'est notre travail, en cela consiste
l'essentiel du salut de l'homme, mais nous ne pouvons pas suivre le Christ
si nous n'abandonnons pas tout ce qui nous entrave. Car « il s'élance en
conquérant joyeux » (Ps 18,6), et personne ne peut le suivre s'il est
chargé d'un fardeau. « Voilà, dit Pierre, que nous avons tout
quitté », non seulement les biens de ce monde, mais aussi les désirs de
notre âme. Car il n'a pas tout abandonné, celui qui reste attaché ne
serait-ce qu'à lui-même. Bien plus, cela ne sert à rien d'avoir abandonné
tout le reste à l'exception de soi-même, car il n'y a pas pour l'homme de
fardeau plus lourd que son moi. Quel tyran est plus cruel, quel maître plus
impitoyable pour l'homme que sa volonté propre ? ... Par conséquent, il
faut que nous abandonnions nos possessions et notre volonté propre si nous
voulons suivre celui qui n'avait « pas d'endroit où reposer la tête » (Lc
9,58) et qui est venu « non pour faire sa volonté, mais pour faire la
volonté de celui qui l'a envoyé » (Jn 6,38).
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16 août 2010
Evangile du jour
lundi 16 août 2010
Le lundi de la 20e semaine du temps ordinaire
St Étienne de Hongrie, roi ( 1038), St Roch, pélerin ( 1327)
Commentaire du jour
Saint Jean de la Croix : « Viens, suis-moi »
Les lectures du jour
Mt 19,16-22.
Quelqu'un s'approcha de Jésus et lui dit : « Maître, que dois-je
faire de bon pour avoir la vie éternelle ? »
Jésus lui dit : « Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est
bon ? Il n'y a qu'un seul être qui soit bon ! Si tu veux entrer
dans la vie, observe les commandements. -
Lesquels ? » lui dit-il. Jésus reprit : « Tu ne
commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d'adultère. Tu ne
commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage.
Honore ton père et ta mère. Et aussi : Tu aimeras ton prochain comme
toi-même. »
Le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l'ai observé : que
me manque-t-il encore ? »
Jésus lui répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que
tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux.
Puis viens, suis-moi. »
A ces mots, le jeune homme s'en alla tout triste, car il avait de grands
biens.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Jean de la Croix (1542-1591), carme, docteur de l'Église
Avis et maximes, 169-175 (trad. OC, Cerf 1990, p. 288)
« Viens, suis-moi »
Plus tu te sépareras des choses de la terre, plus tu te rapprocheras
de celles du ciel et plus tu trouveras de richesses en Dieu.
Celui qui saura mourir à tout, trouvera vie en tout.
Sépare-toi du mal, fais le bien, recherche la paix (Ps 33,15).
Celui qui se plaint ou qui murmure n'est point parfait ni même bon
chrétien.
Celui-là est humble qui se cache en son propre néant et sait
s'abandonner à Dieu.
Celui-là est doux qui sait supporter le prochain et se supporter
soi-même.
Si tu veux être parfait, vends ta volonté et donne-la aux pauvres
d'esprit, puis tourne-toi vers le Christ, pour obtenir de lui la douceur et
l'humilité, et suis-le jusqu'au Calvaire et au sépulcre.
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15 août 2010
Evangile du jour
dimanche 15 août 2010
Solennité de l'Assomption de la Vierge Marie, patronne principale de la France
Assomption de la Vierge Marie - Solennité
Commentaire du jour
Saint Bernard : « C'est dans le Christ que tous revivront, chacun à son rang » (1Co 15,22-23)
Les lectures du jour
Lc 1,39-56.
En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la
montagne de Judée.
Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit
en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint,
et s'écria d'une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les
femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.
Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à
moi ?
Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli
d'allégresse au-dedans de moi.
Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent
dites de la part du Seigneur. »
Marie rendit grâce au Seigneur en disant : « Mon âme exalte le
Seigneur,
mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur.
Il s'est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me
diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !
Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race à
jamais. »
Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s'en retourna
chez elle.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
1er sermon pour l'Assomption (trad. Pain de Cîteaux 32, p. 63 rev.)
« C'est dans le Christ que tous revivront, chacun à son rang » (1Co 15,22-23)
Aujourd'hui la Vierge Marie monte, glorieuse, dans le ciel. Elle met
le comble à la joie des anges et des saints. C'est elle, en effet, dont la
simple parole de salutation a fait exulter l'enfant encore enfermé dans le
sein maternel (Lc 1,44). Quelle a dû être l'exultation des anges et des
saints, lorsqu'ils ont pu entendre sa voix, voir son visage, et jouir de sa
présence bénie ! Et pour nous, frères bien-aimés, quelle fête dans son
Assomption glorieuse, quelle cause d'allégresse et quelle source de joie
aujourd'hui ! La présence de Marie illumine le monde entier, tellement le
ciel resplendit, irradié par l'éclat de la Vierge toute sainte. C'est donc
à bon droit que résonne dans les cieux l'action de grâce et la louange.
Mais nous..., dans la mesure où le ciel exulte de la présence de
Marie, n'est-il pas raisonnable que notre monde d'ici-bas pleure son
absence ? Mais non, ne nous plaignons pas, car nous n'avons pas ici-bas de
cité permanente (He 13,14) ; nous cherchons celle où la Vierge Marie est
parvenue aujourd'hui. Si nous sommes déjà inscrits au nombre des habitants
de cette cité, il convient aujourd'hui de nous souvenir d'elle..., de
partager sa joie, de participer à cette allégresse qui réjouit aujourd'hui
la cité de Dieu ; elle retombe aujourd'hui en rosée sur notre terre. Oui,
elle nous a précédés, notre reine, elle nous a précédés et elle a été reçue
avec tant de gloire que nous pouvons, nous ses humbles serviteurs, suivre
notre souveraine en toute confiance en criant [avec l'Épouse du Cantique
des Cantiques] : « Entraîne-nous à ta suite. Nous courrons à l'odeur de tes
parfums ! » (Ct 1,3-4) Voyageurs sur la terre, nous avons envoyé en avant
notre avocate..., mère de miséricorde, pour plaider efficacement notre
salut.
