16 juillet 2009

Evangile du jour

jeudi 16 juillet 2009
Le jeudi de la 15e semaine du temps ordinaire

Notre-Dame du mont Carmel, Ste Marie-Madeleine Postel, fondatrice (+ 1846)



Commentaire du jour
Dorothée de Gaza : « Venez à moi »

Les lectures du jour

Mt 11,28-30.
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je
vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble
de coeur, et vous trouverez le repos.
Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Dorothée de Gaza (v. 500-?), moine en Palestine
Instructions, I, 8 (trad. SC 92, p. 159)

« Venez à moi »

      Que celui qui veut trouver le vrai repos pour son âme apprenne
l'humilité ! Puisse-t-il voir qu'en elle se trouvent toute la joie, toute
la gloire et tout le repos, comme dans l'orgueil se trouve tout l'opposé.
Et en effet comment sommes-nous venus dans toutes nos tribulations ?
Pourquoi sommes-nous tombés dans toute cette misère ? N'est-ce pas à cause
de notre orgueil ? A cause de notre folie ? N'est-ce pas pour avoir suivi
notre mauvais propos et pour nous être attachés à l'amertume de notre
volonté ? Mais pourquoi cela ? L'homme n'a t-il pas été créé dans la
plénitude du bien-être, de la joie, du repos et de la gloire ? N'était-il
pas au Paradis ? On lui a prescrit : Ne fais pas ceci, et il l'a fait.
Voyez-vous l'orgueil, l'arrogance, l'insoumission ? « L'homme est fou, dit
Dieu en voyant cette insolence ; il ne sait pas être heureux. S'il ne
traverse pas des jours mauvais, il ira se perdre tout à fait. S'il
n'apprend pas ce qu'est l'affliction, il ne saura pas ce qu'est le repos. »
Alors Dieu lui a donné ce qu'il méritait, en le chassant du Paradis...

      Cependant la bonté de Dieu, comme je le répète souvent, n'a pas
abandonné sa créature, mais elle se tourne encore vers elle et de nouveau
la rappelle : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et accablés, et je
vous soulagerai ». C'est-à-dire : Vous voilà fatigués, vous voilà
malheureux, vous avez fait l'expérience du mal de votre désobéissance.
Allons, convertissez-vous enfin ; allons, reconnaissez votre impuissance et
votre honte, pour revenir à votre repos et à votre gloire. Allons, vivez
par l'humilité, vous qui étiez morts par l'orgueil. « Apprenez de moi que
je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez du repos pour vos âmes.
»




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15 juillet 2009

Evangile du jour

mercredi 15 juillet 2009
Le mercredi de la 15e semaine du temps ordinaire

St Donald (8ème s.), St Bonaventure, évêque et docteur de l'Eglise (+ 1274), Bse Anne-Marie Javouhey, fondatrice (+ 1851)



Commentaire du jour
Saint Vincent de Paul : « Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits »

Les lectures du jour

Mt 11,25-27.
En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Père, Seigneur du ciel et de la
terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux
savants, tu l'as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté.
Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le
Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils
veut le révéler.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Vincent de Paul (1581-1660), prêtre, fondateur de communautés religieuses
Entretiens spirituels, conférence du 21/03/1659 (Seuil, 1960, p. 587)

« Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits »

      La simplicité est si agréable à Dieu ! Vous savez que l'Écriture dit
que son plaisir est de s'entretenir avec les simples, avec les simples de
coeur, qui vont bonnement et simplement : « Il fait des hommes droits ses
familiers » (Pr 3,32). Voulez-vous trouver Dieu ? Il parle avec les
simples. O mon Sauveur ! ô mes frères qui sentez le désir d'être simples,
quel bonheur ! quel bonheur ! Courage, puisque vous avez cette promesse que
le plaisir de Dieu est d'être avec les hommes simples.

      Une autre chose qui nous recommande merveilleusement la simplicité,
ce sont ces paroles de notre Seigneur : « Je te bénis, Père, d'avoir caché
cela aux sages et aux intelligents et de l'avoir révélé aux tout-petits ».
Je reconnais, mon Père, et je vous en remercie, que la doctrine que j'ai
apprise de votre divine Majesté et que je répands parmi les hommes, n'est
connue que des simples, et que vous permettez que les prudents du monde ne
l'entendent pas ; vous leur en avez caché, sinon les paroles, au moins
l'esprit.

      O Sauveur ! ô mon Dieu ! Cela nous doit épouvanter. Nous courons
après la science comme si tout notre bonheur en dépendait. Malheur à nous
si nous n'en avons ! Il en faut avoir, mais en suffisance ; il faut
étudier, mais sobrement. D'autres affectent l'intelligence des affaires, de
passer pour gens de mise et de négociation au dehors. C'est à ceux-là que
Dieu ôte la pénétration des vérités chrétiennes : aux savants et aux
entendus du monde. A qui la donne-t-il donc ? Au simple peuple, aux bonnes
gens... Messieurs, la vraie religion est parmi les pauvres. Dieu les
enrichit d'une foi vive ; ils croient, ils touchent, ils goûtent les
paroles de vie... Pour l'ordinaire, ils conservent la paix parmi les
troubles et les peines. Qui est cause de cela ? La foi. Pourquoi ? Parce
qu'ils sont simples, Dieu fait abonder en eux les grâces qu'il refuse aux
riches et sages du monde.




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14 juillet 2009

Evangile du jour

mardi 14 juillet 2009
Le mardi de la 15e semaine du temps ordinaire

St Camille de Lellis, prêtre et fondateur (+ 1614), St Ulric de Cluny, o.s.b. (+ 1093)



Commentaire du jour
Paul VI : Le Christ nous appelle tous à la conversion

Les lectures du jour

Mt 11,20-24.
Jésus se mit à faire des reproches aux villes où avaient eu lieu la plupart
de ses miracles, parce qu'elles ne s'étaient pas converties :
« Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les
miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a
longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil et la cendre en
signe de pénitence.
En tout cas, je vous le déclare : Tyr et Sidon seront traitées moins
sévèrement que vous, au jour du Jugement.
Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel ? Non, tu descendras
jusqu'au séjour des morts ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi
avaient eu lieu à Sodome, cette ville subsisterait encore aujourd'hui.
En tout cas, je vous le déclare : le pays de Sodome sera traité moins
sévèrement que toi, au jour du Jugement. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Paul VI, pape de 1963-1978
Constitution apostolique « Paenitemini » du 18/02/1966 (trad. DC 1466, p. 386 rev.© copyright Libreria Editrice Vaticana)

Le Christ nous appelle tous à la conversion

      Le Christ, qui pendant sa vie a toujours fait ce qu'il enseignait, a
passé quarante jours et quarante nuits dans le jeûne et la prière avant de
commencer son ministère. Il a inauguré sa mission publique par ce message
joyeux : « Le Royaume de Dieu est proche », ajoutant tout de suite ce
commandement : « Repentez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » (Mc 1,15).
D'une certaine manière, c'est toute la vie chrétienne qui se trouve résumée
dans ces paroles. On ne peut parvenir au Royaume annoncé par le Christ que
par la « metanoia », c'est-à-dire par le changement et le renouvellement
intime et total de l'homme tout entier... L'invitation du Fils de Dieu à la
metanoia nous oblige d'autant plus qu'il ne l'a pas seulement prêchée, mais
qu'il s'est offert lui-même en exemple. Le Christ est en effet le modèle
suprême des pénitents. Il a voulu souffrir non pas pour ses péchés, mais
pour ceux des autres.

      Lorsqu'il se met devant le Christ, l'homme est éclairé d'une lumière
nouvelle : il reconnaît la sainteté de Dieu et la gravité du péché. Par la
parole du Christ le message qui invite à la conversion et accorde le pardon
des péchés lui est transmis. Ces dons, il les reçoit en plénitude dans le
baptême, qui le configure à la Passion, à la mort et à la résurrection du
Seigneur. Toute la vie à venir du baptisé est placé sous le signe de ce
mystère. Tout chrétien doit donc suivre le Maître en renonçant à lui-même,
en portant sa croix et en participant aux souffrances du Christ. Ainsi,
transfiguré en image de sa mort, il devient capable de méditer la gloire de
la résurrection. Il suivra également le Maître en vivant non plus pour lui,
mais pour celui qui l'a aimé et s'est donné lui-même pour lui (Ga 2,20), et
en vivant aussi pour ses frères, en complétant « dans sa chair ce qui
manque aux épreuves du Christ pour son Corps qui est l'Eglise » (Col 1,24).




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13 juillet 2009

Evangile du jour

lundi 13 juillet 2009
Le lundi de la 15e semaine du temps ordinaire

St Henri II, empereur (+ 1024), St Joël, prophète (4ème s. av JC)



Commentaire du jour
Saint Patrick : « Celui qui donnera à boire...à l'un de ces petits en sa qualité de disciple...ne perdra pas sa récompense »

Les lectures du jour

Mt 10,34-42.11,1.
Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis
pas venu apporter la paix, mais le glaive.
Oui, je suis venu séparer l'homme de son père, la fille de sa mère, la
belle-fille de sa belle-mère :
on aura pour ennemis les gens de sa propre maison.
Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi ;
celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi ;
celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi.
Qui veut garder sa vie pour soi la perdra ; qui perdra sa vie à cause de
moi la gardera.
Qui vous accueille m'accueille ; et qui m'accueille accueille Celui qui m'a
envoyé.
Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense
de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité d'homme juste
recevra une récompense d'homme juste.
Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d'eau fraîche, à l'un de
ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : il ne perdra
pas sa récompense. »
Jésus acheva ainsi de donner ses instructions aux douze disciples, puis il
partit de là pour enseigner et prêcher dans les villes du pays.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Patrick (v. 385-v. 461), moine missionnaire, évêque
Confession, 56-62 conclusion (trad. SC 249, p.129s rev.)

« Celui qui donnera à boire...à l'un de ces petits en sa qualité de disciple...ne perdra pas sa récompense »

      Voici que « je confie ma vie au Dieu fidèle » (1P 4,19) pour qui « je
m'acquitte d'une mission » (Ep 6,20) malgré ma bassesse, car il ne fait pas
acception de personne et m'a choisi pour ce service, afin que je sois son
serviteur, « un des plus petits d'entre les siens » (Mt 25,40). « Comment
lui rendrai-je tous ses bienfaits envers moi ? » (Ps 115,12) Mais que
puis-je dire ou promettre à mon Seigneur, vu que je n'ai pas d'autres
capacités que celles que lui-même m'a données ?...

      Que, par la volonté de mon Dieu, jamais il ne m'arrive de « perdre le
peuple qu'il s'est acquis » à l'extrémité de la terre ! (Is 43,21) Je prie
Dieu de me donner la persévérance et de bien vouloir que je lui rende un
témoignage fidèle à cause de mon Dieu, jusqu'à mon départ. S'il m'est
arrivé de réaliser quelque oeuvre bonne pour mon Dieu que j'aime, je lui
demande de m'accorder de verser mon sang avec ces étrangers et ces captifs,
en l'honneur de son nom,... J'ai l'assurance que si cela m'arrivait je
gagnerais comme récompense mon âme avec mon corps, car en ce jour-là nous
ressusciterons sans aucun doute dans la clarté du soleil, c'est-à-dire dans
la gloire du Christ Jésus, notre Rédempteur...

      J'adresse une prière aux hommes croyants et craignant Dieu qui
daigneront accueillir cet écrit que Patrick, un pécheur vraiment ignorant,
a composé en Irlande : si j'ai fait ou exposé quelque petite chose selon le
bon plaisir de Dieu, que nul ne dise que c'est l'ignorant que je suis qui
l'a faite, mais pensez -- et que l'on tienne pour tout à fait certain --
que cela a été un don de Dieu. Ceci est ma confession avant que je ne
meure.




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12 juillet 2009

Evangile du jour

dimanche 12 juillet 2009
Quinzième dimanche du temps ordinaire

St Jean Gualbert, abbé (+ 1083), St Olivier Plunket, archevêque et martyr (+ 1681)



Commentaire du jour
Saint Grégoire le Grand : « Pour la première fois, il les envoie deux par deux »

Les lectures du jour

Mc 6,7-13.
Jésus appelle les Douze, et pour la première fois il les envoie deux par
deux. Il leur donnait pouvoir sur les esprits mauvais,
et il leur prescrivit de ne rien emporter pour la route, si ce n'est un
bâton ; de n'avoir ni pain, ni sac, ni pièces de monnaie dans leur
ceinture.
« Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. »
Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l'hospitalité dans une
maison, restez-y jusqu'à votre départ.
Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter,
partez en secouant la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un
témoignage. »
Ils partirent, et proclamèrent qu'il fallait se convertir.
Ils chassaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d'huile à de
nombreux malades, et les guérissaient.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélies sur l'Evangile, 17,1-3 ; PL 76,1139 (trad. bréviaire)

« Pour la première fois, il les envoie deux par deux »

      Notre Seigneur et Sauveur, frères très chers, nous instruit tantôt
par ses paroles, tantôt par ses actions. Ses actions elles-mêmes sont des
commandements, parce que, lorsqu'il fait quelque chose sans rien dire, il
nous montre comment nous devons agir. Voici donc qu'il envoie ses disciples
en prédication deux par deux, parce que les commandements de la charité
sont deux : l'amour de Dieu et du prochain. Le Seigneur envoie prêcher ses
disciples deux par deux pour nous suggérer, sans le dire, que celui qui n'a
pas la charité envers autrui ne doit absolument pas entreprendre le
ministère de la prédication.

      Il est fort bien dit qu'« il les envoya deux par deux devant lui dans
toutes les villes et les localités où lui-même devait aller » (Lc 10,1). En
effet, le Seigneur vient après ses prédicateurs, parce que la prédication
est un préalable ; le Seigneur vient habiter notre âme lorsque les paroles
d'exhortation sont venues en avant-coureur et font accueillir la vérité
dans l'âme. C'est pourquoi Isaïe dit aux prédicateurs : « Préparez le
chemin du Seigneur, aplanissez les sentiers de notre Dieu » (40,3). Et le
psalmiste leur dit aussi : « Frayez la route à celui qui monte au couchant
» (Ps 67,5 Vulg). Le Seigneur monte au couchant parce que, s'étant couché
par sa Passion, il s'est manifesté avec une plus grande gloire dans sa
résurrection. Il est monté au couchant, parce que, en ressuscitant, il a
foulé aux pieds la mort qu'il avait subie. Nous frayons donc la route à
celui qui monte au couchant lorsque nous prêchons sa gloire à vos âmes,
afin que, venant ensuite, il les éclaire par la présence de son amour.




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11 juillet 2009

Evangile du jour

samedi 11 juillet 2009
Fête de saint Benoît, abbé, patron de l'Europe

St Benoît de Nursie (patron de l'Europe), fondateur (480-547)



Commentaire du jour
Pie XII : Saint Benoît et l'évangélisation de l'Europe

Les lectures du jour

Mt 19,27-29.
Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Voilà que nous avons tout
quitté pour te suivre : alors, qu'est-ce qu'il y aura pour nous ? »
Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : quand viendra le monde
nouveau, et que le Fils de l'homme siégera sur son trône de gloire, vous
qui m'avez suivi, vous siégerez vous-mêmes sur douze trônes pour juger les
douze tribus d'lsraël.
Et tout homme qui aura quitté à cause de mon nom des maisons, des frères,
des soeurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra beaucoup
plus, et il aura en héritage la vie éternelle.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Pie XII, pape de 1939 à 1958
Encyclique « Fulgens radiatur » du 21/03/1947

Saint Benoît et l'évangélisation de l'Europe

Tandis que le monde s'était vieilli dans le vice, que l'Italie et
l'Europe offraient le spectacle affreux d'un champ de bataille pour les
peuples en conflit et que les institutions monastiques...étaient moins
fortes qu'il n'aurait fallu pour résister..., Benoît, par son action
éclatante et sa sainteté, a témoigné de l'éternelle jeunesse de l'Église.
Par la parole et par l'exemple de la discipline des moeurs, il a restauré
et entouré la vie religieuse d'un rempart de lois plus efficaces et plus
sanctifiantes. Plus encore : par lui-même et par ses disciples, il a fait
passer les peuples barbares d'un genre de vie sauvage à une culture humaine
et chrétienne. Les convertissant à la vertu, au travail, aux occupations
pacifiques des arts et des lettres, il les a unis entre eux par les liens
des relations sociales et de la charité fraternelle... Du
Mont Cassin une lumière nouvelle a resplendi ; alimentée par les
enseignements et la civilisation des anciens et surtout réchauffée par la
doctrine chrétienne, elle a éclairé les peuples et les nations qui erraient
à l'aventure, les rappelant et les dirigeant vers la vérité et le droit
chemin... C'est là que Benoît a porté l'institution
monastique à ce genre de perfection auquel depuis longtemps il s'était
efforcé d'arriver lui-même par ses prières, ses méditations et ses
expériences. Tel semble bien être, en effet, le rôle spécial et essentiel
confié à lui par la divine Providence : non pas tant apporter de l'Orient
en Occident l'idéal de la vie monastique, que l'harmoniser et l'adapter
avec bonheur au tempérament, aux besoins et aux habitudes des peuples de
l'Italie et de toute l'Europe. Par ses soins donc, à la sereine doctrine
ascétique qui fleurissait dans les monastères de l'Orient, se joignit la
pratique d'une incessante activité, permettant de « communiquer à autrui
les vérités contemplées », et non seulement de rendre fertiles des terres
incultes mais de produire par le travail de l'apostolat des fruits
spirituels.