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14 août 2010
Evangile du jour
samedi 14 août 2010
Le samedi de la 19e semaine du temps ordinaire
St Maximilien Kolbe, prêtre et martyr (1884-1941)
Commentaire du jour
Cardinal Joseph Ratzinger [Pape Benoît XVI] : « Jésus plaça un enfant à côté de lui et leur dit : ' Celui qui accueille en mon nom cet enfant, c'est moi qu'il accueille ' » (Lc 9,48)
Les lectures du jour
Mt 19,13-15.
On présenta des enfants à Jésus pour qu'il leur impose les mains en priant.
Mais les disciples les écartaient vivement.
Jésus leur dit : « Laissez les enfants, ne les empêchez pas de
venir à moi, car le Royaume des cieux est à ceux qui leur
ressemblent. »
Il leur imposa les mains, puis il partit de là.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Cardinal Joseph Ratzinger [Pape Benoît XVI]
Retraite prêchée au Vatican, 1983 (trad. Le Ressuscité, DDB 1986, p.79)
« Jésus plaça un enfant à côté de lui et leur dit : ' Celui qui accueille en mon nom cet enfant, c'est moi qu'il accueille ' » (Lc 9,48)
Il faut nous rappeler que l'attribut essentiel de Jésus, celui qui
exprime sa dignité, est celui de « Fils »... L'orientation de sa vie, le
motif originaire et l'objectif qui l'ont modelée, s'expriment en un seul
mot : « Abba, Père bien-aimé ». Jésus savait qu'il n'était jamais seul et,
jusqu'au dernier cri sur la croix, il a obéi à celui qu'il appelait Père,
en se tendant entièrement vers lui. Cela seul permet d'expliquer qu'il ait
refusé finalement de s'appeler roi, ou seigneur, ou de s'attribuer quelque
autre titre de pouvoir, mais qu'il ait eu recours à un terme que nous
pourrions aussi traduire par « petit enfant ».
On peut donc dire ce qui suit : si, dans la prédication de Jésus,
l'enfance tient une place tellement extraordinaire, c'est parce qu'elle
correspond le plus profondément à son mystère le plus personnel, à sa
filiation. Sa dignité la plus haute, celle qui renvoie à sa divinité, ne
consiste finalement pas en un pouvoir dont il aurait disposé ; elle se
fonde sur son être orienté vers l'autre : Dieu, le Père. L'exégète allemand
Joachim Jeremias dit fort bien qu'être enfant au sens de Jésus signifie
apprendre à dire « Père ».
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13 août 2010
Evangile du jour
vendredi 13 août 2010
Le vendredi de la 19e semaine du temps ordinaire
Ste Radegonde, reine et abbesse (519-587), St Pontien, pape (c. 235)
Commentaire du jour
Le Missel romain : « Ils ne sont plus deux, mais un seul »
Les lectures du jour
Mt 19,3-12.
Des pharisiens s'approchèrent de lui pour le mettre à l'épreuve ; ils
lui demandèrent : « Est-il permis de renvoyer sa femme pour
n'importe quel motif ? »
Il répondit : « N'avez-vous pas lu l'Écriture ? Au
commencement, le Créateur les fit homme et femme,
et il leur dit : 'Voilà pourquoi l'homme quittera son père et sa mère,
il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un. '
A cause de cela, ils ne sont plus deux, mais un seul. Donc, ce que Dieu a
uni, que l'homme ne le sépare pas ! »
Les pharisiens lui répliquent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il
prescrit la remise d'un acte de divorce avant la séparation ? »
Jésus leur répond : « C'est en raison de votre endurcissement que
Moïse vous a concédé de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n'en
était pas ainsi.
Or je vous le dis : si quelqu'un renvoie sa femme - sauf en cas
d'union illégitime - pour en épouser une autre, il est adultère. »
Ses disciples lui disent : « Si telle est la situation de l'homme
par rapport à sa femme, il n'y a pas intérêt à se marier. »
Il leur répondit : « Ce n'est pas tout le monde qui peut
comprendre cette parole, mais ceux à qui Dieu l'a révélée.
Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont
incapables ; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été
mutilés par les hommes ; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier
à cause du Royaume des cieux. Celui qui peut comprendre, qu'il
comprenne ! »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Le Missel romain
Rituel du mariage : Bénédiction 5
« Ils ne sont plus deux, mais un seul »
Seigneur notre Dieu,
créateur de l'univers et de tout ce qui vit,
tu as fait l'homme et la femme à ta ressemblance (Gn 1,27),
et pour qu'ils soient associés à ton uvre d'amour,
tu leur as donné un cur capable d'aimer.
Tu as voulu qu'aujourd'hui, dans cette église,
N. et N. unissent leur vie.
Tu veux maintenant qu'ils construisent leur foyer,
qu'ils cherchent à s'aimer chaque jour davantage
et suivent l'exemple du Christ,
lui qui a aimé les hommes jusqu'à mourir sur une croix.
Bénis, protège et fortifie l'amour de ces nouveaux époux :
que leur amour soutienne leur fidélité ;
qu'il les rende heureux et leur fasse découvrir dans le Christ
la joie de don total à celui que l'on aime.
Que leur amour, semblable à ton amour, Seigneur,
devienne une source de vie ;
qu'il les garde attentifs aux appels de leurs frères,
et que leur foyer soit ouvert aux autres.
En s'appuyant sur leur amour et sur l'amour du Christ
qu'ils prennent une part active
à la construction d'un monde plus juste et fraternel
et soient ainsi fidèles à leur vocation d'hommes et de chrétiens.
Amen.
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12 août 2010
Evangile du jour
jeudi 12 août 2010
Le jeudi de la 19e semaine du temps ordinaire
Ste Jeanne de Chantal, fondatrice ( 1641), Ste Clarisse, abbesse (VIème s.)
Commentaire du jour
Sainte Faustine Kowalska : « Ne devais-tu pas...avoir pitié de ton compagnon, comme j'avais eu pitié de toi ? »
Les lectures du jour
Mt 18,21-35.19,1.
Pierre s'approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, quand
mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui
pardonner ? Jusqu'à sept fois ? »
Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais
jusqu'à soixante-dix fois sept fois.