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10 juillet 2009

Evangile du jour

vendredi 10 juillet 2009
Le vendredi de la 14e semaine du temps ordinaire

Stes Rufine et Seconde, martyres (3ème s.)



Commentaire du jour
Bienheureux Jean XXIII : « Quand on vous livrera, ne vous tourmentez pas »

Les lectures du jour

Mt 10,16-23.
« Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez
donc adroits comme les serpents, et candides comme les colombes.
Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux tribunaux et vous
flagelleront dans leurs synagogues.
Vous serez traînés devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y
aura là un témoignage pour eux et pour les païens.
Quand on vous livrera, ne vous tourmentez pas pour savoir ce que vous direz
ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette
heure-là.
Car ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père qui
parlera en vous.
Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant ; les enfants
se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort.
Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura
persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé.
Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Amen, je
vous le dis : vous n'aurez pas encore passé dans toutes les villes d'Israël
quand le Fils de l'homme viendra.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Bienheureux Jean XXIII (1881-1963), pape
Journal de l'âme, août 1961 (trad. Cerf 1964, p. 479)

« Quand on vous livrera, ne vous tourmentez pas »

      En faisant retour sur moi-même et sur les vicissitudes variées de mon
humble vie, je dois reconnaître que le Seigneur m'a dispensé jusqu'ici de
ces tribulations qui, pour tant d'âmes, rendent difficile et sans attrait
le service de la vérité, de la justice et de la charité... Ô Dieu bon,
comment vous remercier des égards qu'on m'aura toujours réservés partout où
je me serai rendu en votre nom, et toujours par pure obéissance non à ma
volonté mais à la vôtre ? « Que vous rendrai-je, Seigneur, pour tout ce que
vous m'avez accordé ? » (Ps 115,12) Je le vois bien, la réponse à faire à
moi-même et au Seigneur est toujours de « prendre le calice du salut et
invoquer le nom du Seigneur » (v. 13).

      J'y ai déjà fait allusion dans ces pages : si un jour m'arrive une
grande tribulation, il faudra bien l'accueillir ; et si elle se fait
attendre encore un peu, je dois continuer à m'abreuver du sang de Jésus
avec ce cortège de tribulations petites ou grandes dont la bonté du
Seigneur voudra l'entourer. J'ai toujours été très impressionné, et
maintenant encore, par ce petit psaume 130 qui dit : « Seigneur, mon coeur
ne se gonfle pas et mes yeux ne se lèvent pas devant toi ; je ne cours pas
après de grandes choses plus hautes que moi. Non, je tiens mon âme en paix
et en silence. Comme un enfant dans les bras de sa mère, voilà comment est
mon âme ». Oh, comme j'aime ces paroles ! Mais si je devais me troubler
vers la fin de ma vie, mon Seigneur Jésus, tu me fortifierais dans la
tribulation. Ton sang, ton sang que je continuerai à boire à ton calice,
c'est-à-dire à ton coeur, sera pour moi un gage de salut et de joie
éternelle. « La légère tribulation d'un moment nous prépare, bien au-delà
de toute mesure, une masse éternelle de gloire. » (2Co 4,17)




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09 juillet 2009

Evangile du jour

jeudi 09 juillet 2009
Le jeudi de la 14e semaine du temps ordinaire

Ste Véronique Giuliani, o.f.m. (+ 1727), Ste Amandine de Hasselt, martyre (+ 1900), Bse Irma (+ 1900), Bse Marianne (+ 1794)



Commentaire du jour
Saint Ephrem : « Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle »

Les lectures du jour

Mt 10,7-15.
Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez
les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement.
Ne vous procurez ni or ni argent, ni petite monnaie pour en garder sur vous
;
ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. Car le
travailleur mérite sa nourriture.
Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir
qui est digne de vous accueillir, et restez chez lui jusqu'à votre départ.
En entrant dans la maison, saluez ceux qui l'habitent. Si cette maison en
est digne, que votre paix vienne sur elle.
Si elle n'en est pas digne, que votre paix retourne vers vous.
Si l'on refuse de vous accueillir et d'écouter vos paroles, sortez de cette
maison ou de cette ville, en secouant la poussière de vos pieds.
Amen, je vous le dis : au jour du Jugement, le pays de Sodome et de
Gomorrhe sera traité moins sévèrement que cette ville.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église
Diatesseron 8, 3-4 (trad. cf SC 121, p. 159)

« Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle »

« A la maison dans laquelle vous entrerez, dites d'abord : Je te
salue ; paix à toi » (Lc 10,5) pour que le Seigneur lui-même y entre et y
séjourne, comme auprès de Marie... Cette salutation est le mystère de la
foi qui rayonne dans le monde ; par elle, la haine est étouffée, la guerre
arrêtée et les hommes se reconnaissent mutuellement. L'effet de cette
salutation était caché par un voile, malgré la préfiguration du mystère de
la résurrection...qui survient chaque fois que la lumière se lève et que
l'aurore chasse la nuit. A partir de ce moment où le Christ a envoyé ses
disciples pour la première fois, les hommes ont commencé à donner et à
recevoir cette salutation, source de guérison et de bénédiction...

Cette salutation, avec sa puissance cachée..., suffit amplement pour
tous les hommes. C'est pourquoi Notre Seigneur l'a envoyée avec ses
disciples en avant-coureur, pour qu'elle réalise la paix et que, portée par
la voix des apôtres, ses envoyés, elle prépare le chemin devant eux. Elle
était semée dans toutes les maisons...; elle entrait dans tous ceux qui
l'entendaient, pour séparer et mettre à part ses enfants qu'elle
reconnaissait. Elle restait en eux, mais dénonçait ceux qui lui étaient
étrangers, car ils ne l'accueillaient pas.

Cette salutation de paix ne tarissait pas, jaillissant des apôtres
dans leurs frères, dévoilant les trésors inépuisables du Seigneur...
Présente en ceux qui la donnaient et en ceux qui l'accueillaient, cette
annonce de la paix n'en subissait ni diminution ni division. Du Père, elle
annonçait qu'il est près de tous et en tous ; de la mission du Fils, elle
révélait qu'il est tout entier auprès de tous, même si sa fin est auprès de
son Père. Elle ne cessa pas de proclamer que les images sont désormais
accomplies et que la vérité chasse enfin les ombres.     




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08 juillet 2009

Evangile du jour

mercredi 08 juillet 2009
Le mercredi de la 14e semaine du temps ordinaire

St Thibaud de Marly, abbé (+ 1247), Saint Edgar (+ 975)



Commentaire du jour
Saint Ambroise : « Et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra »

Les lectures du jour

Mt 10,1-7.
Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d'expulser
les esprits mauvais et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Voici les noms des douze Apôtres : le premier, Simon, appelé Pierre ; André
son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ;
Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, fils
d'Alphée, et Thaddée ;
Simon le Zélote et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : «
N'allez pas chez les païens et n'entrez dans aucune ville des Samaritains.
Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël.
Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Luc, V, 44-45 (trad. cf SC 45, p. 199)

« Et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra »

« Le Christ appela ses disciples et en choisit douze » pour les
envoyer, semeurs de la foi, propager le secours et le salut des hommes dans
le monde entier. Remarquez ce plan divin : ce ne sont pas des sages, ni des
riches, ni des nobles, mais des pécheurs et des publicains qu'il a choisis
pour les envoyer, de crainte qu'ils ne semblent avoir été entraînés par
l'habileté, rachetés par les richesses, attirés à sa grâce par le prestige
du pouvoir et de la notoriété. Il a fait ainsi pour que la victoire vienne
du bien-fondé de la vérité, et non pas du prestige du discours.
Judas lui-même est choisi, non par mégarde mais en connaissance de
cause. Quelle grandeur de cette vérité que même un serviteur ennemi ne peut
pas affaiblir ! Quel trait de caractère du Seigneur, qui préfère
compromettre à nos yeux son jugement que son amour ! Il s'était chargé de
la faiblesse humaine et n'a pas refusé même cet aspect de la faiblesse
humaine. Il a voulu l'abandon, il a voulu la trahison, il a voulu être
livré par son apôtre, pour que toi, si un compagnon t'abandonne, si un
compagnon te trahit, tu prennes avec calme cette erreur de jugement et la
dilapidation de ta bonté.




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07 juillet 2009

Evangile du jour

mardi 07 juillet 2009
Le mardi de la 14e semaine du temps ordinaire

Bx Raoul Milner et ses compagnons, martyrs en Angleterre (+ 1591)



Commentaire du jour
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus : « Priez le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers »

Les lectures du jour

Mt 9,32-38.
On présenta à Jésus un possédé qui était muet.
Lorsque le démon eut été expulsé, le muet se mit à parler. La foule fut
dans l'admiration, et elle disait : « Jamais rien de pareil ne s'est vu en
Israël ! »
Mais les pharisiens disaient : « C'est par le chef des démons qu'il expulse
les démons. »
Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans
leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant
toute maladie et toute infirmité.
Voyant les foules, il eut pitié d'elles parce qu'elles étaient fatiguées et
abattues comme des brebis sans berger.
Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, et les ouvriers
sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson.
»


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), carmélite, docteur de l'Église
Lettre 135

« Priez le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers »

Un jour que je pensais à ce que je pouvais faire pour sauver les
âmes, une parole de l'Evangile m'a montré une vive lumière. Autrefois Jésus
disait à ses disciples en leur montrant les champs de blés mûrs : « Levez
les yeux et voyez comme les campagnes sont déjà assez blanches pour être
moissonnées » (Jn 4,35), et un peu plus tard : « A la vérité la moisson
est abondante mais le nombre des ouvriers est petit ; demandez donc au
maître de la moisson qu'il envoie des ouvriers ». Quel mystère ! Jésus
n'est-il pas tout-puissant ? Les créatures ne sont-elles pas à celui qui
les a faites ? Pourquoi Jésus dit-il donc : « Demandez au maître de la
moisson qu'il envoie des ouvriers » ? Pourquoi ? Ah !
c'est que Jésus a pour nous un amour si incompréhensible qu'il veut que
nous ayons part avec lui au salut des âmes. Il ne veut rien faire sans
nous. Le créateur de l'univers attend la prière d'une pauvre petite âme
pour sauver les autres âmes rachetées comme elle au prix de tout son sang.
Notre vocation à nous ce n'est pas d'aller moissonner dans les champs de
blés mûrs. Jésus ne nous dit pas : « Baissez les yeux, regardez les
campagnes et allez les moissonner ». Notre mission [comme Carmélites] est
encore plus sublime. Voici les paroles de notre Jésus : « Levez les yeux et
voyez. Voyez comme dans mon Ciel il y a des places vides, c'est à vous de
les remplir ; vous êtes mes Moïse priant sur la montagne (Ex 17,8s).
Demandez-moi des ouvriers et j'en enverrai, je n'attends qu'une prière, un
soupir de votre coeur ! »




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06 juillet 2009

Evangile du jour

lundi 06 juillet 2009
Le lundi de la 14e semaine du temps ordinaire

Ste Maria Goretti, vierge et martyre (+ 1902), St Goar, ermite (+ 575)



Commentaire du jour
Saint Athanase : « Il entra et saisit la main de la jeune fille, qui se leva »

Les lectures du jour

Mt 9,18-26.
Tandis que Jésus leur parlait ainsi, voilà qu'un chef s'approcha ; il se
prosternait devant lui en disant : « Ma fille est morte à l'instant ; mais
viens lui imposer la main, et elle vivra. »
Jésus se leva et se mit à le suivre, ainsi que ses disciples.
Et voilà qu'une femme souffrant d'hémorragies depuis douze ans s'approcha
par derrière et toucha la frange de son vêtement.
Car elle se disait en elle-même : « Si je parviens seulement à toucher son
vêtement, je serai sauvée. »
Jésus se retourna, la vit et lui dit : « Confiance, ma fille ! Ta foi t'a
sauvée. » Et la femme fut sauvée à l'heure même.
Jésus, arrivé à la maison du chef, dit, en voyant les joueurs de flûte et
l'agitation de la foule :
« Retirez-vous. La jeune fille n'est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui. Quand il eut mis la foule dehors, il entra et
saisit la main de la jeune fille, qui se leva.
Et la nouvelle se répandit dans tout ce pays.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Athanase (295-373), évêque d'Alexandrie, docteur de l'Église
Sur l'incarnation du Verbe, 8-9 (trad. bréviaire ; cf SC 190, p. 288s)

« Il entra et saisit la main de la jeune fille, qui se leva »

      Le Verbe, la Parole de Dieu, incorporel, incorruptible et immatériel,
est arrivé dans notre région, bien qu'il n'en ait pas été loin auparavant.
En effet, il n'avait laissé aucune partie de la création privée de sa
présence, car il remplissait tout, lui qui demeure auprès de son Père. Mais
il s'est rendu présent en s'abaissant à cause de son amour pour nous, et il
s'est manifesté à nous... Il a eu pitié de notre race, il a eu compassion
de notre faiblesse, il a condescendu à notre condition périssable. Il n'a
pas accepté que la mort domine sur nous ; il n'a pas voulu voir périr ce
qui avait commencé, ni échouer ce que son Père avait accompli en créant les
hommes. Il a donc pris un corps, et un corps qui n'est pas différent du
nôtre. Car il ne voulait pas seulement être dans un corps ou seulement se
manifester. S'il avait voulu seulement se manifester, il aurait pu réaliser
cette théophanie avec plus de puissance. Mais non : c'est bien notre corps
qu'il a pris...

      Le Verbe a pris un corps capable de mourir afin que ce corps, en
participant au Verbe qui est au-dessus de tout..., reste impérissable grâce
au Verbe qui y demeure, et afin de délivrer de la dégradation définitive
tous les hommes par la grâce de la résurrection. Le Verbe a offert donc à
la mort le corps qu'il avait pris, comme un sacrifice et une victime sans
aucune tache ; et aussitôt il a anéanti la mort en délivrant de la mort
tous les hommes ses semblables par l'offrande de ce corps qui leur
ressemble.

      Il est juste que le Verbe de Dieu, supérieur à tous, qui offrait son
propre temple, son corps, en rançon pour tous, ait payé notre dette par sa
mort. Uni à tous les hommes par un corps semblable, il est juste que le
Fils incorruptible de Dieu revête tous les hommes d'incorruptibilité, selon
la promesse apportée par sa résurrection. Car la corruption elle-même,
impliquée dans la mort, n'a plus aucun pouvoir sur les hommes à cause du
Verbe qui demeure parmi eux dans un corps unique.




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05 juillet 2009

Evangile du jour

dimanche 05 juillet 2009
Quatorzième dimanche du temps ordinaire

St Antoine-Marie Zaccaria, fondateur (+ 1539)



Commentaire du jour
Saint Syméon le Nouveau Théologien : Croire en Jésus aujourd'hui

Les lectures du jour

Mc 6,1-6.
Jésus est parti pour son pays, et ses disciples le suivent.
Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. Les nombreux
auditeurs, frappés d'étonnement, disaient : « D'où cela lui vient-il ?
Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui
se réalisent par ses mains ?
N'est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de
José, de Jude et de Simon ? Ses soeurs ne sont-elles pas ici chez nous ? »
Et ils étaient profondément choqués à cause de lui.
Jésus leur disait : « Un prophète n'est méprisé que dans son pays, sa
famille et sa propre maison. »
Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques
malades en leur imposant les mains.
Il s'étonna de leur manque de foi. Alors il parcourait les villages
d'alentour en enseignant.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022), moine grec
Catéchèses, n°29 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 264 rev. ; cf SC 113, p. 165s )

Croire en Jésus aujourd'hui

Beaucoup ne cessent de dire : « Si nous avions vécu au temps des
apôtres, et si nous avions été jugés dignes de voir le Christ comme eux,
nous serions aussi devenus des saints comme eux ». Ils ignorent qu'il est
le même, lui qui parle, maintenant comme alors, dans tout l'univers... La
situation actuelle n'est sûrement pas la même que celle d'alors, mais c'est
la situation d'aujourd'hui, de maintenant, qui est beaucoup plus heureuse.
Elle nous conduit plus facilement à une foi et une conviction plus
profondes que le fait de l'avoir vu et entendu alors physiquement.