En effet, le Royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler
ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait, quand on lui amena quelqu'un qui lui devait dix mille
talents (c'est-à-dire soixante millions de pièces d'argent).
Comme cet homme n'avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le
vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de
sa dette.
Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et
disait : 'Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout. '
Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa
dette.
Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait
cent pièces d'argent. Il se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant :
'Rembourse ta dette ! '
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : 'Prends
patience envers moi, et je te rembourserai. '
Mais l'autre refusa et le fit jeter en prison jusqu'à ce qu'il ait
remboursé.
Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent
tout raconter à leur maître.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : 'Serviteur mauvais !
je t'avais remis toute cette dette parce que tu m'avais supplié.
Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même
j'avais eu pitié de toi ? '
Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu'à ce qu'il ait tout
remboursé.
C'est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne
pardonne pas à son frère de tout son cur. »
Jésus acheva ainsi son discours, puis il s'éloigna de la Galilée et se
rendit en Judée, au-delà du Jourdain.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Sainte Faustine Kowalska (1905-1938), religieuse
Petit journal, § 163 (trad. Parole et dialogue 2002, p. 102)
« Ne devais-tu pas...avoir pitié de ton compagnon, comme j'avais eu pitié de toi ? »
Je désire me transformer tout entière en ta miséricorde et être ainsi
un vivant reflet de toi, ô Seigneur ; que le plus grand des attributs
divins, ton insondable miséricorde, passe par mon âme et mon cur sur le
prochain.
Aide-moi, Seigneur, pour que mes yeux soient miséricordieux, pour que
je ne soupçonne jamais ni ne juge d'après les apparences extérieures, mais
que je discerne la beauté dans l'âme de mon prochain et que je lui vienne
en aide.
Aide-moi, Seigneur, pour que mon oreille soit miséricordieuse, afin
que je me penche sur les besoins de mon prochain et ne reste pas
indifférente à ses douleurs ni à ses plaintes.
Aide-moi, Seigneur, pour que ma langue soit miséricordieuse, afin que
je ne dise jamais de mal de mon prochain, mais que j'aie pour chacun un mot
de consolation et de pardon.
Aide-moi, Seigneur, pour que mes mains soient miséricordieuses et
remplies de bonnes actions, afin que je sache faire du bien à mon prochain
et prendre sur moi les tâches les plus lourdes et les plus déplaisantes.
Aide-moi, Seigneur, pour que mes pieds soient miséricordieux, pour me
hâter au secours de mon prochain, en dominant ma propre fatigue et ma
lassitude. Mon véritable repos est de rendre service à mon prochain.
Aide-moi, Seigneur, pour que mon cur soit miséricordieux, afin que
je ressente toutes les souffrances de mon prochain. Je ne refuserai mon
cur à personne. Je fréquenterai sincèrement même ceux qui, je le sais,
vont abuser de ma bonté, et moi, je m'enfermerai dans le Cur très
miséricordieux de Jésus. Je tairai mes propres souffrances. Que ta
miséricorde repose en moi, ô mon Seigneur.
C'est toi qui m'ordonnes de m'exercer aux trois degrés de la
miséricorde ; le premier : l'acte miséricordieux -- quel qu'il soit ; le
second : la parole miséricordieuse -- si je ne peux pas aider par l'action,
j'aiderai par la parole ; le troisième -- c'est la prière. Si je ne peux
pas témoigner la miséricorde ni par l'action, ni par la parole, je le
pourrai toujours par la prière. J'envoie ma prière même là où je ne puis
aller physiquement.
O mon Jésus, transforme-moi en toi, car tu peux tout.
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11 août 2010
Evangile du jour
mercredi 11 août 2010
Le mercredi de la 19e semaine du temps ordinaire
Ste Claire d'Assise, fondatrice (1194-1253)
Commentaire du jour
Tertullien : « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux »
Les lectures du jour
Mt 18,15-20.
Jésus disait à ses disciples : « Si ton frère a commis un péché,
va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute. S'il t'écoute, tu auras
gagné ton frère.
S'il ne t'écoute pas, prends encore avec toi une ou deux personnes afin que
toute l'affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins.
S'il refuse de les écouter, dis-le à la communauté de l'Église ; s'il
refuse encore d'écouter l'Église, considère-le comme un païen et un
publicain.
Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera
lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié
dans le ciel.
Encore une fois, je vous le dis : si deux d'entre vous sur la terre se
mettent d'accord pour demander quelque chose, ils l'obtiendront de mon Père
qui est aux cieux.
Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu
d'eux. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Tertullien (v. 155-v. 220), théologien
La Pénitence, 10
« Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux »
Vivant parmi les frères, serviteurs du même maître, et pour qui tout
est en commun, l'espérance, la crainte, la joie, la peine, la souffrance
(puisqu'ils n'ont qu'une même âme venue du même Seigneur et du même Père),
pourquoi les crois-tu différents de toi ? Pourquoi redoutes-tu ceux qui ont
connu les mêmes chutes, comme s'ils allaient s'applaudir de tes chutes à
toi ? Le corps ne peut pas se réjouir du mal qui arrive à un de ses membres
; il faut bien qu'il s'afflige tout entier et qu'il travaille tout entier à
le guérir.
Là où deux fidèles sont unis, là est l'Eglise, mais l'Eglise c'est le
Christ. Donc, lorsque tu embrasses les genoux de tes frères, c'est le
Christ que tu touches, c'est le Christ que tu implores. Et quand, de leur
côté, tes frères versent des larmes sur toi, c'est le Christ que souffre,
c'est le Christ qui supplie son Père. Ce que le Fils demande est vite
accordé.
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10 août 2010
Evangile du jour
mardi 10 août 2010
Fête de St Laurent, diacre et martyr
St Laurent de Rome, martyr ( 258)
Commentaire du jour
Saint Augustin : « Là où je suis, la aussi sera mon serviteur »
Les lectures du jour
Jn 12,24-26.
Quelques jours avant la Pâque, Jésus disait à ses disciples : " Amen, amen,
je vous le dits : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste
seul; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit.
Celui qui aime sa vie la perd ; celui qui s'en détache en ce monde la
garde pour la vie éternelle.
Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive ; et là où je suis, là
aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 305
« Là où je suis, la aussi sera mon serviteur »
Votre foi reconnaît, mes frères, ce grain tombé en terre, ce grain
que la mort a multiplié. Votre foi le reconnaît parce qu'il habite en vos
curs. Aucun chrétien n'hésite à croire ce que le Christ a dit de lui-même.
Mais une fois que ce grain est mort et s'est multiplié, beaucoup de grains
ont été jetés dans la terre. Saint Laurent est l'un d'entre eux, et nous
célébrons aujourd'hui le jour où il a été semé. Nous voyons quelle moisson
immense a surgi de tous ces grains répandus par toute la terre, et ce
spectacle nous comble de joie, si toutefois, par la grâce de Dieu, nous
appartenons à son grenier.
Car tout ce qui fait partie de la moisson n'entre pas dans le grenier
: la même pluie, utile et féconde, fait croître le bon grain et la paille,
mais on ne les engrange pas tous le deux dans le grenier. C'est maintenant
pour nous le temps de choisir... Ecoutez-moi donc, grains sacrés, car je ne
doute pas qu'ils ne soient ici en grand nombre... Ecoutez-moi, ou plutôt,
écoutez en moi celui qui, le premier, s'est appelé le bon grain. N'aimez
pas votre vie en ce monde. Si vous vous aimez vraiment, n'aimez pas votre
vie ainsi, et alors vous sauverez votre vie... « Celui qui aime sa vie en
ce monde la perdra. » C'est le bon grain qui le dit, le grain qui a été
jeté en terre et qui est mort pour porter beaucoup de fruit. Ecoutez-le,
parce que ce qu'il dit il l'a fait. Il nous instruit, et il nous montre le
chemin par son exemple.
Le Christ ne s'est pas attaché à la vie de ce monde ; il est
venu en ce monde pour se dépouiller de lui-même, pour donner sa vie et la
reprendre quand il le voudrait... Il est le vrai Dieu, ce vrai homme, homme
sans péché pour ôter le péché du monde, revêtu d'une puissance si grande
qu'il pouvait dire en vérité : « J'ai le pouvoir de donner ma vie et le
pouvoir de la reprendre. Personne ne peut me l'enlever : c'est moi qui la
donne et moi qui la reprends » (Jn 10,18).
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09 août 2010
Evangile du jour
lundi 09 août 2010
Fête de sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein), vierge et martyre, copatronne de l'Europe
Ste Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein), o.c.d., copatronne de l'Europe (1891-1942)
Commentaire du jour
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Edith Stein] : « Voici l'époux ! Sortez à sa rencontre »
Les lectures du jour
Mt 25,1-13.
Jésus parlait à ses disciples de sa venue ; il disait cette
parabole : « Le royaume des cieux sera comparable à des jeunes
filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe et s'en allèrent à la
rencontre de l'époux.
Cinq d'entre elles étaient insensées, et cinq étaient prévoyantes :
les insensées avaient pris leur lampe sans emporter d'huile,
tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leur lampe, de l'huile en
réserve.
Comme l'époux tardait, elles s'assoupirent toutes et s'endormirent.
Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : 'Voici l'époux !
Sortez à sa rencontre. '
Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et préparèrent leur lampe.
Les insensées demandèrent aux prévoyantes : 'Donnez-nous de votre
huile, car nos lampes s'éteignent. '
Les prévoyantes leur répondirent : 'Jamais cela ne suffira pour nous
et pour vous ; allez plutôt vous en procurer chez les marchands. '
Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva. Celles qui étaient
prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces et l'on ferma la porte.
Plus tard, les autres jeunes filles arrivent à leur tour et disent :
'Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ! '
Il leur répondit : 'Amen, je vous le dis : je ne vous connais
pas. '
Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l'heure.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Edith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l'Europe
La Femme et sa destinée (trad. Amiot-Dumont 1956, p. 124)
« Voici l'époux ! Sortez à sa rencontre »
L'union de l'âme avec le Christ est autre chose que la
communion entre deux personnes terrestres : commencée par le baptême et
constamment renforcée les autres sacrements, elle est une intégration et
une poussée de sève - comme nous le dit déjà le symbole de la vigne et du
cep (Jn 15). Cet acte d'union avec le Christ entraîne un rapprochement de
membre à membre entre tous les chrétiens. Ainsi l'Eglise prend la figure du
corps mystique du Christ. Ce corps est un corps vivant et l'esprit qui
l'anime est l'esprit du Christ qui, partant de la tête, s'écoule vers tous
les membres ; l'esprit qui émane du Christ est le Saint Esprit et l'Eglise
est donc le temple du Saint Esprit (cf 1Co 6,19).
Mais, malgré la réelle unité organique de la tête et du corps,
l'Eglise se tient à côté de Christ comme une personne indépendante. Et tant
que Fils du Père éternel, le Christ vivait avant le commencement des temps
et avant toute existence humaine. Par l'acte de la création, l'humanité
vivait avant que le Christ ne prenne sa nature et ne soit intégré à elle.
Par son incarnation, il lui a apporté sa vie divine. Par son uvre de
rédemption, il l'a rendu capable de recevoir la grâce... La cellule
primitive de cette humanité rachetée, c'est Marie : c'est en elle que
s'accomplit pour la première fois la purification et la sanctification par
le Christ, c'est elle la première qui a été remplie de l'Esprit Saint.
Avant que le Fils de Dieu soit né de Sainte Vierge, il a créé cette Vierge
pleine de grâce et, en elle et avec elle, l'Eglise. C'est pourquoi,
créature distincte de lui, elle se tient à ses côtés bien
qu'indissolublement liée à lui.
Toute âme purifiée par le baptême et élevée à l'état de grâce
est, par là même, créée par le Christ et née pour le Christ. Mais elle est
créée dans l'Eglise et elle naît par l'Eglise... Ainsi l'Eglise est la mère
de tous ceux à qui s'adresse la rédemption. Elle l'est par son union intime
avec le Christ, et parce qu'elle se tient à ses côtés en qualité de Sponsa
Christi, Epouse du Christ, pour collaborer à son uvre de rédemption.
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08 août 2010
Evangile du jour
dimanche 08 août 2010
Dix-neuvième dimanche du temps ordinaire
St Dominique de Guzman, fondateur (1170-1221)
Commentaire du jour
Saint Cyprien : « Tenez-vous prêts »
Les lectures du jour
Lc 12,32-48.
Jésus disait à ses disciples : « Sois sans crainte, petit
troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume.
Vendez ce que vous avez et donnez-le en aumône. Faites-vous une bourse qui
ne s'use pas, un trésor inépuisable dans les cieux, là où le voleur
n'approche pas, où la mite ne ronge pas.
Car là où est votre trésor, là aussi sera votre cur.
Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées.
Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour
lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte.
Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de
veiller. Amen, je vous le dis : il prendra la tenue de service, les
fera passer à table et les servira chacun à son tour.
S'il revient vers minuit ou plus tard encore et qu'il les trouve ainsi,
heureux sont-ils !
Vous le savez bien : si le maître de maison connaissait l'heure où le
voleur doit venir, il ne laisserait pas percer le mur de sa maison.
Vous aussi, tenez-vous prêts : c'est à l'heure où vous n'y penserez
pas que le Fils de l'homme viendra. »
Pierre dit alors : « Seigneur, cette parabole s'adresse-t-elle à
nous, ou à tout le monde ? »
Le Seigneur répond : « Quel est donc l'intendant fidèle et sensé
à qui le maître confiera la charge de ses domestiques pour leur donner, en
temps voulu, leur part de blé ?
Heureux serviteur, que son maître, en arrivant, trouvera à son travail.
Vraiment, je vous le déclare : il lui confiera la charge de tous ses
biens.
Mais si le même serviteur se dit : 'Mon maître tarde à venir', et s'il
se met à frapper serviteurs et servantes, à manger, à boire et à s'enivrer,
son maître viendra le jour où il ne l'attend pas et à l'heure qu'il n'a pas
prévue ; il se séparera de lui et le mettra parmi les infidèles.
Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n'a pourtant rien
préparé, ni accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups.
Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa
conduite, n'en recevra qu'un petit nombre. A qui l'on a beaucoup donné, on
demandera beaucoup ; à qui l'on a beaucoup confié, on réclamera
davantage.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr
De l'unité, 26-27 (trad. cf DDB 1979, p. 49 et AELF)
« Tenez-vous prêts »
C'est à notre temps que songeait le Seigneur quand il a dit : « Le
Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? » (Lc
18,8) Nous voyons cette prophétie se réaliser. La crainte de Dieu, la loi
de la justice, la charité, les bonnes uvres, on n'y croit plus... Tout ce
que craindrait notre conscience, si elle y croyait, elle ne le craint pas,
parce qu'elle n'y croit pas. Car si elle y croyait, elle serait vigilante ;
et si elle était vigilante, elle se sauverait.
Réveillons-nous donc, frères très chers, autant que nous en sommes
capables. Secouons le sommeil de notre inertie. Veillons à observer et à
pratiquer les préceptes du Seigneur. Soyons tels qu'il nous a prescrit
d'être, quand il a dit : « Restez en tenue de service et gardez vos lampes
allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des
noces pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte. Heureux
les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller
».
Oui, restons en tenue de service, de peur que, quand viendra le jour
du départ, il ne nous trouve embarrassés et empêtrés. Que notre lumière
brille et rayonne de bonnes uvres, qu'elle nous achemine de la nuit de ce
monde à la lumière et à la charité éternelles. Attendons avec soin et
prudence l'arrivée soudaine du Seigneur, afin que, lorsqu'il frappera à la
porte, notre foi soit en éveil pour recevoir du Seigneur la récompense de
sa vigilance. Si nous observons ces commandements, si nous retenons ces
avertissements et ces préceptes, les ruses trompeuses de l'Accusateur ne
pourront pas nous accabler pendant notre sommeil. Mais reconnus serviteurs
vigilants, nous régnerons avec le Christ triomphant.
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07 août 2010
Evangile du jour
samedi 07 août 2010
Le samedi de la 18° semaine du temps ordinaire
St Gaétan (Cajetan) de Thienne, fondateur ( 1547)
Commentaire du jour
Saint Thomas More : « Je crois ! Viens au secours de mon incroyance » (Mc 9,24)
Les lectures du jour
Mt 17,14-20.
Quand Jésus, Pierre, Jacques et Jean rejoignirent la foule, après que Jésus
eut été transfiguré sur la montagne, un homme s'approcha,
il lui dit : « Seigneur, prends pitié de mon fils. Il a des
crises d'épilepsie, il est bien malade. Souvent il tombe dans le feu et
souvent aussi dans l'eau.
Je l'ai amené à tes disciples, mais ils n'ont pas pu le guérir. »
Jésus leur dit : « Génération incroyante et dévoyée, combien de
temps devrai-je rester avec vous ? Combien de temps devrai-je vous
supporter ? Amenez-le-moi ici. »
Jésus l'interpella vivement, le démon sortit de lui et à l'heure même
l'enfant fut guéri.
Alors les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent en
particulier : « Pour quelle raison est-ce que nous, nous n'avons
pas pu l'expulser ? »
Jésus leur répond : « C'est parce que vous avez trop peu de foi.
Amen, je vous le dis : si vous avez de la foi gros comme une graine de
moutarde, vous direz à cette montagne : 'Transporte-toi d'ici jusque
là-bas', et elle se transportera ; rien ne vous sera
impossible. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Thomas More (1478-1535), homme d'Etat anglais, martyr
Dialog of Comfort against Tribulation (trad. Ecrits des saints, Soleil Levant, p. 23-24)
« Je crois ! Viens au secours de mon incroyance » (Mc 9,24)
« Seigneur, augmente notre foi » (Lc 17,5). Méditons les paroles du
Christ et disons-nous : si nous ne permettions pas à notre foi de tiédir et
même de refroidir, de perdre sa force en éparpillant nos pensées sur des
futilités, nous cesserions d'accorder de l'importance aux choses de ce
monde, et nous ramasserions notre foi dans un petit coin de notre âme.