Alors, en effet, c'était un homme qui apparaissait à ceux qui étaient
sans intelligence, un homme d'humble condition ; mais maintenant c'est un
Dieu qui nous est prêché, un Dieu véritable. Alors, il fréquentait
physiquement les publicains et les pécheurs et mangeait avec eux ; mais
maintenant il est assis à la droite de Dieu le Père, n'ayant jamais été
séparé de lui en aucune manière... Alors, même les gens de rien le
méprisaient en disant : « N'est-il pas le fils de Marie et de Joseph le
charpentier ? » (Mc 6,3; Jn 6,42) Mais maintenant les rois et les princes
l'adorent comme le Fils du vrai Dieu, et vrai Dieu lui-même... Alors, il
était tenu pour un homme périssable et mortel parmi tous les autres. Lui
qui est Dieu sans forme et invisible a reçu, sans altération ni changement,
une forme dans un corps humain ; il s'est montré totalement homme, sans
offrir au regard rien de plus que les autres hommes. Il a mangé, bu, dormi,
transpiré et s'est fatigué ; il a fait tout ce que font les hommes, excepté
le péché.

C'était une grande chose de reconnaître et de croire qu'un homme
pareil était Dieu, celui qui a fait le ciel, la terre et tout ce qu'ils
contiennent... Ainsi, celui qui actuellement écoute chaque jour Jésus
proclamer et annoncer par les saints évangiles la volonté de son Père béni,
sans lui obéir avec crainte et tremblement et sans garder ses
commandements, n'aurait pas plus accepté alors de croire en lui.      




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04 juillet 2009

Evangile du jour

samedi 04 juillet 2009
Le samedi de la 13e semaine du temps ordinaire

Ste Elisabeth du Portugal, reine (+ 1336), Ste Berthe, o.s.b. (+ 723)



Commentaire du jour
Saint Jean de la Croix : « L'Epoux est avec eux »

Les lectures du jour

Mt 9,14-17.
Les disciples de Jean Baptiste s'approchent de Jésus en disant : « Pourquoi
tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous
jeûnons ? »
Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc faire
pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux ? Mais un temps viendra
où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront.
Et personne ne coud une pièce d'étoffe neuve sur un vieux vêtement ; car le
morceau ajouté tire sur le vêtement et le déchire davantage.
Et on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement les
outres éclatent, le vin se répand, et les outres sont perdues. Mais on met
le vin nouveau dans des outres neuves, et le tout se conserve. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Jean de la Croix (1542-1591), carme, docteur de l'Église
La Vive Flamme d'amour , str. 3, 6 (trad. OC, Cerf 1990, p. 1133 rev.)

« L'Epoux est avec eux »

      Une personne qui en aime une autre et qui lui fait du bien, l'aime et
lui fait du bien selon ses qualités, selon ses propriétés personnelles.
Ainsi agit ton Époux résidant en toi en tant que tout-puissant : il t'aime
et te fait du bien selon sa toute-puissance.

      Infiniment sage, il t'aime et te fait du bien selon l'étendue de sa
sagesse. Infiniment bon, il t'aime et te fait du bien selon l'étendue de sa
bonté. Infiniment saint, il t'aime et te fait du bien selon l'étendue de sa
sainteté. Infiniment juste, il t'aime et t'accorde ses grâces selon
l'étendue de sa justice. Infiniment miséricordieux, clément et
compatissant, il te fait éprouver sa clémence et sa compassion. Fort,
délicat, sublime en son être, il t'aime d'une manière forte, délicate et
sublime. Infiniment pur, il t'aime selon l'étendue de sa pureté.
Souverainement vrai, il t'aime selon l'étendue de sa vérité. Infiniment
généreux, il t'aime et te comble de grâces selon l'étendue de sa
générosité, sans aucun intérêt propre et dans la seule vue de te faire du
bien. Souverainement humble, il t'aime avec une souveraine humilité et avec
une souveraine estime.

      Il t'élève jusqu'à lui, il se découvre à toi joyeusement et avec un
visage plein de grâce dans cette voie des connaissances qu'il te donne.  Et
tu l'entends te dire : « Je suis à toi et pour toi ; je me réjouis d'être
ce que je suis, afin de me donner à toi et d'être à toi à jamais ». Qui
pourra exprimer ce que tu éprouves, ô âme bienheureuse, en te voyant aimée
à ce point, en te voyant tenue par ton Dieu en une estime pareille?




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03 juillet 2009

Evangile du jour

vendredi 03 juillet 2009
Fête de saint Thomas, Apôtre

St Thomas, apôtre (1er s.), St Raymond Lulle, o.f.m. (v. 1315)



Commentaire du jour
Saint Augustin : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu »

Les lectures du jour

Jn 20,24-29.
Or, l'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) n'était pas avec
eux quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il
leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si
je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main
dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la
maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient
verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit : « La paix soit avec
vous ! »
Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance
ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. »

Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient
sans avoir vu. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 88

« Heureux ceux qui croient sans avoir vu »

      La faiblesse des disciples était tellement chancelante que, non
contents de voir le Seigneur ressuscité, ils voulaient encore le toucher
pour croire en lui. Il ne leur suffisait pas de voir de leurs yeux, ils
voulaient approcher leurs mains de ses membres et toucher les cicatrices de
ses récentes blessures. C'est après avoir touché et reconnu les cicatrices
que le disciple incrédule s'est écrié : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Ces
cicatrices révélaient celui qui, chez les autres, guérissait toutes les
blessures. Est-ce que le Seigneur n'aurait pas pu ressusciter sans
cicatrices ? Mais il voyait dans le coeur de ses disciples des blessures
que devaient guérir ces cicatrices qu'il avait gardées dans son corps.

      Et que répond le Seigneur à cette confession de foi de son disciple
qui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu » ? « --Parce que tu m'as vu, tu
crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » De qui parle-t-il, mes
frères, sinon de nous ? Et pas seulement de nous, mais aussi de ceux qui
viendront après nous. Car, peu de temps après, lorsqu'il a échappé aux
regards mortels pour affermir la foi dans les coeurs, tous ceux qui sont
devenus croyants ont cru sans avoir vu, et leur foi avait un grand mérite :
pour l'obtenir, ils ont approché de lui non pas une main qui voulait le
toucher, mais seulement un coeur aimant.




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02 juillet 2009

Evangile du jour

jeudi 02 juillet 2009
Le jeudi de la 13e semaine du temps ordinaire

Bx Pierre de Luxembourg, cardinal (+ 1387), Sts Processus et Martinien, martyrs (Ier siècle)



Commentaire du jour
Saint Cyrille d'Alexandrie : « La foule rendit gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes »

Les lectures du jour

Mt 9,1-8.
Jésus monta en barque, traversa le lac et alla dans sa ville de Capharnaüm.

Et voilà qu'on lui apportait un paralysé, couché sur une civière. Voyant
leur foi, Jésus dit au paralysé : « Confiance, mon fils, tes péchés sont
pardonnés. »
Or, quelques scribes se disaient : « Cet homme blasphème. »
Mais Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Pourquoi avez-vous en
vous-mêmes des pensées mauvaises ?
Qu'est-ce qui est le plus facile ? de dire : 'Tes péchés sont pardonnés',
ou bien de dire : 'Lève-toi et marche' ?
Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir, sur la
terre, de pardonner les péchés. . . » alors, il dit au paralysé : «
Lève-toi, prends ta civière, et rentre chez toi. »
L'homme se leva et rentra chez lui.
En voyant cela, la foule fut saisie de crainte, et elle rendit gloire à
Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l'Église


« La foule rendit gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes »

      Le paralysé, incurable, était étendu sur son lit. Après avoir épuisé
l'art des médecins, il est venu, porté par les siens, vers le seul vrai
médecin, le médecin qui vient du ciel. Mais quand il a été placé devant
celui qui pouvait le guérir, c'est sa foi qui a attiré le regard du
Seigneur. Pour bien montrer que cette foi détruisait le péché, Jésus a
déclaré aussitôt : « Tes péchés sont pardonnés ». On me dira peut-être : «
Cet homme voulait être guéri de sa maladie, pourquoi le Christ lui
annonce-t-il la rémission de ses péchés ? » C'était pour que tu apprennes
que Dieu voit le coeur de l'homme dans le silence et sans bruit, qu'il
contemple les chemins de tous les vivants. L'Écriture dit en effet : « Les
yeux du Seigneur observent les chemins de l'homme, ils surveillent tous ses
sentiers » (Pr 5,21)...      Pourtant quand le Christ disait : « Tes péchés
sont pardonnés », il laissait le champ libre à l'incrédulité de
l'assistance ; le pardon des péchés ne se voit pas avec nos yeux de chair.
Alors quand le paralysé se lève et marche, il manifeste avec évidence que
le Christ possède la puissance de Dieu...       Qui possède ce pouvoir ?
Lui seul ou nous aussi ? Nous aussi avec lui. Lui, il pardonne les péchés
parce qu'il est l'homme-Dieu, le Seigneur de la Loi. Quant à nous, nous
avons reçu de lui cette grâce admirable et merveilleuse, car il a voulu
donner à l'homme ce pouvoir. Il a dit en effet aux apôtres : « Je vous le
dis, en vérité : tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans
le ciel » (Mt 18,18). Et encore : « Tout homme à qui vous remettrez ses
péchés, ils lui seront remis » (Jn 20,23).