Nous la sèmerions alors comme la graine de moutarde dans le jardin de
notre cur, après en avoir arraché toutes les mauvaises herbes, et le germe
grandirait. Avec une ferme confiance dans la parole de Dieu nous
soulèverons une montagne d'afflictions tandis que, si notre foi est
chancelante, elle ne déplacera même pas une taupinière. Pour terminer cet
entretien, je vous dirai que, puisque tout réconfort spirituel suppose une
base de foi, et que personne d'autre que Dieu ne peut la donner, nous ne
devons cesser jamais de la lui demander.
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06 août 2010
Evangile du jour
vendredi 06 août 2010
Fête de la Transfiguration du Seigneur
Transfiguration du Seigneur - Fête
Sts Sixte II (pape) et comp., martyrs ( 258)
Commentaire du jour
Saint Cyrille d'Alexandrie : « Moïse et Elie...parlaient de son départ qui allait se réaliser à Jérusalem »
Les lectures du jour
Lc 9,28-36.
Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il alla sur la montagne
pour prier.
Pendant qu'il priait, son visage apparut tout autre, ses vêtements
devinrent d'une blancheur éclatante.
Et deux hommes s'entretenaient avec lui : c'étaient Moïse et Élie,
apparus dans la gloire. Ils parlaient de son départ qui allait se réaliser
à Jérusalem.
Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil ; mais, se
réveillant, ils virent la gloire de Jésus, et les deux hommes à ses côtés.
Ces derniers s'en allaient, quand Pierre dit à Jésus : « Maître,
il est heureux que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes :
une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il ne savait pas ce
qu'il disait.
Pierre n'avait pas fini de parler, qu'une nuée survint et les couvrit de
son ombre ; ils furent saisis de frayeur lorsqu'ils y pénétrèrent.
Et, de la nuée, une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon
Fils, celui que j'ai choisi, écoutez-le. »
Quand la voix eut retenti, on ne vit plus que Jésus seul. Les disciples
gardèrent le silence et, de ce qu'ils avaient vu, ils ne dirent rien à
personne à ce moment-là.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l'Église
Homélies sur la Transfiguration, 9 ; PG 77, 1011 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p.342)
« Moïse et Elie...parlaient de son départ qui allait se réaliser à Jérusalem »
Jésus gravit la montagne avec les trois disciples qu'il a
choisis. Puis, il est transfiguré par une lumière éclatante et divine, au
point que son vêtement semblait briller comme la lumière. Ensuite, Moïse et
Elie, encadrant Jésus, parlaient entre eux de son départ qui devait
s'accomplir à Jérusalem, c'est-à-dire du mystère de son incarnation et de
sa Passion salvatrice, qui devait se réaliser sur la croix. Car il est vrai
que la loi de Moïse et la prédication des prophètes avaient montré à
l'avance le mystère du Christ... Cette présence de Moïse et d'Elie et leur
entretien avaient pour but de montrer que la Loi et les prophètes formaient
comme l'escorte de notre Seigneur Jésus Christ, le Seigneur qu'ils avaient
montré... Après être apparus, ils ne se taisaient pas, mais ils parlaient
de la gloire dont le Seigneur allait être comblé à Jérusalem par sa Passion
et sa croix, et surtout par sa résurrection.
Peut-être le bienheureux Pierre, ayant cru que l'avènement du
règne de Dieu était arrivé, a-t-il désiré demeurer sur la montagne, car il
a dit qu'il fallait « dresser trois tentes, ne sachant pas ce qu'il
disait ». Car ce n'était pas le temps de la fin du monde, et ce n'est pas
dans le temps présent que les saints jouiront de l'espérance qui leur a été
promise. Car saint Paul affirme : « Il transfigurera nos pauvres corps à
l'image de son corps de gloire » (Ph 3,21).
Puisque le plan de salut n'était pas encore achevé, n'étant
qu'à son commencement, il n'était pas possible que le Christ, venu par
amour dans le monde, renonce à vouloir souffrir pour lui. Car il a gardé la
nature humaine pour subir la mort dans sa chair, et la détruire par sa
résurrection d'entre les morts.
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05 août 2010
Evangile du jour
jeudi 05 août 2010
Le jeudi de la 18e semaine du temps ordinaire
Dédicace de la basilique Sainte Marie-Majeure
Commentaire du jour
Bienheureuse Teresa de Calcutta : Le sacrement de la réconciliation : « Tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux »
Les lectures du jour
Mt 16,13-23.
Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à
ses disciples : « Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que
disent les hommes ? »
Ils répondirent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste ;
pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des
prophètes. »
Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui
suis-je ? »
Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le
Fils du Dieu vivant ! »
Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara : « Heureux
es-tu, Simon fils de Yonas : ce n'est pas la chair et le sang qui
t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je
bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur
elle.
Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras
lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur
la terre sera délié dans les cieux. »
Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le
Messie.
A partir de ce moment, Jésus le Christ commença à montrer à ses disciples
qu'il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des
anciens, des chefs des prêtres et des scribes, être tué, et le troisième
jour ressusciter.
Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches :
« Dieu t'en garde, Seigneur ! cela ne t'arrivera pas. »
Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi,
Satan, tu es un obstacle sur ma route ; tes pensées ne sont pas celles
de Dieu, mais celles des hommes. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Surs Missionnaires de la Charité
No Greater Love (trad. Il n'y a pas de plus grand amour, Lattès 1997, p. 116)
Le sacrement de la réconciliation : « Tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux »
La confession est un acte magnifique, un acte de grand amour. Là
seulement nous pouvons nous rendre en tant que pécheurs, porteurs du péché,
et de là seulement nous pouvons repartir en tant que pécheurs pardonnés,
sans péché. La confession n'est jamais que l'humilité entrée en
action. Nous l'appelions autrefois pénitence, mais il s'agit vraiment d'un
sacrement d'amour, du sacrement du pardon. Quand une brèche s'ouvre entre
moi et le Christ, quand mon amour se fissure, n'importe quoi peut venir
remplir cette fêlure. La confession est ce moment où je permets au Christ
d'ôter de moi tout ce qui divise, tout ce qui détruit. La réalité de mes
péchés doit être première. Pour la plupart d'entre nous le danger nous
guette d'oublier que nous sommes pécheurs et que nous devons nous rendre en
confession comme tels. Nous devons nous rendre vers Dieu pour lui dire
combien nous sommes désolés de tout ce que nous avons pu faire et qui l'a
blessé. Le confessionnal n'est pas un lieu de conversations
banales ou de bavardages. Y préside un seul sujet -- mes péchés, mes
regrets, mon pardon, comment vaincre mes tentations, comment pratiquer la
vertu, comment grandir dans l'amour de Dieu.