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01 juillet 2009

Evangile du jour

mercredi 01 juillet 2009
Le mercredi de la 13e semaine du temps ordinaire

St Gall, évêque (+ 554), St Theodoric (Thierry), abbé (+ 533)



Commentaire du jour
Saint Ignace de Loyola : « Que, dans vos coeurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés » (Col 3,15)

Les lectures du jour

Mt 8,28-34.
Comme Jésus arrivait sur l'autre rive du lac, dans le pays des Gadaréniens,
deux possédés sortirent du cimetière à sa rencontre ; ils étaient si
méchants que personne ne pouvait passer par ce chemin.
Et voilà qu'ils se mirent à crier : « Que nous veux-tu, Fils de Dieu ?
Es-tu venu pour nous faire souffrir avant le moment fixé ? »
Or, il y avait au loin un grand troupeau de porcs qui cherchait sa
nourriture.
Les démons suppliaient Jésus : « Si tu nous expulses, envoie-nous dans le
troupeau de porcs. »
Il leur répondit : « Allez-y. » Ils sortirent et ils s'en allèrent dans les
porcs ; et voilà que, du haut de la falaise, tout le troupeau se précipita
dans la mer, et les porcs moururent dans les flots.
Les gardiens prirent la fuite et s'en allèrent en ville annoncer tout cela,
avec l'affaire des possédés.
Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus ; et lorsqu'ils
le virent, les gens le supplièrent de partir de leur région.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Ignace de Loyola (1491-1556), fondateur des jésuites
Exercices spirituels : règles pour un plus grand discernement des esprits (trad. DDB 1960, p.174 rev.)

« Que, dans vos coeurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés » (Col 3,15)

      Le propre de Dieu et de ses anges est de donner, dans leurs
incitations, une véritable allégresse et joie spirituelle, en écartant
toute tristesse et trouble que suscite l'ennemi. Au contraire, le propre de
ce dernier est de lutter contre cette joie et cette consolation
spirituelle, en proposant des raisons apparentes, des subtilités et de
continuels sophismes. Seul Dieu notre Seigneur donne à l'âme la consolation
sans cause précédente. C'est en effet le propre du Créateur d'entrer, de
sortir, de produire des motions dans l'âme, l'attirant tout entière à
l'amour de sa divine Majesté. Je dis : sans cause, c'est-à-dire, sans aucun
sentiment préalable ni de connaissance d'un objet grâce auquel viendrait
cette consolation...

      C'est le propre de l'ange mauvais, qui se transforme en « ange de
lumière » (2Co 11,14), d'aller d'abord dans le sens de l'âme fidèle et de
l'amener ensuite dans le sien. C'est à dire qu'il propose des pensées
bonnes et saintes, en accord avec l'âme juste, et ensuite, peu à peu, il
tâche de l'amener à ses fins en entraînant l'âme dans ses tromperies
secrètes et ses intentions perverses.

      Nous devons être très attentifs au déroulement de nos pensées. Si le
début, le milieu et la fin sont entièrement bons, orientés entièrement vers
le bien, c'est le signe du bon ange. Mais si le déroulement de nos pensées
nous amène finalement à quelque chose de mauvais ou de distrayant ou de
moins bon que ce que l'âme projetait d'abord, ou qui affaiblit, qui
inquiète ou qui trouble l'âme en lui enlevant la paix, la tranquillité et
le repos qu'elle avait auparavant, c'est un signe clair que cela vient du
mauvais esprit, ennemi de notre progrès et de notre salut éternel... Chez
ceux qui avancent de bien en mieux, le bon ange touche l'âme de façon
douce, légère et suave, comme une goutte d'eau qui entre dans une éponge.
Le mauvais la touche de façon aigüe, avec bruit et agitation.




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30 juin 2009

Evangile du jour

mardi 30 juin 2009
Le mardi de la 13e semaine du Temps Ordinaire

Premiers Martyrs du siège de Rome (Ier siècle)



Commentaire du jour
Saint Augustin : « Seigneur, sauve-nous ! »

Les lectures du jour

Mt 8,23-27.
Comme Jésus montait dans la barque, ses disciples le suivirent.
Et voilà que la mer s'agita violemment, au point que la barque était
recouverte par les vagues. Mais lui dormait.
Ses compagnons s'approchèrent et le réveillèrent en disant : « Seigneur,
sauve-nous ! Nous sommes perdus. »
Mais il leur dit : « Pourquoi avoir peur, hommes de peu de foi ? » Alors,
debout, Jésus interpella vivement les vents et la mer, et il se fit un
grand calme.
Les gens furent saisis d'étonnement et disaient : « Quel est donc celui-ci,
pour que même les vents et la mer lui obéissent ? »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Méditations, ch. 37

« Seigneur, sauve-nous ! »

      Ô mon Dieu, mon coeur est comme une vaste mer toujours agitée par les
tempêtes : qu'il trouve en toi la paix et le repos. Tu as commandé aux
vents et à la mer de se calmer, et à ta voix ils se sont apaisés ; viens
apaiser les agitations de mon coeur, afin que tout en moi soit calme et
tranquille, afin que je puisse te posséder, toi mon unique bien, et te
contempler, douce lumière de mes yeux, sans trouble et sans obscurité. Ô
mon Dieu, que mon âme, délivrée des pensées tumultueuses de ce monde-ci, «
se cache à l'ombre de tes ailes » (Ps 16,8). Qu'elle trouve près de toi un
lieu de rafraîchissement et de paix ; toute transportée de joie, qu'elle
puisse chanter : « En toi maintenant je peux m'endormir et me reposer en
paix en toi » (Ps 4,9).

      Qu'elle se repose, je te prie, mon Dieu, qu'elle se repose du
souvenir de tout ce qui est sous le ciel, éveillée pour toi seul, comme il
est écrit : « Je dors, mais mon coeur veille » (Ct 5,2). Mon âme ne peut
être en paix et en sûreté, mon Dieu, que sous les ailes de ta protection
(Ps 90,4). Qu'elle demeure donc éternellement en toi et qu'elle soit
embrasée de ton feu. Que, s'élevant au-dessus d'elle-même, elle te
contemple et chante tes louanges dans la joie. Au milieu des troubles qui
m'agitent, que tes dons soient ma douce consolation, jusqu'à ce que je
vienne à toi, ô toi la paix véritable.




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29 juin 2009

Evangile du jour

lundi 29 juin 2009
Saint Pierre et saint Paul, Apôtres, solennité

St Pierre et St Paul, apôtres et martyrs - Solennité



Commentaire du jour
Saint Bernard : « J'ai prié pour toi, afin que ta foi ne sombre pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères » (Lc 22,32)

Les lectures du jour

Mt 16,13-19.
Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à
ses disciples : « Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les
hommes ? »
Ils répondirent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste ; pour d'autres,
Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes. »
Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le Fils du
Dieu vivant ! »
Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara : « Heureux es-tu, Simon
fils de Yonas : ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela,
mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon
Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle.
Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié
sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la
terre sera délié dans les cieux. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Premier sermon pour la fête des Ss. Pierre et Paul, 1,3,5 (trad. Orval)

« J'ai prié pour toi, afin que ta foi ne sombre pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères » (Lc 22,32)

      Le Christ Médiateur « n'a pas commis de péché et sa bouche n'a pas
prononcé de mensonge » (1P 2,22). Comment oserais-je m'approcher de lui,
moi pécheur, très grand pécheur, dont les péchés sont plus nombreux que le
sable de la mer ? Il est tout ce qu'il y a de plus pur, et moi, de plus
impur... C'est pour cela que Dieu m'a donné ces apôtres, qui sont des
hommes et des pécheurs, et de très grands pécheurs, qui ont appris en
eux-mêmes et par leur propre expérience à quel point ils devaient être
miséricordieux envers les autres. Coupables de grandes fautes, ils
accorderont aux grandes fautes un pardon facile et ils nous rendront la
mesure qui a servi pour eux (cf Lc 6,38).