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04 août 2010
Evangile du jour
mercredi 04 août 2010
Le mercredi de la 18e semaine du temps ordinaire
St Jean-Marie-Baptiste Vianney, prêtre (+ 1859)
Commentaire du jour
Jean Tauler : « Femme, ta foi est grande »
Les lectures du jour
Mt 15,21-28.
Jésus s'était retiré vers la région de Tyr et de Sidon.
Voici qu'une Cananéenne, venue de ces territoires, criait : « Aie
pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un
démon. »
Mais il ne lui répondit rien. Les disciples s'approchèrent pour lui
demander : « Donne-lui satisfaction, car elle nous poursuit de
ses cris ! »
Jésus répondit : « Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues
d'Israël. »
Mais elle vint se prosterner devant lui : « Seigneur, viens à mon
secours ! »
Il répondit : « Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants
pour le donner aux petits chiens. -
C'est vrai, Seigneur, reprit-elle ; mais justement, les petits chiens
mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »
Jésus répondit : « Femme, ta foi est grande, que tout se fasse
pour toi comme tu le veux ! » Et, à l'heure même, sa fille fut
guérie.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Jean Tauler (v. 1300-1361), dominicain
Sermon 9 (trad. Cerf 1979, t.1, p. 36)
« Femme, ta foi est grande »
« Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David ! » C'est un cri d'appel
d'une force immense... C'est un gémissement qui vient comme d'une
profondeur sans fin. Cela dépasse de beaucoup la nature, et c'est le Saint
Esprit qui doit lui-même proférer en nous ce gémissement (Rm 8,26)... Mais
Jésus lui dit : « Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison
d'Israël »... Or qu'a-t-elle fait ainsi pourchassée ? ... Elle a pénétré
plus profondément encore dans l'abîme. Tout en s'abaissant et s'humiliant,
elle a gardé confiance et a dit : « C'est vrai, Seigneur ; et justement les
petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres.
» Ah ! si vous aussi vous pouviez réussir à pénétrer ainsi vraiment
dans le fond de la vérité, non pas par de savants commentaires, de grands
mots, ou bien avec les sens, mais dans le vrai fond de vous-même ! Ni Dieu,
ni aucune créature ne pourrait vous fouler, vous anéantir, si vous
demeuriez dans la vérité, dans l'humilité confiante. On pourrait vous faire
subir affront, mépris et rebuffades, vous resteriez ferme dans la
persévérance, vous pousseriez plus à fond encore, animé d'une confiance
entière, et vous augmenteriez toujours davantage encore votre zèle. C'est
de là que tout dépend, et celui qui parvient à ce point, celui-là réussit.
Ces chemins et eux seuls conduisent, en vérité, sans aucune station
intermédiaire, jusqu'à Dieu. Mais demeurer ainsi dans cette grande
humilité, avec persévérance, avec une assurance entière et véritable, comme
cette pauvre femme l'a fait, il en est peu qui y arrivent.
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03 août 2010
Evangile du jour
mardi 03 août 2010
Le mardi de la 18e semaine du temps ordinaire
Ste Lydie de la Pourpre (Ier s.)
Commentaire du jour
Saint Augustin : « Ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau »
Les lectures du jour
Mt 14,22-36.
Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert, Jésus obligea ses
disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive,
pendant qu'il renverrait les foules.
Quand il les eut renvoyées, il se rendit dans la montagne, à l'écart, pour
prier. Le soir venu, il était là, seul.
La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue
par les vagues, car le vent était contraire.
Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer.
En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils
disaient : « C'est un fantôme », et la peur leur fit pousser
des cris.
Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c'est
moi ; n'ayez pas peur ! »
Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c'est bien toi,
ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau. »
Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la
barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.
Mais, voyant qu'il y avait du vent, il eut peur ; et, comme il
commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur,
sauve-moi ! »
Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de
peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »
Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba.
Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils
lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »
Ayant traversé le lac, ils abordèrent à Génésareth.
Les gens de cet endroit reconnurent Jésus ; ils firent avertir toute
la région, et on lui amena tous les malades.
Ils le suppliaient de leur laisser seulement toucher la frange de son
manteau, et tous ceux qui la touchèrent furent sauvés.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon attribué, Apppendice n° 192 ; PL 39, 2100
« Ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau »
Quand Pierre, plein d'audace, s'avance sur la mer, ses pas
chancellent, mais son affection s'affermit... ; ses pieds s'enfoncent, mais
il s'attache à la main du Christ. La foi le soutient tandis qu'il sent les
flots s'ouvrir ; troublé par la tempête, il se rassure dans son amour pour
le Sauveur. Pierre marche sur la mer porté plus par son affection que par
ses pieds...
Il ne regarde pas sur quoi se poseront ses pieds ; il ne voit que la
trace des pas de celui qu'il aime. De la barque, où il était en sûreté, il
a vu son Maître et, guidé par son amour, il descend dans la mer. Il ne voit
plus la mer, c'est Jésus seul qu'il voit.
Mais dès qu'il est troublé par la force du vent, étourdi par la
tempête, la crainte commence à voiler sa foi..., l'eau se dérobe sous ses
pas. La foi faiblit, et l'eau faiblit comme elle. Il crie alors :
« Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt, Jésus, étendant la main, le délivre et
lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? As-tu si peu de foi
que tu n'as pas pu persévérer pour venir jusqu'à moi ? Pourquoi n'as-tu pas
eu assez de foi pour arriver jusqu'au but en t'appuyant sur elle ? Sache-le
désormais, cette foi seule te soutenait sur les flots. » Ainsi, mes frères,
Pierre doute un instant, il va périr, mais il se sauve en invoquant le
Seigneur... Or, ce monde est une mer dont le démon soulève les vagues et où
les tentations multiplient les naufrages ; nous ne pouvons pas nous sauver
qu'en criant vers le Sauveur, qui étendra la main pour nous prendre.
Invoquons-le donc sans cesse.
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02 août 2010
Evangile du jour
lundi 02 août 2010
Le lundi de la 18° semaine du temps ordinaire
St Pierre-Julien Eymard, prêtre et fondateur (1811-1868), St Eusèbe de Verceil, évêque ( 371)
Commentaire du jour
Saint Hilaire : « Levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction »
Les lectures du jour
Mt 14,13-21.
Jésus partit en barque pour un endroit désert, à l'écart. Les foules
l'apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied.
En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de pitié
envers eux et guérit les infirmes.
Le soir venu, les disciples s'approchèrent et lui dirent :
« L'endroit est désert et il se fait tard. Renvoie donc la
foule : qu'ils aillent dans les villages s'acheter à
manger ! »
Mais Jésus leur dit : « Ils n'ont pas besoin de s'en aller.
Donnez-leur vous-mêmes à manger. »
Alors ils lui disent : « Nous n'avons là que cinq pains et deux
poissons. »
Jésus dit : « Apportez-les-moi ici. »
Puis, ordonnant à la foule de s'asseoir sur l'herbe, il prit les cinq pains
et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la
bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les
disciples les donnèrent à la foule.
Tous mangèrent à leur faim et, des morceaux qui restaient, on ramassa douze
paniers pleins.
Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes
et les enfants.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Hilaire (v. 315-367), évêque de Poitiers et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Matthieu, 14, 12 (trad. Matthieu commenté, DDB 1985, p. 100 rev.)
« Levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction »
Après avoir pris les cinq pains, le Seigneur a tourné son
regard vers le ciel pour honorer Celui dont lui-même tient l'être. Il
n'était pas obligé de regarder le Père avec ses yeux de chair ; il voulait
faire comprendre à ceux qui étaient présents de qui il avait reçu le
pouvoir d'accomplir un acte d'une telle puissance. Il donne ensuite les
pains à ses disciples. Ce n'est pas par multiplication que les cinq pains
en font plusieurs. Les morceaux se succèdent et trompent ceux qui les
brisent ; c'est comme s'ils étaient coupés d'avance ! La matière continue à
se déployer...
Ne t'étonne donc pas de ce que les sources coulent, de ce qu'il
y ait des grappes aux ceps de vigne, de ce que des ruisseaux de vin
s'écoulent à partir des grappes. Toutes les ressources de la terre se
répandent selon un rythme annuel indéfectible. Une telle multiplication de
pains révèle l'action de l'auteur de l'univers. Normalement, il impose à un
tel accroissement une limite ; car il connaît à fond les lois de la
matière. Dans la création visible s'opère un travail invisible. Le mystère
de l'action présente est l'uvre du Seigneur des mystères célestes. La
puissance de Celui qui agit dépasse toute la nature, et la méthode de cette
Puissance déborde la compréhension du fait. Seule demeure l'admiration pour
ce pouvoir.
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01 août 2010
Evangile du jour
dimanche 01 août 2010
Dix-huitième dimanche du temps ordinaire
St Alphonse-Marie de Liguori, évêque, fondateur et docteur de l'Église ( 1787)
Commentaire du jour
Saint Basile : « Être riche en vue de Dieu »
Les lectures du jour
Lc 12,13-21.
Du milieu de la foule, un homme demanda à Jésus : « Maître, dis à
mon frère de partager avec moi notre héritage. »
Jésus lui répondit : « Qui m'a établi pour être votre juge ou
pour faire vos partages ? »
Puis, s'adressant à la foule : « Gardez-vous bien de toute âpreté
au gain ; car la vie d'un homme, fût-il dans l'abondance, ne dépend
pas de ses richesses. »
Et il leur dit cette parabole : « Il y avait un homme riche, dont
les terres avaient beaucoup rapporté.
Il se demandait : 'Que vais-je faire ? Je ne sais pas où mettre
ma récolte. '
Puis il se dit : 'Voici ce que je vais faire : je vais démolir
mes greniers, j'en construirai de plus grands et j'y entasserai tout mon
blé et tout ce que je possède.
Alors je me dirai à moi-même : Te voilà avec des réserves en abondance
pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l'existence. '
Mais Dieu lui dit : 'Tu es fou : cette nuit même, on te redemande
ta vie. Et ce que tu auras mis de côté, qui l'aura ? '
Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d'être riche
en vue de Dieu. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Basile (v. 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l'Église
Homélie 6, sur les richesses ; PG 31, 261s (trad. Luc commenté, DDB 1987, p. 109 rev.)
« Être riche en vue de Dieu »
« Que vais-je faire ? Où trouver de quoi manger ? De quoi
m'habiller ? » Voilà ce que dit ce riche. Son cur souffre, l'inquiétude le
dévore, car ce qui réjouit les autres accable l'avare. Que tous ses
greniers soient remplis n'est pas pour lui un bonheur. Ce qui tourmente
douloureusement son âme, c'est ce trop-plein de richesses débordant de ses
greniers...
Considère, homme, celui qui t'a comblé de ses largesses.
Réfléchis un peu sur toi-même : Qui es-tu ? Qu'est-ce qui t'a été confié ?
De qui as-tu reçu cette charge ? Pourquoi as-tu été choisi de préférence à
bien d'autres ? Le Dieu de bonté a fait de toi son intendant ; tu as la
charge de tes compagnons de service : ne va pas croire que tout est préparé
pour ton seul estomac ! Les biens que tu as entre les mains, disposes-en
comme s'ils appartenaient à d'autres. Le plaisir qu'ils te procurent dure
peu, bientôt ils vont t'échapper et disparaître, mais il t'en sera demandé
un compte rigoureux. Or toi, tu gardes tout, portes et serrures
verrouillés ; et bien que tu aies tout enfermé, l'anxiété t'empêche de
dormir...
« Que vais-je faire ? » Il y avait une réponse toute prête :
« Je comblerai les âmes des affamés ; j'ouvrirai mes greniers et
j'inviterai tous ceux qui sont dans le besoin... Je ferai entendre une
parole généreuse : Vous tous qui manquez de pain, venez à moi, prenez votre
part des dons accordés par Dieu, chacun à sa suffisance. »
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