      L'apôtre Pierre a commis un grand péché, peut-être même n'y en a-t-il
pas de plus grand. Il en a reçu un pardon aussi prompt que facile, à tel
point qu'il n'a rien perdu du privilège de sa primauté. Et Paul, qui avait
déchaîné une fureur sans borne contre l'Église naissante, est amené à la
foi par l'appel du Fils de Dieu lui-même. En retour de tant de maux, il est
comblé de si grands biens qu'il devient « l'instrument choisi pour porter
le nom du Seigneur devant les nations, les rois et les enfants d'Israël »
(Ac 9,15)...

      Pierre et Paul sont nos maîtres : ils ont pleinement appris du seul
Maître de tous les hommes les chemins de la vie, et ils nous instruisent
encore aujourd'hui.





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28 juin 2009

Evangile du jour

dimanche 28 juin 2009
Treizième dimanche du temps ordinaire

Saint Irénée (+ 202)



Commentaire du jour
Saint Pierre Chrysologue : « L'enfant n'est pas morte : elle dort »

Les lectures du jour

Mc 5,21-43.
Jésus regagna en barque l'autre rive, et une grande foule s'assembla autour
de lui. Il était au bord du lac.
Arrive un chef de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses
pieds
et le supplie instamment : « Ma petite fille est à toute extrémité. Viens
lui imposer les mains pour qu'elle soit sauvée et qu'elle vive. »
Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse
qu'elle l'écrasait.
Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans. . . -
Elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle
avait dépensé tous ses biens sans aucune amélioration ; au contraire, son
état avait plutôt empiré -. . .
cette femme donc, ayant appris ce qu'on disait de Jésus, vint par derrière
dans la foule et toucha son vêtement.
Car elle se disait : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je
serai sauvée. »
A l'instant, l'hémorragie s'arrêta, et elle ressentit dans son corps
qu'elle était guérie de son mal.
Aussitôt Jésus se rendit compte qu'une force était sortie de lui. Il se
retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? »
Ses disciples lui répondaient : « Tu vois bien la foule qui t'écrase, et tu
demandes : 'Qui m'a touché ? ' »
Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait ce geste.
Alors la femme, craintive et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé,
vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
Mais Jésus reprit : « Ma fille, ta foi t'a sauvée. Va en paix et sois
guérie de ton mal. »
Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre pour
annoncer à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. A quoi bon déranger
encore le Maître ? »
Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de la synagogue : « Ne crains pas,
crois seulement. »
Il ne laissa personne l'accompagner, sinon Pierre, Jacques, et Jean son
frère.
Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l'agitation, et
des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L'enfant
n'est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec
lui le père et la mère de l'enfant, et ceux qui l'accompagnent. Puis il
pénètre là où reposait la jeune fille.
Il saisit la main de l'enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui
signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! »
Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher -elle avait douze ans.
Ils en furent complètement bouleversés.
Mais Jésus leur recommanda avec insistance que personne ne le sache ; puis
il leur dit de la faire manger.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église
Sermon 34 ; CCL 24, 193s (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 261)

« L'enfant n'est pas morte : elle dort »

Toute lecture d'évangile nous est d'un grand profit aussi bien pour
la vie présente que pour la vie future. Mais plus encore l'évangile de ce
jour, car il contient la totalité de notre espérance et bannit tout motif
de désespoir... Un chef de la synagogue conduisait le Christ auprès de sa
fille et donnait en même temps l'occasion à une femme qui souffrait
d'hémorragie de venir trouver Jésus... Le Christ connaissait l'avenir et
n'ignorait pas que cette femme viendrait à sa rencontre. C'est elle qui
ferait comprendre au chef des juifs que Dieu n'a pas besoin de se déplacer,
qu'il n'est pas nécessaire de lui montrer le chemin ni de solliciter sa
présence physique. Il faut croire, au contraire, que Dieu est présent
partout, qu'il y est avec tout son être et pour toujours. Qu'il peut tout
faire sans peine en donnant un ordre, qu'il envoie sa puissance sans la
transporter ; qu'il met la mort en fuite par un commandement sans bouger la
main ; qu'il rend la vie en le décidant, sans recourir à la médecine... Dès que le Christ arrive à la maison et voit que les gens
pleurent la jeune fille comme une morte, il veut amener à la foi leurs
coeurs incrédules. Comme eux pensaient qu'on ne pouvait pas ressusciter
d'entre les morts plus facilement que sortir du sommeil, le Christ déclare
que la fille était endormie et non pas morte. Et
vraiment, pour Dieu, la mort est un sommeil. Car Dieu fait revenir un mort
à la vie en moins de temps qu'un homme ne tire un dormeur de son sommeil...
Ecoute ce que dit l'apôtre Paul : « Instantanément, en un clin d'oeil, les
morts ressusciteront » (1Co 15,52)... D'ailleurs, comment aurait-il pu
condenser dans des mots la rapidité d'un événement dans lequel la puissance
divine dépasse la rapidité même? Comment le temps pourrait-il intervenir
dans le don d'une réalité éternelle, non soumise au temps ?




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27 juin 2009

Evangile du jour

samedi 27 juin 2009
Le samedi de la 12e semaine du Temps Ordinaire

Saint Ladislas, roi de Hongrie (+ 1095), Notre Dame du perpétuel secours, Saint Cyrille d'Alexandrie (370-444)



Commentaire du jour
Basile de Séleucie : « Beaucoup viendront de l'Orient et de l'Occident prendre place...dans le Royaume des cieux »

Les lectures du jour

Mt 8,5-17.
Jésus était entré à Capharnaüm ; un centurion de l'armée romaine vint à lui
et le supplia :
« Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé, et il souffre
terriblement. »
Jésus lui dit : « Je vais aller le guérir. »
Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous
mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri.
Ainsi, moi qui suis soumis à une autorité, j'ai des soldats sous mes ordres
; je dis à l'un : 'Va', et il va, à un autre : 'Viens', et il vient, et à
mon esclave : 'Fais ceci', et il le fait. »
A ces mots, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient : «
Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle
foi.
Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident et
prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du Royaume des cieux
, et les héritiers du Royaume seront jetés dehors dans les ténèbres ; là,
il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi
selon ta foi. » Et le serviteur fut guéri à cette heure même.
Comme Jésus entrait chez Pierre, il vit sa belle-mère couchée avec de la
fièvre.
Il lui prit la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le
servait.
Le soir venu, on lui amena beaucoup de possédés ; il chassa les esprits par
sa parole et il guérit tous les malades.
Ainsi devait s'accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe : Il a
pris nos souffrances, il a porté nos maladies.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Basile de Séleucie (?-v. 468), évêque
Homélie 19 sur le centurion, PG 85, 235s (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 354 rev.)

« Beaucoup viendront de l'Orient et de l'Occident prendre place...dans le Royaume des cieux »

Dans l'Évangile j'ai vu le Seigneur accomplir des miracles et,
rassuré par eux, j'affermis ma parole craintive. J'ai vu le centurion se
jeter aux pieds du Seigneur ; j'ai vu les nations envoyer au Christ leurs
premiers fruits. La croix n'est pas encore dressée et déjà les païens se
hâtent vers le maître. On n'a pas encore entendu : « Allez, enseignez
toutes les nations » (Mt 28,19) et les nations accourent déjà. Leur course
précède leur appel, elles brûlent du désir du Seigneur. La prédication n'a
pas encore retenti et elles s'empressent vers celui qui prêche.
Pierre...est encore enseigné et elles se rassemblent autour de celui qui
l'enseigne ; la lumière de Paul n'a pas encore resplendi sous l'étendard du
Christ et les nations viennent adorer le roi avec de l'encens (Mt 2,11). Et maintenant voici qu'un centurion le prie et lui dit : «
Seigneur, mon serviteur est couché à la maison, paralysé, et il souffre
beaucoup ». Voilà bien un nouveau miracle : le serviteur dont les membres
sont paralysés conduit son maître au Seigneur ; la maladie de l'esclave
rend la santé à son propriétaire. Cherchant la santé de son serviteur, il
trouve le Seigneur, et tandis qu'il est en quête de la santé de son
esclave, il devient la conquête du Christ.




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26 juin 2009

Evangile du jour

vendredi 26 juin 2009
Le vendredi de la 12e semaine du Temps Ordinaire

Saint Josemaría Escrivá (1902-1975), Saint Jean et Saint Paul, martyrs (+ 362)



Commentaire du jour
Pape Benoît XVI : « Je le veux, sois purifié »

Les lectures du jour

Mt 8,1-4.
Lorsque Jésus descendit de la montagne, de grandes foules se mirent à le
suivre.
Et voici qu'un lépreux s'approcha, se prosterna devant lui et dit : «
Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. »
Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. »
Aussitôt il fut purifié de sa lèpre.
Jésus lui dit : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au
prêtre. Et donne l'offrande que Moïse a prescrite dans la Loi : ta guérison
sera pour les gens un témoignage. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Pape Benoît XVI
Encyclique « Spe Salvi », 36 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Je le veux, sois purifié »

Comme l'agir, la souffrance [sous toutes ses formes] fait aussi
partie de l'existence humaine. Elle découle, d'une part, de notre finitude
et, de l'autre, de la somme de fautes qui, au cours de l'histoire, s'est
accumulée et qui encore aujourd'hui grandit sans cesse.
Il faut certainement faire tout ce qui est possible pour atténuer la
souffrance : empêcher, dans la mesure où cela est possible, la souffrance
des innocents ; calmer les douleurs ; aider à surmonter les souffrances
psychiques. Autant de devoirs aussi bien de la justice que de l'amour qui
rentrent dans les exigences fondamentales de l'existence chrétienne et de
toute vie vraiment humaine. Dans la lutte contre la douleur physique, on a
réussi à faire de grands progrès, mais la souffrance des innocents et aussi
les souffrances psychiques ont plutôt augmenté au cours des dernières
décennies. Oui, nous devons tout faire pour surmonter la
souffrance, mais l'éliminer complètement du monde n'est pas dans nos
possibilités humaines -- simplement parce que nous ne pouvons pas nous
extraire de notre finitude et parce qu'aucun de nous n'est en mesure
d'éliminer le pouvoir du mal, de la faute, qui -- nous le voyons -- est
continuellement source de souffrance. Dieu seul pourrait le réaliser : seul
un Dieu qui entre personnellement dans l'histoire en se faisant homme et
qui y souffre. Nous savons que ce Dieu existe et donc que ce pouvoir qui «
enlève le péché du monde » (Jn 1,29) est présent dans le monde. Par la foi
dans l'existence de ce pouvoir, l'espérance de la guérison du monde est
apparue dans l'histoire.




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25 juin 2009

Evangile du jour

jeudi 25 juin 2009
Le jeudi de la 12e semaine du Temps Ordinaire

Saint Prosper d'Aquitaine (+ 466), Saint Guillaume de Verceil (+ 1142)



Commentaire du jour
Saint Benoît : « Pour entrer dans le Royaume des cieux..., il faut faire la volonté de mon Père »

Les lectures du jour

Mt 7,21-29.
Il ne suffit pas de me dire : 'Seigneur, Seigneur ! ', pour entrer dans le
Royaume des cieux ; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux
cieux.
Ce jour-là, beaucoup me diront : 'Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton
nom que nous avons été prophètes, en ton nom que nous avons chassé les
démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ? '
Alors je leur déclarerai : 'Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de
moi, vous qui faites le mal ! '
Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est
comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s'est
abattue sur cette maison ; la maison ne s'est pas écroulée, car elle était
fondée sur le roc.
Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique
est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a
secoué cette maison ; la maison s'est écroulée, et son écroulement a été
complet. »
Jésus acheva ainsi son discours. Les foules étaient frappées par son
enseignement,
car il les instruisait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs
scribes.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Benoît (480-547), moine
Règle, Prologue 19-38 (trad. Rochais, Eds. cisterciennes 1980, p. 7 rev.)

« Pour entrer dans le Royaume des cieux..., il faut faire la volonté de mon Père »

Quoi de plus doux pour nous, frères, que la voix du Seigneur qui nous
invite ? Voici que, dans sa tendresse, le Seigneur nous indique le chemin
de la vie... Si nous voulons habiter dans la demeure de son Royaume,
hâtons-nous par de bonnes actions, sinon nous n'y parviendrons jamais. Avec
le prophète, interrogeons le Seigneur en ces termes : « Seigneur, qui
habitera en ta demeure et qui reposera sur ta sainte montagne ? » (Ps 14,1)
A cette question, frères, écoutons le Seigneur répondre et nous montrer le
chemin vers cette demeure : « Celui qui se conduit parfaitement et agit
avec justice, qui dit la vérité du fond du coeur..., qui ne fait pas de mal
à son prochain et n'admet pas qu'on déshonore son voisin » (v. 2-3)... Dans la crainte du Seigneur, ces hommes-là ne se vantent pas
de leur bonne conduite ; ils estiment que ce qu'il y a de bien en eux ne
peut être de leur fait, mais vient du Seigneur...: « Non pas à nous,
Seigneur, non pas à nous, mais à ton nom donne la gloire » (Ps 113b,1).
Ainsi l'apôtre Paul disait : « C'est par la grâce de Dieu que je suis ce
que je suis » (1Co 15,10)... Et le Seigneur dit dans l'Évangile : « Celui
qui entend ces paroles et les met en pratique, je le comparerai à un homme
avisé qui a construit sa maison sur le roc. Les torrents sont venus, les
vents ont soufflé, ils se sont rués sur cette maison, et elle ne s'est pas
écroulée, parce qu'elle était bâtie sur le roc ». Ceci
dit, le Seigneur attend de nous que, chaque jour, nous répondions à ses
saints conseils par des actes. Car les jours de cette vie nous sont donnés
comme un délai pour corriger ce qui est mauvais en nous ; l'apôtre dit en
effet : « Ne sais-tu pas que Dieu n'est patient que pour t'amener à changer
de vie ? » (Rm 2,4) Et le Seigneur dit dans sa tendresse : « Je ne veux pas
la mort du pécheur, mais qu'il se convertisse et qu'il vive » (Ez 18,23).




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24 juin 2009

Evangile du jour

mercredi 24 juin 2009
Nativité de saint Jean Baptiste, solennité

Nativité de saint Jean-Baptiste (1er s.)



Commentaire du jour
Saint Bède le Vénérable : « Jean n'était pas la lumière, mais il était là pour lui rendre témoignage » (Jn 1,8)

Les lectures du jour

Lc 1,57-66.80.
Quand arriva le moment où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un
fils.
Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait prodigué sa
miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle.
Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l'enfant. Ils
voulaient le nommer Zacharie comme son père.
Mais sa mère déclara : « Non, il s'appellera Jean. »
On lui répondit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »
On demandait par signes au père comment il voulait l'appeler.
Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Son nom est Jean.
» Et tout le monde en fut étonné.
A l'instant même, sa bouche s'ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il
bénissait Dieu.
La crainte saisit alors les gens du voisinage, et dans toute la montagne de
Judée on racontait tous ces événements.
Tous ceux qui les apprenaient en étaient frappés et disaient : « Que sera
donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui.
L'enfant grandit et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert
jusqu'au jour où il devait être manifesté à Israël.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Bède le Vénérable (v. 673-735), moine, docteur de l'Église
Homélie II, 20  ; CCL 122, 328-330 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 487-488).

« Jean n'était pas la lumière, mais il était là pour lui rendre témoignage » (Jn 1,8)

      Que la naissance de Jean soit commémorée quand les jours diminuent,
et celle du Seigneur lorsqu'ils commencent à augmenter, comporte une
signification symbolique. Jean, en effet, a lui-même révélé le secret de
cette différence. Les foules le prenaient pour le Messie en raison de ses
vertus éminentes, tandis que certains considéraient le Seigneur non comme
le Messie mais comme un prophète, à cause de la faiblesse de sa condition
corporelle. Et Jean a dit : « Il faut que lui il grandisse et que moi je
diminue » (Jn 3,30). Le Seigneur a vraiment grandi car, alors qu'on le
regardait comme un prophète, il a fait connaître aux croyants du monde
entier qu'il était le Messie. Jean a décru et diminué car lui qu'on prenait
pour le Messie est apparu non comme le Messie, mais comme l'annonciateur du
Messie.      Il est donc normal que la clarté du jour commence à diminuer à
partir de la naissance de Jean, puisque la réputation de sa divinité allait
s'évanouir et son baptême bientôt disparaître. Il est également normal que
la clarté des jours les plus courts recommence à grandir dès la naissance
du Seigneur : il est, en vérité, venu sur terre pour révéler à tous les
païens la lumière de sa connaissance dont, auparavant, les juifs seuls
possédaient une partie, et pour répandre partout dans le monde le feu de
son amour.




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